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À la Une

À la UneAfrique

Mali: arrestations de plusieurs militaires accusés de complicité dans les attaques du 25 avril

by admin9775 3 mai 2026
written by admin9775

Au Mali, plusieurs militaires ou anciens militaires ont été arrêtés au cours des derniers jours. C’est ce qu’a indiqué, vendredi 1er mai au soir par communiqué, le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako. Ces hommes sont accusés de complicité dans les attaques du samedi 25 avril 2026, menées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et par les rebelles indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui ont visé plusieurs cibles militaires à travers le pays : à Kidal, notamment, reprise par les groupes armés, et Kati, près de Bamako, fief des militaires au pouvoir. Le ministre de la Défense, le général Sadio Camara, avait été tué dans cette attaque.

Plusieurs militaires ou anciens militaires ont été arrêtés au cours des derniers jours suite aux attaques du 25 avril 2026, a indiqué vendredi 1er mai, par communiqué, le procureur de la République près le Tribunal militaire de Bamako. Cinq noms de militaires, dont un décédé samedi dernier dans les combats, sont cités. 

Selon le procureur de la République, il est établi que des militaires en activité, radiés ou en instance de radiation, ont participé à la planification et à la coordination et à l’exécution des attaques, rapporte notre correspondant régional,Serge Daniel.

Parmi ces hommes en uniforme figure, toujours selon le communiqué, l’un des acteurs du coup d’État de 2012 qui avait renversé l’ancien président malien Amadou Toumani Touré. Des hommes politiques maliens seraient également impliqués. Officiellement, quatre militaires ont été arrêtés. Toutefois, selon les informations de RFI, six autres personnes ont été interpellées au 2 mai 2026 et une vingtaine d’autres sont recherchées dans le cadre de l’enquête.

« C’est complètement ridicule ! » répond Oumar Mariko aux accusations de complicité

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Dans ce même communiqué, une autre personne est accusée de complicité avec les groupes armés : Oumar Mariko, président du parti politique Sadi – aujourd’hui dissous, comme toutes les organisations politiques maliennes. Oumar Mariko est une figure de la politique malienne, l’un des leaders de la révolution de 1991 qui avait mené à la chute du dictateur militaire Moussa Traoré. Aujourd’hui, Oumar Mariko, opposant du régime de Transition, vit en exil.

« C’est complètement ridicule ! Le procureur sait très bien que je n’ai aucune relation avec aucune des personnes citées, excepté Soïba Diarra, un ancien militaire [à la retraite selon le communiqué officiel, NDLR] qui n’a plus eu aucun contact avec moi depuis plus de dix ans. J’ai compris qu’il s’agit simplement de s’opposer aux positions que j’ai commencé à prendre, à savoir qu’il faut qu’on mette fin à cette guerre », répond-il à David Baché, journaliste au service Afrique de RFI.

Récemment, Oumar Mariko s’est rendu en brousse, dans le centre du Mali, où il a rencontré des représentants du Jnim et obtenu la libération de plusieurs militaires retenus en otage. Cela ne montre-t-il pas certaines connexions ? « Je suis homme politique. J’ai des contacts avec les milieux militaires, j’ai des contacts avec le Jnim, j’ai des contacts avec le Front de libération de l’Azawad, j’ai des contacts avec les chasseurs dozos… donc il y a quoi à vouloir tisser une complicité parce que je suis en contact ? Pourquoi cette hypocrisie ? Ça ne profite pas au peuple malien, et le peuple malien est lassé de la guerre », affirme-t-il.

Sur le terrain, les mercenaires russes ayant abandonné leurs positions dans la localité de Tessalit, au nord, sont toujours en route pour une autre localité au sud. À Kidal, ville passée sous contrôle des rebelles du Front de libération de l’Azawad, la vie reprend son cours. Les rebelles organisent des rencontres pour rassurer les habitants. 

RFI

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À la UnePolitique

L’UDPS appelle à une marche de soutien aux sanctions américaines contre Joseph Kabila

by admin9775 2 mai 2026
written by admin9775

L’UDPS, parti présidentiel en République démocratique du Congo, organise ce samedi 2 mai à Kinshasa une marche de soutien aux sanctions imposées par l’administration de Donald Trump contre l’ancien président Joseph Kabila, récemment visé par des mesures restrictives américaines pour son rôle présumé dans la déstabilisation de l’est du pays.

Selon un communiqué signé par le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya, le rassemblement débutera à 9h30 au Boulevard Triomphal avant de se diriger vers l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, où un mémorandum de remerciement doit être remis à 11h00 aux autorités diplomatiques américaines.

Une démonstration politique de soutien à Washington

À travers cette mobilisation, l’UDPS entend saluer publiquement la décision de Washington de sanctionner Joseph Kabila, mesure perçue par le camp présidentiel comme une validation internationale de ses accusations contre l’ancien chef de l’État.

Le pouvoir congolais soutient depuis plusieurs mois que Joseph Kabila jouerait un rôle actif ou indirect dans les dynamiques de déstabilisation à l’est de la RDC, notamment à travers des liens présumés avec l’AFC/M23 — des accusations que l’ancien président a toujours rejetées.

Une séquence de pression politique contre l’ancien président

Cette marche s’inscrit dans un contexte de montée en intensité de la pression politique, judiciaire et diplomatique exercée contre Joseph Kabila.

Outre les sanctions américaines, l’ancien président fait déjà face à plusieurs mesures prises par les autorités congolaises, parmi lesquelles la suspension de son parti, le PPRD, la saisie de certains biens ainsi que des poursuites judiciaires engagées contre lui.

Mobilisation militante avant la marche

En amont de la manifestation, une « causerie morale de mobilisation » est prévue ce vendredi 1er mai au siège national de l’UDPS, dans la commune de Limete, afin de préparer les militants à cette démonstration politique.

Une initiative à forte portée symbolique

Au-delà du soutien affiché à la décision américaine, cette marche constitue également un acte politique destiné à renforcer la narration du pouvoir selon laquelle la communauté internationale adhère désormais à sa lecture de la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Elle vise en outre à consolider, sur le plan intérieur, la pression politique contre l’ancien président et son camp, dans un contexte de recomposition accélérée du paysage politique congolais.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Assemblée nationale : la motion contre Jacquemain Shabani rejetée pour irrégularités, la majorité verrouille le front parlementaire

by admin9775 1 mai 2026
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La motion de défiance initiée contre le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani, a été déclarée irrecevable par l’Assemblée nationale, mettant un terme prématuré à une initiative parlementaire qui visait à obtenir des explications politiques sur la gestion sécuritaire du ministre.

Le rejet est intervenu à la suite de l’adoption d’une motion incidentielle soulevée par le député national Garry Sakata, lequel a contesté la régularité formelle de la démarche portée par son collègue Landy Yangotikala Senga.

Des irrégularités formelles invoquées pour bloquer la procédure

Au cours des débats, Garry Sakata a affirmé que plusieurs anomalies entachaient la liste des signataires de la motion, évoquant notamment la présence de noms de personnes ne disposant pas de la qualité de député national ainsi que diverses erreurs orthographiques jugées suffisamment substantielles pour remettre en cause l’authenticité du document.

Parmi les exemples cités figuraient notamment des noms mal retranscrits sur la liste des signataires, tels que « Imani » au lieu de « Amani » ou encore « Pua » à la place de « Puwa ».

Estimant que la procédure était entachée de « fraude » et que certaines signatures auraient été obtenues de manière irrégulière, Garry Sakata a plaidé pour un rejet pur et simple du texte sans examen au fond.

La plénière a finalement suivi cette argumentation en adoptant la motion incidentielle, ce qui a automatiquement entraîné l’irrecevabilité de la motion de défiance.

Une victoire procédurale pour la majorité présidentielle

Le rejet de la motion constitue un succès politique pour la majorité présidentielle, qui évite ainsi un débat potentiellement sensible sur la gestion sécuritaire du ministère de l’Intérieur dans un contexte national marqué par de fortes tensions sécuritaires et institutionnelles.

Le secrétaire permanent de l’Union sacrée de la nation, André Mbata, a salué l’issue de la séquence parlementaire, affirmant qu’il ne s’agissait ni d’une victoire ni d’une défaite politique, mais d’un triomphe de la démocratie et de l’État de droit.

Selon lui, les députés auraient exercé librement leur choix de ne pas soutenir le départ du ministre.

Une neutralisation politique avant le débat de fond

Au-delà de l’argument procédural, plusieurs observateurs y voient surtout une manœuvre de verrouillage politique de la majorité parlementaire destinée à empêcher qu’une frange de ses propres élus ne transforme cette motion en vote de défiance politiquement embarrassant pour le gouvernement.

Le fait que l’initiative ait été portée en partie par des députés issus de la majorité rendait la séquence particulièrement sensible pour la coalition présidentielle, soucieuse d’éviter toute démonstration publique de fracture interne.

Le recours à la procédure apparaît ainsi comme un moyen de neutraliser la contestation sans exposer les lignes de division sur le fond.

Un signal sur la discipline interne de l’Union sacrée

Cet épisode confirme la volonté du pouvoir de maintenir une discipline stricte au sein de la majorité, particulièrement sur les dossiers touchant aux ministères régaliens et à la sécurité.

Il révèle également les limites de la marge de manœuvre parlementaire lorsqu’une initiative critique vise un membre central de l’exécutif bénéficiant encore de la protection politique du sommet de la coalition.

Une contestation politique qui demeure intacte

Si la motion a été écartée sur la forme, les griefs politiques à l’origine de son dépôt n’ont pas été débattus ni tranchés sur le fond.

Le rejet procédural ne met donc pas nécessairement fin aux critiques visant Jacquemain Shabani, mais reporte plutôt le débat à d’autres séquences politiques ou institutionnelles à venir.

Pour plusieurs observateurs, cette affaire illustre une nouvelle fois la prééminence des rapports de force politiques sur les mécanismes classiques de contrôle parlementaire dans la gestion des équilibres au sein des institutions congolaises.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

Les États-Unis sanctionnent Joseph Kabila : Washington durcit le ton contre l’ancien président congolais accusé de déstabilisation dans l’Est

by admin9775 1 mai 2026
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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été inscrit ce jeudi sur la liste des Specially Designated Nationals (SDN) de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du département du Trésor américain, dans le cadre du programme de sanctions relatif à la RDC. Une décision majeure qui marque un tournant dans le traitement international du dossier Kabila et qui accentue la pression diplomatique sur les acteurs accusés de compromettre la paix dans l’est du pays.

Selon les autorités américaines, cette sanction repose sur les dispositions de l’Executive Order 13413, amendé par l’Executive Order 13671, qui permettent de cibler les individus soupçonnés de soutenir des groupes armés et de contribuer à l’instabilité dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23.

Gel des avoirs et isolement financier international

L’inscription sur la liste SDN entraîne le gel immédiat de tous les avoirs que Joseph Kabila pourrait détenir sous juridiction américaine. Elle interdit également à toute personne physique ou morale américaine de mener des transactions avec lui, renforçant de facto son isolement financier et diplomatique sur la scène internationale.

Cette mesure intervient alors que l’ancien chef de l’État fait déjà l’objet d’une série de sanctions et procédures sur le plan national. Son parti, le PPRD, a récemment été suspendu par les autorités congolaises, tandis que plusieurs de ses biens ont fait l’objet de mesures de saisie. En octobre 2025, il avait par ailleurs été condamné à mort par contumace par la Haute Cour militaire pour trahison, crimes de guerre et participation présumée à un mouvement insurrectionnel.

Kinshasa y voit une validation de ses accusations

Au sein du gouvernement congolais, la décision américaine est perçue comme une confirmation des accusations formulées de longue date contre l’ancien président. Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a estimé que ces sanctions constituent une conséquence logique pour ceux qui sabotent les efforts de paix engagés dans la région.

Dans une déclaration à Actualite.cd, il a affirmé que Joseph Kabila serait non seulement impliqué dans la crise de l’Est, mais en serait l’« instigateur » et le « concepteur », le présentant comme l’un des principaux obstacles à la mise en œuvre du processus de paix actuellement soutenu par les États-Unis.

Soutiens dans la société civile et parmi les activistes

Plusieurs voix issues de la société civile et de l’activisme politique ont également salué la décision de Washington.

L’activiste Carbone Beni a exprimé sa satisfaction, estimant que cette mesure répond à des préoccupations anciennes sur le rôle présumé de Joseph Kabila dans la déstabilisation de l’Est. Il a évoqué des accusations récurrentes, bien que contestées et non judiciairement établies publiquement, faisant de l’ancien président un soutien présumé du M23 et une figure d’influence derrière l’AFC.

De son côté, Jean-Claude Katende a salué la fermeté de Washington et appelé à une responsabilisation plus large de tous les acteurs impliqués dans les violences à l’Est. Il a plaidé pour que justice soit rendue concernant les violations des droits humains, les complicités avec les groupes armés et le pillage des ressources naturelles.

Un message politique adressé à tous les acteurs du conflit

Au-delà du cas personnel de Joseph Kabila, cette sanction apparaît comme un signal politique fort envoyé par Washington à l’ensemble des acteurs impliqués, directement ou indirectement, dans les dynamiques de guerre à l’est de la RDC.

Elle intervient dans un contexte où les États-Unis jouent un rôle croissant dans les efforts diplomatiques autour du processus de paix régional et cherchent à accroître la pression sur tous ceux perçus comme des obstacles à la stabilisation.

Une décision à forte portée symbolique et géopolitique

La sanction américaine contre un ancien chef d’État congolais marque une étape rare et politiquement lourde de conséquences. Elle confère une dimension internationale accrue aux accusations jusque-là principalement portées par Kinshasa et certains acteurs de la société civile congolaise.

Pour le pouvoir congolais, cette décision renforce sa narration selon laquelle la crise de l’Est ne relève pas seulement d’une agression extérieure, mais également de complicités internes de haut niveau.

Pour les observateurs, elle pourrait rebattre davantage les cartes du paysage politique congolais, en marginalisant encore plus l’ancien président sur la scène diplomatique tout en radicalisant les tensions autour de son héritage politique.

Par Marius Bopenga
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À la Une

Guerre au Moyen-Orient : Washington évoque des mois de blocus des ports iraniens, le pétrole flambe

by admin9775 30 avril 2026
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Les cours du pétrole ont atteint mercredi leur plus haut niveau depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, alors que les Américains semblent se préparer à un long blocus des ports iraniens, en réponse au blocage par Téhéran du détroit d’Ormuz. Alors que les négociations sont au point mort, le ministre américain de la Défense a été vivement critiqué par les démocrates lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit.

Un policier iranien durant une rassemblement de partisans du pouvoir en soutien au guide suprême Ayatollah Mojataba Khamenei, à Téhéran, le 29 avril 2026.
Un policier iranien durant une rassemblement de partisans du pouvoir en soutien au guide suprême Ayatollah Mojataba Khamenei à Téhéran, le 29 avril 2026. © AFP

Les États-Unis ont évoqué mercredi 29 avril la perspective d’un long blocus des ports iraniens, qui prolongerait d’autant la pression sur l’économie mondiale, avec un impact immédiat sur les cours du pétrole, qui ont flambé à leur plus haut niveau depuis quatre ans.

Le conflit, déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre Téhéran, a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l’économie mondiale.

À lire aussi« Liste blanche » : après deux mois de black-out en Iran, l’accès à Internet réservé à une élite

Figé depuis le cessez-le-feu du 8 avril, le conflit pourrait s’éterniser, les Américains semblant se préparer à un long blocus des ports iraniens, en réponse au blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Lors d’une réunion mardi à la Maison Blanche avec des dirigeants du secteur pétrolier, les participants ont évoqué « les mesures prises par le président Trump pour soulager les marchés internationaux du pétrole et les mesures que nous pourrions prendre pour poursuivre le blocus actuel pendant des mois si nécessaire et minimiser son impact sur les consommateurs américains », a rapporté mercredi un haut responsable de l’administration.

Le pétrole au plus haut depuis 2022

« Le blocus est un peu plus efficace que les bombardements », a commenté Donald Trump lui-même dans un entretien avec le site américain Axios.

Alors que les perspectives de tractations avec l’Iran sont au point mort, les cours du pétrole ont réagi au quart de tour, le baril de Brent de la mer du Nord grimpant en séance à plus de 119 dollars, au plus haut depuis 2022 et l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

À lire aussiRetrait des EAU de l’Opep : « Une manière de confirmer la rupture avec les autres pays du Golfe »

Les analystes redoutent en réaction une poursuite du verrouillage du détroit par Téhéran. « Cela suggère une impasse prolongée : les combats sont largement arrêtés, mais aucune solution durable n’émerge », expliquent les experts du cabinet DNB.

Les États-Unis veulent « activer la pression économique et les divisions internes (…) pour nous affaiblir ou même nous faire nous effondrer de l’intérieur », a réagi le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, appelant à « l’unité ».

Et lors d’un coup de fil, le président russe Vladimir Poutine a mis en garde Donald Trump contre les « conséquences dommageables » qu’aurait une nouvelle action militaire contre l’Iran, « non seulement pour l’Iran et ses voisins, mais aussi pour l’ensemble de la communauté internationale ».

Les députés américains n’ont pas ménagé Pete Hegseth

Alors que ne se dessine aucune issue au conflit, le ministre américain de la Défense a eu droit à une volée de bois vert de la part des démocrates lors de sa première audition à la Chambre des représentants depuis le début du conflit.

« Catastrophe géopolitique », « désastre stratégique », « incompétence », « blessure auto-infligée », « bourbier » et autres mensonges… les députés américains n’ont pas ménagé Pete Hegseth.

Le chef du Pentagone a révélé que la guerre en Iran avait coûté 25 milliards de dollars jusqu’à présent, la justifiant par une question : « Quel est le prix à payer pour faire en sorte que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire ? »

Un homme passe devant un drapeau iranien installé le long de la route à Téhéran le 29 avril 2026.
Un homme passe devant un drapeau iranien installé le long de la route à Téhéran le 29 avril 2026. © Atta Kenare, AFP

Les conséquences économiques du conflit se font particulièrement sentir en Iran, où la monnaie nationale, le rial, a atteint son plus bas face au dollar depuis l’avènement de la République islamique en 1979, selon plusieurs sites de suivi des changes.

Deux morts au Liban

Dans la capitale, certains affichent leur fatalisme. « L’idée de revivre la guerre est terrifiante, mais nous n’avons pas non plus d’espoir quant à l’issue des négociations », confie Ali, architecte de 52 ans, joint par une journaliste de l’AFP à Paris.

À lire aussiIran : à Téhéran, la vie reprend son cours depuis le cessez-le-feu

La flambée des prix de l’énergie menace de jeter plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté dans le monde, a averti dans un entretien à l’AFP l’administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Si la trêve a été prolongée sine die, les deux camps n’arrivent toujours pas à s’entendre pour reprendre leurs négociations, après une première session infructueuse le 11 avril au Pakistan, pays médiateur. Les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ! », a menacé Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Photo prise depuis le nord d'Israël montrant un convoi des Nations unies (ONU) circulant à proximité de maisons détruites dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 29 avril 2026.
Photo prise depuis le nord d’Israël montrant un convoi des Nations unies (ONU) circulant à proximité de maisons détruites dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 29 avril 2026. © Jalaa Marey, AFP

Sur le front libanais, où Israël combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, deux personnes, dont un militaire, ont été tuées dans une nouvelle frappe israélienne dans le sud du pays, selon l’armée libanaise. La veille, des bombardements israéliens avaient fait 19 morts, dont trois secouristes en mission.

Le président Joseph Aoun a appelé Israël à « pleinement mettre en oeuvre » le cessez-le-feu du 17 avril, avant toute négociation directe de paix entre les deux pays, dont il a dit attendre que les Etats-Unis fixent une date.

Dans un Liban plongé depuis des années dans une grave crise économique, le Programme alimentaire mondial (PAM) a averti que 1,2 million de personnes (sur 4 à 5 millions d’habitants) étaient menacées d’insécurité alimentaire aiguë.

Avec AFP

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À la UneSport

Ligue des champions: statu quo entre l’Atlético Madrid et Arsenal en demi-finale aller

by admin9775 30 avril 2026
written by admin9775

L’Atlético et Arsenal se sont quittés sur un nul ce mercredi 29 avril sur la pelouse des Espagnols (1-1). Tout restera à faire lors du retour le mardi 5 mai à Londres.

Jamais titré en Ligue des champions, présent depuis 14 ans sur son banc, l’entraîneur de l’Atlético Madrid Diego Simeone a ramené son équipe aux portes de la finale avec un pragmatisme poussé à l’extrême, mais un style plus offensif. Un pari qu’il espérait de nouveau gagnant face à Arsenal.

L’Atlético, de retour dans le dernier carré de la C1 pour la première fois depuis 2017, n’a pas vraiment brillé en première période au Wanda Metropolitano de Madrid face à une solide équipe d’Arsenal qui a ouvert le score sur penalty grâce au Suédois Viktor Gyökeres (44e). 

En seconde période, les hommes de Diego Simeone mettent le pied sur l’accélérateur pour égaliser. Julian Alvarez frappe de l’intérieur du pied droit et envoie un magnifique ballon dans le petit filet (49e). À la 56e minute, Julian Alvarez égalise finalement sur penalty après une faute de Ben White qui contre de la main la tentative de Llorente dans sa surface. 

Une nouvelle finale pour Griezmann ?

Même si Antoine Griezmann et les Colchoneros ont multiplié les offensives en deuxième mi-temps, butant sur le portier des Gunners David Raya, l’opposition n’a pas atteint l’intensité spectaculaire de la demi-finale de la veille entre le PSG et le Bayern (5-4).

Antoine Griezmann qui vit sa dernière saison en Espagne a trouvé la barre de Raya dans un premier temps et a tenté juste après une reprise de volée déviée in extremis (63e). Alors que les centres se multiplient pour les Colchoneros, seul au deuxième poteau, le Nigérian Ademola Lookman manquait lui sa volée du gauche (65e).

Décrocher enfin la Ligue des champions, après deux finales perdues face au Real en 2014 et en 2016, serait probablement l’accomplissement ultime pour Diego Simeone, 56 ans, et récompenserait son approche ultra-pragmatique et sa constante adaptation tactique en deuxième partie de saison. L’Atlético a encore la possibilité de se qualifier pour vivre la finale le 30 mai à Budapest. 

RFI

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À la UnePolitique

Processus de Montreux : le blocage des libérations de détenus expose les fragilités politiques du dialogue entre Kinshasa et l’AFC/M23

by admin9775 29 avril 2026
written by admin9775

L’absence de libération de détenus à l’échéance du 28 avril, pourtant fixée comme première mesure de confiance dans le cadre des négociations de Montreux entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, met en lumière les fragilités structurelles du processus de paix en cours. Alors que les accords de principe avaient été conclus, les listes validées et les mécanismes logistiques arrêtés, aucune remise de détenus n’a finalement été effectuée, ni du côté de la rébellion ni de celui de Kinshasa.

Selon plusieurs sources proches des discussions, ce blocage ne relève pas de contraintes techniques. Les protocoles signés prévoyaient un mécanisme clair de libération simultanée, sous la supervision du facilitateur désigné, et les opérations de vérification des détenus concernés avaient déjà été menées. En coulisses, plusieurs acteurs impliqués dans le processus estiment que le problème est essentiellement politique.

D’après des sources diplomatiques et des interlocuteurs proches des négociations, l’AFC/M23 aurait transmis ses listes et indiqué sa disponibilité à procéder aux libérations dans les délais convenus. Le mouvement aurait même multiplié les signaux en ce sens auprès des facilitateurs. En revanche, le gouvernement congolais n’aurait pas encore donné le feu vert politique nécessaire au déclenchement du mécanisme, empêchant de fait toute opération de transfert.

À Kinshasa, plusieurs sources gouvernementales reconnaissent que les listes étaient préparées, tout en évoquant des contraintes juridiques et administratives liées à certains détenus visés par des décisions de justice ou des procédures en cours. Toutefois, des sources proches du dossier dressent un tableau plus nuancé et estiment que le pouvoir congolais se heurte surtout à des divergences internes sur certains profils jugés politiquement ou sécuritairement sensibles.

Cette situation suggère que le gouvernement aurait accepté, lors des négociations en Suisse, le principe des libérations et validé certaines listes sans avoir préalablement obtenu un consensus interne sur l’ensemble des personnes concernées. Kinshasa se retrouverait ainsi confronté à un arbitrage délicat entre ses engagements diplomatiques, les contraintes de droit interne et les résistances politiques internes à toute concession perçue comme favorable à la rébellion.

Pour plusieurs observateurs, cet épisode constitue un premier test manqué pour le processus de Montreux. Les libérations de détenus devaient servir de mesure concrète de confiance entre les parties et ouvrir la voie à une mise en œuvre plus large des engagements sécuritaires et politiques conclus en Suisse. Leur blocage affaiblit désormais la crédibilité du dialogue et risque de renforcer la méfiance mutuelle.

Cette impasse intervient alors que les autres volets du processus connaissent également des difficultés. Le mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu peine toujours à être pleinement opérationnel, tandis que plusieurs incidents armés ont été signalés sur le terrain depuis la fin des discussions de Montreux, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Dans ce contexte, la rencontre tenue mercredi à Kinshasa entre le chef de la MONUSCO, James Swan, et le conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongele, apparaît comme une tentative de maintenir la coordination politique et sécuritaire autour du processus. Les discussions ont porté sur le suivi du cessez-le-feu, le rôle de la mission onusienne dans les zones affectées par les violences ainsi que sur les mécanismes de désarmement et de stabilisation en cours.

Au-delà du seul épisode des libérations, cet enlisement révèle les limites persistantes du processus de paix. Il montre qu’en dépit des engagements pris sur le plan diplomatique, les parties demeurent prisonnières de calculs politiques, de contraintes sécuritaires et d’une profonde défiance stratégique. Pour plusieurs sources diplomatiques, une implication plus forte des facilitateurs internationaux sera nécessaire dans les prochains jours si l’on veut éviter que le processus de Montreux ne s’enlise dès sa phase initiale.

En l’état, cette première séquence manquée illustre une réalité de plus en plus évidente : la consolidation du dialogue dépendra moins de la signature d’accords que de la capacité réelle des parties à assumer politiquement et opérationnellement les concessions qu’ils impliquent.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Est de la RDC : James Swan achève sa première mission de terrain sur fond de pressions pour consolider le cessez-le-feu

by admin9775 29 avril 2026
written by admin9775

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo et chef de la MONUSCO, James Swan, a achevé sa première mission officielle dans l’est du pays après une tournée à Beni, Bunia et Goma, marquée par une série de consultations sécuritaires et politiques avec les autorités locales, les acteurs sécuritaires et les communautés affectées par les violences.

Au terme de cette mission, le responsable onusien a dressé un constat prudent sur la situation sécuritaire dans la région, tout en réaffirmant l’engagement de la MONUSCO à accompagner les efforts de stabilisation en cours.

La protection des civils érigée en priorité absolue

Au cours de ses différentes rencontres, James Swan a insisté sur la nécessité de renforcer la protection des populations civiles dans les provinces orientales, où l’activisme persistant des groupes armés continue de provoquer déplacements massifs, violences communautaires et violations graves des droits humains.

Le chef de la MONUSCO a indiqué avoir pris acte des préoccupations exprimées par les communautés locales, qui continuent de dénoncer la persistance de l’insécurité malgré les multiples initiatives militaires et diplomatiques engagées.

Le cessez-le-feu au cœur des efforts onusiens

L’un des axes majeurs de la mission a porté sur la consolidation du cessez-le-feu dans l’est de la RDC, alors que les violations signalées sur le terrain continuent de fragiliser les mécanismes de paix en cours.

James Swan a particulièrement mis en avant le rôle du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+) et du Joint Intelligence Fusion Center (JIFC), présentés comme des instruments clés pour documenter les violations, surveiller les mouvements armés et renforcer le suivi des engagements sécuritaires pris par les parties.

Les résolutions du Conseil de sécurité au centre des échanges à Goma

À Goma, les discussions ont porté sur la mise en œuvre des résolutions 2773 et 2808 du Conseil de sécurité des Nations unies, textes par lesquels la communauté internationale réaffirme son attachement à la souveraineté, à l’indépendance et à l’intégrité territoriale de la RDC.

Les échanges ont également abordé :

  • l’opérationnalisation des mécanismes de suivi du cessez-le-feu ;
  • l’articulation entre les initiatives régionales et internationales de paix ;
  • les moyens de renforcer la coordination entre les acteurs sécuritaires sur le terrain.

Une MONUSCO en repositionnement stratégique

Cette première tournée de James Swan dans l’est congolais intervient à un moment charnière pour la MONUSCO, confrontée à une double exigence : répondre aux attentes de protection des populations tout en redéfinissant son rôle dans un environnement sécuritaire de plus en plus régionalisé.

Le chef de mission semble vouloir repositionner la présence onusienne autour de trois axes :

  • l’appui au respect du cessez-le-feu ;
  • le soutien au renforcement de l’autorité de l’État ;
  • l’accompagnement des processus diplomatiques et sécuritaires régionaux.

Un appel à la responsabilité des parties prenantes

En conclusion de sa mission, James Swan a exhorté l’ensemble des acteurs impliqués dans le conflit à respecter leurs engagements et à privilégier les solutions politiques au recours à la force.

Le chef de la MONUSCO a réaffirmé la disponibilité de la mission à accompagner les autorités congolaises et les populations dans la recherche d’une paix durable.

Une visite à forte portée symbolique et politique

Au-delà de son caractère opérationnel, cette première mission de terrain constitue un signal politique important du nouveau leadership de la MONUSCO, qui cherche à démontrer sa présence active sur le terrain dans une phase critique de la crise sécuritaire à l’est.

Elle intervient alors que la crédibilité de la mission reste fortement scrutée par l’opinion congolaise, les autorités nationales et les partenaires régionaux, dans un contexte où les attentes en matière de résultats concrets demeurent élevées.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Mali: après les attaques, Assimi Goïta affirme que la situation d’une «extrême gravité» est «maîtrisée»

by admin9775 29 avril 2026
written by admin9775

Invisible depuis samedi 25 avril, jour des premières attaques contre plusieurs localités du Mali, le chef de la junte, le général Assimi Goïta, est donc réapparu ce mardi 28 avril. La situation reste tendue au Mali, après les attaques coordonnées, les 25 et 26 avril, des jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et du Front de libération de l’Azawad (FLA), contre plusieurs villes. Lors de ces attaques, le ministre de la Défense Sadio Camara a été tué et les forces rebelles ont pris le contrôle de Kidal.

Le général Assimi Goïta tente de reprendre la main, assure notre correspondant régional, Serge Daniel. Il a probablement manqué à ses troupes pendant les quatre derniers jours. Invisible ou jouant à l’invisible, son absence a suscité de nombreux commentaires, généralement négatifs. Et ce mardi, il a effectivement rencontré à Bamako l’ambassadeur russe dans la capitale malienne. La Russie, partenaire stratégique du Mali, dont les forces ont abandonné l’armée malienne sur le terrain face à l’avancée des rebelles.

Assimi Goïta s’est également rendu dans un hôpital de la capitale pour réconforter les militaires blessés au combat. Il n’a pas parlé, pas un seul mot.

« La situation est maîtrisée », assure Assimi Goïta

Durant la soirée, le chef de l’État malien a décidé de s’adresser à la nation. Durant près d’une dizaine de minutes, Assimi Goïta est revenu sur les événements du week-end qu’il qualifie « d’attaques coordonnées d’une extrême gravité » stoppées par les forces armées maliennes. « Un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants qui ont voulu installer un climat de violence », complète-t-il.

Grâce à la promptitude et au professionnalisme des forces armées et de sécurité, un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants dont l’objectif était d’installer un climat de violence généralisée dans les localités concernées. Grâce au sang-froid des hommes engagés et au maintien de la cohérence de la chaine de commandement, le plan funeste de l’ennemi a été déjoué avec la neutralisation d’un nombre important d’assaillants. À l’heure où je vous parle, le dispositif est renforcé. la situation est maîtrisée et les opérations de ratissage, de recherche, d’exploitation du renseignement et de sécurisation se poursuivent.

Assimi Goïta: «Un violent coup d’arrêt a été donné aux assaillants»

Le chef d’État malien s’est voulu rassurant durant son allocution : « le dispositif est renforcé, la situation est maîtrisée, et les opérations de recherche et de renseignements se poursuivent ». Assimi Goïta a ensuite pris le temps d’évoquer : « Notre peuple a fait un choix, celui de la souveraineté et de la dignité. Ce choix est l’expression d’une volonté nationale assumée et affirmée. Il a un prix et nous en sommes conscients. Ce choix est le seul chemin qui vaille, si nous voulons offrir à nos enfants un avenir libre, juste et prospère ».

Le sursaut national est indispensable selon le président de la transition du Mali pour poursuivre la lutte contre le terrorisme qui promet que les forces armées continueront d’agir jusqu’au rétablissement durable de la sécurité sur l’ensemble du territoire national. « Nous devons garder à l’esprit que c’est dans l’épreuve qu’une nation doit conforter sa cohésion. Nous devons tous nous ériger contre la division et la fracture sociale. »

Durant sa prise de parole, Assimi Goïta a également mis en garde la population contre la propagation de rumeurs. « Le Mali a besoin de lucidité et non de panique », a-t-il expliqué.

Assimi Goïta conclut sa prise de parole en louant la qualité de la coopération avec les partenaires stratégiques du Mali, notamment la fédération de Russie.

Nouveau blocus autour de Bamako 

Cette réapparition du général Assimi Goïta intervient au moment où les jihadistes annoncent un nouveau blocus autour de Bamako. Le premier blocus avait fait très mal, celui-ci se veut encore plus dur. Les jihadistes affiliés à al-Qaïda veulent contrôler les entrées et les sorties de la capitale, entrées et sorties des biens et des personnes.

Première conséquence : un déploiement important des troupes régulières qui devaient se rendre sur d’autres terrains. Un déploiement donc à la périphérie pour faire face à la situation. Combattre les jihadistes au sud et les rebelles au nord serait probablement laborieux. 

«Il ne faut pas prendre à la légère l’annonce de ce blocus» s’inquiète un Bamakois

RFI

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À la UneSport

Ligue des champions: le PSG l’emporte sur le fil au Parc des Princes face au Bayern Munich

by admin9775 29 avril 2026
written by admin9775

Considérés comme les deux meilleures équipes actuelles en Europe, le PSG et le Bayern Munich se retrouvaient mardi 28 avril pour un immense choc en demi-finale aller de la Ligue des champions au Parc des Princes. Paris s’est imposé 5-4 avec un doublé de Ousmane Dembélé et de Khvicha Kvaratskhelia.

Ce soir, le PSG a d’abord été fébrile face au trident offensif Michael Olise, Luis Diaz et Harry Kane du Bayern Munich, avant de se lancer réellement dans la bataille. Pour le tout premier tir de la rencontre, Harry Kane ouvre le score sur penalty d’une frappe puissante. L’ancien joueur de Tottenham inscrit au passage son treizième but en C1 cette saison (17e). Avant ce but du serial buteur anglais, Luis Diaz était accroché dans la surface par Pacho.

Paris, bousculé en début de rencontre, répond magnifiquement avec Khvicha Kvaratskhelia, servi en profondeur et qui enroule son ballon (24e). Juste avant, Ousmane Dembélé ratait l’égalisation. Seul face à Manuel Neuer, le Parisien ouvrait trop son pied droit (23e). 

Doublé de Dembélé et de Kvaratskhelia

Désormais libéré de la pression de cette finale avant l’heure, le PSG passe devant grâce à Joao Neves qui envoie un coup de tête puissant vers le second poteau pour (33e). Avantage aux champions d’Europe en titre. Mais le Bayern revient à la hauteur et les Parisiens sont punis. Après un mouvement collectif des Bavarois, Michael Olise est servi dans la surface et envoie son ballon dans la lucarne pour égaliser (41e).

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Pour reprendre l’avantage, Ousmane Dembélé doit défier Neuer sur penalty après une faute de main de Davies, sanctionnée par l’arbitre. Le Ballon d’Or tire sur le côté droit, Neuer part du bon côté, mais est trop court pour sortir le ballon (45e+5). À la pause, le PSG mène face au Bayern Munich grâce à des buts de Dembélé, Neves et Kvaratskhelia.

Le Bayern ne lâche rien

Au retour des vestiaires, la rencontre bascule tout d’abord en faveur des Parisiens. Le PSG se donne de l’air avec un Kvaratskhelia qui s’offre un doublé en trompant Manuel Neuer d’une superbe frappe (56e). Deux minutes plus tard, servi par Désiré Doué, Dembélé assomme le Bayern avec lui aussi un doublé. 

Sauf que le Bayern sonne la révolte. À la 64e minute, sur un coup franc lointain, Kimmich enroule son ballon vers Upamecano et marque le troisième but des Munichois. Sur une passe en profondeur de Kane, Luis Diaz efface Marquinhos et marque le quatrième but des Rouge et blanc. 

À la 87e minute, le Parc des Princes tremble, Achraf Hakimi se blesse, mais doit rester sur le terrain car Paris a effectué tous ses changements. Le PSG garde finalement son avantage et inflige une troisième défaite au Bayern cette saison.

Paris ira à Munich le mercredi 6 mai pour le match retour avec un but d’avance. De quoi continuer à espérer une place à Budapest, théâtre de la finale le 30 mai. 

Par Pascal Kabeya
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