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À la Une

À la UneMonde

Guerre en Ukraine: Donald Trump donne «10 à 12 jours» à Vladimir Poutine pour mettre fin au conflit

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

Lundi 28 juillet, à l’occasion d’une rencontre en Écosse avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, le président américain Donald Trump a haussé le ton contre son homologue russe Vladimir Poutine. Il lui aurait donné « 10 à 12 jours » pour mettre fin au conflit en Ukraine, faute de quoi, il envisagerait des sanctions économiques « secondaires » sur l’achat de produits russes, tels que les hydrocarbures.

Le président américain Donald Trump a accru lundi 28 juillet la pression sur la Russie pour trouver un accord de cessez-le-feu en Ukraine. « Je suis déçu par le président Poutine », a-t-il déclaré lors de sa visite en écosse auprès du premier ministre Keir Starmer. Le 14 juillet, Donald Trump avait menacé d’imposer dans 50 jours des « droits de douane très sévères » à l’encontre de la Russie si Washington et Moscou ne parvenaient pas à un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine.

Une échéance qu’il a donc revue. À Vladimir Poutine, il a fixé « une nouvelle date limite d’environ 10 ou 12 jours à partir d’aujourd’hui ». « Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès réalisé », a déploré le républicain.

« Sanctions secondaires »

Le président américain dit envisager des sanctions « secondaires », c’est-à-dire touchant les pays qui achètent des produits russes, par exemple des hydrocarbures, afin d’assécher les revenus de Moscou.  Auparavant, il avait déjà menacé de frapper de 100% de surtaxes indirectes les pays achetant des produits russes. En cas d’application de telles sanctions, les exportations de pétrole russe pourraient être directement touchées. À 16 h 30, heure de Paris, le prix du baril avait déjà flambé et prenait 2,15% à 69,91 dollars.

Une déclaration qui intervient dans un contexte plus large de négociations. Dimanche 27 juillet, le président américain Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont trouvé un accord commercial. L’accord établit un tarif de 15% sur les produits européens importés aux États-Unis – bien en deçà des 30 % initialement menacés par l’administration Trump. En échange, l’Union européenne s’est engagée à investir massivement dans l’économie américaine : 750 milliards de dollars sur trois ans, soit 250 milliards par an. Pour l’Union européenne, cela permettra de remplacer les importations de gaz russe et d’éviter de financer ainsi la guerre lancée par le Kremlin en Ukraine. 

« Nous pensions avoir réglé cette question »

Tandis que le Kremlin n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat, Kiev a de son côté salué son message de « fermeté ». Une attitude qui a eu le don de froisser le président américain, qui a, dans la foulée, exprimé son agacement envers son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, n’ayant pas toujours donné suite à ses propos fermes contre Vladimir Poutine, invoquant la « bonne relation » qu’il dit avoir entretenue avec le dirigeant russe par le passé.

« Nous pensions avoir réglé cette question à plusieurs reprises, puis le président Poutine se met à lancer des roquettes sur des villes comme Kiev et tue beaucoup de gens dans des maisons de retraite ou ailleurs », a déclaré Donald Trump. « Et je dis que ce n’est pas la bonne façon de procéder ».

Depuis plus de trois ans, le pays est confronté à des attaques répétées de la part du Kremlin. Cette nuit encore, au moins huit civils – dont une fillette de deux ans – ont été blessés dans une attaque à l’ouest du pays.  

RFI

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À la UneSociété

François Beya de nouveau sous les feux de la justice congolaise

by admin9775 28 juillet 2025
written by admin9775

Trois années se sont écoulées depuis l’arrestation fracassante de François Beya, l’ancien conseiller en sécurité du président Tshisekedi. Aujourd’hui, son procès pour complot et outrage au chef de l’État relance le débat sur les luttes d’influence au sein du pouvoir congolais. Le parquet a requis une peine d’un an de prison ferme contre celui qu’on surnommait « Monsieur Sécurité ».

Cette affaire judiciaire ne concerne pas uniquement Beya. Cinq autres hauts gradés des services de sécurité et de l’armée sont impliqués, dont certains ont pris la fuite comme le brigadier Tonton Twadi Sekele. Les charges retenues contre eux sont particulièrement graves : complot contre les institutions, atteinte à l’autorité présidentielle et incitation à la rébellion militaire.

Un symbole des fractures sécuritaires

L’arrestation mouvementée de Beya en février 2022 avait déjà exposé au grand jour les divisions au sein de l’appareil d’État. Après des conditions d’interpellation controversées et une hospitalisation sous haute tension, l’ancien conseiller avait finalement trouvé refuge en Belgique.

Son éviction brutale du cercle présidentiel avait alors soulevé de nombreuses questions sur les recompositions en cours dans les services de renseignement et les forces armées. Aujourd’hui encore, ce procès met en lumière les fragilités persistantes du système sécuritaire congolais.

Un enjeu politique crucial

Alors que la RDC se prépare à de nouvelles échéances électorales, ce dossier prend une dimension particulière. Les observateurs y voient un test pour la justice congolaise, tiraillée entre indépendance et réalités politiques.

Le verdict attendu dans cette affaire pourrait envoyer un signal fort quant à l’équilibre des pouvoirs entre civils et militaires. Il devrait également révéler la marge de manœuvre réelle des institutions judiciaires face aux enjeux de haute politique.

Plus qu’un simple procès, cette affaire constitue un révélateur des dynamiques de pouvoir à Kinshasa. Son issue pourrait influencer durablement les rapports de force à l’approche de la fin du mandat présidentiel actuel.

Perspectives

Les prochaines semaines seront déterminantes. Le jugement rendu dans cette affaire sera analysé à la loupe, non seulement pour son impact immédiat, mais aussi pour ce qu’il dira des évolutions en cours dans les arcanes du pouvoir congolais.

Entre règlements de comptes et volonté d’assainissement, ce procès cristallise les défis auxquels fait face la RDC dans la construction d’un État de droit. Une affaire à suivre de près, alors que le pays navigue dans des eaux politiques toujours aussi tumultueuses.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneMonde

La Thaïlande et le Cambodge conviennent d’un cessez-le-feu «inconditionnel»

by admin9775 28 juillet 2025
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La Thaïlande et le Cambodge ont convenu d’un cessez-le-feu « inconditionnel » à partir de lundi minuit, a annoncé le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim à l’issue de pourparlers en Malaisie.

Les dirigeants thaïlandais et cambodgiens ont convenu, lundi 28 juillet, d’un cessez-le-feu « immédiat et inconditionnel » pour mettre fin aux affrontements meurtriers survenus ces derniers jours à leur frontière commune. L’annonce a été faite par le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim à l’issue de pourparlers tenus en Malaisie, pays actuellement à la tête de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean).

Ce cessez-le-feu entrera en vigueur « à compter de minuit ce soir ». « C’est définitif, a-t-il déclaré aux côtés des Premiers ministres cambodgien et thaïlandais. C’est un premier pas vital vers la désescalade et le rétablissement de la paix et de la sécurité. »

Les tensions entre les deux voisins d’Asie du Sud-Est avaient brusquement resurgi fin mai, après la mort d’un soldat cambodgien lors d’un échange de tirs à la frontière. Depuis, les deux armées avaient massivement renforcé leur présence dans la zone, aggravant une crise déjà tendue, notamment pour la fragile coalition gouvernementale thaïlandaise.

Un « retour à la normale »

Les hostilités ont repris jeudi dernier, devenant en seulement quatre jours la flambée de violence la plus grave entre les deux pays depuis treize ans. Les affrontements ont tué au moins 36 personnes et entraîné l’évacuation de plus de 200 000 personnes vivant près de la frontière. Chaque camp a accusé l’autre d’avoir déclenché les affrontements.

« Aujourd’hui, nous avons eu une très bonne réunion et d’excellents résultats […] qui nous permettent d’espérer mettre immédiatement un terme aux combats, a déclaré le Premier ministre cambodgien Hun Manet. Nous espérons que les solutions que le Premier ministre Anwar vient d’annoncer poseront les conditions nécessaires à la poursuite de nos discussions bilatérales, au retour à la normale des relations et serviront de base à une future désescalade des tensions. »

Le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, a de son côté affirmé que son pays avait accepté un cessez-le-feu qui serait appliqué « de bonne foi » par les deux parties.

RFI

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À la UneSociété

Examen d’État 2025 en RDC : Plus d’un Million de Finalistes débutent les épreuves

by admin9775 28 juillet 2025
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Les épreuves de la session ordinaire de l’Examen d’État en République démocratique du Congo (RDC) ont officiellement débuté ce lundi 28 juillet sur toute l’étendue du territoire national. La cérémonie de lancement a été présidée par la Ministre de l’Éducation Nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raissa Malu, au Collège Don Bosco de Masina, dans la province éducationnelle de Kinshasa-Tshangu.

Une Participation Massive

Cette année, 1.079.341 finalistes sont inscrits pour affronter ces épreuves réparties dans 3.165 centres de passation à travers le pays. L’examen se déroule également dans 13 centres à l’étranger, situés en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie, permettant ainsi aux élèves congolais résidant hors du pays de passer leur examen dans des conditions similaires.

Un Moment Solennel et Symbolique

Avant le discours officiel de la ministre, tous les candidats ont récité le serment du citoyen, s’engageant à servir la nation avec fidélité et à promouvoir l’unité nationale. Dans son allocution, Raissa Malu a encouragé les finalistes à aborder ces épreuves avec calme, confiance et sérénité.

« Vous incarnez l’espoir d’un Congo nouveau, debout, compétent et solidaire. Votre engagement jusqu’à cette étape est une victoire. Ce que vous accomplirez dans les prochains jours comptera pour vous, vos familles et pour la nation. L’Examen d’État n’est pas seulement une évaluation, mais aussi une épreuve civique », a-t-elle déclaré.

Pour marquer l’ouverture officielle des épreuves, la ministre a procédé à l’ouverture des malles contenant les sujets et à leur distribution aux candidats, un geste symbolique soulignant la transparence et l’importance de cet examen national.

Des Candidats aux Profils Variés

Parmi les candidats présents au Collège Don Bosco de Masina, deux profils ont particulièrement retenu l’attention :

  • Muakashala Scholas, le candidat le plus âgé, né le 4 août 1958 (67 ans).
  • Wendi Précieuse, la plus jeune candidate, née le 1er avril 2009 (16 ans).

Cette diversité d’âges illustre l’importance de l’éducation pour tous, quel que soit le parcours de vie.

Déroulement et Clôture

Les épreuves, qui ont commencé ce lundi 28 juillet, s’achèveront jeudi 31 juillet 2025. Pendant ces quatre jours, les finalistes seront évalués sur différentes disciplines en fonction de leurs options d’études.

Cet examen représente un tournant décisif pour des centaines de milliers de jeunes Congolais, ouvrant la voie vers l’enseignement supérieur ou l’insertion professionnelle. Le gouvernement, à travers le ministère de l’Éducation nationale, a réaffirmé son engagement à garantir des conditions équitables et transparentes pour tous les participants.

Bonne chance à tous les finalistes !

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneSociété

La RDC lance la 58e session de l’Examen d’État avec des innovations majeures et une participation record

by admin9775 28 juillet 2025
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À la veille du démarrage de la 58e session ordinaire de l’Examen d’État (EXETAT), prévue ce lundi 28 juillet 2025, le Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté a dévoilé les préparatifs finaux de cette édition marquée par des avancées technologiques et une participation historique.

3.165 centres de passation, dont 13 à l’étranger

Cette année, 3.165 centres d’examen ont été alignés à travers le pays, avec une particularité : 13 centres sont situés à l’étranger, notamment en Angola, en Ouganda, au Rwanda, au Burundi et en Tanzanie. Cette mesure vise à faciliter la participation des élèves congolais résidant hors des frontières nationales.

La ministre Raïssa Malu a salué cet accomplissement lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche 27 juillet à Kinshasa, malgré les défis sécuritaires persistants dans certaines régions, comme le Nord-Est et le territoire de Kwamouth (Mai-Ndombe).

« Malgré les défis passés et l’insécurité persistante, notre détermination à garantir l’accès à l’éducation reste inébranlable. Grâce à la résilience de notre peuple et à l’engagement de l’Inspection Générale, nous avons pu organiser cette session dans des conditions acceptables », a-t-elle déclaré.

Une session sous le signe de l’innovation technologique

Soucieuse de renforcer la transparence et la crédibilité du système éducatif congolais, la ministre a mis en avant plusieurs innovations majeures pour cette édition :

  • Numérisation des inscriptions pour réduire les fraudes.
  • Décentralisation de la correction des épreuves.
  • Diplômes infalsifiables grâce à la technologie blockchain.
  • Utilisation de l’intelligence artificielle via l’outil S-Note Manager pour optimiser la gestion des notes.

« Ma priorité est d’assurer l’équité pour chaque élève et de crédibiliser notre système éducatif, tant à l’échelle nationale qu’internationale. Nous opérons une véritable transformation numérique de l’Examen d’État en RDC », a-t-elle souligné.

Participation record et progrès en matière de parité

La session 2025 enregistre une hausse significative du nombre de candidats, avec 117.054 inscrits supplémentaires par rapport à 2024, soit une progression de 12,1 %. Parmi eux, on compte 57.156 filles de plus, ce qui représente une augmentation de 14 % de la participation féminine.

Les provinces les plus représentées sont :

  1. Haut-Katanga : 94.670 candidats
  2. Kinshasa-Lukunga : 43.327 candidats
  3. Kinshasa-Tshangu : 41.956 candidats

La parité filles-garçons s’améliore également, avec l’Ituri en tête (51,7 % de filles), suivi de Kinshasa-Mont Amba et Kinshasa-Lukunga (51,5 % chacune).

Des réformes promises pour l’avenir

En clôture, la ministre a annoncé un renforcement des réformes pour l’année scolaire 2025-2026, avec un accent sur :

  • L’amélioration de la qualité de l’enseignement.
  • L’actualisation des programmes scolaires.
  • L’adoption de méthodes pédagogiques innovantes.

« Nous bâtissons un système éducatif plus solide et plus crédible, à la hauteur des ambitions de notre jeunesse », a-t-elle conclu.

Avec ces avancées, cette 58e session de l’EXETAT s’annonce comme une étape clé dans la modernisation de l’éducation en RDC, malgré les défis logistiques et sécuritaires.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneProvince

Massacre en Ituri : 45 civils tués dans une double attaque des ADF

by admin9775 27 juillet 2025
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La province de l’Ituri a été le théâtre d’une nouvelle vague de violence dans la nuit du 26 au 27 juillet 2025. Selon des sources locales, des combattants présumés des Forces Démocratiques Alliées (ADF) ont mené une double attaque sanglante dans les localités de Komanda et Machongani, situées dans le territoire d’Irumu, faisant au moins 45 victimes civiles.

Déroulement des attaques

Christophe Munyanderu, coordonnateur de la Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH) à Irumu, a rapporté que les assaillants ont frappé en deux phases distinctes. À Komanda, plus de 40 fidèles catholiques ont été massacrés alors qu’ils participaient à une réunion de prière nocturne organisée par la Croisade Eucharistique. Quelques heures auparavant, les mêmes assaillants avaient tué 4 civils à Machongani et incendié plusieurs habitations.

« Les attaquants ont fait preuve d’une brutalité inqualifiable, ouvrant le feu à bout portant sur des civils désarmés en pleine séance de prière », a dénoncé Munyanderu, visiblement bouleversé par la barbarie des faits.

Conséquences humanitaires

Le bilan provisoire pourrait encore s’alourdir selon des sources médicales locales. Face à cette nouvelle flambée de violence, des centaines d’habitants ont pris la fuite vers des zones supposées plus sûres, ajoutant ainsi au nombre déjà important de déplacés dans la région.

Appel à l’action

La CRDH a lancé un appel pressant aux autorités militaires pour une réaction immédiate et efficace. « Il est impératif que les FARDC lancent des opérations ciblées contre les bases des ADF. Ces massacres à répétition démontrent l’urgence d’adopter une stratégie sécuritaire plus robuste », a insisté le responsable des droits humains.

Contexte sécuritaire préoccupant

Ces attaques surviennent dans un contexte particulièrement tendu en Ituri, où les ADF semblent profiter du redéploiement des forces armées vers le Nord-Kivu voisin pour intensifier leurs activités. La situation est d’autant plus alarmante que l’état de siège en vigueur depuis 2021 n’a pas réussi à endiguer l’activité des groupes armés, tandis que la MONUSCO poursuit son retrait progressif de la région.

Réactions attendues

Tous les regards se tournent désormais vers les autorités congolaises et la communauté internationale, dont la réaction à cette nouvelle tragédie sera scrutée avec attention. Ce drame intervient alors que le gouvernement avait récemment promis « l’éradication totale » des groupes armés dans l’Est du pays.

Comme le souligne un observateur humanitaire sur place : « Ce massacre rappelle cruellement que derrière les enjeux géopolitiques complexes de l’Est congolais, ce sont toujours des civils innocents qui paient le prix du sang. » Une réalité amère qui continue de hanter cette région meurtrie par des décennies de conflits.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneSociété

La RDC durcit les contrôles frontaliers : des milliers de Congolais de l’Est bloqués à l’étranger

by admin9775 27 juillet 2025
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Une mesure restrictive imposée par les autorités congolaises crée une crise humanitaire inédite pour les ressortissants de l’Est de la RDC. Depuis plusieurs jours, les pays membres de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et les compagnies aériennes appliquent une directive exigeant que les voyageurs en provenance des provinces du Nord et Sud-Kivu présentent exclusivement un passeport valide, rejetant les documents habituellement reconnus comme les cartes CEPGL (Communauté Economique des Pays des Grands Lacs) et les Tenant-Lieu de Passeport.

Une situation dramatique pour les voyageurs bloqués

À l’aéroport international d’Addis-Abeba, en Éthiopie, des dizaines de Congolais en transit – majoritairement originaires de Goma et Bukavu – se retrouvent coincés, incapables de poursuivre leur voyage. Parmi eux, des étudiants, des hommes d’affaires et des familles entières, certains depuis plus de 48 heures, dorment dans les terminaux aéroportuaires sans assistance consulaire.

* »On ne nous demande même pas si notre document a été délivré par l’AFC/M23 ou par le gouvernement. Dès qu’on voit que nous venons de l’Est, on nous refuse l’embarquement »*, témoigne un voyageur bloqué, sous couvert d’anonymat.

Un passeport hors de portée pour la majorité

Le problème majeur réside dans l’accès limité aux passeports. Actuellement, les demandes ne peuvent être traitées qu’à Kinshasa, une procédure longue, coûteuse et quasi impossible pour les habitants des zones sous contrôle rebelle ou en situation de déplacement forcé.

« Comment voulez-vous que les déplacés de guerre, ceux qui vivent sous occupation ou dans des camps, aillent à Kinshasa pour un passeport ? C’est une mesure qui pénalise toute une population déjà vulnérable », dénonce une ONG locale.

Contradiction avec l’accord de Doha

Cette décision contredit directement l’esprit de la Déclaration de principes de Doha, signée le 19 juillet 2025, qui prévoyait explicitement l’amélioration des conditions de vie des Congolais, notamment en facilitant la libre circulation.

« Alors que l’accord parle de réconciliation et de normalisation, cette mesure isole encore plus les populations de l’Est et aggrave leur précarité », analyse un expert en résolution de conflits.

Kinshasa justifie des raisons sécuritaires

Les autorités congolaises invoquent la nécessité de lutter contre l’infiltration de combattants rebelles et de prévenir les fraudes documentaires. Cependant, l’absence de distinction entre les documents délivrés par l’administration légitime et ceux émis par les groupes armés suscite des critiques.

« Si le but est d’éviter les faux papiers, pourquoi ne pas mettre en place des vérifications plutôt que d’imposer une mesure aussi brutale ? », interroge un défenseur des droits humains.

Conséquences humanitaires et économiques

  • Blocage des échanges transfrontaliers, vitaux pour l’économie locale
  • Difficultés accrues pour les déplacés cherchant refuge ou assistance
  • Risque de tensions communautaires face à cette stigmatisation régionale

Appels à une solution urgente

Plusieurs organisations, dont la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) et des partenaires internationaux, demandent :

  1. La réouverture des centres d’établissement de passeports dans l’Est
  2. Une clarification des règles de voyage pour éviter les abus
  3. Une coordination avec l’EAC pour des mesures plus proportionnées

À suivre : La réaction officielle du gouvernement congolais et des médiateurs de l’accord de Doha face à cette crise qui mine la confiance dans le processus de paix.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la Une

Thaïlande-Cambodge: les combats continuent malgré l’appel à un cessez-le-feu de Donald Trump

by admin9775 27 juillet 2025
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Alors que les affrontements à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge entrent dans leur quatrième jour, faisant au moins 33 morts et près de 200 000 déplacés, le président américain Donald Trump a appelé les deux dirigeants à un cessez-le-feu. Une médiation saluée, mais encore sans effet, alors que les échanges d’artillerie se poursuivent ce dimanche 27 juillet.

Les appels au cessez-le-feu lancés par Washington sont restés lettre morte. Les combats se poursuivent à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, malgré l’accord de principe des deux parties pour une rencontre obtenu par Donald Trump lors d’échanges téléphoniques. 

« C’est une bonne nouvelle pour les soldats et le peuple des deux pays », s’était pourtant félicité le Premier ministre cambodgien Hun Manet. Mais ce dimanche matin, l’artillerie lourde a encore résonné, notamment dans la province thaïlandaise de Surin. Plusieurs photos diffusées par les médias locaux montrent des habitations civiles endommagées par des tirs d’obus, rapporte notre correspondant à Bangkok Valentin Cebron.

Promesses de dialogue

La veille, Donald Trump s’était positionné en médiateur : il a menacé samedi 26 juillet de suspendre les négociations sur les tarifs douaniers en cours avec les deux pays, en mauvaise posture économique, si les violences ne cessaient pas. Toute reprise des négociations douanières « semble inappropriée tant que les combats n’auront pas cessé », a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.

Côté thaïlandais, le gouvernement dit « accepter en principe un cessez-le-feu », tout en exigeant « une intention sincère du côté cambodgien ». Bangkok continue de plaider pour un dialogue bilatéral avec le Cambodge afin de trouver une issue au conflit. Phnom Penh, de son côté, réclame « un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ».

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Accusations respectives

Seulement, les accusations mutuelles persistent. Le ministère cambodgien de la Défense a accusé l’armée thaïlandaise d’avoir lancé des « actes d’agression délibérés et coordonnés » samedi à l’aube contre deux temples contestés au nord-ouest. Selon une porte-parole du ministère, son voisin use de «mensonges et faux prétextes » pour justifier l’«invasion illégale » du territoire khmer. La Thaïlande dénonce pour sa part des tirs cambodgiens visant des maisons de civils dans la province de Surin et accuse l’autre camp de violer le droit humanitaire.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est dit quant à lui prêt à « contribuer à tout effort visant à un règlement pacifique du conflit ». Il exhorte les deux parties à conclure « immédiatement »un cessez-le-feu et à « régler tout différend par le dialogue ».

Le bilan humain dépasse désormais celui du dernier conflit frontalier majeur entre les deux pays, entre 2008 et 2011. Le Cambodge fait état de 13 morts, dont cinq militaires. La Thaïlande annonce 20 morts, dont sept soldats.

Plus de 138 000 Thaïlandais et 80 000 Cambodgiens ont fui les zones frontalières. Les combats se sont étendus sur plusieurs fronts, parfois distants de plusieurs centaines de kilomètres, depuis la province thaïlandaise de Trat jusqu’au nord-ouest du Cambodge, autour de temples disputés depuis l’époque coloniale.

RFI

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À la UneMusique & Culture

Christian Mukuna, artiste gospel, miraculé d’un grave accident à Kinshasa

by admin9775 27 juillet 2025
written by admin9775

Le célèbre chanteur gospel Christian Mukuna, figure emblématique du label Maajabu, a miraculeusement survécu à un violent accident de circulation survenu dans la nuit du vendredi 25 juillet dans la capitale congolaise.

Les images du véhicule accidenté, gravement endommagé, avaient initialement suscité l’émoi parmi ses fans. Rapidement, l’entourage de l’artiste a tenu à rassurer le public, confirmant que le chanteur était sorti indemne de ce choc spectaculaire.

Bien que les circonstances précises de l’accident restent à éclaircir, Christian Mukuna a personnellement pris la parole pour calmer les inquiétudes. Dans un message poignant publié sur sa page Facebook, il a témoigné de sa profonde reconnaissance : « Bonjour la famille. Je tenais à vous rassurer : je vais bien par la grâce divine. Cet accident aurait pu être fatal, mais Dieu m’a protégé. Merci pour vos prières. Psaume 91:7 – ‘Mille tomberont à ton côté… toi, tu ne seras pas atteint’. »

Artiste au talent incontestable, Christian Mukuna s’est imposé comme une voix majeure de la musique gospel congolaise. Ses compositions inspirées, qu’il s’agisse de puissants cantiques de louange ou de touchantes mélodies d’adoration, lui ont valu une audience fidèle et grandissante.

Son agenda musical témoigne de cette popularité croissante. Très demandé pour les grands événements gospel, il est désormais une présence quasi incontournable des scènes musicales chrétiennes. Les fans pourront d’ailleurs le retrouver le 21 septembre prochain à l’Athénée de la Gombe, où il promet une performance mémorable pour tous les amateurs de musique spirituelle.

Cet accident, qui aurait pu tourner au drame, apparaît finalement comme un témoignage supplémentaire de la foi qui anime ce talentueux artiste, renforçant encore le lien particulier qu’il entretient avec son public.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

CAN féminine 2025: le Nigeria renverse le Maroc et remporte le dixième titre de son histoire

by admin9775 27 juillet 2025
written by admin9775

Les Super Falcons ont assumé leur statut de grand favori et battu le Maroc (2-3), malgré un stade olympique de Rabat acquis aux Lionnes de l’Atlas. Au terme d’un match riche en rebondissements, le Nigeria remporte sa dixième CAN et prive le Maroc d’un premier sacre historique.

Les Super Falcons sont une nouvelle fois sur le toit de l’Afrique. Éliminées en demi-finale en 2022 par le Maroc, les Nigérianes prennent aujourd’hui leur revanche, et prouvent qu’elles ne perdent jamais en finale de CAN (10 victoires en 10 finales jouées).

Et c’était pourtant loin d’être gagné. Menées 2-0, ces dernières ont dû faire preuve d’une incroyable résilience pour reprendre le dessus sur leur adversaire.

Dès l’entame du match, les Marocaines ont jeté toutes leurs forces dans la bataille. Ces Lionnes-là n’avaient plus rien à voir avec l’équipe qui avait souffert en demi-finale contre le Ghana, et qui avait arraché la qualification dans la souffrance aux tirs au buts (1-1 ; tab : 4-2). Pressing intense, jeu de transition efficace… Le Maroc s’est montré plus dangereux, et a été récompensé par un but de sa capitaine historique Ghizlane Chebbak (13′), son cinquième de la compétition. Très vite, à la 24e minute de jeu, l’attaquante marocaine Sanaa Mssoudy double la mise devant un public déchainé, qui se voit déjà célébrer un premier sacre. Le Nigeria ne s’est cependant pas fait étouffer par son adversaire du jour. Les Super Falcons ont même réussi à garder le pied sur le ballon, mais n’en ont rien fait de dangereux en première mi-temps.

Une inversion des forces à la mi-temps

Lors de la seconde mi-temps, les joueuses du Nigeria ont affiché un tout autre visage, menées par une Esther Okoronkwo des grands jours, qui a inscrit un premier but à la 64e minute de jeu sur penalty après une main dans la surface. Le Nigeria a continué à se montrer plus dangereux, et a fini par recoller au score à la 71e minute grâce à un but de Folashade Ijamilusi, bien servie par Okoronkwo.

Alors que le Maroc pensait reprendre l’avantage grâce à une main dans la surface nigériane et un penalty accordé, l’arbitrage vidéo est intervenu pour annuler la décision. Le mental et l’énergie semblaient alors avoir quitté les Lionnes, qui ont concédé un troisième but dans la foulée (88′), inscrit par Jennifer Echegini, joueuse du Paris Saint-Germain. Le coup de sifflet final a alors retenti, devant un stade olympique de Rabat devenu presque muet.

Pour le Maroc, ce match est un nouvel échec aux portes du titre après la défaite en finale de la CAN en 2022 contre l’Afrique du Sud. Et pour le Nigéria, c’est un dixième sacre historique, qui confirme une fois encore sa domination sur le football africain.

RFI

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27 juillet 2025 0 comments
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