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À la Une

À la UneMonde

Après François Bayrou, les scénarios d’une France dans l’impasse

by admin9775 9 septembre 2025
written by admin9775

La chute du gouvernement Bayrou, officialisée par l’échec prévisible du vote de confiance, marque un nouveau tournant dans la crise politique qui secoue la France depuis plus d’un an. Quatre Premiers ministres en 20 mois : jamais la Vème République n’avait connu pareille valse à Matignon. Mais la chute de François Bayrou n’est pas seulement un épisode de plus dans la chronique du désordre : elle ouvre une période d’incertitude extrême.

Depuis les élections législatives anticipées de 2024, le Parlement français est divisé en blocs presque irréconciliables. Aucun ne parvient à imposer une majorité stable, et les tentatives de compromis restent lettre morte. « L’équation politique à résoudre est quasi insoluble », résume le politologue Olivier Rouquan sur RFI, pointant la fragmentation et la polarisation inédite de la représentation nationale.

Matignon, le casse-tête du « mouton à cinq pattes »

Dans ce contexte, la nomination d’un nouveau Premier ministre relève du défi impossible. Ni la droite, ni la gauche ne semblent en mesure de construire un socle suffisamment large. Reste l’option de la société civile, mais c’est aussi un pari dangereux : quelqu’un sans base politique solide risque de se retrouver isolé. « On évoque un profil technique, à l’italienne, mais la configuration française est différente. Même un technicien devra manœuvrer dans une Assemblée très fragmentée et polarisée. Rien ne dit qu’il y parviendra mieux qu’un politique expérimenté », analyse Olivier Rouquan.

Le président pourrait-il s’en remettre à un fidèle de son camp ? Des noms circulent comme Sébastien Lecornu ou Catherine Vautrin. Malgré l’échec de Michel Barnier puis de François Bayrou, Emmanuel Macron retentera-t-il l’expérience ? Peut-être, s’il n’est toujours pas prêt au compromis sur sa politique économique et qu’il reste convaincu que le bloc central est le plus à même de trouver une majorité. Mais quoi qu’il arrive, la manœuvre n’offrirait aucune garantie de stabilité : « Les partis qui pourraient aider à maintenir un gouvernement minoritaire sont eux-mêmes divisés », souligne le politologue.

La tentation d’un gouvernement d’ouverture à gauche, défendue par le PS d’Olivier Faure qui se dit « prêt » à succéder à Bayrou, reste fragile. « Quel est l’intérêt réel du Parti socialiste aujourd’hui d’entrer dans cette galère ? Les prochaines élections ne sont plus si éloignées et même si le budget est moins sévère, ce ne sera pas un budget d’abondance », rappelle Olivier Rouquan. Le chercheur voit dans cette stratégie une posture de communication plus qu’une solution crédible. « L’hypothèse du parti socialiste comme centre de gravité d’un gouvernement, me semble faible », ajoute-t-il, tout en nuançant : « il y a beaucoup de surprises ces derniers temps. »

Dissolution ou intérim : l’impasse des urnes

L’alternative d’une dissolution de l’Assemblée, réclamée par le Rassemblement national (RN) et soutenue par une majorité de Français selon les sondages, apparaît tout aussi risquée. Les projections donnent le RN en tête, mais sans majorité absolue, ce qui ne ferait qu’entretenir la paralysie. Emmanuel Macron y semble opposé, d’autant que des élections anticipées profiteraient aux oppositions. « Si législatives il y a, il est probable que le centre soit encore plus affaibli, remplaçant la crise par une autre crise », avertit l’historien Andrew W. M. Smith, interrogé par France 24.

Quant au scénario de transition avec un gouvernement expédiant les affaires courantes, il n’est pas plus attrayant. Un intérim prolongé ne ferait que prolonger l’incertitude, accentuer la défiance et l’atonie politique, tandis que les oppositions surenchérissent dans la critique d’Emmanuel Macron. Jean-Luc Mélenchon va jusqu’à réclamer la démission du président et l’organisation d’une présidentielle anticipée. Si le chef de l’État a jusqu’ici refusé tout compromis, « il se retrouve seul et il va être contraint à une clarification, une explication de son point de vue », constate Olivier Rouquan.

La rue, nouvelle arbitre de la crise ?

Cette impasse n’est pas qu’une question d’arithmétique parlementaire : elle traduit une rupture profonde entre la société et ses représentants. Le discrédit qui frappe l’exécutif est massif : selon une enquête Verian pour Le Figaro Magazine, seuls 15 % des Français font confiance à Emmanuel Macron pour sortir de la crise, un score historiquement bas. Le rejet du plan d’austérité de François Bayrou – gel des prestations, suppression de jours fériés – n’a fait que cristalliser la défiance, tandis que la perspective d’un nouveau gouvernement minoritaire suscite surtout le scepticisme.

À la crise institutionnelle s’ajoute la menace d’un embrasement social. Le mouvement « Bloquons tout » appelle à une paralysie du pays à partir du 10 septembre, tandis que les syndicats annoncent une journée de grève et de manifestation le 18. Des mobilisations dont l’ampleur reste incertaine, mais qui inquiète le pouvoir. « Beaucoup de Français ne sont pas sereins dans ce qu’ils vivent, il y a de la méfiance. Cela crée un cocktail qui ajoute de l’incertitude et peut avoir un écho direct sur l’Assemblée », prévient le politologue.

La sociologue Marion Carrel évoque même au Guardian un « climat de pré-révolution », nourri par la montée des inégalités, la dégradation des services publics et la conviction que « les petites gens ne sont pas écoutés ». Le risque d’une contagion du malaise social à la sphère politique est d’autant plus élevé que les partis traditionnels peinent à incarner une alternative crédible. Alors que vient s’ajouter à cela la perspective d’une crispation des marchés financiers devant une telle instabilité.

L’ombre du RN

Face à ce vide, le Rassemblement national avance ses pions, profitant du discrédit des partis de gouvernement et d’un contexte économique anxiogène. « Le RN a un programme, une vision du monde ; la question est de savoir quelle contre-proposition les autres forces politiques sont capables d’opposer », insiste la politologue Niagale Bagayoko. Tant que la gauche n’assume pas « le courage de repenser la question fiscale et le rôle de l’État », le RN pourra prospérer sur le sentiment d’abandon d’une partie du pays.

Car au-delà du casting gouvernemental, c’est la capacité du système politique français à se réinventer qui est en jeu. La situation actuelle met en lumière l’urgence d’une culture du compromis, d’un renouvellement du pacte social et de la restauration de la confiance démocratique. « Tant qu’il n’y aura pas une vraie réflexion programmatique pour changer de logiciel, on restera dans ce type de crise », conclut Niagale Bagayoko. La chute de François Bayrou confirme la crise institutionnelle profonde que traverse le pays, un régime sans majorité et sous tension sociale.

RFI

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À la UnePolitique

Rapport de l’ONU sur l’Est : Guillaume Ngefa plaide pour des sanctions contre le M23 et l’armée rwandaise

by admin9775 9 septembre 2025
written by admin9775

Depuis Genève, en Suisse, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a réaffirmé ce lundi l’engagement de la République démocratique du Congo (RDC) en faveur de la responsabilité et de la justice. Cette déclaration intervient en réaction au rapport du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations unies sur les crimes commis dans le conflit armé qui sévit dans l’Est du pays.

« Le Ministère de la Justice, précise que des procès sont déjà en cours devant la Haute Cour militaire contre les officiers ayant abandonné leurs positions ou commis des actes répréhensibles. Par ailleurs, il appelle les Nations Unies à prendre toutes les mesures nécessaires contre les membres de l’#AFC/#M23 et les officiers de l’armée rwandaise impliqués dans des crimes dans l’est de la République démocratique du Congo, afin de garantir que justice soit rendue conformément au droit international », a déclaré M. Ngefa.

Le ministre congolais de la Justice participera à la 60ᵉ session du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, où la situation sécuritaire et humanitaire dans l’Est de la RDC figure parmi les points sensibles à l’ordre du jour.

Le Potentiel

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À la UneAfrique

Sommet CEEAC : Le Burundais Ézéchiel Nibigira, nouveau Président de la commission de la CEEAC

by admin9775 8 septembre 2025
written by admin9775

Au terme des travaux du septième sommet extraordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), tenu ce dimanche 7 septembre à Sipopo, en Guinée Équatoriale, l’ambassadeur Ézéchiel  Nibigira, de nationalité burundaise, a été désigné Président de la Commission de la CEEAC.

La candidature du nouveau chef de l’Exécutif de la CEEAC pour les 5 prochaines années a été entérinée par tous les Chefs d’État, sur la base d’un rapport favorable des ministres de la communauté.

L’ambassadeur burundais Nibigira remplace à ce poste Monsieur Gilberto P. Verissimo, le capverdien, arrivé fin mandat.

Organisée en vue du renouvellement de l’Exécutif communautaire, la Conférence s’est ouverte par une cérémonie solennelle au Centre International des Conférences de Sipopo, une ville de l’île de Bioko, située à près de 15 kilomètres de la capitale Malabo. Elle a été ponctuée par les allocutions de Monsieur Abdou Abarry, Représentant Spécial du Secrétaire Général des
Nations Unies pour l’Afrique Centrale et Chef de l’UNOCA, de l’Ambassadeur Gilbert da Piedade Verissimo, Président sortant de la Commission de la CEEAC ainsi que le discours d’ouverture de Monsieur Obiang Nguema Mbassogo,
Président de la République de Guinée Équatoriale, Président en exercice de la CEEAC.

Le sommet a félicité la personnalité nommée et décidé de son entrée immédiate en fonction, après la prestation de serment devant le Président en exercice de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC.

Le sommet a aussi examiné la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo (RDC).

Les Chefs d’État de la CEEAC ont reçu une information sur la situation dramatique dans l’Est de la RDC où des territoires restent sous l’emprise d’un
groupe armé soutenu de l’extérieur. La Conférence a appelé à la mise en œuvre
immédiate de la résolution 2773 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, socle de la paix dans la région. 

«  La Conférence a salué les efforts conjoints des processus de Lomé, Doha et Washington pour restaurer la stabilité », peut-on lire dans le communiqué final.

Cinq Chefs d’État ont effectué le déplacement de Malabo à savoir, l’hôte Obiang Nguema, Félix Tshisekedi (RDC), Évariste Ndayishimiye (Burundi), Faustin Archange Touadera (RCA) et Brice Clotaire Oligui N’guema (Gabon). Les autres Chefs d’État, membres de la CEEAC, ont été représentés.

Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a regagné Kinshasa en début de soirée de ce même dimanche.

La présidence DRC

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À la Une

La situation sécuritaire du pays et la rentrée parlementaire au cœur de la réunion interinstitutionnelle présidée par Le Chef de l’État

by admin9775 8 septembre 2025
written by admin9775

Ce lundi à la Cité de l’Union africaine, le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a présidé une réunion interinstitutionnelle consacrée à l’examen de la situation sécuritaire du pays et à la rentrée parlementaire.

Le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe, son homologue du Sénat Jean-Michel Sama Lukonde,  la Première ministre Judith Suminwa et le Président du Conseil supérieur de la magistrature Dieudonné Kamuleta ont pris part à cette importante réunion.

Faisant la restitution de cette séance de travail, le Président de la chambre basse du Parlement a indiqué que cette réunion des chefs des institutions au tour du Chef de l’État était consacrée à deux questions essentielles à savoir : la sécurité dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC), plus particulièrement à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, et la rentrée parlementaire.

Concernant la crise sécuritaire dans l’Est de la République, Vital Kamerhe a indiqué que « le Chef de l’État est préoccupé par cette situation et y cherche des solutions à travers une mission gouvernementale qui est diligentée à Uvira, en vue de trouver la solution à cette question. ».

Au sujet de la rentrée parlementaire, « le Président de la République a exhorté les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat d’assurer une rentrée parlementaire sereine, axée sur les priorités nationales c’est-à-dire celles du peuple congolais », a rapporté Vital Kamerhe.

Selon lui, le Chef de l’État s’attend à « une rentrée parlementaire qui préserve la souveraineté de notre pays à travers les discours et l’intégrité de notre territoire et surtout les droits humains, ainsi que la sécurité des nos populations à l’Est. ».

Dans un autre registre, la collaboration entre les deux chambres du parlement et le gouvernement, pour accélérer les différentes réformes qui sont en chantier, a été aussi abordée.

« Le Président de la République voudrait qu’on imprime une nouvelle dynamique aux réformes en cours et c’est à travers le ministre ayant les relations avec le parlement dans ses attributions que nous allons collaborer avec Madame la Première ministre et l’ensemble du gouvernement, parce que les réformes viennent de tous les secteurs de la vie nationale », a affirmé Vital Kamerhe.

En conclusion de son intervention, l’élu de Bukavu a déclaré : « le Chef de l’État voudrait absolument que nous travaillions en parfaite collaboration avec le gouvernement pour faire triompher la cause du pays. En ce moment où le pays est dans une phase cruciale, le Président de la République continue de se déployer diplomatiquement pour la sécurité du pays».

Celcom présidence DRC

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À la UneMusique & Culture

Koffi Olomide : retour sur la scène   marqué  par un spectacle flamboyant à Bruxelles

by admin9775 7 septembre 2025
written by admin9775

Antoine Agbepa Koffi Olomide, monument de la musique africaine, a offert samedi soir un spectacle historique à l’ING Arena de Bruxelles devant plus de 15.000 spectateurs enthousiastes, confirmant son statut de légende vivante de la musique congolaise et africaine.

Un retour triomphal en Europe

À 69 ans, le « Quadra » a magistralement investi la scène bruxelloise, quinze ans après son dernier concert en Europe, démontrant une énergie et un charisme intacts. Accompagné de sa fille Kenaya Olomide, l’artiste a livré une performance de près de quatre heures, parcourant son répertoire exceptionnel de 27 albums.

Une carrière hors norme célébrée

Devant une foule en délire, Koffi Olomide a déclaré : « Je vous aime et vous êtes ma famille. Merci pour l’honneur et l’amour que vous avez manifesté par votre présence nombreuse ». Ces paroles ont déclenché une ovation nourrie dans l’enceinte belge.

Hommage d’un continent

Eddy Ngombe Mwene, président de l’Union des producteurs de musique du Congo, joint au téléphone, n’a pas caché son émotion : « Le vrai talent ne s’use pas, il se renouvelle. Voilà pourquoi certains brillent trois printemps et disparaissent, quand Koffi Olomidé, lui, traverse les générations et demeure ».

L’héritage d’une institution musicale

Le Quartier Latin International, académie mythique ayant formé des générations d’artistes, a une nouvelle fois démontré son excellence. Le spectacle de Bruxelles s’inscrit dans une série de concerts prestigieux, avec notamment une date annoncée à l’Hippodrome de Vincennes à Paris.

Un empire musical intemporel

Koffi Olomide a une fois de plus prouvé qu’il transcende les générations et les frontières. Son nom est désormais une institution, son œuvre une bibliothèque vivante de la mémoire musicale africaine, et son influence un empire culturel qui continue de s’étendre.

Comme l’a souligné un admirateur : « Nous avons vécu le règne de Koffi Olomide. Nous avons vu de nos yeux un mythe vivant. » L’histoire retiendra effectivement le nom de celui qui a donné une âme à la fête africaine.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Un quatuor somalien arbitrera le choc RDC-Sénégal au stade des Martyrs

by admin9775 7 septembre 2025
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La Fédération congolaise de football association (Fecofa) a dévoilé ce dimanche la composition de l’équipe arbitrale qui officiera lors du match décisif entre la République Démocratique du Congo et le Sénégal, prévu mardi au stade des Martyrs de Kinshasa, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026.

Un arbitrage somalien pour le choc

Selon le programme rendu public par la Fecofa, le quatuor arbitral sera entièrement somalien :

  • Arbitre central : Artan Omar Abdulkadir
  • Arbitre assistant 1 : Abdi Hamza Hagi
  • Arbitre assistant 2 : Mahamud Mahad Ali
  • Quatrième arbitre : Hussein Ahmed Hassan

Arrivée des Lions de la Teranga

La délégation sénégalaise est attendue ce dimanche à 22h00 heure locale à Kinshasa. Les Lions de la Teranga effectueront le déplacement à bord d’un vol spécial et repartiront le lendemain du match par un vol affrété.

Préparation des équipes

Les deux sélections effectueront leur entraînement au stade des Martyrs ce lundi :

  • RD Congo : 16h00
  • Sénégal : 17h00

Les sélectionneurs des deux équipes seront en conférence de presse dans la matinée de lundi au stade des Martyrs :

  • Sélectionneur de la RDC : 11h00
  • Sélectionneur du Sénégal : 11h30

Encadrement du match

L’organisation de la rencontre sera supervisée par :

  • Commissaire au match : Kossa Jean Médard (Congo-Brazzaville)
  • Inspecteur des arbitres : Lengwe Gladys (Zambie)
  • Officier de sécurité CAF : Diabate Zakarihya (Côte d’Ivoire)
  • Officier de sécurité national : Colonel Thozi (RDC)
  • Responsable des médias : Gérard Désiré Angengwa

Enjeu sportif majeur

Ce match crucial pour les éliminatoires du Mondial 2026 verra s’affronter deux sélections africaines majeures dans une ambiance électrique au stade des Martyrs. Les Léopards de la RDC, actuellement leaders de leur groupe, affronteront les Lions de la Teranga du Sénégal dans ce qui s’annonce comme un choc continental.

Par Pascal Kabeya
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À la UneTribunes

« tout candidat gouverneur doit d’abord être député provincial » (Une tribune dominicale de Julien Paluku)

by admin9775 7 septembre 2025
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Le ministre du Commerce extérieur a proposé une révision des textes de sorte que tout candidat gouverneur en République démocratique du Congo puisse d’abord être député provincial et avoir habité dans la province les cinq dernières années, dans un post publié dimanche sur son compte X, consulté par l’ACP.

« Le Gouverneur est conçu ailleurs et ne vient devant l’Assemblée provinciale que pour la campagne et l’élection. A mon humble avis, une révision des textes est nécessaire et donc la loi sur la libre administration des provinces pour obliger tout candidat Gouverneur d’être d’abord un député provincial et d’avoir habité dans la province les 5 dernières années », écrit-il dans cette tribune.  

Selon cet ancien chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu, le 1er avantage est d’avoir un gouverneur qui connait la province, ses problèmes, ses défis, ses priorités et qui exprime dès le départ, la volonté de travailler en province.

« Beaucoup de Congolais pensent que le niveau provincial est trop bas. Ils préfèrent se présenter à la députation nationale ou aux sénatoriales pour venir ensuite postuler comme Gouverneur. La logique cachée est que le centre d’intérêts est naturellement ailleurs », note-t-il.

Et de poursuivre : « Le 2ème avantage est de provoquer un exode urbain par la renaissance de l’intérêt pour les provinces. Les « élites » qui traînent à Kinshasa vont rentrer en provinces pour joindre leur expertise à celle qui y existe ».

« Mon passage de 21 ans (1998-2019) dans la territoriale conforte ma conviction que le pouvoir se trouve aussi en province et beaucoup l’ignorent. Kinshasa est un fourre-tout hétéroclite où coexistent intérêts financiers, promiscuité, pauvreté », renchérit-il.

Julien Paluku suggère par ailleurs, une autre révision des textes en ce qui concerne la notion de la « Motion » de défiance ou de censure.

A l’en croire, « dans la configuration actuelle de notre démocratie avec un niveau élevé de pauvreté, il faut innover. Ma proposition est de donner plus de responsabilité à la Cour des comptes et à l’Inspection Générale des Finances. En cas de faute de gestion, les bureaux des Assemblées provinciales saisissent ces structures spécialisées qui auront le pouvoir de vérifier et de déférer le fautif devant la justice, ce qui entraînera sa démission d’office ».

Cette démarche, estime-t-il, a pour avantage « d’éviter l’arbitraire et le chantage. Elle permet en outre aux gouverneurs de ne pas se comporter en électrons libres ou intouchables car l’épée de Damoclès reste suspendue sur eux. Cela permettra également aux députés provinciaux de se concentrer sur leurs missions traditionnelles : Représenter la population, Voter les Édits provinciaux qui traduisent les politiques publiques provinciales et Contrôler le gouvernement provincial. En effet, les chantages sur les exécutifs provinciaux les poussent à ne se limiter qu’à protéger leurs postes. D’où l’utilisation abusive des moyens financiers de la province. Dans ces conditions, le débat sur la pertinence ou non des ministres provinciaux devra s’ouvrir. L’existence du Sénat ou non devra faire l’objet des choix politiques au regard du régime politique à définir ».

Pour Docteur Paluku, la retenue des 40% à la source et la Caisse Nationale de Péréquation devront aussi faire l’objet de nouveaux débats.

Loin de lui l’idée de remettre en cause dans sa réflexion les institutions actuelles, cet ancien ministre de l’Industrie réalise que, 20 ans après le référendum de 2005, le peuple congolais est en droit de se poser des questions et d’évaluer ses décisions. « Même l’enfant né il y a 20 ans a subi des adaptations et des traitements pour survivre. Si les gouvernants, toutes Institutions confondues, tardent, depuis 2006, à exécuter collectivement les prescrits de la Constitution, ce qu’il y a un problème à identifier : l’homme ou le texte? La Nation doit en parler. Le copier-coller de l’Occident qui nous a trop aliénés s’exécute dans un environnement totalement différent. Tout repose sur la gouvernance politique et administrative », conclut-il.

Cet ancien gouverneur du Nord-Kivu reconnait certes, que l’architecture constitutionnelle depuis 2006 en RDC, dispose qu’un gouverneur est élu au sein ou en dehors de l’Assemblée Provinciale.    

L’architecture constitutionnelle depuis 2006 dispose qu’un Gouverneur est élu au sein ou en dehors de l’Assemblée Provinciale. Voilà le premier biais car le plus souvent le Gouverneur est conçu ailleurs et ne vient devant l’Assemblée que pour la campagne et l’élection. A mon humble avis, une révision des textes est nécessaire et donc la loi sur la libre administration des provinces pour obliger tout candidat Gouverneur d’être d’abord un Député Provincial et d’avoir habité dans la province les 5 dernières années.

ACP

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À la UneSport

Éliminatoires Mondial 2026: journées chocs avec RDC-Sénégal, Gabon-Côte d’Ivoire et Burkina-Égypte

by admin9775 7 septembre 2025
written by admin9775

Les septièmes et huitièmes journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 seront véritablement un tournant dans la course à la qualification pour le Mondial en Amérique. Les confrontations directes RD Congo-Sénégal, Gabon-Côte d’Ivoire ou Cap-Vert-Cameroun seront décisives à deux journées de la fin des qualifications. Pendant ce temps, le Maroc pourrait être la première équipe africaine à valider son billet.

Chocs au sommet : la RDC au défi du Sénégal

Le Sénégal a beau détenir actuellement la plus longue série d’invincibilité en cours au monde, avec 22 matchs sans défaite, il a des raisons de s’inquiéter au moment d’aborder les septièmes et huitièmes journées des éliminatoires du Mondial 2026. Les Lions n’ont plus de droit à l’erreur en accueillant le Soudan le 5 septembre et surtout en se déplaçant à Kinshasa, quatre jours plus tard. Les Congolais, leaders de la poule B avec un point d’avance sur le Sénégal, rêvent plus que jamais d’une qualification à la Coupe du monde, 50 ans après leur premier et unique Mondial en 1974 en Allemagne de l’Ouest.

Pour le Gabon et le Cap-Vert, le rêve est également permis. Les Panthères talonnent les Éléphants de Côte d’Ivoire, leaders du groupe F avec un point de retard sur les hommes d’Emerse Fae. La rencontre à Franceville, le mardi 9 septembre, vaudra son pesant d’or.

Pour le Cap-Vert, ce sera également une opportunité rare de se rapprocher du Mondial. Les Requins bleus sont leaders de la poule D, un point devant le Cameroun qu’ils accueillent à Praia le 9 septembre.

Burkina et Nigeria, les matchs de la dernière chance

À Ouagadougou, le Burkina Faso va retrouver son stade du 4-Août après quatre ans d’exil, faute d’une enceinte sportive aux normes. Cela tombe bien, car c’est une invitée de prestige, l’Égypte, qui arrive pour participer à l’inauguration du stade remis à neuf. C’est surtout la dernière chance certainement pour les Étalons de croire encore à une première Coupe du monde. Les hommes de Brama Traoré sont en effet à cinq derrière l’Égypte, leader du groupe après six journées.

Le constat est le même pour le Nigeria, six fois mondialiste, et qui voit l’Afrique du Sud trôner sur le groupe C avec 13 points au compteur. Le Nigeria n’a inscrit que 7 points en six journées et devra aller faire le plein sur la pelouse des Bafana Bafana au Free State Stadium de Mangaung, le mardi 9 septembre.

Sereins comme les Maghrébins

La tension est moins lourde pour les équipes maghrébines et le Maroc pourrait même valider sa qualification en cas de victoire face au Niger vendredi et la Zambie mardi, à condition que la Tanzanie n’en fasse pas autant devant le Congo et/ou le Niger. Quatre ans après sa demi-finale historique, les Lions de l’Atlas pourraient être les premiers qualifiés africains pour le Mondial 2026.

La Tunisie n’est pas si bien lotie, mais garde bien la main dans le groupe H avec quatre points d’avance sur le deuxième Namibie. Les Aigles de Carthage peuvent prendre le large en accueillant le Liberia, mais devront bien gérer leur déplacement en Guinée équatoriale.

De son côté, l’Algérie qui possède trois points d’avance sur le Mozambique, deuxième de la poule G, peut également creuser l’écart avec la réception du Botswana. Il faudra négocier après le déplacement en Guinée, 5e de la poule et qui a certainement dit adieu à ses rêves de Mondial.

Pour rappel, les neuf vainqueurs de chaque groupe se qualifient directement à la Coupe du monde. Un dixième pays pourrait se qualifier après des barrages entre les quatre meilleurs deuxièmes d’abord. Ensuite en remportant des barrages intercontinentaux.

RFI

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À la UneSociété

Les FARDC répondent à Justin Bitakwira et clarifient leur collaboration avec les Wazalendo

by admin9775 7 septembre 2025
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Le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le général-major Sylvain Ekenge, a vivement réagi ce samedi aux déclarations du député national Justin Bitakwira, élu d’Uvira, tout en clarifiant la nature de la collaboration avec les groupes de patriotes Wazalendo.

Mise en garde contre la stigmatisation

Lors d’un point de presse au Collège de Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) à Kinshasa, le général Ekenge a exhorté le député Bitakwira à éviter toute stigmatisation en cette période de crise : « Un député qui défend sa communauté n’en est pas un, c’est un conseiller communal », a déclaré le porte-parole militaire, appelant à une vision nationale plutôt que communautaire de la crise sécuritaire.

Collaboration encadrée avec les Wazalendo

Le général a réaffirmé l’« étroite collaboration » entre l’armée congolaise et les combattants Wazalendo, tout en précisant les limites de cette coopération : « Oui, il y a une collaboration étroite avec les Wazalendo, ils défendent la patrie et nous poursuivons les mêmes objectifs. Mais collaborer avec eux ne veut pas dire que c’est nous qui les gérons ».

Il a appelé ces groupes à « mettre de l’eau dans leur vin » pour éviter toute dérive susceptible de profiter à l’ennemi.

Condamnation des déclarations de Corneille Nangaa

Interrogé sur les récentes sorties médiatiques de Corneille Nangaa, ancien président de la CENI et aujourd’hui à la tête de l’AFC, Ekenge a été sans équivoque : « La dernière sortie médiatique de Corneille Nangaa n’est qu’une mascarade et un maquillage des massacres perpétrés à l’Est ».

Présentation de présumés collaborateurs du M23

La conférence a également été l’occasion de présenter six présumés collaborateurs du groupe armé AFC-M23, arrêtés dans les hauts plateaux de Fizi et d’Uvira. Selon l’armée congolaise, ces individus seraient impliqués dans les activités de cette rébellion soutenue par l’armée rwandaise.

Appel à l’unité nationale

À travers cette communication, les FARDC cherchent à réaffirmer la nécessité de maintenir l’unité et la discipline face à l’agresseur, tout en mettant en garde contre les manipulations médiatiques.

« L’objectif reste clair : défendre la patrie, protéger les populations et restaurer la paix dans l’Est », a conclu le général Ekenge, appelant à une collaboration encadrée des forces citoyennes dans le respect d’un cadre bien défini.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Le gouvernement acte la création de la Commission nationale de médiation fiscale

by admin9775 7 septembre 2025
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Une réforme majeure du contentieux fiscal a été adoptée lors de la 57e réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue à la Cité de l’Union africaine. Le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté le dispositif consacrant l’opérationnalisation prochaine de la Commission nationale de médiation fiscale (CNMF).

Un mécanisme moderne de règlement des différends

Cette réforme, rendue possible par la promulgation de la Loi de finances rectificative n°25/044 du 28 juin 2025, vise à doter la République démocratique du Congo d’un mécanisme équilibré de règlement des différends fiscaux. La CNMF, placée sous l’autorité du Ministre des Finances, se présente comme une instance consultative, indépendante et paritaire.

Une composition inclusive

La Commission réunira des représentants de la Cellule Climat des Affaires de la Présidence de la République, des administrations fiscales, des organes judiciaires et de contrôle, ainsi que des milieux professionnels, économiques et scientifiques. Un mandataire ad hoc représentera spécifiquement les contribuables, garantissant l’équilibre entre les intérêts de l’État et ceux des opérateurs économiques.

Objectifs stratégiques

Pour le gouvernement, la CNMF constitue une étape clé dans la modernisation du système fiscal congolais. Elle vise à :

  • Désengorger les tribunaux en évitant des procédures longues et contradictoires
  • Renforcer la sécurité juridique des opérateurs économiques
  • Corriger les faiblesses du dispositif actuel marqué par des décisions unilatérales
  • Restaurer la confiance entre l’Administration et les contribuables

Enjeux économiques majeurs

Avec un portefeuille de plus de trois cents litiges fiscaux en cours, représentant un montant contesté d’environ 3,29 milliards USD, la mise en place de cette Commission apparaît comme une réponse stratégique aux défis de mobilisation des recettes et d’amélioration du climat des affaires.

Cette réforme traduit l’engagement du gouvernement à promouvoir une fiscalité plus équitable et transparente, mieux adaptée aux exigences de l’économie nationale et internationale.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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