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À la Une

À la UneAfrique

Cameroun : l’Assemblée prolonge le mandat des députés jusqu’en 2026

by Ruben Yale 10 juillet 2024
written by Ruben Yale

Le président camerounais Paul Biya a obtenu mardi l’approbation des législateurs pour repousser les élections législatives et locales jusqu’en 2026, une décision que les partis d’opposition craignent, car cela va compliquer leur capacité à contester l’élection présidentielle de l’année prochaine.

Les législateurs du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) de M. Biya, majoritaires à l’Assemblée nationale, ont voté en faveur du projet de loi prolongeant leur mandat d’un an, jusqu’en mars 2026. Ainsi, les élections législatives et municipales, se dérouleront après le scrutin présidentiel de 2025.

Ce report a été justifié par la nécessité « d’alléger le calendrier électoral », selon François Wakata Bolvine, ministre délégué à la présidence , le pays ayant initialement prévu quatre scrutins pour l’année prochaine, y compris celui des conseils régionaux.

A 91 ans, M. Biya est l’un des présidents africains les plus anciens. Succédant à Ahmadou Ahidjo en 1982, il a remporté une série d’élections, dont la dernière en 2018, marquée par des allégations de fraude de la part de ses opposants.

Le code électoral stipule qu’un candidat à la présidence doit être désigné par un parti politique représenté à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Conseil régional ou municipal, ou obtenir la recommandation d’au moins 300 personnalités. Maurice Kamto, principal challenger de Biya en 2018, n’a pas de telles représentations, son parti ayant boycotté les dernières élections municipales et législatives faute de réformes électorales.

Africanews via CONGO PUB Online

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À la UneSport

Foot – Ligue des champions : Mazembe exempté du premier tour préliminaire

by Sam's Londele 10 juillet 2024
written by Sam's Londele

La Confédération africaine de football (CAF) va procéder, ce jeudi à son siège à Le Caire, au tirage au sort des affiches du premier tour préliminaire de la Ligue des champions et de la Coupe de la confédération.

Engagé en Ligue des champions, le TP Mazembe est exempté de ce tour au ainsi que quatre autres clubs africains, aidés par leur position au classement CAF des clubs.

Al Alhy d’Égypte, Mamelodi Sundows, Espérance de Tunis et Petro Athletico de Luanda sont donc dans le même lot que Mazembe de la RDC.

Du reste, ce tirage au sort va déterminer les adversaires de trois autres clubs congolais qualifiés pour les interclubs de la CAF. A savoir, Maniema Union en Ligue des Champions, ainsi que Saint Eloi Lupopo et V.Club en Coupe de la Confédération.

Japhet Mukoko (stagiaire)

INFO.CD via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

La ville de Kananga privée d’eau potable depuis plus d’une semaine

by Sam's Londele 10 juillet 2024
written by Sam's Londele

La ville de Kananga dans le Kasaï-Central est privée d’eau potable depuis plus d’une semaine, a constaté mercredi 10 juillet le reporter de Radio Okapi.
Tous les robinets sont à sec, obligeant des centaines d’habitants à se lever tôt chaque matin pour aller s’approvisionner dans des puits d’eau non aménagés, des forages et autres réserves. Mais pour puiser l’eau à ces endroits, il faut débourser de l’argent, ce qui impact négativement le panier de la ménagère.
Tôt ce mercredi 10 juillet, le reporter de Radio Okapi a rencontré Madeleine (prénom d’emprunt), portant des bidons jaunes, à la recherche de cette denrée vitale devenue rare dans cette ville.
Madeleine raconte que cet exercice de recherche d’eau qui fait partie désormais de son quotidien, est épuisant, c’est un véritable calvaire. Elle s’inquiète surtout du silence de la REGIDESO qui ne donne aucune information sur cette situation.
« Trouver l’eau c’est difficile ces derniers temps. La REGIDESO ne nous envoi pas de l’eau. Et on ne connait pas la raison. Nous sommes obligés de recourir à une eau qui n’est pas potable avec tous les risques de maladies qu’il y a », a témoigné Madeleine.
Comme elle, Miranda (prénom d’emprunt) est aussi obligée de se lever à l’aube pour aller s’approvisionner en eau. Elle explique que les coûts pour puiser l’eau dans des puits de forage pèsent énormément sur son budget, surtout qu’elle a une famille nombreuse.
Un bassin d’eau se vend à 500 francs congolais. Pour une famille nombreuse, on a besoin de plus d’eau, il faut débourser 5000 francs congolais, voire 10.000 francs, explique-t-elle.
« Nous dépensons beaucoup d’argent pour avoir de l’eau ces derniers jours. Moi, j’ai 10 personnes chez moi et si tout le monde doit se laver c’est compliqué. Ajouter à cela la quantité qu’il faut utiliser pour la cuisine », raconte Miranda, exaspérée.
Face à cette difficulté, les habitants de Kananga demande à la REGIDESO de rétablir la desserte en eau potable et aux autorités de la province de s’impliquer afin que cette situation soit résolue de façon durable.
Jusqu’à ce mercredi matin, la REGIDESO n’a donné aucune information sur les causes de ce manque d’eau dans la ville.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Est de la RDC : l’armée rwandaise s’implique désormais directement et de façon décisive, alertent les experts de l’ONU

by Sam's Londele 10 juillet 2024
written by Sam's Londele

« Ne se bornant plus à apporter un simple soutien aux opérations du M23 dans les territoires de Rutshuru, de Masisi et de Nyiragongo, Force de défense rwandaise (RDF), s’implique désormais directement et de façon décisive », indique le rapport final du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, rendu public lundi 8 juillet.
 
Selon ce rapport, l’implication directe du Rwanda dans les combats, aux côtés des rebelles du M23, a permis aux deux groupes de dominer militairement dans le Petit Nord et d’étendre rapidement leur territoire jusqu’aux rives du lac Édouard. 
 
« S’appuyant sur des technologies et du matériel militaires de pointe, le M23 et la RDF ont renforcé leurs opérations conjointes, modifiant ainsi la dynamique du conflit. Ils ont notamment cloué au sol presque tous les moyens aériens militaires des FARDC », indique le rapport. 
 
Un conflit régional en vue
 
L’escalade rapide de la crise du M23 risque, selon les experts de l’ONU, de déclencher un conflit régional plus vaste. 
 
« Le M23, aux côtés de la Force de défense rwandaise (RDF), et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que la coalition de groupes armés locaux Wazalendo, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), groupe faisant l’objet de sanctions, et la Force de défense nationale du Burundi ont continué de s’opposer dans de violents combats. Les FARDC ont reçu un soutien opérationnel et militaire de sociétés militaires privées et des contingents de la Communauté de développement de l’Afrique australe », écrivent ces experts.
 
Selon la même source, les vives tensions entre le Burundi et le Rwanda ont amené ces deux pays à se rapprocher des groupes armés étrangers basés au Sud-Kivu. Le Rwanda a notamment renouvelé son soutien à la Résistance pour un État de droit au Burundi (RED Tabara) et le Burundi a repris sa collaboration avec le Conseil national pour le renouveau et la démocratie-Forces de libération nationale (CNRD-FLN). 
 
Des civils exécutés
 
Le M23 et la RDF ont continué à punir les civils qu’ils soupçonnaient de collaborer avec les groupes armés ennemis, en particulier les Hutus, perçus comme proches des FDLR ou des Nyatura, notent les experts. Ils les ont exécutés, torturés, détruit leurs villages, pillé leurs biens ou les ont détenus de manière arbitraire.
 
Selon ce document, les groupes Wazalendo ont appliqué une économie de guerre violente dans leurs zones d’influence (pillages, rackets, enlèvements et assassinats de civils), etc. Ce qui leur a permis de prospérer.
 
Détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire
 
Le rapport des experts indique également que les conditions de sécurité et la situation humanitaire qui règnent dans l’Est de la République démocratique du Congo, toujours en proie à une violence intense, ont continué de se détériorer. Les tensions régionales ont exacerbé le conflit et les combats dans les trois provinces orientales.
 
« Au Nord-Kivu, les Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé faisant l’objet de sanctions, ont intensifié leurs attaques contre les centres urbains de la RDC, et poursuivi leurs opérations en Ouganda. Elles ont causé le plus grand nombre de morts, principalement des civils », peut-on lire dans le rapport. 
 
Les experts révèlent que les ADF ont établi de solides réseaux dans les prisons, en particulier à Kinshasa, où les détenus qui leur sont affiliés ont recruté et mobilisé des combattants et des collaborateurs.
 
Des Wazalendo, alliés des FARDC
 
Les experts font remarquer que le Gouvernement congolais emploie officiellement des groupes armés Wazalendo pour combattre le Mouvement du 23 mars (M23). Ce qui fait que dans l’Est du pays, des groupes armés se prévalent de cette appellation pour justifier leur existence et leurs activités criminelles.
 
« Aucune suite n’a été donnée à la consigne du chef d’état-major des FARDC de mettre fin à la collaboration avec les FDLR. Bien que sous pression, celles-ci ont continué de jouer un rôle important dans le conflit. La participation de la Force de défense nationale du Burundi (FDNB) aux opérations contre le M23 et la RDF a exacerbé les tensions entre le Rwanda et le Burundi. La violence armée prolongée a intensifié la crise humanitaire déjà très grave », note le rapport. 

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À la UneEconomie

En 2023, le pays a exporté 8,30 millions de carats de diamant (Kimberley process)

by Ruben Yale 10 juillet 2024
written by Ruben Yale

Dans son rapport rendu public au mois de juin 2024, le processus de Kimberley renseigne qu’en 2023, la République Démocratique du Congo (RDC) a exporté 8,30 millions de carats de diamants pour une valeur de 86,52 millions de dollars. Il se dégage une baisse de 40 % en glissement annuel de la valeur des exportations par rapport à 2022.

Kimberly process indique que la baisse des exportations est principalement attribuable à une baisse de la production minière qui a totalisé 8,34 millions de carats l’année dernière contre 10,78 millions de carats en 2022. En cause notamment, les difficultés des deux principaux producteurs industriels du pays, la société d’État MIBA et la coentreprise sino-congolaise SACIM.

Il faudrait noter qu’en RDC, la production est sur une pente descendante depuis cinq ans, à l’exception d’une légère hausse en 2021.

En 2023, la RDC est même passée derrière l’Angola dans le classement des plus gros producteurs africains en volume, et pointe désormais à la 3ème place continentale.

Rappelons par ailleurs que selon les statistiques officielles de 2023, les exportations congolaises de diamants ont pour principales destinations les Émirats Arabes-Unis (4,37 millions de carats) et la Belgique (3,31 millions de carats).

Olivier KAFORO

Zoomeco via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Kinshasa : la police met 4 nouveaux numéros verts pour dénoncer l’insécurité

by Sam's Londele 10 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le Commissaire divisionnaire adjoint de la Police Nationale Congolaise (PNC) ville de Kinshasa, le général Blaise Kilimbalimba, a annoncé la mise en place de 4 nouveaux numéros verts pour permettre aux habitants de la capitale de dénoncer les cas d’insécurité et demander des interventions policières urgentes.

Ces numéros sont les suivants :

+243831626828
+243900003921
+243857372249
+243972634600
Selon le communiqué de la police urbaine, cette initiative vise à renforcer la collaboration entre la police et la population dans la lutte contre l’insécurité. Le général Kilimbalimba a déploré le fait que malgré le déploiement des forces de l’ordre dans les différents quartiers de la ville, certains habitants ne s’approprient pas encore les numéros d’urgence existants.

Il a appelé la population kinoise à composer l’un de nouveaux numéros verts dès qu’ils sont témoins d’un acte d’insécurité, afin de permettre une intervention rapide des forces de l’ordre. Le chef de la police de Kinshasa a également annoncé que les numéros pour les districts et Groupes Mobiles d’intervention restants seront communiqués prochainement.

En plus de la mise en place de ces nouveaux numéros verts, le général Kilimbalimba a rappelé certaines mesures stratégiques en vigueur pour la restauration de l’ordre public et la sécurisation des personnes et de leurs biens, notamment :

L’interdiction de toute manifestation publique, surtout dans la commune de la Gombe,
La lutte contre la nuisance sonore,
L’interdiction de circulation des motos taxis à la Gombe et le respect du code de la route. Ces mesures visent à dissuader les actes d’incivisme et à créer un environnement plus sûr pour tous les habitants de Kinshasa.

Célestin Botoleande

OBJECTIF INFO via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Route Kananga – Kalamba Mbuji : Encore une nouvelle cérémonie de lancement des travaux

by Ruben Yale 10 juillet 2024
written by Ruben Yale

Après le lancement des travaux de construction de la route Kananga- Kalamba Mbuji dans la province du Kasaï central en 2022 par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, des travaux, jamais exécutés, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, Alexis Gisaro a procédé à son tour mercredi 03 juillet au deuxième lancement des mêmes travaux.

Des sources indiquent que le manque des moyens est la cause principale de la non réalisation des travaux sur cette voie d’intérêt national longue de 120 kilomètres. Une route qui donne l’accès vers l’Angola via le Port de Lobito sur l’océan Atlantique. Sur le coût total de 400 millions de dollars, au moins 20% de ce montant seraient mis à la disposition de l’entreprise chinoise commise à l’exécution de l’ouvrage.

En realité , il s’agit d’ouvrir l’oeil et le bon. Bien que l’ouvrage mettra deux ans avant d’être livré à la population du Kasaï central , il y a lieu d’interpeller les acteurs concernés par ce dossier qui a fait couler ancre et salive, de placer la cause de la nation au dessus des velléités anti peuple. Ici, il faut dire que, la mobilisation des moyens doit devoir se poursuivre en vue de l’achèvement de l’ouvrage prévu en 2026 si les prévisions ne connaissent pas d’obstacles.

Se défaire de la coutume des ouvrages inachevés, est ce souhait de toute la
République appelée à amorcer son décollage durant le deuxième mandat de Félix Tshiseki.

Zamenga Odimbale

Actu 7 via CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

Kasaï oriental : le gouverneur Mbuebua veut plus de mobilisation des recettes

by Sam's Londele 10 juillet 2024
written by Sam's Londele

Le Gouverneur Jean-Paul Mbuebua Kapo, a échangé, mardi 09 juillet avec les cadres et agents de la Direction Générale des Recettes du Kasaï-Oriental (DGRKOR)

Selon la cellule de communication du gouvernorat du Kasaï oriental, le directeur général de cette Régie financière a fait part de l’état des lieux de cet établissement public au numéro un de la province. S’agissant de son personnel, Simon Kalenga a présenté les difficultés auxquelles la DGRKOR est butée, notamment les frais de fonctionnement qui n’arrivent presque pas, le manque d’imprimés de valeur et le non respect du calendrier fiscal.

Le directeur général de la DGRKOR a profité de cette occasion pour plaider sur la remise à niveau du personnel et la digitalisation des services afin de booster la mobilisation des recettes qui demeure faible par rapport aux assignations de la gestion manuelle des contribuables.

De son côté, l’Autorité provinciale les a exhorté à l’unité, à la prise de conscience, au sacrifice, au sens de responsabilité et à l’amour de la province pour relever le défi.

Il a en outre appelé les habitants à la culture fiscale car, a-t-il dit, c’est la population qui donne au gouvernement les moyens de sa politique avant de venir lui demander des comptes. À l’en croire, c’est en payant les taxes et redevances que chacun peut contribuer au développement de la province.

À noter que les cadres et agents de la DGRKOR ont salué cette visite qu’ils qualifient de salvatrice au regard des instructions et propositions formulées par l’Autorité provinciale pour une mobilisation des recettes fiscales tout azimut pour le développement de la province.

Merveille Mpandanjila

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Judith Suminwa à la cour constitutionnelle ce mardi pour déclarer son patrimoine

by Sam's Londele 9 juillet 2024
written by Sam's Londele

La première ministre Judith Suminwa Tuluka est annoncée ce mardi 09 juillet au siège de la Cour Constitutionnelle pour déclarer son patrimoine, a-t-on appris des services de la Primature.

Il s’agit pour la cheffe de l’éxecutif national de montrer l’exemple aux autres membres du gouvernement conformément à l’article 99 de la Constitution.

Cette disposition Constitutionnelle stipule : « Avant leur entrée en fonction et à l’expiration de celle-ci, le Président de la République et les membres du Gouvernement sont tenus de déposer, devant la Cour constitutionnelle, la déclaration écrite de leur patrimoine familial, énumérant leurs biens meubles, y compris actions, parts sociales, obligations, autres valeurs, comptes en banque, leurs biens immeubles, y compris terrains non bâtis, forêts, plantations et terres agricoles, mines et tous autres immeubles, avec indication des titres pertinents. Le patrimoine familial inclut les biens du conjoint selon le régime matrimonial, des enfants mineurs et des enfants, même majeurs, à charge du couple ».

Un autre alinéa de cet article indique que « Faute de cette déclaration, endéans les trente jours, la personne concernée est réputée démissionnaire ».

Rappelons que la première ministre Judith Suminwa a officiellement pris ses fonctions le 12 juin dernier, aux termes d’une cérémonie de remise et reprise avec son prédécesseur Jean-Michel Sama Lukonde.

Corneille L.

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Législatives en France: les députés de gauche font leur rentrée à l’Assemblée déterminés à gouverner

by Sam's Londele 9 juillet 2024
written by Sam's Londele

L’alliance de gauche, arrivée en tête des législatives en France sans majorité absolue, a revendiqué mardi 9 juillet le droit d’appliquer son programme de rupture, quitte à nouer des alliances parlementaires au coup par coup, en attendant de parvenir à désigner une personnalité pour diriger le gouvernement.

À entendre les leaders du Nouveau Front populaire, même s’ils n’ont pas une majorité relative suffisante pour gouverner seuls, ils sont arrivés en tête du scrutin. Alors Emmanuel Macron n’aurait pas le choix, il doit appeler un Premier ministre issu de leur rang – ils se sont d’ailleurs engagés à fournir un nom dans les prochains jours – et celui-ci formera un gouvernement de gauche. Mais pour le moment, le président ne répond pas. Dimanche soir, il a indiqué sa volonté d’attendre la « structuration » de la nouvelle Assemblée.

Le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, arrivé en milieu d’après-midi au Palais Bourbon avec les élus socialistes, s’est dit « prêt à assumer » la fonction de Premier ministre « dans le dialogue avec [ses] partenaires » du Nouveau Front populaire, une mise en garde face aux velléités de Jean-Luc Mélenchon d’envoyer un Insoumis à Matignon.

« Bien évidemment, ça peut être ouvert à d’autres »

Mardi, en faisant les uns après les autres leur entrée à l’Assemblée nationale, les députés de gauche ont semblé exclure d’élargir leur base politique et renoncer à rallier le centre droit, alors même qu’ils ne disposent que de 190 députés, loin de la majorité absolue (289). « Je ne pense pas qu’on soit en situation aujourd’hui d’avoir une coalition plus large au gouvernement que le Nouveau Front populaire », a déclaré sur TF1 le sénateur écologiste Yannick Jadot, pour qui « les coalitions vont se construire à l’Assemblée ».

Quant au coordinateur de la France insoumise, Manuel Bompard, il a prévenu que la gauche appliquerait son programme et qu’il reviendrait à « chacun des groupes de prendre ses responsabilités, (…) soit de voter nos propositions, soit (…) de nous renverser ». Quelques voix s’élèvent tout de même au sein du NFP en faveur d’un élargissement, mais toujours sous la houlette d’un gouvernement ancré à gauche. « Bien évidemment, ça peut être ouvert à d’autres, lâche le député communiste André Chassaigne. Il peut y avoir des personnalités qui se greffent sur un gouvernement Nouveau front populaire et faire en sorte que, loi par loi, ça n’engendre pas de motion de censure qui mettrait tout par terre. »

Les députés de gauche font leur rentrée à l’Assemblée sur fond de négociations

Un socialiste souffle même une alliance avec le camp présidentiel, mais cela est hors de question pour l’élue écologiste Sandrine Rousseau : « Ils font partie du problème dans lequel nous sommes. Les lois qu’ils ont passées ont brutalisé l’Assemblée et le peuple français et sont à l’origine de la défiance et de la colère qui s’est exprimée lors de ce scrutin ». Même son de cloche côté Insoumis, où l’on estime qu’avant de parler d’alliance ou de coalition, c’est tout d’abord à Emmanuel Macron de prendre ses responsabilités. « Nous exigeons qu’Emmanuel Macron respecte le vote populaire en choisissant de nommer un Premier ministre issu du Nouveau Front populaire », a déclaré Mathilde Panot, députée LFI.

Ceux qui, hier, se querellaient quotidiennement, doivent donc maintenant s’entendre, notamment sur la désignation d’une figure consensuelle pour incarner leur projet. Un nom pourrait sortir du chapeau d’ici à la fin de semaine, ou le début de la semaine prochaine.

Détricoter des mesures phares 

Et après cela, la coalition veut revenir sur plusieurs mesures phares passées par le camp présidentiel, à commencer par la réforme des retraites, texte très impopulaire du deuxième quinquennat Macron. L’union des gauches prévoit aussi l’abrogation d’une loi immigration et d’une énième réforme de l’assurance chômage, ainsi que l’augmentation du salaire minimum. L’agence de notation Moody’s a prévenu mardi que l’abrogation de la réforme des retraites et l’absence de mesures d’économies budgétaires pourraient peser sur la notation de la France. La note de crédit de la France serait « sous pression » si le pays ne parvenait « pas à réduire son important déficit public », qui a fortement dérapé l’an dernier à 5,5% du PIB en 2023, a prévenu l’agence de crédit S&P Global.

Lundi, le président Emmanuel Macron a anticipé de longues discussions tortueuses, demandant à son chef de gouvernement démissionnaire Gabriel Attal de rester en poste pour « assurer la stabilité du pays », alors que Paris accueille les Jeux olympiques dans moins de trois semaines. Pour la France, habituée à la relative stabilité politique grâce à sa Constitution de 1958, la situation est inédite.

Jeu de trois

De plus, à l’alliance de gauche s’oppose un solide camp macroniste (autour de 160 sièges), une droite républicaine qui pourrait jouer un rôle pivot avec quelque 66 sièges et l’extrême droite du Rassemblement national (RN) qui, avec ses alliés (plus de 140 sièges), entend préparer la présidentielle de 2027. Les partis de gauche « ne peuvent pas prétendre gouverner à eux tous seuls », a estimé mardi la présidente de l’Assemblée sortante Yaël Braun-Pivet. « Nous sommes capables de représenter une autre force politique alternative ». 

Décidé à rester au centre du jeu après une campagne qui a évité la déroute au camp présidentiel, Gabriel Attal réunit mardi les députés de la majorité. Quant à l’extrême droite, elle accuse le coup après avoir espéré que son président Jordan Bardella, 28 ans, deviendrait Premier ministre. Lundi, ce dernier a reconnu des « erreurs » dans sa campagne, marquée par les dérapages racistes et autres manifestations d’incompétence de nombreux candidats RN.

Le parti, dont la cheffe de file Marine Le Pen vise la présidentielle 2027 après avoir été battue trois fois à cette élection depuis 2012, entend bien marquer l’Assemblée nationale de son empreinte. Mardi, les députés de gauche ont appelé à empêcher le RN d’accéder aux postes stratégiques de l’Assemblée, ce que les députés RN ont dénoncé comme « antidémocratique ».

RFI via CONGO PUB Online

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