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À la Une

À la Une

24 ans après l’assassinat de Mzee Kabila : « Ne jamais trahir le Congo », une alerte indélébile (Pierre Matadi)

by admin9775 15 janvier 2025
written by admin9775

La République démocratique du Congo commémore, par devoir de mémoire, les 24 ans de l’assassinat, selon la version officielle, de son 3ème Président, tué par un garde du corps le 16 janvier 2001 dans sa résidence du Palais des Marbres, dans le quartier Binza (ouest de Kinshasa). Investi président de la République le 29 mai 1997, Laurent-Désiré Kabila maîtrisait les méandres des visées géostratégiques des pays voisins de la RDC, en dépit de leur prétendu appui à la « libération ».

Dans les années 60-80, Mzee Kabila avait conduit les maquis de Fizi-Baraka (au Sud-Kivu dans l’Est du pays) contre le régime Mobutu, avant de prendre le pouvoir d’Etat sous la casquette de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), un mouvement créé en 1996 et appuyé « avec zèle » par le Rwanda et l’Ouganda. Son idéal « révolutionnaire lumumbiste » sera mis à rude épreuve au lendemain de sa victoire sur la dictature de Mobutu en mai 1997. Surpris par des agendas cachés de ses accompagnateurs, il leur tournera le dos. Bis repetita, le pays vivra la seconde guerre dès août 1998, avec l’aval de ceux des Congolais inconscients et prêts à trahir la nation pour des intérêts d’un pays voisin en quête d’espace vital.

Aussi a-t-il légué à la postérité son mot d’ordre-clé, « Ne jamais trahir le Congo », pour réveiller la conscience collective des Congolais face aux velléités expansionnistes développées des décennies durant par leurs voisins de la région, dont le Rwanda de Paul Kagame. Le 24ème anniversaire de la disparition tragique de Laurent-Dediré Kabila intervient au moment où des Congolais, fils du pays à la solde de l’agresseur rwandais-le même- et de sa soldatesque, mettent à feu et à sang des localités congolaises dans la province du Nord-Kivu. Les Nanga, Bisimwa, Magie, Mamba et des jeunes congolais drainés vers des camps d’instruction du M23-AFC foulent au pied présentement le mot d’ordre de Mzee : « Ne jamais trahir le Congo ».

Tshisekedi répercute le message

Dans son meeting de campagne prononcé en décembre 2023 à Lubumbashi (Haut-Katanga, dans le sud-est du pays), Félix Tshisekedi, candidat à sa réélection, avait expliqué que sa mission est de « réveiller le peuple congolais et de mettre en pratique le serment de Laurent-Désiré Kabila ». « Ne laissons pas l’ennemi s’emparer de ce que nous avons accompli. Souvenez-vous de 1997, lorsque le régime du maréchal Mobutu a pris fin. On nous avait menti en disant que le régime de l’AFDL allait venir. Certes, cela s’est produit avec Laurent-Désiré Kabila à sa tête, un nationaliste (…). Notre mission consiste à poursuivre là où Mzee s’était arrêté, à réveiller les Congolais et à leur dire de ne jamais trahir le Congo. Souvenez-vous de cette phrase héritage que Mzee nous a léguée », avait indiqué le Président de la République.

Le 16 janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila, alors Président de la République démocratique du Congo (RDC), est tué par un de ses gardes du corps et enfant-soldat, Rashidi Mizele, abattu à son tour dans sa fuite. En 2003, la Cour militaire condamnera une vingtaine de personnes à mort, pour « négligence dans la protection du Président », mais leur peine sera commuée en une condamnation à la prison à vie.

Laurent-Desiré Kabila est né le 27 novembre 1939 à Jadotville, actuelle Likasi, dans la province du Haut-Katanga.  Originaire du territoire de Manono dans cette entité du sud-est de la République, Mzee est entré en rébellion contre le gouvernement de Léopoldville (Kinshasa) pour venger le premier Premier ministre Lumumba assassiné par le gouvernement sécessionniste de Tshombe au Katanga (1961).

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À la UnePolitique

Mboso et Muzito rejettent le vote de Kin-Kiey à Masi-Manimba

by admin9775 15 janvier 2025
written by admin9775

Devant Dieudonné Kamuleta Badibanga, l’AACRD, regroupement politique mené par Christophe Mboso N’kodia Puanga, ci-devant troisième personnalité de l’Assemblée nationale, tient ferme à barricader les portes de la Chambre basse à l’AAAP Tryphon Kin-Kiey Mulumba, proclamé provisoirement élu par la CENI, à Masi-Manimba. Le Nouvel Élan d’Adolphe Muzito Fumunsi a également contesté, devant la haute cour, les 10.600 voix glanées par le patron et seul journaliste du Soft et P-ca de la RVA. Nana Manwanina Kiumba, crie elle aussi au scandale !

La Cour constitutionnelle, siégeant en matière de contentieux des résultats aux élections législatives nationales, appelle, en effet, en audience publique, ce mercredi 15 janvier 2025, à partir de 11h00″, les affaires opposant, d’une part, Kawata Lemba du Nouvel Élan contre Kin-Kiey, et d’autre part, ce dernier face à l’Alliance des alliés de la convention pour la République et la démocratie (AACRD). Dans un récent numéro du Soft, Kin-Kiey a, comme par moqueries et espiègleries, repris noms et photos de tous les candidats malheureux, ceux qui ont réalisé moins de 1000 voix, moins de 400 et 100 voix. Le Nouvel Élan Kawata n’a pu mieux faire que 608 voix, selon la CENI. La centrale électorale est, elle même, trainée devant la haute cour, pour sinécure, prévarication, bref des élections en mode capharnaüm, par une autre candidate malheureuse, Nana Manwanina Kiumba, ex-ministre déléguée près du président de la République, dans le gouvernement Lukonde.

Et pourtant, sur la CENI et son président Denis Kadima Kazadi, le Soft, contrairement à ses articles-roquettes de fin 2023 quand Kin-Kiey comptait parmi les candidats tricheurs et écartés de ce fait des scrutins, louange dorénavant la centrale électorale. Le média de Kin-Kiey a pris dans ces dernières livraisons, pour argent comptant, les déclarations de Denis Kadima, selon lesquelles l’approche appliquée pour les législatives exceptionnelles à Masi et à Yakoma, “illustre que, pour nous, la transparence n’est pas un slogan, mais une réalité.

“Nous avons fait le choix de la transmission électronique des résultats, une innovation technologique en phase avec l’évolution de notre système électoral. Certains pourraient
s’interroger sur la transparence de cette approche. Chaque bureau de vote a produit des procès-verbaux remis aux témoins des partis politiques, leur permettant de vérifier les résultats affichés et publiés par la CÉNI (…) offrant à chacun la possibilité de s’assurer de la crédibilité et de la transparence du processus et aux candidats d’utiliser les procès-verbaux postés sur le site précité, afin d’appuyer leur thèse au moment du contentieux électoral devant la justice”
.

Les crabes – totem fétiche de Masi, vont s’entre-dévorer ce mercredi, sur la place Royale, siège de la haute cour. Il sied, en effet, de rappeler qu’une requête en contestation des résultats des élections, n’est valable que si elle est couverte par le quitus de l’autorité morale du parti ou du regroupement politique. Autre élu contesté, Donald Sindani Kandambu de 4/AC, Action des acteurs pour l’amour du Congo, 8.808 voix selon la CENI. Faux, selon l’AACRD de Mboso. Il sied de rappeler que Masi–Manimba a, en effet, affiché un taux de participation de 37,81%, avec un nombre d’électeurs attendus de 442.383 pour 167.282 votants.

Ouragan via CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Nord-Kivu : Violents combats à Mufunzi, l’armée congolaise intensifie ses offensives contre le M23 dans le Massi

by admin9775 15 janvier 2025
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De violents combats ont éclaté ce lundi 13 janvier matin dans le village de Mufunzi, situé près de Ngungu, dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu). Selon des sources locales, l’armée congolaise, qui a récemment pris le contrôle de la cité de Ngungu, s’efforce de déloger les rebelles du M23 qui se trouvent aux alentours.
Vers 8 heures locales, des tirs d’artillerie provenant des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont été signalés en direction de Mufunzi. Des sources sécuritaires rapportent que les FARDC, en collaboration avec les miliciens Wazalendo, poursuivent leur offensive contre les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, qui tenteraient de s’organiser pour attaquer à nouveau le centre de Ngungu.

Un calme précaire est observé ce jour autour de Kibumba, territoire de Nyiragongo, ainsi qu’à Sake à Masisi, après de violents affrontements dimanche soir entre l’armée congolaise et le M23. Les FARDC ont réussi à repousser une attaque du M23 à Nditi, dans le Parc des Virunga, avançant même vers Kibumba. Cependant, des témoins ont rapporté que les rebelles avaient largué cinq obus sur des camps de déplacés dans le groupement de Kibati, sans faire de victimes
En réponse aux violations répétées du cessez-le-feu par le M23, l’armée congolaise a lancé une opération nommée « Caterpillar 2 ».

Le lieutenant-colonel Guillaume Njike Kaiko, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu, a déclaré que l’objectif principal de cette opération est de sécuriser la région et de rétablir la paix pour la population locale
« Les forces loyalistes ont réussi à déloger les rebelles sur toutes les collines surplombant la route Sake-Minova. Actuellement, la tentative d’assaut sur Sake a complètement échoué. Nous sommes déterminés à rouvrir cette route pour que la vie reprenne normalement, » a déclaré le porte-parole
Il a également rassuré que des efforts considérables sont en cours pour repousser les attaques et garantir la sécurité des civils.

« Les commandants du Sud-Kivu et du Nord-Kivu ont pris des mesures pour organiser une riposte face aux attaques incessantes. Les FARDC vont redoubler d’efforts pour protéger la population paisible et rétablir la tranquillité, » a-t-il ajouté.

Par ailleurs, dimanche 12 janvier, les rebelles du M23-RDF, soutenus par le Rwanda selon les Nations Unies, ont ouvert plusieurs fronts visant la ville de Goma. Cependant, cette tentative a été déjouée par l’armée congolaise. Des combats intensifiés sont également signalés dans le sud du territoire de Lubero, où les FARDC affrontent les rebelles du M23. Des hélicoptères de combat des FARDC ont été déployés pour frapper les positions rebelles dans les villages de Mambasa et d’Alimbongo.

Tazama rdc via CONGO PUB Online

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À la Une

Corée du Sud: le président suspendu Yoon Suk-yeol a été arrêté

by admin9775 15 janvier 2025
written by admin9775

Visé par un procès en destitution après avoir brièvement instauré la loi martiale le 3 décembre dernier en Corée du Sud, le président Yoon Suk-yeol a été arrêté à l’issue d’un nouvel assaut contre sa résidence, ce mercredi 15 janvier. Le 3 janvier, une première tentative avait tourné au fiasco. Les enquêteurs souhaitent interroger le chef de l’Etat sur son initiative ratée du début du mois dernier.

Le président sud-coréen suspendu Yoon Suk-yeol a été arrêté, ce mercredi 15 janvier, à l’issue d’un nouvel assaut sur sa résidence des enquêteurs qui veulent l’interroger sur sa tentative ratée d’imposer la loi martiale dans le pays au début du mois de décembre, une mesure sans précédent en Corée du Sud en proie à une grave crise politique. Après une première descente qui avait tourné au fiasco début janvier, des agents du Bureau d’enquête sur la corruption des hautes personnalités (CIO) et de la police se sont présentés en nombre, avant l’aube, au domicile – transformé en forteresse – où l’ancien procureur est retranché depuis des semaines dans un quartier huppé de Séoul.

Près de 3 500 agents des forces de l’ordre étaient présents dès cinq heures du matin devant la résidence du chef d’État, rapporte notre correspondant à Séoul, Célio Fioretti. Il leur a fallu près de cinq heures et demie pour passer outre les barricades élevées par la sécurité du président pour repousser l’assaut des policiers. À l’intérieur de son domicile, Yoon Suk-yeol à tenté de négocier une reddition sans menottes, une faveur refusée par les autorités. À 10h40 le convoi de police est sorti du complexe présidentiel avec à son bord le président déchu.

Au terme de plusieurs heures, l’équipe chargée de l’opération a indiqué dans un communiqué avoir « exécuté un mandat d’arrêt contre le président Yoon Suk-yeol » à 01h33 TU. Suspendu par les députés et visé par une enquête pour « rébellion », le dirigeant conservateur avait jusqu’à présent toujours refusé de s’expliquer depuis son coup de force, poussant les procureurs à recourir à des mandats d’arrêt en vue de le placer en garde à vue.

« Éviter toute effusion de sang malheureuse »

 « J’ai décidé de répondre au Bureau d’enquête sur la corruption », a annoncé Yoon Suk-yeol dans un message vidéo, ajoutant qu’il ne reconnaissait pas la légalité de l’enquête, mais qu’il s’y soumettait « pour éviter toute effusion de sang malheureuse » alors que les forces de l’ordre ont investi sa résidence dans la matinée.

Il s’agit du « premier pas vers le retour de l’ordre constitutionnel, de la démocratie et de l’État de droit », a salué pour sa part Park Chan-dae, chef des députés du Parti démocrate, la principale force de l’opposition au Parlement.

Jamais un chef d’Etat en exercice n’avait été arrêté en Corée du Sud. Yoon Suk-yeol peut être maintenu en garde à vue pendant 48 heures en vertu du mandat en cours. Les enquêteurs devront en demander un nouveau pour éventuellement prolonger sa détention.

Ce dernier risque son poste et est sous le coup d’une enquête pour « rébellion » pour avoir instauré brièvement la loi martiale le 3 décembre, une mesure choc rappelant les heures sombres de la dictature militaire qu’il avait justifiée par sa volonté de protéger le pays des « forces communistes nord-coréennes » et d’« éliminer les éléments hostiles à l’Etat ». Au sein d’un Parlement cerné par des soldats, les députés avaient déjoué ses plans en votant un texte exigeant la levée de cet état d’exception. Mis sous pression par les élus, des milliers de manifestants pro-démocratie et contraint par la Constitution, Yoon Suk-yeol avait dû obtempérer.

 Destitution

Le 3 janvier, le Service de sécurité présidentiel (PSS) en charge de la protection des présidents avait bloqué une première tentative du CIO d’exécuter le mandat d’arrêt émis pour le forcer à répondre à ses questions. Pour leur deuxième descente, les autorités avaient prévenu qu’elles appréhenderaient quiconque ferait obstruction. Des équipes du CIO et de la police ont dû franchir le mur d’enceinte à l’aide d’échelles avant de passer outre des barrages de véhicules. Au cours de sa progression vers la porte d’entrée du domicile présidentiel, la police a arrêté le chef par intérim du PSS, selon l’agence Yonhap.

Très impopulaire, Yoon Suk-yeol a été suspendu de ses fonctions le 14 décembre suite à l’adoption par l’Assemblée nationale d’une motion de destitution. Mardi 14 janvier, la Cour constitutionnelle a formellement lancé le procès en destitution du dirigeant conservateur, avec une première très courte audience. Celui-ci ne s’y est pas présenté, invoquant des « inquiétudes » concernant la sécurité. Le procès continuera même sans lui, avec une deuxième audience prévue jeudi. La Cour a jusqu’à la mi-juin pour décider de l’avenir de Yoon Suk-yeol, toujours officiellement président en attendant son verdict. La juridiction pourra soit le démettre définitivement, soit le rétablir dans ses fonctions.

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À la UneEconomie

Affaire Panav, Bemba et les 60 millions € de l’UE

by admin9775 14 janvier 2025
written by admin9775

Un nouveau challenge pour Jean-Pierre Bemba Gombo. Le vice-Premier des Transports, voies de communication et désenclavement, ambitionne de rendre acctractif le majestueux fleuve Congo, ses affluents et lacs, avec des moyens de bord.

Il a mûri l’idée après l’escroquerie de Panav, projet d’appui à la navigabilité des voies fluviales et lacustres en RDC : 60 millions d’euros, dons et prêts, de l’Union européenne, totalement engloutis par des firmes européennes à travers des projets très onéreux mais futiles, sans impact réel sur l’amélioration de la navigabilité sur le Congo et ses affluents et des lacs devenus de nécropole flottante.

Dorénavant, la Régie des voies fluviales (RVF) sera le centre névralgique de tout projet d’amélioration de la navigation en RDC. Dans son budget 2025, la vice-primature des Transports prévoit, en effet, de réhabiliter le bâtiment administratif de la RVF pour 2 000 000 000 FC. L’administration Bemba s’engage également à doter la RVF des véhicules pour 1 000 000 000 FC. Les conditions de travail ameliorées, Jean-Pierre Bemba va s’atteler aux travaux de finition de 2 baliseurs d’affluents Kindu et Kongolo pour 1 755 724 090 FC. Et la RVF procédera, courant 2025, au balisage des cours d’eau dont Sankuru, Kasaï et Kwilu. Budget initial du 750 000 000 FC.

Le DG de la RVF, Daniel Lwaboshi, a indiqué en 2024, que son établissement envisageait de baliser au moins 5 873 km de cours d’eau à travers le pays dont l’axe Kasaï- port fluvial de Kinshasa. Seul bémol, le décaissement des fonds ne suit pas sinon ne s’effectue guère aux échéances convenues. Le mandataire a également déploré qu’il manquait de moyens de sa politique. En 2024, la RVF aurait dû bénéficier des crédits de l’ordre de 3 755 724 000 FC pour le balisage des cours d’eau de Sankuru, Kasaï, Kwilu et Lukeni. Pourtant entre 2011 et 2019, l’Union européenne, à travers le Panav, dit avoir engagé, rien que pour l’hydrographie et l’hydrologie, quelque 6,075 millions d’euros et 31,250 millions d’euros pour l’aménagement et l’entretien des voies navigables et, pour les infrastructures portuaires, 12 millions d’euros.

Des poursuites, comme pour le projet 100 jours, auraient sans doute permis de faire la lumière sur les réelles réalisations du Panav. La RDC possède un réseau hydrographique, de plus de 25 000 km de voies fluviales et lacustres, pouvant être considéré comme l’épine dorsale des voies de communication pour son développement socio-économique. La navigation fluviale et lacustre s’est faite dans des conditions satisfaisantes jusque dans les années 80 et l’histoire a montré que ce mode de transport peut être efficace et sûr. Cependant, faute de financement et de moyens compte tenu de la situation d’instabilité qu’a vécue la RDC pendant ces dernières années, le transport par voie d’eau est devenu extrêmement lent et dangereux.

Les infrastructures portuaires et les outils à la navigation demeurent dans un état de délabrement avancé. L’on ne peut nullement croire que l’Union européenne a effectivement financé pour 60 millions d’euros le moindre projet. Et pourtant, l’UE soutient avoir assuré des formations et un appui institutionnel pour 1,5 million d’euros … pour rire! Selon le DG de la RVF, la principale cause des naufrages sur le fleuve congo est le manque d’équipements de navigation et le tonnage exagéré des certains bateaux ou baleinières. L’absence des lampes de signalisation est à la base des accidents qui se produisent généralement la nuit.

Sous la direction de Jean-Pierre Bemba, la RVF devrait bénéficier d’une subvention au minimum de 3 000 000 000 FC. Il est également prévu une intervention économique de 2 000 000 000 FC. Notons également que l’enveloppe des primes des agents de la Régie a considérablement été majorée à plus de 8, 109 milliards de FC. Le fleuve constitue un atout nec plus ultra face aux embouteillages devenus un goulot d’étranglement à Kinshasa, une ville de plus de 15 millions d’âmes avec une voirie dont le tiers est quasi impraticable.

Les saute-moutons bien qu’ayant couté des centaines de millions de dollars se sont avérés de simples cautères sur jambe de bois. La RDC avait passé, avant l’arrivée de Bemba au maroquin des Transports, une commande des 20 unités fluviales à Istanbul en Turquie dont 14 bus fluviaux avec chacun une capacité de 130 places et 6 taxis fluviaux de 25 places, au profit de la Société des transports du Congo (Transco). Le ministère des Transports avait également arraché des partenaires turcs un mémo d’entente sur l’exploitation du fleuve Congo avec comme point de départ 58 premiers kilomètres partant du chantier naval jusqu’à Maluku, incluant la rivière N’djili comme affluents, le fleuve Congo étant navigable dans ses deux biefs. Il était certain que l’acquisition de ces bateaux provenant d’Istanbul, permettra au gouvernement non seulement l’exploitation du fleuve, mais aussi l’érection de 6 quais flottants équipés en préparation, des salles d’attente, des cafeterias et restaurants ainsi que des guichets de billetterie conformément à la vision du président Félix Tshisekedi, qui du reste, veut voir les populations de multiples quartiers et communes de Kinshasa desservir par la rivière N’djili car, elle est le premier bief partant de l’embouchure jusqu’au barrage à l’usine de captage d’eau de la REGIDESO SA.

Ce projet rentre, en effet, dans l’engagement du gouvernement à moderniser 360 Km de rails en écartant le standard électrifié et celui relatif au projet de construction de la voie ferrée Banana-Matadi-Kinshasa. Il avait été obtenu en faveur de la RVF, dans le cadre de ces accords avec la Turquie, une drague de petit calibre multifonctions, capable de se déplacer dans l’eau et sur la terre ferme qui servira à optimiser la navigabilité sur la rivière N’djili. Hélas, ce contrat turc ne connaît point d’avancée.

Pold Levi Maweja

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À la UneNouvelles nécrologiques

La légende du catch congolais, Edingwe Moto na Ngenge,  tire sa révérence au maroc

by admin9775 14 janvier 2025
written by admin9775

Figure emblématique du catch congolais, Edingwe «Moto na ngenge » est décédé ce lundi 13 janvier 2025 au Maroc.

En effet, ce célèbre catcheur congolais a perdu la vie ce lundi 13 janvier au Maroc, où il avait été évacué pour recevoir des soins médicaux. Edingwe Mapima, mieux connu sous le nom de Ya Eddy Moto na Ngenge, a tiré sa révérence ce 13 janvier 2025, des suites d’un cancer.

Ancien sportif de la République Démocratique du Congo (RDC), il avait été transféré en urgence au Royaume chérifien le 12 décembre 2024 pour des traitements appropriés. Malheureusement, il n’a pas survécu longtemps après son arrivée.

Le célèbre catcheur avait été évacué d’urgence vers ce pays pour des soins médicaux, après une dégradation soudaine de son état de santé.

C’est un véritable choc pour les fans de catch en République Démocratique du Congo. L’icône du sport-spectacle congolais, Edingwe, surnommé “Moto na ngenge”. Le catcheur avait été évacué dans ce pays voisin pour y recevoir des soins médicaux, après une dégradation soudaine de son état de santé.

Malade depuis plusieurs mois, Paul, de son vrai nom, avait pourtant démenti à plusieurs reprises les rumeurs sur sa disparition. Encore récemment, il était apparu sur les réseaux sociaux, alité dans un hôpital, entouré de son épouse Amisi. Mais son état de santé s’était finalement brutalement aggravé, nécessitant son évacuation d’urgence au Maroc.

Véritable légende vivante du catch congolais, Edingwe laisse derrière lui un immense vide dans le monde sportif de la RDC. Surnommé “Moto na ngenge”, soit “Feu follet” en lingala, le catcheur s’était imposé comme l’une des figures incontournables de cette discipline très populaire dans le pays.

Doté d’une agilité et d’une force de frappe hors-normes, Edingwe avait marqué des générations de fans avec ses prouesses techniques et son charisme hors-norme sur les rings. Au fil des années, il était devenu l’un des ambassadeurs les plus influents du catch congolais, contribuant à sa notoriété à l’international.

Sa disparition soudaine plonge l’ensemble de la communauté sportive de la RDC dans une immense tristesse. “C’est une grande perte pour le catch congolais. Edingwe était une véritable figure emblématique, une source d’inspiration pour tous les jeunes athlètes”, a notamment réagi la Fédération congolaise de lutte.

Au-delà du sport, Edingwe s’était également imposé comme une personnalité populaire et respectée dans son pays. Son engagement auprès des plus démunis et son charisme naturel en avaient fait une véritable icône au-delà des frontières du catch.

Nul doute que les hommages vont se multiplier dans les prochains jours pour célébrer la mémoire de cet homme, véritable “feu follet” du ring congolais. Une disparition qui laisse un grand vide dans le cœur de tous les amateurs de catch en République Démocratique du Congo.

Une forte pluie verglaçante s’est abattue sur la capitale congolaise dans la soirée, selon des témoignages, assez inhabituelle ces fortes pluies survenues à Kinshasa dans la soirée de ce lundi,13 janvier 2025 ont provoqué des éboulements et des glissements de terrain, entraînant le blocage de l’Avenue du Tourisme ce mardi 14 janvier 2025, qui pour annoncer le départ d’une notabilité ou encore d’un grand esprit.

L’homme de Matete affectueusement appelé YA EDDIE s’en est allé après avoir marqué son passage d’une encre indélébile. il rejoint dans la félicité un autre grand catcheur Selemani moja qui a eu à le précédé plusieurs années.

MT

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À la UneMonde

Incendies de Los Angeles: le renforcement du vent fait craindre de nouveaux départs de feu

by admin9775 14 janvier 2025
written by admin9775

Près d’une semaine après que ses collines se sont embrasées, Los Angeles s’inquiète de voir le vent se renforcer. De nouveaux départs de feu sont attendus dans l’inquiétude.

« Non seulement ces conditions extrêmes et dangereuses compliquent beaucoup la lutte contre les incendies en cours, mais elles rendront de nouveaux départs de feux beaucoup plus probables », alertent les services météo américains. « Des conditions météo extrêmement propices aux feux » se développent dans la région, où des rafales soufflent déjà jusqu’à 120 km/h dans certaines zones, et elles dureront au moins jusqu’à mercredi, avertissent-ils.

« Nous allons continuer à utiliser tous les moyens dont nous disposons pour combattre les incendies », s’est engagé à la mi-journée le président Joe Biden. Ces vents chauds et secs annoncés devraient avoir « une force proche de celle d’un ouragan », a comparé la maire de Los Angeles, Karen Bass.

Le bilan s’alourdit

Assiégée par les flammes depuis mardi dernier, la deuxième ville la plus peuplée des États-Unis compte ses morts jour après jour : le bilan s’est alourdi dimanche à 24 personnes décédées, selon les autorités locales. Dans les quartiers ravagés, des secouristes assistés de chiens continuent d’inspecter les décombres à la recherche de corps.

« Nous sommes toujours dans la région d’Altadena et nous en sommes au troisième jour de recherche. C’est une tâche très difficile, et malheureusement, chaque jour, nous tombons sur les restes de membres de la communauté », a expliqué le shérif du comté de Los Angeles, Robert Luna. 

Les efforts déployés par des milliers de pompiers, y compris venus du Mexique voisin, ont néanmoins permis de circonscrire en partie les deux principaux incendies au cours des derniers jours. Et les pompiers à pied d’œuvre ont reçu des renforts humains et matériels, dont des dizaines de camions citernes, et sont prêts à faire face à la situation, ont assuré plusieurs de leurs responsables.

« Des dizaines de milliards de dollars » pour reconstruire

Tout retour des évacués a néanmoins été stoppé jusqu’à jeudi à cause du vent qui regagne en puissance, ont averti les pompiers, appelant à la patience les dizaines de milliers d’habitants faisant la queue, parfois pendant des heures, dans l’espoir de récupérer des médicaments ou des vêtements chez eux, ou tout simplement de voir si leur maison a été détruite ou non.

Le président américain Joe Biden a affirmé lundi que « des dizaines de milliards de dollars » seront nécessaires pour la reconstruction à Los Angeles après les graves dégâts causés par les très violents incendies qui l’assiègent depuis près d’une semaine.

C’est notre métier de donner de la force, et de l’espoir et de l’envie. Le sport, c’est beaucoup de choses. Il peut offrir de l’évasion, de la distraction et ce soir, espérons qu’il peut offrir de l’espoir.

RFI via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

Justice : 20 mois déjà en prison, Mike Mukebayi dénonce les manœuvres de la Cour d’appel pour le prolongement de sa détention en toute illégalité

by admin9775 13 janvier 2025
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Le député provincial honoraire de la ville de Kinshasa, Mike Mukebayi, désapprouve les manœuvres des juges de la Cour d’appel, pour sa détention au CPRK -Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa-, ex- prison centrale de Makala. Aperçu dans une vidéo aux côtés de ses avocats, ce proche de l’opposant congolais Moïse Katumbi a dénoncé le retard que prennent les juges de la Cour d’appel de Kinshasa- Gombe, pour se prononcer sur son dossier. 

«Vous trouvez normal de me retenir encore deux semaines, sous prétexte que la République ne s’est pas présentée. En réalité, c’est moi qui paie la faute de votre grève. Rester en prison au Congo, est devenu donc, normal», regrette l’opposant Mukebayi.

La Cour d’appel de Kinshasa-Gombe a, vendredi 10 janvier, renvoyé de deux semaines l’audience qui devait se tenir ce même jour pour l’instruction, les plaidoiries et, en principe, le jugement final. Le report de la session a été motivé par la nécessité de notifier officiellement la République, partie civile dans l’affaire, afin qu’elle comparaisse, renseignent des sources judiciaires.

De son côté, la défense a sollicité à la première présidente de la même juridiction, un rabattement de délai, afin d’accélérer la procédure. Cette requête, selon elle, constitue un test sur la sincérité des engagements pris par le ministre d’État en charge de la Justice, Constant Mutamba.

Opinion info via CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Ce que l’on sait de la rencontre entre l’ex-président Joseph Kabila et l’opposant Moïse Katumbi en Éthiopie

by admin9775 13 janvier 2025
written by admin9775

En République démocratique du Congo, l’ancien président Joseph Kabila prépare-t-il son retour politique ? Il a en tout cas discuté en décembre 2024 avec son ancien opposant, Moïse Katumbi, à Addis-Abeba. Une rencontre qui soulève des questions alors que l’entourage de Martin Fayulu, une autre figure de l’opposition congolaise, affirme qu’il avait également été invité à cette entrevue en Éthiopie. Explications.

• Que sait-on de leur rencontre ?

Les deux hommes se sont rencontrés vraisemblablement le 18 décembre 2024, en Éthiopie. Mais l’information n’a été officialisée que le 26 décembre par un communiqué commun. Dans ce texte, qui n’a pas de signature mais qui a comme contact un proche de Moïse Katumbi – Olivier Kamitatu – il est écrit que les deux intéressés sont préoccupés par la crise sécuritaire et politique que traverse la RDC.

Ils « lancent un appel à la paix et à l’unité nationale, tout en soulignant l’importance et l’urgence du respect des droits fondamentaux – aujourd’hui bafoués – des citoyens, de la préservation de la démocratie et l’État de droit qui ont laissé place à l’oppression et à la dictature ».

Ils « appellent tous les Congolais » à « résister activement face à la volonté affichée par le pouvoir en place de rompre le pacte républicain, fruit d’un large consensus national ayant permis la réunification et la stabilité du pays, ainsi que le rétablissement des institutions démocratiques, au risque d’exacerber les divisions au sein de la population congolaise et d’achever le délitement de notre Nation ». Comprendre :  Joseph Kabila et Moïse Katumbi sont farouchement opposés à une révision constitutionnelle, projet porté par le camp au pouvoir.

Enfin, ils demandent aux autres forces politiques de se joindre à ce combat.

• Peut-on s’attendre à une alliance ?

Il est beaucoup trop tôt pour l’affirmer. Ce que l’on sait en revanche, c’est que l’opposition essaie d’organiser un front contre la modification ou le changement de la Constitution. Le premier acte ça a été un communiqué commun signé par plusieurs tendances politiques : le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de Joseph Kabila, l’Engagement pour la citoyenneté et le développement (Écide) de Martin Fayulu, mais aussi Ensemble de Moïse Katumbi.

Depuis, il n’y a pas eu d’action commune entre tous ces partis politiques. D’autres opposants sont sur cette ligne, « ne touche pas à ma Constitution », sans pour autant avoir rejoint ce front. C’est le cas par exemple de Delly Sesanga, qui mène régulièrement des actions, qui tente de manifester. Il n’a pas signé ce premier communiqué commun. Il est aujourd’hui plutôt en lien avec des organisations de la société civile.

Il y a aussi le cas du docteur Denis Mukwege qui s’est positionné aussi dans le camp des opposants au changement constitutionnel sans pour autant s’afficher avec d’autres personnalités politiques.

Et puis, il ne faut pas oublier que l’opposition n’a pas réussi à s’unir lors de la présidentielle de décembre 2023.

Néanmoins, une alliance n’est pas à exclure pour autant : des discussions sont en cours.

• Martin Fayulu avait été convié à l’entrevue d’Addis-Abeba, selon son entourage

Selon les informations de RFI, Martin Fayulu avait par ailleurs été approché pour participer à cette rencontre. C’est en tous les cas ce que l’on dit dans son entourage. Un Martin Fayulu qui avait rencontré Moïse Katumbi, cette fois-ci officiellement, quelques temps plus tôt à Genval, en Belgique.

Selon une source proche de l’opposant, il n’a pas répondu favorablement parce que, pour lui, c’est en RDC qu’il faut agir. Il faut mobiliser l’opposition ici, en RDC, et ce n’est pas encore le temps de jouer sur la scène internationale.

Est-ce qu’une rencontre est néanmoins possible, par l’entremise du clan Katumbi ? Ce n’est pas exclu. D’ailleurs, le camp Fayulu le reconnait ouvertement.

Est-ce qu’une alliance est néanmoins possible ? C’est encore autre chose : Martin Fayulu et Joseph Kabila n’ont jamais été proches. Contrairement à Moïse Katumbi et Kabila, ils se sont opposés sur plusieurs sujets. Est-ce qu’ils peuvent se retrouver sur celui de la Constitution ? Cela reste à voir.

• Que sait-on des coulisses de cette rencontre initialement prévue à trois ?

On sait que les trois hommes devaient se rencontrer en Afrique pour des raisons pratiques et parce que Joseph Kabila se rend rarement en Europe ; que dans le premier projet, cette rencontre « union de l’opposition » devait être parrainée, chapeautée, par un chef d’État ou un ancien chef d’État, ou un responsable panafricain. Finalement, cela a été un tête-à-tête entre Joseph Kabila et Moïse Katumbi.

Ce n’est en outre pas leur réconciliation puisque ces deux derniers s’étaient déjà officiellement rencontrés auparavant, en mai 2022. Mais c’est quand même la première sortie politique de Joseph Kabila depuis juin 2023 quand il avait convié des responsables de son parti dans la ferme de Kingagati, près de Kinshasa.

D’ailleurs, à Addis-Abeba, Joseph Kabila a aussi rencontré un autre opposant : l’ancien député Claudel Lubaya. Ce dernier dit avoir été poussé à l’exil un peu avant les élections générales de décembre 2023.

À lire aussiRDC: Joseph Kabila revient dans le jeu politique

Vers une alliance de l’opposition en RDC ? «Le président Martin Fayulu l’a souhaité et la démarche a commencé», affirme Prince Epenge, de la coalition Lamuka

Après le tête-à-tête en décembre dernier entre les opposants Moïse Katumbi et Martin Fayulu en Belgique et celui entre Katumbi et l’ex-président Joseph Kabila en Éthiopie, s’achemine-t-on donc vers une alliance entre Kabila et Fayulu lui qui n’a eu de cesse d’accuser l’ex-chef d’État de lui avoir « volé », en faveur de Félix Tshisekedi, sa victoire à la présidentielle de 2018 ?

Rien n’est exclu, répond la coalition de Martin Fayulu tant que ce sera pour obtenir le départ de Félix Tshisekedi et protéger l’actuelle Constitution. L’opposant Prince Epenge, président du parti l’Action pour la démocratie et le développement du Congo (ADD-Congo) et porte-parole de la coalition Lamuka, l’a dit le 12 janvier, lors d’un rassemblement dans l’ouest de Kinshasa hier.

« La question ne se pose pas, lance-t-il au micro de notre correspondant, Pascal Mulegwa. La population kinoise, à travers cette campagne « Changeons Félix Tshisekedi et non la Constitution », appelle à l’unité de l’opposition. Ça tombe bien, parce que le président élu, Martin Fayulu, a déjà prêché l’unité de l’opposition. Nous avons dit que toute l’opposition doit s’unir. Le président Martin Fayulu l’a souhaité et la démarche a commencé. Nous allons fédérer nos énergies. Nous allons mettre en commun nos forces pour mettre fin au rêve d’un troisième mandat que Félix Tshisekedi est en train de caresser. À travers sa démarche d’obtenir un troisième mandat, Félix Tshisekedi va précipiter le Congo dans la balkanisation. C’est inacceptable ! Et cette unité de l’opposition, il ne s’agit pas de citer tel ou tel autre leader : tous les leaders de l’opposition politique qui comptent, nous allons discuter avec eux. Tous ceux qui partagent l’idée que le changement de la Constitution est une menace pour l’unité du Congo et la paix, que c’est un véritable projet diabolique… Tous ceux qui pensent ainsi, nous allons discuter avec eux ».

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À la UneProvince

Nord-Kivu: réunion de haut niveau à Goma pour la stabilité et la sécurité

by admin9775 13 janvier 2025
written by admin9775

Une réunion de haut niveau a été tenue, samedi à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo, sur la stabilité et la sécurité, supervisée par le gouverneur et le coordonnateur du Mécanisme conjoint de vérification renforcé (MCV-R), a appris l’ACP dimanche de source officielle.

« Cette rencontre de haut niveau pour la stabilité et la sécurité intervient dans un contexte tendu marqué par de violents combats sur presque tous les fronts entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le M23-RDF. Pourtant le rôle assigné au mécanisme conjoint de vérification est effectivement de vérifier les allégations de toutes les parties en conflit sur la violation du cessez-le-feu, convenu dans le cadre des accords conclus à Luanda, en Angola », a déclaré le Général angolais zoao Lourenço, Coordinateur du Mécanisme conjoint de vérification.

« Cet organe est une initiative régionale mise en place pour faciliter la désescalade des tensions et garantir que les accords de cessez-le-feu soient respectés. Cette démarche a un double objectif : restaurer la paix et la sécurité, mais aussi renforcer la confiance entre les belligérants à travers une observation neutre et impartiale des zones de combat », a-t-il ajouté.

Selon ce diplomate, « la rencontre avec le Gouverneur de province a également porté sur plusieurs aspects dont les offensives qui ont considérablement déstabilisé la province du Nord-Kivu et dont les M23-RDF, continuent à représenter une menace significative malgré les efforts de négociation et d’intervention militaires ».

Le Général zoao Lourenço a dit avoir retenu la proposition évoquée par le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général major Peter Cirimwami Nkuba, qui a émis le vœu de voir être renforcée la coordination entre les forces locales et les mécanismes régionaux pour garantir une surveillance efficace et indépendante des violations du cessez-le-feu au regard  du rôle du MCV-R qui, selon lui, est essentiel pour éviter l’escalade du conflit et faciliter un retour à la paix durable.

La situation sécuritaire au Nord-Kivu reste tendue presque sur tous les fronts, ce qui occasionne une fois de plus d’autres déplacements des populations.

ACP/CONGO PUB Online

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