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À la Une

À la UneAfrique

Madagascar: la Céni annonce un référendum constitutionnel en juin 2027 suivi d’une présidentielle en octobre

by admin9775 10 mai 2026
written by admin9775

À Madagascar, la Commission électorale indépendante a dévoilé son calendrier : un référendum constitutionnel en juin 2027, suivi d’une présidentielle en octobre. L’annonce marque le début du compte à rebours pour la transition, lancée après la chute d’Andry Rajoelina, en octobre dernier. La Commission électorale nationale indépendante (Céni) qui vient de renouveler son Bureau permanent, doit aussi composer avec une défiance persistante d’une partie de la population.

Onze mois pour reconstruire entièrement le fichier électoral. C’est le défi que s’est fixé la Céni qui prévoit d’effacer toutes les bases de données existantes pour les reconstituer de zéro, à partir des plus petites subdivisions administratives du pays. Le chantier annoncé par la Céni est colossal.

Une refonte présentée comme indispensable par son président, Thierry Rakotonarivo, qui promet une nouvelle méthode de travail : « Nous allons utiliser des modes opératoires vraiment transparents. Nous allons instaurer, au niveau de chaque quartier, un comité local de recensement des électeurs et, dans ce comité, on invite tout le monde à y participer : les représentants des partis politiques et les représentants de la société civile. »

Cependant l’institution part de loin. Dans un pays marqué par une transition politique encore fragile et une jeunesse qui a fait tomber le précédent pouvoir, la Céni doit reconquérir une partie de l’opinion.

Thierry Rakotonarivo, président de la Céni, dit en être conscient : « Nous allons faire tout notre possible pour regagner cette confiance-là. Nous allons essayer de travailler seulement avec notre conscience professionnelle. Nous avons déjà dit à la population que nous allons travailler conformément aux lois et règlements en vigueur, avec une transparence effective et des modes opératoires inclusifs. »

Société civile et Gen Z perplexes face aux annonces

Pour les jeunes du mouvement Gen Z, à l’origine du soulèvement d’octobre dernier, ces mesures peinent à les convaincre. « Les récentes annonces de la Céni nous laissent dans l’expectative, explique Zou, membre de la Gen Z. La commission veut avancer vers la refonte de la liste électorale, ainsi qu’une concertation nationale pour l’élaboration du code électoral. Ce sont des avancées qui sont plutôt positives pour nous. Mais nous attendons toujours plus de transparence. »

Du côté des organisations de la société civile, ces évolutions sont jugées largement insuffisantes. Hony Radert, secrétaire générale du Collectif des citoyens et des organisations citoyennes, appelle à une réforme bien plus radicale. « Pour nous, la Céni telle qu’elle est aujourd’hui n’est pas acceptable. Ce n’est pas parce qu’on change de costume ou de peau que l’on change d’âme. C’est la structure même de la Céni qui pose problème. Il faut démonter sa structure et passer à la concertation pour déterminer ensemble les règles de la gouvernance électorale. »

La communauté internationale qui a validé le délai de transition de 24 mois, attend désormais des élections libres et transparentes. Premier test : le référendum constitutionnel de juin 2027. Le calendrier doit s’achever avec la présidentielle d’octobre 2027. D’ici là, le gouvernement de la Refondation, mené par le colonel Michaël Randrianirina, devra composer avec une opinion publique attentive et une jeunesse mobilisée.

RFI

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10 mai 2026 0 comments
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À la UneMonde

Les États-Unis sanctionnent trois entreprises chinoises pour leur aide à l’Iran

by admin9775 10 mai 2026
written by admin9775

À moins d’une semaine de la visite de Donald Trump en Chine prévue les 14 et 15 mai, le département d’État américain annonce des sanctions contre trois sociétés chinoises. Elles sont accusées d’avoir apporté une aide militaire à l’Iran.

Les trois entreprises chinoises ont un point commun : toutes sont spécialisées dans les satellites. Le département d’État américain les accuse d’avoir fourni des images captées dans l’espace à l’Iran. Images qui auraient ensuite permis à Téhéran de frapper les forces américaines dans la région. 

Ce n’est pas la première fois que la Chine est ainsi accusée de soutenir l’Iran face aux États-Unis. Mi-avril déjà, le Financial Times révélait que Téhéran s’était procuré un accès en secret aux données d’un satellite espion chinois dans le but de cibler des bases américaines au Moyen-Orient.

Pour l’économiste Philippe Aguigner, enseignant-chercheur à l’Inalco, « c‘est un phénomène classique avant une négociation qui s’annonce intense. On montre les dents et on montre les armes dont on dispose. Donc, c’est un message envoyé par les États-Unis à la Chine pour dire “attention, on sait ce que vous faites, on a des armes et on n’hésitera pas à les employer si nécessaire”. »

Jusqu’à maintenant, on voit bien que la Chine, même si elle est inquiète, garde quand même une certaine sérénité face aux mesures américaines.

Philippe Aguigner, économisteNicolas Feldmann

Un message politique clair

À quelques jours de la visite de Donald Trump en Chine, ces nouvelles sanctions envoient aussi un message politique clair. Les États-Unis cherchent à accentuer la pression pour pousser Pékin à couper tout soutien à l’Iran. Fin avril, cinq entreprises chinoises avaient d’ailleurs été sanctionnées par les États-Unis, accusées justement de raffiner du pétrole iranien. 

Mais Pékin qui nie en bloc ne semble pas prêt à céder, puisqu’en réponse pour la première fois, la Chine a activé sa «loi de blocage». Un dispositif qui permet à ses entreprises de ne pas se conformer à certaines sanctions étrangères.

« La Chine résiste même quand il y a des chocs assez violents »

Les exportations de la Chine, deuxième économie mondiale, se portent bien. Elles ont bondi de 14,1 % sur un an en avril dernier. C’est presque deux fois plus que les prévisions des observateurs. Si ces chiffres ne sont qu’une photo à un instant donné, ils témoignent cependant – au moins pour le moment – de la résilience de l’économie chinoise face à la crise au Moyen-Orient.

« Cela montre qu’effectivement l’appareil industriel chinois est aujourd’hui tellement imbriqué dans toutes les chaînes de valeur. Cela montre que la Chine résiste même quand il y a des chocs assez violents », souligne Philippe Aguigner.

La Chine est quand même atteinte par [la situation avec l’Iran], mais moins en relatif que d’autres pays, beaucoup moins, par exemple que ses voisins asiatiques…

RFI

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À la UneEconomie

RDC: 5,3 milliards de dollars de pertes en dix ans, les entreprises publiques devenues un boulet pour l’économie

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

La Banque mondiale publie un rapport particulièrement critique sur les entreprises publiques en République démocratique du Congo (RDC). Dans ce document consacré à la situation économique du pays, consulté par RFI en exclusivité, l’institution s’arrête notamment sur les sociétés minières détenues par l’État, un des sujets centraux dans cette économie où les mines restent le principal moteur de la croissance et des exportations. L’institution revient également sur les difficultés de la SNEL – pour l’électricité – et de la REGIDESO – pour l’eau.

La RDC affiche une croissance supérieure à la moyenne de l’Afrique subsaharienne, portée par le secteur minier. Mais dans son rapport sur la situation économique du pays publié, en mars 2026, la Banque mondiale dresse un constat sévère sur les entreprises publiques congolaises : pertes financières massives, endettement croissant, gouvernance défaillante, infrastructures vieillissantes.

Pour l’institution, ces fragilités ne concernent plus seulement les entreprises elles-mêmes. Elles pèsent sur les finances de l’État, sur la compétitivité de l’économie et sur les conditions de vie de la population.

Des pertes qui s’accumulent depuis dix ans

Entre 2014 et 2023, les entreprises publiques congolaises ont accumulé environ 5,3 milliards de dollars de pertes, soit plus de 500 millions par an, un montant que la Banque mondiale met en perspective de façon brutale : il correspond presque au budget annuel de la Santé en RDC.

Plus des deux tiers des entreprises pour lesquelles des données sont disponibles ont déclaré des pertes, en 2023. Dans le domaine de l’Energie, des Transports et de l’Eau, SNEL, RVA, SNCC, ONATRA et REGIDESO sont les plus exposées.

Une dette qui menace les Finances publiques

La dette de ces entreprises est passée de 5,7 % du PIB, en 2019, à 7,3 % en 2023. Elle représente désormais environ 42 % de la dette extérieure publique de la RDC. Un défaut de paiement total des onze principales entreprises publiques coûterait au Trésor environ 179 millions de dollars en une seule année. La SNEL concentre à elle seule 75 % de cette dette.

Les difficultés de trésorerie sont chroniques : certaines créances restent impayées, pendant près de quatre ans, et les délais de paiement des créanciers peuvent dépasser trois ans. Résultat : plusieurs entreprises empruntent, non pour investir, mais pour couvrir leurs déficits de liquidités.

Gouvernance : le contrôle dilué, la transparence absente

La Banque mondiale décrit des conseils d’administration politisés, des nominations sans critères de compétence, un contrôle fragmenté entre plusieurs institutions. En 2024, seules dix des vingt principales entreprises publiques ont publié leurs états financiers. Sur les cinq dernières années, seules cinq l’ont fait régulièrement.

Électricité et eau : l’abondance théorique, la pénurie réelle

La RDC n’utilise que 3,2 % de sa capacité hydroélectrique installée. Seuls 22 % de la population ont accès au réseau électrique. La SNEL enregistre 37 % de pertes techniques sur sa production. Les délestages sont permanents, les coûts pour les entreprises élevés.

Dans le secteur de l’eau, la REGIDESO ne couvre que 16 % de la population. Dans les zones rurales et semi-urbaines, l’accès à l’eau potable reste inférieur à 14 %. En 2024, environ 40 % de l’eau produite n’arrive pas jusqu’aux usagers.

Le minier public, paradoxe dans le paradoxe

La croissance congolaise repose sur les mines. En 2025, les exportations de cuivre ont dépassé 3,4 millions de tonnes, mais les entreprises minières publiques sont elles-mêmes fragilisées.

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À la MIBA, les charges salariales représentent 137 % du chiffre d’affaires. La Gécamines concentre environ 16 % de la dette totale des entreprises publiques, même si elle a enregistré le bénéfice le plus important parmi les entreprises observées.

Deux points de croissance en jeu

La Banque mondiale réclame une clarification du rôle de l’État actionnaire, des nominations fondées sur le mérite, une transparence financière réelle et une réduction des interférences politiques.

L’institution chiffre l’enjeu : des réformes efficaces pourraient faire progresser la croissance potentielle de la RDC d’environ deux points de pourcentage au-dessus des projections actuelles. C’est le prix de l’inaction qui est posé sur la table.

RFI

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À la UneSport

Coup de théâtre à la FECOFA : Jean-Didier Massamba se retire, Veron Mosengo seul en lice

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

Jean-Didier Massamba a annoncé ce 8 mai 2026 son retrait officiel de la course à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), quelques jours seulement avant la poursuite du processus électoral. Une décision qui intervient après le désistement de Bosco Mwehu, ancien président de la LINAFOOT, et qui réduit davantage le nombre de prétendants à la tête de l’instance faîtière du football congolais.

Ancien vice-président de la FECOFA sous l’ère de Constant Omari Selemani, Jean-Didier Massamba figurait parmi les candidats les plus expérimentés de cette élection. Les raisons exactes de son retrait n’ont toutefois pas encore été rendues publiques, alimentant de nombreuses spéculations autour des coulisses de cette compétition électorale.

Ce retrait intervient également après celui de l’ancien international congolais Shabani Nonda, qui avait pourtant suscité un important engouement avec une candidature axée sur le changement, la transparence et le développement du football à la base.

Avec ces désistements successifs, Veron Mosengo apparaît désormais comme l’unique candidat encore en lice pour la présidence de la FECOFA. L’ancien secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF) semble se diriger vers une élection sans véritable opposition, dans un contexte où plusieurs observateurs évoquent déjà un possible plébiscite.

Le scrutin reste attendu le 20 novembre prochain, sous la supervision du comité de normalisation mis en place par la FIFA depuis le 24 avril 2023. Initialement prévu pour sept mois, ce mandat a été prolongé à plusieurs reprises afin de permettre la gestion des affaires courantes de la FECOFA et surtout l’organisation d’un processus électoral crédible devant conduire à l’installation d’un nouveau comité exécutif.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

États-Unis : une proposition de loi veut renforcer les sanctions contre les acteurs accusés de déstabiliser l’Est de la RDC

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

Le représentant démocrate Johnny Olszewski a déposé à la Chambre des représentants américaine une proposition de loi baptisée « STABLE DRC Act », destinée à renforcer les mécanismes de sanctions contre les individus et entités accusés de compromettre les Accords de Washington signés entre la République démocratique du Congo et le Rwanda le 4 décembre 2025.

Déposé le 7 mai 2026 sous la référence H.R. 8704, le texte vise à élargir les pouvoirs de l’exécutif américain afin de sanctionner plus facilement les personnes considérées comme responsables d’activités déstabilisatrices dans l’est de la RDC.

Cette initiative intervient dans un climat marqué par les tensions persistantes autour de l’application des accords de paix conclus entre Kinshasa et Kigali. Elle fait notamment suite aux sanctions imposées par l’Office of Foreign Assets Control contre les Forces de défense rwandaises en mars 2026, puis contre l’ancien président Joseph Kabila le 30 avril dernier.

Dans le document, les parlementaires américains rappellent que les Accords de Washington imposent aux deux États le respect mutuel de leur souveraineté et de leur intégrité territoriale, ainsi que l’abstention de toute action susceptible de menacer la paix régionale.

Le texte reprend également plusieurs accusations déjà formulées par Washington. Il affirme que les Forces de défense rwandaises auraient apporté un « soutien militaire durable » au mouvement rebelle M23 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Les forces armées congolaises sont, de leur côté, accusées de maintenir des liens avec les FDLR.

Les auteurs de la proposition évoquent également des crimes de guerre et de graves violations des droits humains attribués au M23 et aux FDLR, notamment des recrutements forcés d’enfants, des violences sexuelles, des exécutions sommaires et des actes assimilés à du nettoyage ethnique.

Le projet de loi prévoit que le président américain puisse sanctionner toute « personne étrangère » accusée de violer ou de saper les Accords de Washington. Les mesures envisagées incluent le gel des avoirs aux États-Unis, l’interdiction de transactions avec des entités américaines, la révocation de visas et l’interdiction d’entrée sur le territoire américain.

Certaines exemptions sont toutefois prévues pour les opérations humanitaires, les activités des Nations unies ainsi que les questions liées à la sécurité nationale des États-Unis.

L’organisation Action for Congo a salué cette initiative parlementaire, y voyant un signal fort en faveur de la redevabilité dans la région des Grands Lacs.

À ce stade, la « STABLE DRC Act » reste une proposition de loi. Le texte devra encore être examiné par les commissions parlementaires compétentes avant un éventuel vote à la Chambre des représentants, puis au Sénat américain, avant toute promulgation par le président des États-Unis.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Élections au Royaume-Uni: déconfiture pour les travaillistes du Premier ministre Keir Starmer

by admin9775 9 mai 2026
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Un désastre électoral pour les travaillistes au Royaume-Uni. Alors que le pays renouvelait une partie de ses collectivités locales et les Parlements d’Écosse et du Pays de Galles, le gouvernement de Keir Starmer s’était préparé à un jugement de son action, dans un contexte d’impopularité record.

Le Parti travailliste a perdu sa majorité dans une vingtaine de collectivités locales, et près de 600 sièges. Le grand gagnant, c’est le parti d’extrême droite Reform UK – son dirigeant Nigel Farage parle d’un moment historique.

« Reform parvient à l’emporter dans des endroits qui ont toujours été aux mains des conservateurs, et de même nous gagnons dans des zones que les travaillistes dominent depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Et le meilleur est à venir », s’exclame le candidat populiste.

L’homme du Brexit semble confirmer l’ascension que lui prédisaient les sondages, avec une percée notable dans plusieurs bastions travaillistes. Mais il a peu de chances de pouvoir accéder au pouvoir prochainement. « Il est sans doute quelqu’un qui pourrait éventuellement être un Premier ministre. Je crois que ce qui est plus probable, c’est une continuation de la fragmentation de la scène politique britannique », souligne Christopher Bickerton, enseignant-chercheur en sciences politiques à l’université de Cambridge auprès de Paul Estanol du service international de RFI.

« Cette fragmentation-là, elle n’est pas automatiquement quelque chose de bien pour Farage. On suppose plutôt qu’il y aurait peut-être un genre de système de coalition dans lequel un parti du centre ou un parti travailliste ou conservateur pourrait mener une coalition et c’est une façon d’exclure les partis de l’extrême », ajoute-t-il.

Dans ce cas de figure là, le système britannique commencerait un peu à ressembler à le système européen de coalition. Mais ces systèmes là fonctionnent pour exclure des partis d’extrême droite du pouvoir.

Pour Christopher Bickerton, Nigel Farage a peu de chances de devenir Premier ministreRFI

Les Verts décrochent une mairie d’arrondissement pour la première fois

En réalité les reports de voix des anciens électeurs travaillistes sont surtout allés chez les Verts, en particulier à Londres : Zoë Garbett a remporté une mairie d’arrondissement pour la première fois.

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« À Londres, et à travers le pays, les électeurs ont été clairs : ils veulent désespérément une alternative à ce gouvernement travailliste défaillant », estime Zoë Garbett. « Ce n’est pas une bataille entre anciens et nouveaux partis, mais entre peur et espoir ! »

Keir Starmer refuse de démissionner de son poste de Premier ministre

Le Premier ministre Keir Starmer reconnaît des résultats « sévères ». Mais refuse de démissionner. « Nous avons remporté une victoire écrasante en juillet 2024, et avons un mandat de cinq ans. Nous devons réinjecter l’espoir d’une vie meilleure. Je ne vais pas m’en aller et plonger le pays dans le chaos », assure le Premier ministre.

Le Parti travailliste a déjà reconnu sa défaite au Pays de Galles et en Écosse, avant le dépouillement.

RFI

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À la UneMonde

Élections en Israël : le faucon Bennett et le centriste Lapid, « Ensemble » pour détrôner Netanyahu

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

L’annonce de la fusion des partis de deux anciens Premiers ministres, Naftali Bennett et Yair Lapid n’a pas bouleversé les sondages d’opinion en Israël en vue des prochaines législatives qui doivent avoir lieu en octobre. En dépit de leur engagement à maintenir une politique sécuritaire et nationaliste très ferme, les deux leaders de l’opposition peinent à séduire les électeurs traditionnels de Benjamin Netanyahu.

Après l’annonce de la fusion de leurs partis respectifs au sein d’une nouvelle formation nommée « Behayad » (“Ensemble” en hébreu), Naftali Bennett et Yaïr Lapid se donnaient l’accolade, dimanche 26 avril, devant les caméras de télévision.

Avec cette annonce, les deux hommes lançaient la campagne électorale en vue des prochaines élections parlementaires qui doivent se tenir avant le 30 octobre 2026. Ils renouvelaient aussi leur alliance conclue pour les élections législatives de mars 2021 qui leur avait permis de détrôner brièvement Benjamin Netanyahu, qui occupait le poste de Premier ministre depuis 2009.

Le 13 juin 2021, Naftali Bennett avait pris les rênes de l’État hébreu à la tête d’une coalition hétéroclite de huit partis, dont un parti arabe israélien, le Ra’am (Liste arabe unie). Yaïr Lapid lui a succédé le 1er juillet 2022 avant que de nouvelles élections anticipées ne remettent Benjamin Netanyahu sur son trône, en décembre 2022. 

L’impact incertain d’une fusion

Selon des sondages, publiés peu après l’annonce des deux leaders d’opposition, la nouvelle formation « Beyahad » rassemblerait entre 25 et 28 députés sur 120. A peu près autant que le Likud de Netanyahu. Dans un sondage publié peu avant, Yesh Atid, la formation Yaïr Lapid était créditée de 21 sièges et celle de Bennett de 7 sièges.

Pour Dahlia Scheindlin, consultante politique américano-israélienne “cette alliance ne modifie pas sensiblement le paysage politique. De nombreux sondages publiés depuis l’annonce de cette fusion montrent qu’il n’y a pratiquement aucun changement dans le rapport de force entre l’opposition et la coalition au pouvoir. Je ne constate pas de changement majeur, du moins pas pour l’instant”, explique-t-elle.

Pour cette experte qui analyse élections et sondages en Israël depuis 25 ans, la fusion de partis pendant les campagnes électorales n’a que peu d’influence sur le vote. Le peu d’enthousiasme que suscite cette annonce s’explique sans doute aussi par la répétition d’une alliance opportuniste entre un nationaliste venu de la droite (Bennett) et un centriste libéral (Lapid), dans le seul but de renverser Netanyahu.

Denis Charbit, professeur de sciences-politiques à l’université ouverte d’Israël ajoute cependant qu’“il y a eu quand même un effet psychologique indéniable. Pour une fois l’agenda politique a été fixé par l’opposition et non pas par Netanyahu. On a tellement été habitué à ce que Netanyahu renaisse de ses cendres tel un phénix, qu’il était important de créer la surprise”.

Une opposition apeurée et frileuse ?

Pour tenter de convaincre à nouveau les Israéliens de voter pour l’alternance, les deux leaders de l’opposition ont martelé quelques principes destinés à rallier les voix des électeurs traditionnels de Netanyahu : “Nous défendrons le territoire de notre pays et ne céderons pas un pouce de terrain à l’ennemi”, ou encore “La création d’un État palestinien n’est pas à l’ordre du jour”.

Mais c’est une autre formule qui a retenu l’attention. “Nous refuserons de former un gouvernement avec des partis arabes non sionistes”, ont-il affirmé alors qu’il y a seulement cinq ans, Yaïr Lapid et Naftali Bennett avaient fait entrer au gouvernement israélien Mansour Abbas, le leader de la Liste arabe unie, une formation islamo-conservatrice forte de 4 députés, pour obtenir la majorité à la Knesset.

Pour Denis Charbit, “c’est sûr qu’on ne peut pas leur décerner la médaille du courage politique. Le courage politique aurait été de dire ‘nous avons travaillé avec un parti arabe, le parti Ra’am, et si le gouvernement n’a pas tenu 18 mois, ce n’est pas à cause de lui’. Mais il est vrai que le 7 octobre est passé par là.”

Le soutien des partis arabes israéliens indispensable à l’opposition

Yaïr Golan, le leader du Parti Démocrate, l’héritier du parti de Yitzhak Rabin, Shimon Peres et David Ben Gourion a critiqué cette prise de position qui exclurait d’une coalition d’opposition des partis que ne seraient pas “sionistes”. 

“Mansour Abbas est un partenaire légitime pour la formation d’un gouvernement”, a-t-il répondu sur X au ministre des finances suprémaciste Bezalel Smotrich pour qui “inclure un parti arabe dans un gouvernement est pire que le 7-Octobre”.

Pour Shanna Orlik, conseillère politique du parti Les Démocrates, “’il est évident pour nous, d’un point de vue idéologique autant que pratique, que le partenariat avec le parti de Mansour Abbas est une nécessité pour créer une stabilité, une alternative réelle et donner de l’espoir aux citoyens arabes.” 

“Personnellement, je suis choqué de voir que des partis qui ont été dans une coalition avec Mansour Abbas et avec qui ça s’est très bien passé, pour le bien être des citoyens israéliens, fassent marche arrière dans une démarche populiste” poursuit-elle.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au centre, s'entretient avec le député Mansour Abbas à la Knesset. A gauche, assis, Yaïr Lapid. A Jérusalem, le jeudi 30 juin 2022
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au centre, s’entretient avec le député Mansour Abbas à la Knesset. A gauche, assis, Yaïr Lapid. A Jérusalem, le jeudi 30 juin 2022. AP – Ariel Schalit

“Il est à peu près certain que la coalition d’opposition à Netanyahou ne réunira pas 61 députés sans les députés arabes” ajoute Denis Charbit. “Et donc ça veut dire qu’ils auront besoin de se dédire de leur promesse”. 

Plus grinçante, Dahlia Scheindlin estime que “si un Israélien pense qu’un homme politique israélien tient ses promesses faites avant les élections… alors vous connaissez le dicton : ‘Trompe moi une fois, honte à toi, mais trompe moi une deuxième fois, honte à moi’“

Tout sauf Bibi, mais à quel prix ?

Après trois ans de guerre quasi ininterrompue, Yaïr Lapid et Naftali Bennett ont lancé une campagne électorale qui est avant tout un référendum pour ou contre Netanyahu et ses ministres d’extrême droite qui veulent refonder l’Etat d’Israël sur un modèle illibéral et suprémaciste juif.

Le ministre de l'intérieur israélien Itamar Ben-Gvir, leader du parti kahaniste Force juive, porte un noeud coulant en pins, signifiant son soutien à la peine de mort pour les "terroristes palestinien
Le ministre de l’intérieur israélien Itamar Ben-Gvir, leader du parti kahaniste Force juive, porte un noeud coulant en pins, signifiant son soutien à la peine de mort pour les « terroristes palestiniens ». Le 15 avril 2026 à Jérusalem. ZUMA Press Wire via Reuters Conn – Matteo Placucci

Pour mettre sur pied une coalition qui soit en mesure de gouverner dans quelques mois, les deux hommes n’ont visiblement pas peur du mariage des contraires et des contradictions. 

En effet, Yaïr Lapid est le dernier Premier ministre israélien à s’être déclaré en faveur d’une solution à deux états à la tribune des Nations unies tandis que Naftali Bennett est un artisan de la colonisation de la Cisjordanie occupée. Le premier est fermement laïc, alors que le second ne répond pas au téléphone le samedi, shabbat oblige.

Si, aux yeux des différents courants de l’opposition en Israël, tout vaut mieux que “Bibi”, la viabilité de leur union pose question. Sur le fond, estime Dahlia Scheindlin doute qu' »à long terme, une politique d’expansionnisme nationaliste à grande échelle et de conquête territoriale puisse coexister avec les valeurs libérales”.

France 24

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À la UneProvince

Assemblée provinciale du Kongo Central : une commission spéciale mise en place avant tout vote sur les poursuites contre Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

L’Assemblée provinciale du Kongo Central a consacré sa plénière du jeudi 7 mai à l’examen du réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation visant le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo.

Présidée par Victor Nsuami Mpaka, la séance s’est clôturée sans vote sur l’autorisation des poursuites judiciaires. Les députés provinciaux ont plutôt décidé de mettre en place une commission spéciale et temporaire chargée d’analyser le dossier conformément à l’article 43 du règlement intérieur.

Cette commission est composée des députés Mayiza, Moyo, Matoko, Kisilu, Mavungu, Landu et Atou Matubuana. Elle réunit des représentants des différents groupes parlementaires, du comité des sages ainsi que le président de la commission politique, administrative et juridique.

Le rapporteur adjoint Guylain Panzu Tsasa Mangovo a expliqué que le bureau de l’Assemblée avait préalablement examiné la question avant son inscription à l’ordre du jour.

Au cours de la plénière, le réquisitoire du Procureur général a été lu devant le gouverneur Bilolo, qui a apporté une brève réponse. La commission pourra désormais procéder à de nouvelles auditions, aussi bien du gouverneur que d’un représentant du parquet général près la Cour de cassation.

Les travaux de cette structure ont débuté ce vendredi 8 mai et devraient s’achever samedi 9 mai. Le rapport final sera ensuite présenté en plénière le lundi 11 mai, date à laquelle les élus devront finalement se prononcer sur l’autorisation ou non des poursuites judiciaires contre le chef de l’exécutif provincial.

« Aucun vote ne pouvait avoir lieu aujourd’hui sans respecter chaque étape de la procédure », a insisté l’honorable Panzu Tsasa.

Les discussions ont toutefois mis en évidence des divergences au sein de l’Assemblée provinciale, laissant entrevoir un vote décisif pour l’avenir politique et institutionnel du Kongo Central.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Eurobond « Mbote » : Félix Tshisekedi exige rigueur et résultats dans la gestion des 1,25 milliard USD

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

À peine la République démocratique du Congo a-t-elle réussi sa première émission d’eurobond sur les marchés internationaux que le président Félix Tshisekedi fixe déjà les exigences de gouvernance autour des fonds mobilisés.

Lors de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres du 15 avril, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente des 1,25 milliard de dollars levés à travers l’eurobond baptisé « Mbote ». Selon lui, cette opération financière, largement sursouscrite, représente avant tout un engagement de crédibilité envers les investisseurs internationaux.

« Ce à quoi les marchés ont souscrit, ce n’est pas seulement une obligation financière, mais une promesse : celle d’un État gouverné avec ordre, prévoyance et responsabilité », a déclaré le président congolais.

Pour garantir un suivi strict des ressources mobilisées, Félix Tshisekedi a demandé à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka de mettre sur pied une commission interinstitutionnelle chargée de superviser l’exécution des investissements financés par cet emprunt. Cette structure devra associer les ministères du Plan, des Finances, les secteurs concernés ainsi que des représentants de la présidence.

Le chef de l’État a également exigé une « traçabilité irréprochable » des fonds. Le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a été chargé d’instaurer un mécanisme de suivi structuré et accessible, tandis que l’Inspection générale des finances assurera des contrôles annuels de conformité. La Cour des comptes devra, de son côté, transmettre au Parlement des rapports détaillés sur l’exécution de l’emprunt.

Le gouvernement produira également un rapport trimestriel détaillant l’état d’avancement des projets, les montants engagés ainsi que les éventuels écarts observés.

Parmi les projets retenus figurent plusieurs infrastructures jugées stratégiques dans le cadre du Programme national stratégique de développement 2024-2028. Le portefeuille comprend notamment la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport international de N’djili, la réhabilitation de 750 kilomètres de route entre Kisangani et Beni, ainsi que 300 kilomètres de voiries urbaines et une rocade moderne à Kinshasa.

Le secteur énergétique bénéficiera également d’investissements majeurs, notamment avec une ligne de transmission électrique entre la Zambie et la ceinture cuprifère congolaise, ainsi que le projet hydroélectrique de Katende destiné à renforcer l’accès à l’électricité dans le Kasaï-Central.

Enfin, une partie des ressources sera orientée vers le capital humain à travers la création de centres de formation professionnelle à Kinshasa, Kisangani, Mbuji-Mayi et Lubumbashi, afin d’adapter les compétences des jeunes aux besoins du marché du travail.

À travers cette stratégie, les autorités congolaises entendent démontrer que l’endettement public peut devenir un levier de croissance lorsqu’il finance des projets productifs et générateurs de richesse.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : le procès du général Philémon Yav met en lumière les profondes tensions au sein des FARDC

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

Le procès du lieutenant-général Philémon Yav Irung continue de susciter de vives réactions dans les milieux politiques, militaires et judiciaires en République démocratique du Congo. Jugé devant la Haute Cour militaire pour trahison et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, l’ancien commandant de la 3ᵉ Zone de défense se retrouve au centre d’un dossier hautement sensible dans un contexte marqué par la guerre persistante dans l’Est du pays.

Lors de l’audience tenue à Kinshasa, le parquet général militaire a requis la servitude pénale à perpétuité pour les faits de trahison, tout en demandant à la Cour de prendre en compte des circonstances atténuantes liées à la délinquance primaire de l’officier supérieur. Le ministère public a également sollicité une peine de vingt ans de prison pour l’infraction d’incitation des militaires à des actes contraires au devoir et à la discipline.

Mais au-delà des accusations portées contre lui, cette affaire révèle les profondes fractures qui traversent l’appareil sécuritaire congolais depuis plusieurs années. Autour du général Philémon Yav, plusieurs voix dénoncent un dossier à forte dimension politique et stratégique.

Son avocat, Carl Ngwapitshi, estime notamment que les charges retenues contre son client sont « insoutenables en droit ». Selon lui, l’ancien commandant de la 3ᵉ Zone de défense aurait plutôt été victime de rivalités internes au sein de certains cercles influents de la hiérarchie militaire.

L’avocat soutient que le général Yav faisait partie des officiers qui tentaient de contenir l’avancée des groupes armés dans l’Est avant son rappel à Kinshasa. Il affirme que son arrestation aurait contribué à fragiliser certains dispositifs militaires dans le Nord-Kivu à un moment particulièrement critique de la guerre contre l’AFC/M23.

Autour de ce procès, plusieurs analyses évoquent également des luttes d’influence internes ayant marqué les FARDC entre 2022 et 2025. Des sources sécuritaires et politiques parlent de réseaux de pouvoir cherchant à renforcer leur contrôle sur l’appareil militaire à travers des mécanismes de clientélisme et de loyautés parallèles.

Selon cette lecture, plusieurs officiers arrêtés ces dernières années auraient parfois été accusés de complot, de collusion avec l’ennemi ou de détournements dans un contexte mêlant rivalités personnelles, repositionnements stratégiques et règlements de comptes internes.

Ces tensions auraient progressivement contribué à affaiblir le fonctionnement opérationnel des FARDC, déjà confrontées à une situation sécuritaire extrêmement complexe dans l’Est du pays. Le récent rapport parlementaire sur l’état sécuritaire de la RDC avait d’ailleurs pointé plusieurs dysfonctionnements dans la conduite des opérations militaires, notamment en matière de commandement, de coordination et de gestion logistique.

Alors que la Haute Cour militaire n’a pas encore rendu son verdict, le dossier Philémon Yav apparaît déjà comme l’un des procès militaires les plus sensibles de ces dernières années en RDC. Une affaire qui dépasse désormais le seul cadre judiciaire et qui remet au centre du débat les fractures internes, les luttes d’influence et les défis structurels auxquels fait face l’armée congolaise dans un contexte de guerre prolongée.

Par Marius Bopenga
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