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À la Une

À la UnePolitique

Nouvelle réunion du présidium de l’Union sacrée de la Nation sous la coordination du Président Félix Tshisekedi

by admin9775 16 août 2025
written by admin9775

Ce jeudi 14 août au chapiteau de l’hôtel Pullman, à Kinshasa, le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Haute autorité politique de l’Union sacrée de la Nation (USN), a réuni, pour la troisième fois en moins de deux semaines, les membres du Présidium de sa plateforme politique tel qu’annoncé à l’issue de la dernière rencontre le dimanche 10 août.

Plusieurs points ont été abordés parmi lesquels l’adoption de la nouvelle Charte, le Règlement intérieur de l’USN ainsi que la convocation et la fixation de la date du Congrès de cette plateforme. À l’issue de ces assises prévues pour le 30 août prochain, la nouvelle charte de l’USN devra être adoptée.

Interrogé à la fin de cette séance de travail, le Secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, le professeur André Mbata, a estimé que « cette présence quasi permanente du Président Tshisekedi aux activités du Présidium de l’USN traduit sa détermination à redynamiser la plateforme qui dirige la République Démocratique du Congo ».

celcom présidence RDC

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À la UneSport

Victoire des Léopards de la RDC face au Rwanda à l’Afrobasket 2025

by admin9775 16 août 2025
written by admin9775

Les Léopards de la République démocratique du Congo se sont imposés face aux Amavubis du Rwanda (65-58), ce vendredi 15 août 2025, lors de la deuxième journée du groupe A de l’Afrobasket à Luanda, en Angola.

Malgré un match serré et plusieurs retournements de situation, la RDC a su s’imposer grâce à une performance remarquable de Jordan Sakho, élu homme du match avec 21 points et 14 rebonds.

Redressement après un début difficile

Cette victoire permet aux Léopards de se relancer après leur défaite initiale face aux Tubarões Azuis du Cap-Vert (66-75), mercredi dernier. Pour prétendre à la qualification, l’équipe congolaise devra maintenant battre les Éléphants de la Côte d’Ivoire, dimanche 17 août à 19h00 (heure de Kinshasa), dans un match décisif.

Un duel chargé de symboles

Au-delà du sport, cette rencontre RDC-Rwanda revêtait une dimension particulière, dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre les deux pays. La victoire des Léopards apporte une satisfaction supplémentaire aux supporters congolais, qui espèrent voir leur équipe poursuivre sur cette lancée.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Le Kenya nomme un consul général à Goma sous occupation du M23, une décision controversée

by admin9775 16 août 2025
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Le président kényan William Ruto a procédé à une série de nominations diplomatiques, désignant Judy Kiaria Nkumiri comme consul général à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu en République démocratique du Congo (RDC) – une région actuellement sous occupation des rebelles du M23, soutenus par le Rwanda.

Cette décision de l’actuel président de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) risque d’être perçue comme une forme de légitimation de l’offensive du M23, responsable de multiples exactions dans la région depuis janvier 2024.

Tensions diplomatiques entre la RDC et le Kenya

Cette nomination intervient dans un contexte de fortes tensions entre Kinshasa et Nairobi. Le président congolais Félix Tshisekedi, qui avait boycotté un sommet extraordinaire de l’EAC convoqué par Ruto en janvier, avait déjà accusé ce dernier de partialité en faveur du Rwanda.

« Il y avait le processus de Nairobi impulsé par Uhuru Kenyatta, mais malheureusement, il a été mal géré par la suite par William Ruto. Le processus est quasiment mort, à part le fait que le facilitateur Uhuru Kenyatta est resté. Le président Ruto a pris fait et cause pour le Rwanda. Je ne peux pas en dire plus », avait déclaré Tshisekedi lors d’un débat organisé en juillet 2024 par l’Initiative de Sécurité en Afrique et la Brookings Institution.

Une nomination qui risque d’envenimer les relations

En établissant une représentation diplomatique à Goma sous contrôle du M23, le Kenya envoie un signal ambigu, susceptible d’être interprété comme une reconnaissance implicite de l’autorité des rebelles. Cette initiative pourrait encore creuser le fossé entre Nairobi et Kinshasa, déjà en désaccord sur la gestion du conflit dans l’Est de la RDC.

Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement à cette annonce, mais une condamnation ferme est attendue, compte tenu des précédentes accusations de complicité entre le Kenya, le Rwanda et le M23.

Cette décision relance le débat sur le rôle des pays de l’EAC dans la crise congolaise, alors que la RDC continue de dénoncer l’ingérence rwandaise et les ambiguïtés de certains partenaires régionaux.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Assemblée générale en RDC pour renforcer le respect des instructions et la cohésion institutionnelle

by admin9775 16 août 2025
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) organisera prochainement une assemblée générale de trois jours réunissant les membres des bureaux des 26 assemblées provinciales. L’objectif est de les sensibiliser au strict respect des instructions et de renforcer la cohésion entre les autorités locales et nationales, a annoncé Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, lors de la lecture du compte rendu du Conseil des ministres vendredi à la télévision nationale.

Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a souligné que ces assises permettront de rappeler l’importance du respect des directives de la haute hiérarchie et de consolider la stabilité institutionnelle et sécuritaire du pays.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement Suminwa II de renforcer la résilience des institutions, d’améliorer la gestion des crises et de restaurer la confiance des citoyens envers l’action de l’État.

L’assemblée générale regroupera les animateurs des bureaux provinciaux, responsables du fonctionnement de ces instances délibérantes au niveau local.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Le paradoxe des négociations avec les groupes armés – Pourquoi le M23 est à la table des discussions tandis que le FDLR reste exclu ?

by admin9775 15 août 2025
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Alors que les États-Unis viennent de sanctionner l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et ses alliés, dont le M23, une question persiste : pourquoi ce groupe, accusé de crimes graves, bénéficie-t-il d’une place à la table des négociations à Doha, tandis que le FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) reste systématiquement exclu, bien que les deux mouvements soient responsables d’exactions similaires ?

Cette différence de traitement soulève des interrogations sur la cohérence de la politique de paix en République démocratique du Congo (RDC) et met en lumière les calculs géopolitiques qui influencent les processus de résolution des conflits.

Le M23 à Doha : Une légitimation controversée

Le M23, mouvement rebelle soutenu par le Rwanda selon les rapports des experts de l’ONU, est pourtant un groupe sous sanctions internationales pour crimes de guerre, dont les massacres de Kishishe et les déplacements forcés de centaines de milliers de civils.

Pourtant, depuis mai, ses représentants participent aux pourparlers de paix organisés à Doha, sous médiation qatarie et africaine. Une présence qui interroge, alors même que le mouvement continue ses activités militaires dans le Nord-Kivu.

Pourquoi cette tolérance ?

  • Le poids du Rwanda : Kigali, soutien présumé du M23, reste un acteur clé dans la région, ce qui pousse les médiateurs à inclure le groupe dans les discussions.
  • Une stratégie de Kinshasa : Certains analystes estiment que le gouvernement congolais utilise ces négociations pour gagner du temps sur le terrain militaire.
  • La fatigue diplomatique : Face à un conflit qui dure depuis des décennies, la communauté internationale privilégie une solution négociée, même avec des acteurs controversés.

Le FDLR, l’éternel exclu des négociations

À l’inverse, le FDLR, mouvement rwandais hutu présent en RDC depuis 1994, reste systématiquement exclu des processus de paix. Officiellement considéré comme une « organisation génocidaire » en raison de ses liens historiques avec le génocide rwandais, le groupe est aujourd’hui militairement affaibli, avec moins de 1 500 combattants estimés en 2025.

Pourtant, ses exactions récentes (recrutement d’enfants, attaques contre des civils) sont comparables à celles du M23.

Pourquoi ce traitement différencié ?

  • L’instrumentalisation par Kigali : Le Rwanda utilise la menace du FDLR pour justifier ses interventions en RDC.
  • La narrative politique : Kinshasa en fait un bouc émissaire pour mobiliser l’opinion publique et les partenaires internationaux contre « les génocidaires ».
  • Le silence des Occidentaux : Les États-Unis et l’UE évitent de remettre en cause le Rwanda, partenaire stratégique dans la région.

Une paix impossible sans cohérence

Cette approche à deux vitesses pose un problème majeur : elle légitime l’impunité pour certains groupes armés tout en diabolisant d’autres, alimentant ainsi le cycle de violence.

Les risques :

  • Radicalisation des exclus : Le FDLR, marginalisé, pourrait se durcir.
  • Perte de crédibilité des médiateurs : L’ONU et l’Union africaine apparaissent incohérentes.
  • Déstabilisation durable : Sans justice équitable, aucun accord ne tiendra sur le long terme.

Que faire ? Vers une solution équitable

Pour une paix durable, plusieurs pistes doivent être explorées :
1️⃣ Conditionner les négociations avec le M23 à un désarmement vérifiable.
2️⃣ Réévaluer le statut du FDLR en distinguant ses éléments historiques de ses combattants actuels.
3️⃣ Sanctionner tous les groupes armés sans exception, y compris les Maï-Maï et CODECO.
4️⃣ Pression accrue sur le Rwanda pour qu’il cesse son soutien au M23.

Conclusion

La paix en RDC ne pourra être durable que si elle s’applique de manière juste et cohérente. Soit tous les groupes armés sont exclus des négociations, soit ils y sont tous inclus sous les mêmes conditions.

Dans le cas contraire, le pays restera englué dans un conflit sans fin, où les criminels seront tantôt partenaires, tantôt ennemis, selon les intérêts du moment.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Violences ciblées contre les Hutus congolais : La communauté tire la sonnette d’alarme et exige une action internationale

by admin9775 15 août 2025
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La communauté hutue congolaise a lancé un cri d’alarme ce mercredi 13 août 2025, dénonçant une campagne de violences systématiques à son encontre dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans une déclaration solennelle adressée aux autorités congolaises et à la communauté internationale, elle dénonce les récents massacres perpétrés à Binza, dans le territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), et exige des mesures urgentes pour protéger sa survie.

Une persécution de longue date

Selon le document, les Hutus congolais subissent des guerres d’agression répétées depuis plus de trente ans, marquées par des interventions étrangères et des conflits armés ayant causé des milliers de morts. La destruction de leurs moyens de subsistance et de leurs infrastructures aurait plongé cette communauté dans une précarité extrême.

La situation actuelle est décrite comme « critique et intolérable », avec les massacres de Binza cités comme l’un des pires exemples de violence ciblée. Des témoignages et rapports d’organisations crédibles font état d’exécutions sommaires, de déplacements forcés et de spoliations massives de terres.

Le Rwanda et le M23 pointés du doigt

Sans ambigüité, la déclaration accuse l’armée rwandaise et ses supplétifs du M23 d’être les principaux responsables de ces exactions, qualifiées de violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire.

Quatre revendications clés

Face à cette crise, la communauté hutue congolaise formule quatre demandes urgentes :

  1. Protection internationale : Déploiement immédiat d’un mécanisme de protection pour les civils hutus dans l’Est de la RDC.
  2. Enquêtes indépendantes : Mission d’enquête de l’ONU et des instances régionales (UA, SADC) pour identifier les responsables des massacres, notamment à Binza.
  3. Reconnaissance des crimes : Qualification officielle des persécutions subies depuis trente ans comme crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
  4. Réparations pour les victimes : Restitution des terres spoliées et reconstruction des infrastructures détruites.

Un « génocide silencieux » à empêcher

La déclaration se conclut par un appel pressant à la mobilisation internationale, avertissant que sans action rapide, cette crise pourrait se muer en un « génocide silencieux ». Elle rappelle que la souffrance des Hutus congolais mérite la même attention que les autres urgences humanitaires mondiales.

Contexte régional
Cette alerte intervient dans un climat de tensions croissantes entre la RDC et le Rwanda, accusé depuis des années de soutenir des groupes armés, dont le M23. Malgré les dénégations de Kigali, plusieurs rapports d’experts de l’ONU ont corroboré ces accusations. La communauté internationale, souvent critiquée pour son inaction, est une nouvelle fois interpellée.

Prochaines étapes
Les organisations de défense des droits de l’homme et les diplomates suivent de près la situation, alors que Kinshasa pourrait saisir la Cour pénale internationale (CPI). Reste à savoir si cette fois, les mots seront suivis d’actes concrets.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Les Léopards Locaux relancent leur CHAN 2024 avec une victoire maîtrisée face à l’Angola

by admin9775 15 août 2025
written by admin9775

Dans un match capital pour leurs ambitions, les Léopards Locaux de la RD Congo ont dominé les Palancas Negras d’Angola (2-0) ce jeudi au Kasarani Arena Stadium, lors de la 3ᵉ journée du CHAN 2024. Grâce à des buts de Kitambala et Mokonzi en seconde période, Otis Ngoma et ses hommes relancent leur campagne et se donnent le droit de croire à la qualification avant l’ultime confrontation contre le Maroc.

Une première période équilibrée, mais des Léopards en contrôle

Dès les premières minutes, les Angolais ont tenté de surprendre par des offensives rapides. Barnabé Tomas (11ᵉ) et Manha (13ᵉ) ont testé Brudel Efonge, mais le gardien congolais a rassuré avec deux arrêts décisifs. En face, les Léopards ont progressivement pris le contrôle du milieu grâce à Michée Mika, impeccable dans la récupération et la relance.

Kabwit, très actif, a multiplié les appels et les dribbles, forçant Alison Da Cruz (gardien angolais) à deux interventions (34ᵉ et 37ᵉ). Malgré l’absence de but avant la pause, les Congolais ont imposé leur rythme, jouant en alternance jeu long et accélérations latérales pour déstabiliser la défense angolaise.

Basiala et Kitambala ouvrent le bal, Mokonzi scelle la victoire

La seconde mi-temps a confirmé la montée en puissance des Léopards. À la 60ᵉ minute, Âgée Basiala, auteur d’une prestation de grande qualité, a délivré un coup franc parfait pour Kitambala, qui a crucifié la tête pour ouvrir le score (1-0).

L’Angola a réagi immédiatement, mais Brudel Efonge a encore brillé, repoussant une frappe violente de Mancha (63ᵉ). Otis Ngoma a alors procédé à des changements stratégiques, envoyant Kazema et Mokonzi en jeu. L’impact fut immédiat : à la 70ᵉ minute, Basiala a servi un corner précis sur Mokonzi, qui a enfoncé le clou d’une tête impeccable (2-0).

En fin de match, Efonge a encore sauvé son équipe d’une dernière alerte (73ᵉ), confirmant son statut d’homme du match.

Une finale contre le Maroc pour la qualification

Avec cette victoire, la RDC grimpe à la 3ᵉ place du Groupe A avec 6 points, à égalité avec le Maroc. Le dernier match contre les Lions de l’Atlas, prévu au Nyayo Stadium, s’annonce comme une véritable finale pour la qualification en quarts de finale.

Les Léopards n’ont plus le choix : il faudra gagner. Mais après cette démonstration de force collective, l’espoir est permis.

👉 À suivre : RDC vs Maroc – Le choc pour une place en 8ᵉ de finale !

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Études supérieures. Quelles sont les nationalités les plus représentées dans les écoles françaises d’ingénierie et de commerce

by admin9775 14 août 2025
written by admin9775

Durant l’année universitaire 2023-2024, sur les 430.000 étudiants étrangers admis dans les universités et grandes écoles françaises, 22% fréquentent les écoles de commerce et d’ingénierie. Au niveau du continent, le Maroc est de loin le plus représenté.

La France est l’un des plus grands pays d’accueil d‘étudiants étrangers au monde. L’Hexagone se classe au 7e rang mondial en nombre d’étudiants étrangers accueilli durant l’année universitaire 2023-2024 avec un total de 430.000 étudiants internationaux et cible un objectif de 500.000 en 2027, selon les données de Campus France.

Si elle est encore très loin du leader mondial, les États-Unis qui comptent un total de 1.130.000 étudiants internationaux, l’attractivité de la France devrait croître les années à venir en raison de la baisse du nombre d’étudiants étrangers inscrits aux Etats-Unis. Cette baisse devrait s’accélérer avec le retour de Donald Trump au pouvoir et sa politique restrictive de l’immigration qui n’épargne pas les étudiants.

Cette décrue étasunienne devrait profiter à des pays comme la France, notamment dans les filières d’ingénierie et de commerce qui ne cessent de susciter un intérêt grandissant, notamment de la part des étudiants africains et asiatiques.

Si les universités françaises accueillent 63% des étudiants étrangers, les grandes écoles de commerce et d’ingénierie continuent du susciter l’engouement des étudiants étrangers.

En 2023-2024, on comptait 94.643 étudiants étrangers représentant 23% des effectifs de ces écoles, contre 21% en 2022-2023. Un intérêt qui devrait croître à cause de la politique menée outre Atlantique et qui pourrait réorienter de nombreux étudiants vers d’autres pays d’accueil dont le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Australie et la Turquie.

De même, on note une très forte concentration de l’origine de ces étudiants sur une poignée de pays. En effet, 60% des étudiants des écoles d’ingénieurs et plus de 61% des étudiants des écoles de commerce viennent de dix pays.

Parmi ces pays, ceux du continent africain occupent une place de choix. En effet, six pays africains font partie du Top 10 de l’origine des étudiants étrangers aussi bien au niveau des écoles d’ingénieurs que de commerce françaises.

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Évolution par pays d’origine des étudiants étrangers dans les écoles d’ingénieurs en France.

Une situation qui s’explique par plusieurs facteurs: historique (ressortissants issus d’anciennes colonies françaises), linguistique (pays francophones), proximité géographique (notamment pour les pays d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale), politique (coopération culturelle) et coût des études moins élevés comparativement à ceux des écoles américaines et anglaises.

Au niveau des écoles d’ingénieurs (Polytechnique, CentraleSupelec, Mines-Ponts…) qui comptent 32.000 étudiants étrangers, on note une forte présence des étudiants africains.

En effet, les ressortissants des pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient dont les Maghrébins (36%) et d’Afrique subsaharienne (24%) sont majoritaires dans ces établissements. Ainsi, dans le Top 10 de l’origine des étudiants étrangers on compte six pays africains: Maroc, Cameroun, Tunisie, Sénégal, Algérie et Côte d’Ivoire. Ces six pays africains concentrent 43,14% des effectifs de ces écoles.

Le Maroc est le pays le plus représenté au sein des écoles françaises d’ingénieurs avec 6.035 étudiants, soit 19% des effectifs totaux. En clair, près d’un étudiant étranger sur cinq d’une école d’ingénieurs est Marocain.

Outre sa domination quantitative, le Maroc brille aussi par la forte présence de ses étudiants dans les écoles françaises les plus prestigieuses dont Polytechnique, Centrale de Paris, Mines et Ponts, Supelec…). Une donnée qui s’explique par la qualité de l’enseignement dans les lycées et écoles d’excellence marocains. A titre d’exemple, pour l’année 2024-2025, le Maroc compte 24 élèves retenus pour intégrer l’École Polytechnique, de loin la première nation étrangère au sein de cette institution française.

Loin derrière le Maroc, arrive la Chine avec seulement 2.630 étudiants admis dans les grandes écoles d’ingénieries françaises, soit 8% des effectifs, devançant le Cameroun (3e avec 2059 étudiants). Celui-ci affiche tout de même une forte progression sur un an de 17% et une forte évolution du nombre de ses étudiants inscrits dans les écoles d’ingénieries de 123% au cours des 5 dernières années.

Derrière, il y a la Tunisie (4e avec 1845), le Sénégal (7e avec 1156), l’Algérie (8e avec 1059) et la Côte d’Ivoire (10e avec 826). A noter que ce dernier pays est celui qui a enregistré la plus forte progression d’étudiants étrangers dans les écoles d’ingénieurs en France avec une hausse de 154% sur cinq ans.

En ce qui concerne les écoles de commerce, on en compte 62.643 étudiants étrangers. Les 10 pays les plus représentés dans ces écoles concentrent 38.378 étudiants soit 61,26% des étudiants fréquentant ces écoles prestigieuses dont HEC, Essec Business School, ESCP Business School, Edhec, Grenoble Ecole de Management, Kedge Business School, Skema Business School…

Les effectifs des étudiants étrangers des écoles de commerce ont connu une croissance rapide avec une progression de 70% sur les cinq dernières années.

Dans ces écoles, ce sont les Chinois qui se hissent au sommet avec 9.130 étudiants, soit 15% de l’effectif total. Juste derrière, suit le Maroc avec 8.403 étudiants présents dans les écoles de commerce françaises, soit 13% de l’effectif total. Un volume en hausse de 4% par rapport à l’année universitaire précédente et 65% sur les 5 dernières années.

Les autres pays africains dont les étudiants sont fortement représentés sont le Cameroun (5e avec 2.761 étudiants), la Côte d’Ivoire (6e avec 2.747), l’Algérie (7e avec 2.234), la Tunisie (8e avec 1.597) et le Sénégal (9e avec 1.547).

Ainsi, si les étudiants marocains sont les plus représentés dans les écoles d’ingénieurs et de commerce en France avec un total de 14.438 étudiants (33,30%), c’est le Cameroun qui détient le taux le plus élevé d’étudiants inscrits dans ces écoles avec 4.820 étudiants sur un total de 10.880, soit 44,30%.

Enfin, rappelons que durant l’année universitaire 2023-2024, la France accueillait 419.694 étudiants étrangers dans ses universités, écoles d’ingénieurs et de commerce, écoles d’art et d’architecture et des lycées. Le Maroc est le pays le plus représenté avec 43.354 étudiants, devant l’Algérie (34.269 étudiants), la Chine (27.123), l’Italie (21.123) et le Sénégal (16.955).

Par Moussa Diop

le360

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14 août 2025 0 comments
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À la UneAfrique

Tchad: les ONG et les partisans de Succès Masra appellent à réactiver la médiation de la RDC

by admin9775 14 août 2025
written by admin9775

Alors que l’opposition, les avocats de Succès Masra et les ONG en appellent à la médiation congolaise en affirmant que Ndjamena a violé l’accord de Kinshasa, la RDC affirme que ce dernier n’est plus d’actualité et que « tout a été respecté dans l’ordre ». Signé le 31 octobre 2023 sous l’égide du président congolais Félix Tshisekedi, il permettait le retour d’exil de l’opposant, prévoyant notamment une amnistie et la garantie pour l’opposant d’exercer librement ses activités politiques.

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) fait partie de ceux qui dénoncent un procès « politique ». L’ONG appelle le président congolais, médiateur dans la crise tchadienne de 2023, à intervenir, comme l’exprime le directeur de HRW pour l’Afrique centrale Lewis Mudge auprès de notre journaliste du service Afrique, Carol Valade.

Jusque-là, il n’y a pas une preuve tangible pour montrer que Succès Masra et ses coaccusés étaient impliqués dans les violences de Mandakao. Pour nous, de Human Rights Watch, cela montre qu’il y a un problème avec le système judiciaire au Tchad, dans les termes de son indépendance. À travers le monde, c’est à la mode de dire « les solutions africaines pour les problèmes africains », je suis tout à fait d’accord. Mais Succès Masra est revenu au Tchad grâce à l’accord de Kinshasa et le garant de cet accord est Félix Tshisekedi. Où est le président Tsishekedi ? Jusque-là, c’est silence radio, jusque-là, on se demande à HRW où est Félix Tshisekedi, où est l’accord de Kinshasa.

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Pour Human Rights Watch, l’affaire Succès Masra «montre qu’il y a un problème avec le système judiciaire au Tchad, dans les termes de son indépendance», affirme son directeurpour l’Afrique centrale Lewis MudgeCarol Valade

Si en plus des ONG, les avocats et le parti de Succès Masra dénoncent une violation de l’accord de Kinshasa, le gouvernement congolais n’est pas de cet avis. Selon le ministre Didier Mazenga, envoyé spécial de Félix Tshisekedi pour le Tchad, ces accusations sont fausses.

Cet accord de Kinshasa a été exécuté et mis en application à 100%. L’accord concernait le retour de Succès Masra dans son pays, il concernait que Succès Masra respecte les lois du pays, cela concernait le gouvernement de garantir sa sécurité, cela concernait le gouvernement de la levée des sanctions sur le fonctionnement de son parti, tout a été respecté dans l’ordre. Mais cet accord a été limité dans le temps, ce n’est pas un accord qui demeure après la Transition. L’accord concernait pendant la période de la Transition et pour le retour de Succès Masra dans son pays. Aujourd’hui, on ne doit pas évoquer l’accord du fait qu’il y a eu des élections, il y a une nouvelle Constitution, et à ce moment-là, on ne peut plus revenir sur la transition ! L’accord était limité dans le temps : c’est cela la précision qu’on doit rappeler.

« L’accord a été exécuté et mis en application à 100% » et il « était limité dans le temps », martèle le ministre Didier Mazenga, envoyé spécial de Félix Tshisékédi pour le TchadCarol Valade

Le ministre précise toutefois que le président Tshisekedi reste « préoccupé par la situation », qu’il a bien reçu la requête du parti de Succès Masra et qu’il a déjà échangé avec son homologue tchadien sur le sujet, sans préciser la teneur de la discussion.

Les Transformateurs réclament une « amnistie » et non une « grâce »

Si « l’accord de Kinshasa est devenu caduc », il « est nécessaire que ses parrains – en la personne du président Tshisekedi et les pays membres du CEEAC – s’en mêlent activement », pour « sauver encore ce qu’on peut sauver de cette nation », affirme Ndolembai Njesada, vice-président des Transformateurs, grand invité Afrique de RFI.

Alors que beaucoup s’attendent à une éventuelle grâce présidentielle, possiblement par la médiation de Félix Tshisekedi, les Transformateurs demandent au président Mahamat Idriss Déby une « amnistie » et non une « grâce ».

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Car la condamnation de Succès Masra le prive de ses droits civiques et politiques. Le code pénal en son article 27 Stipule « la dégradation civique est une peine accessoire à toute condamnation pour crime ». Il ne pourrait donc plus se présenter, notamment pour la prochaine élection présidentielle de 2029.

À lire aussiTchad: Ndolembai Njesada demande au président Mahamat Idriss Déby «d’amnistier totalement Succès Masra»

Même grâcié, Succès Masra ne pourrait pas se présenter en 2029

Une grâce présidentielle, serait « tout à fait envisageable puisqu’on a régulièrement vu un tel scénario se produire sur la scène politique tchadienne », selon Remadji Hoinathy. Certains s’attendait même à ce que cette grâce intervienne mercredi 13 août, à l’occasion de la fête nationale de l’indépendance.

Mais lors de son discours, le président Mahamat Idriss Déby n’a pas eu à un mot à l’endroit de son principal opposant. Pour rappel, la grâce ne peut intervenir qu’après une condamnation définitive et l’épuisement des voies de recours, ou en l’absence de recours. Il faudra donc attendre la fin de la procédure judiciaire.

La grâce est toutefois limitée à la peine accessoire et laisse subsister la condamnation. En clair, même gracié, Masra ne pourrait toujours pas se présenter en 2029.

RFI

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14 août 2025 0 comments
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À la UneMonde

Le déficit budgétaire américain se creuse dangereusement malgré les recettes record des droits de douane

by admin9775 14 août 2025
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Les tarifs douaniers américains ont rapporté 28 milliards de dollars sur le seul mois de juillet, soit une hausse de 273 %. Ces recettes restent toutefois insuffisantes pour compenser les dépenses, alors que le coût de la dette s’envole.

Donald Trump a beau vanter les milliards de dollars qui affluent dans les caisses américaines grâce à ses tarifs douaniers, le déficit budgétaire américain continue de se creuser. En juillet, il a atteint 291 milliards de dollars, selon les données du Trésor américain publiées mardi, soit 10 % de plus qu’au même mois de l’année précédente, en tenant compte des différences de calendrier avec moins de jours ouvrables cette année.

Alors que l’inflation américaine a confirmé son rebond mardi, sans toutefois accélérer, les Etats-Unis se dirigent vers un nouveau déficit abyssal à la fin de l’année fiscale américaine, fin septembre. Les résultats budgétaires cumulés depuis le début de l’année fiscale (sur dix mois) montrent un déficit de 1.629 milliards de dollars, en hausse de 7 %, soit 112 milliards de dollars, par rapport à la même période de l’année précédente. L’année dernière, le déficit final avait dépassé 1.800 milliards, soit 6 % du PIB.

La politique tarifaire et les coupes budgétaires de l’administration Trump ne parviennent pas, pour l’instant, à redresser la barre. La dette nationale brute atteint désormais le chiffre vertigineux de 37.000 milliards de dollars, soit plus de 100.000 dollars par habitant. Face à la dégradation continue du déficit, l’agence américaine de notation Moody’s avait abaissé la note de crédit à Aa1, en mai.

300 milliards de dollars de droits de douane espérés

Pourtant, les recettes douanières américaines ont atteint un nouveau record mensuel en juillet : 28 milliards de dollars, soit une hausse de 273 % par rapport à juillet 2024, selon le Trésor. En juin, l’augmentation des taxes douanières avait déjà permis au gouvernement d’enregistrer un rare excédent mensuel de 27 milliards de dollars, le premier mois de juin positif depuis 2015.

Depuis le début de l’exercice, les droits de douane ont rapporté 142 milliards de dollars à l’administration américaine. Le secrétaire au Trésor Scott Bessent espère récolter au total en 2025 environ 300 milliards de dollars. « Il est possible que ce chiffre soit plus élevé » en 2026, a-t-il même déclaré sur MSNBC le 7 août.

Cette situation paradoxale s’explique par des dépenses qui augmentent plus vite que les recettes. Elles ont en effet bondi de 10 % en juillet, pour atteindre 630 milliards de dollars, un record pour le mois. Les recettes cumulées depuis le début de l’année ont progressé de 6 %, soit 262 milliards de dollars, pour atteindre 4.347 milliards de dollars, un record sur 10 mois, tandis que les dépenses ont progressé de 7 %, soit 374 milliards de dollars, pour atteindre 5.975 milliards de dollars, un autre record sur 10 mois.

Coût de la dette : 1.010 milliards en dix mois !

La hausse des dépenses a notamment été alimentée par l’augmentation des intérêts sur la dette publique, qui ont atteint 1.010 milliards de dollars sur les dix premiers mois de l’année fiscale. Les coûts de la Sécurité sociale et des programmes de santé, Medicare pour les personnes âgées et Medicaid pour les plus défavorisés, qui ne cessent de croître, y participent également.

En juin, l’agence fédérale du Congressional Budget Office estimait pourtant que le vaste plan de taxes douanières réduirait le déficit de 2.800 milliards de dollars sur dix ans. D’autres économistes, comme Kent Smetters de l’université de Pennsylvanie, affirment, eux, que les tarifs douaniers ne devraient entraîner « que de modestes réductions de la dette fédérale ».

La politique tarifaire agressive de Donald Trump n’est pas sans conséquence pour les Américains. Les entreprises importatrices répercutent certains coûts sur les consommateurs. Les données de l’indice des prix à la consommation publiées mardi montrent en effet une augmentation des prix de certains biens sensibles aux tarifs douaniers comme les meubles, les chaussures et les pièces automobiles. Au risque de peser sur la croissance, et donc les recettes fiscales.

Par ailleurs, il reste difficile de prévoir l’impact des recettes des tarifs douaniers sur la dette tant les règles du jeu imposées par l’administration Trump peuvent rapidement et radicalement évoluer en fonction des sautes d’humeur du président américain et des accords noués avec les partenaires commerciaux des Américains. Mais si les droits de douane ne parviennent pas à tenir la promesse de Trump d’améliorer le bilan du gouvernement, les Américains pourraient se retrouver confrontés à une diminution des opportunités d’emploi, à des pressions inflationnistes et à une hausse des taux d’intérêt sur les prêts. Un scénario noir que le président refuse d’imaginer.

Julien Boitel

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