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À la Une

À la UnePolitique

ONU : Un rapport accablant confirme la présence massive de l’armée rwandaise en RDC, sapant l’accord de Washington

by admin9775 8 décembre 2025
written by admin9775

Un nouveau rapport des experts des Nations unies sur la République démocratique du Congo (RDC) jette une lumière crue et documentée sur la réalité du conflit dans l’Est. Les conclusions, accablantes pour Kigali, attestent de la présence de milliers de soldats rwandais opérant illégalement sur le territoire congolais en soutien au mouvement rebelle M23, contredisant radicalement les récentes promesses de paix.

Un déploiement militaire massif et actif

Le Groupe d’experts, mandaté par le Conseil de sécurité, estime que 6 000 à 7 000 soldats des Forces de défense du Rwanda (RDF) sont actuellement déployés dans plusieurs zones du Nord-Kivu. Loin d’être des observateurs, ces troupes participeraient directement aux combats, planifieraient les opérations, exécuteraient des frappes d’artillerie et soutiendraient les avancées territoriales du M23.

Une litanie de violations graves documentées

Le rapport dresse un catalogue détaillé de violations systématiques du droit international humanitaire et des droits de l’homme, qu’il attribue à cette coalition M23-RDF :

  • Exécutions extrajudiciaires de civils, souvent dans le cadre d’opérations de « nettoyage ».
  • Arrestations et détentions arbitraires dans des centres clandestins.
  • Déplacements forcés de populations pour vider des zones stratégiques.
  • Incendies systématiques d’habitations et de villages entiers.
  • Ciblage spécifique de civils hutus, une communauté déjà vulnérable.

Ces crimes, soulignent les experts, ne sont pas des « incidents frontaliers » ou des dérapages. Ils constituent des violations délibérées, organisées et répétées visant à consolider une présence militaire étrangère et à instaurer un contrôle administratif et sécuritaire sur des portions du territoire congolais.

Un camouflet pour la diplomatie et l’accord de Washington

La publication de ce rapport intervient dans un contexte diplomatique particulier, quelques jours seulement après la signature, sous médiation américaine, des « Accords de Washington pour la paix et la prospérité » entre la RDC et le Rwanda.

Cette révélation d’une occupation militaire à grande échelle sape la crédibilité fondamentale de cet accord. Elle jette une lumière sévère sur la contradiction entre la posture internationale du président rwandais Paul Kagame, qui se présente comme un « partenaire pour la paix », et les actions de son armée sur le terrain.

Pour de nombreux observateurs et diplomates, ce rapport prouve l’absence de volonté réelle de Kigali de respecter les engagements clés de tout processus de paix : le retrait inconditionnel des forces étrangères et le respect de l’intégrité territoriale et de la souveraineté de la RDC. La balle est désormais dans le camp du Conseil de sécurité de l’ONU et des pays garants de l’accord pour exiger une application immédiate des conclusions du rapport et un retrait vérifiable des troupes rwandaises.

Par Pascal Kabeya
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8 décembre 2025 0 comments
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À la UneSociété

Une pluie diluvienne provoque inondations et érosions à Kinshasa

by admin9775 8 décembre 2025
written by admin9775

Une pluie diluvienne s’est abattue, ce dimanche 7 décembre, sur la ville de Kinshasa, plongeant plusieurs communes dans le désarroi. Les dégâts matériels sont considérables et les habitants appellent les autorités à agir rapidement pour améliorer l’assainissement urbain.

Communes de Barumbu, Kinshasa et Lingwala

De nombreuses maisons ont été inondées, paralysant la vie quotidienne des familles.

Les principales voies d’accès, telles que Kabambare, Croix-Rouge, Kabinda, Huileries, Nyangwe, ex-Flambeau et ex-Bokassa, sont restées sous les eaux pendant plusieurs heures.

Les habitants, interrogés par Radio Okapi, exhortent le gouverneur Daniel Bumba à accélérer les travaux d’assainissement.

Limete : quartiers transformés en rivières

La bourgmestre de Limete, Alamba Feza, rapporte des inondations dans plusieurs quartiers. De nombreux biens ménagers ont été endommagés.

Certaines avenues se sont transformées en véritables cours d’eau, emportant même les tables des vendeurs des marchés pirates.

Alamba Feza dénonce le manque de moyens pour curer les cours d’eau et condamne les constructions anarchiques sur les lits des rivières.

Selembao et Mont Ngafula : érosions inquiétantes

À Selembao, les érosions progressent sur l’avenue Kutupanzu (quartier Badiadingi), l’avenue Parlement (quartier Camping), ainsi que dans les quartiers Mbala et Kimbembe.

Plusieurs maisons ont été englouties et des avenues endommagées.

À Mont Ngafula, les quartiers Mazamba, Mama Yemo et Kimbondo sont également touchés par des érosions.

Deux ravins sur la route de Kimwenza compliquent davantage la situation, les travaux antérieurs ayant été emportés par les dernières pluies.

Le bourgmestre de Mont Ngafula, Celestin Lumbu, affirme que des ingénieurs se rendent sur les sites affectés pour réaliser des études en vue de relancer les travaux.

Selon lui, la pluie a sapé les efforts du Salongo intensif mené samedi, ramenant une grande quantité d’immondices dans les caniveaux.

Cette pluie diluvienne met en lumière les défis persistants de Kinshasa face aux infrastructures insuffisantes, aux constructions anarchiques et au manque de moyens pour l’assainissement. Les habitants espèrent des mesures urgentes pour atténuer  le cycle de ces catastrophes.

Radio okapi

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8 décembre 2025 0 comments
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À la UneSport

Formule 1: Lando Norris champion du monde 2025 pour deux petits points devant Max Verstappen

by admin9775 8 décembre 2025
written by admin9775

Lando Norris a été sacré champion du monde de Formule 1 pour la première fois de sa carrière, dimanche 7 décembre 2025 à l’issue du Grand Prix d’Abou Dhabi (Émirats arabes unis). L’ultime manche de la saison 2025 a été remportée par l’un de ses derniers rivaux pour la couronne, Max Verstappen, dont la folle remontée des dernières semaines n’aura pas suffi pour enchaîner un cinquième titre de suite.

Lando Norris a résisté et le voilà couronné. Sur le circuit de Yas Marina plongé dans la nuit, le Britannique de chez McLaren est devenu, à 26 ans, le 35e pilote à écrire son nom au palmarès de la F1 depuis 1950. Il devance pour deux points seulement Max Verstappen, qui récupère le titre honorifique de vice-champion du monde à l’issue du dernier acte d’une saison sous tension.

Ce dimanche 7 décembre, avant le départ du Grand Prix d’Abou Dhabi, ils étaient encore trois pilotes à pouvoir prétendre à la couronne mondiale : Lando Norris donc, Max Verstappen de l’écurie Red Bull, et Oscar Piastri, coéquipier de Norris chez McLaren. Du jamais-vu depuis 2010.

Norris, qui tenait la corde grâce à ses 12 points d’avance au championnat, n’a certes pas gagné sur le circuit émirien. Mais sa troisième place a suffi pour récupérer le Graal face à « Mad Max », quadruple champion du monde, à qui il succède au tableau d’honneur.

Norris résiste à Verstappen et ramène le titre à McLaren après 17 années de disette

Oscar Piastri, qui devait surtout compter sur d’éventuels déboires de ses rivaux pour remporter la couronne, a terminé deuxième. L’Australien a mené le championnat durant plus de la moitié de la saison avant de rétrograder, tandis que le Néerlandais Verstappen, qui comptait plus de 100 points de retard au sortir de l’été, a réussi un come back magnifique dans le dernier tiers de la saison et imposé une pression totale sur les deux pilotes McLaren.

« Comme on l’a déjà vu à maintes reprises, tout peut arriver », a lancé Norris à l’arrivée. Verstappen et Piastri « ne m’ont certainement pas facilité la tâche cette année, mais je suis heureux », a-t-il poursuivi, avant de savourer en larmes ses premiers instants de champion dans les bras de ses proches.

Avec ce titre, Landos Norris devient le premier pilote McLaren sacré depuis Lewis Hamilton en 2008 et met fin à 15 années de domination ininterrompue de Mercedes et Red Bull au palmarès des champions du monde. Sous les milliers de lumières qui entourent le circuit de Yas Marina, il n’avait qu’une seule mission pour s’assurer la couronne mondiale : terminer sur le podium, qu’importe le résultat de ses deux rivaux.

La menace Leclerc vite écartée

Qualifiés aux trois premières places, Verstappen-Norris-Piastri au titre se sont tous élancés correctement pour conserver leurs positions, mais l’Australien a rapidement dépassé le Britannique  après quelques virages pour prendre la deuxième place. Devant, le Néerlandais a déroulé sa partition sans accrocs depuis la pole position, ne cédant la première place qu’au jeu des arrêts aux stands. Mais il devait absolument voir Norris terminer au pied du podium pour espérer conserver sa couronne mondiale. Verstappen savait donc que le titre allait surtout se jouer derrière lui.

Relégué à la troisième place la majorité de la course, Norris a été menacé par la Ferrari de Charles Leclerc dans les premières boucles, mais a ensuite assuré l’essentiel – et donc le titre – jusqu’au drapeau à damiers. Devant un parterre de stars, dont le groupe Metallica ou la vedette italienne du tennis Jannik Sinner, le Monégasque Leclerc, déjà assuré de terminer cinquième au général, a échoué au pied du podium, devant le Britannique George Russell (Mercedes).

Année blanche inédite pour Hamilton

Sur le fastueux tracé d’Abou Dhabi, tout restait en revanche à jouer pour la sixième place au championnat entre leurs coéquipiers Lewis Hamilton (Ferrari) et Andrea Kimi Antonelli (Mercedes), puisque les deux pilotes ne comptaient que deux points d’écarts. L’avantage a finalement tourné en faveur du premier, huitième devant son jeune rival italien de 19 ans, quinzième. À 40 ans, le septuple champion du monde Hamilton termine la saison 2025 sans podium, une première depuis ses débuts en 2007.

Chez les Français, Esteban Ocon (Haas) a franchi la ligne d’arrivée à la septième place, très loin devant Isack Hadjar (Racing Bulls), attendu chez Red Bull l’an prochain au côté de Verstappen et seulement 17e. Chez Alpine, qui disputait son ultime GP avec un moteur Renault, pas de miracle : ses deux pilotes Pierre Gasly et Franco Colapinto ont terminé derniers. Lanterne rouge du classement général, l’écurie franco-britannique tourne la page d’une saison qui s’est apparentée à un chemin de croix.


LE CLASSEMENT DU CHAMPIONNAT DU MONDE 2025 DE F1

  •    1. Lando Norris – McLaren : 423 points
  •    2. Max Verstappen – Red Bull : 421 points
  •    3. Oscar Piastri – McLaren : 410 points
  •    4. George Russell – Mercedes : 319 points
  •    5. Charles Leclerc – Ferrari : 242 points
  •    6. Lewis Hamilton – Ferrari : 156 points
  •    7. Andrea Kimi Antonelli – Mercedes : 150 points
  •    8. Alexander Albon – Williams : 73 points
  •    9. Carlos Sainz Jr – Williams : 64 points
  •    10. Fernando Alonso – Aston Martin : 56 points
  •    11. Isack Hadjar – Racing Bulls : 51 points
  •    12. Nico Hülkenberg – Kick Sauber : 49 points
  •    13. Oliver Bearman – Haas : 42 points
  •    14. Liam Lawson – Racing Bulls : 38 points
  •    15. Esteban Ocon – Haas : 38 points
  •    16. Lance Stroll – Aston Martin : 34 points
  •    17. Yuki Tsunoda – Red Bull : 33 points
  •    18. Pierre Gasly – Alpine : 22 points
  •    19. Gabriel Bortoleto – Kick Sauber : 19 points
  •    20. Franco Colapinto – Alpine : 0 point
  •    21. Jack Doohan – Alpine : 0 point

RFI

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8 décembre 2025 0 comments
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À la UneMonde

Bénin: «la situation est sous contrôle», assure le président Talon après la tentative de coup d’État

by admin9775 8 décembre 2025
written by admin9775

Au Bénin, après l’annonce de militaires l’ayant « démis de ses fonctions », le président Patrice Talon s’est exprimé dimanche 7 décembre 2025 à la télévision nationale. Il a indiqué que « cette forfaiture ne restera pas impunie » et que la « situation est sous contrôle ». Tôt dans la matinée, des mutins se sont dirigés vers son domicile et le palais présidentiel. Des tirs ont été entendus, une douzaine de militaires ont été arrêtés d’après des sources sécuritaires. La Cédéao annonce déployer des soldats de la Force en attente après cette tentative de coup d’État.

Le président béninois Patrice Talon est apparu dimanche 7 décembre au soir à la télévision nationale pour prononcer l’échec d’un coup d’État. « Je voudrais vous rassurer que la situation est totalement sous contrôle et vous inviter par conséquent à vaquer sereinement à vos occupations dès ce soir même », a-t-il dit. « Cette forfaiture ne restera pas impunie », a-t-il ajouté.

« Notre pays a vécu aujourd’hui des événements d’une gravité extrême », a expliqué le président Talon, dénonçant « un groupuscule de soldats » qui, « sous prétexte de revendications fallacieuses, a entrepris une mutinerie à l’effet de s’attaquer aux institutions de la République et de déstabiliser notre nation en remettant ainsi en cause l’ordre démocratique ».

« Le devoir républicain m’impose, en ma qualité de président de la République, chef suprême des Armées et garant de la stabilité du pays, de prendre les mesures appropriées pour faire échec à l’œuvre des aventuriers désireux de nous faire retourner dans un passé de triste mémoire. (…) J’ai donc, en coordination avec le commandement des forces de défense et de sécurité, engagé les actions nécessaires au maintien de la paix en vue de garantir la sécurité et la quiétudes de tous », a ajouté le chef d’État.

Notre pays a vécu aujourd’hui des événements d’une gravité extrême

Le président béninois Patrice Talon s’adressant à la télévision nationaleRFI

La Cédéao déploie des militaires

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) a annoncé, dimanche soir, déployer des soldats au Bénin après la tentative de putsch déjouée par les autorités plus tôt dans la journée. Dans un communiqué, l’organisme régional dit avoir « ordonné le déploiement immédiat d’éléments de la Force en attente », des troupes venant du Nigeria, de Sierra Leone, de Côte d’Ivoire et du Ghana, afin de soutenir « le gouvernement et l’armée républicaine du Bénin» et « préserver l’ordre constitutionnel ».

La présidence du Nigeria a confirmé avoir mené des frappes aériennes à Cotonou et déployé des troupes au sol, à la demande de son voisin béninois, pour notamment « sauvegarder l’ordre constitutionnel » et contrer une tentative de putsch. Dans un communiqué, la présidence indique que le chef de l’État nigérian, Bola Tinubu, a ordonné que des avions de combat entrent dans l’espace aérien béninois pour aider « à déloger les putschistes de la télévision nationale et d’un camp militaire où ils s’étaient regroupés », ainsi que le déploiement de troupes au sol « désormais au Bénin ».

Avant la prise de parole de Talon et la prise de position de la Cédéao, la Francea démenti les allégations qui ont circulé selon lesquelles des autorités béninoises auraient trouvé refuge à son ambassade à Cotonou. « Rien de tout cela n’est vrai », a expliqué le Quai d’Orsay, qui a affirmé suivre « la situation au Bénin avec attention ». Paris a appelé ces ressortissants au Bénin « ​​​​​​​à la plus grande prudence », faisant état d’« ​​​​​​​un contexte à cette heure encore volatil ».

L’Union africaine (UA) a quant à elle affirmé condamner « fermement et sans équivoque » la tentative de coup d’État contre le président Patrice Talon et a appelé les militaires à rentrer dans leurs casernes. Le président de la Commission de l’UA, Mahamoud Ali Youssouf, a également exhorté, dans un communiqué publié sur X, « tous les acteurs impliqués dans la tentative de coup d’État à cesser immédiatement toutes actions illégales » et à « retourner sans attendre à leurs obligations professionnelles ».

De fortes détonations dans plusieurs quartiers

Tôt dimanche, une douzaine de militaires ont été arrêtés. Les mutins proviennent principalement de la Garde nationale, du moins ceux identifiés à la télévision, estime notre correspondant à Cotonou, Jean-Luc Aplogan. Ils se sont retranchés dans un camp militaire à Togbin, en périphérie de Cotonou. Un officier supérieur a confié que le camp aurait été repris après plusieurs frappes ciblées. Des informations qui restent, à ce stade, en attente de confirmation officielle. 

Les mutins avaient formulé des revendications à la fois politiques, sociales et militaires. Ils dénonçaient notamment la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans le nord du pays et l’abandon, selon eux, de leurs frères d’armes tombés au front.

Au matin, des tirs ont été entendus près dans la zone du port et de la présidence. Une habitante raconte sa surprise : « Ma petite fille disait :  »Oh maman, on dirait que la foudre tombe. » Je lui ai répondu :  »Non, ce n’est pas la foudre, on dirait des tirs. » Alors on s’est couchées. Et puis bon, ça n’a pas duré longtemps, cinq ou dix minutes. »

À Cotonou, des tirs entendus à la surprise générale, une habitante raconteMagali Lagrange

Dans la journée, le signal de la chaîne publique Bénin TV a brièvement cessé de fonctionner avant de reprendre. Le ministre de l’Intérieur béninois, Alassane Seidou, avait ensuite invité « les populations à vaquer normalement à leurs occupations ». En fin d’après-midi, de très fortes détonations ont été entendues pendant de longues minutes dans les quartiers de Fidjrossè et de Togbin.

De nombreuses questions encore sans réponse

Cette tentative de putsch intervient à quatre mois de l’élection présidentielle, à laquelle Patrice Talon ne se représente pas. À Cotonou, l’événement semble avoir pris tout le monde de court. Dimanche soir, de nombreuses interrogations demeuraient. Pourquoi maintenant, à quelques mois d’une présidentielle ouverte ?

Selon des sources proches du dossier, les mutins nourrissaient des griefs politiques contre le pouvoir en place, critiquant notamment une gouvernance qu’ils jugent excluante et qui pousse à l’exil. Reste aussi la question des éventuels commanditaires de cette tentative de coup d’État.

RFI

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À la UnePolitique

Violente agression de Kabund à Kinshasa : l’opposant dénonce une « tyrannie » et une connivence policière

by admin9775 8 décembre 2025
written by admin9775

L’opposant et ancien président intérimaire de l’UDPS, Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a été violemment agressé samedi 6 décembre au quartier Camp Luka, dans la commune de Ngaliema. Cette attaque, survenue alors qu’il s’apprêtait à animer une matinée politique, a été immédiatement dénoncée par l’intéressé comme le signe d’une « tyrannie qui a atteint son paroxysme » en République démocratique du Congo.

Déroulement des faits et accusations graves

Selon les informations communiquées par son entourage, l’agression a eu lieu peu avant le début d’une activité de mobilisation en ampleur de la marche prévue le 15 décembre par la coalition de la gauche congolaise. Des individus identifiés comme des « Kuluna » (bandits urbains) armés d’armes blanches ont attaqué le rassemblement, blessant Jean-Marc Kabund à la tête.

Dans un message publié sur le réseau social X, l’opposant a porté des accusations directes contre les forces de l’ordre. Il affirme que certains éléments de la police nationale ont soit « laissé faire », soit « agi de connivence » avec ces groupes pour empêcher la tenue de son activité politique. « Voir la police s’allier à des bandits pour bloquer une manifestation pacifique de l’opposition est tout simplement inacceptable », a-t-il écrit, exprimant son indignation.

Mobilisation maintenue malgré l’incident

Malgré cette violente intimidation, Jean-Marc Kabund a affirmé que l’appel à la marche du 15 décembre restait d’actualité. Il a renouvelé son appel à ses partisans pour une mobilisation massive dans les rues de Kinshasa, avec pour objectifs déclarés :

  • Exiger la fin des violences et des tueries à travers le pays.
  • Stopper les souffrances des populations de l’Est de la RDC, en proie aux conflits armés.
  • Obtenir l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

Contexte politique tendu

Cet incident intervient dans un contexte politique déjà marqué par de vives tensions entre le pouvoir et l’opposition, et à quelques jours d’une manifestation publique annoncée. Il risque de cristalliser encore davantage les critiques sur les conditions d’exercice des libertés politiques et de réunion en RDC, ainsi que sur le rôle des forces de sécurité.

Les autorités policières et gouvernementales n’ont pas encore réagi officiellement à ces allégations de connivence. La gestion de cet événement et des appels à manifester dans les prochains jours sera un test pour l’espace démocratique congolais.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneProvince

RDC : L’Accord de Washington déjà au défi des réalités du terrain, combats intenses et frappes aériennes se poursuivent

by admin9775 7 décembre 2025
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L’encre des Accords de Washington pour la paix et la prospérité entre la RDC et le Rwanda, signés le 4 décembre sous l’égide des États-Unis, n’était pas sèche qu’une réalité bien plus brutale s’imposait déjà. Ce dimanche 7 décembre, un 7ᵉ jour consécutif de combats de haute intensité a secoué le Sud-Kivu, tandis que l’aviation des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) menait des frappes ciblées contre des bastions rebelles dans le Nord-Kivu. Cette escalade militaire simultanée jette une ombre inquiétante sur la viabilité immédiate du texte diplomatique et confirme les mises en garde de nombreux observateurs.

Sud-Kivu : Une bataille décisive se prépare autour d’Uvira

Dans le Sud-Kivu, l’objectif stratégique du M23 apparaît de plus en plus clair. D’après des sources militaires et locales concordantes, le mouvement rebelle, soutenu par l’armée rwandaise (RDF) selon les rapports onusiens, nourrirait l’ambition de prendre contrôle de la ville d’Uvira avant le 15 décembre.

  • Front de Kamanyola : Depuis 14h15, des combats acharnés font rage dans les collines de Ngomo, surplombant Kamanyola. Les forces gouvernementales, épaulées par les miliciens Wazalendo, tenteraient une manœuvre d’encerclement pour prendre à revers les positions du M23. « C’est une surprise. Nous pensions la zone sécurisée », témoigne un habitant sous le choc des détonations d’armes lourdes.
  • Crise humanitaire aggravée : Cette offensive provoque une nouvelle vague de déplacements de civils vers Uvira, ville déjà en situation de catastrophe humanitaire. Submergée par l’afflux continu de déplacés du Nord-Kivu et de victimes des inondations du lac Tanganyika, Uvira voit sa capacité d’accueil et d’assistance dépassée.
  • Guerre de l’ombre : En marge des combats, les FARDC ont annoncé l’arrestation de trois présumés espions à Luvungi, accusés de renseigner la coalition rebelle, illustrant la dimension clandestine du conflit.

Nord-Kivu : Les FARDC ripostent par les airs à Masisi

En parallèle, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, les FARDC ont engagé une série de bombardements aériens contre des positions stratégiques tenues par l’AFC/M23. Les frappes ont visé :

  1. La colline de Kahongole, point dominant offrant un avantage tactique crucial sur Masisi centre.
  2. Une position avancée à proximité immédiate du bureau de l’administration du territoire.
  3. La garnison rebelle de Bukombo, sur un axe de ravitaillement clé.

Ces opérations démontrent la volonté de Kinshasa de maintenir une pression militaire maximale et d’empêcher toute consolidation territoriale des rebelles, malgré le dialogue affiché.

Un crash mystérieux et un accord sous pression

L’actualité est également marquée par l’enquête en cours sur le crash d’un hélicoptère sur le lac Tanganyika, en territoire de Fizi, le 4 décembre. Les autorités locales confirment la récupération d’un corps et de quatre rescapés, tous expatriés, par des pêcheurs. Les circonstances de l’accident, survenu en pleine zone de conflit, restent à élucider.

Analyse : Le fossé abyssal entre la signature et le terrain

La simultanéité de ces événements militaires d’envergure, à peine 72 heures après la cérémonie de Washington, valide les avertissements les plus prudents émis lors de la signature. Les déclarations du président américain Donald Trump sur un « grand miracle » contrastent violemment avec le vacarme des armes dans les Kivus.

Cette situation donne une résonance particulière aux mises en garde émises par des sénateurs américains, exigeant des « actes » et la fin de « l’occupation illégale ». Elle place également les garants régionaux de l’accord et la communauté internationale devant un dilemme urgent : comment faire respecter un cadre de paix lorsque les parties engagées semblent privilégier, dans l’immédiat, la logique guerrière ?

La crédibilité des Accords de Washington se joue désormais, non dans les capitales, mais dans les collines de Ngomo et de Kahongole. La prochaine semaine sera décisive pour déterminer si la dynamique peut s’inverser, ou si la guerre, une fois de plus, aura raison de la diplomatie.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneSport

Tirage au sort historique pour le Mondial 2026 : La RDC rêve d’un choc contre le Portugal

by admin9775 6 décembre 2025
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Le chemin vers la Coupe du Monde 2026, la première organisée sur trois pays (Canada, Mexique, États-Unis), est désormais tracé. Le tirage au sort de la phase de groupes, dévoilé ce [jour], a composé douze poules relevées pour cette édition élargie à 48 équipes, promettant un festival footballistique sans précédent du 11 juin au 19 juillet 2026.

Des groupes explosifs d’entrée

Avec 42 qualifiés connus et 6 places encore en jeu via les barrages, les affiches sont déjà alléchantes. Le Groupe C s’annonce comme un des plus relevés, avec un choc entre le Brésil, quintuple champion du monde, et le Maroc, demi-finaliste héroïque en 2022, rejoints par l’Écosse et Haïti. Dans le Groupe I, la France, finaliste malheureuse en 2022, hérite du Sénégal, vainqueur de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, et de la Norvège de Haaland.

Le rêve congolais dans le Groupe K

L’espoir fait vivre les Léopards de la République Démocratique du Congo (RDC). S’ils parviennent à décrocher l’une des précieuses places restantes, leur destin les mènerait dans le Groupe K. Un parcours de rêve et de défi les y attendrait : une confrontation de légende contre la starisée équipe du Portugal de Cristiano Ronaldo, un duel africain-américain contre la Colombie, et un match à aborder avec sérieux face à la révélation asiatique, l’Ouzbékistan.

Un format inédit pour plus de suspense

Le Mondial 2026 innove avec un format élargi incluant une phase de 16es de finale supplémentaire. Après la phase de groupes, les deux premiers de chaque groupe ainsi que les huit meilleurs troisièmes se qualifieront pour cette nouvelle manche, promettant encore plus de matches décisifs et de suspense jusqu’à la finale.

Les regards sont désormais tournés vers les derniers barrages, où la RDC et d’autres nations tenteront d’écrire la dernière page des qualifications pour accéder à ce tournoi qui s’annonce comme le plus ouvert et le plus vaste de l’histoire.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Accord de paix RDC-Rwanda: des réactions contrastées dans la classe politique congolaise

by admin9775 5 décembre 2025
written by admin9775

Les présidents Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo, et Paul Kagame du Rwanda ont signé jeudi 4 décembre l’accord de paix à Washington, sous la médiation du président américain Donald Trump, et en présence de plusieurs personnalités, notamment des chefs d’État africains. Cette signature est largement commentée par la classe politique congolaise.

« C’est un désaccord » de Washington estime la formation de Martin Fayulu. Prince Epenge, le porte-parole de la coalition Lamuka, qui demandait avant la signature que cette dernière soit conditionnée au retrait des troupes rwandaises, pointe le fait qu’il n’y a aucune sanction prévue. « La partie qui ne le respecterait pas n’aurait donc rien à craindre », prévient-il.

Plus mesuré, Christian Mwando, chef de file de l’opposition au Parlement, et cadre du parti de Moïse Katumbi, demande que cet accord soit complété par un dialogue national inclusif.

« Des mécanismes pour la paix existent déjà »

Du côté des proches de l’ancien président Joseph Kabila, l’ancienne ministre Marie-Ange Mushebekwa veut y voir du positif : « Si toutes les parties sont vraiment sincères, je ne peux que me réjouir de ce pas difficile, mais courageux ». Elle demande désormais l’implication de la classe politique, de la société civile et des confessions religieuses. Pour le secrétaire permanent adjoint du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), Ferdinand Kambere ce n’est en revanche qu’une distraction de plus alors que « des mécanismes pour la paix existent déjà ».

Du côté de l’Union sacrée, la grande coalition autour du président Félix Tshisekedi, on salue sans surprise ces accords de Washington. Vital Kamerhe veut y voir « un tournant décisif qui apporte l’espoir ». Le président de l’Assemblé nationale, Aimé Boji, évoque pour sa part une démarche salutaire pour le pays.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Frank Gehry, architecte américano-canadien de renommée mondiale, est mort

by admin9775 5 décembre 2025
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L’architecte américano-canadien Frank Gehry, l’un des rares de sa profession à s’être hissé au rang de superstar à travers la planète, est mort vendredi 5 décembre 2025 à l’âge de 96 ans, a fait savoir à l’AFP son bureau. À l’origine de bâtiments emblématiques tels que le musée Guggenheim de Bilbao en Espagne ou le Walt Disney Concert Hall de Los Angeles, Frank Gehry est décédé « ce matin dans sa maison de Santa Monica à l’issue d’une courte maladie respiratoire », a écrit son bureau.

Frank Owen Goldberg, de son vrai nom, naît à Toronto, au Canada, le 28 février 1929 dans une famille d’origine juive, qui déménage aux États-Unis à la fin des années 1940.

Bien avant qu’il n’ait son propre personnage dans un épisode de la série « Les Simpson », il se lance à Los Angeles dans des études d’architecture à l’Université de Californie du Sud.

Il obtient son diplôme en 1954 et change vers la même époque son nom en « Gehry » pour se protéger de l’antisémitisme. Par la suite, il s’enrôle dans l’armée américaine, tout en étudiant l’urbanisme à la prestigieuse université d’Harvard.

Modélisation par ordinateur

Sa carrière commence notamment dans les bureaux de l’architecte Victor Gruen, l’inventeur des galeries commerciales à Los Angeles. Puis elle se poursuit par un séjour à Paris pour travailler chez André Remondet. De retour en Californie, il ouvre au début des années 1960 son propre cabinet.

Les années 1970 et 1980 marquent pour lui le début d’une longue série de réalisations architecturales audacieuses et innovantes. Très proche de l’avant-garde californienne, il invente de nouveaux principes d’écriture architecturale et explore les techniques de modélisation par ordinateur qui vont occuper une grande place dans son travail.

L’œuvre la plus célèbre de cette époque est sans doute sa propre maison à Santa Monica (Californie) construite en 1978. Conçue comme une enveloppe autour d’un bungalow hollandais des années 1920, laissé visible, elle alterne cubes de verre inclinés et parois en tôle ondulée.

L’architecte revendique l’utilisation de matériaux bruts et peu conventionnels, comme les mailles métalliques et le contreplaqué, dans une sorte de patchwork architectural. Frank Gehry et sa femme Berta ont habité la résidence, devenue un classique de l’architecture contemporaine, pendant près de quarante ans, avant d’en construire une nouvelle en 2019.

Une maquette de la résidence de Frank Gehry, construite à Santa Monica, en Californie, présentée au Centre Pompidou à Paris, le lundi 6 octobre 2014.
Une maquette de la résidence de Frank Gehry, construite à Santa Monica, en Californie, présentée au Centre Pompidou à Paris, le lundi 6 octobre 2014. © Remy de la Mauviniere/AP

Guggenheim, « le plus important édifice de notre temps »

En 1989, il reçoit la plus haute distinction architecturale, le prix Pritzker. Trois ans avant la fin du siècle, le révolutionnaire musée Guggenheim Bilbao est inauguré en Espagne, lui apportant une consécration mondiale.

L’œuvre à la forme ondulée telle un poisson, signature de l’architecte, est faite de roche calcaire, de verre et de courbes en titane qui reflètent la lumière et l’avant-gardisme de Gehry. Pour son confrère américain Philip Johnson, il s’agit du « plus important édifice de notre temps ».  

Assemblage de formes hétéroclites construit en calcaire, verre et titane au bord de la rivière Nervion, il a nécessité pour sa conception un logiciel de l’industrie aérospatiale et des alpinistes pour installer les quelque 33 000 feuilles de titane ultra-léger de la façade.

Cette photo prise le 19 avril 2023 montre une vue générale du musée Guggenheim Bilbao de l’architecte canado-américain Frank Gehry, à côté de l’œuvre de l’artiste français Daniel Buren « Arku Gorriak » (Arcs rouges) sur le pont La Salve sur la rivière Nervion dans la ville basque espagnole de Bilbao.
Cette photo prise le 19 avril 2023 montre une vue générale du musée Guggenheim Bilbao de l’architecte canado-américain Frank Gehry, à côté de l’œuvre de l’artiste français Daniel Buren « Arku Gorriak » (Arcs rouges) sur le pont La Salve sur la rivière Nervion dans la ville basque espagnole de Bilbao. © Ander Gillenea/AFP

Ce monument insufflera un vent de renouveau dans la ville espagnole en crise, attirant les touristes du monde entier. Si bien que l’expression « effet Bilbao » désigne maintenant les œuvres architecturales qui contribuent à la revitalisation urbaine.

S’enchaînent ensuite des projets toujours plus spectaculaires et audacieux pour Gehry : le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles (2003), le gratte-ciel 8 Spruce Street à New York (2011), la Fondation Louis Vuitton à Paris (2014). En 2018, il termine la construction des nouveaux quartiers généraux de Facebook dans la Silicon Valley.

Des œuvres complexes

Les conceptions de Frank Gehry sont d’une complexité sans précédent, rendues possibles par une utilisation massive du calcul informatique.

Longtemps, les formes arrondies, incurvées, les ellipses et les cercles ont été taxés d’hérésie en architecture, accusés de briser l’harmonie, d’augmenter les coûts de construction, de poser des problèmes sans fin aux ingénieurs.

Frank Gehry utilise la flexibilité de la simulation numérique, jusqu’à remettre en cause les repères classiques d’un édifice comme la façade ou la couverture.

Il atteint sans doute les limites de sa démarche avec la clinique Lou Ruvo (2010) de Cleveland, aux États-Unis, où façades et fenêtres semblent s’effondrer en de multiples circonvolutions.

Un projet qui ne manque pas d’humour – très présent dans son œuvre – pour une clinique spécialisée dans les maladies neurovégétatives.

Le Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health, conçu par l’architecte de renommée mondiale Frank Gehry à North Las Vegas le 12 octobre 2010
Le Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health, conçu par l’architecte de renommée mondiale Frank Gehry à North Las Vegas le 12 octobre 2010 © Mark Ralston/AFP
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À la UnePolitique

RDC-Rwanda : les sénateurs américains saluent les accords mais exigent des actes

by admin9775 5 décembre 2025
written by admin9775

Dans un signe d’unité politique rare, deux poids lourds du Sénat américain, la démocrate Jeanne Shaheen et le républicain Jim Risch, ont salué jeudi les accords de paix signés entre la RDC et le Rwanda, tout en posant des conditions claires pour leur soutien futur. Leurs déclarations conjointes donnent à l’initiative de la Maison Blanche une légitimité bipartisane, assortie d’un calendrier d’exigences.

Présidente et membre de rang du puissant Comité des Affaires étrangères, les deux sénateurs ont qualifié la signature de « potentielle étape importante ». Ils ont félicité le président Donald Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio pour leur « leadership » dans la résolution d’un conflit aux « torts irréparables ».

Mais leur soutien n’est pas un chèque en blanc. Ils avertissent que « le succès exige plus que des signatures – il exige des actes », pointant directement la responsabilité du Rwanda. Leur communiqué exige « l’arrêt immédiat des atrocités » et met fin à « l’occupation illégale » par le M23, un mouvement qu’ils désignent clairement comme étant « soutenu par le Rwanda ». Ils appellent aussi l’Union africaine et les États voisins à faire respecter les engagements.

Le sénateur Jim Risch (R-Idaho), président de la Commission des relations étrangères du Sénat, et la sénatrice Jeanne Shaheen (D-New Hampshire), membre de rang de la Commission, ont publié aujourd’hui la déclaration suivante concernant la signature des Accords de Washington pour la paix et la prospérité entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda, facilités par l’administration Trump :

« La signature des Accords de Washington pourrait constituer une étape importante vers la stabilité et la croissance dans l’Est du Congo. Nous saluons le Président et le Secrétaire d’État Rubio pour leur leadership et leur engagement continu dans un conflit qui a causé des dommages irréparables aux communautés et coûté bien trop de vies humaines.

« Cependant, la réussite exige plus que des signatures — elle exige des actes.

« Les Accords de Washington doivent aboutir immédiatement à l’arrêt des atrocités et des crises humanitaires qui ravagent l’Est du Congo. Ils doivent aussi mettre fin à l’occupation illégale des territoires par le M23 soutenu par le Rwanda, dont les attaques continues et croissantes déstabilisent encore la région.

« L’Union africaine et les pays représentés lors de la cérémonie de signature, en particulier les États de la région, portent également la responsabilité de faire respecter ces engagements.

« Les États-Unis restent engagés sur la voie de la paix entre la RDC et le Rwanda, et nous sommes prêts à agir si cet accord n’est pas respecté. »

À propos des signataires :

  • Le sénateur Jim Risch est le président de la Commission des relations étrangères du Sénat des États-Unis et représente l’État de l’Idaho.
  • La sénatrice Jeanne Shaheen est la membre de rang (le membre le plus éminent du parti minoritaire) de la même commission et représente l’État du New Hampshire.

Les sénateurs ont appelé l’Union africaine et les pays de la région à faire respecter l’accord et ont conclu que les États-Unis étaient « prêts à agir » s’il n’était pas appliqué.

Par Marius Bopenga
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