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À la UneEconomie

RDC – Rwanda : la traçabilité du coltan au cœur des accusations de pillage et de guerre

by admin9775 22 décembre 2025
written by admin9775

Une enquête du média spécialisé Africa Confidential révèle une augmentation vertigineuse des exportations de coltan du Rwanda au premier semestre 2025, chiffre qui relance avec force les accusations de pillage des ressources congolaises dans le cadre du conflit qui ravage l’Est de la République démocratique du Congo.

Une croissance « spectaculaire » de 213 %

Selon les données publiées, les exportations rwandaises de ce minerai stratégique – indispensable à l’électronique moderne – ont bondi de 213 % entre janvier et juin 2025 par rapport à la même période en 2024. Cette envolée intervient dans un contexte où le Rwanda, dont le sous-sol est pauvre en coltan, ne peut expliquer une telle production par sa seule extraction nationale.

Une coïncidence troublante avec l’avancée du M23

Cette explosion coïncide chronologiquement avec l’offensive majeure du mouvement rebelle M23 dans l’Est de la RDC, notamment dans la région de Masisi où se trouve Rubaya, considérée comme abritant la plus grande mine de coltan au monde. Le M23, soutenu militairement et logistiquement par Kigali selon les rapports de l’ONU, contrôle désormais de vastes zones minières.

Un schéma d’accusations récurrent

Kinshasa accuse régulièrement le Rwanda de pilier systématiquement les ressources naturelles congolaises pour financer son économie et son appareil sécuritaire. Ces accusations, soutenues par des groupes d’experts de l’ONU depuis des années, sont systématiquement rejetées par Kigali, qui affirme respecter les normes internationales.

Les conséquences humaines : exploitation et déplacement

Sur le terrain, la réalité est catastrophique. Les populations locales sont prises en étau entre les combats, les déplacements forcés et l’exploitation illégale des mines. Le trafic de minerais finance la perpétuation du conflit et entrave tout développement local, tandis que les chaînes d’approvisionnement mondiales, souvent opaques, continuent à être alimentées.

Alors que les combats font rage dans l’est de la République démocratique du Congo, une autre bataille, économique celle-ci, se joue dans l’ombre. Une enquête révèle que les exportations de coltan du Rwanda ont bondi de 213 % au premier semestre 2025. Cette hausse vertigineuse, publiée par Africa Confidential, n’est pas une coïncidence : elle épouse précisément le calendrier de l’offensive militaire du M23, un mouvement rebelle soutenu par Kigali, pour le contrôle des mines congolaises. Ce lien trouble illustre un mécanisme de conflit où la guerre nourrit le pillage, et le pillage finance la guerre.

Une offensive militaire calibrée sur les richesses minières

La spirale actuelle trouve sa source dans la reprise de l’offensive du M23 à partir de 2024, avec le soutien avéré de l’armée rwandaise (RDF) selon les experts de l’ONU. L’objectif militaire n’est pas seulement territorial ; il est aussi économique. Le mouvement a systématiquement ciblé et conquis des zones minières stratégiques, notamment autour de Rubaya (Nord-Kivu), considérée comme le plus important gisement mondial de coltan. Le contrôle de ces territoires permet de capter les flux de minerais. Kinshasa et plusieurs rapports internationaux accusent le Rwanda d’orchestrer ce pillage pour alimenter son économie et financer son effort de guerre par procuration, une accusation que Kigali rejette.

Une économie de guerre qui prospère sur le pillage

La corrélation est saisissante. L’envolée des exportations rwandaises – un pays au sous-sol pauvre en coltan – correspond exactement à la période de prise de contrôle des mines congolaises par le M23. Ce pillage organisé crée une économie de guerre rentable pour les agresseurs. Les revenus générés par la vente de ces minerais « du sang » sur le marché international permettent de financer les armes, la logistique et les soldes des combattants, perpétuant ainsi le cycle de la violence. Pour les populations locales, la conséquence est le déplacement, l’exploitation et la terreur.

L’échec des mécanismes de traçabilité et la complicité des chaînes d’approvisionnement

Cette réalité met en lumière l’échec criant des dispositifs internationaux de traçabilité (règlements de l’UE, loi Dodd-Frank aux États-Unis). Des minerais extraits dans la violence et le chaos parviennent toujours à s’infiltrer dans les chaînes d’approvisionnement mondiales de l’électronique, souvent via le Rwanda présenté comme un exportateur « légitime ». Cette opacité offre une respectabilité de façade à des ressources pillées et prive la RDC de revenus vitaux pour son développement et sa sécurité.

La perpétuation du conflit et l’affaiblissement de la souveraineté congolaise

Ce modèle économique de prédation sape toute perspective de paix durable. Tant que le pillage reste plus rentable que la diplomatie, aucune incitation sérieuse à un cessez-le-feu définitif n’existe pour les agresseurs. En privant l’État congolais des ressources de ses sous-sol, cette économie de guerre affaiblit durablement la souveraineté et les capacités de l’État à se réimplanter et à protéger ses citoyens. La guerre se nourrit ainsi elle-même, dans un cercle vicieux où la violence permet le vol, et où le vol entretient la violence.

Briser le lien guerre-ressources

Le cas du coltan rwandais est une démonstration clinique du lien organique entre conflit armé et prédation économique dans les Grands Lacs. Pour briser ce cycle, la communauté internationale doit dépasser les condamnations verbales. Cela implique de :

  1. Renforcer drastiquement la traçabilité physique et numérique des minerais.
  2. Imposer des sanctions ciblées sur les réseaux financiers et commerciaux qui profitent de ce trafic.
  3. Exercer une pression économique directe sur les pays dont l’enrichissement suspect alimente la guerre.

Sans une action résolue sur ce front économique, les appels répétés au dialogue et au cessez-le-feu risquent de rester vains, condamnant la région à une guerre sans fin où le sang et le minerai continueront de couler de concert.

Un défi pour la traçabilité et la communauté internationale

Ce cas ravive le débat brûlant sur la traçabilité des « minerais du sang ». Malgré des initiatives comme la loi Dodd-Frank aux États-Unis ou le règlement de l’UE sur les minerais de conflit, les mécanismes de contrôle peinent à empêcher l’écoulement de minerais d’origine illicite sur le marché global.

La révélation de ces chiffres place la communauté internationale face à ses contradictions : comment concilier les appels répétés à la paix avec la réalité d’une économie mondialisée qui, souvent involontairement, bénéficie de ressources extraites dans la violence ?

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

FOOTBALL – La CAF officialise une réforme historique : la CAN passera à quatre ans à partir de 2028

by admin9775 22 décembre 2025
written by admin9775

Le football africain entre dans une nouvelle ère. Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a annoncé ce samedi une réforme majeure du calendrier de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN). À compter de l’édition 2028, la plus prestigieuse compétition continentale se disputera désormais tous les quatre ans, alignant son rythme sur celui de l’Euro ou de la Coupe du Monde.

La fin d’une tradition biennale

Cette décision met fin à près de sept décennies de tradition, la CAN ayant été organisée tous les deux ans depuis sa création en 1957. La dernière édition suivant ce format sera celle de 2027, co-organisée par l’Ouganda, le Kenya et la Tanzanie, qui marquera ainsi la transition.

En conférence de presse à Rabat, Patrice Motsepe, président de la CAF, a annoncé l’instauration d’une CAN tous les quatre ans à compter de 2028, soit la même périodicité que d’autres grandes compétitions comme la Coupe du monde ou l’Euro. Voir la CAN se disputer tous les quatre ans plutôt que tous les deux est un souhait que la Fédération internationale de football (Fifa) avait déjà évoqué auparavant. Il se concrétisera en 2028.

« Notre devoir premier reste envers le football africain »

« Je tiens à souligner que nous avons un devoir envers les joueurs africains évoluant à l’étranger. Nous voulons nous assurer que, dans toutes nos compétitions, notre devoir premier reste bien sûr envers le football africain et les 1,5 milliard d’habitants du continent, mais aussi envers ces joueurs africains qui évoluent dans certains des meilleurs clubs du monde et d’Europe », a déclaré Patrice Mostepe.

Autre annonce importante de Motsepe : après cette CAN au Maroc, qui s’ouvre dimanche 21 décembre avec le match inaugural Maroc-Comores et s’achève le 18 janvier 2026, la CAN 2029 est avancée d’une année. Le tournoi de 2027 prévu au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie n’est pas impacté. Celui d’après, qui était prévu en 2029 et qui n’a pas encore d’organisateur(s), se jouera finalement en 2028. Et après cette CAN-là, la nouvelle périodicité de quatre années entrera en vigueur ; les CAN suivantes auront donc lieu en 2032, 2036, 2040…

 « Une meilleure synchronisation du calendrier international »

Patrice Motsepe a enfin dévoilé une autre nouveauté pour le football africain. À partir de 2028, une Ligue des nations d’Afrique va voir le jour, sur le même modèle que la Ligue des nations d’Europe, créée en 2018.

« Nous voulons garantir une meilleure synchronisation du calendrier international (…) afin que les meilleurs joueurs africains puissent, chaque année, être en Afrique pendant la fenêtre internationale, dans le cadre de cette nouvelle compétition, la Ligue des Nations africaine », a poursuivi le patron de la CAF, soulignant au passage l’« excellent travail » réalisé par « Matthias et Gianni » (Grafström et Infantino, secrétaire général et président de la Fifa, NDLR).

Objectifs : visibilité mondiale, calendrier et compétitivité

Selon la CAF, cette réforme répond à plusieurs objectifs stratégiques :

  1. Structuration du calendrier : Alléger l’agenda surchargé des joueurs africains, souvent tiraillés entre engagements continentaux et en clubs européens.
  2. Visibilité et prestige mondial : En espaçant l’événement, la CAF vise à renforcer son impact médiatique et commercial à l’échelle internationale, lui donnant une aura comparable aux autres grands tournois quadriennaux.
  3. Amélioration de la compétitivité : Un cycle plus long doit permettre aux sélections de mieux se préparer, potentiellement relevant le niveau de jeu.

Naissance d’une Ligue des Nations africaine

Cette annonce s’accompagne d’une autre innovation de taille : la création d’une Ligue des Nations africaine. Inspirée du modèle européen lancé en 2018, cette nouvelle compétition vise à dynamiser les rencontres entre sélections en remplaçant les matchs amicaux souvent peu attractifs par des confrontations plus compétitives et régulières, avec un système de promotions et relégations entre divisions.

Implications et réactions attendues

Ce changement de calendrier aura des conséquences majeures :

  • Pour les fédérations nationales, il modifiera profondément la planification sportive et financière.
  • Pour les clubs (notamment européens), il réduira la fréquence des absences de leurs joueurs africains en pleine saison.
  • Pour les supporters, il pourrait renforcer l’attente et le prestige de chaque édition, au risque d’une moindre régularité du spectacle.

La réforme, qui faisait l’objet de débats depuis des années, est désormais actée. Elle marque la volonté de la CAF, sous la direction de Motsepe, de moderniser en profondeur l’écosystème du football africain et d’affirmer sa place dans le paysage footballistique mondial. Les détails pratiques, notamment le format exact de la Ligue des Nations, seront dévoilés dans les mois à venir.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Émirats arabes unis: un proche allié de la France mis en cause pour ses interventions à l’étranger

by admin9775 22 décembre 2025
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Le président français Emmanuel Macron se rend en fin de semaine aux Émirats arabes unis, où la France dispose d’une base militaire permanente. La traditionnelle visite aux forces armées de la période des fêtes de fin d’année sera doublée d’une rencontre avec les autorités de cette monarchie du Golfe, partenaire stratégique de la France dans de nombreux domaines. Une proximité qui à ce jour ne semble pas troublée par l’implication des Émirats arabes unis dans plusieurs crises. Yémen, Soudan, Libye : dans ces pays déchirés par des conflits internes, les Émirats arabes unis ont choisi de peser en fournissant d’abondants moyens militaires.

La plainte a été rejetée en avril 2025 par la Cour internationale de justice, mais c’est bien de « complicité de génocide » que le Soudan a accusé les Émirats arabes unis (EAU), soutiens des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), en lutte contre l’armée régulière du Soudan. Dans ce conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts, de nombreuses enquêtes documentent le flux de moyens militaires (armes, mercenaires, carburant) émiriens au bénéfice des FSR de Mohammed Hamdan Daglo, alias Hemedti. Le mois dernier, Amnesty International a accusé les paramilitaires soudanais de « crimes de guerre » lors de la prise de la ville d’El-Facher et dénoncé le « soutien » des Émirats arabes unis.

En Libye également, les Émirats arabes unis ont choisi un camp : celui du général Khalifa Haftar, opposé au gouvernement reconnu par la communauté internationale. C’est notamment à partir du territoire libyen que s’organise le flux d’armes fournies par les Émirats arabes unis à destination des FSR du Soudan.

Le soutien militaire des Émirats arabes unis, on le constate aussi au Yémen, en appui aux sécessionnistes du sud du pays. Ces derniers se sont récemment emparés de territoires, jusque-là contrôlés par le gouvernement officiel. Cette poussée sécessionniste aggrave la fragmentation d’un pays déjà divisé, puisqu’une autre rébellion, celle des Houthis, règne depuis des années sur de vastes territoires du Yémen, y compris Sanaa la capitale. 

« L’analyse des Émirats est qu’il faut soutenir des « hommes forts », souvent issus des rangs militaires, contre ce qui est perçu comme une menace islamiste », analyse Jean-Loup Samaan, chercheur associé à l’Institut Montaigne et spécialiste des pays du Golfe. Menace considérée comme « existentielle » par les Émirats arabes unis et leur dirigeant Mohammed ben Zayed, surnommé « MBZ ». Au Yémen, ce sont d’ailleurs des forces qualifiées d’« islamistes » que les forces sudistes soutenues par les Émirats arabes unis ont récemment fait reculer.

Cette vision idéologique anti-islamiste n’est pas la seule explication de l’interventionnisme émirien. Ainsi, les ressources naturelles du Soudan aiguisent les appétits de tous les États étrangers qui tentent de peser dans le conflit qui ravage ce pays. « Les questions économiques sont secondaires mais comptent aussi », estime Thierry Vircoulon, chercheur associé à l’Ifri, qui mentionne les ressources en or du Soudan. Le chercheur rappelle aussi que l’accès à la mer Rouge est un objectif stratégique des Émirats arabes unis.

Mohammed ben Zayed dit « MBZ »

Les Émirats arabes unis sont une fédération de sept émirats, parmi lesquels Dubai et Abou Dhabi. C’est ce dernier qui porte la politique d’ingérence armée – non reconnue officiellement – des Émirats. Mohammed ben Zayed (MBZ) est à la fois l’émir d’Abou Dhabi et le président de la fédération. C’est à ce dirigeant, militaire de formation, que l’on attribue les choix stratégiques de son pays.

Le monarque a détesté les « Printemps arabes » de 2011, interprétés comme favorables aux islamistes, en particulier à la mouvance des Frères musulmans. Un dirigeant qui, depuis, ne cesse de soutenir un mouvement contre-révolutionnaire qui vise à faire reculer toute idée d’islam politique dans son environnement. Cette politique interventionniste des Émirats arabes unis reposant sur la force a valu au pays le surnom de « Sparte du Moyen-Orient » en référence à la cité grecque, puissance militaire de l’Antiquité.

Visite d’Emmanuel Macron

Mais l’interventionnisme massif des Émirats arabes unis dans des pays déchirés entre factions rivales ne fait aucunement obstacle aux excellentes relations entre ce pays et les Occidentaux. En ce mois de décembre 2025, Emmanuel Macron est ainsi attendu aux EAU pour y rendre visite aux forces armées déployées dans ce pays. Pas moins de 900 hommes y sont stationnés sur une base aérienne (Al Dhafra), dans le port d’Abou Dhabi, et dans un camp terrestre hébergeant le 5e Régiment de cuirassiers.

Le président français profitera de son déplacement auprès de ces troupes pour rencontrer les dirigeants des Émirats arabes unis (mais l’Élysée ne mentionne pas explicitement un entretien avec Mohammed ben Zayed). Emmanuel Macron se rend ainsi chez un partenaire stratégique de la France mais également chez un de ses gros clients, puisque les Émirats arabes unis ont été le premier acheteur d’armements français ces dix dernières années.

« Les Émirats sont un fournisseur d’énergie, mais pas seulement, note le chercheur Jean-Loup Samaan. C’est aussi un partenaire militaire. Et il y a une coopération éducative avec la Sorbonne-Abou Dhabi et une coopération culturelle avec le Louvre. » 

Une nouvelle coopération dans le domaine de l’intelligence artificielle promet d’être « très structurante », selon Jean-Loup Samaan, car « les Émirats sont l’un des principaux investisseurs au niveau mondial ». Pour le chercheur, « cela explique le silence ou la volonté de ne pas froisser les Émirats arabes unis » qui bénéficient effectivement de la plus grande bienveillance de leurs alliés occidentaux.

Restent des constats qui posent question, comme la présence de matériel militaire français équipant des blindés émiriens engagés dans la guerre au Soudan, un fait documenté par Amnesty International. « Le Soudan, c’est la plus grande guerre et la plus grande crise humanitaire actuellement en Afrique et les empreintes des Émiriens sont partout sur le champ de bataille », pointe le chercheur Thierry Vircoulon (Ifri) selon lequel « il y a matière à s’interroger sur les obligations de la France en matière de garanties de non-réexport » des équipements militaires made in France.

Divergences entre monarchies du Golfe

Comme l’Arabie saoudite ou le Qatar, les Émirats arabes unis ont su s’imposer comme alliés stratégiques incontournables pour les Occidentaux. Mais chacune de ces richissimes monarchies pétrolières joue sa partition. Ainsi les Émirats arabes unis (comme Bahreïn, autre monarchie arabe du Golfe) ont normalisé leurs relations avec Israël dans le cadre des accords d’Abraham, ce qui n’est pas le cas de l’Arabie saoudite ni du Qatar.

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar sont membres du Conseil de coopération du Golfe (avec le Koweït, Oman et Bahreïn) mais leurs différences éclatent parfois au grand jour. C’est le cas actuellement au Yémen, où le soutien des Émirats arabes unis aux séparatistes du Sud défie le gouvernement internationalement reconnu. Ce dernier est, lui, avant tout soutenu par l’Arabie saoudite.

On a même vu ces monarchies du Golfe s’opposer brutalement dans la période récente. Ainsi, en 2017, les Émirats arabes unis ont pris la tête d’un mouvement visant à isoler le Qatar, jugé trop favorable aux mouvements islamistes de la région.

RFI

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À la Une

Sommet d’Entebbe sur la RDC : Tshisekedi dénonce un « prétendu retrait » du M23, Rubio évoque des « leviers » américains

by admin9775 21 décembre 2025
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Les dirigeants de la région des Grands Lacs se sont réunis dimanche à Entebbe, en Ouganda, pour un sommet extraordinaire consacré à la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Le président congolais Félix Tshisekedi, intervenant par visioconférence, a vigoureusement contesté la réalité du retrait annoncé par le M23 de la ville d’Uvira, tandis que le secrétaire d’État américain Marco Rubio a évoqué l’utilisation de nouveaux « leviers » de pression diplomatique.

Tshisekedi : « Un retrait ni effectif, ni vérifié »

Au sommet du Mécanisme de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Félix Tshisekedi a balayé l’annonce du M23. « Le prétendu retrait de l’AFC/M23 d’Uvira ne correspond ni aux faits ni aux observations recueillies sur le terrain », a-t-il déclaré, affirmant que des éléments armés restaient présents dans la ville.

Il a défini les conditions d’un retrait crédible : « Un retrait annoncé, mais ni effectif, ni vérifié, ni suivi du rétablissement de l’autorité des forces régulières, ne saurait être considéré comme un retrait réel. La crédibilité de tout processus de paix repose sur des actes vérifiables ». Il a réitéré l’exigence centrale de Kinshasa : « le retrait effectif, complet et sans équivoque des troupes rwandaises de l’ensemble du territoire » congolais.

Rubio : Les accords non respectés, un levier pour Washington

Lors de sa conférence de presse de fin d’année, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a présenté une vision pragmatique de la diplomatie américaine. Concernant la RDC et le Rwanda, il a reconnu que les engagements signés (notamment les Accords de Washington) « ne sont pas respectés », mais y a vu une opportunité : « au moins ils existent. Nous pouvons demander des comptes et pousser au respect de ce qui a déjà été accepté ».

Cette posture confirme que Washington considère désormais ces accords violés comme une base légale pour exercer des pressions concrètes. Rubio a aussi révélé avoir sollicité des élus du Congrès, tant républicains que démocrates, pour qu’ils engagent des discussions directes avec les dirigeants concernés, soulignant un intérêt bipartisan soutenu pour le dossier.

Convergence des positions internationale et régionale

La position américaine, exigeant un retrait du M23 d’au moins 75 km d’Uvira, a été réaffirmée au Conseil de sécurité. Elle trouve un écho dans le scepticisme affiché par Tshisekedi à Entebbe. Le sommet, présidé par l’Ougandais Yoweri Museveni – dont le pays est militairement engagé en RDC contre les ADF – a réuni les membres de la CIRGL, l’Union africaine, l’UE, l’ONU et les États-Unis.

Une pression qui se structure, mais une issue incertaine

Cette journée illustre la structuration d’une pression multilatérale croissante, combinant diplomatie régionale (CIRGL), onusienne et américaine. Cependant, un fossé majeur persiste entre, d’une part, les exigences de retrait vérifiable et, d’autre part, la réalité d’une occupation militaire partielle et d’avancées rebelles ailleurs (comme à Fizi). La crédibilité des processus de paix (Washington, Doha) dépendra de la capacité à transformer ces déclarations en mécanismes contraignants de vérification et de sanction, capables de modifier les calculs de Kigali et du M23 sur le terrain.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : Les FARDC dénoncent un retrait « ni réel ni effectif » du M23 d’Uvira

by admin9775 21 décembre 2025
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La communication autour du retrait de la rébellion M23 de la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, est devenue un champ de bataille à part entière entre Kinshasa et Kigali. Dans un communiqué publié samedi 20 décembre au soir, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont catégoriquement rejeté l’annonce du retrait, la qualifiant de manœuvre médiatique destinée à « tromper l’opinion nationale et internationale ».

Une présence rebelle maintenue malgré les annonces

Contredisant les déclarations du M23 et les observations de certains témoins sur des mouvements de troupes, l’armée congolaise affirme que le retrait n’est « ni réel ni effectif ». Elle soutient que des combattants du mouvement rebelle, soutenu par le Rwanda, sont toujours présents dans « plusieurs quartiers stratégiques d’Uvira et de ses environs ».

Selon le communiqué des FARDC, cette présence s’accompagnerait même de nouvelles exactions contre les civils, bien que ces allégations n’aient pas été immédiatement vérifiées de manière indépendante.

Une manœuvre pour « alléger la pression internationale »

Cette version rejoint l’analyse rapportée par des sources militaires burundaises, alliées des FARDC dans ce conflit. Ces sources estiment que l’annonce du retrait par Kigali et le M23 serait avant tout une tentative stratégique visant à « alléger la pression internationale » croissante sur le Rwanda.

Cette pression s’est manifestée par les récentes condamnations au Conseil de sécurité de l’ONU, l’exigence américaine d’un retrait de 75 km, et les discussions sur de possibles sanctions commerciales. Présenter un retrait, même partiel ou symbolique, permettrait de donner des gages aux médiateurs et de diviser la communauté internationale.

Un test de crédibilité pour les médiations

Ce décalage entre les déclarations et la réalité perçue sur le terrain illustre la profonde méfiance qui paralyse tout processus de paix. Il place les médiateurs, notamment américains et qataris, devant un défi de taille : vérifier de manière incontestable les actions sur le terrain et distinguer les gestes cosmétiques d’un véritable désengagement.

Pour Kinshasa, l’enjeu est de maintenir la focalisation internationale sur ce qu’elle considère comme l’essentiel : le retrait complet et vérifiable des troupes rwandaises et du M23 de l’ensemble du territoire congolais occupé, bien au-delà du seul cas d’Uvira. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si le mouvement observé correspond à un réel repli ou à une simple rotation tactique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Une jeune militaire américaine d’origine congolaise tuée dans une fusillade sur une base navale

by admin9775 21 décembre 2025
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Une tragédie a frappé la diaspora congolaise aux États-Unis. Noely Makenda, une jeune militaire américaine de 21 ans d’origine congolaise, a été tuée par balle vendredi 19 décembre dans une fusillade survenue dans un logement de la base navale de Naval Air Station Jacksonville, à Orange Park en Floride.

Une dispute qui tourne au drame

Selon le shérif du comté de Clay, l’incident est survenu à la suite d’une violente dispute dans l’appartement que Noely Makenda partageait avec d’autres militaires. L’altercation aurait dégénéré en échange de coups de feu, avec plus de trente tirs recensés sur les lieux. Noely Makenda et une autre jeune femme de 20 ans, Jordyn Forrestier, également membre de l’U.S. Navy, ont succombé à leurs blessures.

Un suspect interpellé et inculpé

Les autorités ont rapidement interpellé un marin américain de 22 ans, présenté comme un proche de la victime. Il a été inculpé pour meurtre au second degré et placé en détention. Une enquête approfondie est en cours pour établir les circonstances exactes et les motivations de cet acte.

Une famille congolaise dévastée et confrontée à des obstacles

Noely Makenda était la fille de Fanny Makwika, une figure connue de la diaspora chrétienne congolaise. La famille, profondément bouleversée, fait face à une double épreuve. La mère de la victime, actuellement à l’étranger, rencontre de graves difficultés administratives et consulaires pour se rendre aux États-Unis afin de suivre l’enquête et prendre en charge les démarches funéraires.

Ce drame a suscité une vive émotion au sein de la communauté congolaise des États-Unis et en RDC, rappelant les drames qui touchent les familles de la diaspora souvent confrontées à l’éloignement lors de telles épreuves. Les prochaines étapes seront judiciaires, pour établir la vérité, et humaines, pour soutenir une famille meurtrie par une perte aussi soudaine qu’absurde.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Boma sous le choc d’un nouveau braquage spectaculaire à l’entrée Bralima

by admin9775 21 décembre 2025
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La ville portuaire de Boma a été le théâtre mercredi d’un braquage à main armée d’une particulière audace, en pleine journée et dans un lieu très fréquenté. Trois hommes à moto ont pris pour cible un changeur de monnaie et une cliente effectuant un retrait à l’entrée Bralima, semant la panique et déclenchant une course-poursuite avant d’être finalement interpellés.

Un braquage en pleine lumière qui tourne à la fusillade

Vers midi, les trois assaillants, armés de pistolets, ont braqué leurs victimes. Pour faciliter leur fuite, ils ont ouvert le feu en direction de la foule, provoquant un mouvement de panique généralisé. Sous le choc des détonations, des témoins ont décrit une scène de chaos avant qu’une réaction ne s’organise.

Une interpellation après une longue course-poursuite

Alertées, les forces de l’ordre ont immédiatement donné la chasse aux malfaiteurs, avec le renfort de motocyclistes civils. La poursuite s’est poursuivie jusqu’au quartier ITP/Nzadi, où les suspects, « à bout de forces », ont été finalement encerclés et arrêtés par un détachement mixte des Forces armées de la RDC (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC).

Une saisie d’armes et du butin

Lors de leur interpellation, les forces de sécurité ont saisi une arme de type Kalachnikov (AK), un chargeur approvisionné et un sac contenant une importante somme d’argent, présentée comme le produit du braquage. Les trois individus ont été conduits à l’auditorat militaire de la garnison de Boma pour les premiers interrogatoires, avant d’être écroués à la prison urbaine de la ville.

Une inquiétante recrudescence en moins d’une semaine

Cet incident est le deuxième braquage recensé en l’espace d’une semaine au même endroit, un carrefour stratégique pour l’activité économique locale. La semaine précédente, un fait similaire avait déjà été signalé au même endroit, en soirée. Cette répétition ravive les inquiétudes sécuritaires des habitants et des commerçants de Boma.

À ce stade, les autorités locales n’ont pas encore annoncé de mesures spécifiques pour endiguer cette vague de criminalité violente. La pression est désormais sur les services de sécurité pour rassurer la population et sécuriser ce point névralgique de la ville, alors que l’impression d’impunité pourrait encourager de nouveaux passages à l’acte.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Le lieutenant-général Philémon Yav devant la Haute Cour militaire pour trahison

by admin9775 21 décembre 2025
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Le lieutenant-général Philémon Yav, ancien commandant de la 3ᵉ zone de défense dans l’Est de la République démocratique du Congo, a comparu ce vendredi 19 décembre devant la Haute Cour militaire. Ce haut gradé, qui avait précédemment commandé la 2ᵉ région militaire dans le Haut-Katanga, est poursuivi dans deux dossiers distincts pour des faits graves touchant à la sûreté de l’État.

Les accusations pesant sur l’ancien commandant de zone

L’officier général fait face à deux séries d’accusations :

  1. Dans une première affaire, il est poursuivi pour trahison et pour incitation des militaires à poser des actes contraires au devoir et à la discipline militaire.
  2. Dans une seconde affaire, il est co-prévenu avec Issa Shauri Chibogo pour trahison et participation à un mouvement insurrectionnel.

Ces charges, particulièrement graves dans le contexte actuel de conflit dans l’Est, suggèrent une implication présumée dans des activités sapant l’autorité de l’État ou en lien avec des groupes armés opposés aux Forces armées de la RDC (FARDC).

Un parcours interrompu par la justice

Le lieutenant-général Yav occupait le poste stratégique de commandant de la 3ᵉ zone de défense – couvrant des provinces en proie à l’instabilité – au moment de son arrestation. Avant cela, il avait été à la tête de la 2ᵉ région militaire basée à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, démontrant un parcours jusqu’alors marqué par des responsabilités opérationnelles majeures.

Sa comparution devant la Haute Cour militaire, juridiction d’exception, souligne la sensibilité des affaires et la volonté des autorités de juger rapidement des cas présumés de délits contre la sécurité intérieure de l’État, dans un climat sécuritaire extrêmement tendu.

Une justice militaire active dans un climat de crise

Ce procès s’inscrit dans une série de procédures judiciaires militaires visant des officiers supérieurs, à l’image du récent procès et de la condamnation à mort par contumace de l’ancien président Joseph Kabila. Il intervient alors que les FARDC sont engagées dans des combats intenses contre le M23 et d’autres groupes armés, et que des accusations de collusion ou de défaillance au sein de l’armée émergent régulièrement.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Occupation d’Uvira par le M23 : environ 100 militaires poursuivis à Kalemie pour abandon de poste

by admin9775 21 décembre 2025
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Une centaine des militaires et policiers ayant fui Uvira, lors de la prise de cette ville du Sud-Kivu par les forces rebelles de l’AFC/M23, sont en train d’être jugés à Kalemie. Les audiences foraines organisées par le tribunal militaire de garnison de Kalemie se tiennent au Camp Marin à Kalemie depuis vendredi 19 décembre.

Les prévenus sont poursuivis pour abandon de poste après la chute de la ville d’Uvira.

L’audience de ce vendredi a été consacrée à l’identification des prévenus. Sur les 124 prévenus (68 militaires et 56 policiers), 66 d’entre eux ont été identifiés. Et cette procédure va se poursuivre à l’audience de ce samedi, précise le président du tribunal militaire de garnison de Kalemie, le lieutenant-colonel Désiré Dionda Mukolee. 

Celui-ci indique que ce procès vise à sanctionner les éléments des forces de défense et de sécurité qui ont failli à leurs devoirs et ont violé les consignes en fuyant les forces rebelles de l’AFC/M23.

Selon lui, l’objectif est de rétablir l’ordre et la discipline au sein des forces armées et de la police. Le Lieutenant-colonel Désiré Dionda Mukole précise qu’il est question de ramener sur le rail les militaires qui se méconduisent.

Les militaires et les policiers qui sont affectés dans le Sud-Kivu doivent faire mouvement sur ordre de leur hiérarchie, fait remarquer le président du tribunal militaire de garnison de Kalemie. Le ministère public poursuit ces éléments pour n’avoir pas respecter le règlement et la discipline militaire et policière.  

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À la UnePolitique

Le Conseil de sécurité proroge d’un an le mandat de la MONUSCO et condamne fermement le M23 et le Rwanda

by admin9775 21 décembre 2025
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Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté à l’unanimité ce vendredi la résolution 2808, renouvelant pour un an, jusqu’au 20 décembre 2026, le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO). Le texte condamne sévèrement l’offensive du M23, exige le retrait rwandais et entérine une pause dans le processus de retrait de la mission, face à l’aggravation de la crise.

Une condamnation sans ambiguïté de l’offensive du M23 et du soutien rwandais

La résolution « condamne fermement l’offensive en cours du M23 dans la province du Sud-Kivu » et l’exhorte à cesser immédiatement ses opérations et à les inverser. Elle exige également « que le Rwanda retire ses forces de l’Est de la RDC », une formulation directe qui fait écho aux rapports accablants des experts onusiens. Elle condamne par ailleurs tous les groupes armés et leurs violations des droits de l’homme.

Une pause dans le retrait et un mandat recentré sur la protection

La résolution acte une pause dans le désengagement annoncé de la MONUSCO, initié en 2024. Elle rappelle que le retrait reste conditionné à un « renforcement amélioré et simultané des capacités et de l’autorité de l’État », une condition jugée loin d’être remplie. L’effondrement de l’accès humanitaire, la reprise des combats et les déplacements massifs ont rendu « politiquement et sécuritairement impossible » une réduction significative de la présence onusienne.

Le mandat est recentré sur ses trois priorités fondamentales : la protection des civils, le soutien au désarmement et à la réintégration des combattants, et l’appui à la réforme du secteur de la sécurité. La zone d’opérations principale demeure le Nord-Kivu et l’Ituri, avec une autorisation pour des activités de surveillance liées au cessez-le-feu au Sud-Kivu.

Des garde-fous stricts pour l’appui aux FARDC

Le texte impose des conditions strictes à l’appui de la MONUSCO aux opérations conjointes avec les FARDC. Cet appui devra être conforme à la politique de diligence voulue en matière de droits de l’homme de l’ONU, sous peine de suspension. Cette clause répond aux critiques récurrentes sur les risques de complicité dans des violations commises par les forces gouvernementales ou leurs alliés.

Soutien aux processus diplomatiques et nécessité de communication

La résolution soutient les divers efforts de médiation (Luanda, Nairobi, Washington, Doha) tout en réaffirmant le rôle central de l’Union africaine. Elle autorise la MONUSCO à appuyer la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent. Enfin, consciente des contestations populaires contre la mission, elle insiste sur l’importance d’une « communication stratégique dynamique » pour expliquer son mandat et contrer la désinformation.

Une mission perpétuelle face à une crise qui perdure

Avec près de 10 000 Casques bleus et 1 000 policiers encore déployés, la MONUSCO reste l’une des missions les plus robustes et exposées de l’ONU. Sa prorogation n’est pas un blanc-seing, mais le constat d’une crise qui résiste aux calendriers politiques. Elle traduit l’absence d’alternative crédible pour contenir la violence et protéger les civils, dans un conflit où les solutions diplomatiques peinent désespérément à rattraper la réalité militaire.

Par Marius Bopenga
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