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À la Une

À la UneSanté

Ebola : Washington durcit les restrictions d’entrée et renforce le contrôle sanitaire pour les voyageurs en provenance de la RDC, de l’Ouganda et du Soudan du Sud

by admin9775 23 mai 2026
written by admin9775

Les autorités américaines ont annoncé un important renforcement des mesures sanitaires et migratoires visant les voyageurs en provenance de la République démocratique du Congo (RDC), de l’Ouganda et du Soudan du Sud, alors que les inquiétudes internationales grandissent face à la progression de l’épidémie d’Ebola en Afrique centrale et de l’Est.

Selon une ordonnance publiée le 18 mai 2026 par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), les États-Unis suspendent pendant une période initiale de 30 jours l’entrée sur leur territoire de certaines catégories d’étrangers ayant séjourné en République démocratique du Congo, en Ouganda ou au Soudan du Sud au cours des 21 derniers jours précédant leur voyage.

La mesure vise les « étrangers couverts », une catégorie juridique désignant les personnes qui ne sont ni citoyens américains ni résidents permanents légaux (détenteurs de carte verte), indépendamment de leur nationalité d’origine.

Parallèlement, le Département américain de la Sécurité intérieure (DHS) et les services des Douanes et de la Protection des frontières (CBP) ont instauré un dispositif sanitaire renforcé pour les citoyens américains et résidents permanents revenant de ces trois pays.

Ces voyageurs devront désormais emprunter des points d’entrée spécifiques aux États-Unis afin de subir des contrôles sanitaires renforcés destinés à limiter tout risque d’importation du virus Ebola.

Parmi les aéroports américains mobilisés figurent notamment :

  • Washington Dulles International Airport (Virginie)
  • George Bush Intercontinental Airport de Houston (Texas)
  • Hartsfield-Jackson Atlanta International Airport (Géorgie)

Les autorités américaines justifient ce choix par la capacité de ces villes à mobiliser rapidement d’importantes infrastructures spécialisées dans la gestion des maladies infectieuses, notamment la présence du CDC à Atlanta et du Texas Medical Center à Houston.

En parallèle, le Département d’État américain a relevé son niveau d’alerte voyage à « Niveau 4 – Ne pas voyager » pour la RDC, l’Ouganda et le Soudan du Sud.

Washington a également annoncé la suspension temporaire des opérations de délivrance de visas dans ses représentations diplomatiques de Kinshasa, Kampala et Djouba à compter du 18 mai.

Les autorités américaines indiquent par ailleurs vouloir soutenir la réponse sanitaire sur le continent africain avec un engagement annoncé pour le financement de structures médicales supplémentaires dans les régions affectées.

Ces décisions interviennent quelques jours après les confirmations biologiques de nouveaux cas d’Ebola et alors que les organisations sanitaires internationales intensifient leurs dispositifs de surveillance et de riposte.

Face à l’évolution de la situation, les autorités américaines précisent que ces mesures demeurent temporaires et feront l’objet d’une évaluation continue des risques sanitaires afin d’adapter la stratégie de prévention et de protection du territoire américain.

Dans plusieurs pays concernés, les autorités sanitaires poursuivent en parallèle les opérations d’identification des cas contacts, le renforcement des capacités de diagnostic et la mobilisation des équipes de riposte afin de limiter la propagation du virus.

Par Marius Bopenga
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À la Une

États-Unis: démission de la cheffe du renseignement Tulsi Gabbard, nouveau départ dans l’administration Trump

by admin9775 23 mai 2026
written by admin9775

La cheffe du renseignement américain Tulsi Gabbard, est devenue, vendredi 22 mai 2026, la dernière ministre en date à quitter le gouvernement Trump. Elle a démissionné en avançant des raisons personnelles. La presse la disait fragilisée en raison de propos récents sur l’Iran.

Si l’équipe du président américain est longtemps restée stable, elle a connu récemment plusieurs changements en peu de temps. En l’espace de trois mois, trois ministres ont quitté leurs fonctions : la ministre de la Justice, Pam Bondi, la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, et la ministre du Travail, Lori Chavez-DeRemer – toutes remplacées par des hommes. Et l’administration de l’actuel président des États-Unis vient d’enregistrer un nouveau départ, ce 22 mai : celui de Tulsi Gabbard, directrice du renseignement national.

Avant l’annonce de la démission de Tulsi Gabbard, le gouvernement Trump comptait quatre femmes sur un total de 21 ministres ou responsables fédéraux de premier plan.

« Malheureusement, je dois soumettre ma démission effective au 30 juin », a écrit la cheffe du renseignement dans une lettre adressée à Donald Trump et publiée sur le réseau social X. Elle explique devoir quitter l’administration en raison de l’état de santé de son mari, atteint d’un cancer des os. Tulsi Gabbard et Abraham Williams, un cinéaste, se sont rencontrés quand le second a tourné des vidéos de campagne de la première, ancienne élue démocrate ralliée à Donald Trump.

 Trump salue son « travail incroyable »

Tulsi Gabbard dirige la très sensible Direction nationale du Renseignement (DNI), l’organisme qui chapeaute toutes les agences du renseignement, depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Sa nomination avait été vivement critiquée par l’opposition, qui lui reproche en particulier des prises de position pro-russes.

Le président américain a salué le « travail incroyable » de Tulsi Gabbard à la tête de la DNI. Le président ultra-conservateur a indiqué qu’elle serait remplacée par son adjoint Aaron Lukas, nommé Directeur du renseignement national par intérim.

Une personnalité qui a cristallisé les critiques

Âgée de 45 ans, cette ancienne militaire, qui a été déployée en Irak, avait dû faire face pendant la procédure de nomination à l’hostilité des élus de l’opposition, mais aussi au scepticisme de certains sénateurs républicains.

Il lui est notamment reproché d’avoir rencontré le dirigeant syrien Bachar el-Assad en 2017 ou de reprendre à son compte les arguments du Kremlin pour justifier la guerre en Ukraine. Son soutien passé au lanceur d’alerte Edward Snowden, à l’origine de révélations dommageables pour les services de renseignement américains, a également été critiqué.

Une ancienne démocrate

Tulsi Gabbard était donnée partante depuis quelque temps par les médias américains, semblant être en porte-à-faux avec Donald Trump. Elle avait notamment refusé, lors d’une audition parlementaire en mars, de confirmer la position officielle de la Maison Blanche selon laquelle l’Iran représentait une « menace imminente », ce qui justifiait, aux yeux de l’administration Trump, de mener les frappes américano-israéliennes qui ont déclenché la guerre au Moyen-Orient.

Celle qui va laisser son poste de directrice du renseignement est aussi connue pour ses propos qui ont pu choquer au sein des institutions à Washington, notamment des critiques de l’interventionnisme militaire à tout crin de son pays depuis des décennies. Pendant le premier mandat de Donald Trump, elle avait ouvertement critiqué une frappe ayant tué à Bagdad le haut responsable iranien Qassem Soleimani.

Tulsi Gabbard avait quitté le parti démocrate avec fracas en 2022, en accusant la formation d’être « une clique élitiste de va-t-en-guerre woke » alimentant le « racisme anti-blanc ».

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Réforme constitutionnelle en RDC : l’UDPS et l’AFDC renforcent leur alliance autour de la plateforme C4

by admin9775 22 mai 2026
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La dynamique politique en faveur d’un changement ou d’une révision de la Constitution en République démocratique du Congo continue de se structurer autour de la majorité présidentielle. Ce jeudi 21 mai à Kinshasa, le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a reçu Modeste Bahati Lukwebo dans le cadre des consultations visant à consolider la plateforme C4, récemment lancée pour soutenir la vision institutionnelle défendue par le pouvoir.

Cette rencontre marque une nouvelle étape dans la stratégie de mobilisation engagée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) autour du débat constitutionnel, devenu l’un des principaux enjeux politiques du moment.

À l’issue des échanges, le président de l’Alliance des forces démocratiques du Congo (AFDC) a affiché son soutien à l’initiative portée par l’UDPS et réaffirmé son alignement politique avec le président Félix Tshisekedi.

« Je suis venu répondre à l’invitation de l’honorable secrétaire général de l’UDPS autour de l’idée qu’il a lancée pour la plateforme C4. Comme vous le savez, l’UDPS et l’AFDC sont des partis phares de l’Union sacrée de la Nation et soutiennent le Chef de l’État depuis la rupture FCC-CACH jusqu’à ce jour », a déclaré Modeste Bahati Lukwebo.

Le leader de l’AFDC a indiqué que les discussions ont principalement porté sur les mécanismes devant permettre la mise en œuvre concrète de cette nouvelle dynamique politique.

« Nous avons échangé autour de la question et maintenant il reste comment matérialiser cela, en défendant la Constitution et lui donner une nouvelle forme. Nous restons côte-à-côte avec l’UDPS », a-t-il poursuivi.

Modeste Bahati Lukwebo a surtout insisté sur son adhésion à toute orientation institutionnelle qui serait portée par le Chef de l’État.

« Nous sommes tout à fait derrière le Chef de l’État pour tout ce qu’il va nous dire. Nous voulons changer ? On va changer. Nous voulons réviser ? On va réviser et nous allons le matérialiser de manière intelligente », a-t-il affirmé.

De son côté, Augustin Kabuya a présenté le débat autour de la Constitution comme une confrontation démocratique entre deux visions politiques opposées.

« Nous ne sommes pas en compétition. Ils ont lancé leur dynamique qui s’oppose au changement de la Constitution, et nous avons mis en place notre dynamique C4 pour le changement de la Constitution. Dans le contexte actuel, c’est la population qui va nous départager, et c’est cela même l’expression démocratique », a déclaré le secrétaire général de l’UDPS.

Cette montée en puissance du camp favorable à une réforme constitutionnelle intervient alors qu’en face, plusieurs figures de l’opposition notamment Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Matata Ponyo maintiennent leur opposition à toute modification de l’actuelle Constitution.

Ces derniers défendent le maintien du texte fondamental de 2006 et dénoncent toute initiative susceptible, selon eux, de fragiliser l’ordre constitutionnel actuel.

Le débat autour de la Constitution s’impose désormais comme l’un des principaux axes de confrontation politique en RDC, dans un climat où majorité et opposition cherchent chacune à mobiliser l’opinion autour de leurs visions institutionnelles respectives.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Ebola en RDC: un incident éclate au centre de soins de Rwampara, deux tentes mises à feu

by admin9775 21 mai 2026
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À Rwampara, à une dizaine de kilomètres de Bunia, des proches d’un malade décédé d’Ebola ont mis le feu aux tentes du centre de traitement, jeudi 21 mai 2026, après que les équipes médicales ont refusé de leur remettre le corps. Le ministre de la Santé, Roger Kamba, a réagi immédiatement. Le récit d’une journée sous tension.

Le matin : un responsable d’Alima décrit des structures débordées

Barry Mamadou Kaba, chef de mission de l’ONG Alima en RDC, exposait déjà sur RFI une situation difficile. À Rwampara, les malades étaient répartis entre deux structures : l’hôpital général et le CME, une structure privée voisine. Alima avait installé des tentes en urgence pour séparer les cas suspects des autres malades et sécuriser le personnel soignant.

« Les besoins sont criants », disait Barry Mamadou Kaba. Pour construire un vrai centre de traitement Ebola, avec des circuits adaptés, des espaces individualisés, une protection correcte pour les soignants comme pour les patients, il faut des moyens financiers. Des moyens que les partenaires n’ont pas aujourd’hui. Si les fonds arrivent, estimait Barry Mamadou Kaba, le centre peut être prêt en une semaine.

Alima avait aussi acheminé ses cubes vers Bunia : des chambres d’urgence biosécurisées qui permettent d’isoler chaque patient individuellement tout en maintenant sa dignité et en protégeant le soignant. À Rwampara, au moment où Barry Mamadou Kaba s’exprimait, cinq cas suspects et un cas confirmé étaient suivis à l’hôpital général.

À lire aussiEbola en RDC: 159 décès estimés et 626 cas suspects, annonce le ministre de la Santé congolais sur RFI

L’après-midi : l’incident

Alors que la journée n’était pas terminée, un patient positif à Ebola est décédé au centre de traitement de Rwampara. Ses amis, des motards, ont voulu récupérer le corps. Les équipes médicales ont expliqué les risques et tenté de les dissuader, sans succès. Les hommes ont mis le feu aux deux tentes.

Ce qu’explique le ministre de la Santé

Roger Kamba, ministre de la Santé, a réagi immédiatement, interrogé par RFI. Ebola ne se transmet pas comme le Covid-19 : ce n’est pas une maladie respiratoire. Le virus se transmet par contact avec les sécrétions corporelles : sang, urines, selles, vomissures, transpiration. Tous ces liquides contiennent le virus. Un corps décédé d’Ebola reste contagieux. Quiconque le manipule sans protection prend le risque de tomber malade. « Laissez-nous enterrer les décédés de manière sécurisée, a déclaré Roger Kamba. Le mort ne doit pas entraîner avec lui d’autres personnes dans la tombe. »

La réponse d’Alima

Alima déplore la mise en danger de vies humaines et la destruction de dispositifs médicaux essentiels. L’ONG alerte sur la diffusion d’informations non vérifiées circulant sur les réseaux sociaux, susceptibles d’alimenter la peur et la défiance envers les équipes de santé. Dans un contexte aussi sensible, dit-elle, la circulation d’informations vérifiées est essentielle pour protéger les populations et garantir l’accès aux soins.

Des mesures immédiates ont été mises en œuvre : réorganisation temporaire des espaces de soins, sécurisation des activités médicales, redéploiement d’équipements essentiels et préparation de solutions alternatives pour assurer la continuité de la prise en charge.

Les besoins sur le terrain

L’incident de Rwampara s’inscrit dans un contexte de sous-capacité documenté depuis plusieurs jours. À Bunia, Florent Uzzeni, responsable adjoint des urgences pour MSF-Suisse, arrivé sur place deux jours plus tôt, dressait le même tableau. Les structures d’isolement sont saturées. Hôpitaux, centres de santé, cliniques privées : il n’y a plus un seul lit disponible. « Il n’y a pas encore d’action très efficace sur le terrain. Il reste encore beaucoup de travail à faire », a-t-il dit à RFI.

RFI

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À la UneSport

Chaos au stade Tata Raphaël : V.Club – Aigles du Congo interrompu, la Linafoot suspend le résultat du match

by admin9775 21 mai 2026
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De graves incidents ont éclaté au stade Tata Raphaël, à Kinshasa, lors de la rencontre opposant l’AS V.Club aux Aigles du Congo, provoquant l’interruption du match dans une atmosphère de forte tension et de violences.

Alors que les deux équipes étaient à égalité (1-1), la rencontre a basculé dans le chaos à la 87e minute après une décision arbitrale vivement contestée par une partie des supporters de V.Club.

Au cœur de la polémique figure un but refusé au club vert et noir pour une position de hors-jeu jugée « imaginaire » par plusieurs supporters et observateurs. Selon les contestataires, l’attaquant Mpiana Monzinzi était en position régulière au départ de l’action et le but aurait dû être validé.

La frustration a rapidement dégénéré. Très remontés contre le corps arbitral, des supporters ont envahi la pelouse tandis que l’arbitre principal aurait été pris à partie. Les agents de sécurité, dépassés par l’ampleur des débordements, n’ont pas réussi à contenir la foule.

Des scènes de violence ont été enregistrées dans plusieurs zones du stade. Des dégâts matériels importants ont été signalés à l’intérieur de l’enceinte sportive.

Selon les premières informations, des joueurs, membres du staff technique, dirigeants ainsi que des supporters des Aigles du Congo figureraient parmi les personnes affectées par ces incidents.

Face à l’impossibilité de garantir la sécurité des acteurs présents, la rencontre n’a pas pu reprendre et a été définitivement interrompue.

Dans la foulée, la Ligue nationale de football (Linafoot) a annoncé la suspension du résultat du match V.Club – Aigles du Congo, en attendant les conclusions des instances compétentes.

Cette nouvelle flambée de violences dans un stade congolais ravive le débat sur la sécurité dans les compétitions sportives nationales, notamment lors des rencontres à forte affluence.

Au sein de l’opinion sportive, plusieurs voix réclament désormais des sanctions exemplaires. Certains observateurs appellent à des mesures disciplinaires sévères, incluant d’éventuelles amendes, des huis clos ou d’autres sanctions sportives afin de lutter contre la répétition des violences dans les stades.

Les autorités sportives devraient se prononcer dans les prochaines heures sur les responsabilités des différentes parties impliquées ainsi que sur les suites disciplinaires à donner à ce dossier qui secoue déjà le football congolais.

« Trop, c’est trop », résument plusieurs supporters et acteurs du football congolais, qui demandent un renforcement urgent des dispositifs sécuritaires et une application rigoureuse des règlements pour préserver l’image du sport national.

Par Marius Bopenga
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À la UneBusiness News

La Banque centrale du Congo lance Bloomberg FXGO pour moderniser le marché des changes

by admin9775 21 mai 2026
written by admin9775

Le Gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a procédé jeudi 21 mai au lancement officiel de la plateforme Bloomberg FXGO, une innovation technologique présentée comme une avancée stratégique dans la modernisation du marché des changes en République démocratique du Congo.

Cette initiative s’inscrit parmi les premières réformes engagées depuis la prise de fonctions du Gouverneur André Wameso, dans le cadre d’une politique visant à renforcer la transparence financière, moderniser les infrastructures monétaires et améliorer le fonctionnement du système bancaire national.

Développée en collaboration avec les établissements bancaires et les différents acteurs du secteur financier, la plateforme Bloomberg FXGO a été soumise à une phase pilote dont les résultats ont été jugés satisfaisants par les autorités monétaires.

Son déploiement permettra notamment d’améliorer l’efficacité des opérations de change, d’assurer une meilleure fluidité des transactions interbancaires en devises et de renforcer la traçabilité des opérations financières.

À travers cet outil numérique, la Banque centrale du Congo entend également réduire les asymétries d’information entre opérateurs du marché, favoriser davantage de transparence dans les échanges financiers et consolider la stabilité du cadre monétaire national.

Les autorités estiment par ailleurs que cette réforme contribuera à rapprocher le marché des changes congolais des standards internationaux, tout en renforçant la confiance des investisseurs et des acteurs économiques dans le système financier du pays.

L’introduction de Bloomberg FXGO traduit également la volonté de la Banque centrale d’accélérer la transformation numérique du secteur financier congolais et de promouvoir une gouvernance bancaire plus moderne, dans un contexte où les économies africaines multiplient les initiatives visant à digitaliser leurs mécanismes financiers.

À travers cette réforme, la BCC affiche son ambition de construire un environnement financier plus performant, plus transparent et mieux adapté aux exigences actuelles des marchés internationaux.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Jacques Kyabula Katwe démissionne de ses fonctions de gouverneur du Haut-Katanga

by admin9775 21 mai 2026
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Jacques Kyabula Katwe a officiellement présenté sa démission du poste de gouverneur de la province du Haut-Katanga, avec effet immédiat à compter du 21 mai 2026.

Dans une correspondance adressée au président de la République, le désormais ex-chef de l’exécutif provincial explique sa décision par son absence prolongée du Haut-Katanga, liée à des obligations professionnelles et institutionnelles l’ayant retenu à Kinshasa durant plusieurs semaines.

Selon lui, cette situation, survenue dans un contexte sécuritaire jugé sensible, a suscité des interrogations au sein de l’opinion ainsi que des critiques relatives à la gestion de la province.

« Dans un esprit de responsabilité républicaine », Jacques Kyabula Katwe affirme avoir choisi d’assumer les conséquences politiques et administratives liées à cette situation en se retirant de ses fonctions.

Figure politique influente et membre du présidium de l’Union sacrée de la Nation, la plateforme politique soutenant le président Félix Tshisekedi, Jacques Kyabula Katwe a également profité de cette lettre pour renouveler son attachement au chef de l’État.

Il y réaffirme sa « loyauté indéfectible » envers le président de la République ainsi que son adhésion à la vision présidentielle axée sur la stabilité, la paix et le développement du pays.

L’ancien gouverneur indique par ailleurs rester disponible pour continuer à servir la République démocratique du Congo dans d’autres responsabilités qui pourraient lui être confiées.

Cette démission intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement suivi dans plusieurs provinces du pays, où les autorités sont régulièrement interpellées sur les enjeux de gouvernance et de proximité avec les populations locales.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UnePolitique

Eugène Diomi Ndongala plaide pour une nouvelle Constitution : « Passer d’un compromis post-guerre à une Constitution de souveraineté »

by admin9775 21 mai 2026
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Le président de la Démocratie chrétienne (DC), Eugène Diomi Ndongala, s’est prononcé en faveur d’un changement de la Constitution de la République démocratique du Congo, estimant que le texte fondamental adopté en 2006 ne répond plus aux réalités sécuritaires, géopolitiques et institutionnelles actuelles du pays.

Lors d’un point de presse organisé jeudi 22 mai à Kinshasa, l’opposant politique a développé une argumentation juridique et politique fondée sur la nécessité d’une « rupture constitutionnelle » qu’il considère comme adaptée au contexte actuel marqué par les conflits armés persistants dans l’Est de la RDC.

Selon lui, la Constitution du 18 février 2006 est issue d’un contexte historique précis, celui des accords de paix de Sun City et de Pretoria conclus après la deuxième guerre du Congo, dans une logique de partage du pouvoir et de stabilisation nationale.

« Cette rupture n’est pas nécessairement violente, mais elle doit être suffisamment profonde pour rendre l’ancien texte constitutionnel inapte à refléter le nouvel équilibre des forces politiques, la nouvelle conscience nationale et les nouvelles exigences de souveraineté », a expliqué Eugène Diomi Ndongala.

Pour le leader de la Démocratie chrétienne, la situation sécuritaire actuelle, notamment les affrontements dans l’Est du pays et les tensions avec le Rwanda autour de la crise du M23, auraient profondément modifié les équilibres qui avaient justifié l’adoption de la Constitution actuelle.

Il estime que la RDC traverse aujourd’hui une « rupture sécuritaire, territoriale et géopolitique » qui exigerait une adaptation profonde de ses institutions.

Dans son argumentaire, Diomi Ndongala évoque également une « évolution de la conscience nationale », particulièrement chez les jeunes générations, qu’il considère comme un élément pouvant justifier l’ouverture d’un nouveau processus constituant.

S’appuyant sur des références doctrinales du droit constitutionnel, notamment la théorie du juriste Hans Kelsen, il soutient qu’une transformation majeure des réalités politiques et nationales peut conduire à l’émergence d’un nouvel ordre constitutionnel.

L’ancien ministre plaide ainsi pour une révision globale des mécanismes institutionnels liés notamment à la défense nationale, à la gestion des ressources stratégiques, à la protection de l’intégrité territoriale et à la gouvernance sécuritaire.

« Le moment est venu de passer d’une Constitution de compromis post-guerre à une Constitution de souveraineté et de résilience », a-t-il affirmé.

Au-delà de la question constitutionnelle, Eugène Diomi Ndongala a également appelé le président Félix Tshisekedi à utiliser les mécanismes prévus par la Constitution actuelle, notamment l’article 85, pour faire face à la situation sécuritaire exceptionnelle que traverse le pays.

Le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue de susciter de vives réactions sur la scène politique congolaise. Alors que certains acteurs politiques et sociaux défendent l’intangibilité de la Constitution de 2006, d’autres considèrent qu’une adaptation institutionnelle pourrait être nécessaire face aux défis sécuritaires et géopolitiques actuels.

Par Marius Bopenga
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À la UneSanté

Africa CDC nomme le professeur Jean-Jacques Muyembe conseiller spécial en pleine épidémie d’Ebola en RDC

by admin9775 21 mai 2026
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Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont annoncé, mercredi, la nomination du professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum comme conseiller spécial chargé de la préparation, de la prévention et de la riposte aux pandémies.

Cette désignation intervient dans un contexte sanitaire préoccupant marqué par la résurgence d’une épidémie d’Ebola de souche Bundibugyo dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.

Figure scientifique majeure du continent africain, le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum est reconnu à l’échelle internationale pour avoir participé à la découverte du virus Ebola en 1976 à Yambuku, dans l’actuelle province de l’Équateur. Depuis près d’un demi-siècle, le microbiologiste congolais est impliqué dans la gestion et la riposte aux différentes flambées épidémiques ayant touché la RDC.

Actuel directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et professeur à l’Université de Kinshasa, il est considéré comme l’un des plus grands spécialistes mondiaux de la maladie à virus Ebola.

Cette nomination intervient alors que la RDC fait face à sa 17ᵉ épidémie d’Ebola, avec plusieurs centaines de cas probables recensés et une mobilisation renforcée des autorités sanitaires nationales et internationales.

Outre Jean-Jacques Muyembe, Africa CDC a également procédé à plusieurs autres nominations stratégiques.

Mukesh Chawla, ancien conseiller de la Banque mondiale, a été désigné conseiller principal en économie de la santé et financement stratégique.

Le Dr Karim Bendhaou, ancien dirigeant des opérations de Merck en Afrique du Nord et de l’Ouest, devient conseiller principal chargé du renforcement institutionnel et des partenariats stratégiques.

Le journaliste Christian Lusakweno, fondateur de Radio Top Congo FM, a quant à lui été nommé conseiller principal pour la communication de crise.

Le directeur général d’Africa CDC, Jean Kaseya, a salué l’expérience et l’expertise des nouvelles personnalités désignées.

« Leur expérience, leur jugement et leurs réseaux seront précieux alors que nous approfondissons nos partenariats », a-t-il déclaré.

Ces nominations s’inscrivent dans la stratégie plus large portée par Africa CDC visant à renforcer la souveraineté sanitaire du continent africain, notamment en développant des capacités locales de prévention, de recherche scientifique, de financement et de gestion des crises sanitaires.

Pour la RDC, la désignation du professeur Jean-Jacques Muyembe à ce poste stratégique apparaît également comme une reconnaissance internationale du rôle central joué par les scientifiques congolais dans la lutte contre Ebola depuis plusieurs décennies.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Le ministre israélien des Finances affirme que la CPI a demandé un mandat d’arrêt international contre lui

by admin9775 21 mai 2026
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Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré mardi 19 mai qu’un procureur de la Cour pénale internationale (CPI) avait demandé un mandat d’arrêt à son encontre, accusant l’Autorité palestinienne d’être à l’origine de cette démarche. Bezalel Smotrich a indiqué que sa première mesure de représailles viserait la communauté bédouine palestinienne de Khan al-Ahmar, située à l’est de Jérusalem, en Cisjordanie occupée.

« On m’a informé que le procureur pénal de la cour antisémite de La Haye avait déposé une demande de mandat d’arrêt international contre moi », a affirmé Bezalel Smotrich (extrême droite) lors d’une conférence de presse diffusée sur son compte X. « En tant qu’État souverain et indépendant, nous n’acceptons pas les diktats hypocrites d’organismes biaisés qui prennent, encore et encore, position contre l’État d’Israël », a-t-il ajouté, sans préciser les accusations motivant cette demande d’arrestation.

Le procureur de la CPI a déclaré que son bureau était « dans l’impossibilité de commenter les spéculations médiatiques ou les questions liées à une quelconque demande présumée de mandat d’arrêt ».

La CPI, qui siège à La Haye, a émis en novembre 2024 des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Ils sont soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza, où Israël a livré une guerre dévastatrice après l’attaque meurtrière du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur son territoire.

Un coup de force politique

C’est le retour d’un dossier hautement sensible, embourbé dans les méandres judiciaires depuis 17 ans. Khan al-Ahmar, ce village de tentes et de tôle situé à l’est de Jérusalem, est redevenu le symbole d’un bras de fer idéologique. D’un côté, les organisations de colons exigent la démolition au nom de la loi israélienne. De l’autre, les habitants, des bédouins, et les ONG dénoncent un nettoyage ethnique et un désastre humanitaire.

Mais l’annonce de Bezalel Smotrich reste avant tout un coup de force politique. Légalement, une telle évacuation dépend du Premier ministre et de l’armée. Surtout, elle intervient dans un contexte de tensions maximales avec les instances internationales comme la CPI. Le ministre d’extrême droite assume la confrontation et lie directement ce dossier aux pressions judiciaires mondiales qui visent l’exécutif israélien, précise notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.

Bezalel Smotrich a accusé l’Autorité palestinienne d’avoir encouragé cette nouvelle procédure, fustigeant les poursuites engagées contre lui, Benyamin Netanyahu et Yoav Gallant. « L’émission de mandats d’arrêt contre le Premier ministre est une déclaration de guerre. L’émission de mandats d’arrêt contre le ministre de la Défense et contre le ministre des Finances est une déclaration de guerre. Et face à une déclaration de guerre, nous répondrons par la guerre. Je le promets à tous nos ennemis : ce n’est que le début », assure-t-il.

Une rhétorique offensive qui s’accompagne de menaces d’effets concrets sur le terrain. Reste à savoir si Benyamin Netanyahu donnera son feu vert. Un passage à l’acte à Khan al-Ahmar provoquerait une crise majeure avec l’Union européenne, qui a toujours qualifié cette perspective de ligne rouge.

Le ministre menace de représailles contre les Palestiniens

Plus de 750 personnes vivent à Khan al-Ahmar, dans un ensemble de baraques et de tentes situé à une dizaine de kilomètres de la Vieille Ville de Jérusalem, entouré de colonies israéliennes. « Le ministre de l’Expulsion et de l’Annexion cherche à se venger de La Haye et de la communauté internationale aux dépens de l’une des communautés les plus vulnérables », a réagi l’ONG anticolonisation israélienne La Paix Maintenant. « Sous ce gouvernement, nous constatons que, pour la première fois, ils ont approuvé le plan très sensible et important E1 et qu’ils se dirigent vers l’annexion de toute cette région », a déclaré son directeur Lior Amihai à l’AFP.

Khan al-Ahmar se trouve près de terrains qu’Israël prévoit d’utiliser pour son controversé projet de développement E1, destiné à faciliter l’expansion des colonies dans la zone proche de Jérusalem. Bezalel Smotrich, qui vit lui-même dans une colonie, est un fervent partisan de l’annexion de toute la Cisjordanie occupée.

L’accusation enquête depuis plusieurs années sur la colonisation des territoires palestiniens occupés. Dans les derniers mois, plusieurs sources ont confirmé que trois personnes étaient visées, dont le ministre des Finances ainsi qu’Itamar Ben Gvir, qui, il y a un an, avait assuré que rien ne l’arrêterait, précise notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas. Du côté de la CPI, les spéculations autour de nouveaux mandats d’arrêt viennent raviver les craintes de sanctions américaines sur l’institution alors que Washington exige la clôture des enquêtes concernant Israël.

Par Pascal Kabeya
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