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À la Une

À la UneProvince

L’armée congolaise dénonce une nouvelle offensive rebelle dans l’est du pays

by admin9775 5 mai 2025
written by admin9775

Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont confirmé ce dimanche 4 mai 2025 la prise de la localité de Lunyasenge par des groupes rebelles dans la province du Nord-Kivu. Selon le commandement militaire, cette attaque a été menée conjointement par le mouvement du M23 et des éléments de l’armée rwandaise (RDF).

Cette offensive, survenue le 2 mai dernier, intervient en pleine période de négociations de paix. Le colonel MaK Hazukay Mongwa, porte-parole militaire, a qualifié cette action de violation flagrante du cessez-le-feu en vigueur dans le cadre des pourparlers de Doha et Washington.

Dans un communiqué officiel, les FARDC ont averti qu’elles se réservaient le droit de riposter militairement si ces provocations persistaient. Les autorités militaires n’ont pas exclu une intensification des opérations pour reprendre le contrôle des zones perdues.

La région du Nord-Kivu connaît une recrudescence des violences depuis plusieurs mois. Plusieurs localités stratégiques sont tombées aux mains des rebelles, provoquant des déplacements massifs de population et aggravant la crise humanitaire.

Les organisations de la société civile locale s’inquiètent particulièrement des conséquences de cette nouvelle avancée rebelle sur la stabilité de la région de Beni. Elles appellent à une réaction urgente des autorités pour protéger les civils.

Cette escalade militaire survient alors que des efforts diplomatiques étaient en cours pour trouver une solution pacifique au conflit. Les observateurs craignent que cette nouvelle provocation ne compromette définitivement le processus de paix.

Les FARDC affirment leur détermination à défendre l’intégrité territoriale du pays. Les prochains jours seront cruciaux pour évaluer la réponse militaire congolaise et son impact sur l’équilibre des forces dans la région.

Aucun bilan précis des combats n’a été communiqué pour l’instant. La communauté internationale suit avec attention l’évolution de cette crise qui menace la stabilité de toute la région des Grands Lacs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

Bakole et Ajagba se neutralisent : verdict nul après 10 rounds de haute intensité

by admin9775 4 mai 2025
written by admin9775

Dans une soirée de boxe riche en émotions, Martin Bakole et Efe Ajagba ont offert un véritable régal aux amateurs de sports de combat. Les deux poids lourds se sont affrontés pendant dix rounds dans un duel acharné, où chacun a démontré sa puissance, sa technique et sa résistance. Au terme d’un combat serré, les juges ont rendu une décision unanime : match nul, reflétant l’extrême équilibre entre les deux boxeurs.

Un duel de titans dès le premier gong

Dès les premières secondes, Bakole (RDC) a tenté d’imposer son gabarit et sa puissance, cherchant à dominer les échanges avec des coups lourds. Mais Ajagba (Nigéria), réputé pour sa précision et sa vitesse de frappe, a su répondre avec des contres efficaces, ne laissant aucun répit à son adversaire.

Les rounds se sont enchaînés dans un rythme soutenu, avec des phases d’attaque et de défense bien maîtrisées de part et d’autre. Bakole a multiplié les assauts au corps-à-corps, tandis qu’Ajagba a brillé par ses enchaînements rapides et ses déplacements astucieux.

Un verdict équitable après 10 rounds intenses

Malgré les efforts des deux hommes pour marquer la différence, aucun n’a réussi à prendre un avantage décisif. Les juges, après délibération, ont conclu à un match nul, reconnaissant ainsi la parfaite égalité entre les deux combattants.

Ce résultat laisse planer l’idée d’une revanche, tant le spectacle offert était de haute volée. Les deux boxeurs ont d’ailleurs exprimé leur respect mutuel à l’issue du combat, tout en laissant entendre qu’ils seraient prêts à se retrouver dans le ring pour un nouveau chapitre.

Et maintenant ?

Avec ce résultat, Bakole et Ajagba conservent leur statut de prétendants sérieux dans la catégorie des poids lourds. Les observateurs s’attendent désormais à ce que les deux hommes enchaînent avec d’autres défis de haut niveau, voire à une seconde confrontation pour départager enfin ces deux guerriers.

Une chose est sûre : ce combat restera dans les mémoires comme un modèle d’intensité et de fair-play, confirmant que le continent africain regorge de talents capables de briller au plus haut niveau.

Des statistiques qui confirment l’égalité

L’analyse post-combat révèle des chiffres éloquents :

  • Bakole a connecté 156 coups sur 498 lancés (31%)
  • Ajagba a réussi 148 touches sur 452 tentatives (33%)
  • Les deux hommes ont alterné les rounds serrés, aucun ne parvenant à prendre un avantage décisif

Ces données objectives corroborent le verdict des juges, qui ont tous trois inscrit 95-95 sur leur feuille de marque.

Réactions post-combat

« Je pense avoir fait le travail nécessaire pour l’emporter, mais le verdict est ce qu’il est », a déclaré Bakole à l’issue du combat. « Ajagba est un guerrier, je serais prêt à le retrouver. »

Son adversaire a fait écho à ces sentiments : « C’était un dur combat contre un adversaire de qualité. Peut-être qu’une revanche nous permettrait de prouver qui est le meilleur. »

Perspectives d’avenir

Ce résultat maintient les deux boxeurs dans le haut du classement des poids lourds. Plusieurs scénarios se dessinent :

  • Une revanche directe pour départager les deux hommes
  • Des confrontations contre d’autres prétendants du top 10
  • Une possible opportunité de titre mondial pour le vainqueur d’un éventuel second duel

Les promoteurs ont déjà exprimé leur intérêt pour une nouvelle édition de ce choc africain, qui a démontré toute la vitalité de la boxe poids lourds du continent.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

 L’article 8 de la loi sur les anciens présidents en RDC viole la Constitution selon Eugène Diomi Ndongala

by admin9775 4 mai 2025
written by admin9775

Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie chrétienne, a récemment exprimé de vives critiques concernant l’article 8 de la loi n°18/021 du 26 juillet 2018. Lors d’un entretien accordé le 3 mai dernier, il a qualifié cette disposition de contraire à la Constitution, tant sur le fond que dans les conditions de son adoption.

Contexte d’adoption contesté

Cette loi, promulguée à la fin du second mandat de Joseph Kabila, établit le cadre juridique relatif au statut des anciens présidents. Pour Diomi Ndongala, son adoption s’est déroulée dans un contexte marqué par un déséquilibre institutionnel, avec un Parlement alors majoritairement acquis à l’ancien pouvoir.

Il estime que cette disposition a été conçue pour offrir des garanties juridiques particulières à l’ancien chef de l’État, au mépris des principes constitutionnels. Plusieurs observateurs avaient d’ailleurs souligné à l’époque le caractère controversé de ce texte.

Incompatibilité avec les dispositions constitutionnelles

L’article 8 prévoit qu’aucune poursuite judiciaire ne peut être engagée contre un ancien président pour des actes commis en dehors de ses fonctions sans l’approbation des deux tiers des membres du Parlement réunis en Congrès.

Or, la Constitution de 2006, révisée en 2011, énumère de manière limitative les cas de recours au Congrès dans son article 119. Cette énumération ne comprend pas les poursuites contre d’anciens présidents. Par ailleurs, l’article 166 ne prévoit de procédure spéciale que pour les responsables politiques en exercice.

Diomi Ndongala souligne qu’une telle extension des compétences du Congrès aurait nécessité une révision constitutionnelle formelle, conformément aux articles 218 à 220 de la Constitution. L’adoption de cette disposition par voie législative ordinaire constituerait donc une violation des règles supérieures de l’État.

Conséquences sur l’État de droit

Cette analyse met en lumière plusieurs problèmes majeurs. D’abord, elle révèle une possible instrumentalisation des institutions législatives à des fins particulières. Ensuite, elle crée un régime dérogatoire au principe d’égalité devant la loi.

En établissant des conditions particulièrement rigoureuses pour engager des poursuites contre d’anciens présidents, cette disposition pourrait compromettre l’efficacité du système judiciaire et affaiblir la confiance des citoyens dans les institutions.

Appel à une mise en conformité

Face à cette situation, Diomi Ndongala plaide pour une révision de cet article afin de le rendre compatible avec les principes constitutionnels. Cette position rejoint les préoccupations de nombreux acteurs politiques et juridiques attachés au respect strict de la hiérarchie des normes.

L’affaire pourrait éventuellement faire l’objet d’un examen par la Cour constitutionnelle, seule habilitée à trancher définitivement cette question de conformité à la loi fondamentale.

Cet article présente les éléments du débat de manière factuelle et neutre, en évitant tout commentaire subjectif ou prise de position partisane, tout en restant fidèle aux arguments développés par Eugène Diomi Ndongala.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

La Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale en désaccord sur l’immunité parlementaire dans l’affaire Matata Ponyo

by admin9775 4 mai 2025
written by admin9775

Une tension institutionnelle oppose actuellement la Cour constitutionnelle et l’Assemblée nationale en République Démocratique du Congo. Le différend porte sur l’interprétation des dispositions constitutionnelles relatives à l’immunité parlementaire dans le cadre de l’affaire Bukanga Lonzo impliquant l’ancien Premier ministre Matata Ponyo.

Le président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a récemment évoqué la nécessité de suivre la procédure de levée de l’immunité parlementaire pour Matata Ponyo, actuellement sénateur. Cette position s’appuie sur l’article 107 alinéa 2 de la Constitution qui prévoit que les parlementaires ne peuvent être poursuivis pénalement sans l’autorisation préalable de leur chambre respective.

En réponse, le président de la Cour constitutionnelle, Dieudonné Kamuleta Badibanga, a rappelé que cette affaire était déjà en examen devant son institution depuis 2022. Il a invoqué l’article 151 de la Constitution qui garantit l’indépendance du pouvoir judiciaire et interdit toute ingérence dans le traitement des affaires en cours.

Cette confrontation institutionnelle soulève des questions fondamentales sur la séparation des pouvoirs en RDC. D’un côté, le pouvoir législatif affirme ses prérogatives en matière d’immunité parlementaire. De l’autre, le pouvoir judiciaire défend son indépendance et sa compétence exclusive pour trancher les questions constitutionnelles.

Les observateurs politiques et juridiques suivent avec attention l’évolution de cette situation. Plusieurs scénarios sont possibles : la Cour constitutionnelle pourrait affirmer sa compétence sur le dossier, l’Assemblée nationale pourrait maintenir sa position, ou une solution de compromis pourrait émerger pour préserver l’équilibre institutionnel.

L’issue de ce différend aura des conséquences importantes sur le fonctionnement des institutions congolaises et sur la perception de l’État de droit en RDC. Elle pourrait également créer un précédent dans les relations entre les différents pouvoirs de l’État.

Cette affaire représente un test important pour la démocratie congolaise. La manière dont sera résolu ce conflit institutionnel démontrera la capacité des institutions à fonctionner selon les principes constitutionnels, au-delà des considérations politiques.

La communauté internationale observe avec attention cette situation qui met en lumière les défis de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice en République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

La RDC et le Kenya au cœur de la nouvelle offensive multidimensionnelle des États-Unis en Afrique

by admin9775 4 mai 2025
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Les États-Unis redéfinissent actuellement leur approche en Afrique à travers une stratégie combinant intérêts économiques et objectifs géopolitiques. Cette analyse examine les implications de cette politique à travers deux cas significatifs : la République Démocratique du Congo et le Kenya.

Situation en République Démocratique du Congo

Aspects économiques
Les investissements américains dans le secteur minier congolais connaissent une croissance notable. Des entreprises comme KoBold Metals, bénéficiant du soutien de figures telles que Bill Gates et Jeff Bezos, intensifient leurs activités d’extraction de cobalt et de cuivre. Ces métaux stratégiques revêtent une importance cruciale pour les industries technologiques et la transition énergétique.

Dimensions sécuritaires et diplomatiques
La position américaine en RDC présente des aspects complexes :

  • Proposition d’assistance militaire conditionnelle dans les régions orientales
  • Participation aux processus de médiation dans le conflit avec le Rwanda
  • Implication dans les discussions concernant l’exploitation des ressources naturelles

Selon l’analyste Boukari-Yabara, cette approche crée une situation où « l’instabilité devient monnayable », établissant un rapport de dépendance multidimensionnelle.

Cas du Kenya

Coopération sur les terres rares
Le Kenya émerge comme un partenaire clé pour les États-Unis dans le domaine des minerais stratégiques. Cette collaboration s’inscrit dans le cadre de la compétition mondiale pour l’accès aux ressources critiques, où Washington cherche à réduire son retard sur Pékin.

Adaptation sécuritaire
Le repositionnement militaire américain dans la région, particulièrement visible après le retrait français du Sahel, accompagne cette offensive économique. Cette évolution s’accompagne d’un renforcement de la coopération dans la lutte contre les groupes armés.

Perspectives et implications
Cette stratégie américaine soulève plusieurs questions fondamentales :

  • Équilibre entre exploitation des ressources et développement local
  • Degré de souveraineté effective des États africains
  • Impact sur la stabilité régionale à moyen et long terme
  • Capacité de négociation des pays africains dans ces partenariats

L’engagement américain en Afrique, illustré par les cas de la RDC et du Kenya, reflète une approche intégrée combinant dimensions économique et sécuritaire. Cette évolution redessine progressivement les équilibres régionaux dans un contexte de compétition internationale accrue pour les ressources et l’influence.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneAfrique

Gabon: le nouveau président, Brice Clotaire Oligui Nguema, a été investi

by admin9775 4 mai 2025
written by admin9775

Vainqueur de la présidentielle du 12 avril avec un score écrasant, Brice Clotaire Oligui Nguema a prêté serment au stade d’Angondjé, en périphérie de Libreville, samedi 3 mai, devant une quinzaine de dirigeants africains venus pour l’occasion. Promettant d’oeuvrer à un « Gabon nouveau », celui-ci est ainsi devenu le premier président de la Ve République gabonaise, 20 mois après le renversement d’Ali Bongo. 

Arrivé dans le stade d’Angondjé à bord d’une voiture au toit ouvert, Brice Clotaire Oligui Nguema n’avait sans doute pas besoin de la coupure d’électricité qui a frappé Libreville durant sa cérémonie d’investiture, dans l’après-midi du samedi 3 mai, pour rappeler que la reconstruction des infrastructures gabonaises faisaient partie des priorités de son nouveau mandat. Parmi elles, celui-ci a également cité, dans son premier discours en tant que président de plein exercice, la diversification de l’économie, la lutte contre le chômage des jeunes, la transformation locale des ressources naturelles ou encore la lutte contre certains fléaux, à commencer par « l’impunité, la corruption, la cupidité, le laxisme et la paresse ».

Cintré dans son smoking et son gilet croisé gris, celui-ci avait juré, quelques minutes plus tôt, devant la Cour constitutionnelle, de « respecter et de défendre fidèlement la Constitution et l’État de droit », avant de se voir remettre le collier présidentiel de grand maître des ordres nationaux et de recevoir les attributs traditionnels du pouvoir dont une torche symbole de « lumière, d’espoir et de responsabilité partagée » qu’il a transmise à Mamadi Doumbouya, dans une suggestion symbolique au chef de la transition guinéenne d’organiser, lui aussi, des élections dans son pays.

« Il ne faut pas qu’il nous trahisse en devenant dictateur »

Brice Clotaire Oligui Nguema a enfin profité de la cérémonie qui s’est achevée par un défilé militaire et un saut de parachutistes pour détailler le calendrier de mise en place des nouvelles institutions du pays : les élections législatives et locales auront ainsi lieu les 27 septembre et 11 octobre prochains, avant l’organisation des élections sénatoriales. Quant à la transition proprement dite, elle prendra fin le 23 décembre, à la prestation de serment de la nouvelle Cour constitutionnelle.

Dans le stade d’Angondjé, 16 chefs d’État africains ont fait le déplacement pour assister à l’intronisation du nouveau président gabonais, dont le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye qui a été très applaudi. Autour d’eux également : environ 40 000 personnes enthousiastes, à l’instar de ce supporter de Brice Oligui Nguema pour qui cette cérémonie « restera dans les annales de l’histoire du Gabon »ou de cet autre qui salue « la plus belle cérémonie d’investiture qu'[il n’a] jamais vue, une cérémonie riche en émotion et pleine d’une joie partagée entre un président et son peuple ». « C‘était merveilleux ! », conclut-il.

Reste que dans cette assemblée toute acquise au nouveau chef de l’État, nombreux sont ceux qui attendent aussi beaucoup de lui : « Il ne faut pas qu’il nous trahisse en devenant dictateur. Il faut qu’il continue à faire ce qu’il a commencé : c’est ce qu’on attend de lui », réagit ainsi un troisième au micro de notre correspondant à Libreville, Yves Laurent Goma.

RFI

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À la UneCommunications politiques

Le FCC dénonce avec véhémence les poursuites envisagées contre Joseph Kabila et met en garde contre une violation constitutionnelle

by admin9775 4 mai 2025
written by admin9775

Le Front Commun pour le Congo (FCC) a exprimé aujourd’hui sa plus ferme opposition à l’initiative du Ministre de la Justice visant à engager des poursuites contre l’ancien Président Joseph Kabila Kabange. Dans un communiqué incendiaire, la plateforme politique dénonce ce qu’elle qualifie de « nouvelle tentative de violation délibérée de la Constitution par le pouvoir en place ».

Un statut constitutionnel inviolable

Le FCC s’appuie sur l’article 104, alinéa 7 de la Constitution pour rappeler que Joseph Kabila, en tant qu’ancien Président élu de la République, bénéficie de droit du statut de sénateur à vie. « Ce statut constitutionnel est inaliénable, imprescriptible et ne saurait être remis en question pour quelque motif que ce soit », insiste le mouvement.

Les partisans de l’ancien chef de l’État estiment que cette immunité ne relève pas du domaine parlementaire mais bien constitutionnel, la plaçant ainsi hors de portée de toute procédure judiciaire ou administrative. « Ni le Bureau du Sénat, ni aucune autorité judiciaire ne peut porter atteinte à cette disposition sacro-sainte », martèle le FCC.

Une manœuvre politique dénoncée

Le communiqué fustige « la duplicité maladive » du pouvoir actuel, accusé de jouer un double jeu. « À l’international, on se présente en chantre de la paix pour séduire les puissances étrangères, tandis qu’en interne, on attise délibérément les tensions en s’attaquant aux fondements mêmes de notre République », dénonce le texte.

Le FCC met en garde contre les conséquences potentiellement désastreuses de cette initiative, alors que le pays traverse selon lui « une crise sécuritaire et de gouvernance sans précédent qui menace son unité nationale ». Le mouvement politique accuse l’exécutif de prendre des risques inconsidérés avec la stabilité du pays.

Un contexte politique explosif

Cette sortie musclée du FCC intervient dans un climat politique déjà tendu. Les observateurs notent l’escalade verbale entre partisans de l’ancien et du nouveau régime, tandis que la communauté internationale suit avec attention l’évolution de la situation en RDC.

Le FCC conclut son communiqué par un avertissement sans équivoque : toute tentative de poursuite contre Joseph Kabila serait considérée comme une violation flagrante de l’ordre constitutionnel et rencontrera une opposition farouche de la part de ses soutiens.

Perspectives

Cette nouvelle crise institutionnelle pose plusieurs questions :

  • La recevabilité juridique des arguments du FCC
  • L’équilibre des pouvoirs dans la démocratie congolaise
  • Les implications politiques d’un possible affrontement judiciaire
  • La réaction de la communauté internationale face à cette escalade

Les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si cette affaire judiciaire potentielle se concrétisera ou si elle donnera lieu à des négociations politiques pour désamorcer la crise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Le Sénat de la RDC examine une demande de levée d’immunité contre Joseph Kabila

by admin9775 3 mai 2025
written by admin9775

Le Sénat de la République démocratique du Congo a annoncé qu’il allait examiner une demande de levée d’immunité parlementaire visant l’ancien président Joseph Kabila. Cette information a été confirmée par le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, lors d’une séance plénière tenue le 2 mai 2025.

Deux réquisitoires ont été transmis à l’institution. Le premier, daté du 27 mars 2025, concerne le sénateur Ingepo Michel et émane du procureur général près la Cour de cassation. Le second, daté du 30 avril 2025, vise Joseph Kabila et a été envoyé par l’auditeur général des Forces armées de la RDC. Ce document demande la levée de l’immunité de l’ancien chef de l’État ainsi que l’autorisation de poursuites judiciaires à son encontre.

Les accusations portées contre Joseph Kabila incluent des charges graves telles que la trahison, la participation à un mouvement insurrectionnel, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Ces allégations, si elles sont confirmées, pourraient conduire à une procédure judiciaire sans précédent dans l’histoire du pays.

Jean-Michel Sama Lukonde a indiqué que ces demandes seraient traitées conformément à la Constitution et au règlement intérieur du Sénat. Une séance plénière devrait être organisée prochainement pour statuer sur cette affaire.

Cette situation marque un moment important dans la vie politique congolaise. Jamais un ancien président n’a été confronté à de telles accusations devant la justice. La décision du Sénat sera donc suivie avec attention, tant sur le plan national qu’international.

La suite des événements dépendra de la position que prendra l’assemblée sénatoriale. Si la levée d’immunité est accordée, Joseph Kabila pourrait faire face à un procès. Dans le cas contraire, la procédure judiciaire s’arrêtera là.

L’issue de ce dossier pourrait avoir des conséquences majeures sur la stabilité politique et judiciaire de la RDC. Les prochains jours seront déterminants.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

Martin Bakole affrontera Efe Ajagba dans un choc de poids lourds en Arabie Saoudite

by admin9775 3 mai 2025
written by admin9775

Ce samedi 3 mai 2025, les yeux des amateurs de boxe seront rivés sur l’ANB Arena de Riyad où Martin Bakole et Efe Ajagba s’affronteront dans un combat de poids lourds très attendu. Programmé pour dix rounds, ce duel promet d’être l’un des temps forts d’une soirée prestigieuse organisée en Arabie Saoudite.

Le combat principal de la soirée mettra aux prises Canelo Álvarez et William Scull pour le titre incontesté des super-moyens, mais l’opposition entre Bakole et Ajagba n’en demeure pas moins un événement majeur de ce gala. Les deux colosses, reconnus pour leur puissance de frappe, s’engagent dans une confrontation qui pourrait bien redessiner le paysage de la division des poids lourds.

Martin Bakole, boxeur congolais basé au Royaume-Uni, arrive avec une impressionnante série de victoires qui a propulsé son classement mondial. Face à lui, le Nigérian Efe Ajagba, connu pour sa redoutable puissance, compte bien confirmer ses ambitions dans la catégorie reine.

Ce choc intervient dans un contexte où l’Arabie Saoudite s’affirme de plus en plus comme une destination phare pour les grands événements pugilistiques, attirant les meilleurs boxeurs de la planète. Les organisateurs promettent un spectacle de haut vol, avec des enjeux importants pour la suite de la carrière des deux athlètes.

Les spécialistes s’attendent à un combat intense entre deux styles différents : la technique et l’expérience de Bakole contre la puissance et l’agressivité d’Ajagba. Ce duel pourrait bien déterminer le prochain challenger pour les ceintures majeures de la division.

La rencontre sera diffusée en direct dans de nombreux pays, permettant aux fans du monde entier d’assister à ce choc entre deux des poids lourds les plus en vue du moment. Un test crucial pour les deux hommes qui cherchent à se positionner parmi l’élite mondiale de la catégorie.

Martin Bakole (🇨🇩 RDCongo) est effectivement l’un des poids lourds les plus redoutables du moment, classé 7ème selon les derniers rankings. Voici une analyse rapide de ce top 10 actuel des poids lourds :

🔥 Top 10 Heavyweight (2024)

  1. Oleksandr Usyk (🇺🇦) – Champion incontesté (WBA, IBF, WBO)
  2. Tyson Fury (🇬🇧) – Champion WBC, rival d’Usyk (unified bout en 2024)
  3. Anthony Joshua (🇬🇧) – Ex-champion, en reconquête
  4. Joseph Parker (🇳🇿) – Ancien champion WBO, en forte progression
  5. Zhilei Zhang (🇨🇳) – Puncheur dangereux, top 5 après ses victoires récentes
  6. Agit Kabayel (🇩🇪) – Montée en puissance (bat Arslanbek Makhmudov)
  7. Martin Bakole (🇨🇩) – Le Congolais impressionne (déjà battu Dubois & Yoka)
  8. Filip Hrgovic (🇭🇷) – Contendant IBF, puissance pure
  9. Efe Ajagba (🇳🇬) – Puncheur nigérian en progression
  10. Justis Huni (🇦🇺) – Nouveau venu, talent prometteur

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Première ministre Judith Suminwa Tuluka accueille des militaires des FARDC de retour de Goma

by admin9775 3 mai 2025
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 La Première ministre Judith Suminwa Tuluka s’est rendue ce vendredi à l’aéroport international de Ndjili pour accueillir un premier groupe de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) en provenance de Goma. Ces soldats avaient trouvé refuge dans les installations de la MONUSCO après la chute de la capitale du Nord-Kivu aux mains de la rébellion du M23 en janvier dernier.

Devant les militaires, la cheffe du gouvernement a salué leur courage et leur résilience face à une situation difficile. Elle a réaffirmé l’engagement de l’État à reconstituer les forces armées et à tout mettre en œuvre pour sécuriser l’ensemble du territoire national.

Ce retour s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de réorganisation des FARDC, qui prévoit notamment la prise en charge médicale et psychologique des soldats, leur rééquipement, ainsi que leur réaffectation dans de nouvelles unités opérationnelles. D’autres contingents stationnés dans l’Est du pays devraient suivre dans les prochains jours.

La présence de la Première ministre à cette cérémonie souligne l’importance que le gouvernement accorde à la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, où les FARDC poursuivent leurs opérations contre les groupes armés, notamment le M23. Les autorités congolaises entendent ainsi démontrer leur détermination à protéger l’intégrité territoriale du pays tout en veillant au bien-être des forces de défense.

Cette étape marque un nouveau chapitre dans les efforts de stabilisation de la région, alors que Kinshasa continue de mobiliser ses partenaires internationaux pour un soutien accru à sa stratégie de sécurisation des zones encore sous menace rebelle.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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