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À la Une

À la UneSociété

RDC : la perpétuité requise contre le lieutenant-général Philémon Yav pour trahison

by admin9775 4 septembre 2026

Le ministère public a requis, jeudi 3 septembre 2026, la servitude pénale à perpétuité contre le lieutenant-général Philémon Yav Irung, poursuivi devant la Haute Cour militaire pour plusieurs infractions, dont la trahison et la participation à un mouvement insurrectionnel.

Dans son réquisitoire, l’auditeur général des FARDC a demandé à la Haute Cour militaire de déclarer établies les charges retenues contre Philémon Yav et son coprévenu, le major Shauri. Le parquet a toutefois sollicité l’application des circonstances atténuantes en leur faveur, malgré la peine maximale requise.

Des contacts présumés avec l’AFC/M23

L’accusation reproche notamment à l’ancien commandant de la troisième zone de défense d’avoir entretenu des contacts présumés avec des responsables liés à l’AFC/M23 et d’avoir participé à des actes qui auraient visé la déstabilisation des institutions de la République.

Le dossier évoque également des contacts supposés avec l’entourage du général rwandais James Kabarebe, ainsi que la fourniture présumée d’armes et de munitions aux insurgés du M23, notamment au groupe désigné dans le dossier sous le nom de « Twira Neho ».

La défense rejette les accusations

Ces accusations sont contestées par la défense, qui estime qu’aucun élément matériel ne permet d’établir les faits reprochés à son client.

Lors des précédentes audiences, Philémon Yav avait rejeté l’ensemble des charges portées contre lui. En août dernier, confronté aux déclarations de certains témoins, il s’était dit « surpris et déshonoré » par leurs dépositions. Ses avocats avaient également remis en cause les expertises réalisées à partir de ses téléphones professionnels.

Arrêté en septembre 2022 alors qu’il commandait la troisième zone de défense des FARDC, Philémon Yav est jugé dans une procédure impliquant plusieurs officiers supérieurs de l’armée congolaise.

La Cour doit désormais délibérer

Après les réquisitions du ministère public, la défense doit présenter ses dernières observations avant le délibéré de la Haute Cour militaire.

La peine requise par le parquet ne constitue pas une condamnation. Il appartient désormais aux juges d’examiner les éléments du dossier et les arguments des parties avant de rendre leur décision.

Par Marius Bopenga
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27 Vues
4 septembre 2026
À la UneSport

Foot: Pierre-Emerick Aubameyang ne veut plus jouer avec le Gabon

by admin9775 3 septembre 2026

Le capitaine des Panthères du Gabon Pierre-Emerick Aubameyang a annoncé sa mise en retrait de l’équipe nationale, s’estimant « humilié » par son exclusion puis sa réintégration après l’échec à la CAN 2025 au Maroc.

« Ils m’ont humilié et sali alors que j’avais joué la CAN en étant blessé », a dénoncé le capitaine gabonais dans une interview. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et je préfère m’arrêter là. » Le meilleur buteur de l’histoire des Panthères du Gabon garde un goût amer après avoir été désigné responsable de l’échec à la Coupe d’Afrique des nations 2025 par le gouvernement gabonais.

Le Gabon avait été sorti de la compétition dès la phase de groupes après trois défaites, dont une dernière contre la Côte d’Ivoire (3-2). « C’est une part de l’identité nationale qui s’en trouve fragilisée », avait alors commenté le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema.

« Je pense que les problèmes de l’équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis »

En réaction, le gouvernement avait décidé la dissolution du staff technique, la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, ainsi que la mise à l’écart de Pierre-Emerick Aubameyang (37 ans) et Bruno Ecuele Manga (38 ans). La suspension de ces cadres vétérans de la sélection avait suscité une vague d’indignation parmi les supporters gabonais. « Je pense que les problèmes de l’équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis », avait réagi Aubameyang.

Le buteur gabonais s’est lancé un probable dernier défi en Europe en quittant l’OM – une deuxième fois – pour rejoindre le Deportivo La Corogne, qui retrouve l’élite espagnole après une longue traversée du désert. Il a déjà inscrit trois buts pour sa nouvelle équipe.

Le nouveau sélectionneur national du Gabon, Sébastien Migné, devra composer avec le retrait de son capitaine alors que l’équipe prépare les prochaines échéances des éliminatoires de la CAN. Absent du Mondial 2026, le Gabon aura pour objectif de se qualifier pour la prochaine CAN, prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, du 19 juin au 17 juillet 2027.

RFI

33 Vues
3 septembre 2026
À la UneSociété

RDC : les premières images de Denise Dusauchoy à Kinshasa après son extradition de Tanzanie

by admin9775 3 septembre 2026

Les premières images de Denise Dusauchoy à Kinshasa circulent depuis sa présentation devant la justice congolaise, mercredi 2 septembre 2026.

Arrivée de Tanzanie, où elle avait été interpellée le 30 août dans le cadre d’un mandat délivré par la justice congolaise, Denise Dusauchoy a été présentée au Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe pour y être entendue.

À l’issue de son audition, elle a été placée sous mandat d’arrêt provisoire, dans le cadre de la procédure judiciaire engagée à son encontre.

Un dispositif de sécurité renforcé

Sur les clichés pris lors de son arrivée au parquet, Denise Dusauchoy apparaît vêtue d’un gilet pare-balles, sous l’escorte des services de sécurité.

Le port de cet équipement témoigne d’un dispositif de protection renforcé lors de son transfert et de sa présentation devant les autorités judiciaires. Toutefois, cette mesure ne permet pas, à elle seule, de déterminer la nature précise des risques qui auraient motivé son utilisation.

Son arrivée sous haute protection intervient donc dans un contexte judiciaire marqué par son placement sous mandat d’arrêt provisoire.

Sa mère présente ses excuses au couple présidentiel

Parallèlement à la procédure judiciaire, la mère de Denise Dusauchoy est sortie de son silence après l’arrestation de sa fille en Tanzanie et son transfert vers Kinshasa.

Dans une intervention en tshiluba, elle a présenté ses excuses au président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi qu’à la Première dame, concernant les propos et le comportement reprochés à sa fille.

Alors que Denise Dusauchoy fait désormais face à la justice congolaise, sa mère a exprimé ses regrets et sollicité la compréhension ainsi que l’indulgence du couple présidentiel.

Cette prise de parole intervient au moment où la procédure judiciaire entre dans une nouvelle phase à Kinshasa, après l’interpellation de Denise Dusauchoy en Tanzanie et son retour en République démocratique du Congo.

Par Pascal Kabeya
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42 Vues
3 septembre 2026
À la UneSport

Cyclisme en RDC : Didier Budimbu soutient Miguel Masaisai dans son défi de rallier le Maroc à vélo

by admin9775 3 septembre 2026

Le cycliste congolais Miguel Masaisai poursuit son ambitieux défi de traverser l’Afrique à vélo, de Goma, dans l’est de la RDC, jusqu’au Maroc, sur un parcours de près de 14 000 kilomètres à travers une quinzaine de pays.

Avant d’entamer la deuxième phase de son périple, qui doit le conduire de Kinshasa jusqu’au Maroc, Miguel Masaisai a été reçu, ce mercredi 2 septembre, par le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu.

Parti de Goma le 1er mai dernier, le cycliste a rejoint Kinshasa après plus de deux mois de route. À travers cette aventure baptisée « Pedals for Peace », il entend porter au-delà des frontières un message de paix et d’unité pour la République démocratique du Congo.

Au-delà de la performance sportive, son parcours se veut ainsi le symbole d’un peuple congolais rassemblé autour d’une même aspiration : la paix.

Budimbu promet un accompagnement jusqu’au Maroc

Impressionné par cette initiative, Didier Budimbu a salué le courage et la détermination du jeune Congolais. Le ministre s’est notamment intéressé aux aspects logistiques du voyage, en particulier aux questions de sécurité et de visas, indispensables à la poursuite de l’itinéraire international.

Le patron des Sports a également promis d’accompagner Miguel Masaisai dans la réalisation de son projet jusqu’à son terme.

Le cycliste congolais ambitionne, à travers ce parcours exceptionnel, de marquer l’histoire et d’obtenir une reconnaissance dans le Guinness World Records.

Avec « Pedals for Peace », Miguel Masaisai entend ainsi faire du vélo bien plus qu’un moyen de déplacement : un instrument de paix, d’unité et de visibilité pour la RDC sur le continent africain.

Par Marius Bopenga
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31 Vues
3 septembre 2026
À la UneMonde

États-Unis : le sénateur républicain Thom Tillis s’en prend à Pete Hegseth et dénonce une gestion « dangereusement incompétente » du Pentagone

by admin9775 3 septembre 2026

Le sénateur républicain de Caroline du Nord, Thom Tillis, a lancé une attaque particulièrement virulente contre le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, qu’il accuse de mauvaise gestion et de fragiliser le fonctionnement des forces armées américaines.

La portée de cette critique est d’autant plus importante que Thom Tillis figure parmi les sénateurs républicains ayant voté en faveur de la confirmation de Pete Hegseth à la tête du Pentagone.

Dans un message publié sur X, le sénateur a livré un réquisitoire sévère contre la direction du département de la Défense.

« Je n’ai jamais été témoin d’une gestion aussi incompétente des hommes et des femmes courageux qui servent notre pays », a écrit Tillis.

Il accuse également Hegseth d’être « intimidé par la compétence » et de se réfugier dans les affrontements culturels plutôt que de se consacrer aux enjeux essentiels de la défense nationale ainsi qu’à la santé et au bien-être des militaires américains.

La démission de Dan Driscoll au cœur de la polémique

Les critiques de Tillis interviennent dans un contexte de tensions autour de la démission du secrétaire à l’Armée, Dan Driscoll. Son départ serait intervenu après plusieurs mois de désaccords avec Pete Hegseth, notamment concernant la mise à l’écart de plusieurs hauts responsables militaires.

Tillis a défendu Driscoll, qu’il a présenté comme « la bonne personne au bon moment pour diriger les soldats et les personnels civils de l’armée américaine ».

Le sénateur a surtout directement appelé le président Donald Trump à revoir la direction du Pentagone.

« J’exhorte le président à trouver un nouveau dirigeant au Pentagone qui conservera et donnera les moyens d’agir à nos talents militaires plutôt que de les diminuer », a-t-il déclaré.

Les départs de hauts responsables militaires inquiètent

Thom Tillis dénonce également ce qu’il considère comme une éviction systématique de responsables militaires expérimentés et respectés.

Il cite notamment le général Chris Donahue, commandant de l’armée américaine en Europe, l’ancien président des chefs d’état-major interarmées CQ Brown Jr., l’amirale Lisa Franchetti, première femme à avoir dirigé la marine américaine, le général David Allvin, ancien chef d’état-major de l’Air Force, ainsi que le général James Mingus, ancien vice-chef d’état-major de l’Armée.

Pour Tillis, ces départs ont contribué à créer un « vide de leadership au sommet de la hiérarchie militaire américaine », avec des conséquences potentielles sur l’efficacité opérationnelle et la continuité institutionnelle des forces armées.

La guerre des drones au centre des divergences

Le sénateur républicain s’est également inquiété de l’évolution de la stratégie américaine en matière de drones, devenue l’un des enseignements majeurs de la guerre en Ukraine.

Selon Tillis, Dan Driscoll et le général Randy George avaient engagé des efforts visant à adapter l’Armée américaine à la nouvelle réalité des conflits modernes, notamment en développant les capacités liées aux drones et en tirant les leçons des opérations observées en Ukraine.

Les changements intervenus dans certains programmes expérimentaux de drones en Europe alimentent désormais les interrogations de plusieurs responsables américains sur l’orientation prise par le Pentagone.

Des critiques qui viennent du propre camp de Hegseth

Thom Tillis n’est pas le seul républicain à avoir exprimé sa déception après le départ de Dan Driscoll. Le sénateur du Dakota du Sud Mike Rounds a également fait part de ses réserves.

« J’ai été déçu. Je pense que c’était quelqu’un de plutôt solide », a déclaré Rounds.

Il a par ailleurs insisté sur la nécessité pour les États-Unis de continuer à tirer les enseignements de l’utilisation massive des drones par l’Ukraine.

Le fait que les critiques les plus sévères viennent désormais du camp républicain confère une dimension particulière à la polémique. Thom Tillis, qui avait contribué à la confirmation de Pete Hegseth, appelle aujourd’hui ouvertement à une nouvelle direction au Pentagone.

Pour ses détracteurs, ces tensions dépassent désormais les traditionnelles divergences partisanes. Elles soulèvent des interrogations sur la gestion des hauts responsables militaires, la modernisation des forces armées et les priorités de la politique américaine de défense.

Reste à savoir si la contestation grandissante au sein du Parti républicain finira par pousser Donald Trump à revoir sa confiance envers Pete Hegseth.

Par Pascal Kabeya
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31 Vues
3 septembre 2026
À la UneSociété

« Acclamons Jésus » : la rencontre entre Moïse Mbiye et Lord Lombo suscite des réactions

by admin9775 3 septembre 2026

La rencontre entre les pasteurs et chantres Moïse Mbiye et Lord Lombo, lors de l’événement « Acclamons Jésus », suscite de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux. Une séquence de leur interaction a notamment été interprétée par certains internautes comme un manque de considération et d’humilité entre les deux hommes de Dieu.

Selon les critiques formulées après l’événement, l’attitude de Moïse Mbiye à l’égard de Lord Lombo aurait manqué de fraternité. Certains estiment que, l’ayant trouvé en train de prier à son arrivée, le pasteur aurait pu attendre la fin de ce moment avant de le saluer, conformément aux valeurs d’humilité et de respect prônées par les chrétiens.

D’autres observateurs estiment toutefois que Lord Lombo aurait également pu prendre l’initiative de saluer son confrère après avoir constaté sa présence, même si celui-ci semblait ne pas lui accorder d’attention.

Pour les auteurs de ces réactions, les deux artistes et serviteurs de Dieu auraient ainsi pu faire preuve de davantage de sagesse afin d’éviter que cette séquence ne soit perçue comme une manifestation d’orgueil ou de tension personnelle.

Au-delà de cette polémique, les commentaires appellent surtout à privilégier l’humilité, le pardon et la fraternité entre serviteurs de Dieu. Ils invitent également les chrétiens à éviter les querelles, la rancœur et les règlements de comptes, conformément aux enseignements du Christ sur l’amour du prochain.

La séquence continue ainsi d’alimenter les discussions autour des comportements attendus des personnalités religieuses, particulièrement lorsqu’elles se retrouvent publiquement face à leurs confrères.

Par Marius Bopenga
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43 Vues
3 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : le FCC durcit le ton et pose ses conditions pour participer au dialogue national

by admin9775 2 septembre 2026

Le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila durcit sa position face au dialogue national annoncé en République démocratique du Congo. Par la voix de sa porte-parole, Marie-Ange Mushobekwa, la plateforme exige plusieurs garanties avant toute participation au processus.

Le FCC réclame en premier lieu au président Félix-Antoine Tshisekedi de prendre des mesures de « décrispation politique », conformément aux engagements qu’il aurait pris. La plateforme de Joseph Kabila demande également la mise en place d’une médiation neutre et indépendante, avec l’appui de l’Union africaine ou des Nations unies.

Un dialogue dans un pays tiers

Pour le FCC, le futur dialogue doit être inclusif et permettre à « toutes les parties au conflit » de s’exprimer. Mais la plateforme pose une condition majeure : les discussions doivent se tenir à l’étranger, dans un pays tiers.

Marie-Ange Mushobekwa justifie cette exigence notamment par des considérations sécuritaires. Selon elle, la tenue du dialogue en RDC ne permettrait pas de garantir les conditions nécessaires à la participation de certaines personnalités politiques actuellement en exil.

« Toutes les personnalités politiques qui sont en exil ne pourront participer au dialogue que si celui-ci se tient dans un pays étranger », a-t-elle déclaré.

Le FCC maintient sa ligne sur 2028

Sur la question du calendrier électoral, le FCC réaffirme que le mandat de Félix Tshisekedi doit, selon son interprétation, prendre fin le 31 décembre 2028. La plateforme appelle le chef de l’État à organiser les élections et à transmettre le pouvoir à un successeur choisi par les électeurs.

Marie-Ange Mushobekwa prévient par ailleurs que le FCC s’opposerait à toute tentative de modification de la Constitution destinée, selon la plateforme, à permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.

Le FCC annonce sa participation aux manifestations pacifiques

Dans ce scénario, le FCC affirme qu’il rejoindrait les mobilisations annoncées par d’autres forces opposées à une éventuelle révision constitutionnelle.

« Le FCC a déjà dit clairement qu’il participera, aux côtés des groupes laïcs catholiques, à toutes les manifestations pacifiques, mains nues », a déclaré Marie-Ange Mushobekwa.

Cette prise de position intervient alors que le débat sur le dialogue national et sur l’avenir institutionnel du pays continue de diviser profondément la classe politique congolaise. Les conditions posées par le FCC pourraient ainsi peser sur les discussions autour du format, du lieu et des garanties devant encadrer le futur processus.

Par Pascal Kabeya
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43 Vues
2 septembre 2026
À la UneCommunications politiques

Dialogue national : Ados Ndombasi infléchit sa position, la C64 face à de nouvelles divergences

by admin9775 2 septembre 2026

La position de l’opposition congolaise sur le dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi pourrait connaître un nouveau tournant. Ados Ndombasi Banikina, président d’Alternative 2028, se montre désormais ouvert à l’examen de l’initiative présidentielle, alors que la Coalition C64 avait jusque-là affiché son opposition au dialogue proposé par le chef de l’État.

À l’issue d’une réunion du directoire d’Alternative 2028, les responsables du parti ont décidé d’accorder du temps au président de la République afin qu’il précise officiellement les contours et les modalités du futur dialogue.

« Nous saluons la position de notre parti politique sur la question de la convocation du dialogue national annoncé par le président de la République », a indiqué Jonas Kumba, communicateur national et cadre d’Alternative 2028.

Selon cette nouvelle orientation, le parti entend attendre l’ordonnance présidentielle portant convocation du dialogue avant d’arrêter définitivement sa position sur une éventuelle participation.

Une ouverture, mais pas encore un ralliement

Cette évolution ne constitue pas encore un engagement formel en faveur du dialogue. Ados Ndombasi et son parti souhaitent d’abord connaître le cadre précis qui sera proposé par la présidence, notamment les objectifs, les participants et les mécanismes devant encadrer les discussions.

Alternative 2028 affirme néanmoins rester « en alerte » et considère qu’un dialogue national inclusif pourrait être nécessaire pour rechercher une solution à la crise sécuritaire dans l’Est du pays ainsi qu’aux autres difficultés auxquelles la RDC est confrontée.

Une position susceptible de raviver les débats au sein de la C64

Le changement de ton d’Ados Ndombasi intervient alors que la C64 avait récemment rejeté le principe du dialogue initié par Félix Tshisekedi. Cette nouvelle position pourrait donc alimenter les discussions, voire les divergences, au sein de cette plateforme de l’opposition.

Pour Alternative 2028, l’enjeu est désormais d’évaluer le contenu du processus avant de prendre une décision définitive.

Le prochain rendez-vous sera ainsi l’ordonnance présidentielle annoncée pour fixer le cadre du dialogue. Son contenu pourrait déterminer la position finale d’Ados Ndombasi et contribuer à clarifier les rapports de force au sein de l’opposition congolaise.

Dans le prolongement de son engagement citoyen et de son attachement à l’ordre constitutionnel, ALTERNATIVE 2028 invite la population congolaise à prendre part aux deux grands rendez-vous prévus au mois de septembre :

-Le 10 septembre, au Centre culturel Boboto, à une conférence consacrée à la Constitution organisée par la Génération Rupture ;

-Le 15 septembre, à une grande marche nationale en faveur du respect de l’ordre constitutionnel organisée par la Coalition Article 64.

Ces deux rendez-vous s’inscrivent dans une démarche civique et pacifique. Ils visent à favoriser l’information de la population, l’expression démocratique et la vigilance citoyenne autour de la protection des institutions et des principes constitutionnels.

Par Marius Bopenga
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54 Vues
2 septembre 2026
À la UneAfrique

Le FMI et le Sénégal reprennent leur coopération, un prêt de 2,2 milliards de dollars en vue pour Dakar

by admin9775 2 septembre 2026

Le Fonds monétaire international (FMI) et le Sénégal ont annoncé mardi 1er septembre un accord sur le principe d’un prêt de 2,2 milliards de dollars afin d’appuyer Dakar et de participer au rétablissement de la santé financière du pays aux prises d’une dette vertigineuse de 132% du PIB.

Le FMI s’est réengagé, mardi 1er septembre 2026, à venir en aide au Sénégal et à lui prêter de l’argent, rapporte notre correspondante dans la capitale sénégalaise, Léa-Lisa Westerhoff. La décision a été prise près de deux ans après la suspension par l’instance financière de son dernier prêt – 1,8 milliard de dollars – en raison de la révélation par Dakar d’une dette cachée de plus de 9 milliards de dollars contractée par l’administration précédente.

Cet accord « de 36 mois au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant d’environ 2,2 milliards de dollars » doit être soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, précise l’institution dans un communiqué. Il est corrélé aussi à l’application de « mesures correctives résolues » pour éviter que des dettes publiques ne puissent de nouveau être dissimulées. Selon Mercedes Vera Martin, à la tête de la mission du FMI menée du 19 août au 1er septembre, l’accord requiert également « la réception des assurances de financement nécessaires de la part des partenaires du Sénégal ».

Le Sénégal s’engage à « traiter sa dette »

Mais le principe d’un prêt est acté, et c’est une première bouffée d’oxygène pour le Sénégal. Depuis la suspension de son dernier prêt, il y a deux ans, Dakar est obligé de continuer à emprunter pour rembourser sa dette, mais à des taux d’intérêt de plus en plus élevés. Cheikh Diba, le ministre de l’Économie et des Finances, donnait lui-même cet exemple : sur 100 francs CFA gagnés par l’État du Sénégal, en rentrées fiscales ou autres, 25 francs CFA – donc un quart – partent au seul remboursement des intérêts de la dette.

Désormais, sur une période de trois ans, de 2026 à 2029, le FMI devrait décaisser tous les six mois une tranche de ces 2,2 milliards de dollars. De l’argent qui doit à la fois aider le Sénégal à rembourser sa dette mais aussi « financer son programme de réformes économiques et financières ».

Mais pour que cet accord puisse être trouvé avec le FMI, le Sénégal s’est aussi engagé à « traiter sa dette » pour qu’elle soit viable, c’est-à-dire remboursable. S’agit-il de renégocier les échéances de paiement auprès des banques, et donc de demander une restructuration ? Non, répond ce 1er septembre le ministre Cheikh Diba, qui botte en touche, reste flou sur la méthode et assure que les échéances vont continuer à être payées, mais avec des aménagements au cas par cas.

Le traitement de la dette n’est donc pas une fin en soi. Il constitue un moyen de réduire progressivement la pression exercée sur le budget, de restaurer les marges de manœuvre de l’État et de préserver notre capacité à financer les priorités nationales.

Cheikh Diba, le ministre de l’Économie et des FinancesLéa-Lisa Westerhoff

Le sujet de la restructuration est très politisé au Sénégal : le gouvernement de l’ex-Premier ministre Ousmane Sonko, devenu chef du Parlement après son limogeage en mai par le chef de l’État Bassirou Diomaye Faye, avait exclu toute restructuration de la dette, solution préconisée par des experts.

RFI

38 Vues
2 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC-Israël : Tshisekedi renforce le partenariat stratégique avec Netanyahou et Herzog à Jérusalem

by admin9775 2 septembre 2026

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a multiplié ce mardi 1er septembre 2026 les rencontres de haut niveau à Jérusalem, dans le cadre d’une visite destinée à renforcer les relations entre la République démocratique du Congo et l’État d’Israël.

Le chef de l’État congolais s’est entretenu successivement avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et le président Isaac Herzog. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale dans plusieurs secteurs stratégiques.

Sécurité, agriculture, énergie et technologies au cœur des échanges

Lors de son entretien avec Benjamin Netanyahou, Félix Tshisekedi a abordé plusieurs domaines de coopération, notamment la sécurité, la défense, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie et les hautes technologies.

À l’ouverture de la rencontre, le Premier ministre israélien a souligné la volonté des deux pays d’approfondir leurs relations.

« C’est une grande amitié que nous souhaitons approfondir encore plus », a déclaré Benjamin Netanyahou.

Les deux dirigeants ont ensuite poursuivi leurs échanges en tête-à-tête avant une séance élargie aux délégations des deux pays. Ils ont réaffirmé leur volonté de consolider le partenariat stratégique entre Kinshasa et Jérusalem.

Un partenariat axé sur des résultats concrets

Avec le président Isaac Herzog, Félix Tshisekedi a poursuivi le dialogue engagé lors de leur rencontre à Kinshasa en novembre 2025.

Les deux chefs d’État ont confirmé leur volonté de construire un partenariat mutuellement bénéfique, avec un accent particulier sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, l’eau, la santé, les technologies et l’innovation, la sécurité, la formation et l’investissement.

« Notre ambition est de bâtir avec Israël un partenariat moderne, pragmatique et mutuellement bénéfique, qui ne se mesure pas seulement aux accords que nous signons, mais à leur mise en œuvre et aux résultats qu’ils produisent pour nos deux peuples », a déclaré Félix Tshisekedi.

Pour Kinshasa, l’enjeu est donc de transformer le rapprochement diplomatique en projets concrets susceptibles de produire des retombées économiques et sociales.

Tshisekedi à Yad Vashem : un geste en faveur du devoir de mémoire

Avant ses entretiens politiques, le président congolais s’est rendu au Mémorial de Yad Vashem, consacré à la mémoire des six millions de Juifs victimes de la Shoah.

Félix Tshisekedi a visité le Musée de l’Histoire de la Shoah ainsi que la Salle des Noms, avant de déposer une couronne de fleurs et de raviver la Flamme du Souvenir dans la Crypte du Mémorial.

Ce geste symbolique traduit l’attachement de la RDC au devoir de mémoire et à la lutte contre l’antisémitisme, le génocide et toutes les formes de haine.

Le président Tshisekedi avait déjà marqué l’histoire en 2021 en devenant, selon la présidence congolaise, le premier chef d’État de la RDC à se recueillir à Yad Vashem.

La séquence diplomatique de Jérusalem confirme ainsi la volonté de Kinshasa de donner une nouvelle dimension à ses relations avec Israël, en privilégiant une coopération multisectorielle fondée sur des intérêts communs et des réalisations concrètes.

Par Pascal Kabeya
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2 septembre 2026
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