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À la Une

À la UnePolitique

RDC-Rwanda : les sénateurs américains saluent les accords mais exigent des actes

by admin9775 5 décembre 2025
written by admin9775

Dans un signe d’unité politique rare, deux poids lourds du Sénat américain, la démocrate Jeanne Shaheen et le républicain Jim Risch, ont salué jeudi les accords de paix signés entre la RDC et le Rwanda, tout en posant des conditions claires pour leur soutien futur. Leurs déclarations conjointes donnent à l’initiative de la Maison Blanche une légitimité bipartisane, assortie d’un calendrier d’exigences.

Présidente et membre de rang du puissant Comité des Affaires étrangères, les deux sénateurs ont qualifié la signature de « potentielle étape importante ». Ils ont félicité le président Donald Trump et le secrétaire d’État Marco Rubio pour leur « leadership » dans la résolution d’un conflit aux « torts irréparables ».

Mais leur soutien n’est pas un chèque en blanc. Ils avertissent que « le succès exige plus que des signatures – il exige des actes », pointant directement la responsabilité du Rwanda. Leur communiqué exige « l’arrêt immédiat des atrocités » et met fin à « l’occupation illégale » par le M23, un mouvement qu’ils désignent clairement comme étant « soutenu par le Rwanda ». Ils appellent aussi l’Union africaine et les États voisins à faire respecter les engagements.

Le sénateur Jim Risch (R-Idaho), président de la Commission des relations étrangères du Sénat, et la sénatrice Jeanne Shaheen (D-New Hampshire), membre de rang de la Commission, ont publié aujourd’hui la déclaration suivante concernant la signature des Accords de Washington pour la paix et la prospérité entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République du Rwanda, facilités par l’administration Trump :

« La signature des Accords de Washington pourrait constituer une étape importante vers la stabilité et la croissance dans l’Est du Congo. Nous saluons le Président et le Secrétaire d’État Rubio pour leur leadership et leur engagement continu dans un conflit qui a causé des dommages irréparables aux communautés et coûté bien trop de vies humaines.

« Cependant, la réussite exige plus que des signatures — elle exige des actes.

« Les Accords de Washington doivent aboutir immédiatement à l’arrêt des atrocités et des crises humanitaires qui ravagent l’Est du Congo. Ils doivent aussi mettre fin à l’occupation illégale des territoires par le M23 soutenu par le Rwanda, dont les attaques continues et croissantes déstabilisent encore la région.

« L’Union africaine et les pays représentés lors de la cérémonie de signature, en particulier les États de la région, portent également la responsabilité de faire respecter ces engagements.

« Les États-Unis restent engagés sur la voie de la paix entre la RDC et le Rwanda, et nous sommes prêts à agir si cet accord n’est pas respecté. »

À propos des signataires :

  • Le sénateur Jim Risch est le président de la Commission des relations étrangères du Sénat des États-Unis et représente l’État de l’Idaho.
  • La sénatrice Jeanne Shaheen est la membre de rang (le membre le plus éminent du parti minoritaire) de la même commission et représente l’État du New Hampshire.

Les sénateurs ont appelé l’Union africaine et les pays de la région à faire respecter l’accord et ont conclu que les États-Unis étaient « prêts à agir » s’il n’était pas appliqué.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Tirage au sort du Mondial 2026: quelles chances pour les nations africaines?

by admin9775 5 décembre 2025
written by admin9775

Tous les regards sont tournés, ce vendredi 5 décembre, vers Washington, la capitale des États-Unis, où va se tenir à 17h (TU) le tirage au sort de la Coupe du monde 2026. Quels adversaires – et quelles chances – pour les neuf (et peut-être dix) équipes africaines qualifiées ?

Ce Mondial XXL, qui se disputera en juin et juillet prochain dans trois pays (Mexique, Canada et États-Unis), passe d’un format de 32 à 48 équipes. Le tirage au sort va les répartir en 12 groupes de quatre.

Or, avec neuf représentants déjà qualifiés – Maroc, Sénégal, Côte d’Ivoire, Algérie, Ghana, Tunisie, Égypte, Afrique du Sud et Cap-Vert – et une possible dixième place pour la RDC, l’Afrique sera quasiment présente dans chaque groupe.

Le Maroc, demi-finaliste surprise du dernier Mondial au Qatar et 11e au classement FIFA, aurait pu prétendre à une place de tête de série. Mais l’attribution automatique de cette position aux trois pays hôtes relègue les Lions de l’Atlas, mais aussi le Sénégal dans le deuxième chapeau. Conséquence : ils pourraient croiser dès le premier tour des cadors comme l’Argentine, l’Espagne, le Brésil ou la France.

Pour Montassar Talbi, défenseur tunisien du FC Lorient, qui rêve de croiser « les grandes nations », l’impatience domine : « On a juste hâte de voir nos adversaires. C’est la Coupe du monde, il n’y a que des grandes nations. Peu importe le tirage, nous ferons tout pour passer au second tour. Mais on veut pouvoir se projeter, savoir dans quelle ville, dans quel stade et face à qui on jouera. C’est un véritable plaisir de disputer ces rencontres. »

Un format favorable à l’Afrique ?

Si affronter une nation hôte comme le Canada, les États-Unis ou le Mexique pourrait sembler moins redoutable que de tomber sur un favori mondial, la ferveur locale peut aussi se transformer en piège pour les visiteurs.

Pour Jean-Philippe Gbamin (Metz), l’essentiel est ailleurs : « Peu importe les adversaires, nous irons montrer le meilleur visage de la Côte d’Ivoire et du football africain. Le Maroc et le Sénégal ont déjà prouvé qu’on pouvait rivaliser. Il faut montrer que le football africain regorge de talent et aller là-bas pour ne pas se montrer inférieur. »

Avec le nouveau système, les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, accéderont aux 16es de finale. Les équipes africaines, bien réparties grâce à la règle interdisant à deux nations d’une même confédération (hors Europe) d’être dans le même groupe, auront toutes leurs chances de poursuivre l’aventure.

Ce vendredi, la Côte d’Ivoire, l’Algérie, le Ghana, la Tunisie, l’Égypte, l’Afrique du Sud et le Cap-Vert, sans oublier le Maroc et le Sénégal, auront donc leur carte à jouer. Et, si la RDC valide son billet en mars, le contingent africain n’aura jamais été aussi fort.

RFI

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À la UnePolitique

Washington signe un accord, l’Est de la RDC reste en guerre : la paix en trompe-l’œil

by admin9775 5 décembre 2025
written by admin9775

Dans le faste d’un institut fraîchement rebaptisé à son nom, Donald Trump a célébré jeudi la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda comme un triomphe personnel et un « grand miracle ». Pourtant, sur le terrain, les combats continuaient de faire rage, et les deux présidents africains, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, ont affiché une prudence palpable, évitant toute poignée de main devant les caméras.

Alors que les signatures séchaient jeudi à Washington sur un nouvel accord de paix entre la RDC et le Rwanda, les bombardements et les affrontements se poursuivaient sans relâche dans le Kivu. Cette dissonance frappante résume le scepticisme entourant la cérémonie organisée par Donald Trump, qui y a vu l’occasion de marquer un point diplomatique et d’afficher la supériorité de sa méthode.

Les deux principaux concernés, les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame, sont arrivés séparément et n’ont échangé aucun geste de concorde. Leurs déclarations, mesurées, contrastaient avec l’emphase du président américain, qui a vanté un accord « puissant et détaillé » et promis des retombées économiques juteuses pour tous, notamment pour les entreprises américaines convoitant les minerais stratégiques de l’Est congolais.

Pour les observateurs, cet accord, qui formalise des engagements pris en juin sous pression américaine, sent le déjà-vu. Il a été signé au siège de l’ »Institut Donald-Trump pour la paix », renommé pour l’occasion, un symbole qui n’a pas échappé à la presse internationale. La vraie signature, celle des armes se taisant sur le terrain, se fait toujours attendre. Comme le note un chercheur congolais, le contenu semble secondaire face à l’événement médiatique et aux intérêts économiques qu’il sert.

La cérémonie, minutieusement chorégraphiée, a révélé les ressorts de la nouvelle diplomatie américaine : une pression intense et des promesses économiques. « Tout le monde va gagner beaucoup d’argent », a lancé l’hôte de la Maison Blanche, insistant sur l’accès privilégié offert aux entreprises américaines aux minerais congolais. Une vision transactionnelle où la paix semble passer par les affaires.

Mais derrière le spectacle – réception à huis clos dans le Bureau ovale, signature sous les projecteurs –, les signaux étaient moins radieux. Paul Kagame a prévenu qu’il y aurait « des hauts et des bas ». Félix Tshisekedi a évoqué un chemin « exigeant et plutôt difficile ». Un expert congolais, contacté par l’AFP, résume : « Pour [les Américains], l’essentiel est peut-être moins le contenu de l’accord que l’événement lui-même. »

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Un accord qui signe l’institutionnalisation de la guerre à l’Est de la RDC

by admin9775 4 décembre 2025
written by admin9775

Ce jeudi 4 décembre 2025, Washington devait être le théâtre d’une signature présentée comme historique : un accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, censé tourner la page de trente ans de violences dans l’Est congolais. Pourtant, une analyse approfondie du texte et des dynamiques en jeu révèle une réalité plus sombre : loin d’être un instrument de rupture, cet accord risque d’entériner diplomatiquement un statu quo meurtrier et de légitimer l’ingérence rwandaise.

Le Rwanda y obtient en effet un cadre lui permettant de justifier, au nom de la lutte contre les FDLR, une présence militaire directe ou indirecte sur le sol congolais. Cette milice, invoquée de manière récurrente par Kigali, opère précisément dans les zones du Nord et du Sud-Kivu contrôlées par son proxy, le M23. La RDC se voit ainsi imposer une mission impossible : neutraliser un groupe armé sur un territoire qu’elle ne contrôle plus. Un cercle vicieux parfait, où chaque accusation de Kinshasa se heurtera à l’exigence prévisible et infalsifiable de « sécurisation » préalable.

La stratégie de Kigali repose sur un double discours bien rodé. D’un côté, il présente le M23 – mouvement qu’il arme, finance et dirige – comme un problème purement congolais, une affaire de « revendications locales » à régler « entre Congolais ». De l’autre, il utilise la menace des FDLR, réelle mais instrumentalisée, comme prétexte à une ingérence permanente. Cette rhétorique offre au Rwanda un déni plausible tout en conservant le contrôle opérationnel sur le terrain.

L’enjeu sous-jacent, et peut-être le plus déterminant, reste économique. Par cet accord parrainé par les États-Unis, le Rwanda acquiert une forme de légitimité internationale pour l’exploitation et la commercialisation des minerais issus des zones de conflit congolaises. Le pillage systématique se mue ainsi, sur le papier, en activité « régulière ». Les circuits d’approvisionnement mondiaux en minerais stratégiques pourront dès lors s’approvisionner en contournant, voire en rendant délibérément obsolète, l’État congolais et ses institutions.

Cette configuration consacre un modèle où l’instabilité perpétuelle de l’Est congolais devient un facteur de croissance et de puissance régionale pour le Rwanda. La guerre n’est plus une anomalie à éradiquer, mais une condition géo-économique normalisée et diplomatiquement validée.

Face à ce piège potentiel, la position de la RDC, réaffirmée mardi par son ministre de la Communication Patrick Muyaya, semble pourtant claire : « La paix signifie le retrait des troupes rwandaises et la cessation de tout soutien aux groupes supplétifs. » Le président Félix Tshisekedi a porté ce message lors de son entrevue avec le médiateur américain, Donald Trump, en espérant obtenir des garanties fermes.

L’histoire jugera si la date du 4 décembre 2025 a marqué le début d’une paix durable ou, au contraire, l’acte de naissance d’une guerre institutionnalisée, où la souffrance congolaise devient une variable d’ajustement compatible avec les intérêts de ceux qui en profitent. La RDC, en quête d’un cessez-le-feu, pourrait découvrir qu’elle a signé la normalisation de son propre dépeçage.

L’Accord de Washington, sous l’égide du président américain Donald Trump, doit être signé le jeudi 4 décembre 2025 par les présidents de la RDC, Félix Tshisekedi, et du Rwanda, Paul Kagame. Cet accord vise à pacifier l’Est de la RDC, une région marquée par des décennies de conflits armés.​

Cet accord, qui s’appuie sur la Déclaration de principes signée le 25 avril 2025, comprend des dispositions sur :

  • Le respect de l’intégrité territoriale

Les deux pays s’engagent à respecter mutuellement leur intégrité territoriale et à s’abstenir de tout acte d’agression ou de soutien à des groupes armés. Ils conviennent de cesser toute hostilité, y compris en s’abstenant de soutenir ou tolérer des incursions ou actes menaçant la paix, la souveraineté ou l’intégrité territoriale de l’autre.

  • Le désengagement, le désarmement

D’un côté, la RDC s’engage à neutraliser complètement les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). De l’autre, le Rwanda se doit de retirer ses militaires du territoire congolais.

  • Un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire

Les deux parties se conviennent de mettre en place un mécanisme conjoint de coordination de la sécurité pour assurer la surveillance et la mise en œuvre de ces engagements.

  • Le retour des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur du pays

La RDC et le Rwanda faciliteront le retour volontaire et sécurisé des réfugiés. Ils devront également garantir l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations vulnérables.

  • Un cadre d’intégration économique régionale

Aux termes de cet accord, un cadre d’intégration économique régionale sera lancé dans les trois mois, visant à développer le commerce, les investissements et la transparence dans l’exploitation des ressources naturelles.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Le Président de la République, Felix Tshisekedi, est arrivé ce mercredi à Washington

by admin9775 3 décembre 2025
written by admin9775

Le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé dans la nuit de mardi à mercredi à Washington, sur invitation de son homologue américain, Donald J. Trump dont le leadership a facilité la signature le 27 juin 2025 de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda.

Le programme officiel prévoit une rencontre tripartite entre les Présidents Donald Trump, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, ce jeudi 4 décembre 2025, à la Maison Blanche. La cérémonie se tiendra en présence notamment des Chefs d’Etat ou des Hauts représentants  de l’Angola, du Burundi, du Kenya, du Qatar, du Togo, de l’Ouganda, des Émirats Arabes Unis et de l’Union africaine.

Cet accord est une grande promesse de paix pour les populations de Goma, Bukavu, Rutshuru, Masisi, Nyiragongo, Lubero, Ituri et de toutes les localités martyrisées par la guerre. Il vient soutenir l’ambition sans équivoque du Président de la République de rétablir pleinement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et d’œuvrer à l’instauration d’une paix réelle, durable et partagée dans toute la sous-région.

Cet accord traduit aussi  clairement l’engagement de toutes les parties à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC, grâce au Concept technique opérationnel de désengagement sécuritaire, le CONOPS, convenu le 31 octobre 2024, qui prévoit un retrait intégral, vérifiable et ordonné des troupes rwandaises

Celcom_Présidence_RDC

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À la UneProvince

À la veille de Washington, Tshisekedi et Kagame s’apprêtent à sceller des accords dans un climat de défiance totale

by admin9775 3 décembre 2025
written by admin9775

Les présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda) se rencontrent ce jeudi 4 décembre à Washington pour une cérémonie de signature à haut risque. Sous l’égide des États-Unis, ils doivent entériner deux textes-clés : un accord de paix (27 juin) et un cadre d’intégration économique régionale (7 novembre).

Cette rencontre intervient dans un contexte d’extrême tension. Les deux dirigeants, qui ne se parlent plus, arrivent à Washington sur fond de violents combats dans le Sud-Kivu, où la coalition rebelle AFC-M23, soutenue selon Kinshasa par Kigali, a lancé de nouvelles offensives.

Un long processus diplomatique pour aboutir à un moment fragile

La feuille de route a été établie il y a huit mois avec une « déclaration de principes » signée en avril 2025 en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio. Elle a conduit à l’accord de paix du 27 juin, puis au cadre économique du 7 novembre, déjà ratifié par le Parlement rwandais.

À Washington, il ne s’agira pas de renégocier, mais de donner un aval politique solennel à ces textes, en présence d’autres dirigeants africains invités comme garants. Des accords bilatéraux avec les États-Unis doivent compléter le dispositif, formant le paquet des « accords de Washington ».

La défiance comme seul langage commun

L’atmosphère est empoisonnée. En octobre à Bruxelles, Tshisekedi et Kagame s’étaient ignorés sur une photo de famille. Kigali avait rejeté une main tendue, accusant Kinshasa de ne pas appliquer les mécanismes existants. Paul Kagame restait sceptique il y a une semaine, rappelant que « Kinshasa n’a pas respecté » des accords passés.

Du côté congolais, le discours s’est durci. Alors qu’un ministre évoquait en novembre un retrait des troupes rwandaises comme préalable au déplacement, Tshisekedi a recentré son propos : le Rwanda ne pourra être intégré économiquement que après le retrait de ses troupes et le rétablissement de la confiance. « On ne fait pas de commerce avec quelqu’un dont on se méfie », a-t-il martelé à la diaspora.

Des accords fragilisés par la réalité du terrain

L’efficacité des textes reste entièrement suspendue à la volonté politique, alors que les mécanismes de contrainte font défaut. La résolution 2773 du Conseil de sécurité (février 2025) exigeant un retrait est restée lettre morte. Sur le terrain, les combats persistent malgré les cessez-le-feu sur papier.

Un processus parallèle à Doha avec l’AFC/M23, aboutissant à un accord-cadre le 15 novembre, n’a pas non plus calmé les hostilités. Un acteur des combats parle même d' »escroquerie internationale », dénonçant un processus sans sanction.

Une signature sous le signe du paradoxe

La cérémonie de Washington représente donc un paradoxe saisissant : la formalisation diplomatique d’un cadre pour la paix coexiste avec une escalade militaire et une méfiance personnelle abyssale entre les deux signataires.

Les accords existent. Leur mise en œuvre, elle, dépendra de la capacité à transformer une méfiance historique en une coopération forcée, dans un contexte où chaque offensive armée semble démentir les promesses des traités. La paix sur papier affrontera une fois de plus, jeudi, le test brutal de la réalité du terrain congolais.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Washington suspend les demandes d’immigration en provenance de 19 pays

by admin9775 3 décembre 2025
written by admin9775

L’administration Trump a suspendu toutes les demandes d’immigration provenant de 19 pays jugés à haut risque, quelques jours après une fusillade mortelle à Washington impliquant un ressortissant afghan, a annoncé mardi 2 décembre le ministère américain de la Sécurité intérieure.

La suspension s’applique aux personnes provenant des douze pays dont les ressortissants n’avaient plus le droit de se rendre aux États-Unis depuis juin et aux ressortissants de sept autres pays frappés jusqu’à présent par des restrictions dans la délivrance de visas, selon un mémorandum des services de l’immigration.

Les demandes de « cartes vertes » des ressortissants des pays concernés tout comme les demandes de naturalisation sont interrompues. La liste comprend certains des pays les plus pauvres et les plus instables du monde.

En juin dernier, Donald Trump avait ordonné l’interdiction d’entrée aux États-Unis pour les ressortissants d’Afghanistan, de Birmanie, du Tchad, de la République du Congo, de Guinée équatoriale, d’Érythrée, d’Haïti, d’Iran, de Libye, de Somalie, du Soudan et du Yémen.

Les sept autres pays concernés sont le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.

La ministre de la Sécurité intérieure Kristi Noem avait indiqué, lundi 1er décembre sur X, avoir recommandé au président Donald Trump « une interdiction d’entrée totale pour les ressortissants de chaque satané pays qui a inondé notre nation de meurtriers, de sangsues et d’accros aux aides sociales. […] Nous ne voulons pas d’eux, pas d’un seul d’entre eux », avait-elle dit.

La lutte contre l’immigration, priorité absolue de Donald Trump

Mardi, le président américain s’est lancé à son tour dans une violente diatribe contre la Somalie, affirmant que les migrants de ce pays d’Afrique ne devraient pas être les bienvenus aux États-Unis. « Je n’en veux pas dans notre pays », a-t-il dit.

Depuis l’attaque à Washington le 26 novembre, imputée à un ressortissant afghan, qui a coûté la vie à une militaire de la Garde nationale et grièvement blessé un autre soldat, l’administration Trump a gelé toute décision sur l’octroi de l’asile aux États-Unis.

Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une « invasion » des États-Unis par des « criminels venus de l’étranger » et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés. Mais son programme d’expulsions massives a été contrecarré ou freiné par de multiples décisions de justice, notamment au motif que les personnes visées devaient pouvoir faire valoir leurs droits.

RFI

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À la UneProvince

Sud-Kivu : Les combats de Kamanyola, une manœuvre à la veille de Washington ?

by admin9775 3 décembre 2025
written by admin9775

Le grondement des armes lourdes a remplacé le bruit des moteurs aux postes de contrôle. Ce mercredi 3 décembre, la localité frontalière de Kamanyola est coupée en deux : au sud, les positions des FARDC ; au nord, jusqu’à la barrière rwandaise fermée, les rebelles de l’AFC-M23.

La violence a surgi en pleine nuit à Katogota, à une vingtaine de kilomètres. Vers 3 heures, une source locale décrit l’assaut des rebelles. La réplique des FARDC et des miliciens Wazalendo, quatre heures plus tard, a repoussé le front jusqu’ici, transformant cette ville de transit en champ de bataille.

Des familles entières, ballotées entre les tirs, ont tenté de se réfugier au Rwanda voisin. Elles se sont heurtées dans un premier temps à des barrières closes, Kigali invoquant la crainte d’infiltrations. En milieu de journée, les portes se sont entrouvertes pour laisser passer un flot de civis épuisés, abandonnant derrière eux maisons brûlées et écoles détruites.

Ce regain de violence offre un contraste cruel avec l’agenda diplomatique. Dans moins de 24 heures, les présidents Tshisekedi et Kagame sont censés parapher un accord de paix à Washington. Sur le terrain, chaque coup de feu semble être un démenti cinglant à ces promesses sur papier. À Kamanyola, la paix ne se signe pas, elle se dispute, mètre par mètre, dans la fumée des combats qui persistent en fin de journée.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneBusiness News

Signature du contrat de concession du port sec de Kasumbalesa entre l’OGEFREM et Yellowstone Consortium

by admin9775 3 décembre 2025
written by admin9775

Le Gouvernement congolais projette d’implanter le port sec de Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga.

L’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) et l’entreprise privée sud-africaine Yellowstone Consortium ont signé, lundi 1er décembre, un contrat de concession portant sur la construction, l’exploitation et le transfert de cet ouvrage.

La cérémonie a été présidée par le vice-Premier ministre et ministre des Transports, des Voies de communication et du Désenclavement, Jean-Pierre Bemba.

Evalué à près de 600 millions de dollars américains, ce contrat vise à renforcer les activités de la République et à développer les infrastructures logistiques comme vecteur d’émergence.

En raison de sa position géostratégique, la République démocratique du Congo entend, à travers ce projet, jouer un rôle de plateforme régionale de transit au profit des zones économiques et des pays de l’hinterland.

Le vice-Premier ministre des Transports a déclaré :

« La construction du port sec de Kasumbalesa va fluidifier les opérations et générer un avantage économique cumulé estimé à 1 milliard de dollars, auquel s’ajoutent les gains liés à l’amélioration de la sécurité routière, évalués à 123 millions de dollars ».

Le port sec de Kasumbalesa comprendra trois types d’entrepôts : hors douane extensible, sous douane extensible, et hors douane avec zone de quarantaine et stock de sécurité extensible.

A cela s’ajouteront de vastes parkings d’une capacité de 2 000 poids lourds, un dépôt d’hydrocarbures, une caserne de sapeurs-pompiers et trois dortoirs pouvant accueillir plus de 1 000 employés.

Grâce au corridor de Banana et à la mise en service du port sec de Kasumbalesa, la RDC bénéficiera d’au moins 2 000 emplois directs et 5 000 emplois indirects, d’une réduction significative des coûts logistiques ainsi que d’un renforcement de la compétitivité nationale.

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À la UneCommunications politiques

Le CDER met en garde contre le débat sur le fédéralisme jugé « inopportun »

by admin9775 3 décembre 2025
written by admin9775

Alors que le débat sur la forme de l’État en République démocratique du Congo (État unitaire ou fédéral) refait surface, relancé récemment par l’ancien président de l’Assemblée nationale Olivier Kamitatu, le Courant des démocrates rénovateurs (CDER) de Jean-Lucien Bussa s’oppose fermement à cette discussion, qu’il juge malvenue et dangereuse dans le contexte actuel.

Dans une déclaration publique faite le 1er décembre 2025, le CDER estime que ce débat intervient à un moment de grande fragilité nationale, marqué par une crise sécuritaire persistante, des tensions identitaires et des menaces de balkanisation dans l’Est du pays. Pour ce mouvement politique, l’unité nationale doit primer sur toute tentative de réforme institutionnelle susceptible d’aggraver les divisions internes.

Le parti pointe du doigt l’échec partiel de la décentralisation, souvent exploitée à des fins politiques fondées sur l’appartenance ethnique ou régionale, comme une mise en garde contre une éventuelle transition vers le fédéralisme. Pour le CDER, aller dans cette direction reviendrait à fragiliser davantage la cohésion nationale.

Plus encore, le CDER qualifie la promotion du fédéralisme dans le contexte actuel de « crime historique et moral », accusant ses défenseurs de jouer le jeu des ennemis de la République. Selon le communiqué, les efforts politiques devraient plutôt se concentrer sur le renforcement de la sécurité, la consolidation de l’unité nationale et l’amélioration du bien-être des citoyens.

Le mouvement appelle ainsi la classe politique congolaise à faire preuve de responsabilité, en évitant les débats susceptibles d’enflammer davantage un pays déjà confronté à de multiples défis.

Radio okapi

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