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À la Une

À la UneDiaspora

La RDC en discussion avec Washington sur l’accueil de migrants expulsés

by admin9775 5 avril 2026
written by admin9775

La République démocratique du Congo mène actuellement des discussions avec l’administration américaine concernant la possibilité d’accueillir sur son territoire des migrants expulsés des États-Unis vers des pays tiers. L’information a été révélée par l’agence Reuters, citant deux sources gouvernementales à Kinshasa.

Selon ces sources, ainsi que plusieurs responsables des Nations unies et des diplomates informés par Washington, ces échanges s’inscrivent dans la politique américaine de « déportations vers des pays tiers ». Cette stratégie vise à accélérer l’expulsion de personnes entrées ou restées sur le territoire américain sans autorisation.

Ces accords, souvent négociés de manière discrète, restent généralement entourés d’un certain flou, notamment sur leur portée exacte, leurs modalités ou encore les garanties offertes aux personnes concernées.

Un contexte diplomatique et économique sensible

Ces discussions interviennent dans un contexte géopolitique particulier. Washington cherche actuellement à soutenir la mise en œuvre d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, tout en sécurisant son accès aux minerais stratégiques congolais, essentiels pour les industries technologiques et énergétiques.

Pour l’instant, aucune décision finale n’a été prise entre Kinshasa et Washington. Le nombre de migrants susceptibles d’être concernés, leurs nationalités ou encore le calendrier d’éventuelles premières expulsions restent inconnus.

Des inquiétudes des organisations de défense des droits humains

Plusieurs experts juridiques et organisations de défense des droits humains expriment déjà leurs préoccupations face à ce type d’arrangements. Ils soulignent que, dans certains cas, des migrants ont été expulsés vers des pays tiers malgré l’existence de protections judiciaires aux États-Unis.

D’après une source de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le dispositif envisagé pourrait concerner notamment des migrants originaires d’Amérique du Sud, parmi lesquels des ressortissants du Venezuela.

Contactés par Reuters, les porte-paroles du Département d’État des États-Unis et de la Présidence de la République démocratique du Congo n’ont pas souhaité commenter ces échanges diplomatiques en cours.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Imbroglio entre les clubs européens et la Fédération congolaise après la qualification au Mondial 2026

by admin9775 5 avril 2026
written by admin9775

Les internationaux congolais participeront à une cérémonie organisée par le président Félix Tshisekedi, dimanche 5 avril à Kinshasa, pour fêter la qualification des Léopards à la Coupe du monde 2026. Mais ces célébrations nationales ont amorcé une polémique entre la Fécafoot et certains clubs européens comme Lille ou l’Espanyol Barcelone, qui attendaient le retour de leurs joueurs dès ce week-end.

La fête se poursuit en République démocratique du Congo… et la polémique enfle. Après la qualification historique des Léopards à la Coupe du monde 2026 aux États-Unis, dans la nuit du 31 mars au 1er avril contre la Jamaïque (1-0 a.p.), Kinshasa se prépare à accueillir ses héros nationaux dimanche 5 avril pour une cérémonie et des célébration organisées par le président congolais Félix Tshisekedi en personne.

Problème : les Championnats nationaux ont officiellement repris ce week-end et plusieurs internationaux congolais n’ont pas été remis à disposition de leurs clubs. Ils sont plusieurs à manquer à l’appel, comme le capitaine des Léopards Chancel Mbemba (Lille) et Arthur Masuaku (RC Lens), qui manqueront le derby du Nord entre les deux clubs ce samedi 4 avril, mais également Charles Pickel (Espanyol Barcelone). Le milieu de terrain lillois Ngal’ayel Mukau sera lui en revanche bien de la partie pour le coup d’envoi au stade Pierre-Mauroy.

Selon les règlements de la Fifa, les sélections nationales ont l’obligation de libérer leurs joueurs au maximum 48 heures après la fin de leur dernier match lors d’une période de trêve internationale. Mais face à l’absence de son joueur jeudi, le club lillois a été le premier à monter au créneau pour exprimer son incompréhension et regretter la décision de la Fédération congolaise de football.

« Une jurisprudence très dangereuse pour tous les clubs »

« La Fédération congolaise a décidé de façon unilatérale de bloquer des joueurs jusqu’à lundi alors que les règlements Fifa sont clairs : les joueurs doivent être de retour dans leurs clubs 48 heures après le match. Le joueur aurait dû être à Lille hier (jeudi) en fin d’après-midi », a ainsi déclaré le président lillois Olivier Létang dans un communiqué transmis à L’Équipe et RMC Sport le 3 avril.

L’entraîneur de l’Espanyol Barcelone, Manolo González, a également exprimé son mécontentement par rapport à la situation en conférence de presse, alors que le club catalan affronte le Bétis Séville ce samedi. « Charles Pickel n’a pas été libéré par sa sélection après leur qualification au Mondial. (…) Quand il reviendra, nous prendront les mesures appropriées. C’est quelque chose qui ne m’est encore jamais arrivé et qui ne dépend pas de moi. Le club a fait ce qu’il devait faire, c’est à dire parler avec la Fédération congolaise et la Fifa », a-t-il expliqué vendredi.

Mais la polémique ne semble pas s’arrêter là, puisque Olivier Létang a également précisé que l’EFC, l’Association européenne des clubs, ainsi que le syndicat des joueurs ont été avisés de la situation. « Le dossier est déjà entre les mains de la discipline de la Fifa car c’est une jurisprudence très dangereuse pour tous les clubs, qui paient les joueurs. Les instances sont très sensibles et ont aussi déjà écrit à la Fédération congolaise », a averti le président du club lillois.

En attendant d’éventuelles sanctions des grandes instances du football, l’arrivée des joueurs congolais est prévue dimanche 5 avril à l’aéroport international de Ndjili. La Fédération a d’ores et déjà demandé aux supporters de se mobiliser pour « réserver à nos vaillants Léopards un accueil à la hauteur de cet exploit remarquable et de l’honneur rendu à la Nation ».

RFI

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À la UnePolitique

Le Sénat prolonge l’état de siège et adopte des réformes judiciaires en contexte de crise sécuritaire

by admin9775 4 avril 2026
written by admin9775

Le Sénat de la République démocratique du Congo a adopté, en seconde lecture, plusieurs projets de loi majeurs lors de la plénière du 31 mars, marquant une nouvelle étape dans la gestion de la crise sécuritaire et les réformes du système judiciaire.

Parmi les textes adoptés figure la prorogation, pour la 120ᵉ fois, de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu. Ce régime exceptionnel, instauré depuis le 3 mai 2021, est prolongé pour une durée de 15 jours à compter du 2 avril 2026.

Défendant ces projets devant la plénière, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa Atondoko, a justifié cette mesure par la persistance des violences armées dans l’Est du pays, notamment celles attribuées aux groupes armés locaux et étrangers ainsi qu’aux rebelles du M23 opérant sous couverture rwandaise.

Réforme de la justice militaire pour faire face à la guerre

Les sénateurs ont également adopté un projet de loi portant ratification de l’ordonnance-loi modifiant le Code judiciaire militaire. Cette réforme vise à adapter le fonctionnement de la justice militaire aux réalités du terrain.

Selon le garde des Sceaux, elle permettra notamment à des magistrats de grade inférieur, mais appartenant à la même catégorie, de siéger dans certaines juridictions lorsque les contraintes opérationnelles l’exigent. Une mesure présentée comme pragmatique pour accélérer le traitement des dossiers et désengorger les prisons militaires.

Dans un contexte marqué par des poursuites visant des militaires pour des faits graves tels que la fuite devant l’ennemi ou la trahison, cette réforme entend renforcer la discipline au sein des forces armées et lutter contre l’impunité.

Des ajustements dans le secteur des finances

Un autre texte adopté concerne la ratification d’une ordonnance-loi relative à l’imposition des revenus, défendue par la vice-ministre des Finances Gracia Yamba Kazadi. Cette réforme vise à adapter certaines dispositions fiscales contenues dans des législations spécifiques.

Un large consensus au Sénat

Au total, sur 75 sénateurs présents, 74 ont voté en faveur de ces textes, tandis qu’un seul s’est abstenu. Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a indiqué que ces lois, adoptées en des termes identiques avec l’Assemblée nationale, seront transmises au Présidence de la République démocratique du Congo pour promulgation par le chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Un cadre légal lié à l’habilitation du gouvernement

Ces textes s’inscrivent dans le cadre de la loi d’habilitation accordée au gouvernement, conformément à l’article 129 de la Constitution, permettant à l’exécutif de légiférer par ordonnances-lois pendant les vacances parlementaires, entre décembre 2025 et mars 2026.

Cette dynamique législative intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par la poursuite des combats dans l’Est du pays, où les autorités congolaises dénoncent une implication du Rwanda à travers la rébellion de l’AFC/M23.

Avec ces décisions, le Parlement entend soutenir à la fois l’effort de guerre et les réformes institutionnelles, tout en répondant aux défis sécuritaires et judiciaires auxquels fait face la République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

le général Randy George poussé à la retraite en pleine guerre contre l’Iran

by admin9775 4 avril 2026
written by admin9775

Le chef d’état-major de l’armée de terre américaine, le général Randy George, a été contraint de quitter ses fonctions avec effet immédiat, en pleine guerre contre l’Iran.

Selon des sources officielles, cette décision a été prise à la demande du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, sans qu’aucune justification publique ne soit fournie. Ce départ s’inscrit dans une série de mises à l’écart de hauts responsables militaires depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, dans un contexte de recomposition du commandement militaire américain.

D’après plusieurs sources, cette décision pourrait être liée à la volonté de l’administration américaine de placer à des postes clés des responsables alignés sur sa vision stratégique, alors que les États-Unis sont engagés dans un conflit majeur.

Le général Randy George, nommé en 2023, quitte ainsi ses fonctions au sommet de l’armée américaine dans un contexte particulièrement sensible, marqué par des tensions militaires et des interrogations croissantes sur la direction stratégique de Washington.

Fox News

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À la UneSociété

Justice : condamnation avec sursis pour le médecin filmé en train de frapper une patiente à Kinkole

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Le Tribunal de garnison de Kinkole a rendu son verdict dans l’affaire de violences médicales impliquant le docteur David Balanangayi, poursuivi après la diffusion d’une vidéo choquante sur les réseaux sociaux.

Le praticien a été condamné à deux mois de servitude pénale, assortis d’un sursis d’un an. Une décision qui signifie, conformément à la législation en vigueur en République démocratique du Congo, qu’il n’exécutera pas immédiatement sa peine, sauf en cas de récidive.

Des réparations jugées insuffisantes

Sur le plan civil, l’État congolais a été condamné à verser une indemnité d’environ 2,5 millions de francs congolais à la victime, Dorcas Mulema Moya. D’autres montants, oscillant jusqu’à 3 millions de francs congolais, ont également été évoqués pour les parties civiles.

Ces réparations suscitent déjà de vives critiques. Plusieurs observateurs estiment qu’elles restent faibles au regard du préjudice subi, dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique.

Indignation des organisations de défense des patients

L’Association de défense des droits des patients (ADP) a vivement réagi, dénonçant un verdict en décalage avec la gravité des faits. Son représentant, Benjamin Bahati, parle d’une « grande déception » et d’un « recul » dans la lutte pour les droits des patients, en particulier des femmes victimes de maltraitances médicales.

L’organisation rappelle toutefois que cette procédure démontre que nul n’est au-dessus de la loi et n’exclut pas un recours en appel, une possibilité également ouverte au ministère public.

Une affaire qui avait suscité une vive émotion

Les faits remontent à la diffusion d’une vidéo montrant le médecin en train d’asséner des coups à sa patiente après son accouchement, dans un établissement hospitalier de Kinshasa. La scène avait provoqué une onde de choc à l’échelle nationale, suscitant notamment l’indignation de Denise Nyakeru Tshisekedi.

Le ministère public avait retenu plusieurs chefs d’accusation, dont torture, coups et blessures aggravés et violation de l’intimité, notamment pour avoir ordonné la captation vidéo des faits. La partie civile, quant à elle, réclamait jusqu’à un million de dollars américains en dommages et intérêts.

À la barre, la victime a relaté avoir été violemment battue alors qu’elle ne s’opposait pas aux soins post-accouchement. Un expert médical a confirmé que son état initial était stable, tout en évoquant une plaie nécessitant une prise en charge adaptée.

Un débat relancé sur la justice et les droits des patients

Cette décision relance le débat sur la sévérité des sanctions en matière de violences médicales en RDC, ainsi que sur l’évaluation des dommages et intérêts accordés aux victimes.

Si la défense du médecin s’est félicitée du verdict, estimant qu’il permet à son client de retrouver la liberté, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une justice plus dissuasive face à des actes jugés inacceptables dans le milieu hospitalier.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Sénat : Norbert Basengezi élu deuxième vice-président avec une large majorité

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Le Sénat de la République démocratique du Congo a désormais son nouveau deuxième vice-président. Le sénateur Norbert Basengezi Katintima a été élu ce vendredi 3 avril 2026 avec 87 voix sur 95 votants, confirmant sans surprise son statut de favori après s’être retrouvé seul en lice.

Il succède à Modeste Bahati Lukwebo, qui avait démissionné le 18 mars 2026 dans un contexte de fortes tensions internes, alors qu’il faisait face à une menace de motion de défiance, notamment pour des accusations d’incompétence formulées par certains de ses collègues.

Né le 10 janvier 1958 à Kashimaro-Kaziba, dans la province du Sud-Kivu, Norbert Basengezi Katintima dispose d’un parcours politique bien établi. Il a notamment occupé les fonctions de vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), après avoir été gouverneur du Sud-Kivu et député national.

À la tête de l’Alliance des nationalistes pour un Congo émergent (ANCE), il est également membre de l’Union sacrée de la nation, la plateforme au pouvoir.

Cette élection s’inscrit dans un contexte de recomposition au sein du bureau du Sénat, marqué par une volonté de consolidation de la majorité parlementaire autour de figures jugées consensuelles.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Crise dans l’Est de la RDC : Paul Kagame charge Joseph Kabila et renvoie Kinshasa à ses responsabilités

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Dans une interview exclusive accordée à Jeune Afrique et publiée ce vendredi 3 avril 2026, le président rwandais Paul Kagame a livré une déclaration aux implications majeures sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Le M23 n’est pas un mouvement rwandais, mais un mouvement congolais désormais appelé AFC/M23, auquel est associé l’ancien président Joseph Kabila », a-t-il affirmé, estimant que « le problème posé par ce mouvement est un problème politique congolais, qui doit trouver une solution politique congolaise ».

Par cette sortie, Paul Kagame opère un repositionnement stratégique en rejetant toute responsabilité directe du Rwanda dans le conflit, tout en désignant clairement Joseph Kabila comme un acteur central de la crise. Une déclaration qui intervient alors que l’ancien chef de l’État congolais est accusé de « haute trahison » par les autorités de Kinshasa.

Le président rwandais a également assumé la présence de Kabila sur son territoire, déclarant : « Je ne vois pas pourquoi je lui refuserais le passage », évoquant une situation relevant, selon lui, des affaires internes congolaises.

Une ligne de défense assumée face aux accusations

Depuis plusieurs années, Kigali est régulièrement accusé de soutenir militairement la rébellion du M23. Des accusations systématiquement rejetées par les autorités rwandaises. Mais cette fois, Paul Kagame va plus loin en présentant le conflit comme une crise interne à la RDC, opposant notamment Félix Tshisekedi à son prédécesseur.

« Émettre des sanctions ne signifie pas qu’elles sont justifiées », a-t-il insisté, dénonçant des mesures internationales qu’il qualifie d’« injustifiées » et dictées par des intérêts extérieurs. Il exclut toute idée de concessions face à ces pressions.

Le dirigeant rwandais a par ailleurs défendu la posture sécuritaire de son pays, affirmant que la présence de l’AFC/M23 contribue à sécuriser la frontière entre le Rwanda et la RDC. Il évoque même une logique de « défense préventive », consistant à neutraliser les menaces au-delà de ses frontières.

Dans ce cadre, il accuse également Kinshasa de collaborer avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), considérées comme une menace directe pour la sécurité du Rwanda.

Un discours qui fait écho à Kinshasa

Fait notable, les propos de Paul Kagame rejoignent en partie la thèse défendue depuis plusieurs mois par Félix Tshisekedi, selon laquelle l’Alliance Fleuve Congo (AFC) serait liée à Joseph Kabila. Une convergence inattendue dans le discours, bien que les conclusions divergent radicalement.

Là où Kinshasa dénonce une agression extérieure soutenue par Kigali, le président rwandais présente la crise comme un conflit interne congolais, appelant à une solution politique nationale.

Un climat diplomatique encore plus tendu

Alors que l’AFC/M23 contrôle une partie importante du Nord-Kivu et que les efforts de médiation peinent à aboutir, cette déclaration risque d’aggraver les tensions entre Kigali et Kinshasa.

En renvoyant la responsabilité du conflit aux acteurs congolais, Paul Kagame tente de redéfinir la lecture internationale de la crise. Reste à savoir si cette stratégie convaincra la communauté internationale, jusque-là largement préoccupée par le rôle présumé du Rwanda dans l’instabilité persistante de l’Est congolais.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Cameroun : le Parlement examine une réforme constitutionnelle créant un poste de vice-président

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Réuni en congrès ce jeudi 2 avril 2026 à Yaoundé, le Parlement du Cameroun a entamé l’examen d’un projet de loi de révision constitutionnelle majeur, portant notamment sur la création d’un poste de vice-président de la République

Introduit sous procédure accélérée, ce texte prévoit la modification de plusieurs dispositions de la Constitution de 1972. Il instaure la fonction de vice-président, nommé par le chef de l’État, avec un mandat aligné sur celui du président de la République

Le projet définit également les modalités de succession au sommet de l’État. En cas de vacance du pouvoir — décès, démission ou empêchement définitif — le vice-président serait appelé à achever le mandat en cours. Si ce dernier est indisponible ou si le poste est vacant, l’intérim reviendrait alors au président du Sénat, avec organisation d’une élection présidentielle dans un délai encadré

Le texte confirme par ailleurs le rôle central du président dans l’architecture institutionnelle, en lui conférant le pouvoir de nomination du vice-président, du Premier ministre et des membres du gouvernement, ainsi que la possibilité de déléguer certaines compétences en cas d’empêchement temporaire

Cette réforme intervient dans un contexte politique particulier marqué par la longévité au pouvoir de Paul Biya, âgé de 92 ans et à la tête du pays depuis 1982. Réélu en octobre 2025 pour un huitième mandat avec 53,66 % des suffrages, il demeure une figure centrale de la vie politique camerounaise

Un débat qui résonne en RDC

Cette initiative au Cameroun fait écho aux discussions en cours en République démocratique du Congo autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle

En août 2023, le professeur Isidore Ndaywel avait présenté à Kinshasa un projet de nouvelle Constitution proposant notamment la création d’un poste de vice-président en remplacement du Premier ministre, ainsi que l’instauration d’un mandat présidentiel unique de neuf ans

Un an plus tard, le 23 octobre 2024, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté de doter le pays d’une nouvelle loi fondamentale, estimant que la Constitution actuelle ne correspond plus aux réalités du pays

Toutefois, cette perspective suscite de vives réactions. En novembre 2024, plusieurs figures de l’opposition et de la société civile ont dénoncé à Kinshasa un projet qu’elles interprètent comme une tentative de révision visant à ouvrir la voie à un éventuel troisième mandat présidentiel. Elles accusent le chef de l’État de vouloir contourner les limitations constitutionnelles, évoquant même un risque de « haute trahison »

Ainsi, entre réforme institutionnelle et tensions politiques, la question constitutionnelle s’impose comme un enjeu majeur, aussi bien au Cameroun qu’en RDC, où elle cristallise les débats sur la gouvernance et l’avenir démocratique.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

États-Unis: Donald Trump a limogé sa ministre de la Justice Pam Bondi

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Le président américain Donald Trump a limogé la ministre de la Justice Pam Bondi de ses fonctions jeudi 2 avril 2026, a annoncé un responsable de la Maison Blanche, suite à une frustration croissante quant à son travail, notamment sa gestion des dossiers d’enquête liés au défunt financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein. Donald Trump aurait également été frustré par la lenteur de Pam Bondi à poursuivre ses détracteurs et adversaires qu’il souhaitait voir traduits en justice.

La veille encore, Pam Bondi s’affichait aux côtés de Donald Trump. Elle était dans son convoi lorsqu’il s’est rendu à la Cour suprême pour une audience sur un de ses décrets restreignant le droit du sol. Elle était également avec lui lorsqu’il a fait son allocution sur la guerre en Iran. Et interrogé sur ce possible départ, le président états-unien avait alors répondu que « Pam Bondi est une personne merveilleuse » et qu’elle fait « un bon travail. » Mais moins de 24 heures plus tard, il confirme donc son départ.

L’intérim de Pam Bondi sera assuré par le numéro deux du ministère de la Justice Todd Blanche, ancien avocat personnel de Donald Trump, a ajouté le président américain sur son réseau Truth Social, saluant l’action de la ministre sortante contre la criminalité. Elle est « une grande patriote et amie loyale », a-t-il également souligné, sans donner toutefois de raison à son limogeage. 

Durant son mandat à la tête de l’appareil judiciaire américain, Pam Bondi s’est montrée une fervente défenseure du programme de Donald Trump et a mis fin à la longue tradition d’indépendance du ministère de la Justice vis-à-vis de la Maison Blanche dans ses enquêtes.

Une gestion de l’affaire Epstein qui a fait grincer des dents au sein de l’entourage de Donald Trump

Ce sont toutefois les critiques répétées concernant les dossiers de l’affaire Epstein, y compris de la part d’alliés de Donald Trump et de certains élus républicains, qui ont marqué son mandat. Pam Bondi a été accusée d’avoir dissimulé ou mal géré la publication des documents relatifs aux enquêtes du ministère de la Justice sur le trafic sexuel d’Epstein, un financier qui entretenait des liens avec de nombreuses personnalités riches et influentes. Cette affaire a causé des difficultés politiques à Trump et a ravivé l’attention portée à son amitié passée avec Epstein, qu’il affirme avoir rompue il y a des décennies.

Autre reproche que lui fait Donald Trump : si elle a bien mené la purge voulue par le président états-unien au sein du ministère de la Justice, évinçant des procureurs qui avaient ordonné des enquêtes visant Donald Trump, elle n’a pas engagé à ses yeux suffisamment de poursuites à l’encontre de détracteurs et d’adversaires.

Son limogeage pourrait entraîner un remaniement stratégique au sein du ministère de la Justice et potentiellement une nouvelle offensive judiciaire contre les cibles de Trump. Pam Bondi est la deuxième haute responsable de l’administration Trump à être limogée récemment. Trump a démis de ses fonctions la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, le 5 mars, suite aux critiques concernant sa gestion de l’agence et sa politique d’immigration.

RFI

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À la UneProvince

Haut-Lomami : tensions au centre de Kaniama Kasese, six blessés dont deux graves

by admin9775 3 avril 2026
written by admin9775

Des tensions ont éclaté le mardi 31 mars 2026 au centre d’encadrement et d’instruction de Kaniama Kasese, en province du Haut-Lomami, opposant des jeunes en formation, anciens bandits en processus de réinsertion, à un élément des Forces armées de la République démocratique du Congo.

Selon la direction du Service national de la RDC, ces incidents ont fait six blessés parmi les « bâtisseurs », dont deux dans un état grave.

D’après les premiers éléments, ces violences seraient survenues dans un climat de tension alimenté par la propagation d’une fausse rumeur évoquant une prétendue prime impayée ainsi qu’une prolongation de la durée de formation. Sous l’effet de cette agitation, certains jeunes se sont attaqués aux installations du centre, brisant des vitres, incendiant des matelas et s’en prenant physiquement au commandant du site qui tentait de ramener le calme.

Alors que des efforts étaient en cours pour rétablir l’ordre, un militaire a fait usage de son arme à feu, causant les blessures enregistrées.

Face à la gravité de la situation, le commandant du Service national, Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a réagi rapidement en ordonnant l’interpellation du présumé auteur des tirs. Celui-ci a été remis à l’Auditorat militaire de garnison de Kamina, qui a ouvert une enquête afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l’incident

Les blessés ont été pris en charge et évacués vers une structure médicale du Service national où ils reçoivent des soins appropriés.

Dans son communiqué, le Service national condamne fermement cet acte, qualifié de violation grave des règles de discipline et des principes fondamentaux de respect de la vie humaine, affirmant qu’aucune dérive ne sera tolérée.

Des mesures correctives ont été annoncées, notamment le renforcement de l’encadrement, des mécanismes de supervision et de la gestion des situations de tension au sein du centre.

Les autorités appellent enfin au calme, à la responsabilité collective et à la vigilance face aux risques de désinformation autour de cet événement, tout en rassurant que cet incident, bien que grave, ne remet pas en cause la mission et les objectifs du Service national en matière de réinsertion et de formation des jeunes en République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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