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À la Une

À la UneAfrique

Sénégal: Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo nommé Premier ministre après le limogeage d’Ousmane Sonko

by admin9775 26 mai 2026
written by admin9775

Ahmadou Al Aminou Mohamed Lo est le nouveau Premier ministre du Sénégal. Trois jours après le limogeage d’Ousmane Sonko, cet économiste de 60 ans a été nommé chef du gouvernement, dans la soirée du lundi 25 mai 2026. Spécialiste de la macroéconomie, de la régulation bancaire, des marchés financiers et de la finance islamique, il est membre du gouvernement depuis avril 2024.

Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, deux anciens compagnons de route se sont séparés après plusieurs mois de tensions.

La rupture entre les deux hommes est survenue alors que la situation financière du pays ouest-africain est plombée par son énorme dette, 132 % du PIB. Le traitement de cette dette est un des points de divergences entre les deux hommes. Le président Faye souhaite discuter avec le FMI d’un nouveau programme d’aide, le Premier ministre Sonko vantant une approche souverainiste.

Empêché de se présenter à la présidentielle en raison d’une condamnation pour diffamation, Ousmane Sonko avait désigné son bras droit, Bassirou Diomaye Faye, pour le remplacer dans la course mais des divergences sont apparues entre eux.

Avec sa rhétorique panafricaniste, Ousmane Sonko avait suscité l’engouement des jeunes Sénégalais, après des mois d’un bras de fer avec le pouvoir de Macky Sall, président de 2012 à 2024, qui avait violemment réprimé des manifestations contre lui et contre la possibilité qu’il brigue un troisième mandat.

À leur arrivée au pouvoir en 2024, les nouvelles autorités ont accusé le pouvoir de l’ex-président Sall d’avoir caché une partie de la dette, entraînant la suspension d’un programme d’aide du Fonds monétaire international (FMI) de 1,8 milliard de dollars.

France24

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À la UneProvince

Est de la RDC : avancées militaires à Walikale, tensions sécuritaires et inquiétudes pour des élèves bloqués à la frontière

by admin9775 25 mai 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire demeure tendue dans l’est de la République démocratique du Congo, entre affrontements armés au Nord-Kivu, incidents sécuritaires et préoccupations humanitaires.

Dans le territoire de Walikale, l’agglomération d’Ihula, située dans le groupement Kisimba, est passée sous contrôle des FARDC et des combattants Wazalendo dans la nuit du samedi au dimanche 24 mai, après de violents affrontements contre les rebelles de l’AFC/M23.

Selon des sources locales, les rebelles auraient lancé une offensive contre plusieurs positions militaires avant d’être repoussés jusqu’à Ihula. Le bilan provisoire fait état de deux civils tués et d’importants déplacements de populations vers Kalembe et d’autres zones jugées plus sûres.

Considérée comme une position stratégique à la frontière entre Walikale, Masisi et Rutshuru, Ihula constituait un point d’appui important pour les rebelles dans cette partie du Nord-Kivu.

Par ailleurs, à Kisangani, deux drones ont visé dimanche les environs de l’aéroport international de Bangoka. Selon plusieurs sources locales, les engins ont été neutralisés avant d’atteindre leurs cibles, limitant les dégâts à quelques dommages matériels. Des vols ont néanmoins été annulés par mesure de précaution, alors que les autorités poursuivent leurs investigations.

Sur le plan humanitaire, plus de 500 élèves congolais vivant à Gisenyi, au Rwanda, restent bloqués à la frontière avec Goma dans un contexte de restrictions liées à la vigilance sanitaire autour d’Ebola.

Selon des parents, plusieurs enfants risquent de manquer des examens importants prévus dans les prochaines semaines, notamment l’ENAFEP, le TENASOSP et l’Exetat. Les familles appellent les autorités congolaises et rwandaises à trouver rapidement une solution afin de préserver le parcours scolaire des élèves concernés.

Dans ce contexte déjà fragile, un atelier destiné aux femmes et veuves d’éco-gardes du parc des Virunga a également été touché dimanche par une frappe de drone près de Rumangabo, dans le territoire de Rutshuru. Aucun décès n’a été signalé, mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés.

Ces nouveaux développements illustrent la persistance des défis sécuritaires et humanitaires dans l’est de la RDC, où tensions armées et crises civiles continuent de se superposer.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

RDC : le mouvement de Joseph Kabila salue la coalition C64 mais appelle l’opposition à aller plus loin contre le pouvoir

by admin9775 25 mai 2026
written by admin9775

Le mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ancien président Joseph Kabila, a salué la création à Kinshasa de la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), qui rassemble plusieurs figures de l’opposition congolaise, notamment Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Delly Sessanga ainsi que d’autres responsables politiques restés au pays.

Cette plateforme politique et sociale, active depuis l’exil, estime que cette nouvelle dynamique rejoint une ligne qu’elle affirme défendre depuis plusieurs mois : le recours à l’article 64 de la Constitution comme réponse à ce qu’elle considère comme des dérives dans la gouvernance actuelle.

Dans une déclaration, le mouvement indique se réjouir de voir « les partis politiques de l’opposition ainsi que les organisations et forces sociales réunis au sein de cette plateforme rejoindre enfin la position qu’il défend depuis près d’une année », considérant l’application de l’article 64 comme « une exigence existentielle pour la Nation ».

Toutefois, Sauvons la RDC estime que la seule défense de l’ordre constitutionnel ne suffit pas. La plateforme appelle les opposants à élargir leur combat au-delà du rejet d’un éventuel changement constitutionnel.

Selon elle, les initiatives visant une modification de la Constitution, une éventuelle prolongation du mandat présidentiel au-delà de 2028 ou encore l’hypothèse d’un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi constituent certes « un combat noble et légitime », mais elles ne représenteraient qu’une partie d’un problème plus profond.

« Le mal est profond. Il ne saurait être combattu par des demi-mesures », soutient le mouvement.

Lors du lancement officiel de la coalition C64 au Centre culturel Boboto à Kinshasa, plusieurs leaders de l’opposition avaient déjà donné le ton. Devant leurs militants, ils avaient lancé un compte à rebours symbolique des jours restants avant la prochaine élection présidentielle, tout en dénonçant la proposition de loi référendaire actuellement examinée au Parlement.

Pour ces opposants, ce texte pourrait ouvrir la voie à une modification de certains équilibres constitutionnels qu’ils jugent fondamentaux.

Dans ce contexte, Jean-Marc Kabund-a-Kabund a récemment durci davantage son discours à l’égard du chef de l’État. Intervenant publiquement, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a accusé Félix Tshisekedi d’avoir déjà franchi, selon lui, une ligne constitutionnelle en tenant des propos critiques envers l’actuelle Constitution.

Kabund estime que le président de la République, en sa qualité de garant de la Constitution, ne peut publiquement remettre en cause le texte fondamental sans engager sa responsabilité politique et institutionnelle.

L’opposant affirme vouloir détailler prochainement ce qu’il considère comme plusieurs violations constitutionnelles attribuées au pouvoir en place.

Alors que le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle prend une place grandissante dans la vie politique congolaise, les positions se durcissent progressivement entre la majorité présidentielle et une opposition qui tente désormais d’unifier ses forces autour de la défense de l’ordre constitutionnel.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Ligue des champions CAF: le Mamelodi Sundowns remporte la compétition face à l’AS FAR Rabat

by admin9775 25 mai 2026
written by admin9775

Victorieux (1-0) à Pretoria lors du match aller, les Sud-africains du Mamelodi Sundowns ont décroché un nul (1-1) ce dimanche 24 mai au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat face à l’AS FAR lors de la rencontre retour. Ce résultat suffit au bonheur des hommes de Miguel Cardoso qui décrochent la Ligue des champions africaine pour la deuxième fois de leur histoire après 2016.

Les « Brésiliens » soulèvent le trophée continental une décennie plus tard. Dans une rencontre tendue et hachée, marquée par d’âpres duels, les Sud-africains du Mamelodi ont résisté à la pression marocaine pour décrocher un match nul synonyme de titre après leur succès de l’aller. Lors du premier acte le week-end dernier, leur adversaire du soir, l’AS FAR Rabat n’avait pas montré grand-chose, se contentant de défendre en limitant les offensives sud-africaines. Mais ce n’était pas le même match ce soir au Maroc, les « Militaires » ont pressé haut et fort pour tenter de rattraper leur retard. Les Brésiliens, souvent pris à la gorge, ont résisté.

L’AS FAR Rabat s’est relâché juste avant la pause

Les deux équipes, crispées par l’enjeu, ont laissé éclater leur tension lors des premières minutes. Brayan Léon Muniz et Marouane Louadni ont occupés d’un carton jaune dès la 3e minute à cause d’une échauffourée qui trouve son origine dans un tacle trop appuyé du Colombien sur le défenseur central marocain. Beaucoup de gestes assez limites mais peu d’occasions. Le capitaine marocain Mohamed Rabbie Hrimat n’a pas pu redresser le cuir et n’a pas cadré sa reprise de volée au niveau du point de penalty (16e) tandis que l’attaquant du Sundowns Tashreeq a déclenché une lourde frappe aux trente mètres qui n’est pas passé loin du cadre (24e).

Les joueurs de l’AS FAR Rabat, qui ont beaucoup plongé dans la surface pour influencer l’arbitre afin d’obtenir un pénalty, ont obtenu ce qu’ils voulaient lorsque Divine Lunga, en voulant dégager, à taper dans la cuisse d’un Reda Slim malin. Appelé par le VAR, l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan à désigné le point de penalty et c’est le capitaine Hrimat qui l’a transformé pour faire chavirer le public de Rabat (1-0, 40e). Mais les Marocains se sont relâchés et après une première alerte et une parade d’Ahmed Reda Tagnaouti sur une reprise de Muniz (43e), Teboho Mokoena a superbement égalisé sur une reprise de volée imparable (1-1, 45e7). Avec ce précieux but à l’extérieur, les Brésiliens ont fait un grand pas vers le trophée.

Hrimat rate le pénalty de l’espoir en seconde période

Dos au mur, l’AS FAR a bien tenté de revenir mais le bloc bas sud-africain s’est montré hermétique. Le portier Ronwen Williams s’est pourtant troué en relâchant un ballon sur une frappe d’Ahmed Hammoudan et Fahli qui rôdait par-là, a été ensuite bousculé par le gardien sud-africain. Pénalty accordé par l’arbitre après vérification à l’aide de la VAR et c’est Hrimat qui s’est élancé pour le frapper. Mais Williams s’est rattrapé en stoppant la frappe du milieu marocain d’une main ferme (77e). Le tournant du match sans aucun doute puisqu’un doublé d’Hrimat aurait pu redonner espoirs à l’AS FAR. Les Marocains, obligés de marquer deux buts dans le dernier quart d’heure de la rencontre, ne s’en remettront plus.

Le Mamelodi Sundowns, finaliste malheureux l’année dernière face au Pyramids FC, remporte la Ligue des champions de la CAF pour la seconde fois après 2016 et continue d’écrire l’histoire.

RFI

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À la UneSanté

Ebola en RDC : la 17ᵉ épidémie s’accélère, l’Ituri sous forte pression sanitaire après de nouveaux cas et l’évasion de patients à Mongbwalu

by admin9775 25 mai 2026
written by admin9775

La 17ᵉ épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo poursuit sa progression à un rythme préoccupant. Dans son dernier rapport de situation publié dimanche 24 mai, le gouvernement congolais fait état d’une augmentation rapide du nombre de cas, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sanitaires majeurs dans l’Est du pays.

Selon les données officielles arrêtées au 23 mai, le cumul national atteint désormais 101 cas confirmés d’Ebola. Dix nouveaux cas ont été enregistrés en l’espace de vingt-quatre heures, dont neuf dans la zone de santé de Mongbwalu, en Ituri, et un autre à Katwa, dans la province du Nord-Kivu.

Le bilan humain continue également de s’alourdir. Les autorités sanitaires comptabilisent à ce stade 10 décès confirmés liés au virus, tandis que 904 cas suspects et 119 décès suspects restent en cours d’investigation dans les différentes zones touchées.

L’Ituri demeure l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Les zones de santé de Rwampara, Bunia et Mongbwalu concentrent actuellement la majorité des cas enregistrés, renforçant les inquiétudes sur une éventuelle accélération de la propagation dans plusieurs territoires de l’Est du pays.

Au-delà des chiffres, les capacités de surveillance sanitaire suscitent de vives préoccupations. Les équipes de riposte signalent qu’à peine 20 % des personnes identifiées comme contacts à risque font effectivement l’objet d’un suivi régulier.

Au total, 1 394 contacts identifiés n’auraient pas encore pu être localisés ou suivis par les équipes sanitaires, compliquant davantage les efforts visant à interrompre les chaînes de transmission.

La situation a pris une tournure encore plus préoccupante après un incident survenu dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 mai à l’Hôpital général de Mongbwalu, territoire de Djugu, en Ituri.

Selon plusieurs sources sanitaires locales, un incendie ayant détruit une tente d’isolement destinée aux patients atteints d’Ebola a provoqué un mouvement de panique généralisé.

Dans la confusion, 18 personnes présentant des signes compatibles avec Ebola ou prises en charge dans le dispositif d’isolement auraient quitté le centre médical avant d’être localisées à nouveau.

Des sources locales indiquent que plusieurs de ces personnes se seraient dispersées dans la communauté, suscitant de nouvelles inquiétudes quant au risque d’accélération de la transmission.

Les circonstances exactes de l’incendie restent encore à établir. Des sources locales évoquent l’intervention de personnes non identifiées.

Mongbwalu apparaît aujourd’hui comme l’un des principaux foyers de cette 17ᵉ épidémie, dans une région déjà fragilisée par l’insécurité persistante, les déplacements de populations et les difficultés d’accès aux soins.

À ce stade, les autorités sanitaires poursuivent les opérations de surveillance épidémiologique, d’identification des cas contacts et de renforcement des capacités de prise en charge.

Depuis la découverte du virus Ebola en RDC en 1976, le pays a développé une expertise reconnue dans la gestion des flambées épidémiques. Toutefois, cette nouvelle épidémie intervient dans un contexte particulièrement complexe, où les défis sécuritaires et humanitaires pourraient compliquer davantage la riposte sanitaire.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneMonde

Ukraine: au moins un mort dans d’intenses bombardements russes sur Kiev

by admin9775 24 mai 2026
written by admin9775

La capitale ukrainienne a été violemment bombardée par l’armée russe dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. Quelques heures auparavant, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et l’ambassade des États-Unis à Kiev s’étaient inquiétés de la possibilité d’une attaque russe imminente et de grande ampleur tandis que Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire à la frappe de drones ukrainiens sur des bâtiments éducatifs de la région de Lougansk occupée par Moscou, dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai.

Quelques jours après une attaque ukrainienne meurtrière contre un lycée dans une région occupée par la Russie pour laquelle le président russe Vladimir Poutine avait promis une riposte militaire, d’intenses bombardements ont frappé Kiev, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 mai. 

Selon notre correspondant dans la capitale ukrainienne, Lucas Lazo, une dizaine d’explosions très puissantes ont retenti sur les coups de 1h du matin, avant que de nouvelles vagues frappent la ville depuis la terre, les airs et la mer Noire. Des journalistes de l’AFP ont également aperçu des balles traçantes fendre le ciel noir et ont entendu des tirs de mitrailleuse tentant vraisemblablement d’abattre un drone vrombissant au-dessus du centre-ville. Dans les abris du métro, la lassitude était visible sur les visages des Ukrainiens, rapporte notre correspondant.

L’armée ukrainienne a de son côté annoncé, sur Telegram, que la capitale faisait l’objet « d’une attaque massive de missiles ennemis ». Une alerte aérienne a été déclenchée dans toute l’Ukraine. L’attaque contre la capitale mobilise « des missiles de divers types et des drones », a indiqué l’armée ukrainienne.

Des incendies étaient toujours en cours dans certains quartiers résidentiels et industriels, dans la matinée du dimanche. Des familles étaient toujours bloquées dans l’abri d’une école du centre-ville dont l’ouverture s’est effondrée. 

Ces attaques nocturnes de missiles et de drones ont fait au moins un mort et 13 blessés, dont sept ont été hospitalisés, a écrit sur Telegram le maire de la capitale, Vitali Klitschko, selon qui une école a également été touchée dans le quartier de Shevchenkivsky. Une frappe « à proximité » d’un autre établissement scolaire a entraîné le blocage, par des débris, de l’entrée d’un abri où sont réfugiés des habitants, a enfin précisé celui-ci.

« Des signes de préparation pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien »

Quelques heures plus tôt, le président ukrainien et l’ambassade des États-Unis à Kiev s’étaient inquiétés de la possibilité d’une attaque russe imminente et massive contre le pays. « Nous voyons des signes de préparation pour une frappe combinée sur le territoire ukrainien, y compris Kiev, impliquant divers types d’armes », notamment le missile Orechnik de portée intermédiaire et particulièrement difficile à intercepter, avait notamment déclaré Volodymyr Zelensky, appelant la population à « agir avec responsabilité » et à se rendre dans les abris en cas d’alerte. L’ambassade américaine à Kiev avait également « reçu des informations concernant une attaque aérienne potentiellement importante qui pourrait survenir à tout moment », selon un communiqué publié sur son site internet.

L’armée russe a déployé l’Orechnik, son missile hypersonique à capacité nucléaire le plus récent, l’année dernière en Biélorussie, pays allié de Moscou qui partage une frontière avec trois États membres de l’Otan et de l’Union européenne – la Pologne, la Lituanie et la Lettonie – ainsi qu’avec l’Ukraine. Moscou a déjà employé l’Orechnik à deux reprises depuis le début de son invasion de l’Ukraine en février 2022.

Le président russe Vladimir Poutine avait promis une réponse militaire après une frappe de drones ukrainiens dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai sur des bâtiments éducatifs de Starobilsk, dans la région ukrainienne de Lougansk (est) occupée par Moscou. L’attaque a fait au moins 18 morts et plus de 40 blessés.

Kiev a démenti avoir visé des cibles civiles et a affirmé avoir frappé une unité russe de drones stationnée dans la région.

RFI

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À la UneMonde

États-Unis : un homme armé abattu après une fusillade près de la Maison Blanche, un passant grièvement blessé

by admin9775 24 mai 2026
written by admin9775

Un grave incident sécuritaire s’est produit samedi 23 mai à proximité immédiate de la Maison Blanche, à Washington. Un homme armé a été abattu par les agents des services secrets américains après avoir ouvert le feu contre un point de contrôle de sécurité situé près du complexe présidentiel américain.

Selon les premiers éléments communiqués par les autorités américaines, l’incident s’est produit peu avant 18 heures (heure locale), à proximité de l’intersection entre 17th Street Northwest et Pennsylvania Avenue, non loin de la Maison Blanche. D’après le Service secret américain, le suspect aurait sorti une arme de son sac avant de tirer en direction des agents en poste. Les forces de sécurité ont immédiatement riposté. L’homme, touché par les tirs, a été transporté à l’hôpital où son décès a ensuite été constaté.

Les autorités ont indiqué qu’un passant a également été atteint par balle durant l’échange de tirs. Son état est jugé critique selon plusieurs médias américains. Les enquêteurs tentent encore d’établir si cette personne a été blessée par les tirs initiaux du suspect ou lors de la riposte des forces de sécurité.

Le président américain Donald Trump se trouvait dans la résidence présidentielle au moment des faits. Les autorités précisent qu’il n’a pas été exposé au danger direct et qu’aucun agent des services secrets n’a été blessé.

Plusieurs journalistes présents sur le site ont rapporté avoir entendu une importante série de détonations. Les équipes de presse présentes aux abords de la Maison Blanche ont été rapidement confinées dans la salle de presse durant près de quarante minutes, pendant que les agents sécurisaient le périmètre.

Selon plusieurs médias américains, le suspect a été identifié comme Nasire Best, 21 ans. Des sources policières indiquent qu’il était déjà connu des services secrets après plusieurs incidents survenus en 2025 près du complexe présidentiel. Des documents judiciaires mentionnent également des antécédents liés à des troubles du comportement et plusieurs violations d’interdictions d’accès aux abords de la Maison Blanche.

Le FBI participe désormais à l’enquête afin d’établir les circonstances exactes de cet événement qui intervient dans un contexte de vigilance sécuritaire renforcée autour des institutions fédérales américaines.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola: dix pays africains risquent d’être touchés par l’épidémie, avertit l’Africa CDC

by admin9775 24 mai 2026
written by admin9775

Dix pays africains risquent d’être touchés par le virus Ebola, en plus de la République démocratique du Congo – épicentre de l’épidémie et de l’Ouganda, a mis en garde samedi 23 mai 2026 l’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC).

L’Africa CDC a pris la parole, samedi 23 mai, lors d’une conférence de presse consacrée à la situation sanitaire en Afrique face à l’épidémie d’Ebola. À Kampala, en Ouganda, le président de l’organisation, Jean Kaseya, a prévenu : « Nous avons dix pays à risque ».

Dans le détail, ces pays sont le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Congo-Brazzaville, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie. Tous, à l’exception de l’Éthiopie, sont limitrophes de la République démocratique du Congo et/ou de l’Ouganda, déjà touchés.

En RDC, on compte désormais 867 cas suspects et 204 décès probablement causés par la maladie, selon un dernier bilan publié dans la soirée du samedi 23 mai par le ministère congolais de la Santé. Vendredi 22 mai, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait, elle, rehaussé le niveau d’alerte sanitaire à « très élevé » dans le pays, tandis que plusieurs de ses voisins comme l’Ouganda et le Rwanda avaient pris des mesures de restrictions de voyage avec le territoire congolais. Cette épidémie d’Ebola, la 17e qui touche le pays, « est la deuxième plus importante que nous connaissons au monde en termes de nombre de cas après celle survenue en Afrique de l’Ouest. Lorsque cette épidémie a été déclarée, nous comptions déjà plus de 200 cas suspects : cela montre que l’ampleur de cette flambée est énorme », a également affirmé Jean Kaseya, pour qui « une réponse coordonnée urgente est essentielle ».

319 millions de dollars nécessaires pour répondre à cette épidémie

En Ouganda, le ministère de la Santé a lui indiqué, samedi 23 mai, que trois nouveaux cas du virus ont été confirmés, « ce qui porte le nombre total à cinq » cas. D’après les autorités sanitaires, les malades sont « un chauffeur ougandais qui transportait le premier cas confirmé dans le pays », ainsi qu’une « professionnelle de santé qui a été contaminée lors de soins » prodigués sur cette même personne. Ces deux personnes sont actuellement sous traitement. Le dernier cas est une Congolaise arrivée en Ouganda par avion.

Selon notre correspondante à Kigali, Lucie Mouillaud, les ministères de la Santé ougandais, congolais et sud-soudanais ont adopté une feuille de route conjointe portant notamment sur le renforcement de la surveillance transfrontalière et des systèmes d’alerte, l’harmonisation des contrôles aux points d’entrées et du suivi de la mobilité des personnes, ainsi que la consolidation de la coordination régionale et de la gestion des incidents. « Nous mettons en place une seule équipe, un seul plan, un seul budget et un seul modèle de mise en œuvre, le tout placé sous la supervision de l’Équipe continentale d’assistance à la gestion des incidents (IMST) », s’est félicité à ce propos Jean Kaseya.

L’Africa CDC affirme que 319 millions de dollars sont nécessaires pour répondre aux besoins liés à cette épidémie d’Ebola, en majorité pour la RDC et l’Ouganda, mais aussi pour les pays à risque. Jean Kaseya a ajouté que 230 millions de promesses de financements ont déjà été enregistrés.

Ebola provoque une fièvre hémorragique meurtrière mais le virus, qui a fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des 50 dernières années, est moins contagieux que le Covid-19 ou la rougeole. En l’absence de vaccin et de traitement homologué contre la souche Bundibugyo du virus responsable de la flambée actuelle, les mesures pour tenter d’endiguer sa propagation reposent essentiellement sur le respect des mesures barrières et la détection rapide des cas

RFI

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À la UneSport

Mondial 2026: la Maison Blanche veut imposer un isolement à la sélection congolaise en raison du virus Ebola

by admin9775 23 mai 2026
written by admin9775

Afin de disputer la Coupe du monde aux États-Unis, les Léopards de la République Démocratique du Congo devront s’isoler dans une « bulle » pendant 21 jours pour éviter la propagation du virus Ebola a annoncé la Maison Blanche vendredi 21 mai.

Andrew Giuliani, patron de l’équipe de la Maison Blanche chargée de la Coupe du monde, a annoncé à ESPN vouloir mettre en place des mesures sanitaires afin de diminuer le risque d’une contamination du virus Ebola : « Nous avons été très clairs avec le Congo : ils doivent maintenir l’intégrité de leur bulle pendant 21 jours avant de pouvoir venir à Houston le 11 juin ».

L’équipe de Sébastien Desabre, actuellement en stage de préparation en Belgique, devait donc se placer à l’isolement dès vendredi afin de respecter ces restrictions : « Si d’autres personnes viennent rejoindre la sélection, elles doivent avoir une belle distincte de celle de l’équipe » a poursuivi Giuliani. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une alerte sanitaire internationale pour faire face à l’épidémie d’Ebola qui fait rage dans l’est de la RDC avec 82 cas confirmés dont sept décès et 750 cas suspects.

La sélection va continuer sa préparation pour le mondial comme prévu

La sélection congolaise a annoncé ce samedi via un porte-parole, qu’elle n’allait pas changer son programme et devrait bien affronter le Danemark à Liège le 3 juin puis face au Chili à Cadix le 9 juin en matchs de préparation. Pour rappel, les Léopards se trouvent dans le groupe K du mondial en compagnie de la Colombie, l’Ouzbékistan et le Portugal. 

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À la UneProvince

Nord-Kivu : violents affrontements autour de Rubaya, le Wazalendo affirme gagner du terrain face à l’AFC/M23

by admin9775 23 mai 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire demeure particulièrement tendue dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où de nouveaux affrontements opposent depuis plusieurs jours les combattants Wazalendo à la coalition rebelle AFC/M23, dans une zone stratégique marquée par d’importants enjeux sécuritaires et miniers.

Selon plusieurs sources locales concordantes, les combats se sont intensifiés après des tentatives d’avancée des rebelles vers certaines zones des territoires de Masisi et Walikale. Des acteurs locaux affirment que les combattants Wazalendo ont repris le contrôle de plusieurs positions dans le secteur de Katoyi ainsi que dans certaines localités environnantes.

D’après des informations recueillies sur le terrain, le secteur de Katoyi comprend plusieurs groupements, notamment Kibabi II, Nyamaboko II, Ufamando, Kambule, Lwindi et Nyalipe. Des localités comme Karoba, Bukumbiriri, Muho et Lutingita figureraient également parmi les zones passées sous contrôle des groupes d’autodéfense alliés aux forces progouvernementales.

Cette progression rapprocherait désormais les combattants Wazalendo des environs de Rubaya, importante cité minière du territoire de Masisi, située dans une région stratégique pour l’exploitation des ressources minières.

Selon plusieurs témoignages locaux, une forte inquiétude est perceptible parmi les habitants de Rubaya. Des mouvements de population et une montée des tensions auraient été observés ces dernières heures.

« La situation reste très tendue. Les combats se rapprochent progressivement », rapporte un habitant joint sur place.

Parallèlement, de nouveaux affrontements ont été signalés sur la colline de Bisunzu, position stratégique dominant la zone de Kinigi. Ces combats interviennent dans un contexte d’accusations réciproques autour du respect du cessez-le-feu entre les parties engagées.

Des sources sécuritaires locales accusent notamment les rebelles du M23 d’avoir lancé de nouvelles offensives contre certaines positions tenues par les Wazalendo ces derniers jours, des attaques qui auraient été repoussées après plusieurs heures de combats.

Selon différentes sources communautaires, plusieurs regroupements du territoire de Masisi resteraient aujourd’hui disputés, confirmant la forte volatilité du contrôle territorial dans cette partie de l’Est de la République démocratique du Congo.

Des mouvements de renforts militaires auraient également été observés dans les environs de Rubaya. Plusieurs témoignages font état d’arrivées de nouveaux combattants destinés à renforcer les positions rebelles face à la pression exercée sur les lignes de front.

Au-delà de la dimension militaire, plusieurs analystes sécuritaires et économiques rappellent que les zones de Rubaya et de Twangiza occupent une place centrale dans les dynamiques du conflit en raison de leur importance minière stratégique.

Les ressources extraites dans ces régions figurent depuis plusieurs années parmi les facteurs alimentant les tensions armées dans l’Est de la RDC, où les affrontements impliquant groupes armés locaux, mouvements rebelles et forces régulières continuent d’aggraver une crise sécuritaire et humanitaire persistante.

À ce stade, aucun bilan officiel consolidé des récents affrontements n’a encore été communiqué par les autorités compétentes.

Par Marius Bopenga
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