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À la Une

À la UneSociété

RDC : Pour des Kinois, « Étienne Tshisekedi est le symbole d’une lutte pacifique pour l’intérêt de la population »

by Sam's Londele 1 février 2024
written by Sam's Londele

La RDC commémore, ce jeudi 1er février 2024, le 7ème anniversaire de la mort de l’ancien premier ministre, Étienne Tshisekedi Wa Mulumba, père biologique de l’actuel président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi. Il a tiré sa révérence à Bruxelles, en Belgique, des suites d’une embolie pulmonaire.

À cette occasion, des Kinois, interrogés par Actu30.cd, disent se souvenir du sphinx de Limete comme un symbole d’une lutte pacifique pour l’intérêt de la population congolaise.

« Étienne Tshisekedi, pour moi, est le symbole d’une lutte pacifique, c’est quelqu’un qui avait de la légitimité au sein de la population, il pouvait utiliser ça pour mener une rebellion et prendre le pouvoir mais il a consacré sa vie pour l’avènement de la démocratie. 7 ans après, mais c’est toujours une perte lourde pour la nation », a dit Jean-Baptiste Mboyo, un habitant de la capitale congolaise.

Avant qu’une Kinoise ajoute : « Étienne Tshisekedi, c’est un héros national. C’est grâce à lui qu’on a chassé la dictature, il est le pionnier de la démocratie. Il a voulu que le peuple congolais soit libre et indépendant dans son pays, son slogan : Le peuple d’abord résonne toujours dans nos coeurs ».

Rencontré à la Place du 30 juin, Donatien Mbemba, septuagénaire, garde du sphinx de Limete l’image de quelqu’un qui aimait sa patrie.

« La République a perdu quelqu’un qui aimait vraiment son pays. Je retiens de lui la phrase : Le peuple d’abord. Nous ne pouvons pas aimer le pays sans aimer son peuple, Tshisekedi avait cet amour sincère pour son pays et pour son peuple. Il a fait moins d’une semaine à la tête de la Primature mais les choses avaient bougé positivement, son départ avait laissé un trou dans l’opposition, c’est une perte énorme. Tshisekedi est mort mais l’esprit incarné par cet opposant congolais, est bien vivant », a-t-il déclaré.

De son côté, un autre Kinois, espère que le fils du sphinx de Limete va faire du slogan « Le peuple d’abord » une réalité durant son second mandat.

« Étienne Tshisekedi fût un modèle pour la population congolaise, il voulait vraiment le bien de sa population. Nous espérons que son fils va faire du slogan de son père une réalité pour le bonheur du pays. Après son père va reposer finalement en paix », a-t-il dit.

Il sied de noter qu’Étienne Tshisekedi, ancien président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), est né à Kananga, le 14 décembre 1932, et décédé le 1ᵉʳ février 2017 à Bruxelles. Il a été inhumé à Kinshasa après 2 ans.

Josué Bengbazo

ACTU 30 via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Goma : Le chef d’une avenue tué par des bandits armés

by Ruben Yale 31 janvier 2024
written by Ruben Yale

Des bandits armés non autrement identifiés ont assassiné un cadre de base dans le quartier Lac-Vert à l’Ouest de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, la soirée du mardi 30 janvier 2024.

Selon Dedesi Mitima, chef de cette entité, c’était aux environs de 18h 45 locales que des bandits armés sur une moto ont logé des balles à monsieur Sengiyunva qui était chef d’avenue Katwa. Dépêchée rapidement à l’hôpital, dit-il, la victime a malheureusement succombé de ses blessures.

« Deux personnes munies d’armes lui ont logé deux balles dans la poitrine et il est tombé par terre, ceux qui étaient proche l’ont amené à l’hôpital Ndosho et il a succombé de ses blessures », relate avec amertume Dedesi Mitima.

Ce chef de quartier Lac-Vert s’inquiète pour l’insécurité qui est devenue casse tête dans la ville de Goma. Il lance un appel aux autorités à renforcer les mesures sécuritaires pour protéger la population.

Pour rappel, c’est depuis le 10 janvier dernier que le Conseil provincial de sécurité au Nord-Kivu a jugé utile d’interdire la circulation des motos à partir de 18 heures pour tant soit peu lutter contre la criminalité dans la ville de Goma, une décision faisant objet des protestations.

Esaïe Tsongo

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Violences à Kimpese : « que la justice soit rendue et que des mesures concrètes soient prises » (Didier Bubimbu)

by Ruben Yale 31 janvier 2024
written by Ruben Yale

Dans un message sur son compte X (Twitter) ce mercredi 31 janvier, le ministre sortant des hydrocarbures Didier Budimbu s’est attristé par des événements malheureux qui se sont déroulés mardi à Kimpese dans la province du Kongo central en marge d’une manifestation de la population contre la criminalité.

Le député national, élu du Kongo Central, appelle à des mesures concrètes pour garantir la sécurité des populations.

« Je suis profondément attristé par les événements tragiques qui se sont déroulés lors de la marche contre la criminalité à Kimpese, la perte de vies humaines et les nombreuses blessures sont déchirantes. La violence ne doit jamais être la solution à nos problèmes. En cette période difficile, mes pensées vont aux familles des victimes et à toutes les personnes touchées. Que la justice soit rendue et que des mesures concrètes soient prises afin de garantir la sécurité de la communauté », a écrit Didier Budimbu.

Rappelons que la cité de Kimpese dans la province du Kongo Central était le théâtre de tensions mardi dernier suite aux manifestations des habitants qui dénoncent l’insécurité et accusent des éléments de la Police nationale congolaise de complicité avec des inciviques.

Des morts et des blessés ont été enregistrés du côté de la police et de la population, en marge de ces échauffourées.

James Mushiya

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la Une

Kongo-Central : les autorités décrètent un couvre-feu de cinq jours à Kimpese

by Sam's Londele 31 janvier 2024
written by Sam's Londele

Le ministre provincial de l’Intérieur a décrété un couvre-feu de cinq jours à dater de ce mercredi 1er février 2023.

Cette décision du gouvernement provincial est prise à la suite de la détérioration de la situation sécuritaire depuis quelques jours. Elle vise à permettre aux autorités locales de reprendre le contrôle de la situation.

Depuis lundi 29 janvier, la cité de Kimpese est en proie aux manifestations publiques qui ont déjà couté la vie à quatre personnes dont trois éléments de la Police Nationale Congolaise (PNC), des arrestations ainsi que des blessés graves.

Au cœur des revendications, la population dénonce l’insécurité qui cible ces depuis quelques jours, les hôpitaux et centres de santé de la cité.

En l’espace d’une semaine, quatre structures hospitalières ont été dévalisées la semaine dernière, avec parfois, des malades et personnels soignants molestés, sans que les services de sécurité n’interviennent malgré les alertes lancées.

Un comité de crise mis en place

Le comité de crise mis sur pied mardi 30 janvier, s’est rendu sur place à Kimpese pour évaluer la situation.

Il est composé du ministre provincial de l’Intérieur, du chargé de renseignement, de la Police, de la Garde républicaines et du coordonnateur du Cadre de concertation de la société civile du Kongo-Central.

Ce mercredi 31 janvier, le commissaire provincial de la police du Kongo-Central, Israël Kantu Bakulu, qui a fait partie de cette délégation, affirme que le calme règne dans la zone et que le trafic sur la route nationale numéro 1 Matadi-Kinshasa a repris, même si quelques groupuscules de jeunes sont encore dans les rues.

Pour baisser la tension observée sur place, le comité de crise a décidé d’évacuer les blessés au nombre de neuf, vers les hôpitaux à Kinshasa, et de libérer tous les manifestants qui ont été interpellés lors des échauffourées contre les forces de l’ordre.

Ce comité se propose aussi de visiter les magasins, les bureaux, domiciles pillés et autres véhicules incendiés au cours des échauffourées.

Ces manifestations de deux jours qui ont fait 4 morts et plusieurs blessés, sont nées d’un mouvement de ville morte organisé le lundi dernier pour exiger le changement de tous les effectifs de la PNC à Kimpese. La population les soupçonne d’être complices de l’insécurité grandissante qui secoue la cité ces derniers jours.

RADIO OKAPI via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Escalade des violences au Nord-Kivu : plus de 2,5 millions de personnes dépourvues d’accès aux services de base

by Ruben Yale 31 janvier 2024
written by Ruben Yale

La communauté humanitaire en RDC -République Démocratique du Congo-, se dit profondément préoccupée par la nouvelle escalade des violences dans la province du Nord-Kivu. Ces violences sont les retombées des combats ayant coûté la vie à des nombreux civils, dont des femmes et des enfants, dans le territoire de Masisi. Dans un communiqué de presse parvenu à Opinion-info.cd, ce mardi 30 janvier 2024, le coordonnateur humanitaire rappelle les belligérants à respecter le droit international humanitaire.

En effet, les combats entre les rebelles du M23 et la coalition FARDC et les résistants patriotes des groupes d’autodéfense, ont encore été signalés dans la matinée de ce mardi, à Mushaki et Karuba, dans le territoire de Masisi. Certaines sources renseignent que plusieurs rebelles ont été neutralisés. La veille, soit lundi 29 janvier, plusieurs bombes sont tombées à Kirotshe, dans le groupement Mupfuni Shanga. Selon les informations recueillies, aucun dégât n’a été enregistré. Mais bien avant, d’autres bombes avaient été larguées à Mweso entraînant la mort de 19 civils et une vingtaine des blessés, selon l’Armée congolaise. Le weekend dernier, la cité de Sake a été également endeuillée par les bombardements du M23.

Suite à l’escalade des ces violences, «environ 8.000 personnes déplacées internes ont désormais cherché refuge près de l’hôpital de Mweso», rapporte la communauté humanitaire en RDC. Ceci fait planer, malheureusement, le risque d’un nouveau drame, «si les combats s’intensifient à proximité de cette installation vitale qui doit être protégée», selon le droit international humanitaire.

La zone de santé de Mweso compte plus de 251.000 personnes, actuellement dans un besoin urgent d’assistance humanitaire. «Il est crucial de garantir la sécurité des travailleurs humanitaires et des civils, afin de permettre que l’assistance leur parvienne, et empêcher une aggravation de la situation humanitaire», insiste Bruno Lemarquis, le coordonnateur humanitaire.

Toutefois, cet acteur souligne que les partenaires humanitaires restent déterminés à apporter l’assistance et le soutien nécessaires aux personnes affectées, malgré les contraintes d’accès croissantes.

Notons que depuis le début de la guerre du M23, plus de 2,5 millions de personnes ont un acces limité aux services de base. Pour ce faire, «le soutien aux processus politiques en cours est indispensable, pour que la paix et la stabilité revienne dans l’Est de la RDC», a rappelé Bruno Lemarquis.

Opinion Info via CONGO PUB Online

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À la Une

Kongo central : Insécurité à Kimpese, le gouvernement provincial décrète un couvre-feu de 20 heures à 05 heures pendant une semaine

by Ruben Yale 31 janvier 2024
written by Ruben Yale

Le gouvernement provincial du Kongo central a, enfin, décrété un couvre-feu à Kimpese dans le territoire de Songololo devenu, ces derniers jours, le théâtre de plusieurs affrontements entre les inciviques. Cette mesure exceptionnelle est entrée en vigueur depuis mardi 30 janvier, et prendra fin dans une semaine. De 20h à 5h du matin.

D’après l’exécutif provincial, cette décision est prise pour, notamment, faire face à la montée de l’insécurité dans ce coin. Ladite décision intervient donc après plusieurs appels lancés par la société civile, pour solliciter l’implication des autorités dans cette partie du pays.

De son côté, le ministre provincial de l’Intérieur rassure que les dispositifs policiers seront renforcés dans la cité de Kimpese, pour faciliter le retour de la paix et assurer la protection de toute la population.

Il sied de noter que l’exécutif provincial, via les services de sécurité, a déjà détecté plusieurs manifestants armés.

Opinion Info via CONGO PUB Online

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À la Une

Nord-Kivu : des militaires ougandais signalés à Rutshuru en appui aux terroristes du M23-RDF (CTJ)

by Ruben Yale 31 janvier 2024
written by Ruben Yale

Les rebelles du M23 -Mouvement du 23 Mars- continuent de se renforcer sur le territoire congolais, cette fois-ci grâce à l’aide des militaires ougandais. Selon le CTJ -Conseil Territorial de la Jeunesse- de Rutshuru, ces soldats de l’UPDF, bien armés, traversent la frontière de Kitagoma, située en groupement de Busanza, pour appuyer les combattants rwandais sur les lignes de front, en territoire de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, au Nord-Kivu.

Cette traversée clandestine de l’Armée ougandaise sur le territoire congolais serait même à la base d’un couvre-feu instauré par les rebelles du M23, dans les zones sous leur contrôle, à partir de 18h jusqu’à 6h. Le président du CTJ Rutshuru explique que cette restriction a pour but de masquer l’entrée des soldats ougandais, qui renforcent d’autres agresseurs de la RDC. Patient Twizere révèle également que tout contrevenant est soumis à des châtiments graves.

«Les récalcitrants sont soumis aux coups de fouet conduisant à la mort, ou à l’incapacité totale de la victime», peut-on lire dans un communiqué de presse signé le 30 janvier 2024.

Depuis plusieurs mois, les populations civiles vivant dans certaines parties de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo, subissent des massacres, enlèvements, vandalisme des biens, pillages, recrutement forcé dans l’Armée, violences sexuelles et d’autres violations des droits humains, perpétrés par les combattants M23.

Indigné de tous ces actes de criminalité, le CTJ Rutshuru exige à la Communauté internationale de sanctionner l’Ouganda, qui s’engage à déstabiliser la République Démocratique du Congo. «Nous exhortons également le Gouvernement congolais et la Communauté internationale à condamner fermement l’Ouganda, pour son soutien total aux terroristes du M23-RDF», poursuit le communiqué.

Par ailleurs, cette structure juvénile demande des mesures immédiates, pour mettre fin définitivement à la guerre du M23, afin de protéger les droits fondamentaux et la sécurité de la population de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo.

Opinion Info via CONGO PUB Online

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À la UneSport

Récap’ CAN : avec le Mali et l’Afrique du Sud, mais sans le Maroc, les quarts au complet

by Ruben Yale 31 janvier 2024
written by Ruben Yale

Les derniers huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations, mardi, ont apporté une surprise de taille : le Maroc est tombé face au réalisme de l’Afrique du Sud (2-0). Dans l’autre match, le Mali s’est imposé face à son voisin, le Burkina Faso (2-1). Le tableau des quarts de finale est maintenant au complet, et plusieurs favoris manquent à l’appel.

Le programme de la journée

C’est la troisième journée de repos de cette CAN 2024.

Ce qu’il s’est passé hier

Le Mali remporte le duel des voisins: le Mali a dominé le Burkina Faso (2-1) pour se hisser en quarts de finale. Les Burkinabè ont payé cash leurs entames ratées : ils ont pris un but dès la 3e minute… marqué contre son camp par Tapsoba, pourtant leur meilleur défenseur. Puis, dès le retour des vestiaires, Lassine Sinayoko a planté le deuxième clou pour le Mali.

Les Lions de l’Atlas n’ont pas rugi : le Maroc, qui faisait partie des favoris pour la victoire finale de la CAN, est tombé à San Pedro face au réalisme de l’Afrique du Sud (2-0). Les Bafana Bafana ont su attendre leur heure pour prendre l’avantage et creuser l’écart dans les arrêts de jeu. Entretemps, les Lions de l’Atlas ont manqué l’égalisation sur un penalty d’Hakimi dans les dernières minutes, et Amrabat a été expulsé peu après. Quand rien ne va…

En bref

Exit les demi-finalistes de 2022 : les huitièmes de finale auront été terribles pour les équipes qui ont animé la CAN précédente. Tout le carré final de l’édition 2022 – Sénégal, Égypte, Cameroun et Burkina Faso – est passé à la trappe. C’est également la septième fois consécutive que le tenant du titre de la CAN ne voit pas les quarts de finale de l’édition suivante.

La déclaration du jour

On continue avec le « seum » sénégalais, cette fois de Krepin Diatta , défenseur du Sénégal, amer après son élimination par la Côte d’Ivoire : « Vous nous avez tués, vous êtes des corrompus ! Gardez votre coupe d’Afrique ! Tu vas voir la VAR pour donner un penalty (à la Côte d’Ivoire), mais un gars (le Sénégalais Ismaïla Sarr) qui prend le ballon 40 mètres et fait une chevauchée, rentre dans la surface, et là tu ne veux pas aller regarder la VAR ? Je suis désolé mais là c’est abusé. Je suis vraiment désolé mais là ils ont tué notre compétition. »

France 24 via CONGO PUB Online

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À la Une

Espagne : déboires au Parlement pour Pedro Sanchez sur l’amnistie des séparatistes catalans

by Ruben Yale 31 janvier 2024
written by Ruben Yale

La chambre basse du Parlement espagnol a rejeté, mardi, un texte qui proposait d’accorder l’amnistie aux dirigeants séparatistes catalans. Le parti indépendantiste Junts per Catalunya s’est prononcé contre le texte, considérant qu’il ne garantissait pas l’application de cette amnistie à son chef de file, Carles Puigdemont.

Nouvelle illustration de l’extrême fragilité du gouvernement de Pedro Sanchez, reconduit il y a seulement deux mois et demi. Le Premier ministre espagnol a essuyé, mardi 30 janvier, un revers cinglant au Congrès des députés, la chambre basse du Parlement, avec le rejet du projet de loi d’amnistie des indépendantistes catalans.

Paradoxalement, c’est le parti de l’indépendantiste Carles Puigdemont, Junts per Catalunya, qui a voté contre ce projet de loi hautement controversé, estimant qu’il ne garantissait pas l’application de cette amnistie à son chef de file, principale figure de la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Ce rejet en première lecture ne signifie pas l’abandon du texte, qui devra faire son retour en commission parlementaire où il pourra être modifié. Mais il illustre la pression permanente à laquelle Junts soumet l’exécutif, privé de majorité sans le soutien de ses sept députés.

Face à un résultat qui semblait inattendu jusqu’à lundi, le ministre de la Justice, Félix Bolaños, a jugé « incompréhensible que Junts ait voté contre une loi qu’elle a négociée », et a demandé au parti catalan de « reconsidérer sa position ».

« L’humiliation est constante, chaque jour (…), chaque vote est un calvaire », a raillé le chef de l’opposition de droite, Alberto Nuñez Feijoo, qui a encore mobilisé dimanche 45 000 sympathisants dans le centre de Madrid contre cette amnistie qui divise profondément la société espagnole.

Soutien indispensable

Allié imprévisible, Junts a exigé mardi matin le vote par les socialistes de Pedro Sanchez d’amendements destinés à contrer l’offensive judiciaire de deux magistrats cherchant à empêcher l’application de cette mesure à Carles Puigdemont.

Les socialistes ayant refusé, Junts a voté contre le projet de loi, qui n’a recueilli que 171 voix favorables alors que la majorité requise était de 176 voix sur 350.

L’amnistie « doit être totale (…) et ne laisser personne sur le bord de la route, personne », avait mis en garde avant le vote la cheffe des députés de Junts, Miriam Nogueras.

Ce projet de loi d’amnistie était une condition exigée par les indépendantistes catalans en échange de leur soutien indispensable à la reconduction mi-novembre de Pedro Sanchez pour un nouveau mandat.

Si le Parlement finit par l’adopter à terme, ce texte doit permettre l’arrêt des poursuites judiciaires contre des centaines de militants et dirigeants séparatistes pour leur implication dans la tentative de sécession, dont Carles Puigdemont, qui a fui en Belgique il y a plus de six ans afin d’échapper à ces poursuites.

Junts exigeait concrètement que le texte garantisse l’application de cette amnistie aux personnes accusées de « terrorisme », sans exception possible, ou de « trahison », ce qui n’est pas le cas du projet actuel, Carles Puigdemont étant menacé d’une inculpation pour de tels délits par deux magistrats.

Deux affaires en cours

Ces deux juges ont été accusés par la gauche d’avoir de claires arrière-pensées politiques pour avoir justement annoncé lundi, à la veille du vote, la prolongation de leur instruction pour six mois supplémentaires.

La première de ces enquêtes concerne la mystérieuse organisation « Tsunami démocratique », à l’origine du blocage de l’aéroport de Barcelone en octobre 2019 pour protester contre la condamnation de dirigeants indépendantistes à la prison.

Dans cette affaire, un magistrat du haut tribunal madrilène de l’Audience nationale estime que Carles Puigdemont, soupçonné d’avoir dirigé cette organisation dans l’ombre, pourrait être accusé de « terrorisme ».

La semaine dernière, les socialistes avaient déjà été contraints d’accepter un amendement afin que l’amnistie bénéficie aussi aux personnes accusées de « terrorisme » mais à condition que les faits reprochés ne constituent pas « une violation grave des droits de la personne humaine ».

Déterminé à contourner cet amendement, ce juge a mis en avant, seulement deux jours plus tard dans son enquête, les blessures d’un policier en 2019, et donc une violation grave de ses droits.

Dans une deuxième affaire, un magistrat de Barcelone soupçonnant Carles Puigdemont d’avoir cherché à obtenir le soutien du Kremlin à une éventuelle indépendance de la Catalogne a assuré disposer de « données » confirmant les « relations personnelles étroites » entre des proches de l’indépendantiste et des personnes occupant à l’époque « des fonctions diplomatiques ou (ayant) des liens avec les services secrets russes ». Ce qui pourrait, dans ce cas, déboucher sur des poursuites pour « trahison ».

France 24 via CONGO PUB Online

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À la Une

Zimbabwe : l’opposant Job Sikhala libéré après 19 mois de prison

by Sam's Londele 31 janvier 2024
written by Sam's Londele

L’activiste zimbabwéen Job Sikhala va sortir de prison après 19 mois passés derrière les barreaux, a annoncé mardi son avocat Harrison Nkomo.

Job Sikhala a été reconnu coupable d’incitation à la violence publique et condamné la semaine dernière à deux ans de prison avec sursis. Il était poursuivi dans cette affaire avec un député de l’opposition, Godfrey Sithole.

Tous deux étaient accusés d’avoir incité des membres de l’opposition à venger la mort d’une militante, Moreblessing Ali, portée disparue pendant trois semaines, dont le corps mutilé avait été retrouvé dans un puits. On reprochait également à l’activiste d’avoir transporté des militants aux obsèques de la jeune femme.

Après plus d’un an et demi de détention dans une prison de haute sécurité de la capitale Harare, Job Sikhala devrait être libéré ce mercredi.  

« C’est désormais un homme libre. C’est la seule affaire qui le maintenait derrière les barreaux, il va donc sortir de prison« , a déclaré son avocat devant la presse à la sortie de l’audience au tribunal d’Harare.

Job Sikhala est un député et une figure du principal parti d’opposition, la Coalition des citoyens pour le changement au Zimbabwe. Il a été arrêté plus d’une soixantaine de fois en 20 ans.

À l’annonce de sa libération, des dizaines de soutiens ont chanté et levé le poing en signe de victoire sur les marches du tribunal.

AFRICA NEWS via CONGO PUB Online

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