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RDC : le discours de Joseph Kabila, entre héritage de l’AFDL, ambiguïtés politiques et équation militaire

by admin9775 10 octobre 2026

Plus d’un an après sa précédente adresse à la nation, le 23 mai 2025, l’ancien président Joseph Kabila a repris la parole vendredi 9 octobre 2026 pour dresser un tableau sombre de la situation politique, sécuritaire et sociale en République démocratique du Congo. Sans citer directement Félix Tshisekedi, il a dénoncé ce qu’il considère comme un retour de la dictature, caractérisé notamment par le tribalisme, le népotisme, la discrimination et la gestion patrimoniale de l’État. Il a également critiqué la conduite de la guerre dans l’Est et annoncé de nouvelles initiatives pour, selon ses termes, « sauver la RDC ».

Au-delà de ce réquisitoire, cette sortie soulève plusieurs interrogations sur l’héritage politique de Joseph Kabila, les similitudes qu’il établit avec la fin du régime Mobutu et les perspectives d’un changement de pouvoir dans le contexte actuel du conflit à l’Est.

De Mobutu à Tshisekedi, le retour du discours sur la dictature

En évoquant une dictature vaincue le 17 mai 1997, Joseph Kabila fait référence à la chute de Mobutu Sese Seko, renversé par l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL), conduite par Laurent-Désiré Kabila, son père, avec le soutien de pays voisins, notamment le Rwanda.

Dans son allocution, l’ancien président a déclaré :

« Pire, vaincue le 17 mai 1997, la dictature était de retour – et ce, sous sa forme la plus détestable moralement, celle de la tyrannie. D’où, une gouvernance plus préoccupée par la survie du régime en place que par le bien du peuple, avec, pour traits caractéristiques : l’institutionnalisation du tribalisme et du népotisme ; la discrimination et la stigmatisation des minorités ; l’instrumentalisation de la puissance publique à des fins politiques… »

Cette référence historique établit un parallèle implicite entre la fin du régime Mobutu et la gouvernance actuelle. Elle pose toutefois une question fondamentale : les circonstances qui avaient conduit à la chute de Mobutu sont-elles comparables à celles de 2026 ?

En 1996-1997, une rébellion soutenue par des pays voisins avait progressivement pris le contrôle de territoires avant de renverser le régime en place. Aujourd’hui, la situation est différente, tant sur le plan diplomatique que militaire. Le conflit dans l’Est implique notamment l’AFC/M23, dont les relations avec le Rwanda sont au cœur des tensions régionales et des prises de position internationales.

La comparaison historique mérite donc d’être examinée sans présumer que les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Le bilan de Kabila face aux critiques adressées à Tshisekedi

En dénonçant le tribalisme, le népotisme et la gestion patrimoniale des biens publics, Joseph Kabila soulève des questions importantes de gouvernance. Mais la portée de son réquisitoire dépend aussi de sa capacité à expliquer ce qui, selon lui, distingue son projet politique de celui qu’il critique aujourd’hui.

L’ancien président a également établi un lien entre la gouvernance actuelle, la misère et la fragmentation de la cohésion nationale.

« Cette gouvernance irresponsable et surannée, la cohésion nationale a volé en éclats, tandis que la paix et le vivre ensemble ont de nouveau fait place à des conflits identitaires, à l’insécurité et à la guerre », a-t-il déploré.

Ces accusations appellent un examen fondé sur des faits et des éléments vérifiables. Elles invitent également à interroger le bilan de celui qui a dirigé le pays de 2001 à 2019.

Un ancien chef de l’État qui entend proposer une alternative ne peut se limiter à dresser le procès de son successeur. Il lui appartient aussi de présenter des propositions précises, d’expliquer les réformes qu’il souhaite engager et de répondre aux controverses associées à sa propre gouvernance.

La question est donc de savoir si Joseph Kabila entend construire une véritable alternative politique et institutionnelle ou s’il cherche avant tout à délégitimer le pouvoir actuel. Son annonce de prochaines initiatives ne permet pas encore de trancher.

AFC/M23 : la question du soutien présumé de Kabila

La nouvelle allocution prend une dimension particulière en raison des accusations portées contre Joseph Kabila au sujet de ses liens présumés avec l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le M23.

L’ancien président a notamment dénoncé le non-respect du cessez-le-feu convenu dans le cadre du processus de Doha et accusé les autorités congolaises de maintenir une collaboration avec plusieurs groupes armés.

« Le non-respect du cessez-le-feu signé à Doha et le maintien de cette collaboration avec le Maï-Maï, rebaptisé Wazalendo, les FDLR et plusieurs autres groupes armés étrangers », a-t-il déclaré.

Cette lecture du conflit est celle de Joseph Kabila. Elle ne permet pas, à elle seule, d’établir la responsabilité respective des parties dans les violations du cessez-le-feu.

Par ailleurs, les États-Unis ont sanctionné l’ancien président pour son soutien présumé à l’AFC/M23. Cette décision constitue un élément important du contexte politique actuel, mais elle ne prouve pas que son discours du 9 octobre constitue en lui-même la démonstration d’un soutien opérationnel à la rébellion.

Une interrogation demeure néanmoins : cette sortie vise-t-elle uniquement à dénoncer la gouvernance de Félix Tshisekedi ou s’inscrit-elle dans une stratégie plus large de recomposition de l’opposition, éventuellement articulée autour des acteurs armés ?

La réponse dépendra notamment du contenu des initiatives annoncées par l’ancien président et des actes que poseront les membres de son entourage politique.

Une rébellion confrontée à un environnement international différent

La comparaison avec l’AFDL fait apparaître une autre différence majeure : l’environnement diplomatique et juridique.

En février 2025, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté la résolution 2773, condamnant les offensives du M23 et demandant au mouvement de cesser les hostilités et de se retirer des zones contrôlées. Le texte demande également aux Forces de défense rwandaises de cesser leur soutien au M23 et de se retirer du territoire congolais.

Cette position internationale distingue le contexte actuel de celui qui avait précédé la chute de Mobutu. Les acteurs du conflit font désormais l’objet de prises de position diplomatiques et de sanctions, tandis que les relations entre Kinshasa, Kigali et leurs partenaires restent déterminantes pour l’évolution de la crise.

Cela ne suffit pas à prédire l’issue du conflit. Une rébellion dépend de plusieurs facteurs, notamment ses capacités militaires, ses alliances, ses ressources, son acceptation par les populations et le coût diplomatique de ses opérations.

La question est donc de savoir si l’AFC/M23 peut transformer son contrôle de certaines zones en une véritable légitimité politique à l’échelle nationale.

Adhésion populaire : l’AFDL et l’AFC/M23 peuvent-elles être comparées ?

Une autre interrogation porte sur la capacité de l’AFC/M23 à mobiliser une adhésion populaire comparable à celle que l’AFDL avait pu susciter auprès de certains Congolais en 1996-1997.

Il serait toutefois réducteur de présenter l’avancée de l’AFDL comme le résultat d’une adhésion populaire uniforme. La coalition bénéficiait d’un soutien extérieur et sa progression militaire ne signifie pas que l’ensemble de la population partageait son projet.

Aujourd’hui, les accusations d’exactions contre les civils, de recrutements forcés et de violations des droits humains dans les zones affectées par le conflit constituent des obstacles majeurs à l’établissement d’une légitimité durable. Ces accusations doivent être examinées à partir de témoignages et d’enquêtes documentés, sans généraliser les responsabilités au-delà des faits établis.

La question centrale est de distinguer le contrôle militaire d’un territoire du soutien volontaire de ses habitants. Une organisation peut administrer une zone sans disposer d’une adhésion populaire majoritaire.

L’AFC/M23 dispose-t-elle ainsi d’une base politique suffisamment large pour transformer ses conquêtes militaires en projet national, ou son influence repose-t-elle principalement sur le contrôle armé et les soutiens extérieurs ? Une réponse rigoureuse nécessite des données fiables sur les perceptions des populations et sur les conditions de vie dans les zones concernées.

Patrick Muyaya : « Il n’a rien d’autre à offrir que le chaos »

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a vivement réagi à l’allocution de Joseph Kabila vendredi 9 octobre, mettant en cause son bilan et ses positions politiques.

Dans un message publié sur X, il a écrit :

« Un homme du passé, nostalgique des méthodes antidémocratiques, fils-aîné du père, complice et auteur connu des crimes, condamné et sous sanctions américaines. Il n’a rien d’autre à offrir que le chaos. »

Patrick Muyaya a également réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur du dialogue, présenté comme une voie pour restaurer la paix et préserver l’intégrité territoriale de la RDC.

« Avec le peuple congolais, les hommes et les femmes épris de paix, nous restons fermement engagés à travers le processus du dialogue amorcé par le Président de la République pour restaurer la paix et l’intégrité territoriale », a-t-il ajouté.

Cette réaction traduit la volonté du pouvoir de contester la crédibilité politique de l’ancien président tout en présentant le dialogue comme une voie de sortie de crise.

Gaby Kuba : « Si Tshisekedi est le problème, Kabila n’est jamais la solution »

L’analyste politique Gaby Kuba a, lui aussi, critiqué la sortie de Joseph Kabila, en mettant en doute sa capacité à proposer une alternative au pouvoir actuel.

« Adresse à la nation : de quelle nation s’agit-il ? L’hôpital se moque de la charité. Si Tshisekedi est le problème, Kabila n’est jamais la solution », a-t-il déclaré.

Gaby Kuba a estimé que cette allocution devait être analysée au regard du parcours de l’ancien président et des responsabilités qu’il a exercées à la tête du pays.

Sa réaction résume une critique adressée à Joseph Kabila : dénoncer les faiblesses de la gouvernance actuelle ne suffit pas nécessairement à établir sa propre capacité à incarner une solution politique.

Seth Kikuni : « Un dernier avertissement » au pouvoir

La lecture de Seth Kikuni, membre de la plateforme Sauvons la RDC et allié politique de Joseph Kabila, est sensiblement différente. Il a présenté l’allocution comme un avertissement adressé au pouvoir de Félix Tshisekedi et annoncé de prochaines initiatives de sa plateforme.

« Ils doivent prendre ce discours comme un dernier avertissement. Et nous sommes sérieux dans ce que nous disons », a-t-il déclaré.

Interrogé sur l’éventualité d’un recours à la force pour provoquer un changement de régime, Seth Kikuni a affirmé que l’AFC/M23 avait « déjà pris les armes comme opposition armée pour combattre Félix Tshisekedi », tout en présentant Sauvons la RDC comme une plateforme qui « mène son combat ».

Il a également annoncé que la plateforme ferait connaître « dans les prochains jours » ses intentions pour, selon ses termes, « mettre fin à cette tyrannie ».

Ces déclarations donnent une dimension plus concrète aux interrogations soulevées par le discours de Joseph Kabila. Elles ne permettent cependant pas, à elles seules, de conclure que la plateforme prépare une action militaire ou qu’elle dispose des moyens nécessaires pour provoquer un changement de régime.

Peter Kazadi : Kabila pourrait prendre la tête d’une branche de la rébellion

De son côté, Peter Kazadi, cadre de l’UDPS, a affirmé que Joseph Kabila s’apprêterait à prendre la tête d’une branche de la rébellion.

Il a déclaré s’appuyer sur des « informations vérifiées », sans que les éléments permettant d’étayer cette affirmation soient détaillés dans les propos rapportés.

Cette déclaration doit donc être considérée comme une accusation politique qui nécessite des éléments de corroboration indépendants. Elle illustre néanmoins le niveau de suspicion qui entoure désormais les intentions de l’ancien président et ses rapports présumés avec les acteurs du conflit dans l’Est.

La confrontation entre les déclarations de Peter Kazadi, les avertissements de Seth Kikuni et les dénégations ou explications éventuelles de l’entourage de Joseph Kabila sera importante pour distinguer les faits établis des interprétations politiques.

Quel avenir pour le changement de régime annoncé ?

À ce stade, plusieurs scénarios demeurent possibles. Joseph Kabila peut chercher à structurer une opposition politique, à peser sur le dialogue national ou à fédérer des forces autour d’un projet de transition. La possibilité d’une stratégie de rupture plus radicale est également évoquée par certains de ses alliés, mais les intentions opérationnelles de l’ancien président restent à établir.

La réussite d’un éventuel projet de changement dépendrait de nombreux facteurs : l’adhésion populaire, les rapports de force militaires, les soutiens régionaux, les sanctions internationales, la cohésion des forces politiques et la capacité des institutions à répondre aux attentes de la population.

Il serait donc hasardeux de prédire l’issue d’une éventuelle insurrection. L’expérience historique rappelle que la chute d’un régime ne garantit pas automatiquement la démocratie, la stabilité ni la fin des conflits.

L’adresse de Joseph Kabila ouvre ainsi une nouvelle séquence politique, sans encore préciser la nature exacte de ses prochaines initiatives. Le pouvoir de Félix Tshisekedi devra répondre aux critiques sur la gouvernance, la cohésion nationale et la conduite de la guerre. L’ancien président, pour sa part, devra exposer ses propositions et clarifier les interrogations suscitées par ses rapports présumés avec les acteurs armés.

Le véritable enjeu n’est donc pas seulement de savoir qui pourrait remplacer le pouvoir actuel, mais par quels moyens, avec quelle légitimité et pour quel projet de société. C’est à l’aune de ces critères, et non de la seule virulence des discours, que pourra être appréciée la portée réelle de cette nouvelle sortie de Joseph Kabila.

Par Marius Bopenga
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10 octobre 2026
À la UneBusiness News

Anne Juuko prend la tête de la Banque de développement d’Afrique de l’Est (EADB)

by admin9775 10 octobre 2026

La Banque de développement d’Afrique de l’Est (EADB) a nommé Anne Juuko directrice générale à compter du 2 octobre 2026. Elle succède à Benard P. Mono, directeur principal des finances et du Trésor, qui assurait l’intérim.

Anne Juuko rejoint l’EADB après avoir occupé le poste de responsable régionale des marchés mondiaux pour l’Afrique de l’Est chez Standard Bank Group. Elle a auparavant dirigé Stanbic Bank Uganda, dont elle a été la première Ougandaise à prendre la direction générale, après avoir été responsable de la banque d’entreprise et d’investissement de Standard Bank Namibia.

Elle a commencé sa carrière chez Citibank Uganda en 2001, puis travaillé chez Citibank Kenya. Elle a rejoint Stanbic Bank en 2012 et en a pris la direction générale en 2020. En 2024, elle est nommée responsable régionale des marchés mondiaux de Standard Bank pour l’Afrique de l’Est.

Son parcours couvre notamment les activités de taux, de change, de matières premières et de produits dérivés. Elle est diplômée en commerce de l’Université Makerere et titulaire d’un master en planification stratégique de la Heriot-Watt Business School.

La nomination intervient alors que la banque vient d’adopter une série de réformes visant à renforcer sa gouvernance et ses performances. En 2025, l’EADB a enregistré une hausse de 51 % de son bénéfice avant impôts et de 140 % de ses décaissements de prêts. Ses notes de crédit sont de « A » chez S&P Global et « Baa3 » chez Moody’s, avec des perspectives stables.

Par Amadjiguéne Ndoye

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10 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Jean-Claude Masangu révèle les dessous des cartes bancaires des hautes autorités et défend son bilan à la BCC

by admin9775 10 octobre 2026

Après plusieurs années de silence, l’ancien gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Jean-Claude Masangu Mulongo, est revenu sur deux sujets majeurs de son passage à la tête de l’institution. Invité du Space live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, il a expliqué le fonctionnement des cartes bancaires mises à la disposition de certaines hautes autorités pour leurs missions officielles, avant de défendre son bilan économique et monétaire.

Des cartes bancaires pour les missions officielles

Jean-Claude Masangu affirme que le dispositif avait été instauré pour permettre aux responsables publics d’effectuer leurs déplacements officiels sans être confrontés à des difficultés de prise en charge financière, notamment lorsque les missions étaient décidées dans l’urgence.

« On a instauré des cartes bancaires au nom de la Banque centrale du Congo et non pas au nom du gouvernement », a-t-il précisé. Selon lui, le choix de la BCC répondait à un souci de crédibilité institutionnelle.

Ces cartes servaient notamment à couvrir les frais de transport, d’hébergement et de restauration. L’ancien gouverneur insiste sur le fait qu’elles ne constituaient pas un moyen de paiement sans limites.

« Ce n’est pas pour acheter des cravates ou des chemises », a-t-il déclaré, soulignant que tout usage abusif devait entraîner la désactivation immédiate de la carte.

Les plafonds variaient selon les bénéficiaires. Masangu a notamment évoqué une limite de 15 000, sans préciser explicitement la devise dans les propos rapportés. Les dépenses étaient imputées au compte du Trésor après autorisation.

Un dispositif étendu sous la formule « 1+4 »

Mis en place autour de 2002, le système aurait été étendu en 2003 aux quatre vice-présidents et à certains de leurs collaborateurs, dans le cadre de la formule politique dite « 1+4 ». Le président de la République et le ministre des Finances figuraient également parmi les bénéficiaires.

Selon Jean-Claude Masangu, le dispositif était réservé aux responsables effectuant régulièrement des déplacements officiels. À la fin de leurs fonctions, les détenteurs devaient restituer leurs cartes, qui étaient ensuite bloquées et détruites.

L’ancien gouverneur affirme avoir lui-même rendu la sienne lors de son départ en 2013. Il n’a toutefois pas communiqué le nombre total de cartes délivrées durant son mandat, indiquant ne pas pouvoir se prononcer sur la période postérieure à son départ.

« Le Congo d’aujourd’hui est beaucoup plus solide »

Au cours de cette intervention, Jean-Claude Masangu a également défendu son appréciation de l’évolution de l’économie congolaise. Pour étayer son propos, il a préféré comparer la situation actuelle à celle de 1997, année de sa nomination à la tête de la BCC, plutôt qu’à celle de 2013, lorsqu’il a quitté ses fonctions.

« Le Congo d’aujourd’hui est beaucoup plus solide que le Congo que moi j’ai trouvé lorsque j’ai été nommé gouverneur de la Banque centrale en 1997 », a-t-il affirmé.

Il a notamment évoqué la maîtrise de l’inflation, qu’il situe aujourd’hui à 3,5 %, contre un taux de 611 % à l’époque qu’il décrit. Ces chiffres, avancés par l’ancien gouverneur, n’ont pas été accompagnés dans les propos rapportés de précisions sur les périodes exactes et les indicateurs utilisés.

Masangu a également mis en avant l’évolution du système bancaire, l’accroissement des réserves de change, qu’il estime désormais supérieures à 8 milliards de dollars, ainsi que la croissance du produit intérieur brut.

« Nous sommes passés d’une économie de 15 milliards de dollars de PIB. Aujourd’hui, on est à 120 milliards de dollars », a-t-il déclaré.

L’ancien responsable a par ailleurs rappelé l’allégement de la dette extérieure congolaise obtenu dans le cadre de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). En juillet 2010, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international avaient annoncé un allégement de 12,3 milliards de dollars pour la RDC.

Masangu revendique l’introduction du mobile money

Enfin, Jean-Claude Masangu a revendiqué un rôle déterminant dans l’introduction du mobile money en République démocratique du Congo, qu’il situe autour de 2010-2011, sous le pilotage de la Banque centrale.

« Je suis à l’origine de l’introduction du mobile money en RDC vers 2010-2011, sous le pilotage de la Banque centrale », a-t-il affirmé.

À travers cette intervention, l’ancien gouverneur est revenu sur certaines pratiques de gestion des missions officielles tout en présentant les indicateurs qu’il considère comme les principales avancées économiques et monétaires enregistrées depuis son arrivée à la tête de la BCC en 1997.

Par Pascal Kabeya
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10 octobre 2026
À la UneSociété

RDC : Erik Prince négocie un contrat de 65 millions de dollars avec les FARDC, alors qu’une embuscade contre ses équipes fait des morts et des blessés

by admin9775 10 octobre 2026

La République démocratique du Congo serait en discussions avec Erik Prince, fondateur de l’ancienne société militaire privée Blackwater et dirigeant de Vectus Global, en vue d’un contrat estimé à 65 millions de dollars pour l’appui technique et logistique aux Forces armées de la RDC (FARDC). Le projet porterait notamment sur la maintenance des avions et hélicoptères militaires ainsi que sur le soutien aux drones.

Selon plusieurs sources médiatiques, les négociations ne seraient pas encore finalisées. Aucun contrat n’a, à ce stade, été officiellement annoncé par les autorités congolaises ou par Vectus Global.

La maintenance de la flotte aérienne au cœur du projet

Le marché envisagé viserait à renforcer les capacités opérationnelles des FARDC grâce à une assistance technique spécialisée. Il concernerait notamment l’entretien des avions et des hélicoptères militaires, le soutien aux drones ainsi que l’expertise logistique nécessaire au maintien des équipements aériens en état opérationnel.

Cette assistance pourrait contribuer au renforcement des moyens aériens de l’armée congolaise, particulièrement dans l’est du pays, où les opérations contre l’AFC/M23 mobilisent des moyens de surveillance et d’intervention.

Les modalités précises du contrat, son calendrier d’exécution et ses mécanismes de financement ne sont toutefois pas connus publiquement.

Une embuscade meurtrière visant une équipe liée à Erik Prince

Les activités de Vectus Global en RDC sont également mises en lumière par une embuscade survenue le 17 septembre 2026 dans le Sud-Kivu, visant un groupe lié à Erik Prince. Selon des informations rapportées par Reuters, l’attaque aurait fait une vingtaine de morts et de blessés, parmi lesquels des Congolais et des contractuels étrangers. Aucun bilan officiel global n’avait été publié dans les informations disponibles.

Parmi les blessés figure Tim Kennedy, ancien membre des forces spéciales américaines et ancien combattant de MMA.Tim Kennedy (né en 1979 à San Luis Obispo, Californie) est un tireur d’élite et opérateur des forces spéciales américaines (7e, 19e et 20e groupes de forces spéciales). Il a servi en Irak et en Afghanistan comme sniper et instructeur en combatives Parallèlement, il a mené une carrière professionnelle en MMA (UFC, Strikeforce, WEC, IFL) avec 18 victoires, 6 défaites et 5 combats dans l’octogone

Selon les sources citées par Reuters, il a été touché par trois balles à la jambe avant d’être évacué vers les États-Unis, où il aurait reçu des soins au centre médical militaire Walter Reed, près de Washington.

Le New Zealand Herald a, pour sa part, identifié parmi les morts Justin Conaglen, ancien membre des forces spéciales néo-zélandaises. D’après ce média, il appartenait à une équipe de trois hommes, dont deux auraient été grièvement touchés. Des sources sécuritaires congolaises ont également évoqué la possibilité que des villageois figurent parmi les victimes.

Les circonstances exactes de l’embuscade et l’identité des assaillants restent à établir de manière indépendante. Selon une source travaillant avec le gouvernement congolais, des forces rwandaises soutenant l’AFC/M23 auraient pu repérer le groupe en suivant un drone de surveillance. Cette version n’a toutefois pas été confirmée de manière indépendante.

Cet épisode souligne les risques sécuritaires auxquels sont exposées les équipes liées aux activités de Vectus Global dans l’est de la RDC, une région marquée par la présence de nombreux groupes armés et la poursuite des affrontements.

Un partenariat déjà engagé dans le secteur minier

Vectus Global est déjà présente en RDC à travers des activités liées à la sécurisation et à la fiscalisation du secteur minier. Son contrat avec le ministère congolais des Finances est estimé à environ 700 millions de dollars, selon les informations relayées par la presse.

Ses équipes ont également été signalées dans des opérations de soutien technique et logistique aux FARDC, notamment autour d’Uvira, dans le Sud-Kivu, après le retrait de l’AFC/M23 de cette ville stratégique.

L’éventuel marché de 65 millions de dollars marquerait ainsi une extension de ses activités vers la maintenance des moyens militaires, au-delà de son intervention dans le secteur minier.

Un accord encore à confirmer

Pour Kinshasa, ce contrat pourrait répondre au besoin de maintenir les équipements aériens des FARDC en état de fonctionnement dans un contexte de conflit armé. Pour Vectus Global, il représenterait une nouvelle étape dans le développement de ses activités en RDC.

Toutefois, en l’absence d’annonce officielle, le montant de 65 millions de dollars et le contenu du marché restent à confirmer. Les prochaines communications des autorités congolaises ou de l’entreprise permettront de préciser la nature de cet engagement et les responsabilités confiées au prestataire.

Par Marius Bopenga
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10 octobre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Le général James Kasereka Matabishi, alias Jems, est décédé à Kinshasa

by admin9775 10 octobre 2026

Le général de brigade James Kasereka Matabishi, connu sous le surnom de Jems, est décédé jeudi à Kinshasa. Il occupait les fonctions de conseiller chargé des réformes au sein de la première zone de défense des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Un ancien chef des Maï-Maï Kasindiens

Entre 2003 et 2008, James Kasereka Matabishi a dirigé les Maï-Maï Kasindiens dans les territoires de Beni et de Lubero, au Nord-Kivu.

Il a également évolué au sein du RCD/KML, sous la présidence de Wamba dia Wamba, avant de représenter les Maï-Maï Kasindiens lors de la signature des actes d’engagement de Goma.

Avec son décès, les FARDC perdent un officier qui avait évolué dans différents mouvements politico-militaires avant d’occuper des fonctions liées aux réformes au sein de l’armée congolaise.

Par Pascal Kabeya
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10 octobre 2026
À la UneSport

JO 2028 : les Léopards dames balayées par la Côte d’Ivoire à Lubumbashi

by admin9775 10 octobre 2026

Les Léopards seniors dames de la République démocratique du Congo ont lourdement chuté (1-4) face aux Éléphantes de la Côte d’Ivoire, ce vendredi 9 octobre 2026, au stade TP Mazembe de Lubumbashi. Cette rencontre comptait pour la manche aller du deuxième tour des éliminatoires des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.

Une entame difficile pour les Congolaises

Les joueuses de Pamphile Mihayo ont été cueillies à froid dès la 3ᵉ minute, lorsque Grâce Ruth Sery a transformé un penalty pour ouvrir le score en faveur des Ivoiriennes. Cette dernière s’est ensuite offert un doublé, mettant les Léopards en difficulté.

Malgré ce début compliqué, la RDC a réussi à revenir dans la partie grâce à Anastasia Soulac, auteure d’une superbe frappe qui a permis aux Congolaises d’égaliser et de raviver l’espoir devant leur public.

Mais cette réaction n’a pas suffi. Plus solides et mieux organisées, les Éléphantes ont repris l’avantage avant de creuser l’écart en seconde période, inscrivant deux nouveaux buts pour s’imposer finalement sur le score de 4-1.

Un retour compliqué en Côte d’Ivoire

Cette lourde défaite à domicile constitue un sérieux coup dur pour les ambitions congolaises. Les Léopards dames devront désormais réaliser une remontée exceptionnelle lors du match retour pour espérer poursuivre leur parcours vers les JO 2028.

La manche retour est prévue le mardi 13 octobre à Abidjan, avec un coup d’envoi fixé à 20 heures, heure de Kinshasa. Les joueuses de Pamphile Mihayo devront afficher un tout autre visage pour tenter de renverser la situation face aux Ivoiriennes.

Par Pascal Kabeya
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10 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Joseph Kabila sort du silence et dénonce une « tyrannie »

by admin9775 10 octobre 2026

Plus d’un an après son adresse à la nation du 23 mai 2025, l’ancien président de la République, Joseph Kabila, a repris la parole vendredi 9 octobre 2026. Dans une déclaration consacrée à la situation générale du pays, il a dressé un réquisitoire contre la gouvernance de son successeur, Félix Tshisekedi, sans le nommer directement.

Un réquisitoire contre la gouvernance actuelle

Apparu dans un costume bleu nuit et une chemise blanche, Joseph Kabila a dénoncé ce qu’il considère comme un retour de la dictature en RDC, qu’il décrit comme une forme de tyrannie. Il accuse le pouvoir actuel d’institutionnaliser le tribalisme et le népotisme, de discriminer certaines minorités et d’instrumentaliser les institutions à des fins politiques.

« Pire, vaincue le 17 mai 1997, la dictature était de retour – et ce, sous sa forme la plus détestable moralement, celle de la tyrannie », a-t-il déclaré.

L’ancien chef de l’État a également fustigé la « gestion patrimoniale de l’État et des biens publics », qu’il associe à l’aggravation de la misère et à l’effondrement de la cohésion nationale.

« Cette gouvernance irresponsable et surannée, la cohésion nationale a volé en éclats, tandis que la paix et le vivre ensemble ont de nouveau fait place à des conflits identitaires, à l’insécurité et à la guerre », a-t-il déploré.

La guerre dans l’Est au cœur de ses critiques

Joseph Kabila a également mis en cause la stratégie du gouvernement face au conflit dans l’Est du pays. Il accuse les autorités de ne pas respecter le cessez-le-feu convenu dans le cadre du processus de Doha et de poursuivre les opérations militaires sans volonté politique suffisante pour mettre fin aux hostilités.

Il a notamment dénoncé ce qu’il présente comme une collaboration du pouvoir avec les Wazalendo, les FDLR et d’autres groupes armés.

L’ancien président a par ailleurs critiqué le manque de constance de son successeur, qu’il accuse de ne tenir ni ses promesses ni ses engagements.

« Plus chef d’un clan que Chef de l’État, celui qui incarne ce pouvoir n’a en effet pour seules constances que le déni et l’inconstance. Il n’assume aucune déconvenue, ne tient ni parole ni promesse, et ne respecte aucun engagement », a-t-il affirmé.

De nouvelles initiatives annoncées

Au terme de son allocution, Joseph Kabila a promis de revenir dans les prochains jours pour annoncer de nouvelles initiatives destinées, selon lui, à sauver la RDC. Il n’en a toutefois pas précisé la nature.

Cette sortie intervient alors que l’ancien président a été condamné à mort par la justice militaire congolaise et fait l’objet de sanctions américaines liées à son soutien présumé à l’AFC/M23, selon les autorités américaines.

Au-delà de ses accusations contre Félix Tshisekedi, cette nouvelle adresse laisse ainsi en suspens une question essentielle : quelles initiatives Joseph Kabila entend-il engager, et quelle orientation politique souhaite-t-il donner à la suite de son retour sur la scène publique ?

Par Marius Bopenga
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10 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : le panel des facilitateurs de l’Union africaine attendu chez Félix Tshisekedi

by admin9775 9 octobre 2026

Le panel des facilitateurs désignés par l’Union africaine (UA) pour accompagner le processus de paix dans l’est de la République démocratique du Congo est arrivé jeudi 8 octobre à Kinshasa, dans le cadre d’une tournée dans la région des Grands Lacs, selon la Présidence congolaise.

La délégation prévoit de rencontrer le président Félix-Antoine Tshisekedi afin d’échanger sur les engagements pris par la RDC dans le cadre du processus de paix.

« Cette rencontre permettra au chef de l’État d’exposer toutes les avancées du processus de paix et les actes de bonne foi posés par le gouvernement de la République afin de ramener la paix », a indiqué la Présidence.

D’anciens dirigeants africains au sein de la délégation

Le panel comprend notamment les anciens chefs d’État Uhuru Kenyatta, du Kenya, Mokgweetsi Masisi, du Botswana, et Sahle-Work Zewde, d’Éthiopie. Ils ont rejoint Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la République centrafricaine, arrivée à Kinshasa mercredi 7 octobre dans la soirée.

Une étape préalable à Goma

Avant leur arrivée dans la capitale congolaise, les facilitateurs se sont rendus à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, afin de s’imprégner de la situation humanitaire et sécuritaire dans cette partie du pays.

Cette étape visait notamment à contribuer au renforcement de la protection des civils, à instaurer un climat de confiance entre les parties et à soutenir les efforts de règlement du conflit persistant dans l’est de la RDC.

La rencontre annoncée avec Félix Tshisekedi doit ainsi permettre au panel de recueillir la position des autorités congolaises sur l’évolution du processus de paix et sur les engagements de Kinshasa. Les prochaines étapes dépendront notamment de la poursuite des consultations avec les différents acteurs concernés.

Par Pascal Kabeya
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9 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Félix Tshisekedi consulte l’ECC sur le Dialogue national

by admin9775 9 octobre 2026

Le directeur de cabinet du chef de l’État, Anthony Nkinzo Kamole, a rencontré mercredi 8 octobre 2026 le président de l’Église du Christ au Congo (ECC), Mgr André Bokundoa Bo Likabe, pour lui présenter les orientations de Félix Tshisekedi sur le projet de Dialogue national.

Au centre des échanges figuraient les questions de paix, de cohésion nationale et de refondation de l’État, considérées comme les principaux enjeux de cette concertation.

Cette rencontre s’inscrit dans la série de consultations engagées par la Présidence avec les confessions religieuses, après un premier échange avec la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) à Lubumbashi.

Les consultations doivent notamment déboucher sur la mise en place d’un comité d’organisation et d’une commission préparatoire chargés de baliser le processus.

Toutefois, aucune date n’a encore été annoncée pour la tenue du Dialogue national, dont les modalités et le calendrier restent à préciser.

Par Marius Bopenga
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9 octobre 2026
À la UneSport

Affaire Lionel Mpasi : la FIFA dément, Max Mokey défend l’éligibilité du gardien congolais

by admin9775 8 octobre 2026

La FIFA rejette les informations faisant état d’une prétendue inéligibilité de Lionel Mpasi lors des qualifications et de la Coupe du monde 2026. Dans une déclaration transmise mercredi à l’agence allemande dpa, l’instance dirigeante du football mondial affirme qu’« aucun problème d’éligibilité » n’a été constaté concernant le gardien congolais, aussi bien lors des matchs de la RDC contre la Jamaïque que durant la phase finale du Mondial.

La FIFA précise par ailleurs que sa Commission de discipline a examiné une plainte introduite par la Fédération nigériane de football avant de la déclarer irrecevable.

Max Mokey met en doute les révélations

Interrogé par la presse sur cette affaire, Max Mokey a, pour sa part, exprimé des réserves sur la crédibilité des enquêtes publiées notamment par Le Monde et The New York Times. Selon lui, le parcours international de Lionel Mpasi dans les catégories de jeunes françaises ne suffisait pas, à lui seul, à rendre impossible son changement de nationalité sportive.

« Lionel Mpasi ne pouvait pas être inéligible puisqu’il n’a jamais évolué en équipe nationale A de la France. Il a seulement évolué au sein des sélections des jeunes avant de choisir la RDC », a-t-il déclaré.

Max Mokey affirme également que la Fédération congolaise de football association (FECOFA) avait entrepris les démarches nécessaires auprès de la FIFA pour permettre au gardien de représenter la RDC.

Selon lui, Mpasi a été mis à la disposition de la sélection congolaise en 2022 sous Hector Cúper avant de disputer son premier match officiel avec les Léopards en 2023 face au Gabon sous la direction de Sébastien Desabre. Il rappelle également sa participation aux phases finales de la CAN avant la Coupe du monde.

Des enquêtes qui mettent en cause la procédure

Ces déclarations interviennent après des révélations de Le Monde et du New York Times, fondées sur des documents internes de la FIFA. Selon ces médias, des juristes de l’instance auraient estimé que le changement d’association sportive de Lionel Mpasi n’avait pas été formellement achevé lorsqu’il avait commencé à représenter la RDC.

Mpasi, né en France et ancien international français U17, aurait ainsi disputé plusieurs rencontres avec les Léopards alors que l’autorisation formelle de la FIFA pour son changement d’association n’aurait pas été finalisée, selon ces documents.

La controverse a notamment pris de l’ampleur après la plainte déposée par la Fédération nigériane, à la suite de l’élimination des Super Eagles par la RDC lors du barrage africain. Les documents cités par les deux médias font état de plusieurs options examinées par les instances disciplinaires de la FIFA, dont le rejet de la plainte pour des motifs procéduraux.

La FIFA maintient sa position

Face à ces révélations, la FIFA maintient toutefois qu’aucune irrégularité d’éligibilité n’a été retenue dans les matchs concernés. L’instance rappelle que ses organes disciplinaires sont indépendants et qu’ils statuent sur la base des règlements applicables et des éléments propres à chaque dossier.

La controverse reste donc ouverte entre, d’une part, les documents rapportés par Le Monde et The New York Times, qui font état de réserves internes sur le statut sportif de Mpasi, et, d’autre part, la position officielle de la FIFA, qui affirme qu’aucun problème d’éligibilité n’a été constaté.

L’affaire pourrait encore connaître de nouveaux développements, la Fédération jamaïcaine ayant annoncé son intention de demander des explications à la FIFA sur la participation de Mpasi au barrage intercontinental.

Par Pascal Kabeya
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