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À la Une

À la Une

Jean-Pierre Bemba accuse Joseph Kabila d’être derrière la déstabilisation du Grand Bandundu

by admin9775 27 février 2025
written by admin9775

Une délégation gouvernementale de haut niveau, conduite par le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication, s’est rendue à Bandundu, chef-lieu de la province du Kwilu, dans le cadre d’une mission de sensibilisation et de mobilisation. Cette délégation, composée de plusieurs membres du Gouvernement central, dont Didier Mazenga et Ève Bazaiba, a rencontré les jeunes de la région pour les exhorter à s’engager dans la défense nationale face aux menaces sécuritaires qui pèsent sur le pays.

Lors de son allocution, Jean-Pierre Bemba, figure politique de premier plan, a lancé un appel solennel à la jeunesse du Grand Bandundu pour qu’elle s’enrôle massivement dans les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC). Il a souligné l’urgence de protéger la souveraineté nationale et de contrer les menaces terroristes qui visent à déstabiliser le pays. « Pour garantir la paix, il est impératif de chasser les forces étrangères de notre territoire. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, appelle tous les jeunes de 18 ans et plus à rejoindre l’armée pour faire barrage à l’agresseur et préserver l’intégrité de notre nation », a-t-il déclaré. Il a également mis en garde contre les risques d’une expansion des conflits armés, déjà observés dans les régions de Goma et Bukavu, vers le Grand Bandundu.

Un appel à l’unité et à la vigilance

Jean-Pierre Bemba a insisté sur la nécessité de l’unité nationale et de la vigilance collective pour faire face aux défis sécuritaires. « L’heure est à la cohésion. Nous devons éviter les divisions et les querelles qui ne font que servir les intérêts de nos ennemis. Tous, y compris les FARDC, devons nous rassembler derrière le leadership du Président Tshisekedi, qui a fermement opposé un refus aux tentatives de pillage de nos ressources par des forces extérieures », a-t-il affirmé. Il a également rassuré la population sur la détermination du Chef de l’État à rétablir la paix et à reconquérir les territoires perdus. « Nous avons subi des revers, mais la guerre n’est pas perdue. Nous mettrons tout en œuvre pour récupérer Goma, Bukavu et toutes les zones touchées par l’agression. »

Dénonciation des manipulations politiques et des violences intercommunautaires

Dans un discours percutant, Jean-Pierre Bemba a dénoncé les violences intercommunautaires qui secouent la région du Grand Bandundu, un phénomène souvent qualifié de « crise Mobondo ». « Depuis des décennies, je connais le Grand Bandundu, et jamais je n’ai vu des communautés voisines s’entretuer de cette manière », a-t-il déclaré. En sa qualité d’ancien Ministre de la Défense, il a rappelé que les auteurs de ces violences avaient été arrêtés et interrogés, et qu’ils auraient cité l’ancien Président Joseph Kabila comme commanditaire de ces attaques. « Joseph Kabila est derrière ces manœuvres de déstabilisation, qui visent à affaiblir Kinshasa et à semer le chaos », a-t-il accusé.

Ces accusations interviennent dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC, où les rivalités entre factions politiques et les tensions intercommunautaires sont souvent exploitées à des fins stratégiques. Le phénomène Mobondo, marqué par des affrontements armés entre communautés, constitue un défi majeur pour la stabilité de la région et alimente les débats sur les responsabilités politiques et les manipulations à l’œuvre.

Poursuite de la mission gouvernementale

Après Bandundu, la délégation gouvernementale, dirigée par le Vice-Premier Ministre, poursuivra sa mission dans d’autres villes du Grand Bandundu, notamment Kikwit, afin de renforcer le dialogue avec les populations locales et de promouvoir les initiatives de paix et de sécurité. Cette tournée s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Gouvernement pour rétablir la confiance, renforcer la cohésion sociale et mobiliser les citoyens en faveur de la défense nationale.

MN

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À la UneCommunications politiques

Tribune de Kabila : « La posture militantiste d’une opposition armée expose l’ex chef de l’État à l’ouverture d’une information judiciaire à sa charge » (Député John Efambe)

by admin9775 27 février 2025
written by admin9775

Le député national John Efambe s’est montré critique face à la dernière sortie médiatique de l’ancien président de la République, Joseph Kabila, après plusieurs années de silence.

A travers un communiqué publié ce lundi 24 février 2025, l’élu de Lukunga (Kinshasa) a d’abord souligné que le refus de l’actuel chef de l’État , Félix Tshisekedi, de négocier directement avec le M23/AFC en dehors des processus de Nairobi et de Luanda se justifie par son souci de rompre et décourager le marchandage politique de Paul Kagame qui « crée des rébellions comme des entreprises criminelles sur le territoire congolais, ayant pour finalité la recherche des arrangements politiques qui aboutissent à des partages de responsabilités au sein des institutions, y compris dans l’armée ».

Pour le député national John Efambe, la prise de parole de Joseph Kabila devait s’inscrire dans un élan de défenseur acharné de la patrie, mais egalement’un mobilisateur des congolais à défendre la nation, et non comme d’une personnalité politique qui semble prêter des béquilles et des causes de justification aux ennemis de la République avec lesquels il partage les mêmes aspirations.

À l’en croire, la posture militantiste d’une opposition armée que semble acquiescer Joseph Kabila l’expose non seulement à la perte de son statut d’ancien président de la République et des avantages y relatifs, mais aussi à l’ouverture d’une information judiciaire à sa charge.

Cet élu invite la population congolaise à défendre les valeurs de la République et réserver un châtiment exemplaire à tous ceux qui trahissent la nation.

Mechack Wabeno

Actu 30 via CONGO PUB Online

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À la UneTribunes

La crise en RDC : Analyse et perspectives pour une résolution durable (Olivier Kamitatu)

by admin9775 27 février 2025
written by admin9775

La République Démocratique du Congo (RDC) traverse une crise multidimensionnelle marquée par des conflits armés récurrents, une gouvernance défaillante et une corruption systémique. Les récents propos de Kamitatu, figure politique et observateur averti de la scène congolaise, offrent une analyse critique de la situation actuelle. Ce document contextualise ses déclarations et propose une réflexion approfondie sur les enjeux politiques, économiques et sécuritaires en RDC, tout en esquissant des pistes pour une résolution durable de la crise.


1. Contexte général de la crise en RDC :

La RDC, pays riche en ressources naturelles, est paradoxalement l’un des plus pauvres au monde. Depuis des décennies, le pays est en proie à des conflits armés, principalement dans l’Est, où des groupes rebelles locaux et étrangers se disputent le contrôle des minerais. La présence de troupes étrangères, notamment rwandaises, et de milices comme le FDLR (Forces Démocratiques de Libération du Rwanda), complique davantage la situation. Ces conflits ont des répercussions humanitaires désastreuses, avec des millions de déplacés et des violations massives des droits de l’homme.

Kamitatu souligne que cette instabilité est exacerbée par une gouvernance prédatrice et une corruption endémique. Le gouvernement de Félix Tshisekedi, bien qu’élu démocratiquement, est accusé de détourner les ressources du pays au profit d’une élite restreinte, laissant la majorité de la population dans une pauvreté extrême.


2. Les propos de Kamitatu : Une analyse critique :

a) La présence des troupes étrangères et des groupes armés :
Kamitatu condamne fermement la présence des troupes rwandaises en RDC, qu’il qualifie d’illégitime et de contreproductive. Il dénonce également la collaboration des FARDC (Forces Armées de la RDC) avec le FDLR, un groupe accusé de génocide au Rwanda, ainsi que le recrutement de mercenaires par le gouvernement congolais. Pour lui, la guerre ne peut être une solution et ne fait qu’alimenter un cycle de violence et de souffrance.

b) La gestion des fonds internationaux :
Kamitatu critique vivement la gestion opaque des fonds alloués par le FMI et la Banque mondiale à la RDC. Il révèle que 4 milliards de dollars ont disparu entre 2020 et 2024, sans aucun impact visible sur le développement du pays. En comparaison, il salue la transparence et les résultats tangibles des fonds alloués au Rwanda, soulignant ainsi le contraste entre les deux pays en termes de gouvernance.

c) La corruption et le détournement des ressources :
Le détournement des ressources naturelles, notamment le cuivre, est un autre point clé de son analyse. Kamitatu accuse le régime congolais de détourner les profits de la vente des minerais, tout en menant un train de vie extravagant. Il cite notamment le budget annuel de 522 millions de dollars alloué aux besoins personnels du président, un chiffre scandaleux dans un pays où la majorité de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

d) L’appel à un dialogue inclusif :
Pour Kamitatu, la solution à la crise congolaise passe par un dialogue politique inclusif impliquant toutes les parties prenantes du pays. Il salue les initiatives de la CENCO (Conférence Épiscopale Nationale du Congo) et de la CJPSEC (Commission Justice et Paix de la Société Civile) en ce sens. Ce dialogue doit permettre de trouver des solutions endogènes aux problèmes du pays et de restaurer un État fort et légitime.


3. Contextualisation des propos de Kamitatu :

a) Une critique de la gouvernance de Félix Tshisekedi :
Les propos de Kamitatu s’inscrivent dans un contexte où le gouvernement de Félix Tshisekedi est de plus en plus critiqué pour son incapacité à résoudre les problèmes structurels du pays. Malgré des promesses de réformes, la corruption et la mauvaise gestion persistent, alimentant le mécontentement populaire.

b) Les enjeux régionaux :
La présence des troupes rwandaises et des groupes armés comme le FDLR reflète les tensions historiques entre la RDC et ses voisins, notamment le Rwanda. Ces tensions sont exacerbées par la compétition pour le contrôle des ressources naturelles et les rivalités politiques régionales.

c) Le rôle de la communauté internationale :
Kamitatu appelle à une plus grande responsabilité de la communauté internationale, notamment des institutions financières comme le FMI et la Banque mondiale. Il critique leur manque de vigilance dans la gestion des fonds alloués à la RDC et appelle à un soutien plus ciblé en faveur de la transparence et du développement.


4. Perspectives pour une résolution durable :

a) Renforcer la gouvernance et lutter contre la corruption :
La lutte contre la corruption doit être une priorité absolue. Cela passe par des réformes institutionnelles, une meilleure transparence dans la gestion des ressources et une responsabilisation des dirigeants.

b) Promouvoir un dialogue inclusif :
Le dialogue politique inclusif, soutenu par des acteurs locaux et internationaux, est essentiel pour rétablir la confiance entre les différentes parties prenantes et trouver des solutions durables aux problèmes du pays.

c) Démilitariser la région et renforcer la sécurité :
Le retrait des troupes étrangères et le désarmement des groupes armés sont des étapes clés pour rétablir la paix dans l’Est du pays. Cela doit s’accompagner d’un renforcement des capacités des FARDC et d’une réforme du secteur de la sécurité.

d) Impliquer la communauté internationale :
La communauté internationale doit jouer un rôle actif en soutenant les initiatives de paix et de développement en RDC. Cela inclut un contrôle plus strict de l’utilisation des fonds internationaux et un soutien aux réformes structurelles.


Conclusion :

Les propos de Kamitatu offrent une analyse lucide et critique des défis auxquels la RDC est confrontée. Ils mettent en lumière la nécessité d’une gouvernance transparente, d’un dialogue inclusif et d’une implication responsable de la communauté internationale. La résolution de la crise congolaise exige une approche holistique et coordonnée, impliquant tous les acteurs nationaux et internationaux. Seule une telle approche pourra permettre à la RDC de sortir du cycle de violence et de pauvreté et de se construire un avenir meilleur.

MN

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À la Une

Washington annonce jusqu’à 90% de coupes budgétaires dans ses programmes de développement à l’étranger

by admin9775 27 février 2025
written by admin9775

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des coupes budgétaires massives dans les programmes américains de développement et d’aide à l’étranger, allant jusqu’à 90% de réduction.

Le président Donald Trump a signé un décret le 20 janvier, dès son retour à la Maison Blanche, ordonnant un gel de l’aide étrangère américaine pour 90 jours, le temps d’un réexamen complet afin d’évaluer sa conformité avec la politique qu’il entend mener, notamment contre les programmes favorisant l’avortement, le planning familial ou encore prônant la diversité et l’inclusion.

Mais un juge fédéral, saisi par deux organisations regroupant des entreprises, ONG, et autres bénéficiaires des fonds d’aides américains, a suspendu cette décision de geler des dépenses approuvées par le Congrès.

Dans le cadre de cette procédure, à la suite d’un examen de ces programmes réalisé par ses services, le secrétaire d’Etat Marco Rubio, dont dépend l’USAID, promise au démantèlement, a décidé de supprimer définitivement près de 5.800 des financements accordés dans le monde par l’agence, d’un coût restant de 54 milliards de dollars, n’en conservant qu’un peu plus de 500, selon le département d’Etat. De plus, sur plus de 9 100 subventions accordées par le département d’État, d’un montant total de 15,9 milliards de dollars, 4 100 – d’un coût estimé de 4,4 milliards – ont été annulées, a précisé un porte-parole de la diplomatie américaine.

Subventions « vitales » maintenues

L’USAID maintient des subventions « vitales » comme l’assistance alimentaire et des traitements pour les malades du sida, de la tuberculose et du paludisme, ainsi que pour des pays comme le Liban, Haïti, le Venezuela et Cuba, assure le département d’Etat.

« Le département d’Etat a supprimé aujourd’hui, avec effet immédiat, 10.000 de ses propres financements et de l’USAID, amputant de fait l’aide étrangère américaine », a déploré dans un communiqué InterAction, une alliance de plus de 160 ONG. « Des femmes et des enfants vont souffrir de la faim, la nourriture va pourrir dans des entrepôts, des enfants vont naître avec le VIH, entre autres tragédies », a-t-elle ajouté, exhortant M. Rubio à revenir sur une décision qui « ne rendra pas l’Amérique plus sûre, plus forte, ni plus prospère ».

La justice a également ordonné au département d’État de reprendre d’ici mercredi à 23H59 (jeudi 04H59 TU) les versements, d’un montant estimé à 1,5 à 2 milliards de dollars, dus à des centaines d’organisations d’aide internationale. Mais la Cour suprême à majorité conservatrice, saisie par l’administration Trump, a suspendu cette décision le temps qu’elle statue sur le fond.

L’USAID, dont les effectifs dépassaient le nombre de 10 000, a annoncé le 23 février le licenciement de 1 600 de ses employés aux États-Unis et le placement de la majorité de son personnel en congé administratif.

Le gel de l’aide par Donald Trump a suscité choc et émoi au sein de l’agence indépendante créée par une loi du Congrès américain en 1961, et qui gère un budget annuel de 42,8 milliards de dollars, représentant à lui seul 42% de l’aide humanitaire déboursée dans le monde.

Le républicain avait promis pendant sa campagne de réduire le poids de l’État fédéral et de tailler dans les dépenses, avant de nommer son allié multimilliardaire Elon Musk pour chapeauter une commission à l’efficacité gouvernementale (Doge).

Le patron de Tesla et SpaceX a lancé une vaste offensive destinée à réduire drastiquement les dépenses publiques, avec des méthodes décriées notamment par l’opposition démocrate et les syndicats, qui les jugent brutales et arbitraires.

RFI via CONGO PUB Online

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Une mystérieuse maladie tue plus de 50 personnes en RDC

by admin9775 27 février 2025
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« C’est vraiment inquiétant » : une maladie inconnue est apparue en République Démocratique du Congo (RDC). Dans la majorité des décès, la mort est survenue à peine 48 heures après l’apparition des symptômes.

Selon un rapport publié ce lundi par l’Organisation mondiale de la santé, une mystérieuse maladie a tué en moins d’un mois plus de 50 personnes dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo.

Depuis le 21 janvier, 419 cas ont été enregistrés, dont 53 décès, rapporte également Associated Press. C’est dans la ville de Boloko que les premiers cas ont été enregistrés, après que trois enfants ont mangé une chauve-souris et sont morts dans les 48 heures, atteints de symptômes de fièvre hémorragique, précise encore le bureau Afrique de l’OMS.

Le problème de la consommation d’animaux sauvages dangereux

Une deuxième épidémie de cette maladie inconnue a débuté dans la ville de Bomate, le 9 février. Des échantillons de 13 cas ont été envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale de Kinshasa, la capitale du Congo, pour être testés. Toujours selon l’OMS, tous les échantillons ont été négatifs pour le virus Ebola ou d’autres maladies hémorragiques courantes comme le virus de Marburg. Certains ont été testés positifs pour le paludisme.

L’intervalle entre l’apparition des symptômes et le décès est de 48 heures dans la majorité des cas, et « c’est ce qui est vraiment inquiétant« , a déclaré à l’Associated Press Serge Ngalebato, directeur médical de l’hôpital de Bikoro, un centre de surveillance régional. L’année dernière, une autre mystérieuse maladie grippale, qui a tué des dizaines de personnes dans une autre région du Congo, s’est avérée être probablement le paludisme.

La transmission de maladies des animaux aux humains dans les régions où les animaux sauvages sont couramment consommés est un sujet d’inquiétude récurrent. Le nombre de ces épidémies en Afrique a augmenté de plus de 60 % au cours de la dernière décennie, a déclaré l’OMS en 2022.

RTL via CONGO PUB Online

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À la Une

La CENCO proteste contre la confiscation momentanée du passeport de Mgr Donatien Nshole

by admin9775 27 février 2025
written by admin9775

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a fustigé, mercredi 26 février, la confiscation pendant plus d’une heure, du passeport de Mgr Donatien Nshole, par le service de la Direction générale des migrations (DGM), à l’aéroport de la Luano, à Lubumbashi (Haut-Katanga).

Dans un communiqué publié sur son compte X, cette structure catholique a condamné cette tentative de violation de la liberté de circulation d’un prélat de ce rang.

La CENCO a tenu à souligner que ce « genre de provocation ne favorise pas la recherche pacifique de la paix et de la cohésion nationale ».

Elle a également réaffirmé son engagement et sa détermination à continuer l’initiative du Pacte social pour la paix et le bien vivant ensemble dans la région des Grands lacs aux cotes de l’Eglise du Christ au Congo (ECC).

La CENCO a par ailleurs espéré que ce genre d’incident ne se reproduira plus.

Mgr Donatien Nshole en compagnie du président de la CENCO, Mgr Fukgence Muteba, revenait de Dar-es-Salaam (Tanzanie), où s’est tenue la réunion de la Conférence épiscopale d’Afrique Centrale (ACEAC) sur la recherche de la paix en RDC et dans les Grands lacs.

Radio okapi via CONGO PUB Online

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À la UneSociété

CPI en RDC : Karim Khan renforce l’engagement pour la justice face aux crimes dans l’Est du pays

by admin9775 26 février 2025
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Le Procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Karim Khan, a atterri à Kinshasa ce lundi 24 février, marquant une étape importante dans les efforts internationaux pour rétablir la justice en République démocratique du Congo (RDC). Sa visite s’inscrit dans un contexte de crise persistante dans l’Est du pays, où les violences armées, notamment celles impliquant le groupe rebelle M23 soutenu par le Rwanda, continuent de faire des ravages. L’objectif de cette mission est de consolider la feuille de route sur la justice et de mettre en garde les auteurs de crimes commis dans la région du Nord-Kivu.

Karim Khan a prévu de rencontrer plusieurs hauts responsables congolais, dont le président Félix Tshisekedi et des membres de son gouvernement. Il s’entretiendra également avec Bintou Keita, représentante spéciale du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, afin de coordonner les actions internationales pour endiguer la crise. Le procureur de la CPI entend faire de la justice un pilier central de la résolution des conflits dans l’Est de la RDC, une région minée par des décennies de violences et d’instabilité.

Une crise humanitaire et sécuritaire alarmante

La situation dans le Nord-Kivu reste particulièrement préoccupante. Le M23, une milice active dans la région, a repris ses activités armées en 2022, affrontant l’armée congolaise et s’emparant de vastes territoires. Ces combats ont entraîné des déplacements massifs de populations, des massacres de civils et des violations graves des droits de l’homme. Karim Khan a ouvert une enquête sur ces crimes en octobre 2023, à la demande des autorités congolaises, couvrant les événements survenus depuis janvier 2022.

Un appel à la coopération internationale

Début février, le procureur a lancé un appel à témoins pour recueillir des preuves et documenter les atrocités commises. Il a insisté sur la nécessité d’une coopération étroite entre la CPI, la RDC et les autres États impliqués. « Trop de gens se sont immiscés dans les affaires de ce pays, et ce depuis des années », a-t-il déclaré, soulignant l’ingérence étrangère comme l’un des facteurs aggravants de la crise.

Karim Khan a également réaffirmé son engagement à soutenir la création d’un tribunal spécial en RDC, une initiative visant à renforcer la justice locale et à garantir que les responsables de crimes soient traduits en justice. « Nous sommes très inquiets de ce qui se passe en RDC. Des milliers de personnes sont mortes, des milliers sont blessées. Le message doit passer clairement : tout groupe armé, toute force armée, tous les alliés des groupes armés et des forces armées n’ont pas un chèque en blanc. Ils doivent se conformer aux lois internationales. La loi doit être effective », a-t-il martelé.

Une justice comme solution à la crise

Pour Karim Khan, la crise dans l’Est de la RDC ne peut être résolue sans une justice forte et impartiale. Sa visite à Kinshasa symbolise un pas de plus vers la responsabilisation des acteurs armés et la protection des civils. Alors que les tensions régionales persistent, notamment avec le Rwanda accusé de soutenir le M23, la CPI joue un rôle crucial pour rappeler que les crimes internationaux ne resteront pas impunis.

Cette mission s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre l’impunité en RDC, un pays qui a connu des décennies de conflits et de violations des droits de l’homme. La communauté internationale, à travers la CPI, espère ainsi contribuer à une paix durable dans la région, tout en offrirant justice aux victimes.

MN

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À la Une

La République Démocratique du Congo suspend les exportations de cobalt pour réguler le marché international

by admin9775 26 février 2025
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La République Démocratique du Congo (RDC), premier producteur mondial de cobalt, a annoncé la suspension des exportations de ce métal stratégique pour une durée de quatre mois. Cette décision, entrée en vigueur le samedi 22 février, vise à maîtriser l’excédent de l’offre sur le marché international, qui a entraîné une chute des prix. L’information a été confirmée par Patrick Luabeya, président de l’Autorité de Régulation et de Contrôle des Marchés des Substances Minérales Stratégiques, cité par l’agence de presse Bloomberg.

La RDC, qui fournit environ 75 % du cobalt utilisé dans les batteries de véhicules électriques, a vu sa production augmenter de manière significative ces dernières années. Cette hausse est principalement attribuable à l’expansion des activités de la société chinoise CMOC, qui a intensifié l’exploitation de deux grandes mines sur le territoire congolais. Cette augmentation de la production a généré une offre excédentaire, couplée à une baisse de la demande, ce qui a exercé une pression à la baisse sur les prix du cobalt.

La mesure de suspension des exportations s’applique à tous les producteurs opérant en RDC, sans exception. Toutefois, elle se limite au cobalt et n’affectera pas les exportations de cuivre, un autre métal clé pour l’économie congolaise, selon des sources proches du dossier.

Cette décision intervient dans un contexte où la RDC cherche à renforcer son contrôle sur le marché mondial du cobalt, tout en répondant aux défis liés à la volatilité des prix et à la surproduction. Elle souligne également l’importance stratégique du cobalt dans la transition énergétique mondiale, notamment pour la fabrication de batteries lithium-ion utilisées dans les véhicules électriques et les technologies vertes.

En conclusion, cette suspension temporaire des exportations de cobalt par la RDC reflète une volonté de stabiliser le marché et de protéger les intérêts économiques du pays. Elle pourrait avoir des répercussions significatives sur les chaînes d’approvisionnement mondiales, tout en ouvrant la voie à une réflexion plus large sur la régulation des marchés des matières premières stratégiques.

MN

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À la Une

Londres suspend son aide financière et militaire face au soutien présumé de Kigali au M23

by admin9775 26 février 2025
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Le gouvernement britannique a récemment durci sa position envers le Rwanda, suspendant une grande partie de son aide financière et militaire. Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays, notamment en raison du soutien présumé de Kigali au groupe armé M23 en République démocratique du Congo (RDC).

Selon un porte-parole du gouvernement britannique : « Le Rwanda peut avoir des problèmes de sécurité, mais il est inacceptable de les résoudre militairement. Il ne peut y avoir qu’une solution politique à ce conflit. » Londres exhorte la RDC à engager un dialogue inclusif avec le M23, tout en réévaluant sa politique régionale.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a annoncé le 25 février la suspension de la plupart des aides au Rwanda, à l’exception des programmes humanitaires destinés aux populations vulnérables. Cette mesure fait suite à la prise des villes de Goma et Bukavu par le M23, soutenu selon Londres par des forces rwandaises.

Le Foreign Office a condamné ces actions comme une « violation inacceptable de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC ». Les fonds suspendus concernent l’aide bilatérale, les formations militaires et les activités commerciales. Londres envisage également de coordonner des sanctions internationales avec ses partenaires.

David Lammy s’est rendu à Kinshasa et à Kigali les 21 et 22 février pour rencontrer les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Il a réaffirmé que seule une solution politique, via les processus de paix de Luanda et Nairobi, pourrait résoudre le conflit.

Le Rwanda a qualifié la décision britannique de « regrettable et irraisonnable », affirmant que Londres avait « choisi son camp ». Kigali estime que ces mesures nuisent aux efforts de paix et compromettent sa sécurité. Le général James Kabarebe, visé par des sanctions américaines, a également dénoncé ces décisions.

Cette crise marque un tournant dans les relations entre les deux pays, autrefois étroites. En juillet 2024, un accord controversé prévoyant l’envoi de migrants irréguliers britanniques au Rwanda avait été suspendu par le nouveau gouvernement de Londres, après un investissement de 280 millions d’euros.

Alors que les tensions persistent, la question reste ouverte : cette décision marque-t-elle la fin de l’idylle entre Londres et Kigali, ou une simple pause dans une relation complexe ?

      MN

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      À la Une

      Crise en RDC : l’UE suspend sa coopération militaire avec le Rwanda et durcit le ton

      by admin9775 25 février 2025
      written by admin9775

      La Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, a annoncé, ce lundi 24 février 2024, la suspension des consultations en matière de défense avec le Rwanda. Cette décision fait suite aux allégations persistantes concernant l’implication des troupes rwandaises aux côtés des rebelles du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette région, en proie à des conflits depuis des décennies, reste un point de friction majeur dans les relations entre l’UE et le Rwanda.

      Les péripéties des accords UE-Rwanda
      Les relations entre l’Union européenne et le Rwanda ont connu des phases tumultueuses. En 2012, l’UE avait déjà suspendu une partie de son aide au Rwanda en raison de son implication présumée dans le soutien à des groupes rebelles en RDC. Malgré ces tensions, les deux parties avaient renoué le dialogue, notamment autour de la coopération économique et des matières premières critiques. Un protocole d’accord avait même été signé pour renforcer la collaboration dans ce domaine stratégique. Cependant, la récente escalade du conflit à l’est de la RDC, avec le soutien présumé du Rwanda au M23, a de nouveau mis à mal cette relation fragile.

      Une décision ferme de l’UE
      À l’issue du Conseil des Affaires étrangères de l’Union, Kaja Kallas a déclaré :
      « Les consultations sur les questions de défense avec le Rwanda ont été suspendues. Il y a également une décision politique d’appliquer des sanctions selon l’évolution de la situation sur le terrain. Nous avons demandé au Rwanda de retirer ses troupes du territoire de la RDC. »
      L’UE prévoit également de réexaminer le protocole d’accord sur les matières premières critiques conclu avec Kigali, marquant un durcissement significatif de sa position.

      Pression internationale accrue sur le Rwanda
      Cette annonce de l’UE s’inscrit dans un contexte de pression internationale croissante sur le Rwanda. La semaine dernière, le Conseil de sécurité de l’ONU avait accusé Kigali de soutenir le groupe rebelle M23 et exigé le retrait immédiat de ses troupes du territoire congolais. Les États-Unis ont également pris des mesures concrètes en sanctionnant James Kabarebe, général rwandais à la retraite et actuel ministre d’État chargé de l’intégration régionale, ainsi que Lawrence Kanyuka, porte-parole civil du M23.
      La Belgique, de son côté, a suspendu sa coopération militaire avec le Rwanda, rejoignant ainsi la position de l’UE.

      Un appel international unanime
      Dans une déclaration publiée le mercredi 19 février, le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, composé de représentants de l’Allemagne, de la Belgique, du Danemark, des États-Unis, de la France, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Suède, de la Suisse et de l’Union européenne, avait déjà appelé à un retrait immédiat des troupes rwandaises de la RDC. Cette mobilisation internationale témoigne de l’urgence de rétablir la stabilité dans une région minée par des décennies de conflits et d’ingérences étrangères.

      La décision de l’UE de suspendre sa coopération militaire avec le Rwanda marque un tournant dans les relations entre les deux parties. Elle reflète également la détermination de la communauté internationale à mettre fin à l’instabilité chronique à l’est de la RDC, tout en rappelant les défis persistants de la diplomatie dans cette région complexe.

      MN

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