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À la Une

À la UneSociété

Est de la RDC : le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme appelle à une désescalade immédiate des combats

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est déclaré, jeudi, profondément préoccupé par l’aggravation de la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo, appelant les parties au conflit à mettre fin aux hostilités et à protéger les populations civiles.

Selon le Haut-Commissariat, les affrontements se sont intensifiés au cours des deux dernières semaines dans les territoires de Fizi et de Mwenga, au Sud-Kivu, entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et le M23, que l’ONU indique être soutenu par la Force de défense rwandaise (RDF).

L’organisation souligne que les deux camps auraient utilisé des drones armés, de l’artillerie lourde et d’autres armes explosives dans des zones habitées, provoquant des pertes civiles, des blessés ainsi que d’importantes destructions de maisons et de moyens de subsistance.

« Il est profondément troublant que, malgré les accords conclus dans le cadre des processus de paix en cours, les combats se poursuivent sans relâche dans l’est de la RDC, tuant, blessant et déplaçant des civils et détruisant leurs moyens de subsistance », a déclaré Volker Türk.

À la suite des affrontements signalés autour de Mulima, dans le territoire de Fizi, les 4 et 5 juillet, le Haut-Commissaire a exhorté les FARDC et le M23 à mettre un terme aux violences.

« J’exhorte les forces armées congolaises et le M23 à se retirer immédiatement de la violence et à agir d’urgence pour désamorcer les tensions. L’utilisation d’armes explosives ayant des effets étendus dans les zones peuplées a des conséquences dévastatrices et doit cesser », a-t-il déclaré.

Le Haut-Commissariat s’inquiète également du risque de nouveaux déplacements massifs de populations, y compris vers les pays voisins, ainsi que de la multiplication de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme, notamment les exécutions extrajudiciaires et les violences sexuelles liées au conflit.

Volker Türk a rappelé que toutes les parties au conflit ont l’obligation de garantir un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux populations affectées.

Par ailleurs, il a appelé le Rwanda à mettre fin à son soutien au M23 et à retirer ses troupes du territoire congolais. Il a également exhorté les autorités de la RDC à poursuivre leurs efforts en faveur du désarmement, de la démobilisation et du rapatriement des combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Enfin, le Haut-Commissaire a invité les acteurs régionaux et la communauté internationale à renforcer les initiatives diplomatiques en cours afin d’éviter une nouvelle escalade des violences dans les hauts et moyens plateaux du Sud-Kivu et de soutenir les efforts en faveur d’une solution durable au conflit.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Zimbabwe : une coalition d’opposition conteste la réforme constitutionnelle prolongeant le mandat présidentiel

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Au Zimbabwe, les principaux partis d’opposition, des organisations de la société civile et des responsables religieux se mobilisent contre les récents amendements à la Constitution qui permettent au président Emmerson Mnangagwa de prolonger son mandat de deux ans et modifient les modalités d’élection du chef de l’État.

Après l’adoption de ces réformes par le Parlement, dominé par le parti au pouvoir, la ZANU-PF, puis leur promulgation le 7 juillet, plusieurs figures de l’opposition ont annoncé la création d’une Coalition du peuple afin de contester ces changements par des voies judiciaires et des actions citoyennes.

L’ancien candidat à la présidentielle Nelson Chamisa a dénoncé une remise en cause de l’ordre constitutionnel.

« On ne peut pas laisser le Zimbabwe glisser en silence vers une dictature constitutionnelle », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.

Les dirigeants de la coalition ont indiqué préparer un recours devant la Cour constitutionnelle pour demander l’annulation des amendements.

En parallèle, ils appellent la population à organiser des manifestations, des marches et des journées de « ville morte » pour exprimer son opposition à la réforme.

« Nous allons déposer un recours auprès de la Cour constitutionnelle. Nos avocats y travaillent. Nous envisageons des marches, des manifestations, des journées villes mortes et toute action qui exprimera le rejet des Zimbabwéens », a déclaré l’opposant Lovemore Madhuku.

Ce dernier a également affirmé s’attendre à une répression des mobilisations tout en assurant que l’opposition poursuivrait son action.

« Nous savons ce qu’ils comptent faire : ils se préparent à arrêter les gens, à les battre et à les tuer, mais nous n’avons pas peur », a-t-il déclaré.

Plusieurs responsables religieux ont rejoint cette coalition, estimant que la défense de la Constitution dépasse les clivages politiques.

Le révérend Kupa Mtata a affirmé que son engagement relevait de la protection de l’État de droit plutôt que d’un soutien partisan.

« Je suis ici en tant qu’homme d’Église. Je ne me mêle pas de politique partisane mais, cette fois, il s’agit du respect de la Constitution qui est au-dessus des partis et de la soif de pouvoir. Nous avons le devoir de parler quand quelque chose ne va pas », a-t-il déclaré.

Pour les opposants, ces amendements créent un précédent susceptible d’affaiblir les institutions démocratiques du Zimbabwe. De son côté, le pouvoir défend une réforme qu’il présente comme conforme aux procédures constitutionnelles et approuvée par le Parlement. La contestation devrait désormais se poursuivre sur les plans judiciaire et politique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Godé Mpoy critique le taux de change de la BCC et son impact sur les finances publiques

by admin9775 10 juillet 2026
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L’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godé Mpoy Kadima, a mis en cause la politique de change de la Banque centrale du Congo (BCC), estimant qu’elle pénalise les finances publiques et réduit les effets des performances macroéconomiques enregistrées par la République démocratique du Congo.

Dans une analyse consacrée au collectif budgétaire 2026, il relève d’abord que la révision à la baisse du budget de l’État résulte de la diminution des financements extérieurs.

Selon lui, cette baisse aurait pu être compensée par une augmentation des recettes internes, compte tenu de la forte progression des exportations de cuivre et de la hausse des cours internationaux.

« Avec 3,5 millions de tonnes de cuivre exportées en 2025, on pouvait compenser cette perte par les recettes internes, car la tonne est passée de 9 000 à 14 000 dollars. Hélas, le taux artificiel de la BCC tue nos finances », affirme-t-il.

Godé Mpoy estime que la politique de change appliquée par la Banque centrale limite les recettes publiques perçues en francs congolais, alors que les prix des biens et services continuent d’augmenter en dollars sur le marché.

À ses yeux, cette situation risque d’avoir des conséquences sur l’exécution du budget de l’État.

« Après la perte du pouvoir d’achat, attendons-nous soit à des projets inachevés, soit à des dépassements budgétaires », prévient-il.

L’ancien président de l’Assemblée provinciale considère enfin que les performances macroéconomiques ne produiront pas d’effets perceptibles pour la population tant que les recettes publiques continueront d’être calculées sur la base du taux de change officiel de la BCC.

« Tant qu’on percevra les recettes au taux BCC, au moment où les prix des biens ont augmenté en dollars, la population ne sentira pas nos grands progrès macroéconomiques. Entre le cadrage macroéconomique et l’équilibre budgétaire, il y a un pont », conclut-il.

Ces déclarations reflètent l’analyse de Godé Mpoy et s’inscrivent dans le débat sur les choix de politique monétaire et leur incidence sur les finances publiques. Elles ne constituent pas, en elles-mêmes, une démonstration établie de l’existence de « crimes économiques », qualification qui relève d’une appréciation juridique et non d’une opinion.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Coupe du monde 2026: grâce à Mbappé et Dembélé, la France dompte le Maroc et rallie les demi-finales

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Après un premier acte frustrant, l’équipe de France a pris le dessus sur celle du Maroc, jeudi 9 juillet, en quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Kylian Mbappé et Ousmane Dembélé ont inscrit les buts de la victoire des Bleus (2-0), trop forts pour des Lions de l’Atlas démunis. La France est en demi-finales et attend l’Espagne ou la Belgique.

Et c’est une nouvelle demi-finale pour l’équipe de France, la troisième de rang. Après la Suède en seizièmes et le Paraguay en huitièmes, les Bleus ont obtenu le scalp du Maroc au Gillette Stadium de Boston. Comme il y a quatre ans au Qatar, les Lions de l’Atlas ont dû déposer les armes face aux vice-champions du monde en titre. Le dernier représentant africain dans cette Coupe du monde 2026 a donné du fil à retordre aux hommes de Didier Deschamps pendant 45 minutes.

Bounou impérial en première période

Privés d’Ismael Saibari, meilleur buteur de son équipe dans ce Mondial (trois réalisations), les Lions de l’Atlas se sont présentés sur la pelouse avec un dispositif en 4-2-3-1 qui a très vite dû se replier dans sa moitié de terrain. Car sans surprise, c’est la France qui a mis le pied sur le ballon et dominé territorialement. Ambitieux, sortis renforcés de leur match coriace contre le Paraguay au tour précédent, les Bleus ont rapidement pris le dessus… sauf au tableau d’affichage.

Yassine Bounou s’est employé dès la 5e minute pour sortir d’une manchette une tête de Dayot Upamecano. Le gardien marocain a fait encore plus fort ensuite, alors que la France venait d’obtenir un penalty à la suite d’une contre-attaque lancée par Michael Olise : Noussair Mazraoui a fauché illégalement Kylian Mbappé dans la surface et offert une occasion en or au capitaine tricolore d’ouvrir le score. Mais le n°10 français, peut-être perturbé par la longue attente de confirmation de l’assistance vidéo, s’est raté. Son tir a été facilement bloqué par Bounou (28e).

En confiance, le dernier rempart du Maroc a encore été bien alerte pour détourner une frappe de Désiré Doué dix minutes plus tard. Et quand ses gants ne suffisaient pas, c’est la barre transversale qui empêchait Lucas Digne d’ouvrir le score sur une lourde frappe lointaine dans les arrêts de jeu du premier acte.

Mbappé et Dembélé libèrent les Bleus

La physionomie du match n’a pas changé après la pause. Les Bleus ont gardé la main sur le jeu et le verrou marocain a finalement cédé. Et qui d’autre que Kylian Mbappé pour se racheter et guider les siens ? Trouvé aux 20 mètres par son coéquipier Doué, le capitaine a fixé le défenseur Issa Diop et parfaitement enroulé une frappe du pied droit. Juste assez pour frôler Diop et se loger entre la main de Bounou et le poteau, pour finir sa course au fond des filets (60e). Pas en réussite sur son penalty plus tôt, le Madrilène a fait bien mieux sur ce coup. Avec 8 buts, il rejoint l’Argentin Lionel Messi en tête au classement des buteurs de cette Coupe du monde.

La France a pu souffler un ouf de soulagement encore plus prononcé dans la foulée grâce à Ousmane Dembélé. Le Parisien, servi par Mbappé, a déclenché un tir enroulé gagnant à l’entrée de la surface. Bounou a touché le cuir, mais pas assez pour empêcher les Bleus de faire le break (66e). Dès lors, il n’y a plus eu de match. Le Maroc n’avait pas les armes pour revenir. En témoigne, cette statistique cruelle : un seul tir cadré, par Azzedine Ounahi à la 83e. Mais Mike Maignan était attentif. Avant cela, Didier Deschamps a préféré sortir Mbappé du terrain, alors que le buteur grimaçait, touché à une cheville.

Fin de parcours donc pour les Lions de l’Atlas, qui ne réitèreront pas leur performance de 2022 et s’arrête en quarts. Et mission accomplie pour les Tricolores, premiers qualifiés pour les demi-finales. Les Bleus assument leur statut et attendent désormais de savoir qui de l’Espagne ou de la Belgique les défieront le 14 juillet à Arlington.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Sénégal: le Conseil constitutionnel censure la réforme de la Constitution

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel a invalidé jeudi 9 juillet la loi de révision constitutionnelle adoptée le 29 juin dernier par l’Assemblée nationale. C’est le président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, qui avait saisi la plus haute juridiction du pays pour « violation de la procédure de révision constitutionnelle » lundi.

Le Conseil constitutionnel sénégalais a invalidé jeudi 9 juillet un texte voté par l’Assemblée nationale la semaine dernière révisant l’équilibre des pouvoirs entre exécutif et Parlement. Pour justifier sa décision, le Conseil constitutionnel invoque une série de violations de différents articles de la Constitution, notamment les articles 82 et 103. Selon l’instance, par exemple, la décision d’accroître les « moyens humains, matériels et budgétaires » de la future Cour constitutionnelle sans prévoir de recettes compensatrices est contraire à l’article 82.

Les Sages dénoncent aussi le refus par le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, d’accorder à l’exécutif la procédure dite du « vote bloqué » (une disposition qui permet d’adopter une proposition de loi sans les amendements). La révision de la loi fondamentale telle qu’adoptée lundi dernier est donc déclarée « contraire à la Constitution » du Sénégal.

Pour rappel, le texte qui avait pour but de modifier 29 articles de la Constitution allait profondément modifier l’équilibre des pouvoirs. Il interdit au président de la République de diriger un parti politique, renforce les pouvoirs de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, remplace le Conseil constitutionnel par une Cour constitutionnelle composée de neuf membres et limite à une seule fois la possibilité de dissoudre le Parlement par mandat présidentiel.

Pour le Pastef d’Ousmane Sonko, à l’origine de cette proposition de loi, c’est un revers. Mais pour le chef de l’État, à l’inverse, c’est une victoire politique. Bassirou Diomaye Faye reprend la main. Il va pouvoir réintroduire sa version de la révision de la loi suprême et la soumettre à un référendum (en vertu de l’article 51) ou alors laisser cette réforme dormir dans un tiroir car le chef de l’État n’est soumis à aucun délai pour organiser un référendum sur cette question.

Dans un communiqué, la coalition Diomaye Président encourage le chef de l’État à « poursuivre sereinement la finalisation des consultations sur les réformes en cours en vue de consolider notre démocratie »

RFI

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À la UneSanté

Ebola : la Tshopo et le Haut-Uele rejoignent les provinces touchées par la 17ᵉ épidémie

by admin9775 10 juillet 2026
written by admin9775

Le ministre de la Santé publique, Roger Kamba, a annoncé, jeudi 9 juillet à Bunia (Ituri), l’extension de la 17ᵉ épidémie de maladie à virus Ebola à deux nouvelles provinces. La Tshopo et le Haut-Uele, à travers la zone de santé de Wamba, sont désormais officiellement considérées comme des zones touchées par l’épidémie.

Selon le ministre, cette évolution est liée aux déplacements de personnes infectées en provenance de Nia-Nia, dans la province de l’Ituri, principal foyer de l’épidémie.

« Nous avons vu les malades d’ici entrer à la Tshopo et à Wamba. La Tshopo est désormais concernée par la maladie. Nous avons eu des cas à Wamba, nous considérons donc que Wamba est dans la liste des zones touchées », a déclaré Roger Kamba.

À Kisangani, l’Institut national de santé publique (INSP) a confirmé deux premiers cas de maladie à virus Ebola depuis le début de cette 17ᵉ épidémie. Selon l’INSP, l’un des patients présente un lien épidémiologique avec la zone de santé de Nia-Nia, tandis que le second ne semble, à ce stade, rattaché à aucun foyer connu, faisant craindre une possible transmission locale.

Face à cette situation, les autorités sanitaires ont renforcé la surveillance épidémiologique dans la ville de Kisangani. Les activités de recherche des contacts, de suivi des personnes exposées, de prise en charge des malades et de sensibilisation des communautés ont été intensifiées afin de limiter la propagation du virus.

Le ministre de la Santé a indiqué que les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu demeurent en phase aiguë de l’épidémie, caractérisée par une progression continue des cas, désormais aggravée par la forte mobilité des populations entre les provinces.

En revanche, le Nord-Kivu totalise déjà 42 jours sans nouveau cas, tandis que le ministre a laissé entendre que le Sud-Kivu pourrait prochainement être retiré de la liste des provinces concernées par la riposte.

Déclarée le 15 mai 2026, cette 17ᵉ épidémie d’Ebola, provoquée par la souche Bundibugyo, comptabilisait, au 7 juillet, 1 759 cas confirmés, 600 décès et 750 guérisons, selon les dernières données de l’INSP.

Le Dr Roger Kamba est arrivé mercredi à Bunia pour évaluer les opérations de riposte, vingt-quatre heures après la visite de son homologue ougandais, Chris Baryomunsi, qui a conduit une délégation de 48 médecins ougandais venus appuyer les équipes congolaises dans le cadre de la coopération sanitaire transfrontalière.

Cette mission intervient toutefois dans un contexte de tensions au sein du dispositif de riposte. Plusieurs prestataires, notamment les équipes chargées des enterrements dignes et sécurisés, dénoncent le non-paiement de leurs primes depuis plus d’un mois et menacent de suspendre leurs activités, estimant que ces retards compromettent l’efficacité des interventions sur le terrain.

L’apparition de nouveaux foyers dans des provinces stratégiques comme la Tshopo, dont Kisangani constitue un important carrefour fluvial, routier et aérien, renforce les préoccupations des autorités sanitaires, qui appellent à une vigilance accrue afin d’empêcher une propagation plus large de l’épidémie.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : la C64 maintient ses conditions au dialogue et confirme sa marche du 22 juillet

by admin9775 10 juillet 2026
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La coalition d’opposition Article 64 (C64) a affirmé que sa rencontre avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’Union africaine, s’est tenue à l’initiative exclusive de ce dernier, à la suite de ses échanges avec le président Félix Tshisekedi.

Dans une déclaration, la plateforme réitère son refus de participer à tout dialogue avec le pouvoir tant que le chef de l’État n’aura pas renoncé publiquement à son projet de révision ou de changement de la Constitution. Elle exige également la libération des prisonniers politiques, l’abandon des poursuites qu’elle qualifie de politiquement motivées ainsi que le rétablissement des libertés publiques.

Selon la C64, le président burundais a encouragé les autorités congolaises à privilégier le dialogue politique et la cohésion nationale face aux défis sécuritaires auxquels est confrontée la République démocratique du Congo.

La coalition estime que la crise congolaise ne se limite pas au conflit armé dans l’Est, mais constitue une crise à la fois militaire, sécuritaire, institutionnelle et constitutionnelle. Elle considère que les processus de Nairobi, Luanda, Doha et Washington n’ont pas permis de résoudre durablement la situation, estimant qu’ils se sont concentrés principalement sur les dimensions militaires et diplomatiques sans traiter les causes politiques internes.

La C64 réaffirme ainsi que toute discussion politique doit être précédée de mesures qu’elle juge indispensables, notamment le renoncement définitif au projet de révision constitutionnelle, la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites à caractère politique et la restauration des libertés publiques. Selon la coalition, Évariste Ndayishimiye s’est engagé à transmettre cette position au président Félix Tshisekedi dans le cadre de ses consultations.

Par ailleurs, la plateforme confirme le maintien de la marche pacifique prévue le 22 juillet en direction du Palais de la Nation. Cette manifestation, selon ses organisateurs, vise à protester contre le projet de révision constitutionnelle, à défendre le respect de l’ordre institutionnel et à réclamer la démission du président de la République, que la coalition accuse d’avoir violé son serment constitutionnel.

À l’issue de la conférence de presse de la C64, des incidents ont été signalés. Prince Epenge a accusé des militants de la Force du progrès, mouvement proche de l’UDPS, d’avoir attaqué le cortège de Martin Fayulu à proximité du Palais de justice, faisant plusieurs blessés. À ce stade, ces accusations n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle de la part des autorités ou de l’UDPS. Malgré ces incidents, la coalition a confirmé le maintien de sa mobilisation du 22 juillet.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Sud-Kivu : une délégation de l’AFC/M23 se rend à Minembwe, les combats se poursuivent autour de Point Zéro

by admin9775 9 juillet 2026
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Une importante délégation de responsables de la coalition AFC/M23, accompagnée d’alliés armés présents dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, a tenu un meeting mardi 8 juillet à Minembwe, dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les rebelles et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Parmi les personnalités présentes figuraient Bertrand Bisimwa, Lawrence Kanyuka, Freddy Kaniki ainsi que plusieurs autres responsables de la coalition et quelques journalistes.

Selon une source locale, cette visite avait pour objectif d’apporter un soutien aux populations déplacées installées à Minembwe.

« Ils sont venus rendre visite aux personnes déplacées installées à Minembwe », a indiqué cette source.

D’autres sources avancent toutefois une interprétation différente. Une source sécuritaire affirme que cette mission aurait également permis de renforcer les positions de la coalition dans la zone.

« Ils ont tenté à plusieurs reprises d’atteindre la zone afin d’apporter des renforts aux militaires coincés à Minembwe, sans succès. Ils ont finalement profité de cette occasion pour réarmer les troupes présentes dans la zone », a-t-elle déclaré.

Des combats toujours concentrés autour de Point Zéro

Sur le plan militaire, les affrontements demeurent particulièrement intenses dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, notamment autour de Point Zéro, Mikenge, Rugezi et Kuwihene.

Selon plusieurs sources locales, les FARDC conservent toutefois le contrôle de la ville de Baraka ainsi que du chef-lieu du territoire de Fizi. Des positions loyalistes seraient également maintenues à Mulima et dans plusieurs localités du secteur de Mutambala, constituant une ligne défensive destinée à empêcher une progression des groupes armés vers les principaux centres urbains.

Des sources locales indiquent que Point Zéro reste sous le contrôle de la coalition rebelle, tandis que des mouvements de contre-offensive des FARDC sont signalés en direction de Mikenge et de Minembwe.

Les drones au cœur des difficultés opérationnelles

Selon plusieurs représentants de la société civile, les principales difficultés rencontrées par les FARDC seraient davantage liées à l’emploi de drones qu’aux combats terrestres.

Ils estiment que l’armée congolaise procède actuellement à des repositionnements tactiques afin de préserver ses capacités opérationnelles, en attendant des conditions plus favorables pour reprendre l’initiative sur le terrain.

Parallèlement, plusieurs sources locales rapportent l’arrivée à Minembwe de nouveaux combattants destinés à renforcer les positions de la coalition rebelle dans le secteur.

Selon une source proche de cette coalition, l’objectif serait de consolider les positions acquises autour de Point Zéro, considéré comme un axe stratégique, tout en maintenant une pression en direction de Baraka et de la province du Tanganyika.

Une situation toujours très évolutive

Malgré l’intensité des combats, aucun changement majeur n’est signalé dans les principales agglomérations du sud du Sud-Kivu. Baraka et Fizi demeurent sous le contrôle des FARDC, tandis que les lignes de front restent particulièrement mouvantes dans les Hauts-Plateaux.

La société civile continue d’alerter sur les conséquences humanitaires et sécuritaires de cette dégradation de la situation, estimant que l’évolution des combats dans les territoires de Fizi et de Mwenga pourrait avoir des répercussions sur l’ensemble de la région.

À ce stade, plusieurs informations relatives aux mouvements des forces en présence et aux renforts évoqués proviennent de sources locales ou sécuritaires et n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle indépendante. L’évolution de la situation sur le terrain reste donc à suivre avec prudence.

Par Marc Kabido
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À la UneMonde

Les États-Unis frappent de nouveau l’Iran, Trump promet une riposte « encore plus forte » en cas d’escalade

by admin9775 9 juillet 2026
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Les États-Unis ont lancé, dans la nuit de mercredi à jeudi, une nouvelle série de frappes contre plusieurs sites iraniens, en réponse à des attaques attribuées à l’Iran contre des navires dans le détroit d’Ormuz, marquant une nouvelle escalade des tensions entre Washington et Téhéran.

Selon des responsables américains, plus de 80 cibles auraient été visées lors de cette opération, présentée comme une riposte aux tirs qui auraient ciblé trois navires dans le Golfe. D’après l’agence Reuters, ces frappes seraient plus importantes que celles menées la veille.

Le président américain Donald Trump avait annoncé quelques heures auparavant que les États-Unis frapperaient « fort » dans la nuit, tout en affirmant que ces nouveaux affrontements prendraient fin « très rapidement ». Après le lancement des opérations, il a averti sur son réseau Truth Social que toute nouvelle attaque iranienne entraînerait une réponse encore plus sévère.

L’Iran promet une réponse « décisive »

Téhéran a dénoncé les frappes américaines et annoncé avoir mené des attaques contre des bases militaires américaines situées au Koweït et à Bahreïn, sans qu’un bilan officiel n’ait été communiqué dans l’immédiat.

Le conseiller militaire du Guide suprême iranien, Mohsen Rezaei, a également adressé un message de fermeté sur les réseaux sociaux, déclarant que « l’ennemi agresseur et ses complices seront sévèrement punis ».

Selon les médias iraniens, plusieurs explosions ont été enregistrées dans les régions de Bandar Abbas, Sirik, Jask et Chabahar. Les autorités iraniennes indiquent que des installations portuaires, notamment des jetées et une tour de contrôle maritime, ont été touchées. En revanche, elles affirment que la centrale nucléaire de Bouchehr n’a subi aucun dommage.

Trump annonce une ouverture envers l’Ukraine

Parallèlement à cette crise au Moyen-Orient, Donald Trump a rencontré le président ukrainien Volodymyr Zelensky en marge du sommet de l’OTAN à Ankara.

À l’issue de leur entretien, le président américain a annoncé son intention d’autoriser l’Ukraine à produire sous licence des missiles Patriot, essentiels à la défense antiaérienne ukrainienne contre les missiles balistiques russes.

« Nous allons vous donner une licence pour fabriquer des Patriot », a déclaré Donald Trump, tout en reconnaissant que cette mesure ne répondrait pas aux besoins immédiats de Kiev.

Le président ukrainien a salué cette annonce et indiqué que ses équipes poursuivraient rapidement les discussions avec leurs homologues américains.

L’OTAN réaffirme son soutien à Kiev

Le sommet de l’OTAN s’est achevé par une déclaration commune dans laquelle les 32 États membres réaffirment leur « soutien indéfectible » à l’Ukraine face à l’agression russe.

Sur le terrain, les autorités ukrainiennes continuent d’alerter sur l’intensification des frappes russes, notamment contre Kiev, où une nouvelle attaque a fait plusieurs victimes mercredi.

Ces développements illustrent un contexte international marqué par deux crises majeures : la poursuite de la guerre en Ukraine et une montée des tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran, faisant craindre un élargissement des foyers d’instabilité à l’échelle régionale et internationale.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Après les déclarations du cardinal Ambongo, des critiques visent le rôle social et politique de l’Église catholique en RDC

by admin9775 8 juillet 2026
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Les récentes déclarations du cardinal Fridolin Ambongo, appelant les Congolais à se montrer méfiants envers la classe politique et affirmant que les évêques recherchent uniquement le bien du peuple, continuent de susciter des réactions contrastées au sein de l’opinion publique.

Si certains saluent la prise de position de l’archevêque de Kinshasa en faveur de la défense des intérêts de la population, d’autres estiment que l’Église catholique devrait également faire son autocritique sur son propre rôle dans les domaines social et éducatif.

Parmi les critiques exprimées, certains observateurs rappellent que l’Église catholique avait émis des réserves lors de la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement primaire, aujourd’hui considérée comme l’une des principales réformes sociales du pays. Ils estiment également que de nombreuses écoles conventionnées catholiques pratiquent des frais scolaires élevés, difficilement supportables pour une grande partie des familles congolaises.

Ces voix appellent le ministère de l’Éducation nationale à renforcer le contrôle des frais exigés dans les établissements conventionnés afin de garantir un meilleur accès à l’éducation, en particulier pour les ménages les plus modestes.

D’autres estiment que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) occupe désormais une place importante dans le débat politique national, parfois au détriment de son action sociale et pastorale. Selon eux, l’Église intervient régulièrement sur les questions institutionnelles, électorales et constitutionnelles, ce qui nourrit les critiques de ceux qui lui reprochent une implication croissante dans le champ politique.

À l’inverse, les responsables de la CENCO soutiennent que leurs prises de position relèvent de leur mission prophétique et de leur responsabilité morale face aux défis auxquels est confrontée la République démocratique du Congo. Ils affirment agir dans le respect de la doctrine sociale de l’Église et au nom de la défense de la dignité humaine, de la justice et du bien commun.

Ce débat illustre une nouvelle fois les divergences de perception sur le rôle que doivent jouer les institutions religieuses dans la vie publique congolaise, entre engagement citoyen, mission spirituelle et action sociale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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