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À la Une

À la UneEconomie

La DGI lance une nouvelle plaque minéralogique sécurisée : Fin de la polémique après les clarifications du ministère des Finances

by admin9775 6 janvier 2026
written by admin9775

La polémique suscitée par l’annonce, le 2 janvier dernier, du lancement d’une nouvelle plaque minéralogique par la Direction Générale des Impôts (DGI) a été désamorcée ce lundi. Les services du ministère des Finances sont intervenus pour apporter des clarifications essentielles, répondant aux vives inquiétudes de la société civile et des associations d’automobilistes.

Dans un premier communiqué, la DGI avait présenté cette nouvelle plaque « conçue conformément aux normes internationales » comme un outil pour « améliorer la sécurité des automobilistes, harmoniser le système national d’immatriculation et faciliter le contrôle routier ». Une annonce perçue comme un nouveau fardeau financier, intervenant peu après les réformes du permis de conduire et du contrôle technique.

Une mesure progressive, et non une obligation immédiate pour tous

Le point crucial clarifié par le ministère des Finances est le suivant : « le lancement de la nouvelle plaque d’immatriculation ne concerne pas les véhicules déjà immatriculés et en circulation à travers le pays ». L’opération cible exclusivement, dans un premier temps, « tout véhicule destiné à entrer en circulation pour la première fois en RDC », c’est-à-dire tout véhicule neuf ou non encore immatriculé.

Ainsi, il y aura une « coexistence légale de deux types de plaques » jusqu’au lancement du processus de mise en conformité généralisé. Cette précision a pour but d’apaiser les craintes des conducteurs qui redoutaient une obligation de changement immédiat et coûteux.

Une plaque moderne pour lutter contre la fraude

La nouvelle plaque présente plusieurs avancées techniques :

  • Conformité internationale : Elle intègre enfin la codification internationale de la RDC.
  • Sécurité renforcée : Elle est dotée d’un dispositif de sécurité et permet la lecture électronique des données d’identification du véhicule et de son propriétaire, stockées dans une base centrale.
  • Lutte contre la contrefaçon : L’objectif affiché est de « lutter contre la prolifération des fausses plaques minéralogiques émises en dehors du système intégré de la DGI ».

Un calendrier et des coûts définis

Les automobilistes disposent d’une période de transition d’un an. À partir de fin décembre 2026, les propriétaires de véhicules munis de l’ancienne plaque seront invités à se rendre à la DGI pour la « mise en conformité ». Le ministère insiste : il ne s’agira pas d’une réimmatriculation (interdite par le Code de la Route), mais d’un simple changement de plaque, conservant les données initiales.

Les tarifs réduits pour cette opération ont été fixés par arrêté ministériel :

  • 115$ pour l’immatriculation d’un véhicule neuf.
  • 72$ pour le changement de plaque (mise en conformité).
  • 24$ pour la mutation de véhicule.

Sanctions pour les fausses plaques et avantage pour les honnêtes contribuables

Ce processus permettra au gouvernement de détecter les plaques illégales. Les contrevenants s’exposeront à des pénalités pour fraude et devront procéder à une immatriculation légale complète. En revanche, « le propriétaire du véhicule dont la plaque a été obtenue légalement ne paiera que les coûts réduits prévus pour la mise en conformité », souligne le communiqué.

Cette clarification du gouvernement vise à transformer une annonce anxiogène en un projet rationalisé de modernisation administrative, en accordant un délai et des tarifs encadrés aux usagers. Reste à voir si la mise en œuvre sur le terrain sera aussi lisse que la communication.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Colombie: le président Petro et les mouvements armés en ébullition après l’opération américaine au Venezuela

by admin9775 6 janvier 2026
written by admin9775

Le président colombien Gustavo Petro, ancien guérillero du M-19, a déclaré ce lundi 5 janvier qu’il était prêt à « reprendre les armes » après les menaces proférées à son encontre par Donald Trump.

Personne ne connaît le degré de préparation de l’administration Trump quant à la suite des évènements au Venezuela, mais pour une partie du monde latino-américain, les faits survenus à Caracas ce week-end sonnent comme un coup de pied dans une fourmilière qui a de la mémoire, et où les fractures sont ancrées.

Le chef d’État de la Colombie voisine, l’ancien guérillero Gustavo Petro, est désormais en mode « branle-bas de combat ». Premier président issu du marxisme dans ce pays historiquement très lié à Washington, il a lui-même été menacé par Donald Trump en des termes on ne peut moins diplomatiques.

Après lui avoir dit samedi qu’il devrait « faire gaffe à ses fesses », l’ami nord-américain est allé par la suite jusqu’à le qualifier d’« homme malade », qui « aime prendre de la cocaïne ». Il avait déjà accablé la Colombie pour ses laboratoires de production.

« Tout commandant des forces armées qui préfère le drapeau américain au drapeau colombien sera immédiatement destitué »

Dans sa réponse à Donald Trump, Gustavo Petro commence, quant à lui, par rappeler sa position sur les stupéfiants, et défend la politique menée par son gouvernement en la matière. Il s’indigne aussi de tout raccourci à son propos, suite aux allusions du président américain relatives à sa supposée consommation de cocaïne.

La suite est d’une toute autre teneur : « J’ai juré de ne plus jamais toucher aux armes après l’accord de paix de 1989, mais pour le bien de mon pays, je reprendrai les armes dont je ne veux plus », promet le chef de l’État, qui avait déjà décrété l’envoi de troupes colombiennes aux frontières avec le Venezuela.

Le président de la Colombie est le commandant suprême des forces armées et de police colombiennes, conformément à la Constitution. Une Constitution qui a 34 ans, à l’élaboration de laquelle mon mouvement a contribué après avoir déposé les armes.

Gustavo Petro ne se fait aucune illusion face à la complexité interne, structurelle, propre à son armée. Il prévient sans ambages : « À compter de cet instant, chaque soldat colombien a un ordre : tout commandant des forces armées qui préfère le drapeau américain au drapeau colombien sera immédiatement destitué. »

J’ai une immense confiance en mon peuple, c’est pourquoi je lui ai demandé de défendre le président contre tout acte de violence illégitime. Pour me défendre, le pouvoir doit être pris dans chaque municipalité du pays. L’ordre donné aux forces de sécurité est de ne pas tirer sur la population, mais sur l’envahisseur.

« Je ne dis pas n’importe quoi, poursuit l’ancien maire de Bogota, j’ai confiance dans le peuple et dans l’histoire de la Colombie, que M. Rubio n’a pas lue », ajoute-t-il, dans une allusion au secrétaire d’État américain monté en première ligne depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro, et dont les parents sont des émigrés cubains. Le chef d’État termine par le rappel de références communes : « J’ai confiance dans le soldat qui sait qu’il est un fils de Bolivar et de son drapeau tricolore. Qu’il sache donc qu’il a affaire à un commandant du peuple. Vive la Colombie libre ! Officiers de Bolivar, rompez les rangs et marchez d’un pas victorieux ! »

Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les deux dirigeants s’affrontent régulièrement sur des questions comme les droits de douane ou la politique migratoire. La Colombie et les États-Unis sont des alliés militaires et économiques-clés, mais leurs relations sont aujourd’hui au plus bas.

« Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable »

Bien au-delà de Cuba, l’annonce par Washington de frappes aériennes sur Caracas et de la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro a frappé bien des esprits en Amérique latine, du Mexique à l’Argentine et au Chili. Au-delà de la solidarité idéologique affichée par plusieurs gouvernements de gauche, cette opération réactive, dans la région, les craintes liées à l’interventionnisme des États-Unis, et avec elles de grands clivages.

« Les bombardements sur le territoire vénézuélien et la capture de son président dépassent les limites de l’acceptable », estime le président Lula, lui-même ancien résistant, au Brésil. Son homologue mexicaine Claudia Sheinbaum a rappelé la Charte de l’ONU : « Tous les membres de l’organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, ou de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations unies. »

Au Venezuela même, des hommes armés ont été photographiés dimanche 4 janvier dans les rues de la capitale en marge d’une manifestation de soutien au couple Maduro. Et le fils du président, le député Nicolas Maduro Guerra, lui-même visé par la justice américaine, a promis : « Vous nous verrez dans les rues, vous nous verrez aux côtés du peuple, vous nous verrez brandir les bannières de la dignité. Ils veulent nous voir faibles, mais ils ne nous verront pas faibles. »

Des partisans armés du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à moto à Caracas le 4 janvier 2026.
Des partisans armés du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro manifestent à moto à Caracas le 4 janvier 2026. AFP – JUAN BARRETO

Dans une région du monde de longue date divisée, et où Donald Trump a lui-même de fervents soutiens, il est impossible de présager de la suite des évènements. Mais les images d’un Nicolas Maduro exhibé à New York par la DEA et le FBI ne sont pas de nature à calmer les esprits latino-américains les plus anti-impérialistes, ou à panser les plaies du passé.

Indépendamment des dires de Gustavo Petro, dans son propre pays, les guérillas actives à la frontière du Venezuela ont pris la parole, dimanche. L’ELN a dit se joindre à « tous les patriotes, démocrates et révolutionnaires » pour « affronter les plans impériaux contre le Venezuela et les peuples du Sud », et les dissidents des FARC – désormais dissoutes – ont pour leur part averti qu’ils donneraient « jusqu’à la dernière goutte de sang en luttant contre l’empire », « si nécessaire ».

Rien n’a changé, et j’ai peu d’espoirs que les choses s’améliorent, à moins qu’il y ait des élections. Il n’y a que comme ça qu’on arrivera à reprendre le contrôle du pays après 25 ans de tyrannie.

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À la UneAfrique

Présidentielle en Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra déclaré vainqueur par l’ANE

by admin9775 6 janvier 2026
written by admin9775

En Centrafrique, l’Autorité nationale des élections (ANE) a annoncé, dans la nuit du lundi 5 au mardi 6 janvier, les résultats provisoires de la présidentielle du 28 décembre. Faustin-Archange Touadéra est déclaré vainqueur avec 76,15% des voix dès le premier tour. De leur côté, Anicet-Georges Dologuélé obtient 14,6% des suffrages et Henri-Marie Dondra 3,19%. Avant l’annonce de ces résultats provisoires, les deux opposants avaient dénoncé des fraudes. La participation s’élève à 52,42%, selon l’ANE. Les résultats définitifs seront donnés par le Conseil constitutionnel le 20 janvier.

En Centrafrique, dans la cour de l’Autorité nationale des élections (ANE), remplie de ministres et de dignitaires arborant les couleurs du parti présidentiel, le président de l’institution, Mathias Morouba, a proclamé les résultats provisoires de l’élection présidentielle, note notre envoyé spécial à Bangui, François Mazet.

Le candidat sortant, Faustin-Archange Touadéra, est crédité de 76,15 % des suffrages exprimés: un score présenté comme un « KO » électoral par son camp. Ces chiffres reposent sur la compilation de 84,39 % des bureaux de vote.

Son principal adversaire, Anicet-Georges Dologuélé doit se contenter de 14,66 % selon ces résultats provisoires. Troisième homme, Henri-Marie Dondra plafonne à 3,19 % des voix. Les autres candidats se partagent le reste : Marcelin Yalemende : 2,13 %. Serge Djorie : 1,87 %. Eddy Kparekouti : 1,04 %. Aristide Briand Reboas : 0,95 %

Une opposition vent debout

Sans attendre, les deux principaux challengers du président sortant ont annoncé qu’ils ne reconnaîtraient pas ces résultats.

Depuis plusieurs semaines déjà, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra dénoncent un processus électoral biaisé, évoquant notamment un « conflit d’intérêts manifeste » entre une haute responsable de l’ANE et la campagne du président Touadéra.

Anicet-Georges Dologuélé affirme que de nombreux dysfonctionnements et irrégularités auraient entaché le scrutin, estimant même que « la vérité des urnes » lui serait favorable.

Demande d’annulation du scrutin

À quelques heures de la proclamation des résultats, Henri-Marie Dondra a repris ces griefs et a appelé à l’annulation « pure et simple » de l’élection ainsi qu’à la dissolution de l’ANE, qu’il juge incapable d’organiser des élections « libres et inclusives ».

« De nombreuses irrégularités de nature à entacher le caractère sérieux des résultats ont pu être relevées et ceci ne saurait passer sous silence. D’ailleurs, les résultats aujourd’hui qui sont proclamés sont à l’image de l’incapacité de la haine que nous avons maintes fois dénoncée dans l’organisation d’élections libres et inclusives », a-t-il déclaré lors de sa conférence de presse.

« Par conséquent, tout en restant légaliste et attaché aux valeurs de la République, le parti Unir appelle à une annulation pure et simple de ces scrutins. Le parti se prépare activement à saisir le Conseil constitutionnel afin d’attaquer les irrégularités ainsi relevées et recommande à ce que l’ANE, qui a prouvé son incompétence, soit dissoute ».

RFI

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À la Une

Le ministre Muhindo Nzangi dénonce une « occupation structurée » et des « pratiques de terreur » dans l’Est sous contrôle du M23-RDF

by admin9775 6 janvier 2026
written by admin9775

Invité de l’émission Bosolo na Politik, le ministre d’État en charge de l’Agriculture livre un témoignage accablant sur la situation dans les zones contrôlées par les rebelles, évoquant fouet public, travail forcé et spoliation systématique.

La situation dans l’Est de la République Démocratique du Congo, au-delà des affrontements militaires, prendrait la forme d’une occupation systématique marquée par la terreur et la déshumanisation des civils. C’est le constat sévère et sans détour qu’a dressé ce lundi le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, élu de Goma, lors de son passage sur l’émission Bosolo na Politik de Politik TV.

Le ministre a décrit un quotidien de cauchemar pour les populations des zones sous contrôle des rebelles du M23, milicie soutenue par l’armée rwandaise (RDF). Il a dénoncé un « régime de contrainte systématique » où la violence physique et psychologique est érigée en mode de gouvernance.

Le fouet comme instrument de terreur

Parmi les pratiques les plus brutales évoquées, le ministre a pointé l’usage du fouet comme moyen de coercition publique. « Dans certaines zones, des civils sont fouettés publiquement pour intimider la population. La violence est devenue un mode de gestion », a-t-il affirmé, dépeignant une stratégie délibérée de soumission par la peur et l’humiliation.

Enrôlement forcé, travail imposé et spoliation

Au-delà des châtiments corporels, Muhindo Nzangi a dénoncé un système organisé d’exploitation et de négation des libertés fondamentales. Il a évoqué l’enrôlement forcé des jeunes dans les rangs des rebelles, ainsi que le travail imposé aux habitants, contraints sous la menace de participer à des activités au profit des occupants.

Pour le ministre, cette réalité dépasse le cadre d’un simple conflit armé. Il parle d’un « système d’occupation structuré », caractérisé par la spoliation des terres, le pillage des ressources agricoles et l’instauration d’une administration parallèle au service d’intérêts extérieurs. « Les territoires sont transformés en espaces sans droits, où les populations sont privées de toute protection », a-t-il déploré.

Une cause majeure des déplacements de population

Cette politique de terreur et de dépossession serait, selon le ministre, une cause centrale de l’ampleur des déplacements de population dans le Nord-Kivu. « Les civils ne fuient pas uniquement les combats, mais aussi un environnement marqué par l’humiliation et la négation de leur dignité », a-t-il expliqué, soulignant que l’exode est aussi une fuite devant un ordre oppressif.

Appel à un sursaut national

En conclusion, le ministre a réaffirmé son soutien sans faille aux Forces Armées de la RDC (FARDC) et aux groupes d’autodéfense locaux (Wazalendo). Il a lancé un appel solennel à un « sursaut national » pour la restauration de l’autorité de l’État et de l’intégrité territoriale.

« La souveraineté nationale est non négociable. Notre devoir est de tout mettre en œuvre pour que nos compatriotes de l’Est puissent vivre libres et en sécurité sur leur propre sol », a-t-il martelé, appelant à une prise de conscience collective face à une situation qu’il qualifie de déni fondamental des droits humains et de la dignité congolaise.

Ce témoignage direct d’un membre du gouvernement, originaire de la région, apporte un éclairage cru sur la dimension humaine de la crise et renforce l’urgence d’une réponse à la fois sécuritaire, politique et humanitaire.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

CAN 2025 : Avant le choc face à l’Algérie, le ministre Budimbu galvanise les Léopards et appelle à la mobilisation générale

by admin9775 5 janvier 2026
written by admin9775

Sur un nuage après la qualification des Léopards de la RDC pour les huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a lancé un vibrant appel à la mobilisation. Dans la foulée de la victoire contre le Botswana, le ministre a affiché une assurance sans faille, tout en anticipant un environnement hostile pour le prochain duel contre l’Algérie.

« Quand on est champion, on n’a pas peur de l’adversaire en face. Donc, on est prêt », a-t-il déclaré, le sourire aux lèvres, résumant l’état d’esprit du camp congolais. Il a poursuivi en soulignant le moral « au zénith » des joueurs : « Nous avons une belle équipe, donc je pense que nous allons y aller. »

Un derby maghrébin pour cadre

Conscient du défi qui attend ses troupes au-delà du terrain, le ministre a pointé la réalité géographique : « On va encore faire mieux parce que nous savons tous que l’Algérie se trouve juste à côté du Maroc. Donc sûrement on aura une grande présence algérienne. » Face à cette prévisible marée verte, l’idée est de créer un contre-poids.

Didier Budimbu, qui voit déjà son équipe en finale, en appelle à une mobilisation massive de la nation congolaise, tant depuis Kinshasa que depuis la diaspora établie en terre marocaine : « Nous, on va se battre pour que les Congolais qui vont encore venir de Kinshasa ou d’ailleurs… tous les Congolais qui vivent ici au Maroc puissent faire le déplacement pour venir nous soutenir. »

Un match à haute intensité sportive et symbolique

L’affiche RDC-Algérie est bien plus qu’un simple match de huitième de finale. Elle est chargée d’histoire et de passion, promettant une ambiance électrique dans les stades et à travers les écrans. Pour les Congolais, l’enjeu est clair : décrocher un ticket pour les quarts de finale et continuer de faire rêver un pays assoiffé de succès footballistique.

La déclaration du ministre, à la fois stratégique et galvanisante, sert de coup d’envoi à la campagne de soutien. Elle rappelle que dans une compétition aussi serrée, le soutien des supporters peut faire la différence. Les Léopards, portés par la confiance de leurs dirigeants et la ferveur d’un peuple, s’apprêtent à livrer une bataille où le cœur comptera autant que la technique. Le choc des titans s’annonce.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Sud-Kivu : L’offensive du M23/RDF s’intensifie, visant les minerais après la chute d’Uvira

by admin9775 5 janvier 2026
written by admin9775

La nuit du samedi 3 au dimanche 4 janvier a été le théâtre d’affrontements d’une rare intensité dans les collines surplombant Uvira, au Sud-Kivu. Les Forces Armées de la RDC (FARDC), en coalition avec les miliciens patriotes Wazalendo, ont engagé de lourds combats contre les rebelles du M23, milicie appuyée par l’armée rwandaise (RDF), selon plusieurs sources concordantes sur le terrain. Malgré une résistance affirmée par les forces gouvernementales, la région reste en proie à une escalade militaire alarmante.

Les combats, utilisant des armes lourdes et légères, ont principalement fait rage dans les localités de Musingwe, Kategere et Kabamulonda. Les sources militaires congolaises affirment que les FARDC et les Wazalendo « se portaient bien » et tenaient leurs positions dimanche soir. Sous la pression, les rebelles M23 et leurs alliés rwandais auraient même dû reculer leur artillerie lourde d’environ 2 km, la repositionnant à Kabimba, localité dont ils ont chassé la population civile.

Le double discours de Kigali mis à nu

Cette recrudescence des combats contredit frontalement les affirmations du Rwanda lors de la 1321e réunion ministérielle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, où Kigali vantait un retrait de ses troupes et du M23 de la zone d’Uvira. Des sources locales et sécuritaires font état, au contraire, de la présence d’au moins trois bataillons entiers de troupes rwandaises progressant dans les montagnes du Sud-Kivu. Ces éléments avanceraient sous le couvert des groupes Twirwaneho avec un objectif clair : le contrôle du riche territoire minier de Fizi, puis une descente vers Bendera, dans la province du Tanganyika.

Cette manœuvre constitue une violation flagrante de l’accord de Washington, censé orchestrer le retrait des troupes rwandaises du sol congolais. Elle met également dans une position délicate l’ancien président américain Donald Trump, qui s’était présenté comme l’architecte de cet accord et le « faiseur de paix » ayant mis fin à trente ans de conflit entre la RDC et le Rwanda.

Des défections dans le M23 et des ambitions territoriales affichées

Signe des tensions internes, sept éléments des FARDC ayant précédemment rallié la rébellion sont retournés dans le giron gouvernemental ce 4 janvier. Témoignant anonymement, ils dénoncent une rébellion « entièrement rwandaise » dans laquelle les Congolais « ont souffert ». « C’est une rébellion Rwandaise, rien de Congolais », ont-ils insisté.

Parallèlement, le M23 assume désormais ouvertement ses ambitions expansionnistes. Après la prise d’Uvira, considérée comme un verrou stratégique sur le lac Tanganyika, la rébellion a annoncé samedi son intention de progresser vers le territoire de Mwenga. Ses cibles déclarées : la cité aurifère de Kamituga et l’aéroport stratégique de Kitutu. Le « gouverneur rebelle » du Sud-Kivu autoproclamé, Patrick Busu Bwangwi, a confirmé cette orientation.

À Kamituga, la panique gagne une population craignant d’être « prise au piège » dans ce que des analystes appellent déjà « la bataille pour l’or ». La progression du M23/RDF semble ainsi méthodiquement calquée sur la carte des richesses minières de l’Est congolais, du coltan au nord à l’or au sud, ignorant les mises en garde répétées de la communauté internationale.

Cette offensive remet en cause toute perspective de désescalade immédiate et pose une question cruciale : la communauté internationale, ayant échoué à faire respecter l’accord de Washington, pourra-t-elle empêcher la partition de fait de l’Est de la RDC et la confiscation de ses ressources par une rébellion étrangère soutenue ?

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSociété

La RDC commémore les Martyrs de l’Indépendance le lundi 5 janvier 2026, un report conforme à la loi

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

En République Démocratique du Congo, la commémoration annuelle des Martyrs de l’Indépendance, date hautement symbolique du 4 janvier, fera cette année l’objet d’une observation décalée. En effet, le gouvernement a officiellement annoncé que le jour férié sera exceptionnellement observé le lundi 5 janvier 2026. Cette décision administrative, prise conformément à la législation nationale, vise à garantir à l’ensemble des Congolais un jour de repos effectif, le 4 janvier tombant un dimanche, jour habituellement non ouvrable.

Une note circulaire du ministère de l’Emploi et du Travail, diffusée ce vendredi et signée par le ministre Ferdinand Massamba wa Massamba, vient formaliser ce report à l’échelle nationale. Elle s’applique sans distinction aux administrations publiques, aux entreprises du secteur privé ainsi qu’aux établissements scolaires. Le communoire précise que cette mesure fait suite à un premier avis publié dès le 19 décembre 2025, afin d’assurer une large information auprès des employeurs et des travailleurs et de permettre une organisation harmonieuse.

« La Journée des Martyrs de l’Indépendance constitue un moment solennel de recueillement et de mémoire en hommage aux héros nationaux morts pour l’accession de notre pays à la souveraineté nationale », peut-on lire dans le document officiel. Le gouvernement rappelle ainsi le sens profond de cette commémoration, qui transcende le simple jour chômé pour incarner un pilier de la mémoire collective congolaise.

Un moment de mémoire préservé

Si la date administrative du congé se déplace, la portée historique et symbolique du 4 janvier demeure intacte. Chaque année, cette journée est marquée par des cérémonies officielles et des prises de parole rappelant le sacrifice de celles et ceux qui se sont engagés pour la libération du pays du joug colonial. En décalant le jour férié au lundi, les autorités entendent offrir à la population l’opportunité de se consacrer pleinement à ce devoir de mémoire, sans conflit avec les activités dominicales habituelles.

Une mesure saluée pour sa clarté

Cette annonce, anticipée et clairement communiquée, est généralement bien accueillie par les acteurs économiques et la société civile, car elle permet une planification sereine. Elle évite toute ambiguïté sur le respect du repos des travailleurs et garantit l’application uniforme du droit du travail sur l’ensemble du territoire.

Le communoire du ministère conclut en invitant « tous les Congolais et Congolaises à profiter de cette journée de congé pour honorer dignement la mémoire de nos martyrs, méditer sur le prix de la liberté et réaffirmer notre attachement commun aux idéaux d’indépendance, de souveraineté et de développement national. »

Ainsi, ce lundi 5 janvier 2026, la RDC vivra au ralenti pour mieux se souvenir, perpétuant le lien entre le passé sacrificiel et les aspirations présentes de la nation.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

La mémoire des martyrs de 1959 : une histoire incomplète et un hommage en quête d’identités

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo commémore ce vendredi le 66e anniversaire des émeutes du 4 janvier 1959, événement fondateur qui précipita la fin du Congo belge et ouvrit la voie à l’indépendance nationale. Pourtant, derrière les cérémonies officielles se cache une amnésie troublante : l’identité des 47 à 300 martyrs congolais tués lors de cette répression coloniale reste inconnue, leurs tombes effacées du paysage urbain.

Le tournant historique

Ce jour-là à Léopoldville (actuelle Kinshasa), un meeting de l’ABAKO (Alliance des Bakongo), dirigé par Joseph Kasa-Vubu, devait permettre aux leaders congolais de restituer les travaux du congrès panafricain d’Accra. Interdit par les autorités coloniales, le rassemblement se transforme en soulèvement lorsque Kasa-Vubu lance à la foule : « Le meeting n’aura pas lieu, mais gardez foi en l’indépendance ».

Le slogan « Vive l’indépendance ! » embrase la ville. Pendant trois jours, des émeutes sans précédent secouent la capitale coloniale, avec incendies de commerces, destructions de véhicules et affrontements avec les forces de l’ordre. « Personne ne s’attendait à une telle explosion », témoigne le journaliste Mwissa Camus, alors présent.

Une répression aux bilans controversés

Le bilan officiel belge fait état de 49 morts, mais l’ABAKO et plusieurs historiens évoquent plusieurs centaines de victimes. « Le nombre réel pourrait se situer entre 100 et 300 », estime l’historien Léon de Saint-Moulin. Pour lui, ces événements constituent « un tournant décisif » qui obligea le pouvoir colonial à « prendre conscience que l’aspiration à l’indépendance était profonde et largement partagée ».

La tension était exacerbée par un contexte sportif particulier : la défaite le même jour du club congolais AS Vita Club face à Mikado, équipe liée à la compagnie aérienne belge Sabena, avait mis les supporters en effervescence avant qu’ils ne rejoignent les militants de l’ABAKO.

La disparition des traces mémorielles

Soixante-six ans plus tard, l’identité des victimes reste un mystère. Selon l’écrivain et chercheur Marcel Yabili, « aucune recherche officielle n’a permis d’identifier leurs noms ou leurs tombes ». Enterrés initialement au cimetière des Noirs dans la commune de Ngiri-Ngiri, leurs sépultures ont été rasées et remplacées par un bâtiment, effaçant ainsi tout lieu de mémoire physique.

Cette absence de traces tangibles interroge sur la manière dont la jeune nation a construit son récit mémoriel. « Nous célébrons des martyrs sans visage, sans nom, sans sépulture », constate un historien congolais sous couvert d’anonymat. « C’est le paradoxe d’une commémoration nationale fondée sur une mémoire incomplète. »

L’héritage d’un soulèvement fondateur

Les événements de janvier 1959 marquent cependant un point de non-retour. Moins de dix-huit mois plus tard, le 30 juin 1960, le Congo accédait à l’indépendance, avec Joseph Kasa-Vubu comme premier président.

Aujourd’hui, la Journée des martyrs de l’indépendance s’inscrit dans un contexte national particulier où les questions de souveraineté et de résistance face aux ingérences étrangères résonnent avec acuité. Les commémorations officielles célèbrent « ceux qui ont offert leur vie pour la liberté de la nation », selon les termes du programme gouvernemental.

Pourtant, derrière l’hommage officiel persiste un vide mémoriel que certains chercheurs et acteurs de la société civile tentent de combler. Des initiatives citoyennes se multiplient pour recueillir les derniers témoignages et reconstituer les événements dans leur complexité.

« L’histoire ne doit pas seulement être commémorée, elle doit être connue dans sa vérité », plaide Marcel Yabili. « Ces hommes et ces femmes méritent plus qu’une mention anonyme dans nos livres d’histoire. Ils méritent un nom, une histoire, une reconnaissance. »

Alors que la RDC continue de se construire comme nation, la quête d’identité de ses premiers martyrs symbolise peut-être une quête plus large : celle d’une mémoire nationale assumée, complète et partagée, fondement nécessaire pour affronter les défis du présent et construire l’avenir.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

CAN 2025: au bout d’un match fou, le Mali scalpe la Tunisie et se hisse en quarts

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

La Tunisie et le Mali ont livré une grosse bataille, samedi 3 janvier en huitièmes de finale de la CAN 2025. À Casablanca, les Aigles du Mali, longtemps à 10 contre 11, ont su répondre au défi auquel ils faisaient face. Et au bout du suspense, le Mali a arraché sa qualification au courage face à la Tunisie (1-1, 3 tirs au but à 2).

On le savait, les matches entre la Tunisie et le Mali ont une petite saveur particulière. Celui de cette CAN 2025 pourra rejoindre la liste des rencontres épiques entre Aigles. Pendant un long moment, le spectacle a été assez décevant au stade Mohammed V de Casablanca. Et puis, un grain de folie est venu apporter ce qu’il fallait pour enflammer les débats.

Bien avant tout ça, il y a eu le premier tournant de ce huitième de finale, au cœur de la première période. Woyo Coulibaly, le défenseur malien, a infligé une semelle involontaire sur la cheville du stratège tunisien Hannibal Mejbri. Un geste involontaire mais dangereux que l’arbitre sud-africain, Tom Abongile, a sanctionné d’un carton rouge direct. Un vrai coup dur pour les Aigles du Mali.

Les Tunisiens, en supériorité numérique et déjà maîtres du ballon, avaient alors toutes les cartes en mains pour prendre le contrôle du match. C’était sans compter sur leurs propres lacunes d’une part, et sur la détermination malienne d’autre part.

Sinayoko égalise sur le gong

La maîtrise du cuir n’est rien si on ne parvient à trouver ses attaquants ni à se procurer d’occasions. Et en l’occurrence, les Aigles de Carthage, bien que plus nombreux, n’ont pas réussi à capitaliser sur la sortie de Woyo Coulibaly. Pendant de très longues minutes, ils ont fait tourner le ballon sans savoir quoi en faire, laissant même le Mali, bien encouragé par ses supporters, s’autoriser des contre-attaques qui ont obligé leurs adversaires à rester vigilants.

Avec un premier tir cadré à la 78e minute seulement, la Tunisie a déçu en seconde période, et les deux équipes semblaient aller tout droit vers la prolongation. C’est alors qu’enfin, les hommes de Sam Trabelsi ont joué la bonne partition : un centre impeccable de l’entrant Elias Saad dans le dos de la défense malienne, et une tête victorieuse d’un autre remplaçant entré en jeu quelques minutes plus tôt, Firas Chaouat (88e).

Le coup de grâce pour le Mali ? Non ! Les Aigles ont lancé leurs dernières forces dans la bataille pour revenir à la vie et ils en ont été récompensés. Yassine Meriah a commis une faute de main dans la surface que M. Abongile a vu. Le VAR a longuement réfléchi avant de confirmer le penalty accordé par l’homme au sifflet. Indifférent à la pression, Lassine Sinayoko – qui jonglait avec le ballon en attendant l’autorisation de tirer – n’a pas tremblé : malgré le bon plongeon du gardien Aymen Dahmen, l’attaquant malien a transformé ce penalty (90+6e) et envoyé les deux équipes en prolongation.

Djigui Diarra héros des tirs au but avec deux parades

En prolongation, la Tunisie a essayé de remettre du rythme. Djigui Diarra, lui, s’est employé à bloquer toutes les tentatives tunisiennes et a ramené de la sérénité dans sa surface de réparation. Et quand il ne suffisait pas, c’est le corps arbitral qui est venu à son secours pour refuser un deuxième but à Chaouat, qui était bien en position de hors-jeu.

Sous une pluie persistante, les Maliens, toujours capables de fulgurances malgré la fatigue accumulée, sont restés solidaires pour tenir le score jusqu’au bout face à une Tunisie sans solution. L’inévitable séance des tirs au but s’est alors imposée pour déterminer qui sortirait vainqueur de ce huitième de finale.

La séance a bien commencé pour les Tunisiens, car après le tir réussi par Yassine Meriah, Yves Bissouma a envoyé le sien largement au-dessus de la barre transversale. Mais ce match étant décidément fou, le tireur tunisien suivant Ali Elabdi a lui aussi trop enlevé sa frappe ! Et Lassine Sinayoko, malgré le vent, a ramené le Mali à hauteur. Si le poteau a ensuite repoussé Nene Dorgeles, Djigui Diarra a lui repoussé Elias Achouri.

Deux échecs et deux réussites de chaque côté après quatre tirs, cela redoublait la pression sur les derniers tireurs. Et Diarra a encore sorti le grand jeu face à Ben Romdhane. Il ne restait plus qu’à El Bilal Touré de marquer pour libérer le Mali. L’attaquant a fait mouche pour le plus grand bonheur des siens (1-1, 3 tirs au but à 2). C’est bien le Mali qui défiera le Sénégal en quarts de finale.

RFI

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À la UneMonde

La Cour suprême vénézuélienne nomme Delcy Rodriguez présidente par intérim

by admin9775 4 janvier 2026
written by admin9775

La chambre constitutionnelle ​de la Cour suprême ⁠du Venezuela a donné l’ordre samedi que la vice-présidente Delcy Rodriguez ​assume les fonctions de ‍présidente par intérim en l’absence ​de Nicolas Maduro, capturé par les ​États-Unis dans la nuit de vendredi.

Delcy Rodriguez assumera « les fonctions de présidente de la République bolivarienne du Venezuela ‍afin de garantir la continuité administrative ​et la défense globale de la nation », a indiqué la Cour ‌suprême. La Cour débattra de la question ‍afin de « déterminer le cadre juridique applicable pour garantir la continuité de l’État, l’administration du gouvernement et la défense de la souveraineté en ‍l’absence forcée du président de ‌la ​République », est-il précisé.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi à l’issue d’une opération de l’armée américaine. Donald Trump a affirmé que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu. Voici ce que l’on sait.

Des avions de combat américains sur le tarmac de l'aéroport José Aponte de la Torre à Ceiba, sur l'île de Porto Rico le 3 janvier 2026.
Des avions de combat américains sur le tarmac de l’aéroport José Aponte de la Torre à Ceiba, sur l’île de Porto Rico, le 3 janvier 2026. © Miguel J. Rodriguez Carrillo, AFP

Les États-Unis ont mené dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3 janvier une série d’attaques aériennes sur le Venezuela, et le président américain Donald Trump a annoncé que ses forces avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro et la Première dame, Cilia Flores.

Quand ont été lancées les frappes ?

De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 2 h du matin (6 h GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 3 h 15 (7 h 15 GMT), a constaté l’AFP.

Incendie à Fuerte Tiuna, le plus important complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines le 3 janvier 2026.
Incendie à Fuerte Tiuna, le plus important complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines le 3 janvier 2026. © STR / AFP

Des images sur les réseaux sociaux ont montré des missiles fendant le ciel puis s’abattant sur leur cible. Des hélicoptères ont également été vus dans le ciel de Caracas.

Donald Trump a annoncé à 9 h 21 GMT sur Truth Social que les États-Unis avaient « mené avec succès une frappe de grande ampleur contre le Venezuela » et que Maduro et son épouse avaient été « capturés et exfiltrés ».

« Cette opération, baptisée Absolute Resolve (détermination absolue, NDLR) discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement », a déclaré le général Caine, le chef d’état-major américain.

Elle a mobilisé plus de 150 avions, dont les frappes aériennes ont ouvert la voie aux hélicoptères utilisés lors du raid de capture du couple présidentiel.

Qu’ont visé ces attaques ?

Des civils quittent Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines, le 3 janvier 2026.
Des civils quittent Fuerte Tiuna, le plus grand complexe militaire du Venezuela, après des frappes américaines, le 3 janvier 2026. © Federico Parra, AFP

Des explosions suivies de panaches de fumée et d’incendies ont visé le Fuerte Tiuna, le complexe militaire le plus important du Venezuela, qui abrite le ministère de la Défense et l’Académie militaire. De très vaste étendue, il abrite non seulement des structures militaires, mais aussi des espaces urbains de logement de troupes où vivent des milliers de familles.

D’autres explosions ont retenti près du complexe aéronautique de La Carlota, aéroport militaire et de vols privés, dans l’est de Caracas.

Un bus détruit dans l'enceinte du complexe aéronautique de La Carlota, dans l'est de Caracas, le 3 janvier 2026.
Un bus détruit dans l’enceinte du complexe aéronautique de La Carlota, dans l’est de Caracas, le 3 janvier 2026. © Juan Barreto, AFP

Des explosions ont également été rapportées dans l’ouest du pays, à la Guaira (aéroport international et port de Caracas), à Maracay,capitale de l’État d’Aragua (100 km au sud-ouest de Caracas), et à Higuerote (100 km à l’est de Caracas) dans l’État de Miranda, sur la côte Caraïbe.

Quel bilan de victimes ?

Un homme passe devant une fresque à l'effigie du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026.
Un homme passe devant une fresque à l’effigie du président vénézuélien Nicolas Maduro, le 3 janvier 2026. © Juan Barreto, AFP

Le ministre de la Défense, le général Vladimir Padrino Lopez, a accusé l’armée américaine d’avoir frappé « au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat des zones résidentielles de population civile ». Aucun bilan humain n’a été communiqué à la mi-journée par les autorités vénézuéliennes.

© France 24

Donald Trump sur Fow News s’est lui félicité qu’aucun soldat américain n’avait perdu la vie dans l’opération. Il a déclaré au New York Post que « de nombreux Cubains » qui protégeaient Maduro « ont perdu la vie », première indication de pertes humaines dues aux frappes américaines au Venezuela.

Comment le président Maduro a été arrêté et exfiltré ?

Un membre de la garde nationale vénézuélienne en faction devant le complexe militaire de Fuerte Tiuna après les frappes américaines qui ont visé le pays, le 3 janvier 2026 à Caracas.
Un membre de la garde nationale vénézuélienne en faction devant le complexe militaire de Fuerte Tiuna après les frappes américaines qui ont visé le pays, le 3 janvier 2026 à Caracas. © Federico Parra, AFP

Personne ne savait exactement où résidait le président vénézuélien, auquel on prêtait de changer souvent de résidence ces derniers mois.

À lire aussiÉtats-Unis et Amérique latine, une histoire d’interventions armées à répétition

Donald Trump a raconté avoir suivi en direct l’opération de sa capture, « comme un show télévisé ». « Il se trouvait dans un endroit très fortement gardé… en fait, c’était comme une forteresse », a-t-il dit, expliquant que Nicolas Maduro aurait tenté de se réfugier dans un espace ultra-sécurisé mais a été arrêté avant. « Ils se sont rendus sans résister », a ensuite dit le général Caine.

Le président américain a publié une photo de Nicolas Maduro menotté, un masque sur les yeux, déclarant que le président vénézuélien se trouve à bord du navire de guerre USS Iwo Jima.

Visé par une acte d’accusation de « narcoterrorisme », le couple est arrivé sur le sol américain, près de New York, peu après 22 h 30 GMT.

Quel futur gouvernement ?

Donald Trump a dit que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu, sans cependant préciser pour l’heure comment. Il a dit n’avoir « pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin ».

« L’heure de la liberté est arrivée », a aussitôt lancé la cheffe de l’opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025. Elle a estimé que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, doit « assumer immédiatement » la présidence « et être reconnu comme Commandant en chef de la Force armée ». « Le Venezuela sera libre », a-t-elle tonné. « Nous sommes prêts », a emboîté Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne.

Mais Donald Trump a douché leurs espoirs, estimant à propos de Maria Corina Machado « qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays » car « c’est une femme très gentille, mais elle n’inspire pas le respect ». Il affirme que les États-Unis n’ont pas eu de contact avec l’opposante.

AFP

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