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Monde

À la UneMonde

Le déficit budgétaire américain se creuse dangereusement malgré les recettes record des droits de douane

by admin9775 14 août 2025
written by admin9775

Les tarifs douaniers américains ont rapporté 28 milliards de dollars sur le seul mois de juillet, soit une hausse de 273 %. Ces recettes restent toutefois insuffisantes pour compenser les dépenses, alors que le coût de la dette s’envole.

Donald Trump a beau vanter les milliards de dollars qui affluent dans les caisses américaines grâce à ses tarifs douaniers, le déficit budgétaire américain continue de se creuser. En juillet, il a atteint 291 milliards de dollars, selon les données du Trésor américain publiées mardi, soit 10 % de plus qu’au même mois de l’année précédente, en tenant compte des différences de calendrier avec moins de jours ouvrables cette année.

Alors que l’inflation américaine a confirmé son rebond mardi, sans toutefois accélérer, les Etats-Unis se dirigent vers un nouveau déficit abyssal à la fin de l’année fiscale américaine, fin septembre. Les résultats budgétaires cumulés depuis le début de l’année fiscale (sur dix mois) montrent un déficit de 1.629 milliards de dollars, en hausse de 7 %, soit 112 milliards de dollars, par rapport à la même période de l’année précédente. L’année dernière, le déficit final avait dépassé 1.800 milliards, soit 6 % du PIB.

La politique tarifaire et les coupes budgétaires de l’administration Trump ne parviennent pas, pour l’instant, à redresser la barre. La dette nationale brute atteint désormais le chiffre vertigineux de 37.000 milliards de dollars, soit plus de 100.000 dollars par habitant. Face à la dégradation continue du déficit, l’agence américaine de notation Moody’s avait abaissé la note de crédit à Aa1, en mai.

300 milliards de dollars de droits de douane espérés

Pourtant, les recettes douanières américaines ont atteint un nouveau record mensuel en juillet : 28 milliards de dollars, soit une hausse de 273 % par rapport à juillet 2024, selon le Trésor. En juin, l’augmentation des taxes douanières avait déjà permis au gouvernement d’enregistrer un rare excédent mensuel de 27 milliards de dollars, le premier mois de juin positif depuis 2015.

Depuis le début de l’exercice, les droits de douane ont rapporté 142 milliards de dollars à l’administration américaine. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent espère récolter au total en 2025 environ 300 milliards de dollars. « Il est possible que ce chiffre soit plus élevé » en 2026, a-t-il même déclaré sur MSNBC le 7 août.

Cette situation paradoxale s’explique par des dépenses qui augmentent plus vite que les recettes. Elles ont en effet bondi de 10 % en juillet, pour atteindre 630 milliards de dollars, un record pour le mois. Les recettes cumulées depuis le début de l’année ont progressé de 6 %, soit 262 milliards de dollars, pour atteindre 4.347 milliards de dollars, un record sur 10 mois, tandis que les dépenses ont progressé de 7 %, soit 374 milliards de dollars, pour atteindre 5.975 milliards de dollars, un autre record sur 10 mois.

Coût de la dette : 1.010 milliards en dix mois !

La hausse des dépenses a notamment été alimentée par l’augmentation des intérêts sur la dette publique, qui ont atteint 1.010 milliards de dollars sur les dix premiers mois de l’année fiscale. Les coûts de la Sécurité sociale et des programmes de santé, Medicare pour les personnes âgées et Medicaid pour les plus défavorisés, qui ne cessent de croître, y participent également.

En juin, l’agence fédérale du Congressional Budget Office estimait pourtant que le vaste plan de taxes douanières réduirait le déficit de 2.800 milliards de dollars sur dix ans. D’autres économistes, comme Kent Smetters de l’université de Pennsylvanie, affirment, eux, que les tarifs douaniers ne devraient entraîner « que de modestes réductions de la dette fédérale ».

La politique tarifaire agressive de Donald Trump n’est pas sans conséquence pour les Américains. Les entreprises importatrices répercutent certains coûts sur les consommateurs. Les données de l’indice des prix à la consommation publiées mardi montrent en effet une augmentation des prix de certains biens sensibles aux tarifs douaniers comme les meubles, les chaussures et les pièces automobiles. Au risque de peser sur la croissance, et donc les recettes fiscales.

Par ailleurs, il reste difficile de prévoir l’impact des recettes des tarifs douaniers sur la dette tant les règles du jeu imposées par l’administration Trump peuvent rapidement et radicalement évoluer en fonction des sautes d’humeur du président américain et des accords noués avec les partenaires commerciaux des Américains. Mais si les droits de douane ne parviennent pas à tenir la promesse de Trump d’améliorer le bilan du gouvernement, les Américains pourraient se retrouver confrontés à une diminution des opportunités d’emploi, à des pressions inflationnistes et à une hausse des taux d’intérêt sur les prêts. Un scénario noir que le président refuse d’imaginer.

Julien Boitel

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14 août 2025 0 comments
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À la UneMonde

Hiroshima et Nagasaki: l’uranium congolais derrière les bombes américaines

by admin9775 10 août 2025
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Le Japon commémore ce 9 août le 80ème anniversaire du bombardement nucléaire de Nagasaki, trois jours après celui d’Hiroshima. Ce que l’histoire retient souvent moins, c’est l’origine du minerai qui a permis la fabrication de ces bombes : l’uranium congolais

Le 6 août 1945, le bombardier américain Enola Gay largue sur la ville d’Hiroshima une bombe de plus de deux tonnes : « Little Boy ». Elle contient 64 kg d’uranium 235, un isotope fissile extrêmement rare, extrait de la mine de Shinkolobwe, en plein cœur du Congo belge, près de la ville de Likasi.

La mine située dans l’actuelle province méridionale du Katanga est découverte en 1915 et exploitée à partir de 1921 par l’Union minière du Haut-Katanga, une entreprise belge. Mais le minerai d’une qualité exceptionnelle dont elle regorge ne trouve pas encore de grand usage pratique. Les choses changent à la veille de la guerre.

En 1939, alors que la guerre approche en Europe, Edgar Sengier, dirigeant de l’Union minière, s’inquiète des perspectives militaires liées à l’uranium. Il décide d’expédier une partie du stock disponible à New York, où il se réfugie lui-même. Résultat : plus d’un millier de tonnes d’uranium congolais arrivent aux États-Unis. Ce stock sera vendu à l’armée américaine qui, à partir de 1942, développe en secret l’arme atomique sous le nom de « Projet Manhattan ». Cette première cargaison aiguise l’intérêt des Américains.

Entre 1942 et 1944, alors que la mine est officiellement désaffectée, des militaires américains sont discrètement envoyés à Shinkolobwe pour la remettre en état, et permettre l’extraction de 30 000 tonnes supplémentaires. Ce minerai, combiné à d’autres, en provenance notamment du Canada, servira à construire les deux bombes « Little Boy » et « Fat Man » qui détruiront respectivement Hiroshima et Nagasaki. Les deux attaques feront plus de 210 000 morts et précipiteront la capitulation du Japon, mettant fin à la Seconde Guerre mondiale.

La mine de Shinkolobwe est officiellement fermée et scellée en 1960. Mais l’exploitation illégale de cobalt et de cuivre s’y poursuit, malgré les risques liés à la radioactivité. En 2004, les autorités congolaises classent la zone comme « interdite », prennent le contrôle du site et rasent le village des mineurs. À cette époque, les États-Unis craignent un possible trafic d’uranium congolais à destination de l’Iran ou de groupes terroristes.

Aujourd’hui encore, le site est fortement gardé, mais les rumeurs sur les richesses cachées de Shinkolobwe circulent toujours.

RFI

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10 août 2025 0 comments
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À la UneMonde

Donald Trump annonce une rencontre avec Vladimir Poutine le 15 août en Alaska

by admin9775 9 août 2025
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Donald Trump a annoncé, vendredi 8 août sur son réseau Truth Social, que sa « rencontre très attendue » avec son homologue russe Vladimir Poutine aurait lieu vendredi 15 août dans l’État américain de l’Alaska (nord-ouest). Moscou confirme la tenue de ce sommet destiné à discuter d’un règlement de la guerre en Ukraine et qui comprendra, selon le président américain, des concessions territoriales.

Le président américain, qui a promis à maintes reprises de mettre fin à la guerre en Ukraine, a plusieurs fois parlé au téléphone avec le président russe ces derniers mois, mais ne l’a pas revu en personne depuis son retour à la Maison Blanche en janvier 2025.

Plutôt qu’en terrain neutre, la rencontre aura lieu dans le vaste et sauvage État de l’Alaska, dans l’extrême nord-ouest du continent américain et près de la Russie, un territoire que cette dernière avait cédé à l’Amérique au XIXe siècle. Le Kremlin a confirmé cette rencontre à venir le samedi 15 août et a qualifié ce choix de l’Alaska d’« assez logique ». « La Russie et les États-Unis sont des voisins proches, avec une frontière commune », a expliqué le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, cité par les agences russes.

Trump annonce « des échanges de territoires au bénéfice de chacun »

Le rendez-vous prévu en Alaska sera le premier premier tête-à-tête entre les deux dirigeants depuis juin 2019 au Japon, un an après un sommet à Helsinki où Donald Trump avait eu un ton résolument conciliant avec l’homme fort du Kremlin. Vladimir Poutine n’a plus foulé le sol américain depuis 2015, sous la présidence de Barack Obama.

Cette rencontre très attendue se déroulera donc sans le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui ne cesse pourtant d’exiger d’avoir voix au chapitre. Le locataire de la Maison Blanche, interrogé plus tôt vendredi pour savoir si l’Ukraine devra faire des concessions territoriales, a répondu qu’« il y aurait des échanges de territoires au bénéfice de chacun », sans donner de détail.

« On parle d’un territoire sur lequel les combats font rage depuis plus de trois ans et demi (…) c’est compliqué, c’est vraiment pas facile, mais nous allons en récupérer une partie », a-t-il ajouté à la Maison Blanche, aux côtés des dirigeants azerbaïdjanais et arménien, qui venaient de signer un accord de paix.

Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev, qui veut le retrait des troupes russes de son territoire et des garanties de sécurité occidentales, dont la poursuite des livraisons d’armes et le déploiement d’un contingent européen, ce à quoi s’oppose la Russie.

Parlant de la rencontre avec le président russe, « cela aurait pu se faire plus tôt, mais je suppose qu’il y a malheureusement des mesures de sécurité à prendre », a dit le président Trump. Ces développements surviennent alors que le président américain avait lancé un ultimatum à la Russie la semaine dernière, qui a expiré vendredi, pour faire avancer les négociations avec Kiev, sous peine de nouvelles sanctions américaines.

La visite de Witkoff à Moscou a accéléré les tractations

L’offensive russe à grande échelle contre l’Ukraine, déclenchée en février 2022, a fait a minima des dizaines de milliers de morts dans les deux pays et causé d’immenses destructions. Après plus de trois ans de combats, les positions ukrainienne et russe sont toujours irréconciliables. La Russie est accusée de bloquer les pourparlers en maintenant des demandes maximalistes, à un moment où ses forces ont l’avantage sur le front et continuent d’y gagner du terrain.

Le dernier cycle de négociations directes entre les deux belligérants, à Istanbul en juillet, n’avait débouché que sur un nouvel échange de prisonniers et de dépouilles de soldats. Pour tenter de faire avancer les choses, l’émissaire américain Steve Witkoff a été reçu cette semaine au Kremlin par Vladimir Poutine, ce qui a permis une accélération au plan diplomatique marquée par l’annonce jeudi par Moscou d’un « accord de principe » pour un prochain sommet entre les dirigeants américain et russe.

Ces derniers temps, Donald Trump s’était dit à plusieurs reprises « très déçu » par son homologue russe du fait de l’absence d’avancées dans les négociations entre Kiev et Moscou. Sur le terrain, l’armée russe poursuit ses attaques aériennes meurtrières sur l’Ukraine et ses assauts sur le front, où ses soldats sont plus nombreux et mieux équipés. L’Ukraine demande, de concert avec ses alliés européens, un cessez-le-feu de 30 jours, auquel se refusent les Russes.

RFI

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États-Unis – Afrique : après le « Travel Ban », Donald Trump impose des cautions de 15 000 dollars aux détenteurs de visas

by admin9775 8 août 2025
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À compter du 20 août prochain, les Malawites et Zimbabwéens souhaitant se rendre aux États-Unis pour y faire du tourisme ou des affaires devront s’acquitter d’une caution de 15 000 dollars – en plus des sommes déboursées pour le paiement du visa – , qui leur sera restituée à l’issue de leur séjour, s’ils respectent la durée initialement fixée. D’autres pays du continent devraient bientôt suivre.

Une énième mesure discriminatoire de l’administration Trump ciblant l’Afrique qui s’inscrit dans un « projet pilote » d’une durée d’un an, visant à « lutter contre les dépassements de séjour », argument récurrent de Washington pour justifier ses mesures restrictives. Les voyageurs devront forcément passer par les aéroports de Boston‑Logan, New York‑JFK et Washington‑Dulles, seuls retenus pour « assurer le suivi des dossiers ».

Le Département d’État affirme que ce programme concernera les pays présentant un « fort taux de dépassement de visa » ou « des systèmes de vérification jugés insuffisants ». L’évaluation de chaque dossier se fera « au cas par cas » et, précise l’administration, à la discrétion des agents consulaires.

« Cette mesure ciblée et pleine de bon sens renforce l’engagement de l’administration envers la loi américaine sur l’immigration tout en dissuadant les dépassements de durée de séjour », s’est félicitée la porte-parole du Département d’État, Tammy Bruce.

Cette décision intervient après la promulgation de la liste des pays concernés par le « travel ban », en juin dernier. Plus récemment, Washington a annoncé la suspension des visas accordés aux Nigériens, puis aux Burundais. Mais au-delà, elle s’inscrit dans la lignée de la politique migratoire particulièrement répressive mise en place par le milliardaire américain, lors de son premier mandat et plus encore depuis qu’il a repris ses quartiers à la Maison-Blanche.

Le choix du Malawi et de la Zambie interroge cependant. Ces deux pays d’Afrique australe, pauvres et enclavés, entretiennent en effet des relations diplomatiques stables avec les États-Unis. L’imposition d’une caution si élevée – l’équivalent de plusieurs années de salaire pour un citoyen moyen – entravera drastiquement la mobilité, notamment pour les étudiants, les chefs d’entreprises et les chercheurs. En exigeant une somme que très peu peuvent se permettre de payer, l’administration fait un choix clair : réserver la mobilité internationale à une élite privilégiée.

Sans surprise, les critiques n’ont pas tardé. La commission de l’Union africaine y voit une décision discriminatoire, tout en se disant « préoccupée par l’impact négatif potentiel de telles mesures […] sur les relations diplomatiques soigneusement entretenues depuis des décennies ». Nombre de spécialistes de questions migratoires et d’ONG de défense des droits humains dénoncent une stratégie de dissuasion, qui rend le processus légal d’entrée aux États-Unis quasi inaccessible.

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À la UneMonde

L’armée israélienne va «prendre le contrôle» de la ville de Gaza annonce le cabinet de sécurité israélien

by admin9775 8 août 2025
written by admin9775

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dans la nuit du 7 au 8 août le plan de sécurité présenté par le Premier ministre Benyamin Netanyahu pour « vaincre » le Hamas dans la bande de Gaza. C’est ce qu’indique un communiqué du Premier ministre israélien.

Selon le plan, approuvé par le cabinet israélien dans la nuit du 7 au 8 août, l’armée israélienne « se prépare à prendre le contrôle de la ville de Gaza tout en distribuant une aide humanitaire à la population civile en dehors des zones de combat », indique ce communiqué, cité par l’AFP.

« Le cabinet de sécurité, par un vote à la majorité, a adopté cinq principes pour conclure la guerre : le désarmement du Hamas, le retour de tous les otages, vivants et morts, la démilitarisation de la bande de Gaza, le contrôle sécuritaire israélien dans la bande de Gaza, l’établissement d’une administration civile alternative qui ne soit ni le Hamas, ni l’Autorité palestinienne », ajoute le texte.

« Une majorité décisive des ministres du cabinet a par ailleurs estimé qu’un plan alternatif », soumis à l’examen des ministres, « ne permettrait ni de vaincre le Hamas ni de récupérer les otages », précise le communiqué, sans donner plus de détails.

« Intérêts personnels »

« Les plans de Netanyahu (…) confirment sans l’ombre d’un doute son désir de se débarrasser des otages et de les sacrifier dans la poursuite de ses intérêts personnels et de son agenda idéologique extrémiste », avait affirmé, hier, jeudi 7 août, le Hamas, qui détient toujours 49 otages, dont 27 sont présumés morts.

Dénonçant « un revirement flagrant du processus de négociation (…) malgré la proximité d’un accord final », le Hamas assure que « toute escalade (…) ne sera pas une promenade de santé et aura un coût élevé et douloureux » pour Israël.

Des premières réactions antiguerre en Israël

À Tel Aviv, devant le siège local du Likoud, le parti d’extrême droite du Premier ministre Benyamin Netanyahu, des manifestants s’étaient donnés rendez-vous pour dénoncer les décisions militaires de leurs dirigeants. C’est le cas d’Iris, qui a participé au rassemblement : « C’est vraiment difficile d’admettre que quelqu’un qui a grandi ici, à nos côtés, est prêt à sacrifier chacun d’entre nous pour rester au pouvoir. En ce qui le concerne… nous pouvons tous aller en enfer », glisse-t-elle, interrogée par notre envoyé spécial à Tel Aviv, Nicolas Falez.

Les manifestants jugent que ce nouveau virage dans la guerre met en danger la vie des otages. Une peur doublée de celle de voir de nouveaux soldats israéliens tomber dans les futures opérations. « J’ai 18 ans, je dois aller à l’armée bientôt et j’ai peur… j’ai super peur. Je ne veux pas y aller parce que putain, c’est effrayant », glisse un jeune homme présent devant le siège du Likoud.

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Si le camp antiguerre reste minoritaire au sein de l’État hébreu, certains n’hésitent pas, comme Yossi, un manifestant, à évoquer également le sort des « innocents de Gaza », ou à brandir, chose nouvelle dans l’espace public israélien, des pancartes dénonçant un génocide en cours dans la bande de Gaza.

Un quotidien sous les bombes

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 86,3% du territoire est militarisé par Israël et soumis à des ordres d’évacuation. Les zones non occupées sont aussi les plus peuplées: les villes de Khan Younès et Gaza, les camps de réfugiés de Deir-el-Balah, dans le centre du territoire.

L’ONU a d’ailleurs immédiatement condamné l’annonce israélienne. Le plan du gouvernement israélien « visant à une prise de contrôle militaire complète de la bande de Gaza occupée doit être immédiatement stoppé », a déclaré le Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk dans un communiqué. L’opération militaire prévue « va à l’encontre de la décision de la Cour internationale de Justice selon laquelle Israël doit mettre fin à son occupation dès que possible », accuse Volker Türk, qui estime que cette nouvelle escalade de la guerre entraînera « plus de meurtres, plus de souffrances insoutenables, des destructions insensées et des crimes atroces. »

Quelque 2,4 millions de Palestiniens vivent au quotidien sous les bombes dans cet étroit territoire qui longe la Méditerranée. Les représailles israéliennes y ont déjà fait 61 258 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

RFI

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Guerre en Ukraine: une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine prévue «dans les prochains jours»

by admin9775 7 août 2025
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Une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine est prévue « dans les prochains jours ». Les préparatifs de ce sommet ont déjà commencé, a indiqué ce jeudi 7 août, le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, cité par les agences d’État russes.

« À la suggestion de la partie américaine, un accord de principe a été conclu pour organiser un sommet bilatéral dans les prochains jours », a déclaré Iouri Ouchakov. « Nous commençons maintenant à régler les détails avec nos collègues américains », a-t-il ajouté, indiquant que cette rencontre pourrait se tenir « la semaine prochaine » et qu’un lieu avait été convenu « en principe » entre les deux parties, sans toutefois préciser lequel.

La Russie n’a en revanche pas répondu à l’idée américaine d’une rencontre à trois entre Donald Trump, Vladimir Poutine et le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, a précisé le conseiller diplomatique du président russe.

Mercredi, le président américain avait évoqué une rencontre « très bientôt » avec Vladimir Poutine, selon la presse américaine. La dernière rencontre en chair et en os entre les deux dirigeants a eu lieu en 2019 en marge d’un sommet du G20 au Japon.

Ce regain d’activité diplomatique intervient à un jour de l’expiration d’un ultimatum des États-Unis à la Russie, sommée de mettre fin au conflit qui dure depuis début 2022.

Zelensky réitère son appel pour une rencontre en face-à-face avec Poutine 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a réitéré jeudi son appel pour une rencontre en face-à-face avec Vladimir Poutine, estimant qu’un sommet au niveau des dirigeants constituait « une priorité très claire » pouvant « déboucher sur une paix véritablement durable ».

Ces déclarations interviennent dans la foulée d’une visite jugée « productive » de l’émissaire américain Steve Witkoff à Moscou, où celui-ci s’est notamment entretenu avec Vladimir Poutine.

Volodymyr Zelensky a de son côté échangé avec Donald Trump au téléphone mercredi, après la visite de Steve Witkoff au Kremlin. Plusieurs dirigeants européens ont également pris part à cette conversation. Le dirigeant ukrainien a déclaré jeudi matin qu’il avait prévu de tenir « plusieurs » conversations au cours de la journée, notamment avec le chancelier allemand Friedrich Merz, ainsi qu’avec des responsables français et italiens.

Alors que l’offensive russe se poursuit, le Kremlin maintient jusqu’ici des exigences jugées inacceptables par Kiev, pour mettre un terme au conflit. La Russie réclame à l’Ukraine qu’elle lui cède quatre régions partiellement occupées – celles de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson -, en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.

RFI

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À la UneMonde

Trump ordonne le déploiement de deux sous-marins nucléaires après des déclarations russes «provocatrices»

by admin9775 2 août 2025
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Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi 1er août avoir ordonné le déploiement de deux sous-marins nucléaires dans des régions « appropriées » en réponse aux « déclarations hautement provocatrices » de l’ancien président russe Dmitri Medvedev. 

« Sur la base des déclarations très provocatrices de l’ancien président russe Dmitri Medvedev, aujourd’hui vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, j’ai ordonné que deux sous-marins nucléaires soient positionnés dans les régions appropriées, juste au cas où ces déclarations insensées et incendiaires seraient plus que cela. Les mots comptent et peuvent souvent avoir des conséquences imprévues. J’espère que ce ne sera pas le cas. Merci de votre attention à ce sujet ! », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau social Truth Social.

Donald Trump n’a pas précisé où exactement les sous-marins seraient envoyés, ni s’il s’agissait de submersibles à propulsion nucléaire ou porteurs d’ogives atomiques. Il n’a pas non plus expliqué à quels propos de Dmitri Medvedev il réagissait. « Vous n’avez qu’à lire ce qu’il a écrit », a-t-il lancé aux journalistes qui l’interrogent sur les commentaires de Dimitri Medvedev, raconte notre correspondante aux États-Unis, Loubna Anaki.

Cette annonce de Donald Trump fait suite à une publication sur les réseaux sociaux de Dmitri Medvedev le 28 juillet. Celui-ci a estimé que « chaque nouvel ultimatum lancé est une menace et un pas vers la guerre ». Medvedev a été président de la Russie de 2008 à 2012, entre deux mandats de Vladimir Poutine, et était alors considéré en Occident comme un réformiste et un modéré. Aujourd’hui, il est vice-président du Conseil de sécurité de la Russie.

« Trump joue le jeu de l’ultimatum avec la Russie : 50 jours ou 10… Il doit retenir 2 choses : 1. La Russie n’est pas Israël ni même l’Iran. 2. Chaque nouvel ultimatum est une menace et un pas vers la guerre. Pas entre la Russie et l’Ukraine, mais avec son propre pays. N’empruntez pas la route de Sleepy Joe ! [référence à l’ancien président Joe Biden, NDLR] », a écrit Dmitri Medvedev dans un post sur le réseau social X.

Des propos jugés provocateurs par le locataire de la Maison Blanche, qui a donc décidé d’envoyer des sous-marins nucléaires : « Une menace a été proférée par un ancien président de la Russie. Il a parlé de nucléaire et quand on parle de nucléaire, on doit se préparer et protéger nos citoyens. » Cet épisode marque la dernière escalade entre Washington et Moscou autour de la guerre en Ukraine, alors que cela fait des semaines que Donald Trump affiche sa frustration face au manque de progrès dans ce dossier.

Le président américain avait donné en juin un délai de 50 jours à son homologue russe Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine sous peine de sanctions, avant de réduire, cette semaine, le délai à 10 jours, c’est-à-dire jusqu’à vendredi 8 août. Il envisage des sanctions dites « secondaires », c’est-à-dire infligées aux pays qui achètent notamment du pétrole russe, dans le but de tarir cette source de revenus essentiels pour la machine de guerre russe.

Vladimir Poutine a déclaré ce vendredi 1ᵉʳ août que la Russie espérait poursuivre ses pourparlers avec l’Ukraine en invitant implicitement Donald Trump à la patience, tout en soulignant que la dynamique de la guerre jouait en faveur de Moscou. « Nous avons besoin d’une paix durable, stable, sur de bonnes bases qui satisferaient à la fois la Russie et l’Ukraine », a déclaré Vladimir Poutine. « Les conditions (de paix de la Russie) restent bien sûr inchangées », a-t-il ajouté. « Toutes les déceptions naissent d’attentes démesurées. C’est une règle générale bien connue », a déclaré Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec son homologue biélorusse Alexandre Loukachenko au monastère de Valaam, sur une île du lac Ladoga près de Saint-Pétersbourg.

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À la UneMonde

Le Canada annonce à son tour son «intention» de reconnaître l’État de Palestine en septembre à l’ONU

by admin9775 31 juillet 2025
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Comme la France et le Royaume-Uni ces derniers jours, le Canada a, lui aussi, annoncé mercredi 30 juillet son « intention » de reconnaître l’État de Palestine à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU au mois de septembre. Une déclaration qui a immédiatement suscité la colère d’Israël pour qui elle entre dans le cadre d’une « campagne de pression internationale déformée ».

Après la France et le Royaume-Uni, le Canada. Ottawa « a l’intention » de reconnaître l’État de Palestine lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies qui aura lieu au mois de septembre à New York, a annoncé le Premier ministre canadien Mark Carney, mercredi 30 juillet.

« Le Canada a l’intention de reconnaître l’État de la Palestine lors de la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025 », a déclaré celui-ci lors d’une conférence de presse dans la capitale canadienne. Soulignant que « le niveau de souffrance humaine à Gaza est intolérable et se détériore rapidement », Mark Carney a aussi expliqué qu’il jugeait ce changement de politique nécessaire pour préserver l’espoir d’une solution à deux États.

Car jusqu’ici, Ottawa soutenait une solution à deux États — mais seulement si elle résultait d’un accord négocié avec Israël. Le Canada franchit donc un cap, en envisageant une reconnaissance unilatérale, comme l’ont fait la France et le Royaume-Uni, rapporte notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.

Alors que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas parle d’une décision « historique » et « courageuse » « qui renforcera la paix, la stabilité et la sécurité dans la région », l’État hébreu l’a, lui, immédiatement condamnée. Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël au Canada estime qu’elle entre dans le cadre d’une « campagne de pression internationale déformée » venant « durcir la position du Hamas à la table des négociations à un moment critique ». « Reconnaître un État palestinien en l’absence d’un gouvernement responsable, d’institutions fonctionnelles ou d’un leadership bienveillant, c’est récompenser et légitimer la barbarie monstrueuse du Hamas le 7 octobre 2023 », ajoute-t-elle.

La « possibilité d’une solution à deux États s’érode sous nos yeux »

Israël a récemment eu des réactions similaires lorsque Paris et Londres ont eux-aussi annoncé leur intention de reconnaître l’État de Palestine ou à la suite des déclarations du président Emmanuel Macron. Une telle décision « récompense la terreur », avait alors déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, tandis que le président américain Donald Trump l’avait jugée inutile.

En franchissant le pas de la reconnaissance, le Canada est motivé par sa conviction « de longue date » en faveur d’une solution à deux États au conflit israélo-palestinien qui dure depuis des décennies, a justifié son Premier ministre. « Cette possibilité d’une solution à deux États s’érode sous nos yeux », a-t-il encore déclaré, en faisant référence à « l’incapacité persistante » d’Israël à empêcher une catastrophe humanitaire à Gaza, ainsi qu’à l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée par l’État hébreu.

« Pendant des décennies, on a espéré que [la solution à deux États] serait réalisée dans le cadre d’un processus de paix fondé sur un accord négocié entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne », mais « malheureusement, cette approche n’est plus tenable », a-t-il encore affirmé.

À la suite de cette annonce, la France, par la voix du palais de l’Élysée, a salué sans attendre la décision d’Ottawa. « Nous nous réjouissons de pouvoir travailler de concert avec le Canada pour relancer une perspective de paix dans la région », a indiqué la présidence française qui a fait savoir également que Paris allait « poursuivre [ses] efforts pour que d’autres rejoignent cette dynamique dans la perspective de l’Assemblée générale [de l’ONU] ». Celle-ci a enfin déclaré qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec le Premier ministre canadien Mark Carney « un peu plus tôt dans la journée » de cette question.

Mais contrairement à Londres, qui pose ses conditions à Israël, Ottawa s’adresse directement à l’autorité palestinienne : « Notamment la promesse de son président Mahmoud Abbas d’organiser des élections générales en 2026, et de ne pas militariser l’État palestinien. » Une approche qui rappelle celle de la France. Mark Carney précise que le Hamas ne pourra jouer aucun rôle dans ce futur gouvernement – et qu’il doit libérer tous les otages.

Des pressions internes croissantes

Au Canada, cette décision répond à des appels de plus en plus pressants : Ottawa « aurait dû le faire il y a bien longtemps », souligne la députée néodémocrate Heather McPherson. Son parti réclame cette reconnaissance depuis plus d’un an.

La pression s’était intensifiée ces dernières semaines : plus de 150 anciens diplomates canadiens, mais aussi de plus en plus de députés, y compris au sein du parti au pouvoir, réclamaient un geste fort face à l’aggravation de la crise humanitaire à Gaza.

RFI

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31 juillet 2025 0 comments
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À la UneMonde

Guerre en Ukraine: Donald Trump donne «10 à 12 jours» à Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

Lundi 28 juillet, à l’occasion d’une rencontre en Écosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président américain Donald Trump a haussé le ton contre son homologue russe Vladimir Poutine. Il lui aurait donné « 10 à 12 jours » pour mettre fin au conflit en Ukraine, faute de quoi, il envisagerait des sanctions économiques « secondaires » sur l’achat de produits russes, tels que les hydrocarbures.

Le président américain Donald Trump a accru lundi 28 juillet la pression sur la Russie pour trouver un accord de cessez-le-feu en Ukraine. « Je suis déçu par le président Poutine », a-t-il déclaré lors de sa visite en écosse auprès du premier ministre Keir Starmer. Le 14 juillet, Donald Trump avait menacé d’imposer dans 50 jours des « droits de douane très sévères » à l’encontre de la Russie si Washington et Moscou ne parvenaient pas à un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Une échéance qu’il a donc revue. À Vladimir Poutine, il a fixé « une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui ». « Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès réalisé », a déploré le républicain.

« Sanctions secondaires »

Le président américain dit envisager des sanctions « secondaires », c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.  Auparavant, il avait déjà menacé de frapper de 100% de surtaxes indirectes les pays achetant des produits russes. En cas d’application de telles sanctions, les exportations de pétrole russe pourraient être directement touchées. À 16 h 30, heure de Paris, le prix du baril avait déjà flambé et prenait 2,15% à 69,91 dollars.

Une déclaration qui intervient dans un contexte plus large de négociations. Dimanche 27 juillet, le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont trouvé un accord commercial. L’accord établit un tarif de 15% sur les produits européens importés aux États-Unis – bien en deçà des 30 % initialement menacés par l’administration Trump. En échange, l’Union européenne s’est engagée à investir massivement dans l’économie américaine : 750 milliards de dollars sur trois ans, soit 250 milliards par an. Pour l’Union européenne, cela permettra de remplacer les importations de gaz russe et d’éviter de financer ainsi la guerre lancée par le Kremlin en Ukraine. 

« Nous pensions avoir réglé cette question »

Tandis que le Kremlin n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat, Kiev a de son côté salué son message de « fermeté ». Une attitude qui a eu le don de froisser le président américain, qui a, dans la foulée, exprimé son agacement envers son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, n’ayant pas toujours donné suite à ses propos fermes contre Vladimir Poutine, invoquant la « bonne relation » qu’il dit avoir entretenue avec le dirigeant russe par le passé.

« Nous pensions avoir réglé cette question à plusieurs reprises, puis le président Poutine se met à lancer des roquettes sur des villes comme Kiev et tue beaucoup de gens dans des maisons de retraite ou ailleurs », a déclaré Donald Trump. « Et je dis que ce n’est pas la bonne façon de procéder ».

Depuis plus de trois ans, le pays est confronté à des attaques répétées de la part du Kremlin. Cette nuit encore, au moins huit civils – dont une fillette de deux ans – ont été blessés dans une attaque à l’ouest du pays.  

RFI

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À la UneMonde

La Thaïlande et le Cambodge conviennent d’un cessez-le-feu «inconditionnel»

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

La Thaïlande et le Cambodge ont convenu d’un cessez-le-feu « inconditionnel » à partir de lundi minuit, a annoncé le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim à l’issue de pourparlers en Malaisie.

Les dirigeants thaïlandais et cambodgiens ont convenu, lundi 28 juillet, d’un cessez-le-feu « immédiat et inconditionnel » pour mettre fin aux affrontements meurtriers survenus ces derniers jours à leur frontière commune. L’annonce a été faite par le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim à l’issue de pourparlers tenus en Malaisie, pays actuellement à la tête de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean).

Ce cessez-le-feu entrera en vigueur « à compter de minuit ce soir ». « C’est définitif, a-t-il déclaré aux côtés des Premiers ministres cambodgien et thaïlandais. C’est un premier pas vital vers la désescalade et le rétablissement de la paix et de la sécurité. »

Les tensions entre les deux voisins d’Asie du Sud-Est avaient brusquement resurgi fin mai, après la mort d’un soldat cambodgien lors d’un échange de tirs à la frontière. Depuis, les deux armées avaient massivement renforcé leur présence dans la zone, aggravant une crise déjà tendue, notamment pour la fragile coalition gouvernementale thaïlandaise.

Un « retour à la normale »

Les hostilités ont repris jeudi dernier, devenant en seulement quatre jours la flambée de violence la plus grave entre les deux pays depuis treize ans. Les affrontements ont tué au moins 36 personnes et entraîné l’évacuation de plus de 200 000 personnes vivant près de la frontière. Chaque camp a accusé l’autre d’avoir déclenché les affrontements.

« Aujourd’hui, nous avons eu une très bonne réunion et d’excellents résultats […] qui nous permettent d’espérer mettre immédiatement un terme aux combats, a déclaré le Premier ministre cambodgien Hun Manet. Nous espérons que les solutions que le Premier ministre Anwar vient d’annoncer poseront les conditions nécessaires à la poursuite de nos discussions bilatérales, au retour à la normale des relations et serviront de base à une future désescalade des tensions. »

Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a de son côté affirmé que son pays avait accepté un cessez-le-feu qui serait appliqué « de bonne foi » par les deux parties.

RFI

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