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À la Une

À la UneEconomie

RDC : MIFOR, un projet de fer à 28,9 milliards $, entre promesses et questionnements

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Historiquement, l’économie de la RDC est principalement soutenue par l’exploitation du cuivre et du cobalt. Alors que le pays est aussi producteur d’or et d’étain notamment, son secteur minier peut connaître un tournant majeur grâce à un projet récemment dévoilé.

Le vendredi 9 janvier 2026, le gouvernement de la République démocratique du Congo a dévoilé les grandes lignes du projet Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), présenté comme un futur complexe d’exploitation nécessitant un investissement initial de 28,9 milliards USD. Si les objectifs de production et les paramètres financiers avancés laissent entrevoir des retombées potentiellement majeures pour l’économie nationale, cette présentation officielle laisse également subsister de nombreuses zones d’ombre. 

Des retombées « substantielles et diversifiées »

Selon les éléments communiqués, le projet MIFOR ambitionne de valoriser un potentiel de minerai de fer estimé à entre 15 et 20 milliards de tonnes de « ressources cumulées ». D’après Bankable, ces ressources seraient situées dans l’ancienne province Orientale, aujourd’hui scindée en Ituri, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo. Pour en assurer la mise en valeur, Kinshasa évoque un développement progressif, avec une capacité de production initiale de 50 millions de tonnes par an, appelée à être portée à jusqu’à 300 millions de tonnes annuelles.

1 tracteur

L’investissement de départ de 28,9 milliards USD destiné au développement du MIFOR couvre à la fois les infrastructures d’extraction et les unités de transformation industrielle. Il inclut aussi la mise en place d’un corridor logistique structurant, combinant rail lourd, transport sur le fleuve Congo et accès au port en eaux profondes de Banana.

La durée d’exploitation est fixée à 25 ans, au cours desquels le projet est censé générer un chiffre d’affaires cumulé supérieur à 679 milliards USD. Fondé, apprend-on, sur des hypothèses de marché prudentes, ce modèle économique est également présenté comme porteur de « retombées […] substantielles et diversifiées » pour l’État congolais. Aucune estimation chiffrée n’a toutefois été avancée pour en préciser la portée. 

« Au-delà de l’exploitation minière, MIFOR est conçu comme un projet d’architecture économique nationale reposant sur la transformation progressive d’une ressource minérale stratégique en infrastructures souveraines, puis en recettes durables, et enfin en stabilité macroéconomique et développement territorial équilibré. La mine y joue le rôle d’instrument financier permettant à l’État de créer des actifs structurants de long terme », peut-on lire dans la note publiée à l’occasion.

Du flou à élucider

Sur le papier, le projet semble assez prometteur. Sa capacité de production annuelle maximale projetée à 300 millions de tonnes représente par exemple plus du double de celle de 120 millions de tonnes attendue sur le complexe minier guinéen de Simandou, lancé en novembre 2025 avec le statut de nouveau plus grand projet de minerai de fer au monde. Cette comparaison demeure toutefois fragile à ce stade, tant sur le plan technique qu’au regard du caractère encore largement hypothétique du MIFOR. 

1 parcelle

Le site du gisement de minerai de fer de Simandou, en Guinée

Il faut en effet rappeler que les paramètres présentés jusqu’ici ne sont associés à aucune étude de faisabilité formellement établie. Or, ce type de document constitue une référence incontournable dans l’industrie minière pour démontrer la viabilité économique d’un projet, à partir d’analyses techniques, financières et opérationnelles approfondies. Par ailleurs, l’usage du terme de « ressources » plutôt que celui de « réserves exploitables » pour qualifier le potentiel minéral, ajoute un degré d’incertitude supplémentaire quant à la maturité du projet.

Parallèlement, les modalités de mobilisation du financement nécessaire restent à préciser. On ignore donc si un partenaire sera à terme associé au développement du projet, ou encore le niveau de la contribution financière prévue par l’État congolais. Si la note évoque un intérêt manifesté par des investisseurs internationaux, elle demeure silencieuse sur leur identité. Enfin, l’absence de calendrier communiqué alimente les interrogations quant aux délais de mise en œuvre du projet.

Vers une « structuration progressive »

En attendant des précisions ultérieures, notons que l’État congolais a d’ores et déjà annoncé la mise en place d’une « Commission interministérielle élargie » dédiée au projet MIFOR. Cette instance aura pour mission d’en assurer le pilotage stratégique ainsi que la structuration progressive. Quoi qu’il en soit, la concrétisation de ce nouveau chantier minier pourrait marquer une étape clé pour la RD Congo et son économie, encore largement dominée par les recettes tirées de l’exploitation du cuivre et du cobalt.

Aurel Sèdjro Houenou 

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19 janvier 2026 0 comments
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À la UneAfrique

Yoweri Museveni réélu pour un septième mandat dans un scrutin contesté

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Le président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 71,65 % des voix, selon les résultats provisoires de la commission électorale. Cette réélection, qui lui ouvre un septième mandat, prolonge à plus de quarante ans son règne à la tête du pays.

Son principal adversaire, Bobi Wine (de son vrai nom Robert Kyagulanyi), l’ancien chanteur devenu figure de proue de l’opposition, a recueilli 24,72% des suffrages. Il a immédiatement rejeté les résultats, dénonçant des « fraudes massives » et des violences.

Un scrutin sous tension et restrictions
Le processus électoral a été marqué par des accusations d’irrégularités et un climat de forte répression. Parmi les points les plus controversés :

  • Une coupure nationale d’internet décrétée depuis mardi, justifiée officiellement pour prévenir les violences et la désinformation, mais vivement critiquée par les Nations unies et les observateurs.
  • Des défaillances techniques des machines biométriques de vote dans plusieurs bureaux, ayant nécessité le recours à des registres manuels.
  • Une campagne électorale émaillée d’arrestations de partisans de l’opposition, de perturbations de rassemblements et d’allégations d’intimidation. Bobi Wine affirme avoir lui-même échappé à une intervention policière à son domicile.

L’opposition muselée et des bilans contradictoires
Dans un message publié malgré le blackout internet, Bobi Wine a affirmé que les forces de sécurité le recherchaient et que sa famille était sous surveillance. La police a nié ces allégations mais a confirmé que ses déplacements étaient restreints pour des raisons de sécurité.
L’opposant accuse également les autorités d' »abduction de ses agents » et de « bourrage massif des urnes ». Le bilan des violences liées au scrutin fait également débat : Bobi Wine évoque 21 morts, tandis que les autorités n’en reconnaissent que 7.

Un pays sans alternance depuis l’indépendance
Cette élection s’inscrit dans l’histoire politique d’un pays qui n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1962. Yoweri Museveni, arrivé au pouvoir par les armes, a su assoir son autorité et modifier la constitution pour lever les limites d’âge et de mandat, lui permettant de se représenter indéfiniment.

Face à cette nouvelle victoire contestée, Bobi Wine a appelé à des manifestations pacifiques et à la restauration de l’accès à internet. La communauté internationale, qui avait déjà exprimé ses inquiétudes avant le scrutin, est désormais attendue sur sa réaction face à un processus électoral entaché de nombreuses irrégularités et à la perspective d’une prolongation d’un règne déjà historique.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Le Sénégal triomphe dans la tension et décroche sa deuxième étoile

by admin9775 18 janvier 2026
written by admin9775

Dans un stade marocain en ébullition, les Lions de la Teranga ont offert au Sénégal son deuxième titre de champion d’Afrique, quatre ans après le premier. Victorieux du Maroc (1-0 a.p.) en finale de la Coupe d’Afrique des Nations, ils ont remporté un duel d’une intensité dramatique rare, marqué par un penalty manqué dans les derniers instants du temps réglementaire et un but de légende en prolongation.

Un scénario à suspense jusqu’à l’absurde
La rencontre semblait devoir basculer dans les arrêts de jeu, à la faveur des Lions de l’Atlas. L’arbitre, après une longue consultation de la VAR, a sifflé un penalty contesté pour une faute sur Brahim Diaz.

La décision, perçue comme ultra-sévère par les Sénégalais, a provoqué un tel tollé que l’équipe a brièvement regagné les vestiaires, avant d’être ramenée sur le terrain par son capitaine, Sadio Mané. Sous une pression immense, Brahim Diaz a finalement offert le salut à ses adversaires en ratant complètement sa tentative de panenka (90e+24).

Quelques minutes plus tôt, les Sénégalais croyaient avoir scellé le match par Ismaïla Sarr, mais son but sur corner a été annulé pour une faute d’Abdoulaye Seck sur Achraf Hakimi (90e+2). Il a fallu attendre la prolongation et une fraise magistrale de Pape Gueye, qui a trouvé la lucarne depuis l’entrée de la surface (94e), pour que le Sénégal trouve enfin la faille.

La solidité sénégalaise face au poids de l’enjeu marocain

Privés de leur défenseur central et capitaine Kalidou Koulibaly et du milieu Habib Diarra, suspendus, les champions 2022 ont fait preuve d’une solidité à toute épreuve. Ils ont résisté à la pression d’un Maroc qui portait, en plus du trophée, le fardeau des attentes d’une nation entière. Les investissements colossaux du royaume pour cette CAN à domicile transformaient toute issue autre que la victoire en échec cuisant.

Malgré une amélioration en seconde période et une grosse occasion d’Ayoub El Kaabi (58e), portée par l’entrée en jeu du talentueux Bilal El Khannouss, les Lions de l’Atlas sont restés en retrait, semblant inhibés par l’enjeu. Ils ont dû leur survie avant la pause à deux arrêts exceptionnels de Yassine Bounou sur Pape Gueye (5e) et Ilimane Ndiaye (38e).

Une dynastie sénégalaise confirmée

Avec cette victoire, le Sénégal valide son statut de puissance continentale incontestée. En atteignant une troisième finale en quatre éditions (2022, 2024, 2026) et en en remportant deux, la génération Mané-Gueye-Ndiaye écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du football africain. Elle a su faire preuve d’un mental d’acier pour triompher dans l’antre d’un rival direct, au terme d’un tournoi marqué par les polémiques arbitrales, et sous le regard d’un pays hôte tout entier tendu vers la victoire. La Teranga règne à nouveau sur le continent.

Par Marius Bopenga
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18 janvier 2026 0 comments
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À la UnePolitique

Les FARDC entrent à Uvira sous les acclamations, mais la ville reste sous la menace

by admin9775 18 janvier 2026
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Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les groupes d’autodéfense Wazalendo sont entrés samedi dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, après l’annonce du retrait des rebelles du M23. Ils ont été accueillis par des scènes de liesse populaire, les habitants célébrant dans les rues ce qu’ils perçoivent comme un « retour de la liberté et de la paix ».

Cependant, cette euphorie est rapidement tempérée par des mises en garde sévères des autorités et la persistance d’actes de pillage. Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a alerté la population sur un scénario de déstabilisation préparé par les rebelles avant leur départ.

Une stratégie de chaos dénoncée
Selon les renseignements relayés par le gouverneur, le M23 aurait laissé derrière lui des militaires en civil, armés et infiltrés dans la ville, avec pour mission d’organiser le chaos, des pillages et d’intimider les minorités, notamment les populations banyamulenge qui ont refusé de partir avec la rébellion. « Dans ces conditions, le chaos est tout à fait prévisible », a averti M. Purusi.

Des pillages de biens publics et privés ont effectivement été signalés dans plusieurs quartiers, attribués par des sources locales à des complices du M23. Leur objectif serait de semer le désordre pour ternir l’image de la reprise en main par l’État et justifier un éventuel retour.

Une menace permanente aux abords de la ville
Le gouverneur a également révélé que les rebelles ne s’étaient pas éloignés. Ils se seraient repliés sur les hauteurs avoisinantes, notamment à Kagongo, Katongo, Makobola 1 et 2, positionnés pour braquer leurs armes sur Uvira et pouvoir la réoccuper à tout moment.

Cette analyse est partagée par l’analyste indépendant Muhanya Gaël, pour qui le retrait du M23 est avant tout stratégique. « Il était stratégiquement difficile de gouverner. Tous les tuyaux pour faire vivre les éléments dans la zone sont fermés », a-t-il expliqué, évoquant des problèmes logistiques majeurs, la pression militaire des FARDC et des Wazalendo, ainsi qu’une pression internationale croissante.

Une alerte pour la cohésion communautaire et un appel à la vigilance internationale
Face à ces risques d’infiltrations et de provocations, les responsables communautaires appellent à la retenue et à la cohésion, exhortant la population à ne pas céder aux manœuvres visant à fissurer l’unité entre les communautés.

Parallèlement, la Banyamulenge Mutuality–Ubumwe (BM-U), une organisation de la diaspora basée aux États-Unis, a saisi le président américain Donald Trump dans une lettre datée du 17 janvier. Elle y dénonce une opération de « déportation » forcée des Banyamulenge d’Uvira vers le Rwanda, orchestrée selon elle par Kigali sous prétexte de les protéger des Wazalendo et de l’armée burundaise. L’organisation y voit les prémices d’un « génocide organisé » et demande des mesures urgentes de protection.

Un espoir fragile
Si l’entrée des FARDC est perçue comme une victoire symbolique cruciale, marquant le retour de l’autorité de l’État, la situation reste extrêmement volatile. Les habitants, entre soulagement et profonde prudence, espèrent que cette reprise de contrôle se traduira durablement par la sécurité, la protection des civils et le rétablissement effectif des services publics. La communauté internationale est appelée à rester vigilante face aux risques de détérioration rapide de la situation humanitaire et sécuritaire.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Marie-Rose Kasa-Vubu Kiatazabu, fille du premier président congolais

by admin9775 18 janvier 2026
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La fille du premier président de la République démocratique du Congo, Marie-Rose Kasa-Vubu Kiatazabu, est décédée ce samedi à Kinshasa, à l’âge de 80 ans. Figure discrète mais ancrée dans l’histoire politique du pays, elle était la mère de Carole Kiatazabu Itambo, actuelle ministre provinciale des Hydrocarbures, Entrepreneuriat, Genre, Famille et Enfants.

Selon des sources familiales, le décès serait survenu brutalement à son domicile, suite à une crise subite.

Une vie entre histoire familiale et engagement politique


Deuxième enfant du président Joseph Kasa-Vubu (1960-1965) et de Hortense Ngoma Masunda – elle-même ancienne bourgmestre et fondatrice de l’Organisation Politique des Kasa Vubistes et Alliés (OPIKA) –, Marie-Rose Kasa-Vubu a baigné dès son jeune âge dans l’univers du pouvoir. Elle fut membre du comité central du Mouvement populaire de la révolution (MPR), le parti-État unique sous le régime du maréchal Mobutu Sese Seko.

Une princesse immortalisée par la rumba


Épouse de Paul Henry de Buck Kiatazabu, avec qui elle a eu cinq enfants (Hortense, Christian, Carole, Kiengo et Kiku), elle a été immortalisée dans la culture populaire congolaise par le maître de la rumba Franco Luambo Makiadi. Ce dernier lui a dédié la chanson « Princesse Kiku », un hommage musical qui a popularisé son surnom de « Princesse Kiku du Mayombe », en référence à ses origines et à son aura.

Un chapitre historique qui se referme


Son décès marque la disparition d’un dernier lien direct avec la toute première génération des dirigeants de l’indépendance. Elle incarne, par son parcours familial et son propre engagement, une transition entre l’ère des pères fondateurs, l’époque mobutiste et la RDC contemporaine, représentée aujourd’hui par sa fille, membre du gouvernement provincial.

Ses funérailles et les hommages qui lui seront rendus seront très certainement l’occasion de rappeler la mémoire de Joseph Kasa-Vubu et de revisiter un pan fondateur, mais souvent méconnu, de l’histoire politique congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Interpellation nocturne d’Aubin Minaku, figure clé de l’ancien régime Kabila

by admin9775 18 janvier 2026
written by admin9775

Aubin Minaku Ndjalandjoko, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et ancien président de l’Assemblée nationale, a été interpellé par les Forces de sécurité dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 janvier. L’opération s’est déroulée vers 1 heure du matin à sa résidence privée de Kinshasa, selon des sources proches de sa famille.

Les détails de l’intervention indiquent que des éléments des forces de l’ordre ont d’abord encerclé son domicile avant de procéder à son arrestation et de l’emmener vers une destination non divulguée. À l’heure actuelle, aucune communication officielle des autorités congolaises n’a été faite pour préciser les motifs légaux de cette interpellation.

Cette arrestation s’inscrit dans un contexte politique extrêmement tendu, marqué à la fois par l’escalade des conflits dans l’Est du pays et par une série de poursuites judiciaires visant des personnalités proches de l’ancien président Joseph Kabila, fondateur et autorité morale du PPRD.

Elle fait suite à d’autres mesures récentes prises contre des cadres de ce parti, notamment l’arrestation, il y a peu, d’Emmanuel Ramazani Shadary, son secrétaire permanent. Ces événements interviennent également après la condamnation à mort par contumace de Joseph Kabila par la justice militaire congolaise, dans un dossier lié à des accusations de « soutien présumé » à la rébellion du M23-AFC – des accusations fermement rejetées par l’ancien chef de l’État et son entourage.

L’interpellation d’un haut responsable politique de l’opposition, ancien président de l’Assemblée nationale, soulève des questions sur l’équilibre entre les nécessités de la justice et les tensions politiques pré-électorales. Elle risque d’accentuer les fractures au sein de la classe politique congolaise, dans un climat déjà polarisé par la guerre à l’Est et les préparatifs des futurs scrutins.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

CAN 2025: la troisième place pour le Nigeria vainqueur de l’Égypte aux tirs au but

by admin9775 18 janvier 2026
written by admin9775

Dans un stade acquis à sa cause et presque entièrement hostile à l’Égypte, le Nigeria a remporté la troisième place de la CAN 2025 aux tirs au but après 90 minutes sans but. Les Super eagles peuvent remercier leur gardien Stanley Nwabali et le public de Casablanca.

En attendant la grande finale ce dimanche entre le Maroc et le Sénégal, le choc pour la troisième place a pris son temps avant d’être emballant pendant la série de tirs au but (0-0, 4-2 TAB). Le Nigeria est venu à bout de l’Égypte grâce notamment à son gardien Stanley Nwabali décisif lors des penaltys.

Le Nigeria, sorti par le Maroc en demies, a débuté cette rencontre pour la troisième place avec l’avantage du public. Les gradins de Casa ont plusieurs fois scandé : « Nigeria ! », « Nigeria ! », « Nigeria ! » et plusieurs fois sifflé les Égyptiens avec un traitement spécial pour son sélectionneur Hossam Hassan.

Les Pharaons en ont vu d’autres certainement, mais avec leur (presque) équipe-type, sauf le gardien El Shenawy remplacé par Mohamed Shobeir et l’attaquant Omar Marmoush suppléé par Mostafa Mohamed, ils ont du mal prendre le dessus. En face, les Nigérians se présentaient sans Osimhen, Lookman, Iwobi (sur le banc) et Bassey (suspendu). Dans cette rencontre qu’on espère toujours prolifique car (presque) sans enjeu, il aura fallu attendre pratiquement la demi-heure de jeu pour voir la première occasion réchauffer le frisquet stade Mohamed V de Casablanca. Une tentative de Mohamed Salah qui aurait pu profiter d’un ballon relâché par Nwabali sur une frappe de Trezeguet (27e).

Osimhen réclamé en vain

On avait bien cru à l’ouverture du score lorsque l’attaquant Akor Adams reprend victorieusement de la tête un centre de Chukwueze (37e), mais la VAR sauve les Égyptiens en signalant un coup de coude d’Onuachu sur Fathy au cours de l’action. Alors que le public de Casa n’arrête pas de réclamer la rentrée d’Osimhen, c’est son compère Lookman qui est lancé dès la reprise. Et sur son premier ballon, le joueur de l’Atalanta Bergame croit donner l’avantage aux siens, mais Adams était hors-jeu sur l’action.

Sur un rythme parfois de match amical, les deux équipes n’arrivent pas à se lâcher, ni à se livrer. Mais on sent qu’il y a tout de même du K.O. dans l’air avec les replis moins toniques et les erreurs techniques qui se multiplient. Mais il n’y aura point de but, ni de Victor Osimhen finalement. La place sur le podium se jouera aux tirs au but sans passer par la prolongation comme le stipule le règlement pour le match de la troisième place.

Et le spectacle fut au rendez-vous. Le premier tireur nigérian Dele-Bashiru manque sa tentative. Mais le Nigeria n’a pas le temps de douter : Nwabali arrête les deux premiers tirs égyptiens, ceux de Salah et Marmoush. Les Pharaons ne reviendront jamais. Adams, Simon et finalement Lookman finissent le travail. Malheureux dans cet exercice en demi-finales, le Nigeria prend une petite revanche sur le sort et laisse à l’Égypte la quatrième place, peu convoitée, au pied du podium.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de l’ancien président de l’Assemblée nationale Anzuluni Bembe Isilonyonyi

by admin9775 18 janvier 2026
written by admin9775

L’ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo, Anzuluni Bembe Isilonyonyi, est décédé ce vendredi à Bruxelles, en Belgique, où il suivait des soins médicaux. Il était âgé de 83 ans. L’information a été confirmée à l’Agence Congolaise de Presse (ACP) par une source familiale.

Figure marquante de la vie politique congolaise, particulièrement dans la période de transition après la Conférence nationale souveraine, M. Anzuluni Bembe avait occupé le poste de vice-président du Haut Conseil de la République–Parlement de transition (HCR-PT). Il siégeait alors aux côtés du défunt cardinal Laurent Monsengwo, qui présidait cette institution chargée de conduire le pays vers la démocratie.

Grand notable du Sud-Kivu, dans l’est de la RDC, Anzuluni Bembe était reconnu pour sa profonde connaissance des enjeux complexes de sa région. Bienvenu Bakumanya, directeur général de l’ACP, avec qui il échangeait régulièrement, a salué sa mémoire : « M. Anzuluni Bembe était une bibliothèque, une grande référence sur les questions de l’est congolais. Sa disparition est une perte immense pour le pays. »

Il laisse dans le deuil son fils, Floribert Anzuluni, actuellement ministre de l’Intégration régionale dans le gouvernement de la République.

La disparition d’Anzuluni Bembe Isilonyonyi éteint une voix importante de l’histoire politique contemporaine du Congo, notamment celle des transitions institutionnelles et des débats sur la gouvernance et la stabilité de l’Est du pays.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Lomé accueille une réunion de haut niveau pour consolider le processus de paix dans l’Est de la RDC

by admin9775 17 janvier 2026
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La réunion de haut niveau sur la cohérence et la consolidation du processus de paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo s’est tenue ce samedi à Lomé, au Togo. Convoquée par le président du Conseil togolais et médiateur de l’Union africaine, Faure Gnassingbé, elle a réuni des délégations congolaises, les médiateurs américain et qatari, et des facilitateurs de l’UA.

Contrairement à l’attente de certains observateurs, aucune nouvelle initiative spectaculaire ou accord n’a été annoncé à l’issue des travaux. L’accent a plutôt été mis sur le renforcement structurel et opérationnel de la médiation africaine.

Cinq co-facilitateurs, tous anciens chefs d’État

La décision principale a été de consolider la médiation africaine en la dotant de cinq co-facilitateurs, tous étant d’anciens chefs d’État africains. Leurs noms n’ont pas été immédiatement dévoilés, mais leur mission sera de donner plus de poids et de continuité politique au processus. Des missions sont prévues dans les prochains jours à Kinshasa, Kigali, Kampala et Gitega pour engager des discussions directes avec les parties et « accélérer la mise en œuvre des engagements » pris dans le cadre des différents accords (Doha, Washington).

Un appel à l’action collective et à la solution politique

Dans son discours, le président Gnassingbé a salué l’engagement des parties et appelé à une action collective renforcée. « Plus que jamais, notre action collective doit rester guidée par une conviction forte : seule une solution politique concertée et durable permettra de restaurer la paix », a-t-il déclaré, visant explicitement le bénéfice des populations de la région des Grands Lacs.

La veille, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, avait précisé que la session devait se concentrer sur la consolidation du processus africain unifié, la clarification du rôle du secrétariat conjoint indépendant et l’examen d’une feuille de route pour les douze prochains mois.

L’UA souligne l’urgence d’apaiser les tensions

Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a pour sa part insisté sur l’urgence d’intensifier les actions de l’organisation pour apaiser les tensions entre la RDC et le Rwanda, et plus largement dans toute la sous-région.

Cette réunion de Lomé apparaît ainsi comme une étape de rationalisation et de re-légitimation de la médiation continentale, dans un paysage diplomatique encombré par la multiplication des initiatives. Elle cherche à remettre l’UA au centre du jeu, en lui donnant des relais politiques de haut niveau, mais reporte à plus tard la preuve tangible de son efficacité sur le terrain, où les combats et les violations du cessez-le-feu se poursuivent.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Donald Trump nomme Marco Rubio et Tony Blair à son Conseil de la paix pour Gaza

by admin9775 17 janvier 2026
written by admin9775

Donald Trump a dévoilé vendredi 16 janvier 2026 dans un communiqué une liste de membres du Conseil de la paix pour Gaza, qu’il présidera et auquel siègeront en particulier le chef de la diplomatie Marco Rubio et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

L’émissaire spécial américain Steve Witkoff en fait aussi partie, tout comme le gendre du président américain Jared Kushner ou encore le président de la Banque mondiale Ajay Banga. La liste de sept personnalités – dont 5 Américains – composant ce que la Maison Blanche appelle le « founding executive board » comprend aussi Marc Rowan, un milliardaire patron du fonds d’investissement Apollo Global Management, et Robert Gabriel, un conseiller de Donald Trump.

Chacun d’eux va « superviser un secteur défini, nécessaire à la stabilisation et au succès à long terme de Gaza, ce qui inclut la mise en place de structures de gouvernement, les relations régionales, la reconstruction, l’attractivité pour les investissements, le financement à grande échelle et la mobilisation de capital », selon le communiqué.

La Maison Blanche ajoute que le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, que l’on savait destiné à un rôle important, sera Haut-représentant pour Gaza. À 53 ans, ce diplomate a une solide expertise : ancien ministre des Affaires étrangères, il a aussi été envoyé de l’ONU pour la paix au Moyen-Orient de 2015 à 2020. Le général américain Jasper Jeffers dirigera la Force internationale de stabilisation dans le territoire palestinien.

Supervision du comité palestinien de technocrates

Ce conseil aura pour mission de superviser un comité palestinien temporaire et apolitique composé de 15 technocrates. Ali Shaath, un ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire, a été choisi pour diriger ce comité transitoire d’experts et aura la lourde tâche de piloter la première étape de la reconstruction du territoire palestinien en ruines. « Ces dirigeants palestiniens sont fermement engagés en faveur d’un avenir PACIFIQUE ! », a assuré Donald Trump dans un message précédent.

La phase deux du plan américain visant à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza est entrée en vigueur mercredi. Elle doit mener à « la reconstruction » du territoire palestinien, selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Cette phase prévoit également le désarmement du Hamas, le retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza et le déploiement de la force internationale de stabilisation, selon les termes du plan Trump, endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU en novembre.

RFI

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