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À la Une

À la UneMonde

Donald Trump arme la Garde nationale à Washington et menace Baltimore et Chicago

by admin9775 26 août 2025
written by admin9775

Il y a deux semaines, Donald Trump envoyait plus de 2 000 membres de la Garde nationale à Washington, la capitale américaine qu’il veut « nettoyer » selon ses termes. Depuis quelques jours, il envisage de renouveler l’opération dans d’autres villes américaines, des villes « rongées » par la criminalité selon le président américain.

À Washington, les membres de la Garde nationale déployés depuis le 12 août sont désormais armés. Ces réservistes, présents devant la gare et le long de l’immense esplanade The National Mall, ne sont cependant autorisés à tirer qu’en dernier recours et en réponse à une menace de mort ou de blessures graves. En théorie, ces militaires ne peuvent être déployés qu’en cas d’urgence, dans le cas d’une catastrophe naturelle par exemple, mais pas pour lutter contre la criminalité.

« Hé Donald, on peut te fournir une voiture de golf… »

Pourtant, Donald Trump ne compte pas s’arrêter là. Ce week-end, il a ciblé Baltimore dans l’État du Maryland, un État démocrate. Il veut y envoyer des troupes de la Garde nationale pour là encore, débarrasser la ville de la criminalité. Une décision inconstitutionnelle selon Wes Moore, le gouverneur du Maryland, qui a proposé au milliardaire new-yorkais « une promenade » à Baltimore pour tordre le cou aux « mensonges déblatérés contre les progrès que nous réalisons en matière de sécurité dans le Maryland ». « Hé Donald, on peut te fournir une voiture de golf si ça facilite les choses. Tiens-moi au courant ! », a ironisé le dirigeant de cet État qui jouxte Washington.

Même son de cloche chez le gouverneur démocrate de l’Illinois qui a assuré qu’il ne laisserait pas un dictateur imposer sa volonté. Vendredi 22 août, Donald Trump déclarait que Chicago, plus grande ville de l’Illinois et troisième du pays, serait, avec New-York, la prochaine ville visée par l’envoi de troupes. Même objectif : lutter contre la criminalité et l’immigration. Des déploiements sans base légale, selon les démocrates américains qui l’assurent : le président fabrique ces crises pour justifier l’envoi des militaires.  

Trump veut créer « une unité spéciale »

« Une unité spécialisée au sein de la Garde nationale ». C’est l’idée de Donald Trump qui a signé ce 25 août un nouveau décret chargeant son secrétaire à la Défense de la créer. Des unités qui seront « spécifiquement formées et équipées pour faire face aux problèmes d’ordre public ». C’est aussi et surtout le signe le plus clair à ce jour de l’intention du président américain d’étendre le rôle de l’armée dans les activités de maintien de l’ordre à l’échelle nationale.

Le secrétaire américain à la Défense aura la charge de créer ces unités spécialisées et ainsi de désigner un nombre précis de membres de la Garde nationale. Également de les former afin qu’ils puissent être déployés rapidement, a précisé Donald Trump, qui a fait des villes dirigées par des démocrates ces cibles favorites. 

Après Los Angeles et Washington, « Je me dis que la prochaine étape devrait être Chicago, car comme vous le savez tous, Chicago est actuellement un champ de bataille et les démocrates ne le reconnaissent pas. Mais nous sommes prêts à aller n’importe où. Nous avons une équipe complète de personnes formidables. Nous sommes au complet, notre armée aussi, alors qu’il y a un an, nous étions à court de personnel. Mais aujourd’hui, nous sommes au complet. Nous pouvons donc nous rendre n’importe où en moins de 24 heures ».

Mais de nombreuses interrogations subsistent, quant à la mise en œuvre concrète de ce décret. Des sénateurs démocrates critiquent déjà la tendance continue de Trump à politiser et utiliser abusivement l’armée à des fins politiques.

RFI

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26 août 2025 0 comments
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À la UneSociété

Les religieux unissent leur voix en vue du dialogue national inclusif

by admin9775 26 août 2025
written by admin9775

les Églises catholique et protestante engagées dans un processus de médiation pour tenter d’enrayer la crise politique et sécuritaire que traverse l’est du pays poursuivent la préparation du dialogue national inclusif qui doit avoir lieu prochainement. Après avoir travaillé pendant plus d’un mois avec la présidence qui leur avait demandé de fusionner leurs propositions avec celles formulées par d’autres confessions, ces dernières se sont associées avec la Plateforme des confessions religieuses au Congo et la Coalition interconfessionnelle pour la nation avec lesquelles elles ont présenté une feuille de route commune pour la suite du processus, ce lundi 25 août.

Le document annonce un « mois de la paix » rythmé par des cultes œcuméniques pour instaurer confiance et décrispation, suivi d’un dialogue entre experts pour mobiliser les compétences autour de solutions techniques. Ce n’est qu’ensuite qu’interviendra le dialogue politique proprement dit, dont les parties prenantes seront « la majorité au pouvoir, l’opposition politique non armée, l’opposition armée, la société civile, les autorités coutumières et traditionnelles, la diaspora congolaise et des personnalités indépendantes ou influentes issues du monde académique, culturel, intellectuel et économique », détaille le pasteur Éric Senga, secrétaire général et porte-parole de l’Église du Christ au Congo (ECC).

« Il faut des concessions, de la grandeur et le pardon »

Alors que les religieux souhaitent que les discussions débouchent sur un compromis « patriotique et durable », ceux-ci n’attendent désormais plus que la convocation officielle des assises par le président Félix Tshisekedi pour se mettre au travail, espérant qu’elle interviendra « le plus tôt possible » car « il y a urgence », reprend Éric Senga.

« Nous avons près de 7 millions de nos compatriotes qui sont en errance et la tension continue de monter. Nous avons donc demandé au chef de l’État que des actes soient posés le plus vite possible », explique encore celui-ci avant d’exhorter aussi « chacun à avoir un esprit d’apaisement et de surpassement parce que nous sommes dans une situation qui nécessite de la cohésion. Il faut par conséquent des concessions, de la grandeur et le pardon », conclut-il tandis que les religieux demandent aussi aux partenaires internationaux de la RDC de faire preuve d’un « accompagnement sincère et constructif ». 

RFI

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À la UneSociété

L’arrestation d’un octogénaire, miroir des défis carcéraux et judiciaires en RDC

by admin9775 25 août 2025
written by admin9775

L’arrestation ce lundi de Camille Antoine Boyau, ancien Inspecteur général de la police judiciaire des parquets, âgé de 82 ans, relance le débat sur les conditions carcérales et l’application de la justice en République Démocratique du Congo. Son cas met en lumière les défis d’un système pénitentiaire en crise et questionne la pertinence de l’emprisonnement systématique pour les personnes âgées.

Un parcours judiciaire tumultueux
Suspendu en mars 2023 par le Ministre d’État chargé de la Justice, Boyau avait été réhabilité en février 2025 sur ordre du Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau, avant que le Conseil d’État ne juge cette décision illégale. Son arrestation rapide et sa comparution devant le Procureur général près la cour d’appel de Kinshasa/Gombe illustrent les complexités administratives et juridiques qui entourent cette affaire.

La question de l’âge et de la détention
À 82 ans, Boyau incarne un dilemme judiciaire criant : faut-il incarcérer une personne âgée dans un système pénitentiaire déjà saturé et inadapté ? Les prisons congolaises, connues pour leur surpopulation et leurs conditions de vie précaires, peinent à répondre aux besoins fondamentaux des détenus, especially ceux requiring medical attention.

Une opportunité pour repenser les sanctions
Cette situation soulève la nécessité de développer des solutions alternatives à la détention traditionnelle :

  • Assignation à résidence avec surveillance électronique
  • Bracelet électronique pour contrôler les déplacements
  • Travaux d’intérêt général adaptés aux capacités physiques
  • Unités médicalisées pour les détenus vulnérables

Un système pénitentiaire en souffrance
La RDC compte actuellement [chiffre si disponible] établissements pénitentiaires, souvent surpeuplés et manquant de ressources médicales. Selon un rapport récent de [organisation nationale ou internationale], le taux d’occupation moyen dépasse les 200%, et les cas de malnutrition et de maladies y sont fréquents.

Vers une réforme humaniste de la justice
Des voix s’élèvent pour demander une approche plus nuancée de la sanction pénale :

« La justice doit punir, mais aussi protéger la dignité humaine. L’emprisonnement d’une personne âgée sans infrastructure adaptée peut constituer une peine inhumaine »
– Me Mavambo, avocat et défenseur des droits humains

Perspectives
Le cas Boyau pourrait créer un précédent juridique important. Les autorités judiciaires sont face à un choix : appliquer strictement la procédure pénale ou tenir compte des réalités carcérales et des impératifs humanitaires.

Alors que le dossier est entre les mains du Procureur général, cette affaire révèle les tensions entre impératifs judiciaires et réalités pratiques, dans un pays où le système pénitentiaire nécessite une réforme en profondeur.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Un officier de police congolais démissionne avec fracas en dénonçant la complicité de l’institution avec les bandits

by admin9775 25 août 2025
written by admin9775

Dans une vidéo devenue virale, Mboso Junior, officier S2 à la Légion nationale d’intervention de la Police nationale congolaise (PNC) et fils du deuxième Vice-Président de l’Assemblée nationale, a annoncé sa démission avec fracas, accusant l’institution policière de complicité active avec les bandits qui terrorisent Kinshasa.

Des accusations graves

L’officier, membre d’une unité d’élite spécialisée dans les interventions à haut risque, a livré un témoignage accablant : certains de ses collègues policiers faciliteraient délibérément les actes criminels des bandits urbains, créant ainsi un climat d’insécurité intolérable pour les habitants de la capitale.

« J’ai servi la police avec honneur, mais je ne peux plus fermer les yeux sur cette complicité qui met en danger nos concitoyens », a-t-il déclaré, qualifiant même la situation de « génocide ».

Une démission définitive, mais un engagement qui persiste

Mboso Junior affirme avoir déjà officiellement déposé sa démission. S’il quitte définitivement la police, il promet de continuer à œuvrer pour la sécurité et le bien-être des citoyens « par d’autres moyens », laissant planer le doute sur une possible reconversion dans la société civile ou l’activisme.

Les implications politiques

Cette démission, venant du fils d’une figure éminente du régime (le 2ème Vice-Président de l’Assemblée nationale est également le chef de la PNC), jette une lumière crue sur les profondes divisions et les pratiques controversées qui mineraient la police congolaise. Elle risque de créer un important embarras pour les plus hautes autorités de l’État et de relancer le débat sur la réforme urgente des forces de sécurité.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Le Qatar déploie sa stratégie africaine : investissements massifs et diplomatie active

by admin9775 25 août 2025
written by admin9775

Lors d’une tournée régionale ambitieuse, le Qatar a signifié son intention de devenir un partenaire économique de premier plan pour plusieurs pays d’Afrique Centrale, Australe et de l’Est. Riches en ressources minières et en potentialités diverses, ces nations suscitent l’intérêt croissant de l’émirat, qui promet des « partenariats gagnant-gagnant » et annonce des investissements se chiffrant en milliards de dollars.

La RDC, joyau convoité des investissements qataris

Parmi les destinations phares de cette tournée, la République Démocratique du Congo se distingue par son immense potentiel. Qualifiée de « scandale géologique », la RDC assure environ 70% de la production mondiale de cobalt – un minerai stratégique pour la transition énergétique – et regorge de nombreuses autres ressources. Le Qatar entend y investir plus de 20 milliards de dollars, non seulement dans le secteur minier, mais aussi dans une quinzaine d’autres domaines incluant l’agriculture, les hydrocarbures, les infrastructures, la santé et le tourisme.

Des engagements régionaux diversifiés

Les autres pays visités bénéficieront également d’enveloppes substantielles :

  • En Zambie, un accord de 19 milliards de dollars a été signé avec Al-Mansour Holding, couvrant les secteurs des mines, de l’énergie, de l’agriculture et des transports.
  • Le Burundi a obtenu des promesses d’investissement dans les infrastructures, les mines et les services financiers.
  • Le Botswana a attiré l’intérêt qatari pour ses ressources diamantifères, cuprifères et hydrocarbures.

Une stratégie qui dépasse le seul cadre économique

Cette offensive économique s’accompagne d’une diplomatie active. Le Qatar s’est impliqué dans la résolution des conflits dans l’Est de la RDC, accueillant des pourparlers de paix et jouant un rôle de médiateur. Cette approche illustre sa volonté de combiner investissements et stabilisation régionale pour garantir la pérennité de ses projets.

Contexte géopolitique : rivalités et diversification

Cette initiative s’inscrit dans un double contexte :

  1. La concurrence entre puissances du Golfe – Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis et Qatar – qui rivalisent d’influence en Afrique.
  2. La nécessité pour le Qatar de diversifier ses investissements via son fonds souverain (QIA, 557 milliards d’actifs) au-delà des hydrocarbures, en misant sur le potentiel de croissance africain.

Avec cette stratégie, Doha aspire à renforcer son empreinte diplomatique et économique sur le continent, se présentant comme un partenaire de long terme capable d’apporter capitaux, expertise et stabilité. Les retombées de cette tournée dessineront les contours de la nouvelle influence qatarie en Afrique.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

CAMI : Le DG Popol Mabolia Yenga avertit les titulaires de droits miniers sur le respect des délais de commencement des travaux

by admin9775 25 août 2025
written by admin9775

Le directeur général du Cadastre Minier (CAMI), Popol Mabolia Yenga, a adressé un avertissement sans équivoque aux détenteurs de droits miniers et de carrières, les sommant de se conformer à leurs obligations légales concernant le commencement des activités d’exploitation.

Dans un communiqué rendu public et relayé par Eco24.CD, M. Mabolia a rappelé les dispositions impératives des articles 387 alinéa 1er et 391 alinéa 1er du Règlement Minier. Ces textes stipulent que les titulaires doivent fournir les preuves du commencement effectif des travaux dans les délais légaux, faute de quoi la validité de leurs droits sera remise en cause.

Le patron du CAMI a constaté avec inquiétude que de nombreux titulaires, pourtant inscrits sur les listes officielles transmises à la Direction des Mines, n’ont toujours pas respecté cette obligation. Il a alerté sur les conséquences graves d’une telle négligence, notamment la possible perte de leurs droits miniers, un risque souvent sous-estimé dans un secteur déjà très réglementé.

Insistant sur le caractère crucial de cette démarche, le CAMI a souligné que le début des travaux dans les délais impartis n’est pas une simple formalité, mais une condition essentielle au maintien de la validité des titres miniers.

Cet avertissement s’inscrit dans la volonté affichée des autorités de renforcer la rigueur dans la gestion du secteur minier et de mettre fin aux pratiques spéculatives qui consistent à détenir des titres sans les mettre en valeur.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

André Wameso veut faire des minerais le socle du redressement du franc congolais

by admin9775 25 août 2025
written by admin9775

Le nouveau gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, mise sur les ressources minières pour restaurer la confiance dans le franc congolais et réduire la dépendance du pays au dollar américain.

En République démocratique du Congo, l’essentiel des recettes d’exportation provient du cuivre, du cobalt, du pétrole et de l’or. Mais ces revenus sont presque entièrement libellés en dollars, ce qui alimente la dollarisation de l’économie et affaiblit la monnaie nationale.

« Si l’économie est si dollarisée, c’est parce que nous importons presque tout ce que nous consommons », explique André Wameso dans un entretien avec Bloomberg. Il insiste sur la nécessité de « créer tout un écosystème financier » capable de soutenir le franc congolais à travers une meilleure valorisation des ressources naturelles.

L’or, levier de souveraineté monétaire

Parmi les priorités, le gouverneur de la BCC, veut s’appuyer sur les gisements aurifères de l’Est du pays, longtemps associés à la contrebande et aux conflits armés. Il révèle avoir engagé des discussions préliminaires avec des partenaires pour la construction d’une raffinerie d’or à Kinshasa.

L’objectif : transformer localement une partie de cette richesse afin d’accroître les réserves de change et consolider la monnaie nationale.

« L’or – heureusement – nous l’avons sous nos pieds », souligne-t-il, confiant dans la capacité du pays à tirer parti de ce métal précieux.

Vers un marché des capitaux en francs congolais

Au-delà de l’or, André Wameso envisage le développement d’instruments financiers liés aux revenus miniers, notamment des obligations en monnaie locale. Ces titres devraient inciter les ménages et les entreprises à investir en francs congolais, tout en diversifiant les sources de financement de l’État et du secteur privé.

« Nous pouvons commencer par les prêts hypothécaires, mais à terme, ce marché des capitaux pourra également permettre l’émission d’obligations en francs pour les entreprises », précise-t-il.

Alors que le franc congolais reste proche de son plus bas historique, le nouveau gouverneur de la BCC fait le pari de transformer la richesse minière du pays – et particulièrement l’or – en pilier d’une monnaie nationale plus forte et crédible.

Pierre Kabakila

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À la UnePolitique

Sénat-RDC : une « agitation infondée » dans quelques médias après le contrôle physique du personnel (Syndicat)

by admin9775 25 août 2025
written by admin9775

Une « agitation infondée » a été concoctée sur les réseaux sociaux et dans quelques médias de la République démocratique du Congo, à la suite du contrôle physique initié par le Bureau du Sénat, a déploré la délégation syndicale, dans une mise au point parvenue dimanche à l’ACP. 

« Le Bureau du Sénat a constitué, en date du 19 avril 2025, une commission chargée de procéder à l’état des lieux de l’administration du Sénat, dans l’objectif d’évaluer les conditions de travail, d’effectuer le contrôle physique et de vérifier les dossiers administratifs du personnel du Sénat. Une agitation infondée a été concoctée sur les réseaux sociaux (et la presse audio-visuelle) pour faire diversion », a-t-on lu.

« Au terme des travaux de ladite commission, il a été relevé que certains agents issus des trois dernières vagues de recrutement, accusaient d’importantes absences dues au fait qu’ils prestaient en même temps ailleurs », a ajouté la note conjointement signée par Eric Kisampo et Jacques Mulengwa, respectivement rapporteur et président de la délégation syndicale du Sénat.

Placés devant leur responsabilité pour tirer au clair leur situation administrative, conformément au Statut des agents et autres textes légaux et règlementaires régissant la carrière des agents de l’Etat, « les personnes indexées essayent de freiner ce processus pourtant salutaire », a précisé la source.

Par ailleurs, a renchéri le document, concernant la prime mensuelle des agents, « elle est versée à la hauteur de celle trouvée à la fin de la législature précédente, sans retard de paiement, en dépit de la réduction importante des ressources du Sénat ».

Pour ce qui est du service de nettoyage de la partie du Palais du Peuple gérée par le Sénat, la source a expliqué qu’ « il est assuré par des agents du Palais du peuple ainsi que par quelques maisons de sous-traitance sélectionnées avec rigueur, dont aucune d’elles n’appartient et n’a aucun lien avec un quelconque membre de la famille de l’honorable Président du Sénat ».

Concernant les soins de santé des agents du Sénat, le syndicat a indiqué que « ces derniers sont soignés dans des centres hospitaliers de la place, dont notamment, la clinique des Anges, la clinique Médecin de Nuit et l’hôpital Biopharm 2, avec lesquels le sénat a signé des conventions depuis plusieurs années ».

La note a ajouté, en outre, que « pour permettre l’identification efficiente des agents du Sénat, il a été procédé à l’établissement de nouvelles cartes de service octroyées gratuitement ». 

S’agissant des frais scolaires, la délégation syndicale a rappelé que le Sénat ne fonctionne qu’avec la dotation qui lui est allouée, et que le Bureau a pris l’engagement de supporter cette charge aussitôt que la dotation sera mise à sa disposition.

Enfin, la délégation syndicale a dit trouver en cette agitation, le but de ternir l’image aussi bien du Sénat que de son président.

ACP/Célestin Lutete

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À la UneCommunications politiques

Naissance de « Génération Rupture » : Cinq figures de l’opposition congolaise unissent leurs forces pour « rompre avec le système »

by admin9775 24 août 2025
written by admin9775

Cinq personnalités de l’opposition congolaise ont annoncé, vendredi, la création de la coalition « Génération Rupture » (GR), une nouvelle plateforme politique qui se fixe pour objectif de « rompre radicalement » avec l’ordre établi. Ados Ndombasi, Marley Vuvu, Alain Bolodjwa, Jonathan Ngbele et Owen Bosenge entendent incarner une alternative face à une classe politique qu’ils jugent « usée, complice et déconnectée des réalités du peuple ».

Lors d’une conférence de presse, les fondateurs de GR ont dressé un réquisitoire sévère contre les « dysfonctionnements structurels » qui mineraient la RDC depuis son indépendance. Pour eux, la crise congolaise trouve son origine dans le « mode de dévolution du pouvoir », source d’une légitimité perpétuellement contestée des institutions et de leurs dirigeants.

Un État privatisé, une nation en péril

La coalition dénonce une « privatisation de l’appareil étatique » qui affaiblirait l’action publique et creuserait les inégalités. Selon GR, cette pratique serait devenue la norme, au point de paralyser l’administration et d’anéantir toute ambition de gouvernance démocratique.

Le constat est sombre : la société congolaise s’effondrerait sous le poids de l’insécurité, de la crise socio-économique et de l’impuissance politique. Les initiateurs de GR rappellent le lourd tribut humain payé par la population : « plus de six millions de Congolais massacrés, plus de sept millions déplacés, d’innombrables violences sexuelles et des familles ruinées ». Autant de tragédies qu’ils imputent à un système corrompu, dominé par des élites cupides.

Dénonciation des divisions et de la justice aux ordres

Génération Rupture fustige également l’héritage d’une classe politique qu’elle accuse de entretenir des « liens de soumission » avec des intérêts étrangers, participant selon eux à un « projet sournois de balkanisation » du pays.

La coalition condamne les instrumentalisations de l’ethnicité et du régionalisme, des armes de division utilisées, selon elle, par le pouvoir pour fracturer la nation. Elle dénonce aussi avec force la « caporalisation de la justice », érigeant l’impunité et les discriminations en système et citant le cas de Jacky Ndala comme symbole de ces abus.

Un rejet des politiques économiques actuelles

Sur le plan socio-économique, GR conteste les affirmations gouvernementales sur une hausse du budget de l’État. Elle observe au contraire une dégradation constante des conditions de vie, tant pour les agents de l’État que pour les citoyens ordinaires.

Enfin, la coalition critique l’inaction de l’État en matière d’investissement et de soutien aux initiatives privées, condamnant ainsi la jeunesse au chômage et à la marginalisation.

Avec « Génération Rupture », ses fondateurs aspirent à incarner une rupture générationnelle et idéologique, promettant de porter une voix radicalement nouvelle sur l’échiquier politique congolais.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur somme le CNOM de retirer son communiqué et de respecter la légalité

by admin9775 24 août 2025
written by admin9775

Le cabinet de la ministre Marie-Thérèse Sombo a réagi vigoureusement ce jeudi à la publication par le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) d’une liste de facultés de médecine accréditées, jugée illégale et empiétant sur les prérogatives de l’État.

Dans un communiqué circonstancié, le ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation rappelle que le contrôle de la viabilité des facultés de médecine relève exclusivement de ses attributions, conformément à la réglementation en vigueur.

Le texte souligne que le CNOM a outrepassé ses missions telles que définies par l’Ordonnance-Loi n°68/070 du 1er mars 1968 et l’Ordonnance n°70/158 du 30 avril 1970 relatives à la déontologie médicale. Le ministère exige en conséquence le retrait pur et simple du communiqué du CNOM, invoquant les « conséquences fâcheuses » d’une telle illégalité.

Face à cette situation, le ministère appelle la communauté universitaire et l’opinion publique à la sérénité, réaffirmant son rôle exclusif dans la supervision et l’accréditation des institutions d’enseignement supérieur.

Cette prise de position ferme marque un rappel clair à l’ordre : l’évaluation et la validation des formations médicales restent sous la responsabilité entière de l’État, à travers le ministère de tutelle.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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