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À la Une

À la UneEconomie

La RDC obtient un financement de 2 milliards USD de la Banque mondiale pour cinq projets clés

by admin9775 22 juin 2025
written by admin9775

Le gouvernement de la République démocratique du Congo, représenté par le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde, a signé ce samedi à Kinshasa une série d’accords de financement avec la Banque mondiale portant sur un montant global de près de 2 milliards de dollars américains. Ces fonds seront destinés au financement de cinq projets stratégiques couvrant divers secteurs du développement national.

Ces accords s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’Actions du Gouvernement (PAG), initié par le président Félix Tshisekedi. Ils visent à soutenir les priorités nationales en matière de développement économique, d’efficacité institutionnelle et de croissance inclusive.

Parmi les projets retenus figure en bonne place le développement du site hydroélectrique Inga 3, un projet d’envergure destiné à renforcer la production énergétique du pays. Les autres initiatives concernent des domaines aussi variés que la gouvernance publique, les infrastructures de transport, la transformation numérique et la résilience urbaine face aux changements climatiques.

Le ministre des Finances a salué cet engagement financier important, soulignant qu’il « témoigne de la confiance des partenaires internationaux dans la vision du chef de l’État et dans la capacité de la RDC à mener à bien des projets structurants ». Doudou Fwamba Likunde a également rappelé que ces investissements s’inscrivaient dans une logique de diversification de l’économie nationale, encore trop dépendante du secteur minier.

Les observateurs économiques estiment que ces financements pourraient donner une impulsion significative au développement des infrastructures énergétiques du pays, tout en améliorant l’efficacité administrative et la modernisation des services publics. Le projet Inga 3, en particulier, est perçu comme un levier potentiel pour le développement industriel de la RDC et de toute la région.

La Banque mondiale, par cet engagement financier massif, réaffirme son soutien aux réformes économiques et institutionnelles entreprises par les autorités congolaises. Les fonds devraient être débloqués progressivement en fonction de l’avancement des différents projets, sous le contrôle conjoint du gouvernement et des institutions financières partenaires.

Cette signature intervient dans un contexte où la RDC cherche à accélérer son développement économique tout en faisant face à d’importants défis infrastructurels et de gouvernance. Les autorités espèrent que ces investissements stratégiques contribueront à améliorer durablement les conditions de vie des populations et à renforcer la compétitivité de l’économie nationale

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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22 juin 2025 0 comments
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À la UneAfrique

Ouattara désigné candidat du RHDP pour la présidentielle ivoirienne : l’annonce attendue confirmée

by admin9775 22 juin 2025
written by admin9775

Alassane Ouattara a été officiellement désigné candidat du RHDP pour l’élection présidentielle d’octobre prochain. La décision a été prise lors du congrès du parti au pouvoir qui s’est ouvert ce samedi dans la capitale économique ivoirienne, en présence de milliers de militants enthousiastes.

Une désignation par acclamation

Patrick Achi, président du congrès du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a soumis cette décision à l’approbation des délégués. « Je propose à l’assemblée la désignation du président Alassane Ouattara comme candidat de notre parti pour les élections d’octobre 2025 », a-t-il déclaré. La proposition a été immédiatement adoptée par acclamation, sous les vivats d’une foule en liesse scandant « ADO, ADO », le surnom du chef de l’État.

Un bilan présidentiel plébiscité

Les militants présents n’ont pas tari d’éloges sur l’action du président sortant. « Quand il a pris les rênes du pays en 2011, la Côte d’Ivoire était en pleine crise. Il a su redresser l’économie et impulser le développement », a témoigné Nina, une militante, soulignant que dans un contexte régional instable, Ouattara « incarne la stabilité ».

Mariatou Koné, ministre de l’Éducation nationale, a rappelé que « tout au long des pré-congrès en mai, les militants ont choisi Alassane Ouattara pour sa gouvernance et sa gestion efficace du parti ».

Le suspense maintenu jusqu’au dernier moment

Bien que cette désignation doive encore être formellement entérinée par un vote, elle met fin à des mois de suspense entretenu par le président sortant. Âgé de 83 ans, Ouattara avait jusqu’ici gardé le silence sur ses intentions concernant un éventuel quatrième mandat.

Tous les regards se tournent désormais vers son discours prévu ce dimanche matin au stade Ébimpé, lieu hautement symbolique où les Éléphants avaient remporté la Coupe d’Afrique des Nations l’an dernier. Ce meeting géant, qui marquera la clôture du congrès, devrait confirmer officiellement cette candidature tant attendue par les militants du parti au pouvoir.

Cette désignation intervient alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à vivre une nouvelle séquence électorale cruciale, cinq ans après une présidentielle marquée par des tensions politiques et sociales. Le RHDP mise sur la stabilité et l’expérience de son leader pour se maintenir au pouvoir.

Par Marius Bopenga
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22 juin 2025 0 comments
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À la UneMonde

Le Pentagone assure que le programme nucléaire iranien est «dévasté» et détaille son opération

by admin9775 22 juin 2025
written by admin9775

Les États-Unis ont mené une attaque « très réussie » sur trois sites nucléaires iraniens, larguant notamment une « charge complète de bombes » sur celui de Fordo, a annoncé dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 juin le président américain Donald Trump, se joignant ainsi à l’offensive israélienne contre l’Iran.

 Alors qu’il avait affirmé samedi encore donner « au maximum » deux semaines à l’Iran pour éviter d’éventuelles frappes américaines, Donald Trump a annoncé quelques heures plus tard seulement que les États-Unis avaient bombardé trois sites nucléaires iraniens, notamment celui de Fordo.

Lors d’un échange téléphonique avec le président français Emmanuel Macron,le président iranien, Massoud Pezeshkian, a lui menacé samedi Israël d’une riposte « encore plus dévastatrice » à son attaque et exclu tout arrêt du programme nucléaire de Téhéran. Les forces armées iraniennes ont ensuite menacé de frapper toute livraison d’aide militaire vers Israël « par bateau ou avion, en provenance de n’importe quel pays ».

Samedi 21 juin, l’armée israélienne a mené des raids dans la région de Bandar Abbas, le grand port du sud de l’Iran situé dans le détroit d’Ormuz. Il s’agit d’une première depuis le début des frappes israéliennes contre l’Iran, dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juin. La campagne militaire de l’État hébreu contre la République islamique se concentrait jusque alors surtout sur le centre et l’ouest du pays.

Les États-Unis « ne sont pas en guerre contre l’Iran » mais contre « son programme nucléaire », a déclaré le vice-président JD Vance au lendemain de frappes américaines contre des sites nucléaires iraniens. Avec ces frappes, « le programme nucléaire iranien a été considérablement retardé » a ajouté JD Vance sur la chaîne américaine ABC, parlant « d’années ou plus » et saluant la décision du président Donald Trump de bombarder l’Iran.

À la demande de Téhéran, le Conseil de sécurité des Nations unies doit se réunir ce dimanche, après les frappes réalisées par les États-Unis sur trois sites nucléaires iraniens.

Le Premier ministre du Canada qualifie la situation au Moyen-Orient de « volatile »

« Le programme nucléaire de l’Iran constitue une grave menace pour la sécurité internationale, et le Canada a toujours été clair sur le fait que l’Iran ne peut en aucun cas être autorisé à mettre au point une arme nucléaire, écrit le Premien ministre canadien sur son compte X. Mark Carney estime que l’opération militaire américaine sur les sites nucléaires « visait à réduire cette menace », mais qualifie la situation au Moyen-Orient de « très volatile. La stabilité de la région est une priorité. »

« Le Canada appelle les parties concernées à retourner immédiatement à la table des négociations et à trouver une solution diplomatique pour mettre fin à cette crise, ajoute-t-il. Comme l’ont convenu les dirigeants du G7 à Kananaskis, la résolution de la crise en Iran devrait mener à une désescalade plus vaste des hostilités au Moyen-Orient, y compris à un cessez-le-feu à Gaza. »

L’Iran a affirmé que son savoir-faire en matière de nucléaire ne pouvait être « détruit » en dépit de l’attaque menée par les Américains. Les États-Unis « doivent savoir que cette industrie (du nucléaire) est ancrée dans notre pays et que ses racines ne peuvent être détruites », a déclaré le porte-parole de l’organisation iranienne du nucléaire, Behrouz Kamalvandi, cité par l’agence Tasnim. « Bien sûr, nous avons subi des dégâts, mais ce n’est pas une première pour ce secteur », a-t-il ajouté.

L’Iran a également qu’il n’existait « aucun danger pour les habitants de nos zones nucléaires. Les habitants de Natanz, Ispahan et Fordo peuvent continuer à vivre normalement », lors d’une déclaration à la télévision d’État de la porte-parole du gouvernement, Fatemeh Mohajerani.

Emmanuel Macron a demandé au président iranien « la reprise des discussions diplomatiques »

Le président français Emmanuel Macron a échangé dimanche avec le président iranien Massoud Pezeshkian et « a réitéré son appel à la libération immédiate de nos deux otages (Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran, ndlr), à la désescalade et à la reprise des discussions diplomatiques », a fait savoir l’Élysée.

Le chef d’état-major des armées des États-Unis détaille l’opération « Midnight Hammer »

Dan Caine a détaillé les principaux détails de l’opération « Midnight Hammer », « une mission hautement confidentielle dont très peu de personnes à Washington connaissaient le calendrier ou la nature ». 

D’après le chef d’état-major interarmées des États-Unis, un groupe de bombardiers B-2 « a décollé du continent américain dans le cadre d’un plan visant à maintenir l’effet de surprise tactique ». Une partie de ces avions est partie dans l’ouest et dans le Pacifique dans le cadre d’un « effort de leurre et de tromperie ». Les B-2 sont les seuls appareils pouvant larguer des bombes anti-bunker de type GBU-57, des bombes de 13 tonnes pouvant s’enfoncer jusqu’à 60 mètres de profondeur avant d’exploser. Israël ne dispose pas de ce type d’armes.

La force de frappe principale était composée de sept bombardiers B-2 Spirit, chacun transportant deux membres d’équipage. « Une fois au-dessus de la terre ferme, les B-2 ont été reliés aux avions d’escorte dans le cadre d’une manœuvre complexe, chronométrée, nécessitant une synchronisation exacte entre plusieurs plates-formes dans un espace aérien étroit, le tout avec un minimum de communications », précise Dan Caine.

Le général a également confirmé qu’un sous-marin de la marine américaine avait lancé plus de deux douzaines de missiles Tomahawk sur des cibles à Ispahan.

Au total, les forces américaines ont déployé 75 armes guidées avec précision, dont 14 Massive Ordnance Penetrators et plus de 125 avions américains ont participé à l’opération « Midnight Hammer ».

Une affiche de l'opération « Midnight Hammer » est présentée lors d'un briefing au Pentagone, après que les États-Unis ont frappé des installations nucléaires iraniennes, à Arlington, en Virginie, aux États-Unis, le 22 juin 2025.
Une affiche de l’opération « Midnight Hammer » est présentée lors d’un briefing au Pentagone, après que les États-Unis ont frappé des installations nucléaires iraniennes, à Arlington, en Virginie, aux États-Unis, le 22 juin 2025. © Reuters TV/U.S. Department of Defense/Handout via REUTERS

12h39 : Le programme nucléaire iranien « dévasté », selon le chef du Pentagone

Les États-Unis ont « dévasté le programme nucléaire iranien », a estimé le ministre de la Défense Pete Hegseth au lendemain de frappes américaines contre trois sites nucléaires iraniens.

Il a salué le « succès incroyable et écrasant » de cette opération militaire appelée Midnight Hammer (« marteau de minuit »), soulignant que le président Donald Trump « veut la paix ». L’Iran, qui fustige Washington d’avoir dépassé une « ligne rouge » en se joignant dans la guerre aux côtés d’Israël, « devrait faire de même », a ajouté le chef du Pentagone.

Pete Hegseth a souligné que l’opération « ne visait pas les troupes ou la population iraniennes, ni un changement de régime. » et qu’il s’agissait d’un « plan qui a nécessité des mois et des semaines de positionnement et de préparation afin que nous puissions être prêts. »

« Nos B2 sont entrés et sortis de ces sites nucléaires sans que le monde ne le sache. C’était une frappe historique, la plus longue mission d’un bombardier B2 depuis 2001 », a expliqué le ministre de la Défense américain, avant de préciser que « les États-Unis ne cherchent pas la guerre, mais nous agirons rapidement et de manière décisive lorsque notre peuple, nos partenaires ou nos intérêts seront menacés. »

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Pete Hegseth, le ministre de la Défense des États-UnisPierre Olivier

Le secrétaire à la défense Pete Hegseth s'exprime lors d'une conférence de presse au Pentagone à Washington, dimanche 22 juin 2025.
Le secrétaire à la défense Pete Hegseth s’exprime lors d’une conférence de presse au Pentagone à Washington, dimanche 22 juin 2025. © AP – Alex Brandon

12h20 : Le président iranien condamne une « agression » des États-Unis

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a condamné l’« agression » des États-Unis après le bombardement américain de sites nucléaires dimanche, accusant Washington d’être « derrière » l’opération militaire d’Israël en Iran, a rapporté l’agence de presse Irna.

« Bien qu’ils aient d’abord tenté de dissimuler leur rôle, après la réponse décisive et dissuasive des forces armées de notre pays et l’observation de l’incapacité évidente du régime sioniste [Israël], ils sont inévitablement apparus au grand jour », a-t-il déclaré, en faisant référence aux États-Unis.

12h11 : Une agence de presse iranienne fait état d’une explosion massive dans le sud-ouest du pays

Une explosion « massive » a été entendue dimanche dans la province de Bouchehr, dans le sud de l’Iran, qui abrite une centrale nucléaire, a indiqué l’agence de presse Shargh, au dixième jour de la guerre entre l’Iran et Israël. Cette même agence a ajouté que deux endroits autour de la ville de Bouchehr avaient été « attaqués par le régime sioniste ». Elle a fait état d’une autre explosion dans la province de Yazd, dans le centre du pays.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avait averti vendredi qu’une attaque directe contre la centrale nucléaire de Bouchehr aurait des conséquences « graves », pouvant relâcher de grandes quantités de radiation dans l’environnement.

La Chine « condamne fermement » les frappes américaines

Le ministère chinois des Affaires étrangères a affirmé que Pékin « condamnait fermement » les frappes américaines sur les installations nucléaires en Iran, ajoutant qu’elles « conduisaient à une escalade des tensions au Moyen-Orient ». « La Chine appelle toutes les parties impliquées dans le conflit, et tout particulièrement Israël, à un cessez-le-feu aussi vite que possible », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Les frappes américaines sur les sites nucléaires n’ont fait aucune victime, selon le Croissant-Rouge iranien

Les frappes américaines n’ont fait aucune victime, a affirmé dimanche le chef du Croissant-Rouge iranien, Pir Hossein Kolivand. « Heureusement, il n’y a pas eu de martyrs lors des événements de la nuit dernière de l’agression américaine contre les installations nucléaires iraniennes », a-t-il déclaré, selon la télévision d’État.

Tour du monde des correspondants : Frappes américaines en Iran: vives inquiétudes à l’international

Écoutez nos correspondants à New York, Moscou, Pékin et à Bruxelles sur les inquiétudes de la communauté internationale à la suite des frappes américaines en Iran.

Moscou condamne des frappes américaines « irresponsables » contre l’Iran

La Russie a fermement condamné les frappes américaines contre des sites nucléaires en Iran. « La décision irresponsable de mener des frappes de missiles et de bombes sur le territoire d’un État souverain, quels que soient les arguments avancés, viole de manière flagrante le droit international », a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué.

L’armée israélienne dit « vérifier » les résultats des frappes américaines sur Fordo

Interrogé sur la frappe sur le site nucléaire de Fordo et la possibilité que l’uranium enrichi ait été retiré du site avant les frappes, le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a répondu : « nous vérifions constamment la situation. Il est trop tôt pour se prononcer. »

Il a également indiqué que la campagne israélienne contre l’Iran se poursuivait, Israël ayant, selon lui, « d’autres objectifs » à atteindre dans ce pays.

Le site nucléaire de Fordo après les frappes américaines dans la nuit de samedi à dimanche

Cette image satellite de Planet Labs PBC montre le site souterrain d'enrichissement nucléaire iranien de Fordo après une frappe aérienne américaine qui a visé l'installation dimanche 22 juin 2025.
Cette image satellite de Planet Labs PBC montre le site souterrain d’enrichissement nucléaire iranien de Fordo après une frappe aérienne américaine qui a visé l’installation dimanche 22 juin 2025. © Planet Labs PBC via AP

La Turquie, « profondément préoccupée » par les « conséquences possibles » des frappes américaines

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a déclaré que « la Turquie est profondément préoccupée par les conséquences possibles de l’attaque américaine contre les installations nucléaires de la République islamique d’Iran. »

Les Gardiens de la Révolution iraniens menacent les États-Unis de « ripostes regrettables »

Les Gardiens de la Révolution, dans une déclaration diffusée par la télévision d’État, ont affirmé que l’Iran « utilisera des options qui dépassent l’entendement (…) du camp de l’agresseur et les agresseurs de cette terre doivent s’attendre à des ripostes regrettables ».

Ils ont également promis de continuer à mener des attaques contre Israël.

L’Arabie saoudite placée en état d’alerte élevé

D’après deux sources citées par Reuters, l’Arabie saoudite a été placée en état d’alerte élevé après les frappes américaines contre l’Iran.

Les dernières frappes sur Ispahan ont touché peu de matériel nucléaire, selon l’AIEA

Les frappes militaires conduites contre le site nucléaire d’Ispahan ont touché six bâtiments qui s’ajoutent aux quatre déjà endommagés, mais ils ne contenaient pas ou contenaient peu de matériel nucléaire, a déclaré l’Agence internationale de l’énergie atomique.

L’Égypte, les Émirats arabes unis et l’Inde appellent à une désescalade

Dans un communiqué, la diplomatie égyptienne a mis en garde contre « le risque de voir la région glisser vers plus de chaos et de tensions », condamnant une « escalade accélérée qui menace d’avoir de dangereuses répercussions sur la sécurité et la paix régionales et internationales ». « Les solutions politiques et les négociations diplomatiques – et non les solutions militaires – sont la seule voie vers une sortie de crise. »

Les Émirats arabes unis ont appelé « à une cessation immédiate de l’escalade afin d’éviter de graves répercussions et un glissement vers de nouveaux niveaux d’instabilité », a affirmé le ministère émirati des Affaires étrangères dans un communiqué, en plaidant pour la « diplomatie et le dialogue ».

Le Premier ministre indien Narendra Modi, a indiqué avoir appelé à « une désescalade immédiate » lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian. « Nous avons discuté en détail de la situation », a-t-il écrit sur X, en faisant part de sa « profonde préoccupation ». Il a ajouté avoir plaidé pour « la diplomatie et le dialogue comme voie à suivre » et a appelé à un rétablissement rapide de la paix, de la sécurité et de la stabilité.

Paris préoccupé par les frappes américaines, exhorte « à la retenue »

« La France a pris connaissance avec préoccupation des frappes menées cette nuit par les États-Unis d’Amérique contre trois sites du programme nucléaire iranien. Elle n’a participé ni à ces frappes ni à leur planification, écrit le ministre des Affaires étrangères français sur son compte X. Elle exhorte les parties à la retenue pour éviter toute escalade susceptible de conduire à une extension du conflit. »

Jean Noël Barrot ajoute que « la France a exprimé à plusieurs reprises sa très ferme opposition à ce que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. La France est convaincue que le règlement durable de cette question passe par une solution négociée dans le cadre du Traité de non-prolifération sur les armes nucléaires. Elle demeure prête à y contribuer en lien avec ses partenaires. »

« La France a pris bonne note de la déclaration de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA) qui confirme à ce stade qu’aucun niveau de radiation élevé n’aurait été détecté », conclut-il.

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Le chef de la diplomatie iranienne annonce qu’il va rencontrer Poutine à Moscou lundi

« Je me rends à Moscou cet après-midi et je dois rencontrer le président Poutine demain matin. La Russie est un ami de l’Iran », a déclaré le ministre des Affaires étrangères iranien lors de sa conférence de presse à Istanbul.

L’Iran se défendra « par tous les moyens nécessaires » après les frappes américaines

L’Iran se « continuera de défendre son territoire, sa souveraineté, sa sécurité et son peuple par tous les moyens nécessaires », a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, en marge d’une réunion de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à Istanbul.

Il a déclaré que l’Iran condamnait fermement les attaques américaines, qu’il considérait comme une « violation du droit international ». « L’administration américaine est la seule et entière responsable des conséquences de ses actions, y compris du droit à l’autodéfense de la République islamique d’Iran, a ajouté Abbas Araghchi. Bien sûr, la porte de la diplomatie doit toujours rester ouverte. Mais ce n’est pas le cas actuellement. Mon pays a été attaqué, agressé, et nous devons répondre sur la base de notre droit légitime à l’autodéfense. »

Interrogé sur le type de dommages subis par les installations nucléaires, le ministre iranien a affirmé qu’il n’a « pas encore d’informations exactes sur l’ampleur des dégâts ». « Les États-Unis ont montré qu’ils ne respectaient pas la charte des Nations unies. Ils n’ont aucun respect pour le droit international, a-t-il fustigé, ajoutant que le pays a franchi une très grosse ligne rouge en attaquant des installations nucléaires. Je ne suis pas en mesure de révéler ce que nous allons faire en réponse à ce que les Américains ont fait la nuit dernière. »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, participe à une conférence de presse à Istanbul en Turquie, dimanche 22 juin 2025.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, participe à une conférence de presse à Istanbul en Turquie, dimanche 22 juin 2025. © Khalil Hamra / AP

L’armée israélienne assure avoir intercepté 30 drones iraniens

Dans un communiqué posté sur Telegram, l’armée israélienne affirme avoir intercepté une « trentaine de drones lancés vers le territoire israélien pendant la nuit ». Elle assure également avoir « intercepté plus de 500 drones lancés depuis l’Iran vers Israël. »

Les forces militaires israéliennes déclarent poursuivre la destruction de « dizaines de drones sur tout le territoire iranien. »

L’Iran affirme qu’avec leurs frappes, les États-Unis ont décidé de « faire exploser » la diplomatie

« Nous étions en négociation (sur le programme nucléaire iranien, ndlr) avec les États-Unis quand Israël a décidé de faire exploser cette diplomatie », a indiqué le ministre iranien des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, sur X, ajoutant que lorsque l’Iran discutait avec des pays de l’UE « les États-Unis ont décidé, à leur tour, de faire exploser cette diplomatie. »

Réagissant aux appels européens demandant à l’Iran de revenir à la table des négociations, il a lancé : « comment l’Iran pourrait-il revenir à quelque chose qu’il n’a jamais quitté, et encore moins détruit ? »

Le président du Conseil européen se dit « profondément alarmé » par l’escalade du conflit

« Je suis profondément alarmé par les nouvelles en provenance du Moyen-Orient », écrit Antonio Costa, président du Conseil européen, dans un message posté sur son compte X.

« J’appelle toutes les parties à faire preuve de retenue et à respecter le droit international et la sûreté nucléaire. La diplomatie reste le seul moyen de ramener la paix et la sécurité dans la région du Moyen-Orient, ajoute-t-il. Trop de civils seront à nouveau victimes d’une nouvelle escalade. L’UE continuera à travailler avec les parties et ses partenaires pour trouver une solution pacifique à la table des négociations. »

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L’Allemagne appelle l’Iran à « entamer immédiatement des négociations » avec les États-Unis

L’Allemagne a exhorté l’Iran à reprendre les discussions avec les États-Unis après les frappes américaines sur des sites nucléaires, estimant qu’elles avaient « endommagé une grande partie du programme iranien ».

« Le chancelier Friedrich Merz a réitéré son appel à l’Iran pour qu’il entame immédiatement des négociations avec les Etats-Unis et Israël afin de parvenir à une solution diplomatique au conflit », a déclaré dans un communiqué le porte-parole du gouvernement allemand, Stefan Kornelius, à l’issue d’une réunion sur le sujet.

Ce que l’on sait de l’attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes

Les États-Unis ont bombardé, dimanche 22 juin, trois sites névralgiques du programme nucléaire iranien, des frappes qui auront des « conséquences éternelles », a prévenu Téhéran, au dixième jour de la guerre entre l’Iran et Israël. Donald Trump a qualifié l’attaque de « très réussie » et a affirmé que les installations essentielles d’enrichissement nucléaires de l’Iran avaient été « intégralement détruites ».

Les frappes américaines font peser la menace d’une « guerre aux conséquences irréversibles » (Croix Rouge)

« L’intensification et l’extension des grandes opérations militaires au Moyen-Orient risquent de plonger la région – et le monde – dans une guerre aux conséquences irréversibles », a déclaré Mirjana Spoljaric, la présidente du Comité international de la Croix-Rouge dans un communiqué.

« Le monde ne peut pas absorber une guerre illimitée. Le respect du droit international humanitaire n’est pas un choix, c’est une obligation, ajoute-t-elle. Les civils doivent être épargnés par la conduite des hostilités. Le personnel médical et les premiers intervenants doivent être autorisés à effectuer leur travail de sauvetage en toute sécurité. Cela inclut nos collègues du Croissant-Rouge iranien. Cela inclut également ceux du Magen David Adom. »

RFI

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À la UneEconomie

RDC : La suspension des exportations de cobalt prolongée pour trois mois face à la chute des prix

by admin9775 22 juin 2025
written by admin9775

Les autorités congolaises ont décidé de maintenir l’interdiction d’exporter du cobalt en provenance de la République démocratique du Congo pour une période supplémentaire de trois mois. L’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques (ARECOMS) a officialisé cette mesure samedi 21 juin, dans un contexte de chute vertigineuse des cours mondiaux de ce minerai stratégique.

Une mesure de protection face à l’effondrement des cours
La décision initiale, prise le 22 février 2025, visait à enrayer la baisse continue des prix du cobalt. Aujourd’hui coté autour de 33 000 dollars la tonne sur les marchés internationaux, le métal a perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport à son pic de 80 000 dollars atteint en 2022. Cette dégringolade s’explique principalement par l’accumulation de stocks excédentaires au niveau mondial.

Patrick Mpoyi Luabeya, président du Conseil d’administration de l’ARECOMS, a précisé dans un communiqué que cette suspension s’applique à toutes les formes de production, qu’elles soient industrielles, semi-industrielles, artisanales ou à petite échelle. L’institution prévoit de réévaluer la situation dans trois mois pour décider d’un éventuel prolongement, d’un ajustement ou d’une levée de la mesure.

Stratégie nationale pour un minerai clé
Premier producteur mondial avec environ 70% de l’offre globale, la RDC tente ainsi de reprendre le contrôle sur un marché crucial pour son économie. Le cobalt, composant essentiel des batteries lithium-ion utilisées notamment dans les véhicules électriques, représente une manne financière vitale pour le pays.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté plus large des autorités congolaises de mieux valoriser leurs ressources minières. Elle pourrait à terme inciter les acheteurs internationaux à renégocier leurs contrats et potentiellement stimuler les investissements dans la transformation locale du minerai, un objectif longtemps poursuivi mais rarement concrétisé.

Réactions contrastées du secteur
L’annonce suscite des réactions mitigées parmi les différents acteurs du secteur minier. Les grandes compagnies minières internationales présentes en RDC, comme Glencore ou CMOC, pourraient bénéficier d’une éventuelle remontée des prix mais déplorent des pertes de revenus à court terme.

Les mineurs artisanaux, déjà durement touchés par la chute des cours, craignent quant à eux une aggravation de leurs difficultés économiques. Par ailleurs, les principaux importateurs, au premier rang desquels la Chine, surveillent attentivement cette décision susceptible de perturber leurs chaînes d’approvisionnement.

Perspectives et défis
Si cette mesure protectionniste pourrait permettre à la RDC de mieux valoriser ses ressources, elle n’est pas sans risque. Les experts pointent notamment le danger d’une augmentation de la contrebande vers les pays voisins ou d’un ralentissement des investissements dans le secteur minier en période d’incertitude réglementaire.

Alors que le marché mondial des batteries électriques continue sa croissance, la RDC cherche à affirmer sa position dominante dans l’approvisionnement en cobalt. Les trois prochains mois seront déterminants pour évaluer l’efficacité de cette stratégie et son impact sur la filière minière congolaise.

L’ARECOMS a annoncé qu’elle procéderait à une évaluation complète de la situation à l’issue de cette période, prenant en compte l’évolution des cours mondiaux et les retours des différents acteurs de la filière.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Tshisekedi reçoit les religieux : Un dialogue sous tension entre espoirs et défiance

by admin9775 22 juin 2025
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Le président Félix Tshisekedi a finalement rencontré ce samedi les représentants de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), après des mois d’attente. Cette audience, qualifiée de « mieux vaut tard que jamais » par certains observateurs, intervient dans un contexte de crise multiforme où l’Église catholique, autrefois médiatrice incontestée, voit son influence remise en question.

Une rencontre aux enjeux multiples

Les évêques et pasteurs ont présenté au chef de l’État les conclusions de leurs consultations avec divers acteurs politiques et sociaux, dans l’optique de proposer des pistes de sortie de crise. En réponse, Tshisekedi a annoncé la mise en place d’une équipe de travail chargée d’approfondir leurs recommandations.

Cependant, des sources proches des discussions révèlent que le président, bien qu’ouvert au dialogue, ne souhaite pas que le cardinal Fridolin Ambongo (CENCO) ou le pasteur André Muteba (ECC) en prennent la direction. « Oui, il veut un dialogue social, mais pas sous leur leadership », confie un témoin de la réunion.

La CENCO en perte de crédibilité ?

Autrefois considérée comme un acteur neutre et respecté, la CENCO fait aujourd’hui face à des critiques acerbes. Le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba a même ironiquement invité l’institution ecclésiale à « s’enregistrer comme parti politique » si elle entend continuer à s’immiscer dans les affaires de l’État.

Au sein même des fidèles catholiques, des voix s’élèvent pour contester sa représentativité. « La CENCO ne représente pas tous les catholiques congolais. Nous ne sommes pas obligés d’applaudir toutes ses initiatives », affirme un commentateur sous le pseudonyme de Maloba.

Fayulu en embuscade, les initiatives externes en échec

Alors que l’Église semble perdre du terrain, l’opposant Martin Fayulu se positionne comme un possible médiateur. Certains analystes y voient une manœuvre pour s’imposer comme un prétendant sérieux à la primature dans un éventuel gouvernement d’union nationale.

Par ailleurs, le texte souligne l’échec des médiations internationales (Doha, Nairobi, Angola, etc.), jugées inefficaces face à une crise qui nécessite, selon plusieurs observateurs, une solution purement congolaise.

Vers un dialogue réellement inclusif ?

Le président Tshisekedi insiste sur la nécessité d’une approche large, intégrant toutes les sensibilités politiques et sociales. Mgr Evariste Ejiba Yamapia, président de la plateforme des confessions religieuses, évoque la recherche d’un « cadre commun » pour un programme concerté.

Mais la question reste entière : ce dialogue parviendra-t-il à identifier les causes profondes des crises et à proposer des solutions durables ? Ou ne sera-t-il qu’une nouvelle manœuvre pour gagner du temps ?

Si cette rencontre marque un pas vers le dialogue, les défis restent immenses. Entre défiance envers les religieux, repositionnement de l’opposition et attentes populaires, la route vers une résolution pacifique de la crise congolaise semble encore longue. L’histoire s’écrit, les regards se croisent… et l’avenir dira si cette initiative aboutira à du concret.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi reçoit le Général Muhoozi à Kinshasa : Entre diplomatie et polémiques

by admin9775 21 juin 2025
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Le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi a reçu ce samedi le Général ougandais Muhoozi Kainerugaba, Chef d’état-major des Forces de défense ougandaises (UPDF), dans le cadre d’une visite de travail visant à évaluer l’opération militaire conjointe FARDC-UPDF contre les groupes armés dans l’est de la RDC.

Une rencontre protocolaire aux enjeux stratégiques

L’entretien, qui s’est déroulé à la Cité de l’Union africaine, a permis aux deux parties d’échanger sur la coopération sécuritaire entre leurs pays. Le Général Muhoozi, également fils du Président ougandais Yoweri Museveni, était accompagné de son homologue congolais, le Général Jules Banza Mwilambwe.

Cette visite intervient dans un contexte particulier, marqué par les récentes déclarations controversées du chef militaire ougandais sur les réseaux sociaux. Avant de désactiver son compte Twitter, le Général Muhoozi avait publié une série de tweets jugés provocateurs, notamment :

  • Un ordre apparent de déploiement des troupes vers Kisangani
  • Des attaques verbales contre la Belgique, l’ancienne puissance coloniale
  • Des propos personnels sur des célébrités internationales
  • Une altercation publique avec l’opposant ougandais Bobi Wine

Un passif diplomatique sensible

Les déclarations du Général Muhoozi avaient suscité de vives réactions en RDC, ravivant le souvenir des conflits passés entre l’Ouganda et le Rwanda sur le sol congolais, notamment les affrontements de Kisangani en 2000.

Certains observateurs voient dans cette visite une tentative d’apaisement après cette séquence polémique. « La présence du Général Muhoozi à Kinshasa semble viser à calmer les tensions après ses déclarations explosives », analyse un diplomate sous couvert d’anonymat.

Coopération sécuritaire vs souveraineté nationale

L’opération conjointe FARDC-UPDF, lancée en 2021 contre les ADF, reste un sujet sensible en RDC. Si les autorités congolaises saluent les résultats militaires, certaines voix critiquent une présence étrangère perçue comme une atteinte à la souveraineté nationale.

La rencontre de ce samedi pourrait marquer un tournant dans cette coopération militaire, alors que la RDC renforce parallèlement ses capacités propres, comme en témoigne la récente acquisition de drones de combat turcs.

Une image contrastée

Le Général Muhoozi quitte Kinshasa avec une image ambivalente : celle d’un partenaire militaire incontournable pour la stabilité régionale, mais aussi d’une personnalité imprévisible dont les déclarations publiques continuent d’alimenter les tensions.

Les prochains jours diront si cette visite aura permis de réconcilier les impératifs de sécurité commune avec les sensibilités nationales des deux pays. Une chose est sûre : dans la géopolitique complexe des Grands Lacs, chaque geste diplomatique compte double.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Des bombardiers furtifs américains B-2 ont survolé le Pacifique

by admin9775 21 juin 2025
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Neuvième jour de guerre entre Israël et l’Iran. L’État hébreu poursuit son offensive contre les infrastructures militaires et nucléaires de la République islamique, dont le président s’est entretenu avec M. Macron par téléphone ce samedi. Téhéran écarte toute reprise des négociations sur son programme nucléaire avant l’arrêt des attaques sur son sol et la reconnaissance de responsabilité de son ennemi. L’armée israélienne se prépare à un conflit « prolongé ». 

Israël estime avoir « déjà retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité » pour l’Iran de disposer de la bombe atomique, a déclaré le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild publié samedi, jugeant le résultat de l’offensive israélienne « très significatif ».  Le ministre iranien des Affaires étrangères a, de son côté, affirmé que son pays était prêt à « envisager » un retour à la diplomatie « une fois l’agression [israélienne] stoppée ».

 L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté l’Iran à négocier « sans attendre l’arrêt des frappes » israéliennes, après une rencontre à Genève avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi. Les trois pays ont appelé Téhéran à « poursuivre les discussions avec les États-Unis » sur son programme nucléaire.

Donald Trump a de nouveau confirmé vendredi 20 juin qu’il prendrait une décision quant à une éventuelle participation américaine aux frappes lancées par Israël contre l’Iran au cours des deux prochaines semaines, « un maximum », a-t-il précisé. La veille, sa porte-parole avait jugé « substantielle » la possibilité de négociations avec Téhéran.

RFI

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À la UneSociété

Affaire Kasanji-Mokia : Une victoire judiciaire controversée qui interroge le système judiciaire congolais

by admin9775 21 juin 2025
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Dans un rebondissement inattendu, l’ancien gouverneur du Kasaï Oriental, Ngoy Kasanji, a finalement repris possession de sa villa située sur l’avenue Roi Baudouin à Gombe, mettant fin à quatre années de bataille judiciaire acharnée contre Gabriel Mokia. Cette décision surprenante intervient malgré une série de jugements antérieurs ayant systématiquement donné raison à Mokia, le propriétaire légal depuis 1996.

Le dossier, particulièrement complexe, trouve ses origines dans une vente publique organisée par le tribunal en 1996, au cours de laquelle Gabriel Mokia avait acquis légalement la propriété. Pourtant, en 2013, Ngoy Kasanji s’était installé dans les lieux alors même que le litige était en cours. Malgré plusieurs décisions de justice confirmant les droits de Mokia, dont une ordonnance d’expulsion prononcée par la Cour suprême en 2018, Kasanji était parvenu à maintenir son occupation jusqu’en août 2020, date à laquelle les forces de l’ordre l’avaient finalement expulsé.

Ce revirement judiciaire récent suscite de vives interrogations au sein des milieux juridiques congolais. Plusieurs sources proches du dossier évoquent des manœuvres douteuses ayant influencé le processus judiciaire, mettant en lumière les dysfonctionnements chroniques qui minent l’appareil judiciaire congolais. La décision de la Cour de cassation, intervenue dans un contexte de tensions entre les magistrats et le ministre de la Justice Constant Mutamba, ajoute une dimension politique à cette affaire déjà complexe.

L’absence de réaction du chef de l’État face à ce qui apparaît comme une parodie de justice soulève des questions sur son engagement réel à réformer le système judiciaire. Cette affaire intervient d’ailleurs alors que le ministre Mutamba, connu pour ses tentatives de réforme ambitieuses, a récemment été écarté de ses fonctions, victime selon certains observateurs des réseaux d’influence qui sévissent au sein de l’appareil judiciaire.

Le Conseil supérieur de la magistrature, censé garantir l’indépendance et l’intégrité du système judiciaire, reste étrangement silencieux face à ces dérives, perpétuant ainsi une culture d’impunité qui mine la crédibilité des institutions congolaises.

Gabriel Mokia, légitime propriétaire selon toutes les décisions de justice antérieures, n’a pas encore réagi officiellement à ce nouveau développement. Son silence contraste avec les déclarations triomphales de Ngoy Kasanji, qui n’a pas manqué de remercier « la justice et le chef de l’État » pour cette issue inespérée.

Cette affaire emblématique met en lumière les profondes lacunes du système foncier congolais et les défaillances chroniques de son appareil judiciaire. Elle illustre comment, en RDC, les rapports de force et les influences extrajudiciaires peuvent prévaloir sur le droit et la justice, même dans des dossiers apparemment clairs et tranchés depuis des années.

Alors que le pays prétend à un État de droit, cette décision controversée vient rappeler cruellement le long chemin qui reste à parcourir pour réformer en profondeur une justice congolaise que beaucoup jugent moribonde. L’affaire Kasanji-Mokia pourrait bien devenir le symbole des réformes urgentes que nécessite le système judiciaire congolais, à moins qu’elle ne reste qu’un exemple supplémentaire de l’impunité qui y règne.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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La RDC se dote de drones de combat turcs Bayraktar TB2 : atout stratégique ou risque d’escalade ?

by admin9775 21 juin 2025
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Dans un mouvement visant à consolider sa souveraineté face aux groupes armés, la République démocratique du Congo a officiellement intégré quatre drones Bayraktar TB2 dans son arsenal militaire. Acquise auprès de la Turquie, cette technologie de poiDans un effort significatif pour consolider ses capacités militaires, la République démocratique du Congo a fait l’acquisition de quatre drones de combat Bayraktar TB2 auprès de la Turquie. Cette acquisition stratégique vise principalement à renforcer les opérations contre les groupes armés, notamment le M23, dans les régions instables de l’est du pays.

Ces drones de dernière génération offrent aux Forces armées de la RDC (FARDC) deux atouts majeurs. Premièrement, ils permettent une surveillance aérienne approfondie des zones reculées du Nord-Kivu et de l’Ituri, théâtre d’opérations des groupes rebelles. Deuxièmement, leur capacité de frappe de précision pourrait réduire le besoin d’opérations terrestres risquées pour les troupes congolaises.

Cette décision intervient dans un contexte géopolitique tendu, marqué par des accusations répétées de Kinshasa contre le Rwanda, soupçonné de soutenir le mouvement M23. L’arrivée de ces drones pourrait modifier l’équilibre des forces dans la région et réduire la dépendance de la RDC vis-à-vis des soutiens militaires étrangers, notamment ceux de la Communauté est-africaine.

Cependant, cette modernisation de l’arsenal congolais ne va pas sans soulever des inquiétudes. Les observateurs internationaux pointent plusieurs risques potentiels. Sur le plan régional, cette acquisition pourrait être perçue comme une menace par le Rwanda, risquant d’alimenter une course aux armements dans la région des Grands Lacs.

Les questions relatives aux droits humains constituent un autre sujet de préoccupation. L’utilisation de drones Bayraktar dans d’autres conflits, comme en Libye ou au Haut-Karabakh, a parfois entraîné des frappes accidentelles sur des populations civiles. Les FARDC devront donc mettre en place des protocoles stricts pour garantir le respect du droit international humanitaire.

L’aspect financier de cet achat interroge également. Dans un pays où plus de 60% de la population vit sous le seuil de pauvreté, l’investissement conséquent que représente cette acquisition militaire suscite des débats sur les priorités budgétaires du gouvernement congolais.

À Kinshasa, les autorités militaires se veulent rassurantes. Un porte-parole des FARDC a déclaré que ces drones constituaient avant tout « un outil de dissuasion et de protection, et non d’agression ». Les partenaires internationaux de la RDC, notamment les États-Unis, suivent néanmoins cette évolution avec attention, préoccupés par ses possibles répercussions sur la stabilité régionale.

L’efficacité réelle de ces drones contre des groupes rebelles comme le M23, qui opèrent souvent en petites unités mobiles et se fondent dans le paysage, reste à démontrer. Les prochains mois permettront d’évaluer l’impact concret de cette nouvelle capacité militaire sur le terrain.

Cette acquisition marque un tournant dans la stratégie de défense de la RDC, reflétant la montée en puissance des technologies drone dans les conflits modernes. Elle place également le pays dans le débat plus large sur l’utilisation croissante des drones armés dans les conflits africains, avec ses implications tant tactiques qu’éthiques.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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Donald Trump annonce un accord de paix historique entre la RDC et le Rwanda

by admin9775 21 juin 2025
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Le président américain Donald Trump a créé la surprise en annonçant sur son réseau social la conclusion imminente d’un « accord de paix historique » entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, mettant fin selon lui à « des décennies de conflit sanglant ». Une déclaration fracassante qui interroge autant qu’elle suscite l’espoir.

Une annonce tonitruante

Dans un post typique de son style, Trump a déclaré : « Ils devraient me donner le prix Nobel pour ce que j’ai fait au Rwanda, au Congo, en Serbie, au Kosovo… L’Inde et le Pakistan aussi. Franchement, j’aurais déjà dû le recevoir quatre ou cinq fois. »

Le locataire de la Maison Blanche affirme avoir personnellement facilité cet accord avec l’appui du secrétaire d’État Marco Rubio. « C’est un grand jour pour l’Afrique et pour le monde », a-t-il ajouté, comparant implicitement cette réussite à ses précédents coups diplomatiques comme les accords d’Abraham au Moyen-Orient.

Washington en attente de signatures

Selon Trump, les représentants des deux pays doivent se rendre à Washington dès ce lundi pour une cérémonie de signature officielle. Pourtant, à l’heure où nous publions, ni Kinshasa ni Kigali n’ont confirmé cette information.

Les services diplomatiques américains restent prudents : « Nous travaillons effectivement avec les parties prenantes pour une résolution durable des tensions », a indiqué une source au Département d’État, sans toutefois valider le calendrier évoqué par Trump.

Un conflit aux racines profondes

Les relations entre la RDC et Les relations entre la RDC et le Rwanda, marquées depuis trente ans par des accusations réciproques de soutien à des groupes rebelles et par des conflits frontaliers récurrents, constituent un dossier complexe. En 2023, une médiation angolaise avait permis un apaisement temporaire, mais sans aboutir à un traité formel. Si l’annonce de Trump se concrétisait, elle représenterait donc une avancée significative pour la stabilité régionale.

Plusieurs experts expriment cependant des réserves. Jason Stearns, directeur du Congo Research Group, note que « Trump a tendance à annoncer des victoires prématurément » et soulève la question cruciale des termes exacts de cet éventuel accord. Du côté congolais, une source proche de la présidence indique que des discussions sont effectivement en cours, mais que rien n’est encore finalisé.

Scepticisme et espoir

Plusieurs experts tempèrent l’enthousiasme :
« Trump a tendance à annoncer des victoires prématurément. La vraie question est : quels sont les termes de l’accord ? », analyse Jason Stearns, directeur du Congo Research Group.

Du côté congolais, une source proche de la présidence indique que « des discussions sont en cours, mais rien n’est encore finalisé ». Même prudence au Rwanda où l’on évite soigneusement tout commentaire.

Trump et le syndrome du Nobel

L’ancien président, qui n’a jamais caché son amertume de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix malgré ses médiations au Moyen-Orient, semble voir dans cet accord une nouvelle occasion de légitimer son héritage diplomatique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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