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À la Une

À la UneCommunications politiquesPolitique

Levée d’immunité de Joseph Kabila : Moïse Katumbi dénonce une « démarche dangereuse »

by admin9775 15 mai 2025
written by admin9775

Alors que le Sénat congolais examine ce jeudi la demande de levée d’immunité de l’ancien président Joseph Kabila, l’opposant Moïse Katumbi a exprimé une vive inquiétude face à ce qu’il qualifie de « démarche dangereuse et irresponsable ».

Dans un entretien accordé au journaliste Stanis Bujakera, le président d’Ensemble pour la République a mis en garde contre les conséquences d’une telle initiative, qui intervient dans un contexte national tendu, marqué par l’insécurité persistante dans l’Est du pays et des tensions sociales grandissantes.

« Cette initiative risque d’exacerber les divisions et de fragiliser davantage la cohésion nationale », a prévenu Moïse Katumbi.

Un contournement de la loi ?

Selon l’ancien gouverneur du Katanga, la tentative de lever les immunités parlementaires du sénateur à vie Joseph Kabila, sans l’accord du Congrès, contrevient aux prescriptions légales en vigueur.

« La tentative de lever les immunités parlementaires du président honoraire Joseph Kabila, au mépris des dispositions légales exigeant un vote du Congrès, constitue une démarche dangereuse et irresponsable », a-t-il martelé.

Katumbi voit derrière cette initiative une logique de règlements de comptes politiques, plutôt qu’une recherche de justice ou d’intérêt général.

Un appel au dialogue national

Face à ce qu’il considère comme une menace à la stabilité nationale, Moïse Katumbi appelle le Président Félix Tshisekedi à renoncer à cette voie et à initier un dialogue inclusif, notamment avec son prédécesseur Joseph Kabila.

« Le pouvoir devrait privilégier le dialogue inclusif et la concertation avec toutes les forces vives de la nation », a-t-il ajouté.

« La paix et la cohésion nationale […] ne peuvent être retrouvées par des actes qui sèment la discorde et torpillent les principes démocratiques. »

Katumbi exhorte ainsi le président de la République à agir en homme d’État et à « répondre aux aspirations profondes du peuple congolais pour la paix et le développement », plutôt qu’à céder aux logiques partisanes.

Une tension politique grandissante

La prise de position de Katumbi intervient alors que la justice militaire a récemment saisi le Sénat pour demander la levée de l’immunité de Joseph Kabila. Ce dernier est accusé d’être impliqué dans le soutien présumé à la rébellion M23/AFC, notamment après des rumeurs sur sa présence dans la ville de Goma, actuellement partiellement contrôlée par les forces rebelles.

Le Sénat, seul organe habilité à statuer sur la levée d’immunité d’un sénateur à vie, tient ce jeudi une séance d’examen décisive sur cette affaire aux implications politiques majeures.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

La Présidence de la République démocratique du Congo renforce les exigences de discipline et de loyauté parmi ses collaborateurs

by admin9775 15 mai 2025
written by admin9775

Dans un contexte politique marqué par des tensions croissantes et à l’approche des échéances électorales, le directeur de cabinet du président Félix Tshisekedi, Anthony Nkinzo Kamole, a transmis de strictes consignes à l’ensemble des collaborateurs de la présidence. Ces nouvelles orientations, dévoilées ce lundi, visent manifestement à resserrer les rangs de l’administration présidentielle alors que le pays traverse une période politiquement sensible.

Lors d’une réunion interne rassemblant conseillers, ambassadeurs itinérants, directeurs et chefs de services, le directeur de cabinet a insisté sur plusieurs points clés. Le respect scrupuleux du cadre légal a été présenté comme une priorité absolue, rappelant à tous les membres de l’administration présidentielle leur obligation de se conformer strictement aux lois et règlements en vigueur. Cette insistance sur la légalité intervient alors que le gouvernement engage des procédures de dissolution contre plusieurs partis politiques d’opposition, dont le PPRD de l’ancien président Joseph Kabila.

Le professionnalisme et la crédibilité institutionnelle ont également été au cœur des discussions. Les collaborateurs du chef de l’État ont été appelés à incarner en permanence la dignité et les valeurs républicaines dans l’exercice de leurs fonctions. Cet accent mis sur l’image et la conduite exemplaire traduit une volonté de soigner la perception de l’administration présidentielle, particulièrement importante à l’approche du cycle électoral.

La question du devoir de réserve a fait l’objet d’une attention particulière. Le directeur de cabinet a clairement interdit toute prise de position personnelle sur des sujets sensibles, qu’ils soient politiques ou sécuritaires, exigeant une parfaite alignement sur la communication officielle du gouvernement. Cette injonction à la discipline communicationnelle révèle une certaine nervosité du pouvoir face aux défis multiples auxquels il est confronté, notamment la persistance des conflits armés dans l’Est du pays et les tensions politiques croissantes.

Pour renforcer ces nouvelles orientations, un séminaire de formation sur les procédures administratives et la conduite morale est annoncé dans les prochaines semaines. Cette initiative s’inscrit dans une logique de professionnalisation de l’appareil présidentiel, mais pourrait également servir à uniformiser les pratiques et les discours au sein de l’administration.

Ces directives interviennent à un moment charnière pour le régime Tshisekedi, alors que se profile la fin de son mandat et que les manœuvres politiques s’intensifient. L’insistance sur la loyauté absolue et la discipline de communication suggère une volonté de contrôler étroitement les messages émanant de l’exécutif, dans un environnement politique devenu particulièrement volatile. L’efficacité de ces mesures dépendra largement de leur application concrète et de la capacité du pouvoir à maintenir une cohésion interne face aux défis à venir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Jacquemain Shabani demande la dissolution du PPRD de Joseph Kabila et de trois autres partis politiques

by admin9775 15 mai 2025
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Le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a confirmé que la justice congolaise a été saisie pour demander la dissolution de plusieurs partis politiques, dont le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l’ancien président Joseph Kabila. Cette décision, qualifiée d’« acharnement politique » par l’opposition, intervient dans un climat déjà tendu, marqué par des accusations de collaboration avec des groupes armés.

Quatre partis dans le viseur du gouvernement

Outre le PPRD, trois autres formations politiques sont concernées par la procédure de dissolution :

  1. L’ADCP de Corneille Nangaa, aujourd’hui à la tête de la Coalition AFC/M23 (qualifiée de « rebelle » par Kinshasa).
  2. Le CRP de Thomas Lubanga, ancien chef milicien condamné par la CPI, qui a récemment annoncé une nouvelle rébellion en Ituri.
  3. Le MLP de Franck Diongo, opposant en exil en Belgique.

Le ministre Shabani justifie cette démarche en affirmant que ces partis sont dirigés par des personnalités ayant « franchi la ligne rouge » en entretenant des liens présumés avec des groupes armés :

« C’est à ces partis-là de prendre le devant pour se démarquer de ces actes de complicité. Sinon, la loi donne la possibilité de neutraliser ces organisations. »

Le PPRD dénonce une manœuvre politique

Le PPRD, suspendu depuis le 19 avril 2025 après l’annonce du retour de Joseph Kabila à Goma (ville sous contrôle du M23), conteste la légalité de la procédure. Ferdinand Kambere, secrétaire permanent adjoint du parti, affirme :

« La loi est claire : la dissolution doit être demandée par le parquet, pas par le ministre. Nous n’avons jamais été convoqués. »

Il dénonce également la présence de policiers au siège du PPRD sans mandat judiciaire, y voyant une « intimidation politique » plutôt qu’une action légale.

Un climat politique de plus en plus tendu

Cette décision s’inscrit dans un contexte où le pouvoir accuse certains opposants de collusion avec des groupes armés, notamment dans l’Est du pays. Le gouvernement avertit que d’autres partis pourraient être suspendus s’ils ne respectent pas le « pacte républicain ».

La réponse de la justice congolaise, qui devra trancher sur la légalité de cette dissolution.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneOuvrages

George Arthur Forrest publie un plaidoyer pour l’autosuffisance alimentaire de l’Afrique

by admin9775 15 mai 2025
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À 85 ans, George Arthur Forrest, industriel et philanthrope de renom, présente son nouvel ouvrage intitulé « L’Afrique peut nourrir le monde », un manifeste de 131 pages en faveur de la souveraineté alimentaire du continent. Né à Lubumbashi en 1940 de parents néo-zélandais, l’auteur, déjà connu pour son livre « Un siècle de rêves » (2022) retraçant l’histoire du Groupe Forrest International, y expose une vision ambitieuse mais réaliste de l’agriculture africaine.

Un constat : L’Afrique a les moyens de sa propre alimentation

Forrest y affirme avec conviction :

« L’Afrique a toutes les ressources nécessaires pour produire ce qu’elle consomme et consommer ce qu’elle produit. »

S’appuyant sur des décennies d’expérience dans l’industrie et le développement, il met en lumière le potentiel inexploité de l’agriculture africaine, en particulier celui de la République Démocratique du Congo, qu’il qualifie de « scandale agricole » en plus d’être un scandale géologique.

La RDC, un géant agricole endormi

L’auteur rappelle que le pays dispose d’atouts colossaux mais sous-utilisés :
✔ 24 millions d’hectares de terres arables (soit l’équivalent de la superficie du Royaume-Uni)
✔ Une pluviométrie favorable 9 mois sur 12
✔ 66% du territoire couvert de forêts, essentiel pour l’agroforesterie
✔ Un bassin hydrographique parmi les plus riches au monde

Pourtant, la RDC importe encore massivement des denrées alimentaires. Pour Forrest, la solution passe par une transformation structurelle : mécanisation, chaînes de valeur intégrées et politiques publiques volontaristes.

Un appel à l’action salué par le président Tshisekedi

Lors de la cérémonie de présentation du livre, le Président Félix Tshisekedi a vivement salué l’initiative, annonçant son intention d’en faire un manuel de référence pour les politiques agricoles de son gouvernement :

« Merci George Arthur pour cet ouvrage. J’en ferai un guide pour nos agriculteurs et une boussole pour nos politiques de lutte contre l’insécurité alimentaire. »

Le chef de l’État a également invité le public congolais et africain à s’approprier ce plaidoyer, soulignant sa vision optimiste mais ancrée dans le pragmatisme.

Une continuité dans l’engagement

Ce nouvel essai s’inscrit dans la lignée de « Un siècle de rêves » (2022), où Forrest retraçait l’histoire du Groupe Forrest International, fondé en 1922 à Kolwezi. À travers ces écrits, l’industriel perpétue un message de foi en l’Afrique, tout en appelant à une révolution agricole qui placerait le continent au centre de la sécurité alimentaire mondiale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

RDC : Le PPRD dénonce un « acharnement » contre Joseph Kabila

by admin9775 15 mai 2025
written by admin9775

Alors que la procédure parlementaire visant la levée d’immunité de Joseph Kabila entre dans une phase décisive, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) hausse le ton. Dans une déclaration publiée ce jeudi, Patrick Nkanga, rapporteur du bureau politique du parti, dénonce un « acharnement » contre l’ancien chef de l’État et alerte sur les conséquences que cela pourrait avoir pour la démocratie congolaise.

« L’attitude affichée contre l’ancien Président Joseph Kabila ainsi que son Parti Politique, le PPRD, sont des vrais traumatismes pour l’avenir de notre démocratie, et partant, un signal malheureux pour la démocratie en Afrique », a-t-il affirmé.

Selon lui, Joseph Kabila, en tant que premier président à avoir quitté le pouvoir dans le respect des prescriptions constitutionnelles, ne mérite pas d’être traité comme un « paria ». Il juge cette situation préjudiciable à la culture démocratique naissante en RDC, estimant qu’elle pourrait servir de jurisprudence dangereuse à l’échelle du continent.

Une « fragilisation de la démocratie »

Poursuivant sa dénonciation, Patrick Nkanga critique fermement la démarche judiciaire engagée contre Kabila, qu’il considère comme une tentative délibérée de fragiliser les institutions.

« De manière délibérée ou involontaire, de manière consciente ou inconsciente, l’on vient de traumatiser notre démocratie et de sortir de leurs tombes, les vieux démons de la dictature. »

Pour le PPRD, la tentative de levée d’immunité de l’ancien président n’est rien d’autre qu’une attaque contre les fondements de la République, un acte dont les répercussions pourraient s’avérer lourdes.

Appel à Félix Tshisekedi

Face à ce qu’il qualifie de « dérive », Patrick Nkanga en appelle directement à Félix Tshisekedi pour qu’il intervienne et mette fin à ces « démarches pernicieuses ».

« Ces actes qui viennent fragiliser notre jeune démocratie doivent s’annihiler tout de suite, sans aucune forme d’atermoiement. Cette jurisprudence qui tend à prendre forme ne doit jamais avoir existé. »

Des accusations rejetées par le clan Kabila

Rappelons que Joseph Kabila est accusé par le président Tshisekedi de soutien actif à la rébellion M23, qui occupe illégalement plusieurs localités dans l’Est du pays. Le clan Kabila a, à plusieurs reprises, rejeté en bloc ces accusations, y voyant une instrumentalisation politique de la justice pour écarter une figure politique encore influente.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Report du verdict dans l’affaire Bukanga-Lonzo : La Cour constitutionnelle renvoie sa décision au 20 mai

by admin9775 15 mai 2025
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La Cour constitutionnelle a reporté au mardi 20 mai le prononcé de son verdict dans le procès Bukanga-Lonzo, opposant le ministère public aux prévenus Augustin Matata Ponyo, Déogratias Mutombo et Christo Grobler. Initialement attendu ce mercredi 14 mai, le jugement a été différé en raison du volume important de pièces à examiner et des questions juridiques complexes soulevées, nécessitant un temps supplémentaire pour finaliser les délibérations.

Contexte du report

Lors de l’audience du 23 avril, le procureur général près la Cour constitutionnelle avait requis :

  • 20 ans de travaux forcés contre Matata Ponyo, ancien Premier ministre et actuel député national.
  • 10 ans d’inéligibilité, l’empêchant de se présenter à toute élection.

Une ordonnance de prorogation du délai a été signée par le président de la Cour constitutionnelle, justifiant ce report par la nécessité d’examiner minutieusement les éléments du dossier avant de rendre une décision définitive.

Une affaire sous haute tension politique

Le procès est marqué par une controverse institutionnelle entre :

  • L’Assemblée nationale, qui estime que les immunités parlementaires de Matata Ponyo n’ont pas été levées avant son renvoi en justice.
  • La Cour constitutionnelle, qui affirme que la séparation des pouvoirs doit être respectée et que la procédure suit le droit congolais.

Cette divergence d’interprétation des dispositions constitutionnelles ajoute une dimension politique à ce dossier déjà sensible.

Prochaines étapes

  • Mardi 20 mai 2025 : La Cour constitutionnelle rendra son verdict final.
  • Enjeux :
    • Condamnation ou acquittement de Matata Ponyo, une figure politique majeure.
    • Impact sur les relations entre pouvoirs judiciaire et législatif.
    • Répercussions politiques dans un contexte où Matata Ponyo est perçu comme un opposant influent.

Analyse

Ce report souligne la complexité juridique de l’affaire et la pression institutionnelle pesant sur la Cour constitutionnelle. La décision finale pourrait avoir des conséquences majeures sur :
✅ La crédibilité de la justice congolaise
✅ L’équilibre des pouvoirs en RDC
✅ L’avenir politique d’Augustin Matata Ponyo

Le verdict du 20 mai, qui marquera un tournant dans cette affaire emblématique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSanté

L’OMS réduit son équipe de direction après les coupes budgétaires américaines

by admin9775 14 mai 2025
written by admin9775

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé, mercredi 14 mai, à son personnel une réduction de l’équipe de direction, une mesure qui s’inscrit dans la réorganisation de l’agence sur fond de réduction des financements américains. Cette dernière prendra effet à partir du 16 juin 2025, est-il précisé.

Dans un bref courriel vu par l’AFP, Tedros Adhanom Ghebreyesus « annonce la composition » de la nouvelle « équipe de direction » au siège de l’OMS à Genève, en Suisse, qui passe de onze à six membres. La mesure « prendra effet à partir du 16 juin 2025 », précise-t-il. Cinq des anciens membres de l’équipe restent dont le Britannique Jeremy Farrar, scientifique en chef, qui prend le poste de sous-directeur général chargé de la promotion de la santé ainsi que de la prévention et du contrôle des maladies. Il sera remplacé par la Française Sylvie Briand qui a longtemps travaillé pour l’OMS notamment comme directrice du département de préparation et prévention des épidémies et des pandémies.

Deux grandes figures de la lutte de l’OMS contre le Covid-19 quittent en revanche la direction : le docteur irlandais Michael Ryan, à la tête du programme de gestion des situations d’urgence sanitaire et le Canadien Bruce Aylward, chef du département chargé de la couverture sanitaire universelle.

Le 22 avril, le chef de l’OMS avait annoncé aux États membres de l’organisation une vaste réorganisation et des licenciements à venir sur fond de réduction des financements des États-Unis alors que les coupes budgétaires américaines ont laissé les comptes de l’agence onusienne dans le rouge.

Dès son retour au pouvoir fin janvier, le président américain Donald Trump a ordonné le retrait des États-Unis de l’OMS. L’agence de santé des Nations unies se prépare depuis un certain temps à ce retrait total des États-Unis, historiquement de loin son plus grand donateur, en janvier prochain. L’administration Trump a entre-temps également refusé de payer les cotisations convenues pour 2024 et 2025 tout en gelant pratiquement toute l’aide étrangère américaine y compris une aide considérable aux projets de santé dans le monde entier. Un certain nombre d’autres pays ont également réduit leurs dépenses d’aide au développement.

L’OMS prévoit également de réduire de plus de moitié le nombre de départements

Face à cette situation, l’OMS a lancé une réflexion concernant sa nouvelle organisation, prévoyant notamment de réduire de plus de moitié le nombre de départements. Le déficit concernant la masse salariale « représente environ 25% des coûts du personnel » actuellement, avait précisé Tedros Adhanom Ghebreyesus le 22 avril, en soulignant toutefois que « cela ne signifie pas nécessairement une réduction de 25% du nombre de postes ». Il n’a pas indiqué combien d’emplois seraient supprimés, mais a précisé que l’impact le plus important était attendu au siège de l’organisation.

Ces annonces ne sont toutefois pas attendues dans l’immédiat mais le sujet ainsi que l’élaboration du prochain budget révisé à la baisse seront sur toutes les lèvres lors de la réunion annuelle des membres de l’OMS la semaine prochaine à Genève.

RFI

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À la UneProvince

RDC : sous le M23, les conditions de travail dans les mines inchangées

by admin9775 14 mai 2025
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Au cœur des collines verdoyantes du territoire de Masisi, dans la province du Nord-Kivu, se trouve le site d’exploitation minière artisanale de Rubaya. Des milliers de travailleurs y extraient, à la main, des minéraux tels que le coltan, la cassitérite et le manganèse, essentiels à la production de téléphones, de batteries et d’autres technologies modernes.

Alors que l’Est du pays est en crise depuis des décennies, avec plus de 100 groupes armés, dont la plupart se disputent le territoire dans la région minière près de la frontière avec le Rwanda.

« Je creuse depuis sept ans. Je reçois 40 dollars par mois, mais ce n’est pas suffisant. Les enfants ont besoin de vêtements, d’éducation et de nourriture. Quand je divise l’argent pour voir comment je vais m’occuper des enfants, je me rends compte que ce n’est pas assez », s’est confié Jean Baptiste Bigirimana, mineur.

La mine de Rubaya et ses environs sont passés sous le contrôle du groupe armé M23. Une situation qui semble changer peu de choses pour les hommes travaillant dans ces mines.

À certains moments, les mines étaient également sous le contrôle du Wazalendo, une milice alliée à l’armée congolaise.

Certains travailleurs affirment toutefois que les conditions de travail sous les rebelles sont plus faciles que sous le contrôle de la Wazalendo, milice alliée à l’armée congolaise.

« Je travaille dans cette mine depuis 13 ans, et j’ai travaillé ici sous le Wazalendo. Quand ils étaient là, ils nous harcelaient, parfois ils prenaient nos minéraux et demandaient de l’argent. Nous avancions un peu, puis ils prenaient les minerais et nous renvoyaient en arrière », a déclaré Alexis Twagira, mineur.

Les mines de ce type ont été au cœur des discussions autour de la prise de contrôle par le M23 d’une partie de l’est du Congo, le gouvernement congolais affirmant qu’ils veulent contrôler les minerais et qu’ils les font passer illégalement au Rwanda.

« Ces minerais ne nous aident pas. Pourquoi ? On entend dire que les téléphones Tecno sont fabriqués à partir du coltan que nous extrayons, mais cela ne nous aide pas. Tout le pays, le monde entier sait que les téléphones sont fabriqués à partir du coltan qui provient d’ici, mais regardez la vie que nous menons. Le coltan que nous produisons ne nous aide vraiment pas. Nous ne pouvons pas continuer ainsi », a indiqué Bahati Moïse, commerçant et revendeur de minerais.

En avril, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a supervisé la signature par le Congo et le Rwanda d’un engagement à œuvrer pour la paix dans la région, qui faciliterait l’accès des États-Unis aux minerais de l’est du Congo.

Le président congolais Félix Tshisekedi a en effet cherché à conclure un accord avec l’administration Trump qui pourrait offrir aux États-Unis un meilleur accès aux ressources de son pays en échange de l’aide américaine pour calmer les hostilités.

Le Congo et le Rwanda espèrent que l’implication des États-Unis – et l’incitation à des investissements majeurs si la sécurité est suffisante pour que les entreprises américaines puissent travailler en toute sécurité dans l’est du Congo – calmera les combats et la violence des milices qui ont défié le maintien de la paix et les négociations depuis le milieu des années 1990.

Africanews

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À la UneEconomie

RDC et FMI : Un accord prometteur pour consolider la stabilité économique

by admin9775 14 mai 2025
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Le gouvernement de la République Démocratique du Congo et le Fonds Monétaire International (FMI) viennent de finaliser avec succès la première revue du programme formel approuvé en janvier 2025. Cet accomplissement majeur témoigne des progrès économiques significatifs réalisés par le pays malgré un contexte géopolitique complexe.

Performances économiques notables :

  • Une croissance robuste de 6,5% en 2024, confirmant la vitalité de l’économie congolaise
  • L’inflation maîtrisée à 9,8% en glissement annuel, malgré les tensions dans l’Est du pays
  • Une stabilisation du taux de change depuis juin 2024, renforçant la confiance des investisseurs

Priorités structurelles du gouvernement :

  1. Infrastructures de base :
    • Développement du réseau routier national
    • Aménagement de pistes agricoles
    • Modernisation des voiries urbaines
  2. Énergie durable :
    • Construction de centrales hydroélectriques
    • Déploiement de parcs photovoltaïques
  3. Transformation agricole :
    • Développement de pôles agricoles modernes
    • Renforcement des chaînes de valeur locales

Opportunité d’investissement unique


La RDC, sous leadership visionnaire, offre aujourd’hui un cadre propice aux investissements structurants. La conjugaison des réformes institutionnelles, des performances macroéconomiques et du potentiel inexploité du pays crée une fenêtre d’opportunité sans précédent pour les partenaires économiques.

Ce succès avec le FMI confirme que la RDC est résolument engagée sur la voie d’une croissance inclusive et durable, tout en renforçant sa résilience face aux chocs externes. Le moment est historique pour participer à cette transformation économique majeure du géant d’Afrique centrale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Donald Trump annonce la levée des sanctions américaines contre la Syrie

by admin9775 14 mai 2025
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Le président américain Donald Trump a créé la surprise, ce mardi 13 mai, en annonçant depuis Riyad, en Arabie saoudite, qu’il levait les sanctions américaines contre la Syrie, à la veille de sa rencontre avec le président syrien par intérim Ahmed al-Charaa en Arabie saoudite qui a eu lieu ce mercredi.

« Je vais ordonner l’arrêt des sanctions contre la Syrie pour leur donner une chance de grandeur », a dit le président américain, en indiquant être parvenu à cette décision après des demandes pressantes de son hôte, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman.

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a salué cette décision du président américain, évoquant un « tournant décisif » pour son pays. Cité par l’agence officielle syrienne Sana, Assaad al-Chaibani a indiqué que cette levée des sanctions américaines intervenait alors que la Syrie se dirige « vers un avenir de stabilité, d’autosuffisance et de véritable reconstruction après des années de guerre destructrice ».

Rencontre entre Trump et al-Charaa

Donald Trump a surpris en faisant cette annonce à la veille d’une rencontre prévue mercredi 14 mai en Arabie saoudite avec le président Ahmed al-Charaa. Un haut responsable américain a fait savoir, peu avant l’annonce de la levée des sanctions, que le président américain avait « accepté de saluer » le président syrien par intérim, au pouvoir depuis la chute de Bachar el-Assad fin 2024. L’entrevue, annoncée comme brève et informelle par Washington, a débuté ce mercredi autour de 10h15 (07h15 GMT) peu avant une réunion du Conseil de coopération du Golfe (CCG), organisation de six pays de la région.

Selon l’agence de presse officielle turque, le président turc Recep Tayyip Erdogan s’est joint par internet à la conversation. Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane y a aussi participé, selon une photo publiée par l’agence de presse officielle saoudienne, qui montre une poignée de main entre le président américain et le nouveau chef de l’État syrien, arrivé au pouvoir en décembre à la tête d’une coalition de forces islamistes qui ont renversé Bachar al-Assad.

Le milliardaire conservateur a reconnu avoir pris cette décision après des demandes répétées de Mohammed ben Salman. Accueilli en grande pompe à Riyad, Donald Trump n’a pas manqué de louer son interlocuteur saoudien. « Qu’est-ce que je ne ferais pas pour le prince héritier », a-t-il lâché en faisant mine de soupirer.

« On en a eu, des annonces… »

Dans les rues de Damas, où l’économie survit au ralenti depuis plus d’une décennie, l’annonce américaine résonne comme une lueur d’espoir, constate notre correspondant, Mohamed Errami. Pour beaucoup, la levée des sanctions pourrait enfin relancer une reconstruction en panne et alléger le poids de la misère quotidienne.  « Avant 2011, il n’y avait pas de sanctions. Nous avions tout dans le pays. On était un pays où l’on ne manquait de rien. S’ils lèvent vraiment les sanctions, évidemment que la situation va devenir vraiment meilleure au niveau social, économique et touristique. Mais il faut surtout que le gouvernement fasse une chose très importante : faire respecter la loi et que tout le monde y soit soumis de la même manière », confie Ahmed, commerçant, au micro de notre correspondant à Damas, Mohamed Errami.

L’enthousiasme reste prudent dans la capitale syrienne, où l’on a appris à se méfier. Jamal, serveur dans un salon à thé de la vieille ville, a conscience que même si cette annonce est une bonne nouvelle, il va falloir au moins plusieurs mois avant d’en voir les effets concrets sur le quotidien : « On en a eu, des annonces. Mais si les sanctions tombent vraiment… Ce qu’on espère, c’est que ce soit inscrit de manière officielle et que ça ne bouge plus. »

Dans une ville exsangue, l’annonce de Donald Trump agit comme un électrochoc. Reste à voir si la rencontre à Riyad avec le président Ahmed Al-Charaa marquera un tournant, ou s’il ne s’agira que d’un épisode de plus dans la longue histoire des espoirs déçus. En attendant, à Damas, on guette – sans trop y croire – les premiers signes d’un vrai changement.

RFI

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