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À la Une

À la UnePolitique

RDC–États-Unis : pourquoi la visite annoncée de Doug Burgum à Kinshasa suscite des interrogations stratégiques

by admin9775 18 octobre 2026

L’arrivée annoncée à Kinshasa d’une importante délégation de l’administration de Donald Trump, conduite par Doug Burgum, secrétaire américain à l’Intérieur, soulève des questions sur les priorités de Washington en République démocratique du Congo. Contrairement au secrétaire d’État Marco Rubio, chargé de la diplomatie américaine, Doug Burgum est principalement responsable des terres fédérales, des ressources naturelles et de plusieurs secteurs liés à l’énergie.

Cette différence de fonctions donne à cette visite une dimension potentiellement stratégique, alors que Kinshasa et Washington ont signé, le 4 décembre 2025, un partenariat portant notamment sur les minerais critiques, les infrastructures, l’énergie et la coopération sécuritaire.

Doug Burgum, un responsable au cœur de la stratégie énergétique américaine

Ancien gouverneur du Dakota du Nord, Doug Burgum dirige le département américain de l’Intérieur. Contrairement à ce que son intitulé pourrait laisser penser, ce département ne gère pas principalement l’immigration, qui relève notamment du département de la Sécurité intérieure.

Ses responsabilités concernent notamment les terres fédérales, les ressources minérales, les activités liées à l’exploitation des ressources naturelles, les parcs nationaux et les relations avec les communautés tribales.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, son rôle s’est également renforcé dans la politique énergétique américaine. Doug Burgum préside le National Energy Dominance Council, créé par l’administration Trump pour coordonner les initiatives visant à accroître la production énergétique et à renforcer la position des États-Unis dans les secteurs stratégiques.

Les minerais critiques au centre du partenariat RDC–USA

Le premier dossier susceptible de retenir l’attention concerne les minerais stratégiques congolais. La RDC possède d’importantes réserves de cobalt et de cuivre, ainsi que d’autres ressources essentielles aux batteries, aux technologies avancées et à certaines industries de défense.

L’accord de partenariat stratégique signé en décembre 2025 prévoit notamment de renforcer l’accès aux minerais critiques, de développer des mécanismes de sécurisation des approvisionnements et de favoriser les investissements américains. Il prévoit aussi des dispositions concernant une réserve d’actifs stratégiques et un mécanisme de première offre pour certains projets et minerais destinés à l’exportation.

Dans un contexte de concurrence internationale pour l’accès à ces ressources, une éventuelle participation de Doug Burgum aux discussions pourrait donc souligner l’importance que Washington accorde à la sécurité de ses chaînes d’approvisionnement.

Il reste toutefois à confirmer quels dossiers précis seront inscrits à l’ordre du jour de sa visite et quelles négociations il conduira personnellement.

Grand Inga et corridor de Lobito : les infrastructures comme leviers économiques

Le partenariat entre les deux pays ne se limite pas aux ressources minières. Il prévoit également une coopération autour du projet hydroélectrique Grand Inga et du corridor de Lobito, destiné à faciliter le transport des minerais et d’autres marchandises vers l’océan Atlantique.

Grand Inga représente un potentiel énergétique majeur pour la RDC et la région, tandis que le corridor de Lobito constitue un axe logistique important pour relier les zones minières du pays au port angolais de Lobito. Les documents relatifs au partenariat RDC–USA présentent ces infrastructures comme des leviers possibles d’industrialisation, de connectivité et de développement économique.

L’implication éventuelle de responsables américains chargés des ressources et de l’énergie pourrait contribuer à faire avancer ces dossiers. Elle ne signifie cependant pas, en elle-même, qu’un accord définitif sur leur financement ou leur réalisation sera conclu lors de cette visite.

La dimension sécuritaire du partenariat

Le partenariat stratégique signé en décembre 2025 comprend également un volet sécuritaire. Celui-ci porte notamment sur la protection des infrastructures critiques, le renforcement des capacités de défense et de renseignement et la lutte contre les trafics transfrontaliers liés à l’exploitation illicite des minerais.

Cette articulation entre ressources naturelles, infrastructures et sécurité correspond aux intérêts stratégiques affichés par Washington. Elle ne permet toutefois pas d’affirmer, sans communication officielle supplémentaire, que Doug Burgum disposerait d’un mandat spécial spécifique pour la sécurité de la RDC ou que sa visite serait directement liée au Centre national de cyberdéfense de Kinshasa.

Un déplacement à forte portée économique, mais dont l’agenda reste à préciser

La venue annoncée de Doug Burgum intervient alors que la RDC cherche à attirer davantage d’investissements, à développer la transformation locale de ses minerais et à renforcer ses infrastructures énergétiques et de transport.

Le choix d’un responsable américain chargé des ressources naturelles et de la stratégie énergétique pourrait ainsi refléter l’importance accordée par l’administration Trump aux minerais critiques et à la sécurisation des chaînes d’approvisionnement.

L’enjeu pour Kinshasa sera de traduire ce partenariat en résultats concrets : investissements effectifs, création d’emplois, transformation locale, infrastructures fonctionnelles et retombées économiques pour la population congolaise.

Au-delà du symbole diplomatique, la question centrale sera donc celle des conditions de ce partenariat et de l’équilibre entre les intérêts stratégiques américains et les priorités de développement de la RDC.

Par Marius Bopenga
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18 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Jules Alingete compare les bilans anticorruption de Joseph Kabila et Félix Tshisekedi

by admin9775 18 octobre 2026

L’ancien inspecteur général des finances, Jules Alingete, prend la défense du président Félix-Antoine Tshisekedi face aux critiques de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila. S’appuyant sur le classement de Transparency International relatif à la perception de la corruption, il estime que les chiffres contredisent les arguments avancés pour justifier la contestation armée du pouvoir.

« Difficile de comprendre que l’on soit capable de prendre les armes contre ses compatriotes sur la base d’affirmations qui contrastent avec la réalité », déclare Jules Alingete.

Deux périodes, deux classements

Pour étayer son argumentation, l’ancien responsable de l’Inspection générale des finances (IGF) compare les positions de la République démocratique du Congo sous les deux présidents.

Selon les chiffres qu’il avance, en 2019, à la fin du règne de Joseph Kabila, la RDC occupait la 170ᵉ place sur 179 pays dans le classement de Transparency International, avec seulement neuf pays derrière elle.

En 2025, sous Félix Tshisekedi, le pays serait remonté à la 163ᵉ place sur 182 pays, soit sept rangs gagnés par rapport à 2019, selon cette comparaison.

Jules Alingete présente cette évolution comme un argument en faveur du bilan de l’actuel chef de l’État en matière de lutte contre la corruption.

« Quel est le régime le plus corrompu ? »

À travers cette comparaison, l’ancien inspecteur général des finances remet en question les accusations visant le régime de Félix Tshisekedi et renvoie Joseph Kabila à son propre bilan.

« Quel est le régime le plus corrompu entre les deux ? », interroge-t-il.

Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en RDC, marqué notamment par les accusations et les prises de position opposant les camps de Félix Tshisekedi et de Joseph Kabila.

Il convient toutefois de rappeler que l’indice de perception de la corruption mesure la perception de la corruption dans le secteur public et que les rangs dépendent également du nombre de pays évalués chaque année. Une comparaison rigoureuse doit donc tenir compte des scores obtenus par la RDC, et pas uniquement de son rang, pour apprécier l’évolution de la situation.

Les chiffres avancés par Jules Alingete constituent ainsi les éléments centraux de son argumentation, tandis que leur interprétation doit être replacée dans le contexte plus large des indicateurs utilisés par Transparency International.

Par Pascal Kabeya
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18 octobre 2026
À la UneMonde

États-Unis : la citoyenneté d’Ilhan Omar au cœur d’allégations sur sa naturalisation

by admin9775 18 octobre 2026

La représentante démocrate Ilhan Omar, élue au Congrès américain, fait l’objet de nouvelles allégations concernant les conditions dans lesquelles elle aurait obtenu la citoyenneté américaine. Selon un texte relayant les déclarations de John Yoo, professeur de droit à l’Université de Californie à Berkeley et ancien collaborateur juridique du juge Clarence Thomas, toute irrégularité fondamentale dans la procédure de naturalisation pourrait soulever des questions sur son éligibilité constitutionnelle à la Chambre des représentants.

John Yoo s’appuie sur l’article I, section 2, de la Constitution américaine, qui exige qu’un membre de la Chambre des représentants soit citoyen des États-Unis depuis au moins sept ans. Selon son interprétation, si la naturalisation dont Ilhan Omar aurait bénéficié par l’intermédiaire de son père était invalide, la condition de citoyenneté pourrait ne pas avoir été remplie.

Ces affirmations ne constituent toutefois pas une décision judiciaire établissant une irrégularité dans la naturalisation de l’élue.

Des interrogations sur la naturalisation par son père

L’enquête évoquée dans le texte porte notamment sur la possibilité qu’Ilhan Omar ou son père, Nur Omar Mohamed, décédé depuis, aient communiqué des informations inexactes concernant son âge.

Ilhan Omar a affirmé être devenue citoyenne américaine en 2000, à l’âge de 17 ans, grâce à la naturalisation de son père. Selon les règles alors en vigueur, les enfants de moins de 18 ans pouvaient, sous certaines conditions, acquérir la citoyenneté par l’intermédiaire d’un parent naturalisé.

Si elle avait déjà atteint l’âge de 18 ans à cette date, elle n’aurait pas pu bénéficier de cette procédure dérivée et aurait dû satisfaire aux conditions applicables à une demande individuelle de naturalisation.

Le texte indique également que plusieurs sources, dont la bibliothèque de référence législative du Minnesota, mentionnaient auparavant 1981 comme année de naissance d’Ilhan Omar. En mai 2019, après des questions soulevées par un adversaire politique, son équipe aurait demandé que cette année soit remplacée par 1982.

Selon des courriels attribués à la direction de la bibliothèque, les collaborateurs de l’élue avaient estimé que l’année précédemment publiée était erronée et souhaitaient également faire corriger d’autres notices biographiques.

Ilhan Omar a expliqué ne pas disposer d’acte de naissance, invoquant le chaos provoqué par la guerre civile somalienne.

Des vérifications sur les documents d’immigration

D’après le texte, les services américains de la citoyenneté et de l’immigration (USCIS) auraient indiqué qu’une recherche approfondie n’avait révélé « aucun dossier » de naturalisation au nom de Nur Omar Mohamed ou sous plusieurs autres identités examinées.

Le document rapporte également que des enquêteurs fédéraux ont adressé des citations à comparaître à des membres de la famille et examiné des informations relatives aux antécédents militaires du père d’Ilhan Omar en Somalie.

Lors d’une perquisition menée le 12 octobre, les enquêteurs auraient saisi notamment un téléphone, des ordinateurs, des carnets et un passeport. Le mandat évoquerait des infractions potentielles liées à une entente criminelle, à la fraude à l’immigration et à de fausses déclarations.

Ces éléments, tels qu’ils sont rapportés, ne permettent cependant pas de conclure qu’Ilhan Omar a commis une fraude ou qu’elle a obtenu sa citoyenneté de manière irrégulière.

John Yoo critique la réaction de l’élue

John Yoo a également critiqué la réaction d’Ilhan Omar face aux investigations. Il estime qu’une personne disposant de documents établissant clairement sa situation pourrait les produire pour répondre aux interrogations.

Cette prise de position relève de son appréciation personnelle. Le texte rapporte par ailleurs des accusations selon lesquelles l’élue aurait refusé de répondre à certaines questions devant le Congrès ou de transmettre des documents liés à une affaire de fraude présumée au Minnesota, sans fournir suffisamment d’éléments pour établir précisément la nature de ces échanges.

Une question juridique qui reste à trancher

Au cœur de cette controverse se trouve la distinction entre les accusations rapportées, les éléments recherchés par les enquêteurs et une éventuelle conclusion judiciaire.

L’éligibilité d’Ilhan Omar ne peut être déclarée compromise sur la seule base de soupçons concernant son âge ou la naturalisation de son père. Il faudrait notamment établir les faits relatifs à sa situation migratoire et déterminer leurs conséquences au regard du droit applicable.

En l’absence d’une conclusion officielle établissant une irrégularité, les affirmations rapportées doivent donc être considérées comme des allégations faisant l’objet de vérifications, et non comme des faits judiciairement établis.

Par Marius Bopenga
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18 octobre 2026
À la UneSport

MMA : Éliezer « King Kong » Kubanza expédie Trey Waters en 96 secondes à Chicago

by admin9775 17 octobre 2026

Le combattant congolais Éliezer Kubanza, surnommé « King Kong », a signé une victoire spectaculaire face à l’Américain Trey Waters, dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre 2026, à la Wintrust Arena de Chicago, lors d’un événement de la Professional Fighters League (PFL).

Le Congolais n’a eu besoin que d’une minute et 36 secondes au premier round pour mettre fin au combat, confirmant ainsi sa puissance et son efficacité dans la cage.

Un KO rapide dès le premier round

Dès les premières secondes de l’affrontement, Éliezer Kubanza a imposé son rythme face à son adversaire américain. Alliant explosivité, précision et puissance de frappe, le combattant congolais a rapidement pris l’ascendant.

Sévèrement touché à la suite d’un enchaînement puissant, Trey Waters s’est effondré contre la cage, contraignant l’arbitre à intervenir pour arrêter le combat et préserver l’intégrité physique du combattant américain.

Cette victoire expéditive permet à « King Kong » de marquer les esprits sur la scène du MMA professionnel.

Un salto arrière pour célébrer son triomphe

Après l’arrêt du combat, Éliezer Kubanza a célébré sa victoire par un spectaculaire salto arrière au cœur de la cage, sous les acclamations du public présent à Chicago.

Cette célébration a ajouté une touche spectaculaire à une performance déjà remarquée par sa rapidité et sa puissance.

Kubanza confirme sa progression dans le MMA

Ce succès face à Trey Waters renforce la présence du combattant congolais dans la division des poids mi-moyens (welterweights) de la PFL.

Avec cette victoire obtenue en moins de deux minutes, Éliezer « King Kong » Kubanza envoie un signal fort à ses concurrents et poursuit son ascension dans le MMA professionnel.

Sa performance contribue également à mettre en lumière les combattants congolais sur la scène internationale des arts martiaux mixtes.

Par Pascal Kabeya
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17 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC–Belgique : Kinshasa reçoit l’ambassadrice belge, Maxime Prévot exprime sa déception

by admin9775 17 octobre 2026

La ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu jeudi 15 octobre à Kinshasa l’ambassadrice de Belgique en République démocratique du Congo, Roxane de Bilderling, pour un échange consacré à « l’état des relations bilatérales ».

Cette rencontre intervient dans un contexte diplomatique sensible, marqué par les perquisitions menées en Belgique visant des membres de la famille du président congolais Félix Tshisekedi, à la suite d’une plainte déposée par l’avocat belge Bernard Maingain.

Un échange diplomatique dans un contexte tendu

Dans sa communication officielle, le ministère congolais des Affaires étrangères a indiqué que l’entretien portait sur l’état des relations entre les deux pays, sans faire référence aux perquisitions ni à la procédure judiciaire en cours.

Le contenu précis des échanges entre Thérèse Kayikwamba Wagner et Roxane de Bilderling n’a pas été rendu public.

Maxime Prévot dénonce une restriction des contacts

La rencontre intervient également après la diffusion d’une note circulaire datée du 15 octobre, par laquelle le directeur de cabinet du chef de l’État, Anthony Nkinzo Kamole, a demandé aux membres du cabinet présidentiel de s’abstenir, « jusqu’à nouvel ordre », de tout contact direct ou indirect avec l’ambassade de Belgique et son personnel.

Toute démarche jugée nécessaire doit désormais passer par le ministère congolais des Affaires étrangères, sous peine de sanctions administratives et disciplinaires.

Cette décision a suscité une réaction du chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, qui a exprimé publiquement sa déception.

« Très déçu par la RDC ! Ce n’est pas ainsi que doivent se dérouler les relations bilatérales et diplomatiques ! », a-t-il déclaré.

Le ministre belge estime qu’« aucune situation ne justifie cette interdiction », tout en affirmant que Bruxelles en prend acte avec regret.

Les relations bilatérales sous pression

La succession de ces événements place les relations entre Kinshasa et Bruxelles dans une séquence délicate. D’un côté, les autorités congolaises ont imposé un canal institutionnel unique pour les contacts entre le cabinet présidentiel et l’ambassade belge. De l’autre, la Belgique exprime son désaccord avec cette restriction.

À ce stade, aucun lien officiel n’a été établi entre les perquisitions menées en Belgique et la décision congolaise de limiter les contacts avec l’ambassade. Les explications des deux gouvernements et l’évolution des échanges diplomatiques permettront de mieux cerner les conséquences de cette situation sur les relations entre les deux pays.

Par Marius Bopenga
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17 octobre 2026
À la UneNouvelles nécrologiques

Le monde évangélique pleure la disparition de Bishop Jonas Majila

by admin9775 17 octobre 2026

Le monde évangélique est en deuil après l’annonce du décès de Bishop Jonas Majila, présenté comme un général de la foi, un coach et un puissant homme de Dieu. Selon le message publié par À Ciel Ouvert, le pasteur a rendu son dernier souffle cet après-midi.

Décrit comme un homme ayant marqué le parcours spirituel de milliers de personnes à travers le monde, Bishop Jonas Majila laisse derrière lui un héritage spirituel et humain dont l’influence pourrait continuer à inspirer les générations futures.

Un héritage spirituel durable

À travers son ministère, son accompagnement et son engagement dans la foi chrétienne, Bishop Jonas Majila aurait contribué à transformer de nombreuses vies. Sa disparition constitue ainsi une perte pour ses proches, mais également pour la communauté chrétienne qui a bénéficié de son influence.

Dans son message de condoléances, À Ciel Ouvert exprime sa profonde compassion à l’endroit de sa famille biologique, ainsi qu’à l’ensemble de l’Église, considérée comme le Corps du Christ.

Des condoléances à la famille et à l’Église

« Que son héritage continue de parler et que son œuvre demeure une source d’inspiration pour des générations », souligne À Ciel Ouvert dans son hommage.

Alors que la nouvelle de son décès suscite l’émotion dans le milieu évangélique, les pensées se tournent vers sa famille et tous ceux qui ont été touchés par son ministère.

Son souvenir restera associé à son engagement dans la foi et à l’empreinte qu’il a laissée dans la vie de nombreuses personnes.

Par Pascal Kabeya
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17 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : la Présidence interdit les contacts directs entre son cabinet et l’ambassade de Belgique

by admin9775 17 octobre 2026

Dans une note circulaire datée du 15 octobre 2026, le directeur de cabinet du chef de l’État, Anthony Nkinzo Kamole, a demandé à l’ensemble des membres du cabinet présidentiel de suspendre, « jusqu’à nouvel ordre », tout contact direct ou indirect avec l’ambassade du Royaume de Belgique à Kinshasa et son personnel.

Selon cette instruction, toute démarche jugée nécessaire auprès de la représentation diplomatique belge devra désormais passer exclusivement par le ministère des Affaires étrangères.

Des sanctions en cas de non-respect

La note circulaire met en garde les membres du cabinet présidentiel contre tout manquement à cette consigne. Les contrevenants s’exposeraient à des sanctions administratives et disciplinaires.

Cette mesure impose ainsi un canal institutionnel unique pour les échanges entre les collaborateurs du président de la République et la représentation diplomatique belge.

Les raisons de la mesure restent à préciser

La note, telle que présentée, ne précise pas les motifs de cette décision ni les circonstances ayant conduit à cette restriction des contacts. Elle ne permet donc pas, à elle seule, d’établir si cette mesure traduit une tension diplomatique particulière entre Kinshasa et Bruxelles.

L’évolution de cette instruction et les éventuelles explications officielles permettront de mieux comprendre sa portée dans les relations entre la République démocratique du Congo et la Belgique.

Par Pascal Kabeya
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17 octobre 2026
À la UneTribunes

Paul-René Lohata : « Les Congolais se retrouvent entre deux feux médiocres : l’Union sacrée et le Front national »

by admin9775 16 octobre 2026

Le professeur Paul-René Lohata Tambwe Okitokosa, haut cadre de l’Alliance pour le changement (A.Ch), parti politique de Jean-Marc Kabund, livre une analyse critique de la situation politique et sécuritaire en République démocratique du Congo. Revenant sur les liens présumés entre l’ancien président Joseph Kabila et l’AFC/M23, il estime que l’ancien chef de l’État aurait désormais clairement révélé son positionnement.

« Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose », lance-t-il, avant de qualifier Joseph Kabila d’« opposant armé officiel », après l’avoir considéré jusque-là comme un « opposant armé informel ». Pour le professeur Lohata, ceux qui ont longtemps contesté l’appartenance de l’ancien président à la rébellion devraient désormais tirer les conséquences de cette évolution.

L’Union sacrée et le camp Kabila dans le viseur

Dans son analyse, Paul-René Lohata critique les deux pôles politiques qu’il considère comme responsables d’une partie des difficultés du pays : l’Union sacrée, autour du président Félix Tshisekedi, et le Front national de refondation (FRN), associé à Joseph Kabila.

Selon lui, les Congolais se retrouvent pris entre deux forces qui, à ses yeux, ont contribué aux problèmes fragilisant la République démocratique du Congo.

Face à cette situation, il présente la Coalition C64 comme une alternative « propre et patriotique ». Il met notamment en avant la défense de la souveraineté nationale, la lutte contre l’influence du Rwanda et la contestation de ce qu’il décrit comme une confiscation des minerais stratégiques congolais par les États-Unis.

La C64 appelée à relancer les manifestations pacifiques

Pour concrétiser cette alternative, le professeur Lohata plaide pour la reprise des manifestations publiques pacifiques organisées par la C64, particulièrement à Kinshasa et à Goma.

Il assigne à cette mobilisation deux objectifs principaux : obtenir le retrait des forces rwandaises du territoire congolais et préserver l’ordre constitutionnel.

À travers cet appel, le cadre de l’A.Ch entend replacer la mobilisation citoyenne au centre de la contestation politique et de la défense des institutions de la République.

« Les Congolais » au cœur de la reconstruction nationale

Paul-René Lohata insiste enfin sur la responsabilité des Congolais dans l’avenir de leur pays.

« Ce ne sera ni le Rwanda ni l’Amérique qui reconstruiront le pays de Lumumba, mais les Congolais », affirme-t-il.

Cette déclaration résume sa vision d’une recomposition politique fondée sur la souveraineté nationale, la défense de l’ordre constitutionnel et la mobilisation pacifique. En présentant la C64 comme une alternative aux deux camps qu’il critique, le professeur Lohata appelle ainsi à une nouvelle dynamique politique qu’il souhaite voir portée par les citoyens congolais.

Par Marius Bopenga
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16 octobre 2026
À la UneSanté

RDC : Ebola, Jean Kaseya réclame des éclaircissements sur près de 700 millions de dollars introuvables

by admin9775 16 octobre 2026

Où sont passés les financements internationaux annoncés pour soutenir la lutte contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC) ? Le directeur général du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le Dr Jean Kaseya, a soulevé cette question mercredi à Kinshasa, évoquant un important écart entre les fonds déclarés comme déboursés par les donateurs et les montants effectivement retracés.

Selon lui, sur les 962 millions de dollars annoncés comme déboursés par les partenaires internationaux, seuls environ 200 millions de dollars ont pu être identifiés lors d’un premier exercice de vérification. Une situation qui soulève des interrogations sur la traçabilité et la gestion des financements mobilisés pour la riposte contre Ebola.

962 millions de dollars déclarés, 200 millions retracés

S’exprimant devant la presse congolaise à Kinshasa, Jean Kaseya a expliqué que les montants avancés provenaient des informations communiquées par les partenaires internationaux.

Une réunion organisée pour faire le point sur les contributions des bailleurs, avec notamment la participation du directeur général de l’Institut national de santé publique (INSP), devait permettre de vérifier les sommes engagées. Toutefois, selon le responsable d’Africa CDC, la participation à cet exercice aurait été inférieure à 30 %.

Sur les 962 millions de dollars déclarés comme déboursés, seuls quelque 200 millions auraient ainsi pu être retracés auprès des partenaires ayant pris part à la réunion.

« 700 millions de dollars à rechercher »

Jean Kaseya a également précisé qu’une partie des fonds identifiés n’aurait pas encore été utilisée. Sur les quelque 200 millions de dollars retracés, environ 100 millions seraient encore disponibles.

« Donc ça fait 700 millions de dollars à rechercher et qui existent », a-t-il déclaré, appelant à poursuivre les vérifications pour déterminer la localisation des sommes restantes et clarifier leur affectation.

Le directeur général d’Africa CDC a insisté sur sa détermination à faire avancer ce travail de vérification.

« C’est là le combat qu’on va mener et je peux vous dire, on ne va pas lâcher », a-t-il martelé.

À ce stade, les déclarations de Jean Kaseya mettent en évidence un problème de traçabilité des financements. Elles ne constituent toutefois pas, à elles seules, la preuve d’un détournement de fonds. Des investigations complémentaires restent nécessaires pour établir les montants effectivement reçus, engagés ou dépensés, ainsi que la situation des sommes qui n’ont pas encore été retracées.

La transparence financière au cœur de la riposte

Ces déclarations interviennent alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, dont l’épicentre se trouve en Ituri. Dans ce contexte, la disponibilité et l’utilisation effective des ressources financières constituent des enjeux importants pour le financement des interventions sanitaires.

L’écart entre les montants déclarés par les partenaires et ceux identifiés lors du premier exercice de vérification pose la question de la coordination entre les bailleurs, les institutions nationales et les structures chargées de la riposte.

Les prochaines vérifications devront notamment permettre de distinguer les fonds annoncés, ceux effectivement transférés, les sommes encore disponibles et celles déjà utilisées sur le terrain.

Au-delà des montants évoqués, l’enjeu est de garantir une meilleure transparence dans la gestion des financements internationaux destinés à combattre Ebola et de s’assurer que les ressources mobilisées contribuent effectivement à la réponse sanitaire en RDC.

Par Pascal Kabeya
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16 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Jacquemain Shabani interdit les activités du PPRD et de douze autres partis politiques

by admin9775 16 octobre 2026

Le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a ordonné l’interdiction des activités du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), de l’ancien président Joseph Kabila, ainsi que de douze autres formations politiques sur l’ensemble du territoire national.

Dans un message officiel daté du jeudi 15 octobre 2026 et adressé aux gouverneurs de province, le ministre leur demande de prendre, « toutes affaires cessantes », les mesures nécessaires pour assurer une « exécution sans faille » de cette décision. Il leur enjoint également d’en accuser réception et de lui transmettre un rapport.

Douze autres partis concernés

Outre le PPRD, la mesure vise notamment les formations politiques de Matata Ponyo, Seth Kikuni et Claudel Lubaya.

La liste comprend :

  • Leadership et gouvernance pour le développement (LGD), de Matata Ponyo ;
  • Piste pour l’émergence (PISTE-E), de Seth Kikuni ;
  • Alliance pour l’alternance et le progrès (AAP), de Théophile Mbemba Fundu ;
  • Union démocratique africaine originelle, de Claudel Lubaya ;
  • Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), de Jean-Claude Vuemba ;
  • Alliance des travaillistes pour le développement (ATD), de José Makila Sumanda ;
  • Parti national pour la nouvelle énergie du Congo (PNEL), de Michel Mwika Banza ;
  • Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), de Franck Diongo ;
  • Union des patriotes congolais (UPC), de Thomas Lubanga ;
  • Action pour la dignité du Congo et son peuple (ADCP), de Corneille Nangaa ;
  • Convention des fédéralistes pour la démocratie chrétienne (COFEDEC), de Filia Tshipasa Kahindo ;
  • Actions alternatives pour la renaissance du Congo (AARC), d’Élysée Minembwe.

Le document a notamment été transmis à la présidence de la République, à la Primature, à la Police nationale congolaise, à l’Agence nationale de renseignements et à la Direction générale de migration.

Les motifs de la décision ne sont pas précisés

Le message du ministère de l’Intérieur ne détaille ni les raisons de cette interdiction, ni sa durée, ni le fondement juridique sur lequel elle repose. Il porte sur les activités des formations concernées, sans annoncer leur dissolution.

Une décision dans un climat politique tendu

Cette mesure intervient trois jours après l’annonce, à Goma, de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), un mouvement politico-militaire placé sous la direction de Joseph Kabila.

Toutefois, le message officiel de Jacquemain Shabani ne mentionne pas explicitement le FRN ni de lien entre cette nouvelle structure et l’interdiction des activités des treize partis politiques.

Cette décision ouvre une nouvelle séquence dans un climat politique déjà marqué par les tensions autour de l’ancien président Joseph Kabila et de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Par Marius Bopenga
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