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Category:

À la Une

À la UnePolitique

L’AFC/M23 affirme ne pas être tenue de se retirer malgré l’accord de Doha

by admin9775 20 juillet 2025
written by admin9775

La déclaration fracassante de Benjamin Mbonimpa, chef de la délégation de l’AFC/M23, remet en question l’optimisme né de la signature, ce samedi, d’une déclaration de principes entre ce mouvement rebelle et le gouvernement congolais sous médiation qatarie.

« Pas un mot sur un retrait »

Alors que Kinshasa et la communauté internationale espéraient un premier pas vers le désengagement militaire, Mbonimpa a fermement déclaré :
*« Nulle part dans la déclaration de principes, on n’a dit que l’AFC/M23 devait se retirer. L’AFC/M23 ne va pas reculer, même pas d’un seul mètre. Nous restons là où nous sommes. »*

Ces propos, en contradiction apparente avec l’esprit des négociations, jettent une ombre sur l’accord et pourraient relancer les craintes d’une reprise des hostilités dans l’Est de la RDC.

Un accord déjà fragilisé ?

La déclaration de principes, présentée comme une avancée vers une résolution pacifique du conflit, ne mentionnerait donc aucune obligation de retrait pour les combattants du M23. Cette position risque de susciter de vives réactions à Kinshasa, où les autorités insistent sur la nécessité d’un désarmement et d’un repli des groupes armés.

Les populations dans l’expectative

Dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, les civils, épuisés par des années de violences, attendaient un signal clair en faveur de la paix. La prise de parole de Mbonimpa pourrait raviver l’inquiétude, alors que des milices locales et des forces étrangères continuent de se disputer le contrôle du territoire.

Quelle suite pour les négociations ?

Si l’AFC/M23 campe sur ses positions, le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux devront réévaluer leur stratégie. La médiation qatarie, qui se voulait un cadre de dialogue apaisé, se heurte désormais à une mise en cause publique de ses termes.

La balle semble désormais dans le camp de Kinshasa : accepter un statu quo militaire ou exiger des clarifications immédiates pour éviter un nouvel enlisement du processus de paix.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le Vice-Premier ministre Shabani salue l’accord de Doha comme une avancée majeure pour la paix dans l’Est

by admin9775 19 juillet 2025
written by admin9775

Par une publication sur son compte X ce samedi 19 juillet 2025, Jacquemain Shabani, Vice-Premier ministre congolais chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, a exprimé sa satisfaction suite à la signature de la déclaration de principes entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23 à Doha, au Qatar.

Dans son message, le membre éminent du gouvernement Suminwa a qualifié cet accord d' »étape clé vers un accord de paix global », soulignant particulièrement l’importance du rétablissement de l’autorité de l’État dans les régions concernées. « Les représentants de la RDC et la coalition AFC-M23 ont signé une Déclaration de Principes sous la médiation du Qatar et avec l’observation attentive des États-Unis », a-t-il déclaré.

Shabani a mis en avant les fondements de cet accord en gestation, précisant qu’il se base sur « la souveraineté, l’intégrité territoriale et la restauration de l’autorité de l’État ». Le ministre a conclu son message par une note patriotique : « Le Cœur du Grand Congo bat avec courage ».

Cet accord, fruit des négociations à Doha, établit un cadre pour un cessez-le-feu immédiat et prévoit un retrait progressif et supervisé des combattants du M23. Cette avancée diplomatique marque un tournant potentiel dans la résolution du conflit qui mine l’Est de la RDC depuis des années, bien que sa mise en œuvre effective reste à démontrer sur le terrain.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Franck Diongo contre-attaque : une charge violente contre Muzito et le régime Tshisekedi

by admin9775 19 juillet 2025
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Depuis Bruxelles ce samedi 19 juillet 2025, Franck Diongo, coordonnateur général du Mouvement radical pour le Changement, a publié une réponse cinglante à la 33ème tribune d’Adolphe Muzito. Dans un texte sans concession, l’opposant radical accuse l’ancien Premier ministre de participer à une entreprise de décrédibilisation de l’opposition congolaise.

Diongo ouvre les hostilités par une formule choc : « Quand l’analyse esquive la vérité, elle devient complicité silencieuse ». Il reproche vertement à Muzito ce qu’il considère comme une position trop conciliante avec le pouvoir en place, qualifiant sa démarche de « calcul politique visant à se rendre fréquentable aux yeux du régime Tshilombo ».

Le leader du MRC dresse un portrait accablant de la situation nationale. Il décrit un Congo déchiré entre, d’une part, les zones sous contrôle du M23 où s’installerait paradoxalement une certaine stabilité, et d’autre part, le reste du pays qu’il présente comme soumis à la répression et à une gouvernance autoritaire. « Le Congo est en guerre. Le nier, c’est fuir. L’esquiver, c’est trahir », martèle-t-il, accusant le gouvernement d’avoir abandonné des pans entiers du territoire national.

La charge se fait plus violente encore lorsque Diongo aborde la gestion économique du pays. Il parle sans détour de « vente du pays à la découpe », évoquant des contrats opaques, un bradage des ressources minières et une mise sous tutelle étrangère de l’économie congolaise. Le silence de Muzito sur ces questions lui apparaît comme un choix délibéré plutôt qu’une simple omission.

Face à cette situation, Franck Diongo assume pleinement sa posture radicale. « Quand la Constitution est piétinée, quand les élections sont confisquées, résister devient un devoir », clame-t-il, rejetant avec force toute idée de dialogue sans conditions préalables ou d’élections sans réformes institutionnelles garanties. Pour lui, dans le contexte actuel, la modération équivaudrait à une compromission inacceptable.

Cette sortie musclée de l’opposant radical met en lumière les profondes divisions qui traversent l’opposition congolaise, entre partisans d’une ligne dure et ceux prônant un approche plus modérée. Elle intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que le pays fait face à une grave crise sécuritaire dans l’Est et à des tensions politiques croissantes.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

RDC et M23 signent une déclaration de principes à Doha : Vers un cessez-le-feu permanent ?

by admin9775 19 juillet 2025
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Une avancée diplomatique majeure a été enregistrée ce samedi avec la signature d’une déclaration de principes entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, sous médiation qatarie. Cette percée intervient après des mois de tensions et de combats dans l’Est de la RDC.

La cérémonie de signature s’est déroulée en présence du ministre qatarien des Affaires étrangères, Dr. Mohammed bin Abdulaziz Al-Khulaifi, avec comme principaux engagements :

  1. Cessez-le-feu immédiat :
    • Arrêt total des hostilités (terrestres, aériennes et navales).
    • Fin de la propagande haineuse et des prises de position par la force.
  2. Mécanisme de vérification :
    • Implication de la MONUSCO et éventuellement d’autres acteurs régionaux pour superviser le respect du cessez-le-feu.
  3. Mesures de confiance :
    • Mise en place d’un dispositif, facilité par le CICR, pour la libération des détenus liés au conflit.
  4. Restauration de l’autorité de l’État :
    • Une feuille de route sera définie dans le futur accord de paix pour le rétablissement de l’administration congolaise dans les zones contrôlées par le M23 (notamment Goma et Bukavu).
  5. Retour des déplacés et réfugiés :
    • Engagement pour un retour volontaire et sécurisé, en coordination avec le HCR et les pays voisins.

Des mesures de confiance ont été prévues, notamment la mise en place d’un dispositif facilité par le CICR pour organiser la libération des détenus liés au conflit. Les parties se sont également engagées à élaborer une feuille de route pour restaurer progressivement l’autorité de l’État dans les zones actuellement contrôlées par le M23.

Un volet important concerne le retour volontaire et sécurisé des déplacés et réfugiés, qui sera coordonné avec le HCR et les pays voisins. Le document reconnaît par ailleurs le rôle clé de médiation joué par le Qatar, avec le soutien des États-Unis et l’accompagnement de l’Union africaine.

Le gouvernement congolais était représenté par Sumbu Sita Mambu, envoyé spécial du président Tshisekedi, tandis que la délégation du M23 était conduite par Benjamin Mbonimpa, secrétaire permanent du mouvement.

Selon le calendrier convenu, les dispositions de cette déclaration doivent être appliquées au plus tard le 29 juillet 2025. Les négociations pour un accord de paix définitif débuteront le 8 août, avec une signature prévue avant le 18 août.

Cette avancée diplomatique intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est du pays, où le M23 contrôle plusieurs territoires dont les villes de Goma et Bukavu. Les observateurs soulignent cependant que le plus difficile reste à venir, notamment sur les questions sensibles du retrait des rebelles, du désarmement et du rôle présumé du Rwanda dans ce conflit.

Après signature déclaration principe, Kinshasa revendique avoir obtenu le retrait AFC/M23 de toutes les zones occupées, « faux », réplique la direction de la rébellion qui dénonce déjà « mauvaise foi » de la part de Kinshasa.

« Cette déclaration tient compte des lignes rouges que nous avons toujours défendues notamment le retrait non négociable de l’AFC/M23 des parties occupées suivi du déploiement de nos Institutions (FARDC, PNC, justice, administration). », dit le porte-parole du gouvernement congolais

« les populations dans les zones AFC/M23 peuvent se féliciter de jouir de cette paix et de la protection dont elles bénéficient car c’est un acquis. », dit le Chef de la délégation AFC/M23

La communauté internationale suit de près ces développements, espérant que cette déclaration marquera le début d’un processus de paix durable pour une région meurtrie par des décennies de violence. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer la volonté réelle des parties à respecter leurs engagements.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

RDC : Vaste purge militaire après des soupçons de détournements et de trahison

by admin9775 19 juillet 2025
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La République démocratique du Congo traverse une crise sécuritaire et institutionnelle majeure, marquée par une série d’arrestations retentissantes au sein de son armée. Après le général Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major des FARDC, c’est au tour du général Franck Ntumba, ex-chef de la Maison militaire du président Félix Tshisekedi, d’être interpellé ce vendredi 18 juillet dans le cadre d’une enquête sur des détournements massifs de fonds et des accusations de trahison.

Un système de détournement à grande échelle

Selon des sources judiciaires, le général Ntumba est soupçonné d’avoir participé à une vaste fraude impliquant des mercenaires fictifs. Sur 2 000 noms inscrits sur les listes de paie, seuls 500 contrats auraient été retrouvés, entraînant un détournement estimé à 160 millions de dollars sur 18 mois.

Plus grave encore, Ntumba aurait reconnu avoir servi d’intermédiaire entre des banquiers et des proches du président, notamment la Première Dame et Jacques Tshisekedi, frère cadet du chef de l’État. Un proche du général a tenté de minimiser l’affaire, affirmant : « Le chef de la Maison militaire fait l’objet d’accusations tous les trois mois, et cela fait bientôt six ans que ça dure. »

Trahison et collusion avec l’ennemi ?

Outre les malversations financières, le général Ntumba est accusé d’avoir facilité la chute de Goma aux mains du M23 en janvier 2025, en collaboration présumée avec les services de renseignement rwandais. Ces allégations, si elles sont confirmées, pourraient expliquer l’urgence des arrestations alors que la situation sécuritaire dans l’Est reste explosive.

Nommé en 2020 à la tête de la Maison militaire, un organe clé de la présidence, Ntumba supervisait notamment les achats d’équipements militaires et le déploiement de sociétés militaires privées dans l’Est. Son influence considérable aurait suscité des tensions au sein de l’appareil sécuritaire.

Tshiwewe, un autre général dans la tourmente

Quelques jours plus tôt, le général Christian Tshiwewe, ancien numéro un des FARDC, était arrêté pour complot contre le président. Selon Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, Tshiwewe aurait avoué ses intentions lors de son interrogatoire : « Lui-même ne l’a pas nié. Il a dit qu’il allait tuer [le président]. » Placé en résidence surveillée, son cas illustre la paranoïa grandissante au sommet de l’État.

Une armée en pleine déliquescence ?

Ces arrestations s’inscrivent dans un contexte de purge massive visant des officiers supérieurs accusés de corruption, rétention d’informations ou collusion avec l’ennemi. Une source à la présidence confie : « Le pouvoir veut neutraliser toute menace potentielle au sein de l’armée. »

Les craintes d’une mutinerie, voire d’un coup d’État, semblent justifier cette chasse aux sorcières. « Les services étaient en alerte, et tout le monde est suspect », glisse un agent des renseignements.

Crise à l’Est et négociations au point mort

Cette instabilité militaire intervient alors que les pourparlers de Doha entre Kinshasa et le M23 piétinent. Chaque camp accuse l’autre de préparer une reprise des combats, tandis que les rebelles, soutenus par Kigali, consolident leurs positions.

Quelles conséquences pour la stabilité du régime ?

Si ces arrestations visent à resserrer les rangs, elles risquent aussi d’affaiblir une armée déjà fragilisée par des années de mauvaise gestion. Pour le président Tshisekedi, le défi est double : rétablir la confiance dans les FARDC tout en évitant une fracture au sein de l’appareil sécuritaire.

Une chose est sûre : la RDC traverse une période critique, où chaque décision peut basculer entre restauration de l’ordre et dérapage incontrôlé. La suite des événements dépendra de la capacité des autorités à maîtriser cette purge sans provoquer un séisme institutionnel.

Affaire à suivre de près.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

Football congolais en crise : Le TP Mazembe et Moïse Katumbi dénoncent, la RDC risque l’exclusion de la CAN 2025 et du Mondial 2026

by admin9775 19 juillet 2025
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Le football congolais traverse une crise institutionnelle majeure, avec des conséquences qui pourraient coûter cher aux Léopards et aux clubs nationaux. Le TP Mazembe, emmené par Moïse Katumbi, a obtenu gain de cause devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), qui ordonne la reprise du championnat congolais avant le 31 juillet 2025, sous peine de sanctions sévères.

Une suspension imminente si la Fecofa ne réagit pas

La Fédération congolaise de football (Fecofa) avait suspendu le championnat fin juin, invoquant des difficultés financières des clubs. Mais cette décision, jugée illégale par le TAS, expose désormais la RDC à de graves sanctions :

  • Exclusion de la CAN 2025 (débutant en décembre au Maroc).
  • Retrait des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026, alors que les Léopards sont en tête de leur groupe.
  • Interdiction des clubs congolais en Ligue des Champions et Coupe de la CAF la saison prochaine.

Une réunion d’urgence entre la Fecofa et la Linafoot aurait eu lieu pour organiser la reprise du championnat, mais le temps presse.

Moïse Katumbi, entre football et politique, monte au créneau

L’homme d’affaires et président du TP Mazembe, Moïse Katumbi, longtemps considéré comme un pilier du football congolais, dénonce la mauvaise gestion de la Fecofa. Il critique notamment :

  • Les contrats signés avec des clubs européens, estimant que ces fonds devraient être réinvestis dans le football local.
  • Le manque de transparence dans la gouvernance du football congolais.

Son implication politique ajoute une dimension sensible à ce bras de fer, certains y voyant une manœuvre pour affaiblir les instances en place.

Quelles solutions pour éviter le désastre ?

La Fecofa doit impérativement relancer le championnat avant la date butoir du 31 juillet pour éviter les foudres de la FIFA et de la CAF. Avant l’arrêt, les Aigles du Congo menaient la course au titre, devant Saint Éloi Lupopo et l’AS Maniema, tandis que le TP Mazembe pointait à la 5ᵉ place.

Si la crise persiste, le football congolais pourrait subir un recul historique, avec des conséquences sportives, économiques et symboliques désastreuses.

La balle est dans le camp des dirigeants congolais. La prochaine semaine sera décisive pour l’avenir du football en RDC.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Taxe de 1% sur les envois de fonds depuis les USA : l’impact sur les pays africains

by admin9775 19 juillet 2025
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Dans un contexte où les transferts de fonds représentent une source de financement extérieure importante pour l’Afrique, la nouvelle taxe américaine pourrait pénaliser les économies africaines, et entraîner une baisse des flux formels, au profit de circuits informels, plus risqués.

Le président américain Donald Trump a signé, le 4 juillet dernier, le « One Big Beautiful Bill Act », une loi budgétaire qui introduit, entre autres mesures, une taxe de 1% sur les transferts de fonds envoyés depuis les États-Unis vers l’étranger. Cette taxe entrera en vigueur à compter du 1er janvier 2026, selon le texte validé par le Congrès américain.

Initialement proposée à 3,5 %, dans la version de la Chambre des représentants, la mesure a finalement été fixée à 1%, dans le cadre d’un compromis visant à financer des dépenses fédérales liées à l’immigration et à la sécurité intérieure.

Une mesure à fort impact pour l’Afrique

Ces transferts de fonds, ou remises migratoires, constituent une source essentielle de revenus pour de nombreuses économies africaines. Les États-Unis sont le principal pays d’origine des flux mondiaux de transferts pour plusieurs pays africains, notamment le Kenya et le Nigeria. Pour le continent, qui dépend de plus en plus de cette manne financière, la nouvelle taxe américaine fait craindre un ralentissement des envois, avec à la clé des répercussions économiques en chaîne.

D’après les données des Nations unies, l’Afrique a reçu 100 milliards de dollars de transferts de fonds en 2023, soit environ 6 % du PIB continental. Ce montant dépasse largement l’aide publique au développement (42 milliards $) et les investissements directs étrangers (48 milliards $) perçus sur la même période. Sur la dernière décennie, les remises ont progressé de 57 %, tandis que les IDE ont chuté de 41 % pour les pays à revenu faible et intermédiaire, a indiqué la Banque mondiale.

« Les transferts de fonds sont l’une des rares sources de financement extérieur privé dont la croissance devrait se poursuivre dans les années à venir. Ils doivent être davantage mobilisés pour financer le développement, notamment via des instruments comme les obligations de la diaspora », souligne Dilip Ratha, économiste principal à la Banque mondiale.

Des pays africains plus exposés que d’autres

Si des économies majeures comme le Nigeria, l’Égypte, le Kenya ou le Maroc reçoivent les volumes les plus élevés de fonds, certains pays plus petits en sont bien plus dépendants. En 2023, les transferts représentaient plus de 20 % du PIB au Lesotho ou aux Comores, selon la Banque mondiale.

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La taxe américaine de 1 % vient s’ajouter aux frais déjà pratiqués par les opérateurs de transfert comme Western Union ou MoneyGram. En Afrique subsaharienne, les coûts restent les plus élevés au monde : envoyer 200 dollars coûtait en moyenne 7,9 % au quatrième trimestre 2023, contre 7,4 % un an plus tôt, selon les chiffres de la Banque mondiale. Cette charge accrue pourrait pousser de nombreux expéditeurs à se tourner vers des canaux informels, moins onéreux mais plus risqués et difficiles à tracer.

Selon une étude du Center for Global Development (CGD), l’instauration de cette taxe devrait entraîner une baisse moyenne de 1,6 % des volumes de transferts. Le Nigeria, principal bénéficiaire sur le continent, verrait ainsi ses envois diminuer de près de 168,2 millions de dollars, tandis que l’Égypte subirait une perte estimée à 54,15 millions. Le Kenya et le Ghana ne seraient pas épargnés, avec des baisses respectives de 38,11 et 33,63 millions de dollars.

Si les recettes fiscales attendues par les États-Unis sont modestes à l’échelle fédérale, les impacts pour les pays récipiendaires, eux, pourraient être durables. Moins de devises dans les économies locales, recul de la consommation, baisse de l’investissement des ménages représentent autant de risques qui pourraient accentuer les vulnérabilités économiques de plusieurs pays africains.

Charlène N’dimon

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À la UneEconomie

Aide contre minerais : 6 pays africains ont signé des contrats de lobbying avec des firmes liées à Trump

by admin9775 19 juillet 2025
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Le rapport souligne que la forte réduction de l’aide américaine crée des conditions où les accords basés sur un « troc actifs stratégiques contre soutien » risquent d’être moins favorables aux pays à faible revenu, et plus ouverts à l’exploitation des ressources au détriment des populations locales.

Six Etats africains figurent parmi les 17 pays les moins avancés qui ont signé des contrats de lobbying avec des firmes proches du président américain Donald Trump, depuis les dernières élections américaines. Ce, dans l’espoir de conclure des accords offrant à la première puissance économique mondiale un accès à des ressources précieuses, notamment des minerais ou d’autres actifs stratégiques en échange d’un soutien humanitaire ou militaire.

L’information a été révélée par Global Witness, une ONG spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays en développement et la corruption politique qui l’accompagne, dans un rapport publié le mercredi 9 juillet 2025, et intitulé « Revealed : Trump-linked firms cash in on mineral lobbying deals as US cuts aid ».

Ce document précise que l’Angola, la République démocratique du Congo (RDC), le Liberia, le Mozambique, le Rwanda et la Somalie ont engagé des firmes de lobbying dirigées par des personnalités proches du locataire de la Maison Blanche pour des montants de plusieurs millions de dollars, alors que Washington réduit drastiquement son aide aux pays les plus pauvres de la planète.

La valeur globale des contrats signés par les 17 pays s’élève à plus de 21 millions de dollars, selon les documents déposés par ces entreprises auprès du ministère américain de la Justice, en vertu de la loi sur l’enregistrement des agents étrangers (Foreign Agents Registration Act, FARA).

Les honoraires mensuels pour les contrats de lobbying peuvent atteindre des centaines de milliers de dollars. A titre d’exemple, Squire Patton Boggs, un cabinet ayant des liens établis avec le cercle Trump, perçoit 312 500 dollars par mois pour représenter l’Angola, tandis que le cabinet Ballard Partners, propriété de Brian Ballard, l’un des principaux contributeurs à la campagne Trump, perçoit 100 000 dollars par mois de la RDC, d’après les mêmes sources.

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Les USA sont le seul pays où le lobbying est régulé par la loi et où l’influence grandissante des acteurs de ce secteur sur les décideurs pousse depuis longtemps des pays étrangers à les engager pour tenter d’agir sur les décisions américaines qui pourraient les affecter de manière significative. Global Witness s’inquiète de la dynamique plus large qui est à l’origine de ces nouveaux contrats de lobbying.

« Nous assistons à une réduction spectaculaire de l’aide, combinée à une ruée explicite sur les minerais critiques et à la volonté de l’administration Trump de conclure des accords en échange d’une aide financière ou d’une assistance militaire. Ces dynamiques créent une situation potentielle où les transactions sont plus désespérées, moins favorables aux pays à faible revenu et plus ouvertes à l’exploitation des ressources au détriment des communautés impactées », a estimé Emily Stewart, responsable des politiques et des minerais de transition chez Global Witness.

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Accès à des ports et des bases aériennes

L’analyse des contrats de lobbying révèle que sur les 17 pays qui ont signé ces documents, huit proposent de nouvelles opportunités d’investissement, dont plusieurs font écho à l’accord sur les ressources naturelles signé en avril 2025 avec l’Ukraine et qui accordera aux Etats-Unis des droits préférentiels sur les réserves de minerais, de pétrole et de gaz en échange d’un soutien dans la guerre contre la Russie.

Comme l’Ukraine, neuf pays ayant signé de nouveaux contrats de lobbying sont des nations riches en ressources naturelles et où des conflits armés sont en cours. Il s’agit notamment de la RDC, qui négocie avec le pays de l’Oncle Sam un accord « minerais contre sécurité », alors que le groupe rebelle armé M23 progresse dans l’Est du pays.

Avec l’Ukraine, la RDC fait partie des pays les plus touchés par le gel de l’aide américaine. L’année dernière, Kinshasa était le principal bénéficiaire de l’aide humanitaire américaine au niveau mondial, avec 910 millions de dollars. Les USA ont fourni 70 % de leur aide totale, principalement pour la nourriture, l’eau, l’assainissement et les abris, pour plus de 7 millions de personnes déplacées.

En décembre 2024, la Somalie a signé avec le cabinet de lobbying BGR Government Affairs, un contrat annuel de 600 000 dollars, alors que des membres de l’équipe de campagne de Trump appelaient les Etats-Unis à reconnaître la région séparatiste du Somaliland en tant qu’Etat indépendant.

La Somalie, qui a reçu près de 1,2 milliard de dollars en soutien humanitaire et sécuritaire de la part des Etats-Unis en 2023, fait désormais valoir qu’elle est ouverte aux affaires dans les domaines des hydrocarbures et des minerais, tout en proposant à Washington le « contrôle opérationnel exclusif » de deux ports et de bases aériennes stratégiques dans le pays.

IMAG3 copyLe ministre somalien de la Défense, Abduqadir Mohamed Nur Jama, et l’ambassadeur des USA en Somalie, Larry Andre, signent un accord sécuritaire en 2023

Pour préserver les droits des pays les moins avancés souhaitant obtenir une aide américaine, Global Witness recommande notamment à l’administration Trump de rétablir la loi sur les pratiques de corruption à l’étranger (FCPA), dont la récente abrogation crée des opportunités d’exploitation et de transactions opaques dans les Etats fragiles riches en ressources naturelles.

L’ONG recommande aussi veiller à ce que les accords impliquant l’accès aux ressources naturelles des pays étrangers soient conclus de manière transparente, avec des compensations équitables et sans coercition, et d’annuler le gel de l’aide étrangère, en particulier pour les programmes essentiels tels que le Plan d’urgence du président américain pour la lutte contre le sida (PEPFAR) et les initiatives de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

Walid Kéfi

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À la UneSport

Football congolais : Omari propose une solution concertée pour sortir de la crise institutionnelle

by admin9775 19 juillet 2025
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L’ordonnance du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) exigeant la reprise des play-offs de la Ligue 1 congolaise continue de diviser le monde du football national. Constant Omari, ancien président de la FECOFA, sort de son silence pour proposer une voie médiane visant à préserver l’intérêt général.

Dans une déclaration exclusive, l’ancien dirigeant footballistique plaide pour une approche consensuelle : « La solution idéale serait de réunir l’ensemble des parties concernées – la LINAFOOT et tous les clubs participants – pour évaluer collectivement la faisabilité d’une reprise. À défaut, nous devrions envisager un compromis inclusif, comme la reconduction des mêmes équipes que la saison précédente en cas d’année blanche. »

Cette position modérée cherche à dépasser le clivage actuel entre partisans d’une application stricte de la décision du TAS et ceux s’opposant à toute reprise. Omari met en garde contre les risques d’une solution unilatérale : « Seul un accord global entre toutes les parties prenantes peut préserver la stabilité institutionnelle de notre football. »

La proposition d’année blanche, bien que constituant une mesure exceptionnelle, présenterait selon l’ancien président plusieurs avantages :

  • Éviter une reprise précipitée dans des conditions organisationnelles précaires
  • Maintenir la cohésion entre les clubs
  • Préserver l’équilibre compétitif pour la saison prochaine

La FECOFA se trouve désormais face à un dilemme complexe : respecter l’injonction du TAS tout en maintenant l’unité du football national. La solution préconisée par Omari, bien qu’audacieuse, pourrait offrir une issue constructive à cette crise sans précédent.

Les prochains jours s’annoncent décisifs alors que la pression monte sur les instances dirigeantes pour trouver une solution pérenne. Cette crise met en lumière les profondes divisions qui traversent le football congolais et la nécessité d’une réforme en profondeur de sa gouvernance.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la Une

Négociations à Doha : Vers une déclaration de principes entre la RDC et le M23

by admin9775 19 juillet 2025
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Les pourparlers entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance du Fleuve Congo (AFC/M23), facilités par le Qatar, pourraient aboutir à l’adoption d’une déclaration de principes, selon des sources diplomatiques. Bien que les discussions aient été difficiles, les deux parties travaillent sur les termes de ce document, dont la publication était initialement prévue ce vendredi avant d’être reportée à samedi.

Un enjeu crucial : le retrait du M23

Alors que l’accord de Washington en avril 2025 n’a pas résolu la question du M23, les négociations de Doha sont considérées comme une étape clé avant une éventuelle rencontre entre les présidents Félix Tshisekedi (RDC) et Paul Kagame (Rwanda), envisagée fin juillet sous médiation américaine.

La future déclaration devrait réaffirmer des engagements fondamentaux, notamment :

  • Le respect de l’intégrité territoriale de la RDC.
  • Le rejet de toute balkanisation du pays.
  • La protection des civils et la cessation des hostilités.

Toutefois, ce texte ne constituera pas un accord de cessez-le-feu, mais plutôt une base pour de futures négociations.

Des divergences persistantes

Si les deux camps affichent une volonté de dialogue, leurs positions restent éloignées :

  • Kinshasa exige le rétablissement de son autorité dans les zones contrôlées par le M23, notamment à Goma et Bukavu, où le groupe rebelle a instauré une administration parallèle.
  • Le M23 réclame, quant à lui, des mesures de confiance, comme la libération de prisonniers et la reconnaissance de certaines de ses revendications.

Sur le terrain, les tensions demeurent : le gouvernement congolais accuse le M23, soutenu par le Rwanda, de renforcer ses positions dans les Kivu, tandis que les rebelles dénoncent la mobilisation des milices Wazalendo par Kinshasa.

La médiation internationale en jeu

La présence à Doha de Massad Boulos, émissaire américain pour la région des Grands Lacs, souligne l’implication des États-Unis dans ce processus. Les résultats de ces négociations pourraient influencer la suite des discussions, notamment une éventuelle rencontre Tshisekedi-Kagame.

Pour l’instant, aucun déblocage concret n’a été enregistré depuis la déclaration conjointe du 22 avril, où les deux parties s’étaient engagées à œuvrer pour une trêve. La réussite des pourparlers de Doha sera déterminante pour l’avenir de l’accord de Washington et la stabilité dans la région.

La conférence de presse prévue samedi pourrait apporter des éclaircissements sur les avancées – ou les blocages – de ces négociations cruciales.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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