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À la Une

À la UnePolitique

RDC – Rwanda : des avancées diplomatiques enregistrées à Washington pour apaiser les tensions

by admin9775 19 mars 2026
written by admin9775

Les 17 et 18 mars 2026, des représentants de la République démocratique du Congo et du Rwanda se sont réunis à Washington dans le cadre du suivi de l’Accord de Washington pour la paix et la prospérité. Cette rencontre s’inscrit dans les efforts internationaux visant à désamorcer la crise sécuritaire persistante dans l’est congolais.

Au terme des discussions, les deux parties ont convenu de plusieurs mesures concrètes destinées à réduire les tensions et à favoriser une amélioration de la situation sur le terrain. Parmi les engagements pris figure le respect mutuel de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chaque État, un point central dans les relations entre Kinshasa et Kigali.

Les discussions ont également porté sur un désengagement progressif des forces rwandaises ainsi que sur la levée de certaines mesures défensives dans des zones définies du territoire congolais. En parallèle, la RDC s’est engagée à intensifier, dans un cadre limité dans le temps, ses efforts pour neutraliser les Forces démocratiques de libération du Rwanda, groupe armé régulièrement cité comme facteur d’instabilité dans la région.

La protection des populations civiles a également été placée au cœur des priorités, dans un contexte marqué par des violences récurrentes dans l’est du pays.

À l’issue de la rencontre, la RDC et le Rwanda ont réaffirmé leur volonté de respecter les engagements pris dans le cadre des Accords de Washington, avec pour objectif d’aboutir à une paix durable et à une prospérité partagée dans la région des Grands Lacs.

Cette nouvelle étape diplomatique intervient alors que la situation sécuritaire reste fragile sur le terrain, malgré les initiatives régionales et internationales en cours.

Par Pascal Kabeya
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Nzuzi wa Mbombo ce mercredi à Kinshasa à l’âge de 82 ans

by admin9775 19 mars 2026
written by admin9775

L’une des figures de proue de la politique congolaise, Catherine Nzuzi wa Mbombo a tiré sa révérence ce mercredi 18 mars à la Clinique Ngaliema à Kinshasa à l’âge de 82 ans.

Son avocat Jean-Pierre Nkombe joint par Radio Okapi n’a pas donné les raisons de son décès.

La même source rapporte que l’illustre disparue avait entamé sa carrière politique à l’âge de 23 ans, en assumant les fonctions de bourgmestre de la commune de la Gombe, à Kinshasa.

Catherine Nzuzi wa Mbobmo avait été commissaire provinciale, vice-gouverneure de la ville province de Kinshasa, gouverneure de la province du Kongo Central alors Bas-Zaïre entre 1972 et 1974.

Elle a également assumé les fonctions de gouverneure de la ville-province de Kinshasa.

Catherine Nzuzi wa Mbombo fut vice-présidente puis dirigeante du parti Mouvement populaire de la révolution (MPR) de Mobutu.

Née en 1944 dans le Sankuru, Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est imposée comme l’une des figures féminines les plus marquantes de la vie politique en République démocratique du Congo, incarnant durant plusieurs décennies une présence influente au sommet de l’État

Proche du maréchal Mobutu Sese Seko, elle a connu une ascension remarquable au sein du Mouvement populaire de la révolution, parti-État de l’époque zaïroise, où elle s’est distinguée par sa rigueur et son franc-parler

Sa carrière débute très tôt à Kinshasa, à seulement 23 ans, lorsqu’elle est nommée bourgmestre de la commune de Gombe, une fonction qui marque le point de départ d’un parcours politique dense et ascendant

Elle occupe par la suite plusieurs postes de premier plan, notamment commissaire d’État, vice-gouverneure puis gouverneure de Kinshasa, ainsi que gouverneure de la province du Bas-Zaïre entre 1972 et 1974, avant de devenir conseillère privée du chef de l’État

Au sein du Mouvement populaire de la révolution, elle accède aux plus hautes responsabilités, devenant vice-présidente puis dirigeante du parti, s’imposant comme l’une des rares femmes influentes dans le premier cercle du pouvoir zaïrois

Après la chute du régime de Mobutu Sese Seko en 1997 et l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, Catherine Nzuzi wa Mbombo connaît une période difficile marquée par une incarcération d’environ vingt mois, conséquence de son engagement politique passé

Malgré ce contexte, elle reste fidèle à ses convictions et poursuit son engagement politique en prenant la tête du MPR-Fait Privé, maintenant ainsi vivante l’idéologie mobutiste dans un paysage politique en mutation

Elle participe activement au dialogue intercongolais de Sun City et marque un tournant en 2006 en se portant candidate à l’élection présidentielle, devenant l’une des rares femmes à briguer la magistrature suprême dans le pays.

Au-delà de la politique, Catherine Nzuzi wa Mbombo s’est également illustrée dans le monde des affaires et de la société civile, dirigeant plusieurs entreprises commerciales et immobilières, tout en s’impliquant dans des initiatives en faveur de la promotion des femmes à travers diverses organisations

Son parcours, marqué par la longévité, la résilience et une forte personnalité, demeure un symbole de l’engagement féminin en politique dans un environnement longtemps dominé par les hommes, faisant d’elle une figure incontournable de l’histoire politique congolaise.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

CAN 2025 : Patrice Motsepe sort du silence après le retrait du titre au Sénégal

by admin9775 19 mars 2026
written by admin9775

Le président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, a réagi publiquement à la décision controversée de la commission d’appel de la Confédération africaine de football, qui a retiré au Sénégal son titre de champion d’Afrique acquis lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 face au Maroc.

Dans une vidéo de plus de six minutes publiée le 18 mars, le dirigeant sud-africain a exprimé sa « profonde déception » face aux incidents ayant marqué cette finale jugée chaotique. La décision d’appel a déclaré les Lions de la Teranga forfaits, attribuant la victoire sur tapis vert (3-0) aux Lions de l’Atlas, un verdict qui suscite de vives réactions sur le continent.

Patrice Motsepe a souligné que ces événements portent atteinte aux efforts engagés depuis plusieurs années pour renforcer l’intégrité, l’éthique et la crédibilité du football africain. Il a également reconnu l’existence d’un « héritage du passé » qui alimente les suspicions autour des décisions de l’instance, dans un contexte où la confiance du public reste fragile.

Souhaitant défendre l’image de l’institution, le président de la CAF a insisté sur l’indépendance des organes judiciaires de la confédération. Selon lui, les divergences entre les décisions de la commission de discipline et celles de la commission d’appel illustrent justement cette autonomie, les membres étant composés de juristes et de magistrats réputés à travers le continent.

Enfin, Patrice Motsepe a assuré que la CAF respectera toute procédure engagée par le Sénégal devant le Tribunal arbitral du sport. Il a rappelé que chaque fédération nationale dispose du droit légitime de contester les décisions et de défendre ses intérêts, dans un cadre qu’il dit exempt de tout favoritisme.

Cette affaire relance le débat sur la gouvernance du football africain et met en lumière les défis persistants liés à la transparence et à la gestion des compétitions majeures.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

RDC : Jules Alingete dénonce des contrats surfacturés sous Kabila et salue les réformes judiciaires de Tshisekedi

by admin9775 19 mars 2026
written by admin9775

De retour sur la scène publique, Jules Alingete a livré une intervention remarquée lors du Forum médias Chine–RDC organisé à Kinshasa. L’ancien Inspecteur général chef de service honoraire de l’Inspection générale des finances (IGF) a dénoncé des irrégularités majeures dans la gestion des contrats publics conclus sous la présidence de Joseph Kabila, tout en saluant les réformes engagées sous Félix Tshisekedi.

Dans son intervention, Jules Alingete a pointé des cas qu’il qualifie d’« édifiants » en matière de surfacturation et de mauvaise gestion des fonds publics. Parmi les exemples cités figurent l’avenue Tourisme, dont quatre kilomètres auraient été facturés à hauteur de 30 millions de dollars, le boulevard Triomphal, évalué à 40 millions pour moins d’un kilomètre, ainsi que l’Hôpital du Cinquantenaire, estimé à 115 millions de dollars. Autant de projets qui, selon lui, soulèvent de sérieuses interrogations sur la transparence des marchés publics de l’époque.

Ces constats ont conduit, a-t-il expliqué, à une revisitation des contrats sino-congolais sous le régime actuel. Cette renégociation aurait permis un rééquilibrage significatif des engagements, avec une augmentation des investissements dans les infrastructures, passés d’environ 800 millions à près de 7 milliards de dollars. Jules Alingete a salué l’ouverture de la partie chinoise, qu’il considère comme un facteur clé dans la transformation de ces accords en un partenariat « gagnant-gagnant ».

Au-delà de la question des contrats, l’ancien patron de l’IGF a également mis en avant une avancée majeure dans la lutte contre la criminalité économique : la création du Tribunal pénal économique et financier. Promulguée récemment, cette nouvelle juridiction est appelée à traiter les infractions graves telles que la corruption, le détournement de fonds ou encore le blanchiment d’argent.

Jules Alingete a salué cette réforme comme une étape « historique », estimant qu’elle dote la RDC d’un outil judiciaire adapté à la complexité des crimes économiques modernes. Il a rendu hommage aux autorités congolaises, notamment à la Première ministre Judith Suminwa et au ministre de la Justice Guillaume Ngefa, pour leur implication dans la mise en place de cet arsenal juridique.

Toutefois, il a insisté sur le fait que l’efficacité de ces réformes dépendra de leur application concrète. L’indépendance de la justice, la qualité des enquêtes et les moyens alloués aux institutions seront déterminants pour transformer cette volonté politique en résultats tangibles.

En filigrane, son discours met en lumière un enjeu central pour la République démocratique du Congo : faire de la lutte contre la corruption un levier réel de développement et de crédibilité institutionnelle.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Modeste Bahati Lukwebo démissionne du Bureau du Sénat sous pression d’une pétition

by admin9775 19 mars 2026
written by admin9775

Le sénateur Modeste Bahati Lukwebo a déposé sa démission de son poste de deuxième vice-président du Sénat de la République démocratique du Congo ce mercredi 18 mars 2026, sur fond de fortes tensions politiques au sein de la Chambre haute.

Cette décision intervient alors qu’une pétition initiée par le sénateur Dany Kabongo avait recueilli plus de 80 signatures, un chiffre largement supérieur au seuil requis pour enclencher la procédure de déchéance.

À l’origine de cette fronde, plusieurs griefs ont été formulés contre l’ancien membre du Bureau, notamment des accusations d’« incompétence » dans la gestion de ses prérogatives parlementaires.

La polémique s’est intensifiée après ses déclarations sur une éventuelle révision de la Constitution, au cours desquelles il avait estimé que le problème de la RDC ne résidait pas dans les textes mais dans leur application

Ces propos ont suscité une vive réaction au sein de son propre regroupement politique, l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés, dont plusieurs députés ont publiquement pris leurs distances.

Dans une déclaration portée notamment par le député Patrick Munyomo, les élus ont réaffirmé leur loyauté à l’Union sacrée de la nation et à son autorité morale, le président Félix Tshisekedi.

Malgré le soutien affiché par son parti, qui dénonce une campagne de dénigrement à son encontre, la pression politique est restée forte jusqu’à sa démission.

Parallèlement, le Sénat avait prévu la mise en place d’une commission spéciale, annoncée dans un communiqué signé par Nefertiti Ngudianza, chargée d’examiner la pétition dans un délai de 72 heures.

Parmi les voix critiques, le sénateur Alphonse Ngoyi Kasanji a dénoncé une gestion ayant, selon lui, freiné les initiatives de contrôle parlementaire, évoquant notamment l’absence de suivi dans les convocations des membres du gouvernement

Il a également tenu à dissocier l’AFDC-A des positions personnelles de Modeste Bahati Lukwebo, insistant sur la cohésion du regroupement au-delà des individualités.

Cette démission marque un tournant dans cette crise politique interne et ouvre désormais la voie à une reconfiguration du Bureau du Sénat, dans un contexte où les équilibres au sein de la majorité restent sous tension.

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À la UneEconomie

Daniel Mukoko Samba plaide pour des chaînes de valeur agro-industrielles en République démocratique du Congo

by admin9775 19 mars 2026
written by admin9775

Intervenant devant un parterre de journalistes et d’acteurs sino‑congolais, Mukoko a insisté sur le besoin d’un effort concerté -politiques publiques ciblées, investissements dans les infrastructures, formation et soutien aux transformations locales- pour que la richesse minière profite réellement à l’économie réelle. Sa prise de parole inscrit la question économique au cœur des priorités nationales: ne plus subir les cycles des matières premières, mais les utiliser comme catalyseur d’industries compétitives et d’emplois pour les Congolais. Le message est limpide: la rente minière ne doit plus être une rente stérile, mais le combustible d’une transition productive.

Le riz, le café, le chili, l’huile de palme, le blé, le cacao et le maïs figurent parmi les produits jugés stratégiques pour soutenir la diversification économique de la République démocratique du Congo, a indiqué mercredi le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, lors du Forum des médias RDC-Chine organisé à Kinshasa.

Selon lui, la transformation structurelle de l’économie congolaise passe par le développement de chaînes de valeur agro-industrielles capables de générer davantage de valeur ajoutée, d’emplois et d’innovation.

Il a expliqué que la diversification économique doit s’opérer à deux niveaux complémentaires, notamment en s’appuyant sur les ressources issues des secteurs traditionnels pour stimuler l’émergence d’activités économiques variées.

Dans ce contexte, les produits agricoles comme le maïs, le riz, le blé, l’huile de palme, le café, le cacao et le chili apparaissent comme des leviers essentiels pour bâtir une économie moins dépendante des matières premières

Le vice-Premier ministre a également souligné que la coopération entre la RDC et la Chine, longtemps centrée sur les industries extractives et les infrastructures, doit désormais évoluer vers un modèle basé sur la transformation locale et la création de chaînes de valeur complètes

Pour Daniel Mukoko Samba, la forte dépendance à un nombre limité de ressources expose l’économie nationale aux fluctuations des marchés internationaux, d’où l’urgence de convertir les recettes minières en investissements productifs dans d’autres secteurs

Il a notamment mis en avant le potentiel du cobalt, dont la RDC est l’un des principaux producteurs mondiaux, en insistant sur la nécessité de développer des capacités locales de transformation, notamment dans la fabrication de composants pour batteries destinées aux véhicules électriques.

Au-delà du secteur minier, il a également évoqué les ressources forestières du pays, encore largement exportées sous forme brute, plaidant pour leur transformation locale afin de stimuler des industries comme le mobilier, la construction, le papier et l’artisanat.

À travers cette vision, les autorités congolaises entendent amorcer un tournant économique visant à réduire la dépendance aux exportations de matières premières et à renforcer une croissance plus inclusive et durable.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

États-Unis: un juge ordonne la reprise des émissions de la radio internationale Voice of America

by admin9775 18 mars 2026
written by admin9775

Une bonne nouvelle pour l’information mondiale : la station de radio américaine Voice of America va reprendre du service. Elle avait été fermée presque du jour au lendemain et la quasi-totalité de son personnel licencié ou suspendu, au nom des coupes drastiques dans les dépenses publiques. La justice américaine a jugé la procédure illégale.

Un juge fédéral américain a ordonné, mardi 17 mars, la reprise des émissions de la radio publique Voice of America et la réembauche de 1042 personnes licenciées du média en juin 2025, qui se trouvaient en congé administratif rémunéré depuis un an.

La justice ordonne que l’ensemble des salariés soient de retour au travail le 23 mars et que les émissions de la station reprennent leur cours, précise notre correspondant à Washington, Vincent Souriau. Car la plupart des antennes avaient été mises en pause depuis un an.

Kari Lake taclée

Royce Lamberth, le magistrat à l’origine de cette décision, tacle une fois de plus Kari Lake, une ancienne présentatrice républicaine, parachutée à la tête de l’Agence américaine pour les médias mondiaux (USAGM), dont dépendent VOA, après l’élection de Donald Trump et chargée par le président américain de supprimer les radios internationales financées par le gouvernement fédéral.

Royce Lamberth a également ordonné à l’USAGM de présenter un plan visant à reprendre les diffusions à l’international.

Une présidente sans raison valable

Le juge avait déjà estimé la semaine dernière que la nomination de Kari Lake n’avait pas respecté les procédures légales et qu’elle avait occupé la fonction de présidente sans raison valable pendant plusieurs mois. Ce qui a de facto rendu caduques tous les licenciements et les suspensions prononcés pendant son mandat. Parmi les premières réactions, celle de Michael Abramowitz, le directeur en exercice de Voice of America, qui se réjouit de ce jugement. Voice of America, dit-il, « n’a jamais été aussi nécessaire ».

Le gouvernement américain a fait savoir qu’il comptait faire appel de la décision précédente de Royce Lamberth selon laquelle la nomination de Kari Lake était illégale.

RFI

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À la UneProvince

Sud-Kivu : accalmie relative dans la plaine de la Ruzizi malgré les tensions récentes

by admin9775 18 mars 2026
written by admin9775

La situation sécuritaire est revenue à un calme relatif ce mercredi dans la plaine de la Ruzizi et sur les moyens plateaux du territoire d’Uvira, dans le Sud-Kivu, au lendemain de tensions limitées signalées sur certaines lignes de front.

Selon plusieurs sources locales, ces tensions ont été largement amplifiées par une vague de désinformation diffusée sur les réseaux sociaux, impliquant des influenceurs, certaines plateformes numériques et des médias réputés proches de la rébellion de l’AFC/M23.

Sur le terrain, les Forces armées de la République démocratique du Congo appuyées par les groupes Wazalendo maintiennent leurs positions dans plusieurs localités stratégiques, notamment à Kirungu avec une présence qui s’étend jusqu’à Biliba, sans qu’aucun mouvement de repli ne soit observé

Des sources militaires dans la zone indiquent que les forces loyalistes restent en état d’alerte maximale face à toute éventualité, soulignant leur détermination à contenir toute tentative d’escalade attribuée aux rebelles du AFC/M23, régulièrement accusés par Kinshasa de bénéficier du soutien du Rwanda.

Malgré cette accalmie apparente, la situation demeure fragile et imprévisible dans cette zone stratégique du Sud-Kivu, où les populations locales restent dans l’attente d’une stabilisation durable après plusieurs épisodes de tensions amplifiés par la guerre de l’information.

Les autorités militaires assurent toutefois que les dispositifs sécuritaires restent renforcés afin de prévenir toute dégradation rapide de la situation sur ces lignes de front sensibles.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Jacques Djoli : l’Assemblée nationale recentre son action sur les priorités du peuple et écarte toute révision constitutionnelle

by admin9775 18 mars 2026
written by admin9775

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo entend placer les attentes des citoyens au cœur de son action au cours de la session parlementaire de mars 2026, tout en coupant court aux rumeurs liées à une éventuelle révision de la Constitution.

C’est ce qu’a affirmé son rapporteur, Jacques Djoli, qui insiste sur le rôle central de la Chambre basse dans l’orientation de l’action publique.

Selon lui, l’Assemblée nationale, en tant qu’émanation du peuple, doit pleinement assumer sa mission de légiférer et de contrôler l’action du gouvernement afin de garantir un meilleur fonctionnement des institutions et de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des Congolais.

Dans cette dynamique, il souligne que l’organe législatif se positionne comme un acteur clé dans la production des lois et dans l’encadrement du pouvoir exécutif et judiciaire

Sur la question sensible d’un éventuel changement ou d’une révision de la Constitution, Jacques Djoli rejette catégoriquement les accusations portées par certains acteurs politiques, qualifiant ces allégations de simples rumeurs destinées à discréditer le Bureau de l’Assemblée nationale.

Le professeur de droit constitutionnel rappelle que le Bureau de la Chambre basse ne fait pas partie des institutions habilitées à initier une procédure de révision constitutionnelle, invitant ses détracteurs à se référer aux dispositions légales en la matière.

Il précise en outre que cette question ne figure pas dans le projet de calendrier examiné en Conférence des présidents, écartant ainsi toute hypothèse d’un débat sur une réforme constitutionnelle au cours de la session en cours.

Abordant la question du dialogue politique, Jacques Djoli estime que la position du président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, s’inscrit dans la continuité de celle du chef de l’État Félix Tshisekedi, qui a déjà reconnu la nécessité d’un dialogue.

Il insiste toutefois sur le fait que ce dialogue doit rester un cadre de concertation républicain, excluant toute instrumentalisation visant à fragiliser les institutions ou à légitimer des actions contraires à l’ordre constitutionnel.

Pour lui, ce processus doit réunir les Congolais dans un esprit de responsabilité, sans servir de levier à des intérêts extérieurs ou à des dynamiques de déstabilisation.

Par ailleurs, le porte-parole de la Chambre basse dresse un bilan globalement satisfaisant de la session de septembre 2025, marquée notamment par l’adoption du budget dans les délais malgré des contraintes organisationnelles.

Il met également en avant une production législative soutenue, l’examen de la loi de reddition des comptes ainsi qu’une intensification des mécanismes de contrôle parlementaire, avec de nombreuses auditions de membres du gouvernement et un taux élevé de traitement des questions écrites.

Fort de cette expérience, Jacques Djoli annonce une volonté de renforcer davantage le contrôle parlementaire au cours de la session en cours, avec des approches renouvelées visant à accroître l’efficacité de l’action des députés.

Dans un contexte politique et sécuritaire marqué par de nombreux défis en République démocratique du Congo, l’Assemblée nationale affiche ainsi son ambition de jouer pleinement son rôle dans la consolidation de l’État de droit et le fonctionnement des institutions.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Congo-Brazzaville: Denis Sassou-Nguesso déclaré vainqueur de la présidentielle pour la cinquième fois consécutive

by admin9775 18 mars 2026
written by admin9775

Au Congo-Brazzaville, le président sortant Denis Sassou-Nguesso a été annoncé, mardi 17 mars 2026 en fin de journée, vainqueur du scrutin présidentiel organisé dimanche 15 mars; avec 94,82% des voix selon les chiffres officiels. Le taux de participation est de 84,65%. L’annonce a été faite par le ministre de l’Intérieur Raymond Mboulou. Denis Sassou-Nguesso va entamer un cinquième mandat de président du Congo-B.

Denis Sassou-Nguesso rempile pour un cinquième mandat consécutif à la tête du Congo-Brazzaville. Âgé de 82 ans, le chef d’État a été déclaré vainqueur de la présidentielle, mardi 17 mars 2026, deux jours après le scrutin. « Est élu, Sassou-Nguesso Denis, 2.507.038 voix, soit 94,82% des suffrages exprimés », a déclaré à la télévision nationale le ministre de l’Intérieur, Raymond Zéphyrin Mboulou.

Ces résultats provisoires doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle du pays. Avec cette réélection, Denis Sassou-Nguesso pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2031.

Selon le ministre de la Communication Thierry Moungalla, qui fut l’un des acteurs de la campagne du président candidat à sa réélection, c’est « un dénouement conforme à l’adhésion populaire rencontrée durant la campagne du président ».

La plateforme CAPGED fustige une élection « ni juste, ni libre, ni transparente »

Les chiffres officiels délivrés ce mardi ne laissent aux six autres candidats que des miettes, observe notre envoyée spéciale à Brazzaville, Amélie Tulet. Plus tôt dans la journée, l’un des candidats à cette élection, Destin Gavet, dont c’était la première participation à un scrutin présidentiel, a tenu une conférence de presse pour dénoncer des irrégularités et la coupure totale des télécommunications dimanche et lundi. Le réseau n’est d’ailleurs pas complètement revenu à la normale ce 17 mars, mais les connexions ont commencé à se rétablir à la mi-journée.

Pour Ivan Ngoy, directeur exécutif de l’ONG Global Participe, cette élection est un grand recul pour la démocratie au Congo. C’est « une élection Nintendo » selon Bertrand Menier, porte-parole de la mission d’observation citoyenne de la plateforme de la société civile CAPGED. Il affirme que « les résultats ne reflètent pas la réalité ». D’après la plateforme, il y a eu de nombreuses irrégularités durant la journée de dimanche, et l’élection n’a été « ni juste, ni libre, ni transparente ».

Quand les chiffres annoncés mardi seront confirmés par la Cour constitutionnelle, Denis Sassou-Nguesso pourra donc être investi pour un cinquième mandat consécutif, un quinquennat après quatre décennies déjà cumulées à la présidence.

RFI

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