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À la Une

À la UneNouvelles nécrologiques

Crash à Kenge : l’auditeur général des FARDC Lucien-René Likulia parmi les victimes

by admin9775 25 septembre 2026

L’auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, est décédé ce vendredi 25 septembre dans le crash d’un avion survenu à Kenge, chef-lieu de la province du Kwango.

L’information a été confirmée par le vice-gouverneur du Kwango. Selon les premières informations, l’appareil, un Let 410, avait quitté Kikwit à destination de Kinshasa et transportait plusieurs officiers supérieurs des FARDC.

Un bilan provisoire fait état d’une dizaine de morts. Les circonstances exactes du crash et le bilan définitif restent toutefois à établir.

Onze officiers à bord

Un ordre de mission signé le 19 août par le vice-Premier ministre chargé de la Défense, Guy Kabombo, faisait état de la désignation de onze officiers militaires pour une mission de service sur l’axe Kinshasa-Kikwit-Kinshasa.

Cette mission était conduite par le premier président de la Haute Cour militaire, Joseph Mutombo Katalayi, accompagné notamment de l’auditeur général des FARDC, Lucien-René Likulia Bakumi.

À ce stade, cet ordre de mission ne permet toutefois pas, à lui seul, d’établir la liste définitive des personnes effectivement présentes dans l’appareil au moment du crash. Les autorités sont attendues pour préciser l’identité des victimes, le nombre exact de passagers et les circonstances de l’accident.

Une figure de la justice militaire congolaise

Né dans les rangs de la justice militaire, Lucien-René Likulia avait notamment exercé comme premier avocat général des FARDC et officier du ministère public près la Haute Cour militaire.

Le 2 mars 2021, le président Félix Tshisekedi l’avait élevé au grade de lieutenant-général et nommé auditeur général des FARDC près la Haute Cour militaire, en remplacement de Timothée Mukunto, décédé quelques semaines auparavant.

Dans ses fonctions, il représentait le ministère public militaire dans plusieurs procédures impliquant des militaires et intervenait dans les poursuites relevant de la justice militaire congolaise. Il avait également été membre du Bureau du Conseil supérieur de la magistrature en qualité de troisième secrétaire rapporteur.

Un nom associé au procès de Joseph Kabila

Le lieutenant-général Likulia avait également été particulièrement exposé dans plusieurs dossiers judiciaires à forte portée politique.

En août 2025, alors qu’il occupait les fonctions d’auditeur général des FARDC, il avait notamment requis la peine de mort contre l’ancien président Joseph Kabila dans le cadre du procès militaire le concernant, l’accusation lui reprochant notamment des faits qualifiés de crimes de guerre.

Sa disparition dans le crash de Kenge marque ainsi la mort d’un haut responsable de la justice militaire congolaise. Les investigations devront désormais permettre d’établir les causes précises de l’accident et de confirmer le bilan définitif des victimes.

Par Marius Bopenga
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25 septembre 2026
À la UneEconomie

John Banza accélère le projet de tramway et mise sur l’expertise belge

by admin9775 25 septembre 2026

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, veut accélérer la concrétisation du projet de Tramways Kinshasa. À Bruxelles, le ministre a échangé avec des entreprises belges autour des grands projets d’infrastructures de la RDC, avec une attention particulière portée à la mobilité urbaine et au futur réseau de tramway.

Pas question de perdre du temps. Le ministre a insisté sur la nécessité de finaliser les derniers détails techniques, administratifs et contractuels afin de faire passer le projet à une nouvelle étape. Cette volonté s’inscrit dans la dynamique engagée depuis 2025, lorsque le gouvernement congolais et le consortium du projet avaient conclu un accord de principe avant d’enclencher sa structuration en partenariat public-privé.

Sept lignes pour transformer la mobilité à Kinshasa

Le projet ambitionne de mettre en place un réseau de transport urbain sur rail destiné à renforcer considérablement la capacité de déplacement dans la capitale. Une première liaison doit notamment connecter des pôles majeurs de Kinshasa, tandis que l’ambition à terme porte sur un réseau beaucoup plus large.

Pour John Banza, le tramway doit répondre à l’un des principaux défis de Kinshasa : la saturation permanente des axes routiers et la difficulté de déplacer rapidement de grands volumes de passagers.

L’objectif n’est donc pas simplement d’ajouter un nouveau moyen de transport, mais de créer une véritable colonne vertébrale de la mobilité urbaine, connectée aux autres modes de déplacement.

Technologie, tunnels et gestion des eaux

Le projet présenté par ses promoteurs associe également infrastructures de transport et solutions techniques adaptées aux réalités de Kinshasa.

Des technologies de creusement sont envisagées pour les ouvrages souterrains, tandis que les questions de drainage et de gestion des eaux pluviales doivent être intégrées aux études. Cette dimension est importante dans une ville régulièrement confrontée aux inondations.

Le projet prévoit par ailleurs une alimentation énergétique autonome du réseau, une caractéristique déjà mise en avant par les promoteurs du Tramways Kinshasa.

Banza ouvre davantage la porte aux entreprises belges

La coopération avec la Belgique constitue l’un des axes de cette stratégie. Une rencontre organisée à Kinshasa avec la représentation diplomatique belge et plusieurs entreprises du secteur avait déjà permis d’identifier des possibilités de partenariats techniques et économiques. La Belgique est notamment présentée comme un partenaire privilégié du projet de tramway.

À Bruxelles, John Banza veut désormais transformer cet intérêt en engagements concrets. Routes, chemins de fer, voies navigables, ports, aéroports et mobilité urbaine figurent parmi les secteurs proposés aux investisseurs et entreprises belges.

Le ministre défend ainsi une approche intégrée des infrastructures, dans laquelle le tramway ne serait qu’un élément d’un réseau plus vaste reliant les grands centres urbains, les zones de production et les corridors économiques.

Un projet attendu, mais encore des défis

L’enjeu sera désormais de transformer les annonces en réalisations concrètes. Le financement, la finalisation des études, la structuration du partenariat public-privé, les travaux et surtout l’intégration du tramway aux autres moyens de transport constitueront les prochaines étapes décisives.

Pour John Banza Lunda, le message est clair : le projet de tramway doit sortir du registre des ambitions pour entrer dans celui de l’exécution.

Kinshasa attend désormais de voir les premiers rails apparaître dans une capitale où les embouteillages continuent de peser lourdement sur la vie quotidienne.

Par Pascal Kabeya
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25 septembre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Kisangani : le Dr Victor Kingombe décède après un test positif à Ebola

by admin9775 25 septembre 2026

Le Dr Victor Kingombe est décédé ce jeudi 24 septembre 2026 à Kisangani, après avoir été diagnostiqué positif au virus Ebola, selon les informations communiquées à ce sujet.

Le médecin assurait notamment le suivi de patients au Centre de traitement Ebola de Kisangani, où il aurait lui-même été pris en charge après la confirmation de son infection.

Son décès intervient alors que les autorités sanitaires renforcent les mesures de prévention et de contrôle face à la propagation de la maladie dans la région.

La province de la Tshopo figure parmi les six provinces de la RDC affectées par l’épidémie actuelle. Selon les dernières données disponibles, elle comptait 42 cas confirmés et 17 décès au 22 septembre, d’après les données de la Division provinciale de la santé rapportées

Un décès qui rappelle les risques encourus par les soignants

La disparition du Dr Kingombe intervient alors que les professionnels de santé constituent l’une des catégories les plus exposées dans la riposte contre Ebola. Elle rappelle les risques auxquels sont confrontées les équipes engagées dans les centres de traitement et les structures de prise en charge.

Depuis le lancement de la riposte, les autorités sanitaires et leurs partenaires renforcent les dispositifs de surveillance, de prise en charge et de prévention dans les zones affectées.

Les dispositions nécessaires devraient être prises pour organiser son inhumation sécurisée, conformément aux protocoles sanitaires en vigueur afin de limiter les risques de contamination.

La disparition du Dr Victor Kingombe constitue un nouveau coup dur pour le personnel médical engagé dans la riposte contre Ebola à Kisangani.

Par Marius Bopenga
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25 septembre 2026
À la UneSport

CAN 2027 : le Cameroun démarre fort, la Côte d’Ivoire frappe un grand coup, le Congo-Brazzaville battu

by admin9775 25 septembre 2026

Les éliminatoires de la CAN 2027 ont démarré ce jeudi 24 septembre avec plusieurs résultats marquants sur le continent.

À Garoua, le Cameroun a réussi son entrée en matière en dominant les Comores (3-1). David Nyengue a ouvert le score à la 39e minute avant que Bryan Mbeumo ne double la mise dès la reprise. Les Comoriens ont réduit l’écart par Warmed Omari, mais Danny Namaso a définitivement mis les Lions indomptables à l’abri à la 81e minute.

La Côte d’Ivoire a également frappé fort en s’imposant 2-0 face au Ghana à Bouaké. Pour sa première sélection, le jeune Malick Yalcouyé s’est particulièrement illustré avec un but à la 44e minute et un penalty provoqué en seconde période, transformé par Franck Kessié.

De son côté, la Tunisie a été accrochée à domicile par l’Ouganda (1-1). Les Aigles de Carthage avaient pourtant ouvert le score dès la 12e minute par Adem Arous avant l’égalisation de Rogers Mato en seconde période.

Dans le groupe du Congo-Brazzaville, les Diables Rouges ont mal débuté leur campagne. Ils se sont inclinés 1-0 face à la Namibie, à Gaborone. Bethuel Muzeu a inscrit l’unique but de la rencontre à la 47e minute.

La Sierra Leone et le Zimbabwe se sont également livrés à un match spectaculaire, finalement remporté par le Zimbabwe 3-2, après avoir été mené 2-0.

Pour les prochaines journées, le Congo-Brazzaville recevra le Cameroun, tandis que la Namibie se déplacera aux Comores. De son côté, la Côte d’Ivoire ira affronter la Somalie le 29 septembre.

Par Pascal Kabeya
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25 septembre 2026
À la UneMonde

Trump déroule le tapis rouge à Xi Jinping, sur fond de guerre commerciale en pause et de la question taïwanaise

by admin9775 25 septembre 2026

Le président chinois Xi Jinping est arrivé, mercredi 23 septembre au soir, à Washington pour sa première visite à la Maison Blanche depuis plus de dix ans. Taïwan, guerre commerciale, intelligence artificielle… voilà le menu des discussions avec Donald Trump pour cette visite diplomatique qui prendra fin vendredi soir. D’ici là, le président américain a tenu à marquer le coup et a déjà mis les petits plats dans les grands.

Donald Trump a déroulé le tapis rouge à son homologue chinois, à l’occasion de cette visite exceptionnelle. Xi Jinping et son épouse Peng Liyuan sont arrivés à bord d’un gros porteur de la compagnie aérienne nationale Air China, accueillis – fait rarissime – par Donald Trump en personne, accompagné de la première dame américaine Melania Trump, rapporte notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. 

Le couple présidentiel s’est déplacé sur le tarmac de l’aéroport, pour quelques poignées de main, des hymnes nationaux et un survol de bombardiers de l’armée américaine. Cela n’aura duré que dix minutes, mais Donald Trump a voulu flatter son hôte. Et ce n’est pas terminé, puisque l’accueil à la Maison Blanche prévu mercredi après-midi s’annonce riche lui aussi. Avec plus de 500 soldats américains en habit de cérémonie, un nouveau survol de bombardiers et le dîner d’État dans la foulée, en présence d’Elon Musk et d’autres géants de la tech.

Une guerre commerciale déjà sur pause

Pour ce qui est du contenu des discussions, l’essentiel est déjà acté concernant la guerre commerciale entre les deux puissances. La trêve prévue jusqu’à fin novembre a été prolongée au moins jusqu’au mois de janvier. Washington et Pékin s’engagent à ne pas jouer des muscles en matière de barrières douanières. Même si deux mois de prolongation, c’est moins que prévu. La Maison Blanche estime que la Chine n’a pas tout à fait rempli sa part du contrat. Le gouvernement chinois avait promis d’acheter de gros volumes de soja et de produits agricoles américains, et le compte n’y est pas. Les États-Unis attendent janvier pour voir si tout rentre dans l’ordre.

D’autres sujets épineux comme la guerre en Iran devraient être abordés par les deux dirigeants. Même si la question de Taïwan, qui pollue les relations sino-américaines, reste sûrement le plus délicat de tous. Le soutien militaire américain, à travers la vente d’armes à l’île de fait indépendante mais que Pékin souhaite récupérer, est évidemment un des grands enjeux de la visite. Un paquet de 14 milliards de dollars d’aide militaire américaine à Taïwan est d’ailleurs suspendu depuis plusieurs mois par Donald Trump. 

Pour Alexandre Gandil, post-doctorant au centre de géopolitique de l’université de Cambridge, il est difficile de voir le président américain céder aux demandes de Pékin : « Le soutien à Taiwan est quand même bipartisan sur la scène politique américaine. Ce qui se joue potentiellement, c’est une redéfinition des équilibres et du périmètre qui est accordé par les États-Unis à la défense de Taïwan. » Un périmètre déjà ambigu. L’île attend toujours la livraison de près de 30 milliards de dollars d’armement défensif et Donald Trump voit cette aide comme « un levier de négociation » dans son bras de fer face à Pékin.

RFI

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25 septembre 2026
À la Une

CAN 2027 : les Léopards de la RDC dominent la Guinée équatoriale et lancent idéalement leur campagne

by admin9775 24 septembre 2026

Les Léopards de la RDC ont réussi leur entrée en lice dans les éliminatoires de la CAN 2027. À domicile, ce jeudi 24 septembre au Stade des Martyrs de Kinshasa, les hommes de Sébastien Desabre se sont imposés 2-0 face à la Guinée équatoriale, au terme d’une rencontre largement maîtrisée.

Les Congolais n’ont pas attendu longtemps pour prendre les commandes. Dès la 3e minute, sur un coup franc parfaitement exécuté par Nathanaël Mbuku, le capitaine Chancel Mbemba s’est élevé au-dessus de la défense adverse pour placer une tête imparable et ouvrir le score.

Les montants retardent le deuxième but

Techniquement supérieurs dans le jeu, les Léopards ont ensuite multiplié les situations dangereuses sans parvenir à doubler la mise avant la pause.

La RDC a notamment touché à deux reprises les montants adverses, d’abord par Aaron Wan-Bissaka, puis par Sadiki, confirmant la domination congolaise dans cette première période.

Au retour des vestiaires, la Guinée équatoriale a tenté de réagir et a même cru égaliser avant que son but ne soit annulé pour une position de hors-jeu.

Wissa scelle la victoire

Les Léopards ont finalement été récompensés de leurs efforts. Après un premier but refusé en première période, Yoane Wissa a cette fois trouvé le chemin des filets pour inscrire le deuxième but congolais et mettre définitivement son équipe à l’abri.

Solides dans la gestion de la rencontre, les hommes de Sébastien Desabre ont conservé leur avantage jusqu’au coup de sifflet final.

Prochain rendez-vous à Harare

Avec cette victoire, la RDC lance sa campagne des éliminatoires de la CAN 2027 sur une note positive.

Les Léopards doivent désormais se déplacer à Harare, où ils affronteront le Zimbabwe le 28 septembre prochain.

Un nouveau rendez-vous important pour les Congolais, qui ambitionnent de poursuivre sur cette dynamique et de se rapprocher de la phase finale de la CAN 2027, prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda.

Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, était bien présent au stade des Martyrs pour soutenir les Léopards lors du match de cette journée entre la RDC et la Guinée, qui s’est soldé par une victoire de la RDC sur le score de 2 buts à 0.

Par Marius Bopenga
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24 septembre 2026
À la UnePolitique

ONU : la RDC hausse le ton contre un monde à « deux poids, deux mesures »

by admin9775 24 septembre 2026

Depuis la tribune de l’ONU à New York, la République démocratique du Congo hausse le ton sur la question du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États.

À l’occasion de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, intervenant au nom du président Félix Tshisekedi, a dénoncé ce que Kinshasa considère comme une application inégale des principes du droit international selon les crises et les régions. Le débat général de cette 81e session se tient du 22 au 28 septembre 2026.

« Un monde à deux vitesses »

Au cœur du message congolais figure la question de l’intégrité territoriale, dans un contexte marqué par la poursuite de la crise sécuritaire dans l’est de la RDC.

« Lorsque l’intégrité territoriale est défendue ici et semble négociable là-bas, il ne peut y avoir de confiance durable », a déclaré Judith Suminwa.

À travers cette position, Kinshasa estime que les mêmes principes doivent s’appliquer à tous les États, sans distinction liée à leur poids politique ou géopolitique.

La RDC entend notamment obtenir une application effective de la résolution 2773 du Conseil de sécurité, adoptée en février 2025 dans le contexte du conflit dans l’est du pays.

Kinshasa réclame le respect de sa souveraineté

Pour les autorités congolaises, la question de la souveraineté demeure au centre de la crise dans l’Est. Le gouvernement rappelle ainsi devant la communauté internationale son exigence de voir l’intégrité territoriale de la RDC respectée et les engagements internationaux appliqués de manière cohérente.

Cette position intervient alors que les débats diplomatiques sur la situation dans l’Est se poursuivent dans plusieurs cadres internationaux, parallèlement aux efforts visant à parvenir à une solution politique et sécuritaire au conflit.

« Le monde de 1945 n’est plus »

Au-delà de la situation congolaise, Judith Suminwa a également inscrit son intervention dans une réflexion plus large sur la gouvernance mondiale.

La Première ministre a notamment souligné que le système international issu de 1945 ne correspond plus entièrement aux réalités géopolitiques actuelles.

Cette revendication rejoint le débat plus large sur la réforme du multilatéralisme et la représentation de l’Afrique dans les instances internationales.

L’Afrique veut aussi peser sur la gouvernance de l’intelligence artificielle

La RDC a également plaidé pour une participation accrue du continent africain aux discussions sur la gouvernance de l’intelligence artificielle.

Pour Kinshasa, les transformations technologiques ne peuvent être définies uniquement par les grandes puissances technologiques et économiques. L’Afrique doit également participer à l’élaboration des règles qui encadreront l’intelligence artificielle et ses conséquences économiques, sociales et politiques.

Le message porté à New York articule ainsi deux revendications : le respect des principes du droit international dans la gestion des crises et une représentation plus équitable de l’Afrique dans la gouvernance mondiale des nouvelles technologies.

Dans un contexte où la 81e session de l’Assemblée générale est placée sous le thème « Rétablir la confiance, gérer la transformation : une Organisation des Nations Unies au service de tous », le discours congolais cherche à inscrire la crise de l’Est dans une réflexion plus large sur la crédibilité du système multilatéral.

Par Pascal Kabeya
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24 septembre 2026
À la UneSport

RDC–Guinée équatoriale : Véron Mosengo et Didier Budimbu appellent les supporters sans billet à rester chez eux

by admin9775 24 septembre 2026

À quelques heures de la rencontre entre la RDC et la Guinée équatoriale, prévue au Stade des Martyrs de Kinshasa, les autorités sportives congolaises multiplient les appels à la discipline.

Le président de la FECOFA, Véron Mosengo-Omba, a notamment lancé un message aux supporters, rappelant que la RDC bénéficie d’une nouvelle possibilité d’accueillir un nombre limité de spectateurs dans l’enceinte de Kinshasa.

Selon lui, le Stade des Martyrs n’aurait pas dû accueillir cette rencontre en raison des restrictions qui pesaient sur son utilisation. Les démarches entreprises par le président de la République et le ministre des Sports ont toutefois permis d’obtenir l’autorisation d’accueillir au moins 20 000 spectateurs.

« Nous sommes en sursis par nos propres comportements. […] Je vous en supplie : ceux qui n’ont pas de billet, ne venez pas au stade », a déclaré Véron Mosengo-Omba.

Pas de billet, pas de déplacement

Dans le même esprit, le ministre des Sports, Didier Budimbu, a appelé les supporters qui n’ont pas obtenu de billet à ne pas se rendre aux abords du Stade des Martyrs.

Le ministre indique que tous les billets mis à la disposition du public ont déjà trouvé preneur. Il redoute ainsi la formation de mouvements de foule autour de l’enceinte et invite les supporters concernés à suivre la rencontre depuis leur domicile ou dans les fan zones prévues à cet effet.

« Si vous n’avez pas de billet, ne vous rendez pas au Stade des Martyrs. Ne prenez aucun risque et ne vous exposez pas inutilement à des mouvements de foule », a-t-il déclaré.

Didier Budimbu s’est particulièrement adressé à la jeunesse, l’appelant à ne pas compromettre les possibilités futures d’utilisation du stade pour une rencontre.

Préserver le Stade des Martyrs

Pour le ministre, le comportement des supporters lors de cette rencontre aura également une portée au-delà du seul match.

Il estime qu’une organisation maîtrisée et le respect des consignes de sécurité sont nécessaires pour permettre à la RDC d’accueillir à nouveau de grandes compétitions internationales au Stade des Martyrs.

« Le Stade des Martyrs appartient à tous les Congolais. Le préserver, c’est protéger notre patrimoine sportif, notre football et notre capacité à accueillir de grandes compétitions internationales », a insisté Didier Budimbu.

À travers ces deux appels, le message des responsables du football et des autorités sportives est donc clair : l’accès au stade doit rester réservé aux détenteurs de billets, tandis que les autres supporters sont invités à suivre la rencontre depuis les fan zones ou à domicile.

Pour les autorités, l’enjeu dépasse ainsi l’ambiance du match : il s’agit également de démontrer la capacité du public congolais à soutenir les Léopards dans la ferveur tout en respectant les règles de sécurité.

Par Marius Bopenga
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24 septembre 2026
À la UneSociété

RDC : Adrien Bokele conteste les explications sur les bateaux de pêche et demande des preuves

by admin9775 24 septembre 2026

Polémique autour des bateaux de pêche : « Ni surfacturation, ni mauvaise qualité technique » L’ancien ministre de la Pêche et de l’Élevage, Adrien Bokele Djema, apporte des clarifications sur la polémique entourant les bateaux de pêche acquis par la RDC.

Mis en cause dans la polémique sur la non-opérationnalisation des bateaux de pêche acquis par l’État, l’ancien ministre de la Pêche et de l’Élevage Adrien Bokele Djema sort de son silence. Dans un entretien accordé à Opinion-Info.cd, il conteste les explications avancées par son successeur, Jean-Pierre Tshimanga Buana, et demande que les éléments techniques et financiers du dossier soient rendus publics.

Au cœur de la controverse, deux questions demeurent notamment sans réponse précise : les navires sont-ils réellement inadaptés aux conditions de pêche sur la façade maritime congolaise et combien l’État a-t-il effectivement déboursé pour leur acquisition ?

Les « courants marins » au centre de la controverse

Jean-Pierre Tshimanga Buana avait expliqué la non-exploitation des huit bateaux stationnés à Boma par plusieurs contraintes, notamment leur adaptation aux conditions maritimes congolaises, la présence d’importants courants marins et l’absence d’équipements nécessaires à la pêche en eaux profondes.

Une explication que rejette Adrien Bokele.

L’ancien ministre affirme que les caractéristiques de la façade maritime congolaise étaient connues lors de la préparation du projet et qu’elles avaient été intégrées dans les spécifications techniques soumises aux procédures de contrôle des marchés publics.

« Si les courants marins constituaient une contrainte connue, comment auraient-ils pu être ignorés lors de la commande ? », s’interroge en substance l’ancien ministre.

Pour lui, si les navires livrés présentent effectivement des insuffisances techniques, celles-ci doivent pouvoir être établies par les documents du marché et les expertises correspondantes.

7,8 millions ou 15 millions de dollars ?

L’autre point de désaccord concerne le coût de l’opération.

Le chiffre de 15 millions de dollars est régulièrement évoqué pour l’acquisition des bateaux. Adrien Bokele conteste toutefois ce montant et avance, documents à l’appui selon lui, une dépense de 7.877.250 dollars.

L’écart entre les deux montants reste à expliquer.

Les 15 millions de dollars correspondent-ils à l’ensemble d’un programme, à plusieurs contrats, à une enveloppe prévisionnelle ou aux sommes effectivement décaissées ? À ce stade, seule une confrontation des pièces contractuelles et financières permettrait de déterminer précisément l’origine de cette différence.

Les contrats, spécifications techniques, ordres de paiement, éventuels avenants et procès-verbaux de réception constituent ainsi les principaux documents susceptibles d’établir le montant réellement engagé par l’État.

Le ministère de la Pêche a par ailleurs précisé que Jean-Pierre Tshimanga n’avait pas accusé son prédécesseur d’avoir fait perdre 15 millions de dollars à l’État.

Une flotte ne se limite pas aux navires

Au-delà de la question de l’adaptation des bateaux, les deux lectures divergent également sur les conditions nécessaires à leur exploitation.

Le ministre en exercice met notamment en avant l’absence de chaîne du froid, de débarcadères, de chambres froides et de formation suffisante des équipages.

Adrien Bokele, lui, rappelle qu’un projet de pêche industrielle ne peut être réduit à l’acquisition des navires. Il implique également des infrastructures portuaires, des équipements de conservation, une organisation logistique et des équipages formés.

La question du type de bateaux commandés reste dès lors centrale. Si les documents de préparation du projet prévoyaient des navires destinés à la pêche maritime, il reste à déterminer pourquoi leur utilisation est aujourd’hui présentée comme problématique.

Des documents attendus pour départager les versions

La polémique dépasse désormais le simple constat de bateaux immobilisés à Boma. Elle pose la question de la traçabilité d’un investissement public destiné à développer la production halieutique nationale.

Pour sortir du débat des déclarations contradictoires, plusieurs pièces devront être examinées : cahier des charges, contrats, spécifications techniques, rapports de contrôle, factures, ordres de paiement, procès-verbaux de réception et éventuels avenants.

Trois questions restent ainsi au centre du dossier : combien l’État a-t-il réellement payé ? Quels navires ont exactement été commandés et livrés ? Et pour quelles raisons ces bateaux n’ont-ils toujours pas été mis en exploitation ?

La publication de ces éléments permettrait de confronter les versions des deux ministres sur la base de faits vérifiables plutôt que de déclarations contradictoires.

Par Pascal Kabeya
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24 septembre 2026
À la UneSociété

RDC : Washington retire François Olenga et le Safari Club de sa liste de sanctions

by admin9775 23 septembre 2026

Les États-Unis ont retiré François Olenga, ancien chef de la Maison militaire de Joseph Kabila, ainsi que plusieurs entités qui lui étaient associées, dont le Safari Club, de la liste des personnes et entités sanctionnées par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du département du Trésor américain.

La décision, intervenue le 23 septembre 2026, met fin aux restrictions américaines directement liées à ces anciennes désignations sur la liste des Specially Designated Nationals and Blocked Persons (SDN).

Une sanction imposée en 2017

François Olenga avait été placé sur la liste noire américaine en juin 2017, alors qu’il dirigeait la Maison militaire de Joseph Kabila et exerçait des responsabilités sur la Garde républicaine.

À l’époque, Washington l’accusait notamment d’avoir contribué à entraver le processus démocratique en RDC, de harceler des opposants politiques et d’être impliqué dans des arrestations arbitraires. Les autorités américaines lui reprochaient également d’avoir entravé le travail d’observateurs des Nations unies.

Le Safari Club, complexe touristique situé à Kinshasa et présenté à l’époque comme étant sous son contrôle, avait également été visé par les mesures américaines.

Ces sanctions avaient notamment entraîné le gel des éventuels avoirs relevant de la juridiction américaine ainsi que l’interdiction pour les personnes et entités américaines d’effectuer certaines transactions avec les personnes désignées.

Une levée qui intervient dans le cadre de la modernisation des sanctions

La décision de l’OFAC intervient dans un contexte plus large de réexamen de certaines anciennes désignations américaines.

En mai puis en juillet 2026, le Trésor américain avait déjà procédé au retrait de plusieurs dizaines de personnes et entités de la liste SDN, dans le cadre d’une initiative visant à actualiser les listes de sanctions et à supprimer certaines désignations considérées comme obsolètes.

Le retrait d’une personne de la liste SDN signifie que les restrictions directement liées à cette désignation ne s’appliquent plus de la même manière. Il ne constitue toutefois pas, à lui seul, une garantie qu’aucune autre restriction américaine ne puisse éventuellement concerner la personne ou les entités associées.

Un changement dans le traitement américain de l’ancien entourage de Kabila

La levée concernant François Olenga intervient plusieurs années après les sanctions prises par Washington contre plusieurs responsables de l’appareil sécuritaire congolais sous Joseph Kabila.

Elle marque ainsi la fin d’une mesure américaine qui remontait à la période de crise politique ayant entouré la fin du deuxième mandat de l’ancien président.

Pour les banques et entreprises américaines, cette modification implique notamment une mise à jour des dispositifs de filtrage liés aux anciennes désignations concernées. Elle ne signifie cependant pas que l’ensemble des personnes ou structures liées à l’ancien régime congolais ont été retirées des différents régimes de sanctions américains.

Une décision à replacer dans son contexte

Le retrait de François Olenga et du Safari Club constitue donc avant tout une mise à jour du statut de ces anciennes désignations américaines.

Il met fin aux mesures de blocage directement associées à leur inscription sur la liste SDN, sans permettre à lui seul de conclure à un changement général de la politique américaine à l’égard de la RDC ou de l’ensemble des anciens responsables du régime Kabila.

La décision intervient alors que Washington poursuit une révision de plusieurs anciens dossiers de sanctions afin de concentrer ses dispositifs sur les personnes et réseaux considérés comme présentant encore un risque ou une importance pour les priorités américaines.

Par Marius Bopenga
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