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À la Une

À la UneMonde

Venezuela: de fortes explosions entendues à Caracas

by admin9775 3 janvier 2026
written by admin9775

De fortes explosions avec des bruits ressemblant à des survols d’avions ont été entendus vers 02H00 (06H00 GMT) samedi à Caracas, a constaté un journaliste de l’AFP.

Sur les réseaux sociaux, des images de grands incendies avec des dégagements de fumée sont visibles sans qu’il soit possible de localiser précisément le lieu de ces explosions qui semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuelienne. Des bruits d’explosion continuaient à être entendus vers 02h15 (06h15 GMT).

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Ces déflagrations surviennent alors que le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolas Maduro, étaient « comptés ».

Il a déclaré lundi que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien.

Le président Maduro s’était lui montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi affirmant : « le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires ».

Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic que l’intéressé dément, reprochant aux Etats-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.

RFI

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À la UneProvince

Goma : Une marche pour la souveraineté dans une ville sous occupation

by admin9775 2 janvier 2026
written by admin9775

Ce vendredi 2 janvier 2026, Goma vit sous haute tension et paradoxe. Alors que la ville, sous contrôle du mouvement rebelle M23 depuis février 2025, semblait suivre un rythme socio-économique normal, une mobilisation citoyenne silencieuse mais puissante s’y manifeste. Une marche, organisée par la « Génération Z » contre l’occupation rwandaise présumée dans l’est de la République démocratique du Congo, a révélé les profondes fissures sous la surface d’un calme apparent.

Malgré les menaces et l’annonce du déploiement d’éléments des forces de sécurité pour intercepter les manifestants, un fait marquant se dégage : la population, dans sa grande majorité, adhère silencieusement mais fermement à l’idée de cette mobilisation. Ce soutien populaire diffuse révèle une vérité profonde : le rejet collectif de toute forme d’occupation étrangère sur les terres congolaises. La marche devient alors l’expression d’un ras-le-bol national, et non d’un simple mouvement isolé.

« Le peuple, éveillé, se positionne clairement pour la souveraineté, la dignité, et la fin de l’humiliation sur les sols du Kivu », a déclaré un activiste local sous couvert d’anonymat, résumant l’état d’esprit de nombreux habitants.

Un calme précaire et une répression ciblée

Les autorités installées par le M23 avaient pourtant tout mis en œuvre pour décourager la marche. Le maire de la ville, désigné par la rébellion, était intervenu sur les antennes de la RTNC (sous contrôle) pour assurer que tous les services, y compris la police et l’armée du mouvement, seraient mobilisés pour « assurer la sécurité urbaine » et maintenir l’ordre.

Cependant, dans l’ombre, la répression s’est organisée. Les organisateurs de la marche ont dénoncé, dans la soirée de jeudi, plusieurs arrestations de jeunes dans différents quartiers de la ville, attribuées aux services de renseignement de la rébellion. S’exprimant sur la situation, Sankara Bin Kartumwa, porte-parole des manifestants, a condamné ces arrestations et réaffirmé le caractère pacifique de la mobilisation.

« Nous exerçons un droit fondamental : celui d’exprimer notre opposition à l’occupation et de réclamer le respect de notre dignité et de notre souveraineté », a-t-il insisté.

Une solidarité qui dépasse Goma

L’écho de cette mobilisation a franchi les limites de la ville occupée. À Butembo, ville voisine restée sous contrôle gouvernemental, plusieurs jeunes ont exprimé leur soutien aux manifestants de Goma. Contacté par téléphone, Musa Kasereka, étudiant, a salué cette initiative citoyenne :

« Je suis satisfait de voir les jeunes de Goma se lever. C’est la voix des opprimés qui s’élève pour défendre les sans-voix. Cette mobilisation permettra d’attirer l’attention de la communauté internationale et des décideurs de ce pays longtemps meurtri. »

Cet élan de solidarité illustre la dimension nationale que prend la question de l’occupation du Kivu, transcendant les clivages géographiques et devenant un symbole de la lutte pour l’intégrité territoriale congolaise.

Une vie quotidienne sous contrainte

Depuis près d’un an, la population de Goma vit sous l’administration du M23, une situation qui, selon plusieurs organisations locales et internationales, limite considérablement l’exercice normal des droits fondamentaux, dont la liberté d’expression et de réunion pacifique.

Malgré la répression et les intimidations, l’esprit de résistance et de mobilisation demeure vivace au sein de la population. Les habitants continuent de revendiquer, par des moyens détournés ou silencieux, une solution pacifique et durable à une crise qui dure depuis des décennies, mais qui a pris une tournure nouvelle avec l’occupation ouverte de leur ville.

Alors que la journée s’achève, Goma reste le théâtre d’une lutte à deux niveaux : celle, visible, pour le contrôle militaire et territorial, et celle, plus subtile mais tout aussi déterminée, pour la légitimité et le droit inaliénable d’un peuple à disposer de lui-même. La marche de ce 2 janvier, qu’elle ait pu se déployer massivement ou qu’elle ait été étouffée dans l’œuf, marque un nouveau chapitre dans la résistance civile à l’est de la RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

La RDC hisse son drapeau au Conseil de sécurité de l’ONU : une voix africaine pour la paix mondiale

by admin9775 2 janvier 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo a officiellement entamé, ce jeudi, son mandat de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2025-2026. Une cérémonie solennelle de levée du drapeau congolais au siège new-yorkais de l’ONU a marqué cette entrée historique, consacrant le retour de Kinshasa dans l’enceinte la plus puissante de l’organisation après plus d’une décennie d’absence.

Sous le regard des représentants diplomatiques du monde entier, la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présidé cette étape symbolique forte. « Aujourd’hui est un jour important pour la République démocratique du Congo. En entrant officiellement au Conseil de sécurité des Nations Unies, notre pays assume une responsabilité majeure au service de la paix et de la sécurité internationales. C’est un moment de dignité, mais surtout un moment d’engagement », a-t-elle déclaré, soulignant la portée de cet événement.

Une tribune pour porter la voix de l’Afrique et défendre le multilatéralisme

Dans ses premières déclarations en tant que membre du Conseil, la cheffe de la diplomatie congolaise a fixé les priorités de son pays. « L’Afrique et le monde peuvent compter sur la RDC pour être une voix fondée sur des principes, en faveur de la justice et de la coopération multilatérale », a-t-elle affirmé. Ce positionnement place la RDC comme un défenseur actif d’un ordre international fondé sur des règles, à un moment où le multilatéralisme est soumis à de fortes tensions.

L’entrée de la RDC intervient dans un contexte géopolitique complexe, marqué par des conflits multiples, dont plusieurs sur le continent africain. Pour les analystes, cette mandature offre à Kinshasa une tribune unique. « C’est une opportunité historique de porter les préoccupations africaines au plus haut niveau, notamment les questions de sécurité, de souveraineté et de développement, avec la crédibilité d’un pays qui vit lui-même ces défis », estime un diplomate africain en poste à New York.

Un mandat sous le signe des défis intérieurs et de la crédibilité internationale

Cette accession à un siège au Conseil de sécurité présente un paradoxe saisissant : la RDC y siège en tant qu’architecte de la paix mondiale, alors qu’elle lutte toujours pour pacifier sa propre région orientale, minée par l’activité de groupes armés et les tensions régionales. Cette dualité ne sera pas perdue des observateurs et des autres membres du Conseil. Elle confère à la voix congolaise une autorité particulière sur les questions de résolution des conflits, mais expose également le pays à un examen minutieux de sa gestion interne des crises.

La présence de la RDC au sein du Conseil restreint de 15 membres (avec 5 permanents et 10 non permanents) lui donne un pouvoir d’influence direct sur l’agenda sécuritaire mondial. Elle pourra participer aux votes sur les résolutions, présider des réunions, et influencer les décisions concernant des dossiers brûlants, qu’il s’agisse de la situation au Sahel, en Ukraine ou au Moyen-Orient.

Un test de leadership diplomatique

Pour le gouvernement du Président Félix Tshisekedi, ce mandat de deux ans constitue un test majeur de son leadership diplomatique. Il s’agira de concilier la défense des intérêts nationaux, la promotion d’une agenda africain commun, et l’engagement dans la gouvernance mondiale. La manière dont la RDC usera de son droit de veto (qu’elle ne possède pas en tant que membre non permanent, mais qu’elle peut influencer via des négociations) et portera des initiatives sera scrutée.

Le drapeau bleu ciel frappé de l’étoile jaune et de la bande rouge diagonale flotte désormais parmi ceux des autres membres. Il symbolise l’arrivée d’une puissance continentale déterminée à peser dans les affaires du monde. Les prochains mois révèleront si la RDC parviendra à transformer cette position en levier efficace pour la paix, tant pour le continent que pour elle-même.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Mbuji-Mayi célèbre le retour de la lumière à la veille du Nouvel An

by admin9775 2 janvier 2026
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À la veille des festivités du Nouvel An, la ville de Mbuji-Mayi a retrouvé un bien essentiel et trop rarement présent : l’électricité. Depuis mardi 29 décembre, après plus de six semaines d’obscurité et de privations, les habitants célèbrent le rétablissement du courant, un événement qui a redonné de la joie et un soulagement considérable dans la capitale diamantifère.

La panne, qui avait plongé la ville dans le noir le 13 novembre 2025 suite à la défaillance d’un transformateur principal de la Société nationale d’électricité (SNEL), a finalement été résolue grâce à l’installation d’un nouvel équipement. Les autorités techniques assurent que ce remplacement garantit une reprise durable de la fourniture d’énergie, mettant fin à une longue période de délestages subis par des centaines de milliers de personnes.

Un impact au-delà de la lumière : l’eau potable aussi revient

La bonne nouvelle ne s’arrête pas à l’éclairage des rues et des foyers. Selon la Régie de distribution d’eau (REGIDESO), le rétablissement du courant électrique est directement lié à une amélioration de la desserte en eau potable dans la ville. En effet, plusieurs stations de pompage, dépendantes de l’électricité, peuvent à nouveau fonctionner à plein régime.

« La remise en service du transformateur va permettre d’améliorer significativement la distribution d’eau potable », a confirmé Didier Mbudi Lelo, directeur régional de REGIDESO. Cette annonce a été accueillie avec un immense soulagement par les habitants qui, en plus de l’électricité, devaient faire face à des pénuries d’eau aggravées.

Une ville qui respire et célèbre

L’ambiance dans la ville est à la fête. Sur la terrasse Kingakati, à l’entrée du Camps N’Sele, la population s’est rassemblée pour marquer l’événement. Gédeon Kapiamba, propriétaire des lieux, n’a pas caché sa gratitude : « Nous remercions sincèrement toutes les personnes qui se sont impliquées pour résoudre ce problème. Cela change tout pour nos vies et nos activités. »

Dans de nombreux quartiers, les familles constatent déjà les effets positifs de ce retour à la normale, avec un accès facilité à l’eau et la possibilité de conserver les aliments, d’utiliser des appareils électroménagers et de vaquer à leurs occupations après la tombée de la nuit.

Un espoir pour une stabilité durable

Si la joie est palpable, l’épisode rappelle aussi la vulnérabilité des infrastructures de base en RDC. Le long délai de réparation – plus d’un mois et demi – souligne les défis logistiques et techniques auxquels font face les services publics.

Le rétablissement à la veille du 1er janvier est perçu comme un symbole fort d’espoir pour l’année à venir. Les habitants de Mbuji-Mayi espèrent désormais que cette réparation marque le début d’une période de stabilité plus longue pour les services essentiels, permettant à la ville de se concentrer sur son développement économique et le bien-être de sa population. Pour le moment, ils profitent simplement de la lumière retrouvée pour entamer 2026 sous de meilleurs auspices.

Par Marius Bopenga
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Le Président Tshisekedi nomme Raphaël Kabengele, nommé inspecteur général des mines

by admin9775 1 janvier 2026
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Le Président de la République démocratique du Congo (RDC), a nommé MM. Raphaël Kabengele et Jean-Paul Kilembe, respectivement inspecteur général et inspecteur général adjoint des Mines (IGM), dans une ordonnance lue mercredi, à la télévision nationale.
« Article premier: sont nommés aux fonctions spécifiques au regard de leurs noms au sein de l’Inspection générale des mines, les personnes ci-après, M. Raphaël Kabengele inspecteur général, M. Jean-Paul Kilembe inspecteur général adjoint », a-t-on suivi.
Raphaël Kabengele remplace à ce poste M. Didier Kaku tandisque son adjoint, remplace le Professeur Kampata, en poste depuis la création de cet organe de contrôle, avril 2023 par le Gouvernement.
Ce jeune service public sert d’instrument de la lutte contre la fraude et la contrebande minière, de maux qui empêchent le secteur minier congolais de jouer son rôle dans le développement socio-économique.
Il a été placée sous l’autorité du ministère des Mines, afin de jouer essentiellement son rôle de coordination et de liaison entre les différentes entités publiques chargées du contrôle de la traçabilité des produits miniers des sites d’extraction aux points d’exportation.
Par ailleurs, le Président de la République a signé aussi d’autres ordonnances , notamment celle relative à la prorogation de l’état de siège dans les privinces de l’ Ituri et du Nord-Kivu , situées dans l’est du pays où l’armée rwandaise poursuit son agression.

ACP

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À la UneProvince

NORD-KIVU – Une marche citoyenne interdite à Goma, un organisateur arrêté dans un climat de tension

by admin9775 1 janvier 2026
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Une manifestation pacifique prévue le 2 janvier 2026 à Goma pour exiger le retrait des troupes rwandaises et des rebelles du M23 des zones occupées dans l’Est de la RDC se heurte à une interdiction ferme des autorités locales et à l’arrestation d’un de ses organisateurs. Cette séquence illustre le climat de répression et de contrôle qui règne dans la capitale du Nord-Kivu, sous influence de la rébellion.

Une marche citoyenne annoncée, puis interdite

Des jeunes issus de mouvements citoyens et de groupes de pression avaient annoncé l’organisation d’une marche pacifique pour réclamer le départ immédiat des forces rwandaises (RDF) et du M23. Cependant, le maire de Goma, Katembo, considéré comme étant sous l’autorité du M23, a publiquement interdit toute manifestation mercredi 31 décembre sur la RTNC.

« Nous avons trois services qui seront déployés : l’armée, la police et les services de renseignements pour remettre de l’ordre dans la ville », a-t-il averti, affirmant n’avoir reçu aucune notification officielle des organisateurs – une version contestée par la société civile qui dénonce une « intimidation ».

Arrestation d’un organisateur et réactions de la société civile

Avant même l’interdiction officielle, Mugisho Chimanuka Fabrice, l’un des coordonnateurs de la marche, a été arrêté. Son interpellation a suscité de vives réactions parmi les militants de Goma et Bukavu, qui y voient une « répression contre des citoyens qui s’expriment publiquement ».

Des acteurs locaux soulignent le contraste saisissant avec la récente manifestation présentée comme un « soutien populaire » au M23, qu’ils estiment avoir été organisée sous la contrainte. Pour eux, l’arrestation et l’interdiction confirment que les autorités installées par la rébellion n’acceptent aucune expression dissidente.

Un test pour les libertés fondamentales en zone sous contrôle rebelle

Les organisateurs de la marche interdite invoquent les droits constitutionnels à la liberté d’expression et de manifestation pacifique. Ils appellent les responsables du M23 à respecter ces droits et à privilégier le dialogue.

Cet épisode est un test révélateur de la nature de l’administration mise en place par le M23 dans les territoires qu’il contrôle. Il met en lumière :

  1. L’impossibilité pour la société civile locale d’exprimer librement une opposition à l’occupation rwando-rebelle.
  2. La stratégie de communication double du M23 : organiser des manifestations de soutien forcées tout en réprimant toute voix critique.
  3. La militarisation de l’espace public à Goma, avec la menace d’un déploiement conjoint de l’armée, de la police et des services de renseignement pour étouffer la contestation.

Alors que la communauté internationale appelle à un dialogue inclusif, la situation à Goma montre la difficulté pour la population civile de faire entendre sa voix dans un environnement sous contrôle militaire et politique d’un groupe armé.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneEconomie

Accord RDC-USA : Daniel Mukoko Samba et Patrick Muyaya détaillent le contenu et dénoncent la « désinformation »

by admin9775 1 janvier 2026
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Face à la controverse suscitée par les déclarations de l’archevêque de Lubumbashi, Mgr Fulgence Muteba, le gouvernement a organisé un briefing de presse pour éclairer l’opinion sur les accords signés avec les États-Unis. Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, et le ministre de la Communication, Patrick Muyaya, ont présenté mardi les deux textes clés du partenariat, tout en appelant à une « lecture responsable ».

Deux documents distincts signés, et non « un accord de 99 ans »

Selon le patron de l’économie nationale, il s’agit avant tout d’un cadre légal de collaboration stratégique, allant bien au-delà d’un simple document administratif. Ce partenariat vise des retombées concrètes pour le pays, articulées autour de la paix, de la sécurité et du développement économique, avec à la clé la création de nombreux emplois. Daniel Mukoko Samba a précisé que l’accord repose sur des axes structurants majeurs, notamment le projet hydroélectrique du Grand Inga, le Corridor de Lobito, ainsi que plusieurs infrastructures routières d’envergure nationale. Autant de projets présentés comme des leviers essentiels pour stimuler la croissance, renforcer l’intégration régionale et améliorer la compétitivité de l’économie congolaise.

Le ministre a catégoriquement nié l’existence d’un « accord de 99 ans », une expression utilisée par Mgr Muteba pour dénoncer une prétendue exploitation minière à long terme. « Le partenariat stratégique signifie tout simplement deux États qui partagent une vision commune », a-t-il insisté.

Un cadre pour une « transformation » économique et sécuritaire

Selon le gouvernement, ces accords visent à faire entrer la RDC dans une « nouvelle phase de transformation ». Ils couvriraient plusieurs domaines :

  • Économie : Attraction d’investissements américains « structurants, encadrés et transparents ».
  • Sécurité : Coopération en matière de défense, dans un contexte de guerre à l’Est.
  • Gouvernance et coopération scientifique.

Une offensive de communication pour contrer la polémique

Cette conférence de presre s’inscrit dans une stratégie de communication réactive du gouvernement, après que les propos de l’évêque aient « suscité inquiétudes, débats et interprétations parfois contradictoires au sein de l’opinion publique ».

Pour contrer ce qu’il qualifie de « désinformation », le gouvernement a annoncé avoir compilé dans un recueil de plus de 100 pages les principaux textes diplomatiques récents, incluant l’accord de paix de juin 2025 avec le Rwanda et le partenariat stratégique avec les USA, afin d’en favoriser la « vulgarisation ».

Un débat national sur la souveraineté et la transparence

Cette séance de clarification montre la sensibilité du sujet dans un pays où la gestion des ressources naturelles et les partenariats avec les grandes puissances sont historiquement contestés. En répondant point par point à l’alerte de l’Église catholique – une institution très crédible – le gouvernement cherche à rétablir sa narration et à reprendre le contrôle d’un débat qui touche à la souveraineté nationale, à la transparence des contrats et à la confiance des citoyens. La publication annoncée des textes complets sera un test de cette promesse de transparence.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Denis Sassou Nguesso candidat à un nouveau mandat en 2026, après plus de 40 ans au pouvoir

by admin9775 1 janvier 2026
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Le président congolais Denis Sassou Nguesso, 82 ans, a été officiellement désigné mardi 30 décembre candidat de son parti à l’élection présidentielle prévue le 22 mars 2026. Cette investiture, annoncée lors du sixième congrès ordinaire du Parti congolais du travail (PCT) à Brazzaville, ouvre la voie à un nouveau mandat pour un homme qui dirige déjà le Congo, avec des interruptions, depuis plus de quarante ans.

Un parcours marqué par une longévité exceptionnelle

Né en 1943, Denis Sassou Nguesso a dirigé le Congo sous le régime du parti unique de 1979 à 1992. Battu lors des premières élections pluralistes par Pascal Lissouba, il est revenu au pouvoir en 1997 à l’issue d’une guerre civile qui a ravagé le pays. Depuis, il a été réélu en 2002, 2009, 2016 et 2021. La révision constitutionnelle de 2015, qui a levé la limitation du nombre de mandats, lui avait déjà permis de se représenter.

Un contexte politique sous contrôle

Le congrès du PCT, parti dominant au pouvoir depuis des décennies, s’est tenu du 27 au 30 décembre dans un climat de fidélité affichée. L’annonce a été faite par Antoinette Kebi, deuxième rapporteur du congrès. Aucun autre candidat issu du parti n’a été mis en avant, confirmant le verrouillage interne autour de la figure présidentielle.

Enjeux et perspectives pour 2026

Cette candidature intervient dans un contexte économique et social tendu pour le Congo, pays riche en pétrole mais frappé par la pauvreté, les inégalités et une dette publique importante. L’opposition, historiquement fragilisée et divisée, n’a pas encore désigné de candidat capable de constituer une réelle alternative.

À 82 ans, Denis Sassou Nguesso briguera donc un mandat de sept ans qui, s’il est obtenu, le maintiendrait au pouvoir jusqu’en 2033, portant sa longévité politique à près de cinquante-quatre ans à la tête de l’État. La campagne officielle débutera dans les prochaines semaines, sous le regard d’observateurs internationaux qui scruteront le respect des libertés démocratiques et des conditions du scrutin.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Guinée: Mamadi Doumbouya élu président dès le premier tour, selon les résultats provisoires

by admin9775 31 décembre 2025
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Sans surprise, en Guinée, le général Mamadi Doumbouya est élu président de la République dès le premier tour, avec 86,72 % des voix, quatre ans après le coup d’État qui l’a porté au pouvoir. Les résultats provisoires ont été proclamés le soir du 30 décembre par la Direction générale des élections. Mamadi Doumbouya faisait face à des adversaires de faible envergure en l’absence des poids lourds de l’opposition, le président déchu Alpha Condé ou l’opposant Cellou Dalein Diallo. L’enjeu de ce scrutin était donc faible, l’annonce des résultats n’a pas suscité d’engouement.

C’est dans le calme que Conakry a accueilli l’annonce des résultats, ce 30 décembre vers 23h. Pas de concert de klaxons, pas de manifestation spontanée, les habitants de la capitale de la Guinée sont restés à la maison. Les rues étaient vides comme elles le sont habituellement à cette heure un soir de semaine. Seuls quelques dizaines de partisans de Mamadi Doumbouya sont brièvement sortis célébrer sa victoire.

Quatre candidats avaient déjà reconnu leur défaite et félicité Mamadi Doumbouya au moment de l’annonce des résultats, mais pas Abdoulaye Yéro Baldé ni Faya Millimouno, arrivés respectivement deuxième avec 6,59 % et troisième avec 2,04 % des voix. Le taux de participation officiel, lui, se situe finalement à 80,95 %, un peu plus bas que les 85 % initialement annoncés. Ces résultats doivent désormais être validés par la Cour suprême

On arrive donc à la fin d’un processus électoral marqué par l’absence des poids lourds de l’opposition, tous en exil. Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) Cellou Dalein Diallo avait même dénoncé une « mascarade électorale » et appelé ses militants à rester chez eux. Dans leurs déclarations finales, les missions d’observation de l’Union africaine et de la Cédéao ont relevé l’absence des principaux partis d’opposition, tout en félicitant les autorités guinéennes pour la bonne organisation du scrutin. Quatre ans après avoir suspendu la Guinée à cause du coup d’État, ces deux organisations devraient désormais la réintégrer pleinement.  

« Irrégularités, enlèvements et disparitions » dénoncés

Dans sa déclaration de fin de mission, l’Union africaine a aussi appelé les autorités guinéennes à « lutter plus efficacement contre le phénomène des enlèvements et disparitions de personnes », et à « élucider le sort des victimes », car, selon elle, cela « mine la confiance des citoyens ». Plusieurs voix critiques ont en effet disparu au cours de cette transition, qui touche désormais à sa fin.

Le Bloc Libéral, formation politique du candidat Faya Millimono, affirme que durant la campagne, au moins treize de ses responsables ont été emprisonnés ou menacés, dont l’enlèvement au début du mois d’un directeur de campagne adjoint, toujours porté disparu. Oumar Sanoh, le président du Bloc Libéral, explique également détenir des éléments démontrant des fraudes pendant le scrutin.  

Nous avons une commission technique composée de plus de 400 jeunes qui collectaient les irrégularités qui se passaient sur le terrain. Il y a une vidéo qui circule qui montre clairement des fraudes pendant le scrutin.

Oumar Sanoh, président du Bloc Libéral dénonce des irrégularités et intimidationsTangi Bihan

Les principales figures politiques du pays sont en exil ou en prison, et ont donc été empêchées de concourir. Parmi les huit challengers autorisés, le Bloc Libéral est l’un des derniers partis d’opposition toujours actif dans le pays. Le BL dénonce « des pratiques frauduleuses » et « de graves irrégularités » durant le scrutin.

RFI

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À la UnePolitique

L’UE et Denis Mukwege condamnent les propos du porte-parole des FARDC, Kinshasa suspend le général et un journaliste

by admin9775 31 décembre 2025
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Une violente polémique provoquée par des déclarations discriminatoires du porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) a entraîné une cascade de réactions nationales et internationales, mettant à nu les fractures ethniques et les défis de la communication d’État en temps de guerre. L’Union européenne et le Prix Nobel de la Paix, le Dr Denis Mukwege, ont condamné ces propos, tandis que les autorités congolaises ont suspendu le général concerné et un responsable de la télévision publique.

L’origine de la crise : des propos stigmatisants à l’antenne nationale

La crise a éclaté samedi 27 décembre sur les antennes de la Radio-Télévision Nationale Congolaise (RTNC). Le général Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a tenu des déclarations déconseillant aux Congolais d’épouser des femmes de la communauté tutsi. Ces propos, perçus comme ouvertement discriminatoires et stigmatisants, ont immédiatement provoqué une onde de choc.

Réactions internationales : l’UE et Mukwege condamnent fermement

L’Union européenne a « condamné » les propos et « noté avec satisfaction les mesures prises par les autorités ». Elle a appelé à continuer d’agir contre tout discours de haine « à un moment clé dans la recherche de la cohésion nationale ».

Le Dr Denis Mukwege a été plus sévère dans un communiqué, condamnant « tout discours et tout acte de haine, d’humiliation et de discrimination ». Il a averti que de telles paroles, « particulièrement lorsqu’elles émanent d’une autorité publique », sont « dangereuses » et « fragilisent le vivre-ensemble » dans un contexte déjà tendu. Il a rappelé les « liens humains et culturels profonds » dans la région et dénoncé l’impunité des « dignitaires assoiffés de sang et de pouvoir ».

Mesures disciplinaires internes

Face au tollé, les autorités ont réagi rapidement :

  1. Suspension du général Ekenge : L’État-major général des FARDC s’est désolidarisé des propos et a suspendu le général Sylvain Ekenge de ses fonctions de porte-parole.
  2. Suspension d’un cadre de la RTNC : Oscar Mbal Kahij, directeur de l’information TV par intérim, a été suspendu à titre conservatoire. Il est reproché à ce cadre d’avoir laissé diffuser les propos sans recadrage, manquant à sa responsabilité éditoriale sur le média public.

La défense de Kinshasa à l’Union africaine

Lors d’une réunion du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union africaine, la délégation congolaise a adopté une position officielle. Elle a condamné « l’instrumentalisation de l’ethnicité comme prétexte à une agression » – une référence claire à la justification souvent avancée par le Rwanda pour son intervention en RDC. Elle a ensuite cherché à circonscrire l’incident, affirmant que toute dérive verbale « relève de comportements individuels et non d’une politique de l’État ».

Un incident révélateur de tensions profondes

Cet épisode dépasse le simple dérapage médiatique. Il révèle :

  • La porosité des discours de guerre et des préjugés ethniques au plus haut niveau des institutions.
  • La vulnérabilité de la cohésion nationale dans un conflit instrumentalisant les identités communautaires.
  • La difficile gestion de la communication d’État entre la nécessité de mobiliser contre une agression et le devoir de préserver l’unité du pays.
  • La vigilance de la communauté internationale sur ces questions, qui sert de garde-fou.

La rapidité des sanctions démontre la conscience du gouvernement quant à la gravité de l’incident. Cependant, la défense présentée à l’UA (« comportements individuels ») montre la difficulté à assumer une responsabilité systémique, dans un climat où la rhétorique guerrière et la désignation d’un ennemi « ethnique » sont parfois utilisées comme outils de mobilisation. La réconciliation nationale promise par les autorités devra désormais composer avec les blessures ouvertes par ce discours officiel.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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31 décembre 2025 0 comments
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