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À la Une

À la UneMonde

Élections au Royaume-Uni: déconfiture pour les travaillistes du Premier ministre Keir Starmer

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

Un désastre électoral pour les travaillistes au Royaume-Uni. Alors que le pays renouvelait une partie de ses collectivités locales et les Parlements d’Écosse et du Pays de Galles, le gouvernement de Keir Starmer s’était préparé à un jugement de son action, dans un contexte d’impopularité record.

Le Parti travailliste a perdu sa majorité dans une vingtaine de collectivités locales, et près de 600 sièges. Le grand gagnant, c’est le parti d’extrême droite Reform UK – son dirigeant Nigel Farage parle d’un moment historique.

« Reform parvient à l’emporter dans des endroits qui ont toujours été aux mains des conservateurs, et de même nous gagnons dans des zones que les travaillistes dominent depuis la fin de la Première Guerre mondiale. Et le meilleur est à venir », s’exclame le candidat populiste.

L’homme du Brexit semble confirmer l’ascension que lui prédisaient les sondages, avec une percée notable dans plusieurs bastions travaillistes. Mais il a peu de chances de pouvoir accéder au pouvoir prochainement. « Il est sans doute quelqu’un qui pourrait éventuellement être un Premier ministre. Je crois que ce qui est plus probable, c’est une continuation de la fragmentation de la scène politique britannique », souligne Christopher Bickerton, enseignant-chercheur en sciences politiques à l’université de Cambridge auprès de Paul Estanol du service international de RFI.

« Cette fragmentation-là, elle n’est pas automatiquement quelque chose de bien pour Farage. On suppose plutôt qu’il y aurait peut-être un genre de système de coalition dans lequel un parti du centre ou un parti travailliste ou conservateur pourrait mener une coalition et c’est une façon d’exclure les partis de l’extrême », ajoute-t-il.

Dans ce cas de figure là, le système britannique commencerait un peu à ressembler à le système européen de coalition. Mais ces systèmes là fonctionnent pour exclure des partis d’extrême droite du pouvoir.

Pour Christopher Bickerton, Nigel Farage a peu de chances de devenir Premier ministreRFI

Les Verts décrochent une mairie d’arrondissement pour la première fois

En réalité les reports de voix des anciens électeurs travaillistes sont surtout allés chez les Verts, en particulier à Londres : Zoë Garbett a remporté une mairie d’arrondissement pour la première fois.

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« À Londres, et à travers le pays, les électeurs ont été clairs : ils veulent désespérément une alternative à ce gouvernement travailliste défaillant », estime Zoë Garbett. « Ce n’est pas une bataille entre anciens et nouveaux partis, mais entre peur et espoir ! »

Keir Starmer refuse de démissionner de son poste de Premier ministre

Le Premier ministre Keir Starmer reconnaît des résultats « sévères ». Mais refuse de démissionner. « Nous avons remporté une victoire écrasante en juillet 2024, et avons un mandat de cinq ans. Nous devons réinjecter l’espoir d’une vie meilleure. Je ne vais pas m’en aller et plonger le pays dans le chaos », assure le Premier ministre.

Le Parti travailliste a déjà reconnu sa défaite au Pays de Galles et en Écosse, avant le dépouillement.

RFI

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À la UneMonde

Élections en Israël : le faucon Bennett et le centriste Lapid, « Ensemble » pour détrôner Netanyahu

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

L’annonce de la fusion des partis de deux anciens Premiers ministres, Naftali Bennett et Yair Lapid n’a pas bouleversé les sondages d’opinion en Israël en vue des prochaines législatives qui doivent avoir lieu en octobre. En dépit de leur engagement à maintenir une politique sécuritaire et nationaliste très ferme, les deux leaders de l’opposition peinent à séduire les électeurs traditionnels de Benjamin Netanyahu.

Après l’annonce de la fusion de leurs partis respectifs au sein d’une nouvelle formation nommée « Behayad » (“Ensemble” en hébreu), Naftali Bennett et Yaïr Lapid se donnaient l’accolade, dimanche 26 avril, devant les caméras de télévision.

Avec cette annonce, les deux hommes lançaient la campagne électorale en vue des prochaines élections parlementaires qui doivent se tenir avant le 30 octobre 2026. Ils renouvelaient aussi leur alliance conclue pour les élections législatives de mars 2021 qui leur avait permis de détrôner brièvement Benjamin Netanyahu, qui occupait le poste de Premier ministre depuis 2009.

Le 13 juin 2021, Naftali Bennett avait pris les rênes de l’État hébreu à la tête d’une coalition hétéroclite de huit partis, dont un parti arabe israélien, le Ra’am (Liste arabe unie). Yaïr Lapid lui a succédé le 1er juillet 2022 avant que de nouvelles élections anticipées ne remettent Benjamin Netanyahu sur son trône, en décembre 2022. 

L’impact incertain d’une fusion

Selon des sondages, publiés peu après l’annonce des deux leaders d’opposition, la nouvelle formation « Beyahad » rassemblerait entre 25 et 28 députés sur 120. A peu près autant que le Likud de Netanyahu. Dans un sondage publié peu avant, Yesh Atid, la formation Yaïr Lapid était créditée de 21 sièges et celle de Bennett de 7 sièges.

Pour Dahlia Scheindlin, consultante politique américano-israélienne “cette alliance ne modifie pas sensiblement le paysage politique. De nombreux sondages publiés depuis l’annonce de cette fusion montrent qu’il n’y a pratiquement aucun changement dans le rapport de force entre l’opposition et la coalition au pouvoir. Je ne constate pas de changement majeur, du moins pas pour l’instant”, explique-t-elle.

Pour cette experte qui analyse élections et sondages en Israël depuis 25 ans, la fusion de partis pendant les campagnes électorales n’a que peu d’influence sur le vote. Le peu d’enthousiasme que suscite cette annonce s’explique sans doute aussi par la répétition d’une alliance opportuniste entre un nationaliste venu de la droite (Bennett) et un centriste libéral (Lapid), dans le seul but de renverser Netanyahu.

Denis Charbit, professeur de sciences-politiques à l’université ouverte d’Israël ajoute cependant qu’“il y a eu quand même un effet psychologique indéniable. Pour une fois l’agenda politique a été fixé par l’opposition et non pas par Netanyahu. On a tellement été habitué à ce que Netanyahu renaisse de ses cendres tel un phénix, qu’il était important de créer la surprise”.

Une opposition apeurée et frileuse ?

Pour tenter de convaincre à nouveau les Israéliens de voter pour l’alternance, les deux leaders de l’opposition ont martelé quelques principes destinés à rallier les voix des électeurs traditionnels de Netanyahu : “Nous défendrons le territoire de notre pays et ne céderons pas un pouce de terrain à l’ennemi”, ou encore “La création d’un État palestinien n’est pas à l’ordre du jour”.

Mais c’est une autre formule qui a retenu l’attention. “Nous refuserons de former un gouvernement avec des partis arabes non sionistes”, ont-il affirmé alors qu’il y a seulement cinq ans, Yaïr Lapid et Naftali Bennett avaient fait entrer au gouvernement israélien Mansour Abbas, le leader de la Liste arabe unie, une formation islamo-conservatrice forte de 4 députés, pour obtenir la majorité à la Knesset.

Pour Denis Charbit, “c’est sûr qu’on ne peut pas leur décerner la médaille du courage politique. Le courage politique aurait été de dire ‘nous avons travaillé avec un parti arabe, le parti Ra’am, et si le gouvernement n’a pas tenu 18 mois, ce n’est pas à cause de lui’. Mais il est vrai que le 7 octobre est passé par là.”

Le soutien des partis arabes israéliens indispensable à l’opposition

Yaïr Golan, le leader du Parti Démocrate, l’héritier du parti de Yitzhak Rabin, Shimon Peres et David Ben Gourion a critiqué cette prise de position qui exclurait d’une coalition d’opposition des partis que ne seraient pas “sionistes”. 

“Mansour Abbas est un partenaire légitime pour la formation d’un gouvernement”, a-t-il répondu sur X au ministre des finances suprémaciste Bezalel Smotrich pour qui “inclure un parti arabe dans un gouvernement est pire que le 7-Octobre”.

Pour Shanna Orlik, conseillère politique du parti Les Démocrates, “’il est évident pour nous, d’un point de vue idéologique autant que pratique, que le partenariat avec le parti de Mansour Abbas est une nécessité pour créer une stabilité, une alternative réelle et donner de l’espoir aux citoyens arabes.” 

“Personnellement, je suis choqué de voir que des partis qui ont été dans une coalition avec Mansour Abbas et avec qui ça s’est très bien passé, pour le bien être des citoyens israéliens, fassent marche arrière dans une démarche populiste” poursuit-elle.

Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au centre, s'entretient avec le député Mansour Abbas à la Knesset. A gauche, assis, Yaïr Lapid. A Jérusalem, le jeudi 30 juin 2022
Le Premier ministre israélien Naftali Bennett, au centre, s’entretient avec le député Mansour Abbas à la Knesset. A gauche, assis, Yaïr Lapid. A Jérusalem, le jeudi 30 juin 2022. AP – Ariel Schalit

“Il est à peu près certain que la coalition d’opposition à Netanyahou ne réunira pas 61 députés sans les députés arabes” ajoute Denis Charbit. “Et donc ça veut dire qu’ils auront besoin de se dédire de leur promesse”. 

Plus grinçante, Dahlia Scheindlin estime que “si un Israélien pense qu’un homme politique israélien tient ses promesses faites avant les élections… alors vous connaissez le dicton : ‘Trompe moi une fois, honte à toi, mais trompe moi une deuxième fois, honte à moi’“

Tout sauf Bibi, mais à quel prix ?

Après trois ans de guerre quasi ininterrompue, Yaïr Lapid et Naftali Bennett ont lancé une campagne électorale qui est avant tout un référendum pour ou contre Netanyahu et ses ministres d’extrême droite qui veulent refonder l’Etat d’Israël sur un modèle illibéral et suprémaciste juif.

Le ministre de l'intérieur israélien Itamar Ben-Gvir, leader du parti kahaniste Force juive, porte un noeud coulant en pins, signifiant son soutien à la peine de mort pour les "terroristes palestinien
Le ministre de l’intérieur israélien Itamar Ben-Gvir, leader du parti kahaniste Force juive, porte un noeud coulant en pins, signifiant son soutien à la peine de mort pour les « terroristes palestiniens ». Le 15 avril 2026 à Jérusalem. ZUMA Press Wire via Reuters Conn – Matteo Placucci

Pour mettre sur pied une coalition qui soit en mesure de gouverner dans quelques mois, les deux hommes n’ont visiblement pas peur du mariage des contraires et des contradictions. 

En effet, Yaïr Lapid est le dernier Premier ministre israélien à s’être déclaré en faveur d’une solution à deux états à la tribune des Nations unies tandis que Naftali Bennett est un artisan de la colonisation de la Cisjordanie occupée. Le premier est fermement laïc, alors que le second ne répond pas au téléphone le samedi, shabbat oblige.

Si, aux yeux des différents courants de l’opposition en Israël, tout vaut mieux que “Bibi”, la viabilité de leur union pose question. Sur le fond, estime Dahlia Scheindlin doute qu' »à long terme, une politique d’expansionnisme nationaliste à grande échelle et de conquête territoriale puisse coexister avec les valeurs libérales”.

France 24

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À la UneProvince

Assemblée provinciale du Kongo Central : une commission spéciale mise en place avant tout vote sur les poursuites contre Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo

by admin9775 9 mai 2026
written by admin9775

L’Assemblée provinciale du Kongo Central a consacré sa plénière du jeudi 7 mai à l’examen du réquisitoire du Procureur général près la Cour de cassation visant le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo.

Présidée par Victor Nsuami Mpaka, la séance s’est clôturée sans vote sur l’autorisation des poursuites judiciaires. Les députés provinciaux ont plutôt décidé de mettre en place une commission spéciale et temporaire chargée d’analyser le dossier conformément à l’article 43 du règlement intérieur.

Cette commission est composée des députés Mayiza, Moyo, Matoko, Kisilu, Mavungu, Landu et Atou Matubuana. Elle réunit des représentants des différents groupes parlementaires, du comité des sages ainsi que le président de la commission politique, administrative et juridique.

Le rapporteur adjoint Guylain Panzu Tsasa Mangovo a expliqué que le bureau de l’Assemblée avait préalablement examiné la question avant son inscription à l’ordre du jour.

Au cours de la plénière, le réquisitoire du Procureur général a été lu devant le gouverneur Bilolo, qui a apporté une brève réponse. La commission pourra désormais procéder à de nouvelles auditions, aussi bien du gouverneur que d’un représentant du parquet général près la Cour de cassation.

Les travaux de cette structure ont débuté ce vendredi 8 mai et devraient s’achever samedi 9 mai. Le rapport final sera ensuite présenté en plénière le lundi 11 mai, date à laquelle les élus devront finalement se prononcer sur l’autorisation ou non des poursuites judiciaires contre le chef de l’exécutif provincial.

« Aucun vote ne pouvait avoir lieu aujourd’hui sans respecter chaque étape de la procédure », a insisté l’honorable Panzu Tsasa.

Les discussions ont toutefois mis en évidence des divergences au sein de l’Assemblée provinciale, laissant entrevoir un vote décisif pour l’avenir politique et institutionnel du Kongo Central.

Par Pascal Kabeya
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À la UneEconomie

Eurobond « Mbote » : Félix Tshisekedi exige rigueur et résultats dans la gestion des 1,25 milliard USD

by admin9775 9 mai 2026
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À peine la République démocratique du Congo a-t-elle réussi sa première émission d’eurobond sur les marchés internationaux que le président Félix Tshisekedi fixe déjà les exigences de gouvernance autour des fonds mobilisés.

Lors de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres du 15 avril, le chef de l’État a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente des 1,25 milliard de dollars levés à travers l’eurobond baptisé « Mbote ». Selon lui, cette opération financière, largement sursouscrite, représente avant tout un engagement de crédibilité envers les investisseurs internationaux.

« Ce à quoi les marchés ont souscrit, ce n’est pas seulement une obligation financière, mais une promesse : celle d’un État gouverné avec ordre, prévoyance et responsabilité », a déclaré le président congolais.

Pour garantir un suivi strict des ressources mobilisées, Félix Tshisekedi a demandé à la Première ministre Judith Suminwa Tuluka de mettre sur pied une commission interinstitutionnelle chargée de superviser l’exécution des investissements financés par cet emprunt. Cette structure devra associer les ministères du Plan, des Finances, les secteurs concernés ainsi que des représentants de la présidence.

Le chef de l’État a également exigé une « traçabilité irréprochable » des fonds. Le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a été chargé d’instaurer un mécanisme de suivi structuré et accessible, tandis que l’Inspection générale des finances assurera des contrôles annuels de conformité. La Cour des comptes devra, de son côté, transmettre au Parlement des rapports détaillés sur l’exécution de l’emprunt.

Le gouvernement produira également un rapport trimestriel détaillant l’état d’avancement des projets, les montants engagés ainsi que les éventuels écarts observés.

Parmi les projets retenus figurent plusieurs infrastructures jugées stratégiques dans le cadre du Programme national stratégique de développement 2024-2028. Le portefeuille comprend notamment la construction d’un nouveau terminal à l’aéroport international de N’djili, la réhabilitation de 750 kilomètres de route entre Kisangani et Beni, ainsi que 300 kilomètres de voiries urbaines et une rocade moderne à Kinshasa.

Le secteur énergétique bénéficiera également d’investissements majeurs, notamment avec une ligne de transmission électrique entre la Zambie et la ceinture cuprifère congolaise, ainsi que le projet hydroélectrique de Katende destiné à renforcer l’accès à l’électricité dans le Kasaï-Central.

Enfin, une partie des ressources sera orientée vers le capital humain à travers la création de centres de formation professionnelle à Kinshasa, Kisangani, Mbuji-Mayi et Lubumbashi, afin d’adapter les compétences des jeunes aux besoins du marché du travail.

À travers cette stratégie, les autorités congolaises entendent démontrer que l’endettement public peut devenir un levier de croissance lorsqu’il finance des projets productifs et générateurs de richesse.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

RDC : le procès du général Philémon Yav met en lumière les profondes tensions au sein des FARDC

by admin9775 9 mai 2026
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Le procès du lieutenant-général Philémon Yav Irung continue de susciter de vives réactions dans les milieux politiques, militaires et judiciaires en République démocratique du Congo. Jugé devant la Haute Cour militaire pour trahison et incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, l’ancien commandant de la 3ᵉ Zone de défense se retrouve au centre d’un dossier hautement sensible dans un contexte marqué par la guerre persistante dans l’Est du pays.

Lors de l’audience tenue à Kinshasa, le parquet général militaire a requis la servitude pénale à perpétuité pour les faits de trahison, tout en demandant à la Cour de prendre en compte des circonstances atténuantes liées à la délinquance primaire de l’officier supérieur. Le ministère public a également sollicité une peine de vingt ans de prison pour l’infraction d’incitation des militaires à des actes contraires au devoir et à la discipline.

Mais au-delà des accusations portées contre lui, cette affaire révèle les profondes fractures qui traversent l’appareil sécuritaire congolais depuis plusieurs années. Autour du général Philémon Yav, plusieurs voix dénoncent un dossier à forte dimension politique et stratégique.

Son avocat, Carl Ngwapitshi, estime notamment que les charges retenues contre son client sont « insoutenables en droit ». Selon lui, l’ancien commandant de la 3ᵉ Zone de défense aurait plutôt été victime de rivalités internes au sein de certains cercles influents de la hiérarchie militaire.

L’avocat soutient que le général Yav faisait partie des officiers qui tentaient de contenir l’avancée des groupes armés dans l’Est avant son rappel à Kinshasa. Il affirme que son arrestation aurait contribué à fragiliser certains dispositifs militaires dans le Nord-Kivu à un moment particulièrement critique de la guerre contre l’AFC/M23.

Autour de ce procès, plusieurs analyses évoquent également des luttes d’influence internes ayant marqué les FARDC entre 2022 et 2025. Des sources sécuritaires et politiques parlent de réseaux de pouvoir cherchant à renforcer leur contrôle sur l’appareil militaire à travers des mécanismes de clientélisme et de loyautés parallèles.

Selon cette lecture, plusieurs officiers arrêtés ces dernières années auraient parfois été accusés de complot, de collusion avec l’ennemi ou de détournements dans un contexte mêlant rivalités personnelles, repositionnements stratégiques et règlements de comptes internes.

Ces tensions auraient progressivement contribué à affaiblir le fonctionnement opérationnel des FARDC, déjà confrontées à une situation sécuritaire extrêmement complexe dans l’Est du pays. Le récent rapport parlementaire sur l’état sécuritaire de la RDC avait d’ailleurs pointé plusieurs dysfonctionnements dans la conduite des opérations militaires, notamment en matière de commandement, de coordination et de gestion logistique.

Alors que la Haute Cour militaire n’a pas encore rendu son verdict, le dossier Philémon Yav apparaît déjà comme l’un des procès militaires les plus sensibles de ces dernières années en RDC. Une affaire qui dépasse désormais le seul cadre judiciaire et qui remet au centre du débat les fractures internes, les luttes d’influence et les défis structurels auxquels fait face l’armée congolaise dans un contexte de guerre prolongée.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Washington relève son niveau d’alerte sur le Rwanda sur fond de tensions régionales autour de la crise dans l’Est de la RDC

by admin9775 8 mai 2026
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Les États-Unis ont considérablement durci leur position sécuritaire vis-à-vis du Rwanda en relevant leur niveau d’alerte voyage au niveau 4, soit la catégorie maximale correspondant à la recommandation officielle : « Ne pas voyager ».

Dans son évaluation, le Département d’État américain évoque une dégradation du climat sécuritaire marquée par une hausse des actes criminels, des agressions violentes, des braquages et des risques de troubles sécuritaires, particulièrement dans certaines zones proches de la frontière avec la Democratic Republic of the Congo.

Cette décision intervient dans un contexte régional extrêmement tendu, dominé par la persistance du conflit dans l’Est congolais et les accusations récurrentes portées contre Kigali concernant un soutien présumé aux rebelles de l’AFC/M23. Le Rwanda a toujours rejeté ces accusations, mais la pression diplomatique internationale s’est intensifiée ces derniers mois autour du rôle régional de Kigali.

Pour plusieurs analystes sécuritaires, cette alerte américaine dépasse la seule question criminelle et traduit une inquiétude géopolitique plus large face au risque d’extension régionale de la crise congolaise. Washington semble ainsi signaler que les conséquences du conflit dans l’Est de la RDC ne se limitent plus au territoire congolais mais commencent à affecter directement l’environnement sécuritaire régional.

Cette évolution intervient alors que les États-Unis jouent un rôle diplomatique croissant dans les discussions autour du processus de paix entre Kinshasa et Kigali, notamment à travers les mécanismes soutenus par les partenaires internationaux et les engagements pris dans le cadre des négociations régionales.

Sur le plan politique, ce relèvement du niveau d’alerte pourrait également être interprété comme un message indirect adressé au régime du président Paul Kagame, au moment où Washington multiplie les signaux de fermeté contre les acteurs accusés d’alimenter l’instabilité dans la région des Grands Lacs.

Cette décision américaine risque par ailleurs d’avoir des conséquences économiques et diplomatiques non négligeables pour le Rwanda, notamment en matière d’image internationale, de mobilité des investisseurs et de perception du climat des affaires, alors que Kigali s’était jusqu’ici imposé comme l’un des pôles de stabilité et de sécurité les plus valorisés de la région.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

L’acteur Kenji Ôba, interprète de « X-Or », est décédé à 72 ans

by admin9775 8 mai 2026
written by admin9775

Kenji Ôba, célèbre pour son rôle de X-Or, a marqué le cinéma et la TV japonaise et française par ses performances et ses cascades audacieuses.

Kenji Ôba, acteur japonais connu pour son rôle dans la série de science-fiction « X-Or », est décédé mercredi 6 mai à l’âge de 72 ans. La nouvelle a été annoncée par Japan Action Enterprise, qui a précisé que le comédien avait succombé « après un long combat contre une maladie chronique ». Il a marqué la télévision française au début des années 1980 avec ce rôle et a mené une carrière importante à la télévision et au cinéma.

De « Gamera » à « X-Or » : parcours d’un acteur impliqué

Kenji Ôba débute au cinéma en 1965 avec une apparition dans le film « Gamera ». Il s’illustre ensuite dans plusieurs séries sentai, un genre de fiction japonaise centré sur des équipes de super-héros en costumes, notamment « Batoru Fîbâ Jei » (1979-1980) et « Denshi Sentai Denjiman » (1980-1981).

Il devient Gavan, alias X-Or, dans une série diffusée en France à partir de 1983. Dans cette fiction, Gavan est un « shérif de l’espace » chargé de protéger la Terre contre les extraterrestres C-Rex. La transformation de Gordan en X-Or a été filmée une seule fois, puis utilisée dans tous les épisodes.

Kenji Ôba accomplissait la majorité de ses cascades lui-même, ce qui a marqué ses prestations. De 1982 à 1983, il a tourné 44 épisodes dans cette série devenue connue en France.

Au cinéma occidental, il apparaît dans les deux volets de « Kill Bill » de Quentin Tarantino, où il joue un employé chauve d’un restaurant de sushis, un rôle sans nom aux côtés d’Uma Thurman.

Kenji Ôba a repris son rôle de Gavan dans plusieurs films entre 2012 et 2017, indiquant que le personnage a connu plusieurs reprises au Japon.

Par Marius Bopenga
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À la UneCommunications politiques

Martin Fayulu met en garde contre une « dérive constitutionnelle » et plaide pour un dialogue inclusif

by admin9775 8 mai 2026
written by admin9775

Martin Fayulu a réaffirmé face à la presse, ce vendredi 8 mai 2026, son appel à la tenue d’un dialogue national inclusif réunissant toutes les composantes de la nation congolaise, y compris les groupes armés engagés dans le conflit à l’Est du pays.

Le président de Engagement pour la Citoyenneté et le Développement estime que seule une concertation nationale peut préserver l’unité de la République démocratique du Congo face aux tensions politiques et sécuritaires actuelles.

« Il serait extrêmement grave que le fils d’Étienne Tshisekedi entre dans l’histoire comme celui qui aurait fragilisé la cohésion nationale et consacré la balkanisation de la République démocratique du Congo. Notre pays doit rester uni et indivisible, et la seule solution, c’est la tenue d’un dialogue national inclusif », a déclaré Martin Fayulu.

L’opposant s’est également montré très critique à l’égard du projet de loi organique sur le référendum porté par le député Ngondakoyi. Selon lui, cette initiative constituerait une tentative déguisée de contourner les dispositions verrouillées de la Constitution.

« Ce n’est ni plus ni moins que la légalisation d’un coup d’État constitutionnel », a-t-il dénoncé.

Dans son intervention, Martin Fayulu a aussi dénoncé toute tentative de modification des règles institutionnelles en pleine mandature présidentielle, estimant qu’une telle démarche ouvrirait la voie à des dérives autoritaires.

« Changer les règles du jeu en pleine partie n’est jamais neutre. C’est un acte de pouvoir dictatorial. Ce qui est particulièrement grave, c’est que cette démarche émane d’une personne qui enseigne elle-même le droit constitutionnel. C’est une dérive grave de mettre le savoir juridique au service de la violation de la Constitution », a-t-il déclaré d’un ton ferme.

Enfin, le leader de l’ECiDé a assuré que le peuple congolais s’opposerait à toute tentative de troisième mandat présidentiel, comme cela avait été le cas en 2015 sous le régime de Joseph Kabila.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Ligue des champions: le PSG résiste au Bayern et s’offre une nouvelle finale contre Arsenal

by admin9775 7 mai 2026
written by admin9775

On s’en doutait un peu : après un match aller légendaire, il serait difficile pour les deux équipes d’aller une nouvelle fois danser avec les étoiles. On y a cru pourtant très tôt, parce que Paris avait décidé d’activer le mode express pour entamer ce match retour. Il a fallu en effet moins de trois minutes et trois passes pour voir les hommes de Luis Enrique climatiser l’Allianz Arena. Sur quasiment la première offensive, Kvaratskhelia remet pour Fabián Ruiz qui le lance dans la profondeur, le Géorgien avale son couloir, lève la tête et sert en retrait Dembélé, qui fusille Neuer (3e). Une gifle glacée, assénée en plein cœur du temple bavarois.

L’entame est parfaite, d’autant que sur ces premières minutes, ce n’est pas l’enfer promis, en tout cas pas sur le terrain, car en tribunes, les supporters bavarois, eux, donnent de la voix. Sur la pelouse, le Bayern n’est plus si impressionnant. Olise est moins juste techniquement, Díaz déborde moins sur son côté, surveillé de très près par Marquinhos, et Kane gagne moins de duels. Paris a du répondant, à l’image de Zaïre-Emery, propulsé sur le côté droit en remplacement d’Achraf Hakimi, blessé, et solide pour verrouiller le couloir.

Main de Neves, pas de pénalty…

Vainqueur d’un match aller prolifique (5-4), le Paris SG a dû cette fois faire preuve de réalisme et de solidité (1-1) au retour sur le terrain du Bayern pour décrocher sa qualification en finale. Le club français défendra son titre le 30 mai prochain face à Arsenal.

Et quand Olise trouve enfin une fenêtre de tir, sa tentative fuit le cadre (27e). Il faut attendre la fin de la première période pour voir le premier tir cadré du Bayern, Musiala butant sur Safonov (44e).

Le match aurait pu connaître un tournant lorsque João Neves touche le ballon de la main dans sa surface sur un dégagement de Vitinha (31e), mais l’arbitre décide de ne pas siffler penalty, au grand désarroi des Munichois.

Tendus, les hommes de Vincent Kompany voient Neves manquer la balle du break sur une reprise de la tête au second poteau, mais Neuer sort enfin l’arrêt que son équipe attendait depuis le match aller (33e).

Malgré une possession en seconde période favorisée par la fatigue des Parisiens, le Bayern a du mal à s’approcher du but de Safonov. Ce Bayern, seulement battu une fois sur sa pelouse cette saison (1-2) par Augsbourg en championnat, ce Bayern qui restait sur 51 matchs en ayant marqué au moins un but, se fracasse sur un PSG admirable de discipline et de solidité défensive.

Malgré la sortie d’Ousmane Dembélé, remplacé par Bradley Barcola, Paris tient, tout en restant menaçant sur les contres menés par Désiré Doué (64e, 72e) ou Kvaratskhelia (78e). Le temps défile, les centres s’accumulent, mais rien ne transperce ce mur parisien. Même quand le Bayern finit le match avec cinq attaquants.

Les dernières secondes ont été irrespirables tout même quand enfin le Bayern a trouvé l’ouverture dans les ultimes secondes du match par l’inévitable Harry Kane (90+4). Mais les hommes d’Enrique ont sur garder leurs nerfs, gérer ce final stressant et retrouver la finale pour une deuxième fois consécutive.

Paris peut désormais rêver d’un magnifique doublé le 30 mai prochain à Budapest, face à Arsenal.

RFI

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À la UnePolitique

Félix Tshisekedi ouvre la porte à un possible troisième mandat et lie les élections de 2028 à la fin de la guerre dans l’Est

by admin9775 6 mai 2026
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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a levé une part d’ambiguïté sur la question d’un éventuel troisième mandat, affirmant mercredi 6 mai à Kinshasa qu’il resterait disponible « si les Congolais le demandent », dans une déclaration qui relance de manière frontale le débat sur une possible révision constitutionnelle.

S’exprimant lors d’une conférence de presse très attendue, le chef de l’État a indiqué que toute réforme de la Constitution devrait passer par une consultation populaire, notamment par voie référendaire. Sans se déclarer officiellement candidat à une prolongation de son mandat, il a toutefois cessé d’exclure publiquement cette hypothèse, rompant avec la prudence observée jusque-là sur ce sujet sensible.

Le débat autour de la réforme constitutionnelle, activement porté ces derniers mois par plusieurs figures de la majorité présidentielle, est perçu par une partie de la classe politique et de la société civile comme une tentative de préparer le terrain à une modification de l’article 220 de la Constitution, qui verrouille notamment la limitation du nombre de mandats présidentiels. Les Églises catholique et protestante ont multiplié les mises en garde contre toute initiative allant dans ce sens.

Au-delà de la question institutionnelle, Félix Tshisekedi a également introduit un autre élément majeur dans le débat politique en conditionnant implicitement la tenue des élections de 2028 à la stabilisation sécuritaire de l’Est du pays. Selon lui, il serait impossible d’organiser un scrutin national crédible si les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu demeurent en guerre.

Le président a estimé que la République ne pouvait envisager des élections amputées d’une partie de son territoire, établissant un parallèle avec l’Ukraine, où la guerre a conduit au report du calendrier électoral.

Tout en affirmant ne pas militer personnellement pour un troisième mandat, le chef de l’État a déclaré soutenir une réflexion d’experts sur la Constitution, avant de nuancer en affirmant qu’il ne refuserait pas de répondre à un appel populaire en ce sens.

Cette prise de position clarifie davantage les intentions du camp présidentiel et confirme que la question institutionnelle s’installe désormais au cœur de la séquence politique préélectorale en RDC. Pour de nombreux observateurs, le pouvoir construit progressivement un double argumentaire politique : d’une part la nécessité d’adapter les institutions au contexte national, d’autre part l’éventualité d’un report électoral justifié par la guerre à l’Est.

Ces déclarations devraient intensifier les tensions avec l’opposition et les forces religieuses, qui y voient déjà les prémices d’une stratégie de prolongation du pouvoir au-delà des limites actuellement fixées par la Constitution.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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