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À la Une

À la UneSociété

Le gouvernement annonce une revalorisation des salaires et des primes pour les militaires et policiers

by admin9775 1 mars 2025
written by admin9775

Lors de la 33ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue ce vendredi, le gouvernement a adopté un rapport détaillant les modalités opérationnelles pour l’augmentation des salaires et des primes des militaires et policiers. Ce rapport, présenté par le ministre d’État en charge du budget, Aimé Boji, comprend également des mesures visant à améliorer la sécurité sociale et les conditions de vie des familles des agents des forces de défense et de sécurité.

Une réponse aux revendications légitimes

Cette décision intervient dans un contexte où les militaires et policiers sont confrontés à des défis majeurs, tant sur le plan opérationnel que social. Engagés dans des missions souvent périlleuses, ces agents réclamaient depuis longtemps une revalorisation de leur statut et de leurs conditions de vie. Le gouvernement entend ainsi répondre à ces préoccupations en renforçant leur motivation et en reconnaissant leur contribution essentielle à la sécurité du pays.

Dédoublement de la paie et prime spéciale

Au cours de la réunion, Aimé Boji a présenté les simulations réalisées par les experts du gouvernement pour atteindre les objectifs fixés. Parmi les mesures phares figurent le dédoublement de la paie et l’introduction d’une prime spéciale dédiée aux combats. Ces mesures, qui entrent en vigueur immédiatement, visent à offrir une rémunération plus juste et à compenser les risques encourus par les agents sur le terrain.

« Avec effet immédiat, les modalités d’exécution de ces nouvelles dépenses publiques ont été présentées », a déclaré Patrick Muyaya, ministre de la communication et des médias, soulignant la volonté du gouvernement de passer rapidement à l’action.

Amélioration des conditions de vie et de la sécurité sociale

Outre l’augmentation des salaires, le rapport prévoit des mesures sociales pour améliorer la protection des militaires, policiers et leurs familles. Ces mesures incluent une meilleure couverture sociale, un accès facilité aux soins de santé et des programmes de soutien aux familles des agents. Ces initiatives visent à offrir une stabilité accrue à ceux qui servent le pays dans des conditions souvent difficiles.

Une mise en œuvre dans le cadre de la loi de programmation militaire

Ces réformes s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre effective de la loi de programmation militaire, adoptée pour répondre de manière structurelle aux défis sociaux et opérationnels des forces de défense et de sécurité. Cette loi vise à moderniser les institutions sécuritaires et à renforcer leur capacité à remplir leurs missions dans un environnement de plus en plus complexe.

Un défi budgétaire à relever

Si ces mesures sont saluées par les concernés, elles représentent également un défi budgétaire pour l’État. Leur mise en œuvre nécessitera une gestion rigoureuse des ressources publiques et un suivi attentif pour s’assurer que les objectifs sont atteints sans compromettre l’équilibre financier du pays.

Une étape importante pour la cohésion nationale

En adoptant ces mesures, le gouvernement marque une étape importante dans la reconnaissance du rôle essentiel joué par les militaires et policiers. Cette décision témoigne de la volonté des autorités de répondre aux attentes des forces de sécurité tout en renforçant leur capacité à protéger la population et à garantir la stabilité du pays.

MN

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À la UneAfrique

Conflit dans l’est de la RDC: la réunion ministérielle EAC-SADC reportée

by admin9775 1 mars 2025
written by admin9775

Cette réunion, présentée comme clé, devait se tenir ce vendredi 28 février à Harare entre les ministres de la SADC et de l’EAC. Elle n’a finalement pas eu lieu. Selon les délégations rwandaise et congolaise, aucune invitation officielle ne leur est parvenue jusqu’à ce stade. Cette absence de convocation interroge d’autant plus que cette réunion était attendue dans le cadre du processus de désescalade entre Kinshasa et Kigali.

Les sources diplomatiques contactées par RFI sont catégoriques : aucune réunion ne se tiendra ce vendredi 28 février. La délégation rwandaise affirme ne pas avoir reçu d’invitation de la part du ministère des Affaires étrangères du Zimbabwe, pays hôte de cette rencontre. D’autres délégations attendues à Harare n’ont pas fait le déplacement non plus.

Un report ? 

À Kinshasa, l’information circule peu. Toutefois, les autorités congolaises confirment le report de la réunion prévue. La seule certitude est que la ministre des Affaires étrangères de la RDC a rencontré ce jeudi le président Félix Tshisekedi pour évoquer ce dossier, mais aucun détail n’a filtré.

Deux sources gouvernementales congolaises contactées par RFI ont ensuite assuré que le 28 février n’était qu’une option à confirmer. « Nous attendons d’être notifiés officiellement. Les enjeux et les objectifs de cette réunion seront précisés dans la lettre d’invitation. On ne peut donc pas parler de report, car il n’y avait pas de confirmation officielle », a dit un membre du gouvernement.

Ce contretemps intervient alors que le Luxembourg a opposé son veto à une nouvelle vague de sanctions européennes contre le Rwanda, en attendant l’issue de cette rencontre. Les raisons exactes restent inconnues à ce stade. Plusieurs hypothèses sont évoquées dont des divergences persistantes entre les parties prenantes.

Un contexte particulièrement sensible

Cette rencontre revêt une importance stratégique. Elle devait notamment évaluer et analyser les rapports des chefs d’État-major des pays de la région mais aussi élaborer une feuille de route pour la mise en œuvre des décisions prises par les chefs d’État, notamment sur le plan du dialogue politique. Cette réunion devait aussi éventuellement définir un chronogramme des prochaines étapes du processus diplomatique.

Le contexte reste particulièrement sensible. Les positions des principaux acteurs demeurent à ce stade opposées. Kinshasa insiste sur un dialogue direct avec Kigali. Le Rwanda, de son côté, réclame une négociation entre Kinshasa et l’AFC/M23, une option fermement rejetée par Félix Tshisekedi. Selon certaines sources, une nouvelle date est envisagée entre le 1er et le 3 mars. Pour l’instant, aucune invitation officielle n’a été envoyée.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneMonde

Zelensky quitte la Maison Blanche précipitamment après une joute verbale avec Trump

by admin9775 1 mars 2025
written by admin9775

Après un échange verbal d’une rare violence avec Donald Trump, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a quitté la Maison Blanche de manière précipitée ce vendredi 28 février. L’accord sur les minerais ukrainiens, censé assurer un soutien américain à l’effort de guerre de l’Ukraine n’a pas été signé.

Après un échange qui a viré au pugilat entre Volodymyr Zelensky d’un côté et Donald Trump et le vice-président américain JD Vance de l’autre, le président ukrainien a quitté la Maison Blanche de manière précipitée ce vendredi 28 février. 

Conférence de presse annulée

La conférence de presse qui devait avoir lieu avec les deux dirigeants a été annulée et la signature de l’accord sur les minerais n’a pas eu lieu, a indiqué la Maison Blanche. Volodymyr Zelensky et Donald Trump étaient censés négocier et signer un accord donnant aux États-Unis un large accès aux ressources minérales de l’Ukraine mais Kiev réclamait en échange des garanties de sécurité.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a accusé le président ukrainien d’avoir manqué de respect envers les États-Unis et de ne pas vouloir la paix avec la Russie. « Il pourra revenir quand il sera prêt à faire la paix », a ajouté le président américain. « J’ai constaté que le président Zelensky n’est pas prêt pour la paix si l’Amérique est impliquée, car il estime que notre implication lui donne un grand avantage dans les négociations. Je ne veux pas d’avantage, je veux la PAIX », a-t-il expliqué. 

Le dirigeant ukrainien devrait « s’excuser de nous avoir fait perdre notre temps pour une réunion qui allait se terminer de la sorte », a affirmé le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, lors d’une interview à la chaîne CNN.

Un échange très tendu

Quelques heures auparavant, Donald Trump et Volodymyr Zelensky ont eu un échange extrêmement tendu devant les caméras du monde entier. Les hostilités ont été lancées par JD Vance qui a reproché au président ukrainien, venu chercher le soutien de Washington après trois années de guerre contre la Russie, de « manquer de respect » aux Américains.

Ensuite, Donald Trump a appelé Volodymyr Zelensky à conclure un accord et l’a menacé, sinon, de « laisser tomber » l’Ukraine. « Vous jouez avec la vie de millions de personnes. Vous jouez avec la troisième guerre mondiale (…) et ce que vous faites est très irrespectueux pour le pays, ce pays », a lâché Donald Trump très en colère, jugeant qu’il sera « très difficile » de négocier avec son homologue ukrainien, et le sommant d’être « reconnaissant » avec les États-Unis. 

Des « compromis » avec la Russie

Auparavant, le président américain avait prévenu son homologue ukrainien qu’il devra faire « des compromis » avec la Russie, alors que ce dernier a jugé ne pas vouloir en faire avec « le tueur » Vladimir Poutine. « Il n’y a pas d’accord sans compromis. Il est donc certain qu’il devra faire des compromis, mais j’espère qu’ils ne seront pas aussi importants que certains le pensent », a affirmé aux journalistes Donald Trump.

Volodymyr Zelensky avait, avant que la rencontre ne tourne au pugilat, assuré que Donald Trump était « du côté » de l’Ukraine, et le républicain de 78 ans s’était félicité de conclure un accord « très équitable » sur l’accès aux ressources ukrainiennes.

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À la UneSociété

Procès Bukanga-Lonzo : Matata Ponyo de nouveau devant la Cour constitutionnelle ce lundi 

by admin9775 1 mars 2025
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Après plusieurs mois d’atermoiements et de reports, le procès emblématique du détournement présumé des fonds alloués au parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo reprend ce lundi 3 mars 2025 devant la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo. Un extrait de rôle publié ce vendredi 28 février 2025 par la plus haute juridiction du pays confirme la reprise des audiences, marquant une nouvelle étape dans ce dossier judiciaire aux multiples rebondissements.

Un projet ambitieux, des accusations lourdes

Le parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, lancé en 2014 sous l’impulsion de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, devait incarner la modernisation de l’agriculture congolaise. Financé à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars, ce projet phare était censé stimuler la production agricole, réduire la dépendance aux importations et créer des emplois. Cependant, dès 2018, des allégations de malversations financières ont émergé, conduisant à l’ouverture d’une enquête judiciaire.

Matata Ponyo et plusieurs de ses coaccusés sont poursuivis pour avoir dissimulé, selon le Parquet près la Cour constitutionnelle, plus de 200 millions de dollars américains. Ces fonds, destinés à la gestion et au développement du parc, auraient été détournés au profit de réseaux opaques, selon les accusations portées par les autorités judiciaires.

Un parcours judiciaire semé d’embûches

Le dossier Bukanga-Lonzo a connu de nombreuses péripéties depuis son ouverture. Initialement porté devant les tribunaux de droit commun, il a été transféré à la Cour constitutionnelle en raison de l’immunité dont bénéficiait Matata Ponyo en tant que sénateur. Cette immunité a été levée en 2023, ouvrant la voie à son audition.

Cependant, le procès a été marqué par des reports successifs, suscitant des critiques de la part de l’opinion publique et des observateurs internationaux. Les défenseurs de Matata Ponyo dénoncent une procédure à motivation politique, tandis que les partisans de la justice estiment que ce dossier est un test crucial pour la lutte contre la corruption en RDC.

Une audience cruciale pour l’avenir du dossier

La reprise du procès ce lundi 3 mars 2025 intervient dans un contexte tendu, alors que les attentes sont grandes tant du côté des institutions judiciaires que de la société civile. Les audiences précédentes ont permis d’entendre plusieurs témoins et experts, mais les débats ont souvent été interrompus par des questions de procédure ou des demandes d’ajournement.

Cette nouvelle étape pourrait être décisive pour clarifier les responsabilités de chacun et déterminer si les fonds alloués au projet ont effectivement été détournés. Les conclusions de ce procès auront également des répercussions sur la crédibilité des institutions congolaises dans leur lutte contre la corruption, un enjeu majeur pour le développement du pays.

Un symbole des défis de la gouvernance en RDC

Au-delà des accusations portées contre Matata Ponyo et ses coaccusés, le dossier Bukanga-Lonzo symbolise les défis de la gouvernance et de la transparence en RDC. Il met en lumière les difficultés rencontrées dans la gestion des projets d’envergure, ainsi que les tensions entre les impératifs de justice et les réalités politiques.

Alors que le procès entre dans une phase potentiellement décisive, tous les regards sont tournés vers la Cour constitutionnelle, dont la décision pourrait marquer un tournant dans l’histoire judiciaire et politique du pays.

MN

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À la UneAfrique

Rwanda: l’ex-général James Kabarebe a reçu l’émissaire européen Johan Borgstam à Kigali

by admin9775 1 mars 2025
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Le représentant spécial de l’Union européenne pour la région des Grands Lacs, Johan Borgstam, était en visite à Kigali, jeudi 27 février. L’envoyé spécial de Bruxelles s’est entretenu avec le général à la retraite et actuel ministre d’État à la Coopération régionale, James Kabarebe.

Dans un communiqué, le gouvernement rwandais évoque un échange « franc » entre l’ambassadeur Johan Borgstam et James Kabarebe, récemment visé par des sanctions du Trésor américain. Washington l’accuse d’avoir joué un rôle clé dans le soutien du Rwanda au groupe armé du M23.

Dans ces discussions, Kigali affirme avoir soulevé plusieurs points. Parmi eux, le retrait de toutes les forces étrangères stationnées à sa frontière, la neutralisation des rebelles des FDLR et la résolution du conflit impliquant le M23.

Le Rwanda plaide depuis plusieurs mois pour un dialogue direct entre les rebelles et Kinshasa. « Les mesures punitives qui portent atteinte aux droits des pays ciblés ne résolvent rien », argue Kigali.

Opposition aux sanctions

Du côté de l’Union européenne, aucune communication officielle n’a encore été publiée sur cette rencontre.

Cette visite intervient alors que les 27 ont imposé lundi 24 février une première série de sanctions contre le Rwanda. Toutefois, le Luxembourg a exercé son droit de veto mardi sur de nouvelles mesures, en attendant l’évolution des négociations régionales menées par la Communauté d’Afrique de l’Est et la SADC, la communauté de développement d’Afrique australe.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneAfrique

 Crise dans l’Est de la RDC : la SADC et l’EAC unissent leurs efforts pour un cessez-le-feu et une médiation régionale ce vendredi à Harare

by admin9775 28 février 2025
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Une réunion ministérielle conjointe entre la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) et la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) est prévue ce vendredi 28 février à Harare, au Zimbabwe, afin de trouver des solutions à la crise persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par une escalade des violences dans la région, où le groupe armé M23, soutenu par l’armée rwandaise selon plusieurs rapports internationaux, continue d’étendre son contrôle dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

L’objectif principal de cette réunion est de finaliser un plan de sortie de crise qui permettrait de fusionner les deux processus de paix en cours : celui de Nairobi (initié par l’EAC) et celui de Luanda (porté par la SADC). Ces efforts visent à harmoniser les stratégies régionales pour mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies, causant des milliers de déplacés et des crises humanitaires récurrentes.

Cette réunion ministérielle fait suite à une rencontre préparatoire des chefs d’état-major de l’EAC et de la SADC, tenue le 24 février à Nairobi. Lors de cette session, les responsables militaires des deux organisations ont élaboré un plan de sortie de crise, dont les détails n’ont pas été divulgués publiquement. Cependant, selon une source proche du ministère des Affaires étrangères, ce plan préconise un cessez-le-feu immédiat et le déploiement d’une force hybride EAC-SADC dans les zones contrôlées par le M23. Ces zones bénéficieraient d’un « statut spécial », bien que les contours de ce statut restent à définir.

La réunion de ce vendredi aura pour tâche de préciser les modalités de mise en œuvre de ce cessez-le-feu, ainsi que les mécanismes de déploiement de la force hybride. Par ailleurs, les chefs d’État des deux organisations ont désigné trois facilitateurs de médiation de haut niveau pour accompagner ce processus :

  • Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria,
  • Hailemariam Desalegn, ex-Premier ministre éthiopien,
  • Uhuru Kenyatta, ancien président kényan, qui était déjà impliqué dans le processus de Nairobi.

Leur mission consistera à obtenir un cessez-le-feu durable, après plusieurs tentatives infructueuses ces dernières semaines. Leur expérience et leur légitimité régionale pourraient jouer un rôle clé dans la résolution de cette crise complexe.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité d’un sommet conjoint tenu le 8 février, au cours duquel les présidents des pays membres de la SADC et de l’EAC avaient exigé un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel » dans l’Est de la RDC. Malgré cette déclaration, les combats ont persisté, avec des avancées significatives du M23, soutenu par le Rwanda, selon des rapports des Nations unies et des observateurs internationaux.

La situation reste donc critique, et la réunion de Harare représente un espoir pour relancer les efforts de paix. Cependant, la complexité des enjeux géopolitiques, notamment les tensions entre la RDC et le Rwanda, ainsi que les intérêts divergents des acteurs régionaux, laissent présager un processus de négociation difficile et incertain.

MN

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À la UneProvince

Sud-Kivu : retour de plus de 20 000 déplacés de Kalehe et Kabare chez eux

by admin9775 28 février 2025
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Plus de 20 000 personnes déplacées des territoires de Kalehe et Kabare ont retourné chez eux après avoir fui la guerre dans l’Ile d’Idjwi (Sud-Kivu).

Des sources sur place rapportent que ces familles ont levé cette option à la suite des conditions difficiles à Idjwi où ils viennent de passer deux semaines sans assistance.

Il s’agit d’un retour progressif et volontaire des déplacés après de vie difficile menée dans le territoire Insulaire d’Idjwi.

Leur retour progressif se fait au moyen des embarcations motorisées. 

Les associations locales de la société civile s’inquiètent et recommandent aux retournés d’éviter la surcharge dans les embarcations afin d’éviter des accidents. 

La plupart rentrent dans les groupements Mbinga Nord et Sud dans le territoire de Kalehe tandis que d’autres sont des habitants de Katana au Nord du territoire de Kabare.

Tous avaient fui les affrontements entre les FARDC et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda.

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À la UneProvince

L’Échec du M23 à Sécuriser Goma et Bukavu : Une Population Prise en Otage

by admin9775 28 février 2025
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Depuis l’occupation de Goma et de Bukavu par le Mouvement du 23 mars (M23), soutenu par des forces étrangères, les promesses de stabilité et de sécurité faites aux habitants se sont rapidement effondrées. Malgré leur prise de contrôle, le M23 n’a pas réussi à rétablir l’ordre dans ces deux villes stratégiques de l’est de la RDC. Bien au contraire, l’insécurité, les pillages et la peur dominent le quotidien des populations civiles.

Un Contexte d’Occupation Contestée :

Le M23, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda selon des rapports des Nations Unies, a pris le contrôle de Goma le 27 janvier dernier, avant d’étendre son influence vers Bukavu. Ces villes, capitales provinciales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, sont des centres économiques et politiques majeurs de la région. Cependant, l’occupation n’a pas apporté la paix promise. Au lieu de cela, elle a plongé les habitants dans un chaos grandissant.

L’Insécurité Grandissante :

  1. Pillages et Criminalité :
    • Les témoignages des habitants de Goma et de Bukavu sont unanimes : l’insécurité a atteint des niveaux alarmants. « Le soir, personne n’ose sortir. Les pillages sont devenus monnaie courante, et il n’y a personne pour nous protéger », explique un habitant de Goma sous couvert d’anonymat.
    • Les forces du M23, censées maintenir l’ordre, sont accusées de se livrer à des exactions et de ne pas patrouiller efficacement. L’absence de policiers et de forces de sécurité régulières a créé un vide sécuritaire exploité par des criminels.
  2. Absence de Patrouilles Efficaces :
    • Un chef local de Bukavu confie : « Les militaires du M23 ne patrouillent pas. Ils sont visibles uniquement autour de leurs positions stratégiques, mais ils ne protègent pas la population. » Cette absence de présence sécuritaire a permis à des groupes armés opportunistes de semer la terreur.
  3. Flambée de Violence :
    • Depuis l’occupation, les cas de violences contre les civils, y compris des violences sexuelles, ont augmenté. Les organisations de défense des droits de l’homme dénoncent une situation humanitaire catastrophique, avec des milliers de déplacés et des familles déchirées.

Une Économie à l’Arrêt :

L’occupation par le M23 a également paralysé l’économie locale. Les banques et les institutions financières sont fermées, les échanges commerciaux sont perturbés, et les marchés fonctionnent au ralenti. « L’argent ne circule plus. Les commerçants ont peur de rouvrir leurs boutiques, et les prix des denrées de base ont explosé », explique un commerçant de Bukavu.

À Goma, l’aéroport reste fermé, isolant davantage la ville et empêchant l’acheminement de l’aide humanitaire et des marchandises. Cette situation aggrave la précarité des habitants, déjà confrontés à une inflation galopante et à une pénurie de produits essentiels.

Un Bilan Humain Alarmant :

Les hôpitaux de Goma et de Bukavu sont débordés. Les blessés de guerre affluent, mais les stocks de médicaments s’épuisent rapidement en raison des difficultés d’approvisionnement. Les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme : « Si rien n’est fait, nous risquons une catastrophe sanitaire », prévient un responsable de Médecins Sans Frontières (MSF).

Par ailleurs, les écoles ont rouvert, mais les cours sont perturbés par l’insécurité et le manque de moyens. Les enfants, déjà traumatisés par les violences, voient leur avenir compromis.

L’Échec du M23 à Rétablir l’Ordre :

Malgré ses promesses, le M23 n’a pas réussi à sécuriser Goma et Bukavu. Au contraire, son occupation a exacerbé les tensions et créé un climat de peur. Les habitants, désillusionnés, attendent désespérément une solution durable. « Nous voulons juste retrouver une vie normale. Mais avec le M23, c’est impossible », lance une mère de famille à Bukavu.

Les analystes soulignent que l’échec du M23 à sécuriser ces villes est lié à son manque de légitimité et à son incapacité à gouverner. « Le M23 est perçu comme une force d’occupation étrangère. Il n’a pas le soutien de la population, et cela explique en partie son échec », explique un expert en sécurité régionale.

L’occupation de Goma et de Bukavu par le M23 a plongé ces villes dans une crise profonde. Au lieu de ramener la paix, le groupe rebelle a exacerbé l’insécurité, paralysé l’économie et aggravé les souffrances des populations civiles. Alors que les habitants espèrent une sortie de crise, la communauté internationale et les autorités congolaises doivent agir rapidement pour rétablir l’ordre et protéger les civils.

MN

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À la UneNouvelles nécrologiques

L’acteur Gene Hackman et sa femme ont été retrouvés morts à leur domicile au Nouveau-Mexique

by admin9775 28 février 2025
written by admin9775

L’acteur américain multi-oscarisé Gene Hackman et son épouse la pianiste classique Betsy Arakawa ont été retrouvés morts à leur domicile de Santa Fe, dans l’État du Nouveau-Mexique, ont annoncé, jeudi 27 février, plusieurs médias américains.

Le bureau du shérif du comté de Santa Fe, cité par plusieurs médias, n’a pas précisé la cause du décès du couple, mais a indiqué n’avoir pas trouvé de trace d’un acte criminel. Le cadavre de leur chien a également été retrouvé à leur domicile.

Considéré comme un géant d’Hollywwod, Gene Hackman, était âgé de 95 ans, et était apparu pour la dernière fois à l’écran dans le film Bienvenue à Mooseport, sorti en 2004. Son épouse était, elle, âgée de 63 ans.

Sur Instagram, le cinéaste américain Francis Ford Coppola a rendu hommage à Gene Hackman, avec lequel il avait notamment collaboré sur le film Conversation Secrète : « La perte d’un grand artiste est toujours un motif de deuil et de célébration : Gene Hackman, un grand acteur, inspirant et magnifique dans son travail et sa complexité. Je pleure sa perte et je célèbre son existence et sa contribution. »

Un acteur multi-oscarisé qui avait travaillé avec les grands noms du cinéma

Né le 30 janvier 1930, l’acteur avait remporté deux Oscars, notamment celui du meilleur acteur en 1971 pour son rôle dans French Connection, où il campait le légendaire flic Jimmy « Popeye » Doyle. Il avait ensuite remporté en 1993 l’Oscar du meilleur second rôle pour sa performance dans Impitoyable, de Clint Eastwood. Il y campait un ancien tueur devenu shérif d’une petite ville du Wyoming.

Au fil des années, l’acteur avait travaillé avec de nombreux grands noms du cinéma, notamment Francis Ford Coppola dans le film Conversation secrète, Christopher Reeve dans Superman en 1978, et Al Pacino dans le méconnu L’Épouvantail, un film dont Gene Hackman disait qu’il était le préféré de toute sa carrière.

Discret, Gene Hackman n’accordait que peu d’entretiens à la presse et fréquentait encore moins le monde en vase clos d’Hollywood. « À Hollywood, tout tourne autour du cinéma : les conversations, les gens que l’on voit, la vie de tous les jours. C’est totalement narcissique. On finit par oublier pourquoi on fait ce métier », disait-il dans le quotidien L’Express.

L’acteur avait annoncé en 2008 sa « retraite » des plateaux de cinéma.

RFI via CONGO PUB Online

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À la Une

Attentat à Bukavu : tensions diplomatiques et accusations croisées entre la RDC et le Rwanda

by admin9775 27 février 2025
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Un attentat a frappé le meeting de l’AFC-M23 tenu ce jeudi 27 février 2025 à la place de l’Indépendance à Bukavu, faisant plusieurs morts et blessés parmi la foule. Les témoins évoquent une explosion, probablement causée par deux grenades lancées en direction des participants. Cet incident survient dans un contexte de tensions diplomatiques accrues entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, alimentant les spéculations sur les responsabilités et les motivations derrière cet acte.

Déroulement des faits et témoignages

Le rassemblement, organisé par le mouvement rebelle M23, avait réuni une foule importante venue écouter Corneille Nangaa, et ses partenaires. Selon les premiers témoignages, l’explosion n’a pas visé directement les dirigeants présents sur le podium, mais la foule, ce qui soulève des questions sur les intentions réelles des auteurs de l’attaque. Bertrand Bisimwa, chef politique du M23, a confirmé l’incident, déplorant des pertes en vies humaines sans fournir de bilan précis.

Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent un mouvement de panique suivi de deux détonations. Bisimwa a accusé le président congolais Félix Tshisekedi d’être responsable de cette « barbarie », affirmant que le régime congolais aurait exécuté des menaces préalablement proférées sur les réseaux sociaux. Cependant, ces accusations n’ont pas été corroborées par des preuves tangibles.

Hypothèses et réactions

Plusieurs hypothèses émergent quant à l’origine de l’attentat. Certains observateurs évoquent la possibilité d’une manipulation visant à discréditer le gouvernement de Kinshasa, notamment dans un contexte où le Rwanda subit des revers diplomatiques. D’autres suggèrent que l’attaque pourrait être l’œuvre d’éléments internes mécontents de l’AFC-M23 ou de personnes manipulées pour saboter le rassemblement.

Par ailleurs, l’idée d’une implication des Forces armées de la RDC (FARDC) a été rapidement écartée. Bukavu, située dans une zone sous contrôle des forces rwandaises (RDF) et de leurs alliés, est hors de portée des FARDC. Cette réalité rend peu plausible l’hypothèse d’une attaque menée par l’armée congolaise contre son propre peuple. De plus, l’utilisation d’un drone armé, évoquée par certains, semble improbable compte tenu de l’impact dévastateur qu’une telle frappe aurait eu dans un espace aussi densément peuplé.

Contexte sécuritaire et politique

Cet attentat intervient dans un contexte sécuritaire déjà tendu à Bukavu, où le M23 et ses alliés peinent à assurer la stabilité. Des homicides récents dans le quartier Essence ont mis en lumière les défis sécuritaires auxquels fait face la ville. Un interlocuteur local a souligné que le M23 « n’a pas le personnel suffisant pour sécuriser une ville comme Bukavu », ajoutant que leur présence repose davantage sur la peur que sur une réelle maîtrise du terrain.

Sur le plan diplomatique, cet incident risque d’exacerber les tensions entre la RDC et le Rwanda. Pour certains analystes, cet attentat pourrait s’inscrire dans une stratégie visant à semer le chaos et à justifier des actions ultérieures. La résolution des Nations unies exigeant le retrait des troupes rwandaises et de leurs supplétifs du territoire congolais reste lettre morte, ce qui alimente les frustrations et les suspicions.

En l’absence de preuves concrètes, les responsabilités de cet attentat restent floues. Toutefois, les circonstances et le contexte politique laissent entrevoir une manipulation complexe, impliquant potentiellement des acteurs locaux et internationaux. Une enquête approfondie et impartiale sera nécessaire pour établir les faits et identifier les coupables, afin d’éviter une escalade des tensions dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflit.

MN

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