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Category:

À la Une

À la UnePolitique

L’ancien député Daniel Safu rallie l’AFC/M23, un alignement politique qui défie les clivages traditionnels

by admin9775 12 décembre 2025
written by admin9775

Dans un mouvement qui bouscule le paysage politique congolais en pleine crise sécuritaire, l’ancien député national Daniel Safu a annoncé son alignement officiel avec la rébellion de l’AFC/M23. Cette décision, qui clôt une trajectoire politique changeante, survient au moment même où ce mouvement, soutenu par le Rwanda, vient de s’emparer de la ville stratégique d’Uvira.

Un parcours politique singulier

Daniel Safu, figure politique du Katanga, avait initialement fait partie de l’entourage de Moïse Katumbi et de son parti, Ensemble pour la République. Il avait ensuite effectué un premier virage en rejoignant la coalition « Sauvons la RDC » de l’ancien président Joseph Kabila. Son ralliement à l’AFC/M23 représente un saut politique d’une autre ampleur, le plaçant du côté d’un mouvement armé en conflit ouvert avec l’État congolais, et dont le contrôle territorial s’étend désormais jusqu’au Sud-Kivu.

Un timing symbolique et stratégique

Cette annonce coïncide avec un développement militaire majeur : la prise de la ville d’Uvira par le M23 ce mardi 10 décembre. Les rebelles sont entrés dans cette ville frontalière avec le Burundi après le retrait, sans combats, de l’armée congolaise (FARDC) et de ses alliés, selon des sources locales. Ce contexte donne un relief particulier à l’alignement de Safu, qui peut être interprété comme une tentative de légitimation politique du M23 ou comme le calcul d’un acteur anticipant une recomposition du pouvoir dans l’Est.

Réactions et implications

Ce ralliement est susceptible de provoquer de vives réactions à Kinshasa, où il pourrait être qualifié de trahison. Il illustre la profonde fragmentation et les recompositions à l’œuvre au sein de la classe politique congolaise face à un conflit qui dépasse les frontières et redessine les équilibres régionaux.

Pour l’AFC/M23, le soutien d’une figure politique nationale, même controversée, peut être présenté comme un signe d’élargissement de son assise au-delà du seul terrain militaire. Cela survient alors que le mouvement est au faîte de sa puissance territoriale mais fait face à une pression diplomatique internationale croissante pour son retrait et celui de son soutien rwandais.

L’évolution de la position de Daniel Safu sera scrutée comme un indicateur des dynamiques politiques souterraines en RDC, où la guerre dans l’Est continue de réécrire les règles du jeu bien au-delà du champ de bataille.

Par Pascal Kabeya
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12 décembre 2025 0 comments
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À la UneNouvelles nécrologiques

Kinshasa : Deuil à Bumbu après le décès tragique du chef d’entreprise Tamak Bulala Mpanu

by admin9775 12 décembre 2025
written by admin9775

La commune de Bumbu, dans l’ouest de Kinshasa, est sous le choc après la disparition brutale de Tamak Bulala Mpanu, un chef d’entreprise et figure communautaire très respectée. Il est décédé mercredi des suites d’une électrocution accidentelle survenue à son domicile, selon plusieurs témoignages concordants.

Les circonstances du drame indiquent que l’accident s’est produit alors que M. Bulala tentait d’éteindre son groupe électrogène. Victime d’une décharge électrique, il a été transporté en urgence à l’Hôpital Général de Bumbu, où les efforts des équipes médicales sont restés vains.

La nouvelle de son décès a provoqué une vague d’émotion et de consternation dans les quartiers de Bumbu et de Selembao, où l’homme d’affaires était connu pour son implication sociale et son ancrage local. « C’est une perte immense pour notre communauté. Il était toujours présent pour aider et soutenir les initiatives du quartier », témoigne un habitant sous le coup de l’émotion.

La dépouille du défunt repose actuellement à la morgue de l’hôpital, en attendant les suites à donner aux obsèques. Les messages de soutien et de condoléances affluent de la part des proches, des connaissances et des nombreux membres de la communauté qui le tenaient en haute estime.

Ce tragique accident domestique rappelle une nouvelle fois les risques liés à l’utilisation des groupes électrogènes et aux installations électriques dans les quartiers populaires de Kinshasa, souvent confrontés à des problèmes d’accès à l’électricité et à des normes de sécurité précaires.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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12 décembre 2025 0 comments
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À la UneAfriquePolitique

Malema fustige Kagame : « Ce n’est pas de la diplomatie, c’est de la tromperie » après la chute d’Uvira

by admin9775 12 décembre 2025
written by admin9775

La prise d’Uvira par le M23 a provoqué une onde de choc bien au-delà des Grands Lacs. Julius Malema, le chef charismatique et controversé du parti d’opposition sud-africain Combattants pour la liberté économique (EFF), a lancé une attaque verbale d’une rare virulence contre le président rwandais Paul Kagame, l’accusant de « tromperie » et de « trahison » après la signature des Accords de Washington.

Dans un discours enflammé diffusé sur les réseaux sociaux, Malema a dénoncé avec force l’écart abyssal entre les engagements de paix pris à la Maison Blanche et la réalité militaire sur le terrain.

« Un chef de guerre en costume »

« Comment un président rwandais peut-il se rendre jusqu’au Bureau ovale, s’asseoir avec le président de la RDC, Tshisekedi, et signer un accord de paix… puis rentrer chez lui et continuer à alimenter ses milices rebelles dans les forêts du Congo ? », a-t-il lancé, résumant le sentiment d’indignation partagé par de nombreux observateurs.

Il a qualifié cette double posture de pure « tromperie » : « Ce n’est pas de la diplomatie. C’est de la tromperie. Il signe des documents à Washington pendant que ses milices du M23 continuent de tuer des femmes et des enfants à Uvira, Goma et Bukavu. Ce n’est pas un partenaire de paix, c’est un chef de guerre en costume. »

Kagame accusé de profiter du « chaos congolais »

Malema a ensuite élargi son réquisitoire aux motivations économiques qu’il prête à Kigali. « Ne jouons pas à des jeux : Kagame bénéficie du chaos du Congo. Il se nourrit de minéraux pillés, de vies volées et du silence de puissants amis. Le Rwanda bénéficie de la production à partir de mines tenues par les rebelles, tandis que le Congo enterre ses enfants. »

Un appel à la pression internationale et au retrait inconditionnel

S’adressant directement aux garants de l’accord, le leader de l’EFF a mis les États-Unis au défi de faire preuve de cohérence. « Si l’accord de paix signifie quelque chose, alors les États-Unis, en tant que garants de cet accord, doivent demander des comptes au Rwanda. Sinon, cette photo du Bureau ovale n’est rien d’autre qu’un théâtre mis en scène, tandis que les forêts du Congo brûlent. »

Il a conclu par un appel à la solidarité panafricaine et à une solution militaire : « Les gens sont invités à se tenir aux côtés du peuple congolais. Et le Rwanda doit sortir du Congo sans condition. »

Portée d’une prise de parole

L’intervention de Julius Malema, bien que venant d’une figure politique souvent marginalisée dans les chancelleries occidentales, résonne puissamment sur le continent. Elle cristallise la colère et la frustration de nombreux Africains face à un conflit perçu comme alimenté par l’impunité et les intérêts économiques. Son discours place la crise congolaise non plus seulement comme une affaire régionale, mais comme une question de justice et de souveraineté africaine, tout en mettant en cause la crédibilité de la médiation américaine.

Cette sortie publique illustre la pression croissante, y compris au sein de l’Afrique anglophone et australe, pour une réponse plus ferme de l’Union africaine et de la communauté internationale face à l’escalade en RDC.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Kigali justifie la prise d’Uvira par le M23 comme une réponse à « l’abandon » des Banyamulenge et à la présence des FDLR

by admin9775 12 décembre 2025
written by admin9775

Le président rwandais Paul Kagame a, pour la première fois, réagi publiquement à la chute d’Uvira aux mains du M23, la présentant non comme une conquête militaire mais comme une réponse humanitaire et sécuritaire. Dans une déclaration prononcée ce mercredi, il a justifié l’avancée rebelle par la nécessité de « venir en aide » aux populations Banyamulenge et par l’échec présumé de Kinshasa à neutraliser la menace des rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

« Les gens ont crié au secours, mais personne n’est venu les aider »

M. Kagame a construit son argumentaire sur un récit de victimes abandonnées. « Les gens ont crié au secours, mais personne n’est venu les aider », a-t-il déclaré, évoquant les Banyamulenge, une communauté tutsi congolaise vivant notamment dans le Haut Plateau du Sud-Kivu. Il a ensuite étendu cette notion d’abandon aux « milliers et des milliers de Burundais » qu’il affirme avoir été pris dans les combats à Uvira (Buvira dans son propos) et avoir dû fuir.

Son discours a ensuite opéré un glissement accusatoire, pointant du doigt le déploiement massif de l’armée burundaise en RDC, estimant celle-ci à « plus de vingt mille soldats ». Il a questionné la présence d’un tel contingent alors que, selon lui, régnait « un chaos total ». Il a accusé ces forces, alliées de Kinshasa, de vouloir « tuer des gens dans les zones de Minembwe », et d’y être parvenues en utilisant « bombardements, artillerie, drones ».

La justification officielle : la menace persistante des FDLR

Ces déclarations font écho au communiqué officiel publié par le gouvernement rwandais le jour même de la chute d’Uvira. Dans ce document, Kigali a explicitement lié l’offensive du M23 à l’incapacité – ou au refus – des autorités congolaises de « neutraliser les rebelles rwandais FDLR ».

Ce groupe, composé en partie d’anciens génocidaires rwandais de 1994 et actif dans l’Est de la RDC depuis des décennies, est régulièrement désigné par Kigali comme une menace existentielle justifiant ses interventions sécuritaires au-delà de ses frontières. Pour le Rwanda, l’accord tacite ou l’incapacité de Kinshasa à démanteler les FDLR constitue une violation de sa souveraineté et une provocation, fournissant ainsi le casus belli officiel pour son soutien au M23.

Un narratif à double détente

La double justification avancée par Kigali – protection des populations tutsi et lutte contre les FDLR – sert un objectif stratégique et communicationnel clair :

  1. Légitimation humanitaire : Elle tente de donner une couverture morale et défensive à une opération militaire offensive, en la présentant comme une intervention de protection des civils (R2P – Responsabilité de protéger).
  2. Légitimation sécuritaire : Elle réactive le motif historique de l’insécurité aux frontières, invoquant la menace FDLR pour justifier une action préventive ou punitive sur le sol congolais.
  3. Déplacement des responsabilités : Elle rejette la faute de l’escalade sur Kinshasa (pour son inaction contre les FDLR) et sur Bujumbura (pour son intervention militaire), présentant le Rwanda et le M23 comme des acteurs réagissant à une agression.

Un déni en contradiction avec les faits

Ce narratif entre en contradiction frontale avec les conclusions du dernier rapport des experts de l’ONU, qui documentent un déploiement structuré de milliers de soldats rwandais (RDF) combattant aux côtés du M23, et non une simple réaction défensive. Il ignore également la prise effective et l’occupation d’une grande ville congolaise, Uvira, loin des zones traditionnelles de peuplement Banyamulenge.

Alors que la communauté internationale exige un retrait immédiat des troupes rwandaises, le discours de Kigali signale qu’il n’envisage pas de recul et entend ancrer sa présence en RDC dans une logique de longue durée, justifiée par des impératifs sécuritaires et communautaires qu’il définit lui-même.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Est de la RDC: les habitants fuient Uvira au lendemain de l’entrée de l’AFC/M23

by admin9775 11 décembre 2025
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En République démocratique du Congo, malgré la signature des accords de paix de Washington le 4 décembre dernier, la situation sécuritaire et humanitaire s’est de nouveau dégradée. Le groupe armé FAC-M23 soutenu par le Rwanda voisin a lancé une offensive jusqu’à la ville d’Uvira. Depuis ce mercredi, les rebelles ont investi ce qui était depuis la chute de Bukavu le siège des autorités provinciales du Sud-Kivu.

La première conséquence de cette nouvelle offensive, c’est une dégradation de la situation humanitaire de la région, qui était déjà difficile, souligne notre correspondante à Kinshasa, Paulina Zidi.

Les autorités provinciales du Sud-Kivu ont dressé, dans un communiqué signé de Baraka, tout au sud de la province, un premier bilan de ces affrontements. Plus de 400 civils ont été tués par balles, dont des femmes et des enfants. Des blessés ont été acheminés vers Bujumbura, de l’autre côté de la frontière, avant sa fermeture, « pour être soignés, mais surtout pour être mis à l’abri d’éventuelles représailles », explique un responsable.

Pour les humanitaires, l’urgence est de pouvoir acheminer à Uvira — qui manque d’eau et d’électricité depuis plusieurs jours – et dans la zone des intrants et des équipes médicales. Des stocks sont arrivés à Bujumbura, mais ne peuvent être acheminés en RDC pour l’instant.

Des milliers de déplacés

Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), en un peu plus d’une semaine, plus de 200 000 personnes ont été déplacées à l’intérieur du Sud-Kivu. Des dizaines de milliers d’autres ont traversé la frontière vers les pays voisins, Rwanda et Burundi notamment. 

Dès mardi, la ville d’Uvira avait commencé à se vider. Mercredi, des milliers d’habitants ont encore fui vers la frontière burundaise, à pied ou à moto. « J’ai quitté Uvira mardi, lorsqu’on a su que des localités étaient en train de tomber entre les mains du M23. Nous qui soutenions le régime de Kinshasa, nous qui soutenions les jeunes Wazalendo, alors, on a eu peur. (…) Les voisins m’ont dit de quitter la ville », témoigne un membre de la société civile, qui a fui mardi vers Bujumbura. La fermeture de la frontière burundaise a ensuite été confirmée par plusieurs sources sécuritaires.

Ceux qui sont restés ont passé la journée de mercredi calfeutrés chez eux, au rythme des détonations et des tirs, « Avec l’arrivée des éléments de l’AFC/M23, toute la population est restée enfermée dans les maisons. Il y a eu des échanges de coups de balles pendant la journée », rapporte un habitant au micro de Florence Morice, de la rédaction Afrique de RFI.

Avec l’arrivée des éléments de l’AFC/M23, toute la population est restée enfermée dans les maisons. Il y a eu des échanges de coups de balles pendant la journée. Dès qu’ils sont arrivés avec quelques éléments des Wazalendo qui ont résisté dans la ville, dans plusieurs artères de la ville. Et après ça, la population est restée enfermée dans leurs maisons. Et jusque tard dans cette soirée, il n’y a pas de sortie encore. Tout le monde est calme dans sa maison.

00:48

Un habitant raconte la chute UviraFlorence Morice

La RDC et le Burundi accusent Kigali de violer l’accord de paix

À Kinshasa, les autorités dénoncent « une violation du cessez-le-feu ». Nous attendons que Washington, garant de l’accord de paix, puisse contraindre le Rwanda à quitter le territoire congolais, a déclaré Patrick Muyaya, le porte-parole du gouvernement. Pour la ministre des Affaires étrangères, Thérèse Wagner, l’administration Trump doit « restaurer la crédibilité » de sa médiation ajoutant : « Il ne suffit pas de condamner. Il ne suffit pas d’être préoccupé ou inquiet. On compte des milliers de morts et l’inquiétude n’est pas le sujet. »

Mercredi, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, avait dénoncé « une situation inacceptable ». « Nous savions que le Rwanda n’était pas de bonne foi dès le début du processus, mais il fallait les confronter jusqu’au bout parce que nous, nous croyons à la médiation américaine », a-t-il expliqué.

Selon lui, le président de la République avait déjà « mis le poing sur la table » lors des échanges à la Maison-Blanche, et quelques jours plus tard, « les faits lui donnent raison ». Patrick Muyaya évoque des « offensives généralisées » menées par le Rwanda et « son fils, le M23 », rappelant que plusieurs partenaires internationaux ont publié des communiqués unanimes pour condamner ces opérations. « C’est un bon début, mais ce n’est pas suffisant », insiste-t-il, « il [le Rwanda, NDLR] ne peut pas se permettre de faire un camouflet au président américain ».

« Le fait que le Rwanda sape un accord salué unanimement par le monde entier est une preuve supplémentaire qu’ils n’ont aucune considération pour le droit international. Nous exigeons des sanctions pour s’assurer que l’accord produise les effets escomptés », conclut-il.

Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, estime que l’offensive à Uvira «inacceptable»Pascal Mulegwa

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Le Burundi, qui entretient depuis longtemps des relations tendues avec Kigali, voit dans cette avancée rebelle une menace directe pour sa propre sécurité. Dans un communiqué publié depuis Baraka, à 90 km au sud d’Uvira, le porte-parole du gouvernorat provincial a dénoncé une « violation manifeste du cessez-le-feu et des accords de Washington ».

Kigali rejette les accusations et demande le retrait des forces burundaises

Le gouvernement rwandais a, lui, renvoyé la responsabilité à Kinshasa et à Gitega. Mercredi, Kigali a accusé la RDC et le Burundi de « violations délibérées » du processus de paix. Dans une interview accordée à la télévision nationale, le ministre des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a exigé le retrait des forces burundaises du Sud-Kivu. « Il n’y a qu’une option possible pour le Burundi : le retrait de ses forces du Sud-Kivu s’il veut la paix dans la région », a-t-il déclaré, rapporte notre correspondante à Kigali, Lucie Mouillaud. « Et ici, je tiens à réaffirmer l’engagement du Rwanda pour la paix. Ce qu’il faut maintenant, c’est une mise en œuvre stricte du cessez-le-feu qui inclut le retrait des troupes burundaises et l’arrêt de leurs frappes aériennes ».

Réagissant également au communiqué du Groupe de contact – signé notamment par les États-Unis et plusieurs pays européens –, qui demande à l’AFC/M23 et aux forces rwandaises de cesser « immédiatement » leur offensive, le chef de la diplomatie rwandaise a dénoncé un « parti pris occidental ». « C’est comme si les pays occidentaux se réveillaient uniquement lorsque celui qui est attaqué répond aux frappes. Il faut qu’il y ait une cohérence de la part de la communauté internationale, surtout des pays occidentaux », a-t-il insisté.

Pour le ministre, toutes les parties doivent désormais respecter leurs engagements pris dans l’accord signé à Washington la semaine dernière. Un accord qui demeure, selon un communiqué du gouvernement rwandais publié mercredi, « la voie la plus viable vers la paix dans la région des Grands Lacs ».

À lire aussiEst de la RDC: au Sud-Kivu, le front se déplace en direction de la deuxième ville de la province

Les localités d'Uvira, Sange et Luvungi dans le  Sud-Kivu, une province de l'est de la RDC.
Les localités d’Uvira, Sange et Luvungi dans le Sud-Kivu, une province de l’est de la RDC. © RFI
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À la UneProvince

Goma : Magloire Paluku, figure culturelle et cadre du M23, abattu par balle

by admin9775 11 décembre 2025
written by admin9775

Magloire Paluku Kavunga, journaliste, artiste de renom et cadre de la rébellion de l’AFC/M23, a été tué par balle ce mercredi dans les rues de Goma, la capitale du Nord-Kivu. Plusieurs sources au sein du mouvement rebelle ont confirmé sa mort à CONGO PUB Online, sans pouvoir préciser les circonstances exactes de l’attaque.

Âgé de 58 ans, Magloire Paluku était une personnalité publique incontournable dans l’Est de la RDC. Né à Butembo, il a marqué la région par son œuvre multiforme : journaliste, écrivain-poète, musicien, comédien et animateur. Il était surtout connu comme le fondateur de Radio Kivu 1, un média qui a pesé dans le paysage médiatique local pendant des années.

Sa trajectoire a connu un virage politique et militaire marqué. Proche de l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, il a occupé des fonctions officielles, notamment comme directeur de cabinet du ministère de la Culture et conseiller culturel et artistique. Il a ensuite rallié la rébellion de l’AFC/M23, dont il était devenu un cadre identifié.

Cette affiliation lui a valu des poursuites judiciaires. En juillet 2024, il a été condamné à mort par contumace par la Cour militaire de la Gombe à Kinshasa. Il figurait parmi les 25 coaccusés – dont Corneille Nangaa – dans un procès pour « crimes de guerre, trahison et participation à un mouvement insurrectionnel ».

Les circonstances de son assassinat, survenu en pleine journée dans une ville sous contrôle mixte (autorités étatiques nominales mais forte présence du M23 dans l’ombre), restent floues. Aucune revendication ni version officielle n’a immédiatement filtré, laissant planer le doute sur les auteurs et les motivations de ce meurtre.

Sa mort élimine une voix influente, à la croisée des mondes culturel, médiatique et rebelle, dans une région en proie à une escalade conflictuelle sans précédent. Les enquêtes devront déterminer si cet acte relève d’un règlement de comptes interne, d’une opération ciblée des forces de sécurité, ou d’une autre logique dans le chaos persistant de l’Est congolais.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

L’Est de la RDC bascule : Uvira tombe aux mains du M23, le Burundi ferme sa frontière

by admin9775 11 décembre 2025
written by admin9775

La situation dans l’Est de la République démocratique du Congo vient de connaître un tournant stratégique majeur. Ce mercredi en milieu de journée, la ville d’Uvira, chef-lieu temporaire du Sud-Kivu, est passée sans combat sous le contrôle de la rébellion du M23, soutenue par l’armée rwandaise. En réaction, le Burundi, allié de Kinshasa, a annoncé la fermeture immédiate de sa frontière avec la RDC, craignant une contagion du conflit sur son territoire.

Une prise de ville sans résistance

La chute d’Uvira, pivot économique et administratif de la région, s’est produite avec une rapidité déconcertante. Alors que les autorités locales assuraient ce matin même une reprise timide des activités, des colonnes de rebelles sont entrées en ville vers 11h30 « sans rencontrer de résistance », selon de multiples témoins.

« Nous observons leurs mouvements depuis nos maisons, par peur », a confié un habitant du quartier Kiromoni à Radio Okapi. Des sources sécuritaires indiquent que les Forces armées de la RDC (FARDC) s’étaient déjà retirées la veille en direction des territoires de Fizi (Swima, Makobola, Baraka). Le M23 a lui-même confirmé dans l’après-midi le positionnement de ses troupes dans la cité.

Une réaction régionale immédiate : le Burundi se barricade

Face à cette avancée rapide des rebelles vers la frontière, le gouvernement burundais a pris une mesure radicale : la fermeture de sa frontière avec la RDC. Bujumbura, qui accueille déjà des milliers de déplacés congolais fuyant les récents combats, justifie cette décision par la nécessité de « se protéger contre toute tentative d’intrusion ».

Cette fermeture risque d’aggraver une crise humanitaire déjà catastrophique, en bloquant l’un des principaux axes de fuite pour les civils pris au piège des combats. Elle illustre également la crainte des pays voisins de voir le conflit déstabiliser toute la sous-région.

Kinshasa dénonce une « régionalisation du conflit » et une violation flagrante de l’accord de Washington

À Kinshasa, le gouvernement a exprimé sa « vive préoccupation » et accusé le Rwanda de violer délibérément l’Accord de paix signé à Washington le 4 décembre dernier. Lors d’une réunion de crise présidée mardi par la Première ministre Judith Suminwa, le ministre de la Communication Patrick Muyaya a fustigé les actions de Kigali.

« Le Rwanda viole impunément l’accord… Ce n’est plus simplement violer l’accord, mais c’est aller vers la régionalisation du conflit parce qu’il est évident que le Rwanda prend le Burundi aussi en cible », a-t-il déclaré. Il a directement interpellé le médiateur américain pour qu’il « pèse de tout son poids ».

Un revers cinglant pour la diplomatie internationale

La prise d’Uvira constitue un revers majeur pour les efforts diplomatiques en cours. Elle intervient moins de 24 heures après un appel conjoint des États-Unis et de l’Union européenne exigeant du M23 et du Rwanda de « cesser immédiatement » leur offensive. Elle rend également caducs dans les faits les pourparlers annoncés à Doha entre le gouvernement et la rébellion.

Perspectives immédiates

La chute d’Uvira ouvre plusieurs scenarii critiques :

  1. Une poursuite de l’offensive du M23 vers le sud (Fizi) ou une consolidation de sa prise.
  2. Une crise humanitaire d’une ampleur inédite avec des centaines de milliers de personnes coupées de l’aide et des voies de fuite.
  3. Une tension extrême à la frontière burundo-congolaise, avec un risque accru d’incidents.
  4. Une mise à l’épreuve sans précédent de la crédibilité des garants internationaux, sommés de réagir à une escalade qui rend tout accord de paix actuel obsolète.

La situation évolue heure par heure. La communauté internationale, qui célébrait il y a six jours un « miracle » diplomatique à Washington, fait face à son plus sévère échec. La paix, en RDC, s’éloigne à la vitesse de la marche d’une colonne rebelle.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la Une

Procès Lumbala à Paris : Un témoin clé de la défense auditionné dans une atmosphère tendue

by admin9775 11 décembre 2025
written by admin9775

Le procès de Roger Lumbala, ancien chef rebelle congolais jugé pour crimes contre l’humanité devant la cour d’assises de Paris, a connu mercredi une audience chargée avec l’audition d’un témoin à décharge venu de Kinshasa par visioconférence. Cette audition, longue de plus de deux heures, a offert un éclairage interne sur la structuration du Rassemblement congolais pour la démocratie–National (RCD-N) dans les années 2000, mais a aussi été marquée par un incident révélant les tensions entourant ce procès historique.

Un témoignage sur l’organisation du pouvoir rebelle

L’homme, ancien cadre administratif du RCD-N, a décrit l’arrivée de Roger Lumbala à Bafwasende en 2000, dans un contexte de guerre et de succession de mouvements rebelles. « La population ne pouvait rien dire. Nous nous sommes ralliés pour protéger nos fonctions », a-t-il déclaré, esquissant un tableau de résignation et de pragmatisme.

Il a détaillé son parcours au sein de l’administration rebelle, nommé d’abord « ministre » de la Mobilisation et de la Propagande par Lumbala, puis aux Finances et aux Impôts. Interrogé sur l’idéologie du mouvement, il a répondu qu’il n’y en avait « pas », seulement une « gestion territoriale » et une opposition au président congolais de l’époque, Laurent-Désiré Kabila.

Soutiens militaires et création de taxes

Le témoin a confirmé le soutien militaire de l’Ouganda au RCD-N, ainsi que l’appui des forces du RCD/K-ML de Mbusa Nyamwisi. Concernant la question financière, centrale dans l’accusation, il a reconnu la « création de nouvelles taxes » pour faire fonctionner le territoire, tout en semblant prendre ses distances avec l’intitulé « effort de guerre » mentionné par la cour.

Un incident révélateur des pressions présumées

L’audience a basculé vers le conflit lorsque le président de la cour, Marc Summerer, a interrogé le témoin sur d’éventuelles pressions exercées sur des témoins. Ce dernier a immédiatement noté un nom sur une feuille, un geste qui a provoqué l’agacement du président et l’intervention de l’avocate générale demandant le retrait du document.

L’homme a finalement reconnu avoir rencontré une partie civile dans un restaurant à Kisangani et avoir discuté avec elle, tout en niant fermement toute menace. Cet épisode a mis en lumière l’atmosphère de défiance et les craintes qui planent sur ce procès, où la parole des témoins est scrutée avec une extrême méfiance.

Éléments factuels et fin de l’audience

Le témoin a apporté des éléments factuels, situant l’arrivée de Lumbala en 2000 lors de la guerre entre le Rwanda et l’Ouganda, et niant avoir jamais vu Jean-Pierre Bemba sur zone. Il a également corroboré la présence de miliciens Maï-Maï portant des « sexes » en trophée, un fait atroce déjà évoqué lors du procès.

En fin d’audience, le président a procédé à un rappel solennel des éléments constitutifs du crime contre l’humanité et des formes de complicité, réaffirmant le cadre juridique grave dans lequel s’inscrit ce procès pour des faits remontant à plus de vingt ans, mais dont l’écho résonne encore douloureusement en RDC. L’audience se poursuivra pour tenter de démêler, à travers d’autres témoignages, les responsabilités individuelles au sein de la machine de guerre et d’administration qu’était le RCD-N.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

États-Unis: la Fed réduit ses taux d’intérêt malgré l’opposition de plusieurs responsables

by admin9775 11 décembre 2025
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La Banque centrale des États-Unis (Fed) a abaissé mercredi 10 décembre ses taux d’intérêt pour la troisième fois d’affilée, une décision largement attendue par les marchés financiers, mais marquée par l’opposition d’un nombre croissant de responsables. Une hausse des salaires est nécessaire pour soutenir le pouvoir d’achat des Américains, pointe le président de la Fed Jerome Powell.

Les taux directeurs américains sont réduits d’un quart de point de pourcentage, pour s’établir dans une fourchette comprise entre 3,50 % et 3,75 %, a annoncé l’institution dans un communiqué. Elle précise que trois des douze votants étaient contre : deux ne voulaient pas de baisse du tout et un voulait une détente plus forte, d’un demi-point.

Le président de la Fed de Kansas City, Jeffrey Schmid, s’était déjà opposé à une détente lors de la précédente réunion, fin octobre. Il a été rejoint mercredi par le président de la Fed de Chicago, Austan Goolsbee. Les deux hommes ont dit publiquement qu’ils s’inquiétaient pour l’heure davantage du niveau de l’inflation que de la santé du marché du travail américain. Quant au responsable en faveur d’une baisse plus forte, il s’agit sans surprise du gouverneur Stephen Miran, récemment nommé par le président Donald Trump. Cette diminution des taux était largement attendue par les investisseurs.

Une hausse des salaires, supérieure au rythme de l’inflation, va être nécessaire pour soutenir le pouvoir d’achat des Américains, alors que la question du coût de la vie est leur première préoccupation, a pointé le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell. « La meilleure chose à faire est de ramener l’inflation à 2%, ce que nous tentons de faire, mais également d’avoir une économie solide où les salaires réels augmentent », a déclaré M. Powell en conférence de presse.

« La discussion était serrée »

La décision d’abaisser les taux de la Réserve fédérale n’était pas évidente, compte tenu de la situation économique des États-Unis, a estimé mercredi Jerome Powell. « La discussion était serrée, mais nous devons prendre une décision. On espère toujours que les données vont nous permettre d’avoir une vision claire, mais, dans la situation actuelle », la Fed est confrontée à une inflation et un chômage plus élevé, ce qui représente un conflit entre les deux mandats de l’institution, a souligné Jerome Powell lors d’une conférence de presse.

Les taux directeurs de la Réserve fédérale se situent désormais à un niveau proche du « taux neutre », celui dont l’influence sur l’économie, soit pour la soutenir, soit pour plus la ralentir, est nulle, a jugé Jerome Powell.

Le doute est permis pour la suite. Par rapport à sa précédente réunion, l’institution a ajouté dans son communiqué quelques mots qui n’échapperont pas aux marchés : « l’ampleur et le calendrier » de possibles ajustements supplémentaires dépendront de l’évolution de la situation, est-il écrit.

Une autre baisse des taux prévue en 2026

Les responsables de la Fed continuent de prévoir une autre baisse des taux d’intérêt en 2026, selon la médiane de leurs prévisions actualisées mercredi. D’après ces prévisions, les États-Unis pourraient connaître une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 2,3 % sur un an fin 2026 (contre 1,8 % estimé précédemment). L’inflation pourrait être alors aussi meilleure que ce que les responsables avaient auparavant imaginé (2,4 % contre 2,6 % précédemment). Quant au chômage, il resterait au niveau actuel (4,4 %).

La Fed est toutefois confrontée à une difficulté. La longue paralysie budgétaire cet automne aux États-Unis a suspendu la publication de données économiques phares. Certaines sont même définitivement perdues, ne pouvant être compilées rétroactivement. Le dernier taux de chômage connu remonte au mois de septembre. Idem pour l’inflation (à 2,8 %). Des chiffres plus récents concernant l’emploi et le niveau des prix ne seront disponibles que la semaine prochaine.

Donald Trump a estimé que la banque centrale américaine aurait pu « doubler, au minimum » sa baisse de taux. S’en prenant à nouveau au patron de la Fed Jerome Powell, le président américain a déclaré pendant une réunion à la Maison Blanche : « Il a choisi, je dirais, un chiffre plutôt petit qui pourrait avoir été doublé, au minimum. »

RFI

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Le Burundi durcit le ton : « Pas de retrait de RDC tant que la mission n’est pas accomplie », Kigali accusé de « déstabilisation »

by admin9775 9 décembre 2025
written by admin9775

Dans une déclaration ferme devant le corps diplomatique, le ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, a accusé ce dimanche le Rwanda de poursuivre des « activités déstabilisatrices » à la frontière avec la République démocratique du Congo (RDC). Il a catégoriquement exclu tout retrait des troupes burundaises déployées en sol congolais avant que leur mission ne soit « pleinement accomplie ».

Un rejet net des appels au retrait et un hommage aux troupes

Face aux pressions internationales croissantes, le ministre a adopté une position inflexible. « Seule la RDC peut décider d’un éventuel retrait », a-t-il insisté, rejetant les appels à un rapatriement immédiat des forces burundaises, dont les effectifs sont estimés à environ 15 000 hommes selon plusieurs sources.

M. Bizimana a rendu hommage à ces militaires, affirmant que leur déploiement, effectué en accord avec Kinshasa dans le cadre d’une mission conjointe, vise à « protéger les frontières du Burundi, les citoyens et leurs biens ». Il a dénoncé ce qu’il a qualifié de « stratégies de diversion » de la part de Kigali pour justifier des appels à leur retrait.

Accusations directes contre Kigali et inquiétudes sécuritaires

Le ministre a dénoncé la poursuite des hostilités « malgré les accords de cessez-le-feu et de restauration de la paix » récemment signés, visant implicitement les Accords de Washington. Il a accusé le Rwanda de continuer à « déployer ses soldats » et à « mener des attaques » contre les positions des Forces de défense nationale du Burundi (FDNB) en RDC.

Pour illustrer la tension, il a évoqué un bombardement dans la province burundaise de Cibitoke qui a fait deux morts civils, une femme et un enfant de 12 ans, invitant les organisations internationales à suivre de près ces développements.

Un discours mêlant assurance et mise en garde

Tout en assurant que « la sécurité du pays et de ses frontières est pleinement assurée » et en appelant les Burundais à vaquer à leurs occupations « sans céder à la peur », le ministre a lancé un avertissement sans ambiguïté : toute attaque visant les civils burundais ou les soldats déployés en RDC « ne sera jamais tolérée ».

Il a néanmoins conclu en réaffirmant la volonté de Bujumbura de « privilégier une coexistence pacifique avec ses voisins », dans un équilibre diplomatique classique entre démonstration de force et ouverture au dialogue.

Une région sous haute tension

Cette prise de position intervient dans un contexte de crise multidimensionnelle dans l’Est de la RDC, où se mêlent :

  • L’offensive du M23, soutenu selon l’ONU par le Rwanda.
  • Le déploiement de forces étrangères (Rwanda accusé, Burundi présent, autres contingents de la communauté est-africaine).
  • Des processus diplomatiques parallèles et fragiles (Washington, Doha).

La déclaration de Bujumbura consolide le front des capitales opposées à Kigali (Kinshasa, Bujumbura) et complexifie davantage les équations sécuritaire et diplomatique, renforçant la dimension régionale du conflit congolais. Elle signale que tout accord de paix devra nécessairement prendre en compte les intérêts et les préoccupations sécuritaires du Burundi.

Par Pascal Kabeya
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