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Crise à la FECOFA : Les élections suspendues après le gel des comptes bancaires

by admin9775 3 août 2025
written by admin9775

La Fédération Congolaise de Football (FECOFA) traverse une crise institutionnelle majeure après la décision du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe de bloquer ses comptes bancaires. Cette mesure, liée à un litige contractuel avec la société irlandaise O’Neills Irish International Sports Company Limited, a entraîné la suspension immédiate du processus électoral 2024-2025.

Une situation paralysante

Dans un communiqué officiel, la FECOFA a annoncé :
🔴 La suspension de la feuille de route électorale pour les Ligues nationales et le Comité exécutif, sur recommandation de la FIFA et de la CAF.
🔴 L’impossibilité d’effectuer toute opération financière, y compris celles liées aux élections ou au fonctionnement quotidien de la fédération.

Origines du conflit

Le litige remonte à 2019, lorsqu’un contrat de partenariat entre la FECOFA et O’Neills (équipementier sportif) n’a pas été honoré. Après des années de tensions, la société a obtenu la saisie des comptes en 2025, plongeant la fédération dans une impasse financière.

Conséquences immédiates

Cette crise menace :
⚠️ La préparation de la saison 2025-2026 (salaires, organisation des compétitions).
⚠️ Les relations avec les partenaires techniques et sponsors.
⚠️ La stabilité administrative de la FECOFA, déjà fragilisée par des années de gestion controversée.

Réactions et incertitudes

  • La FIFA et la CAF suivent de près le dossier, exigeant un règlement rapide pour éviter des sanctions.
  • Les clubs congolais s’inquiètent des retards dans le calendrier sportif.
  • Les observateurs dénoncent une gestion opaque des contrats, réclamant plus de transparence.

« Sans accès à nos fonds, toutes les activités sont compromises. Nous travaillons avec les autorités pour un déblocage urgent », a déclaré un membre du Comité de Normalisation (CONOR).

Prochaines étapes

🕒 Négociations en cours avec O’Neills pour un accord à l’amiable.
🕒 Audit financier exigé par la FIFA pour clarifier les dettes.
🕒 Pression croissante sur le gouvernement congolais pour une médiation.

Le football congolais, déjà en difficulté, pourrait subir un blocage prolongé si la situation n’est pas résolue dans les semaines à venir.

Par Marius Bopenga
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À la Une

Europe: les discours identitaires alimentent-ils les violences xénophobes?

by admin9775 3 août 2025
written by admin9775

Depuis deux mois, différents pays d’Europe sont secoués par des vagues de mobilisations anti-immigration qui sombrent dans la violence. L’émergence de cette tendance témoigne de l’efficacité grandissante des discours identitaires auprès des populations particulièrement touchées par les inégalités sociales.

Irlande du Nord, Espagne, Royaume-Uni… Depuis le mois de juin, les manifestations anti-immigration se multiplient en Europe, occasionnant presque systématiquement des violences. Difficile de ne pas voir le spectre des émeutes britanniques de l’été dernier planer au-dessus de ces mobilisations qui émulent le déchainement de violence survenu outre-Manche après le meurtre de trois jeunes filles à Southport le 29 juillet 2024. Il aura fallu moins d’un an pour que des rassemblements du même ordre agitent de nouveau l’archipel britannique, mais aussi l’Espagne.

Le 9 juin 2025, c’est d’abord la ville de Ballymena, en Irlande du Nord qui s’embrase après l’arrestation, la veille, de deux adolescents d’origine roumaine suspectés d’avoir agressé sexuellement une jeune fille. Un mois plus tard, le 9 juillet, l’Espagne sombre à son tour dans la violence xénophobe après l’agression d’un homme de 68 ans dans la ville de Torre Pacheco, en Murcie. Dans le même temps, commencent à Epping, au nord de Londres, des rassemblements violents d’opposants à l’immigration devant le Bell Hotel. Les abords de cet établissement qui accueille des demandeurs d’asile continuent d’être régulièrement investis par des centaines de manifestants.

Même les rassemblements du 19 juillet en Pologne, quoique « pacifiques », ont vu de nombreux cortèges arborant le slogan « Stop à l’immigration » investir les rues de plus de 80 villes du pays, et s’inscrivent dans ce climat de contestation de plus en plus visible de la politique d’accueil européenne.

« Nous assistons à une érosion délibérée des principes fondamentaux de la coexistence démocratique », martèle Gemma Pinyol Jiménez, professeure à la faculté de sciences politiques et de sociologie de l’université autonome de Barcelone. Continuer de considérer ces démonstrations de force comme des événements isolés serait « courir le risque de passer à côté du nœud du problème », à savoir « la normalisation grandissante de discours haineux et xénophobes », poursuit la chercheuse. Reste à savoir pourquoi ces discours trouvent une nouvelle résonance aujourd’hui.

L’œuf ou la poule ?

Difficile d’isoler une cause profonde de cette résurgence de violences. Les discours identitaires, généralement promus par l’extrême droite, n’ont pas disparu depuis le début du XXIème siècle. Mais le retour des violences fréquentes de grande ampleur s’inscrit dans un regain de popularité de ces idées. Ces dernières sont-elles ainsi à l’origine des émeutes ou jouent-elles un rôle de catalyseur de tensions préexistantes ? La réponse n’est pas évidente.

Les « inégalités grandissantes, l’anxiété économique ou la fragmentation sociale » sont autant de raisons qui poussent ceux qui en sont victimes à voir dans les discours identitaires une réponse unique à leur situation, selon Gemma Pinyol Jiménez. Sans être la seule raison de l’émergence de ces violences xénophobes, ces positions « entretiennent la peur, prônent l’exclusion et confèrent une légitimité à l’action violente », selon la chercheuse. Le migrant prend un rôle de « bouc-émissaire » et devient un « danger plutôt qu’un être humain ».

« Les prix élevés des logements, le chômage ou des conditions de travails précaires » rendent attrayantes l’envie de « blâmer les immigrés pour tous les maux de la société », selon Zenia Hellgren, sociologue à l’université publique de Barcelone et membre d’un groupe de recherche interdisciplinaire sur l’immigration. Au Royaume-Uni, le taux de chômage des jeunes tourne aux alentours des 14 % et en Espagne dépasse les 24 %. Les deux pays traversent également une importante crise des logements. Des situations sur lesquelles s’appuient les discours anti-immigration.

En Grande-Bretagne, les passages successifs de Boris Johnson puis de Richi Sunak à Downing Street ont entretenu l’idée de la crise migratoire. Voilà des années que le feu couve et il ne suffit aux identitaires de l’extrême droite britannique que d’un léger souffle pour l’entretenir des jours durant. Sans s’être encore présenté aux abords du Bell Hotel, qu’il qualifie « d’hôtel des migrants », l’influenceur islamophobe Tommy Robinson a régulièrement utilisé son compte X à 1,3 million d’abonnés pour soutenir les manifestants. Nigel Farage, le leader du parti d’extrême droite « Reform UK », s’est également illustré dans l’affaire Epping en reprenant à son compte une désinformation concernant l’acheminement de contre-manifestants en bus par la police. Qui plus est, ces discours entretiennent le besoin de faire corps face à « l’Autre », en dramatisant la question pour mieux jouer sur les peurs collectives.

Le sectarisme et l’exclusion

Cette observation se vérifie particulièrement en Irlande du Nord où le sectarisme fait partie intégrante de l’histoire de l’Ulster. Cet « héritage s’observe dans des lieux comme Ballymena », selon Jack Crangle, professeur d’histoire moderne à la Queen’s University de Belfast. Cette hostilité qui a longtemps régit les rapports entre catholiques et protestants, nationalistes et unionistes, « s’est progressivement dirigée vers un nouvel ‘‘Autre’’ à mesure que l’immigration en Irlande du Nord a augmenté », observe l’historien dans un article intitulé « Northern Ireland has a long history of immigration and diversity. And of racism ».

L’augmentation d’entreprises xénophobes de la part de certaines mouvances loyalistes est documentée depuis plusieurs années. L’une des plus récentes en date s’est produit le 10 juillet 2025 lorsqu’un bucher, érigé à Moygashel dans le cadre d’une tradition loyaliste annuelle s’est illustré par l’installation, à son sommet, d’un bateau rempli de mannequins à la peau noire accompagné d’une pancarte appelant à « arrêter les bateaux ». Mais la promotion du rejet de l’étranger n’épargne pas l’Espagne.

Depuis sa montée en force en 2019, le parti d’extrême droite espagnol Vox s’appuie sur « l’imaginaire de la Reconquista », selon Carole Viñals, maître de conférences-HDR à l’Université de Lille, spécialiste en civilisation de l’Espagne contemporaine. « Ils rejettent toute atteinte à l’unité territoriale de l’Espagne, poursuit la chercheuse, mise en péril par l’accueil de populations immigrés ». Aux élections régionales de 2023, le parti de Santiago Abascal a doublé son score national de 12,3 % dans la province de Murcie, atteignant 26 % dans la municipalité de Torre Pacheco. Le président de Vox en Murcie, José Ángel Antelo, est d’ailleurs visé par une enquête pour incitation à la haine raciale dans le cadre des émeutes.

Cette augmentation dans l’intensité et l’échelle des violences xénophobes en Europe depuis l’été dernier doivent être considérés dans leur globalité, estime Gemma Pinyol Jiménez. La chercheuse insiste sur le besoin d’encadrer « les discours haineux » mais avant tout de répondre aux « réels besoins de la population, en renforçant l’État social et la cohésion citoyenne ». Il s’agirait alors pour les États européens de traiter le problème à la racine, en conciliant accueil de populations immigrées et stabilisation du socle social national. Sans cela, ils prennent le risque d’attiser la rhétorique de la « préférence nationale » brandie par les identitaires.

RFI

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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi confirme Judith Suminwa au poste de Premier ministre et annonce un gouvernement resserré

by admin9775 3 août 2025
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Au cours d’une réunion importante du présidium de l’Union Sacrée de la Nation ce dimanche, le Président Félix Tshisekedi a officiellement confirmé le maintien de Judith Suminwa à son poste de Premier ministre. Cette décision met fin aux nombreuses spéculations qui circulaient ces derniers temps concernant un éventuel remaniement à la tête du gouvernement.

Le chef de l’État a profité de cette occasion pour annoncer la formation prochaine d’un nouveau gouvernement qui se caractérisera par sa composition resserrée et inclusive. Ce futur cabinet ne devrait pas compter plus de cinquante membres et intégrera des représentants de l’opposition ainsi que des personnalités issues de la société civile, selon les déclarations présidentielles. Cette approche vise manifestement à renforcer l’unité nationale dans un contexte politique et social particulièrement complexe.

Parallèlement, le Président Tshisekedi a dévoilé la tenue prochaine d’un congrès de l’Union Sacrée de la Nation. Cet événement politique majeur aura pour objectif principal de réviser la charte fondatrice de cette plateforme et d’en optimiser le fonctionnement interne. Il s’agira également de clarifier les orientations politiques de cette structure essentielle à la gouvernance présidentielle.

En marge de ces annonces institutionnelles, le chef de l’État a réaffirmé son soutien sans faille à l’accord de Washington, appelant l’ensemble de sa famille politique à se mobiliser derrière ce texte diplomatique crucial pour la stabilisation de la région orientale du pays.

Cette réunion stratégique, qui a rassemblé les principaux dirigeants de la coalition au pouvoir, s’est déroulée dans une atmosphère d’union affichée. Plusieurs participants ont d’ailleurs choisi de porter des tenues arborant l’effigie du Président, symbole d’une loyauté ostensible en cette période charnière pour l’équipe gouvernementale.

Ces décisions interviennent alors que le gouvernement congolais fait face à de multiples défis sécuritaires, économiques et sociaux. Le maintien de Judith Suminwa à la primature et l’annonce d’un futur gouvernement plus compact semblent vouloir envoyer un signal de stabilité tant aux partenaires politiques qu’à la population congolaise dans son ensemble.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Discours historique du Président Tshisekedi pour la reconnaissance du génocide congolais

by admin9775 3 août 2025
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Le 2 août 1998 marque le début d’un nouveau conflit armé en République Démocratique du Congo, moins de quinze mois après la prise du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila et la chute du maréchal Mobutu. Cette nouvelle guerre, qui deviendra l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale, trouve son origine immédiate dans la détérioration rapide des relations entre Kabila et ses anciens alliés rwandais. Dès les mois qui suivent la victoire de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), dirigée par Kabila et soutenue militairement par le Rwanda et l’Ouganda, des tensions apparaissent entre le nouveau président congolais et le régime de Kigali.

Selon le rapport Mapping des Nations unies publié en août 2010, ces tensions sont alimentées par plusieurs facteurs. D’un côté, Kigali accuse Kabila de marginaliser les Tutsi congolais, notamment les Banyamulenge du Sud-Kivu, pourtant membres de l’AFDL et engagés militairement dans la campagne contre Mobutu. Le pouvoir congolais est également soupçonné de favoriser son entourage originaire du Katanga au détriment des officiers proches du Rwanda. Kabila est aussi accusé de permettre la réorganisation sur le sol congolais des anciens responsables du génocide rwandais de 1994, notamment des ex-FAR et des miliciens Interahamwe, ennemis jurés du gouvernement rwandais. Par ailleurs, la méfiance s’accroît à mesure que Kabila multiplie les actes de souveraineté, refusant les ingérences de ses anciens parrains.

Le point de rupture intervient à la mi-juillet 1998. Kabila limoge brusquement le chef d’état-major de l’armée congolaise, le général rwandais James Kabarebe, et ordonne le retrait immédiat de toutes les troupes rwandaises encore présentes dans le pays. Cette décision est perçue par Kigali comme une déclaration d’hostilité. Deux semaines plus tard, le 2 août 1998, une mutinerie éclate parmi les militaires tutsi intégrés dans les Forces armées congolaises (FAC), notamment dans l’est du pays. Appuyés par des éléments de l’Armée patriotique rwandaise (APR), de l’armée ougandaise (UPDF) et de l’armée burundaise (FAB), les insurgés prennent rapidement le contrôle de plusieurs villes stratégiques dans le Kivu et avancent vers l’ouest. En quelques jours, ils créent un nouveau mouvement politico-militaire, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), composé d’ex-cadres de l’AFDL, de membres de la société civile et d’officiers proches du Rwanda. Le RCD justifie son insurrection par la nécessité de mettre fin à ce qu’il qualifie de dérive autoritaire et ethniciste du régime Kabila.

Les forces rebelles, fortement armées et coordonnées, progressent rapidement vers le centre du pays. Le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi apportent un soutien militaire direct à la rébellion. L’objectif affiché est de renverser Laurent-Désiré Kabila et d’installer un nouveau gouvernement à Kinshasa. Dans un premier temps, les troupes rebelles prennent le contrôle d’une partie du Nord-Katanga, de la Province orientale et du Maniema. Dans l’ouest, une opération éclair menée depuis la base militaire de Kitona, dans le Bas-Congo, menace directement la capitale. L’armée congolaise, désorganisée, est en grande difficulté.

Face à l’offensive rebelle, Kabila appelle à la solidarité panafricaine. Le Zimbabwe, l’Angola et la Namibie répondent à l’appel et envoient des troupes pour défendre le gouvernement de Kinshasa. Ces forces, appuyées par les milices Mayi-Mayi et les restes de l’ancienne armée zaïroise (ex-FAZ), réussissent à stopper la progression des rebelles dans le Bas-Congo et à les repousser vers l’est. La RDC se retrouve alors coupée en deux : la zone occidentale, comprenant la capitale, reste sous le contrôle du gouvernement de Kabila, tandis que la partie orientale est occupée par les rebelles et leurs alliés régionaux.

Le conflit prend rapidement une dimension régionale. En plus du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, du Zimbabwe, de l’Angola et de la Namibie, d’autres pays africains y prennent part directement ou indirectement. Au fur et à mesure que la guerre s’enlise, des rivalités émergent au sein même de la coalition rebelle. Des dissensions éclatent entre le Rwanda et l’Ouganda, notamment autour du contrôle de Kisangani. En novembre 1998, avec l’appui de Kampala, Jean-Pierre Bemba, un ancien opposant congolais en exil, fonde un deuxième mouvement rebelle, le Mouvement de libération du Congo (MLC), basé dans l’Équateur et rapidement doté d’une force militaire appuyée par l’armée ougandaise. Une troisième branche rebelle, le RCD-ML, pro-ougandaise également, apparaît dans l’Ituri et le nord-est de la Province orientale. La prolifération de mouvements armés fragmente davantage le pays.

Dès les premiers jours du conflit, de graves violations des droits humains sont documentées. À Kinshasa, les services de sécurité, appuyés par des milices populaires, lancent une campagne de traque contre les Tutsi et les personnes soupçonnées d’être d’origine rwandaise. Des arrestations massives, des disparitions forcées, des détentions arbitraires, des exécutions sommaires et des violences sexuelles sont signalées. Selon le rapport Mapping, les forces de sécurité ont procédé à des éliminations systématiques dans des centres de détention clandestins. Des fosses communes sont découvertes dans et autour de la capitale. Les violences ciblent également les femmes, victimes de viols collectifs, y compris dans les lieux de détention.

En province, la situation est tout aussi dramatique. À Kalemie, des dizaines d’hommes tutsi sont exécutés et jetés dans des fosses. À Vyura, plus de 2 000 personnes sont arrêtées, certaines tuées, d’autres portées disparues. À Kisangani, des affrontements entre les forces de Kabila et les troupes rwandaises font de nombreuses victimes, notamment parmi les civils. À Kindu, au moins 133 personnes sont tuées. À Mbuji-Mayi, plusieurs dizaines de Tutsi sont arrêtés et transférés vers la capitale, où certains sont exécutés. À Kananga, environ 80 militaires tutsi sont exécutés dans le camp militaire local. Dans le Bas-Congo, l’offensive rebelle est accompagnée de pillages, de viols et de la destruction d’infrastructures vitales, comme le barrage d’Inga.

Un accord de cessez-le-feu est signé à Lusaka, en Zambie, le 10 juillet 1999, sous la médiation de plusieurs États africains et avec l’appui de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Il prévoit le retrait des troupes étrangères, la cessation des hostilités et l’organisation d’un dialogue intercongolais. Malgré cet accord, les combats se poursuivent sporadiquement. La Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC) est déployée pour surveiller le cessez-le-feu, mais ses moyens sont limités dans un pays aussi vaste et instable.

La guerre provoque l’effondrement des structures étatiques dans la plupart des régions, l’exode de millions de personnes et une crise humanitaire d’ampleur exceptionnelle. D’après plusieurs enquêtes du Comité international de secours (IRC), environ 3,8 millions de personnes auraient péri entre août 1998 et avril 2004, la majorité de causes indirectes telles que les maladies, la malnutrition, et le manque d’accès aux soins. Ces chiffres font de la Deuxième Guerre du Congo le conflit le plus meurtrier de la fin du XXe siècle. Le conflit se poursuivra jusqu’en 2003, avec la signature d’un accord global et inclusif prévoyant la mise en place d’un gouvernement de transition comprenant les différentes composantes belligérantes.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Le Dr Mukwege dénonce avec véhémence la crise persistante dans l’Est de la RDC

by admin9775 3 août 2025
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À l’occasion de la commémoration du début de ce qu’il qualifie de « deuxième guerre du Congo », le Prix Nobel de la paix 2018, le Dr Denis Mukwege, a livré une analyse accablante de la situation dans l’Est de la République démocratique du Congo. Dans un message poignant diffusé ce 2 août 2025, le célèbre gynécologue a tiré la sonnette d’alarme sur ce qu’il considère comme une entreprise systématique de déstabilisation et de balkanisation du pays.

Un conflit aux racines profondes

Le Dr Mukwege a rappelé que la crise actuelle dans les Kivus s’inscrit dans la continuité d’un cycle de violences initié en 1998, qualifiant ce conflit de « plus meurtrier depuis la Seconde Guerre mondiale ». Il a dénoncé ce qu’il appelle un « génocide économique » (GENOCOST), soulignant que « trois décennies d’exploitation, d’asservissement et d’extermination planifiée » ont marqué durablement les populations de la région.

Des accusations sans équivoque

Le lauréat du Nobel a pointé du doigt plusieurs responsables de cette crise persistante :

  • Les rebelles du M23-AFC, qu’il accuse d’être contrôlés par l’armée rwandaise
  • Une communauté internationale complice selon lui, privilégiant ses intérêts économiques
  • Les autorités congolaises elles-mêmes, pour leur gestion « prédatrice » des ressources

« Les récents accords de Washington et de Doha ne font que légitimer le pillage de nos ressources et l’occupation de nos agresseurs », a-t-il affirmé avec amertume.

Un plan de balkanisation en marche

Mukwege a exprimé sa profonde inquiétude face à ce qu’il perçoit comme une stratégie de fragmentation du territoire congolais : « L’installation d’administrations parallèles et la promotion d’un prétendu fédéralisme ne sont que les prémisses de l’éclatement de notre pays ». Il a lancé un avertissement solennel : « Si notre population ne se réveille pas aujourd’hui, nous pourrions être la dernière génération à connaître une RDC unie ».

Des solutions concrètes proposées

Plutôt que les actuelles négociations, le Dr Mukwege préconise :

  1. La création d’un Tribunal pénal international pour la RDC
  2. L’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU
  3. Des sanctions internationales ciblées contre les agresseurs
  4. Une refonte complète de la diplomatie congolaise

Un appel à la mobilisation populaire

Dans un vibrant plaidoyer, le Prix Nobel a exhorté ses compatriotes à prendre leur destin en main : « Personne ne viendra sauver le Congo à notre place. Après trente ans de souffrances, il est temps d’écrire nous-mêmes une nouvelle page de notre histoire ».

Ce message intervient alors que des commémorations du GENOCOST sont organisées à travers le monde, témoignant d’une prise de conscience croissante de la gravité de la situation en RDC. Le Dr Mukwege reste plus que jamais la voix des sans-voix, portant haut le flambeau de la résistance contre ce qu’il considère comme une entreprise de démantèlement méthodique de la nation congolaise.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Augustin Matata Ponyo contraint à l’exil selon son parti

by admin9775 3 août 2025
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L’ancien Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo Mapon serait « en sécurité » après avoir été « contraint à l’exil », a annoncé samedi Francklin Tshamala, secrétaire général du parti Leadership et Gouvernement pour le Développement (LGD). Cette déclaration fait suite à la condamnation par défaut de l’opposant en mai dernier dans l’affaire du projet agro-industriel de Bukangalonzo.

Lors d’une conférence de presse à Kinshasa, M. Tshamala a révélé avoir eu un contact téléphonique avec Matata Ponyo : « Il nous a confirmé avoir dû quitter le pays face aux violations constitutionnelles dont il était victime ». Le lieu exact de son exil n’a pas été divulgué, le parti promettant de « le communiquer en temps voulu ».

Le LGD dénonce avec virulence le procès de l’ancien chef du gouvernement, qualifiant le verdict de la Cour constitutionnelle d' »inconstitutionnel » et de « honte pour une justice devenue instrument du pouvoir exécutif ». Le parti affirme que durant quatre années de procédure, Matata Ponyo et sa famille auraient subi des « pressions morales et physiques systématiques ».

Parmi les allégations formulées :

  • Confiscation de 2 millions USD appartenant au cabinet d’études de Matata
  • Mise sous surveillance illégale de son domicile
  • Perquisitions violentes et destruction de biens personnels
  • Refus d’autorisation de soins médicaux à l’étranger
  • Confiscation du passeport de sa fille étudiante
  • Interdiction de sortie du territoire pour son épouse

Condamné à 10 ans de travaux forcés pour détournement de 245 millions USD, Matata Ponyo avait disparu des radars le 21 mai, lendemain du verdict. Son parti assure qu’il poursuivra son combat politique depuis l’exil, en coordination avec l’opposition intérieure, et soutient les initiatives de médiation des leaders religieux.

Cette affaire relance le débat sur l’état de droit en RDC, alors que le pouvoir est accusé d’utiliser la justice comme arme politique contre ses opposants. Le LGD appelle à une mobilisation pour « refonder notre capacité d’action collective au service de l’intérêt national ».

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Un entrepreneur patriote pris pour cible par les rebelles du M23 à Bukavu

by admin9775 2 août 2025
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La résidence privée de Me Joseph Kazibaziba Mahombi, vice-président national de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), a été violemment attaquée jeudi dernier par des hommes armés identifiés comme appartenant au groupe rebelle M23. Située dans le quartier résidentiel de Muhumba à Bukavu, la propriété a subi d’importants dégâts matériels, forçant ses occupants à fuir précipitamment et semant la panique dans le voisinage.

Cette agression s’inscrit dans une série d’attaques systématiques contre cet entrepreneur respecté du Kivu, figure majeure du secteur minier formel. Depuis février 2025, Me Kazibaziba subit une escalade de violences :

  • Occupation illégale du siège de sa société CJX Minerals transformé en base rebelle
  • Vol de 33 tonnes de minerais stratégiques (étain, tantale, tungstène) représentant plus de 2 millions USD
  • Pillage de véhicules et équipements industriels
  • Vandalisation de sa résidence secondaire à Kavumu
  • Démantèlement complet d’une unité de traitement à Goma

Le préjudice total dépasse désormais les 6 millions de dollars, selon des sources proches du dossier.

Un patriote qui dérange

Les motivations derrière cette persécution semblent claires pour l’entourage de l’entrepreneur : Me Kazibaziba, par son engagement pour une exploitation transparente des ressources naturelles, gênerait les réseaux mafieux liés au M23. Pionnier de la traçabilité des minerais stannifères, il compte parmi les plus importants exportateurs congolais de minerais 3T, contribuant significativement aux recettes publiques.

Son rôle a été déterminant dans la réforme du secteur aurifère artisanal, permettant à la RDC de passer de 25 kilos d’or exportés officiellement par an à près de 10 tonnes en 2025, avec une projection de 50 tonnes (soit 5 milliards USD) d’ici cinq ans. Cette réussite exemplaire semble lui avoir valu une vendetta.

Des conséquences humaines dramatiques

Au-delà des pertes matérielles, l’impact social est considérable : plus de 300 employés de CJX Minerals sont actuellement en congé technique, plongeant des centaines de familles dans la précarité dans une région déjà fragilisée par des crises multiples.

Un silence troublant

Me Joseph Kazibaziba apparaît aujourd’hui comme la première victime économique majeure du M23 au Kivu, symbole d’une résistance entrepreneuriale sous pression. Son entourage s’interroge avec amertume sur l’indifférence face à ce harcèlement systématique : « Combien d’autres patriotes devront être pris pour cible avant une réaction appropriée ? »

Cette affaire met en lumière les défis auxquels font face les entrepreneurs engagés dans la formalisation de l’économie congolaise, particulièrement dans les zones en proie à l’insécurité. Elle pose également la question de la protection des acteurs économiques nationaux dans un contexte de conflit persistant dans l’Est du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Les avocats de l’État dans le procès Kabila démentent avoir perçu 10 millions de dollars

by admin9775 2 août 2025
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L’équipe d’avocats représentant l’État congolais dans le procès de l’ancien président Joseph Kabila a formellement démenti vendredi à Kinshasa avoir reçu la somme de dix millions de dollars en honoraires. Maître Jean-Marie Kabengele, porte-parole du collectif d’avocats, a tenu à rétablir la vérité lors d’une conférence de presse organisée en réponse aux rumeurs circulant sur ce sujet sensible.

« Les allégations selon lesquelles nous aurions touché 10 millions de dollars sont totalement infondées », a déclaré avec fermeté Maître Kabengele. Tout en reconnaissant que les cabinets impliqués dans cette affaire perçoivent effectivement des honoraires pour leur travail, il a qualifié ces rémunérations de « patriotiques et modestes » au regard de l’importance du dossier.

L’avocat a expliqué que plusieurs facteurs exceptionnels justifient les honoraires demandés :

  1. La nature hautement sensible de ce procès historique
  2. Les risques personnels et professionnels encourus par les défenseurs de l’État
  3. La complexité technique et la charge de travail considérable

« La dangerosité que représente Joseph Kabila Kabange a même conduit plusieurs cabinets à refuser cette mission lorsqu’elle leur a été proposée », a révélé Maître Kabengele, soulignant ainsi le caractère particulier de cette affaire judiciaire.

Ce démenti intervient alors que le procès de l’ancien chef de l’État, accusé notamment de trahison et de crimes contre l’humanité, connaît une médiatisation sans précédent en RDC. Les avocats de l’État entendent ainsi couper court aux spéculations et recentrer le débat public sur les aspects juridiques du dossier plutôt que sur des considérations financières.

La transparence affichée par le collectif d’avocats vise à préserver la crédibilité du processus judiciaire en cours, alors que le procès devrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines. Maître Kabengele a réaffirmé l’engagement sans faille de son équipe à défendre les intérêts de l’État congolais dans cette affaire qui marque un tournant dans l’histoire judiciaire du pays.

Par Marius Bopenga
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À la UneReligion

Le pasteur Marcello Tunasi présente officiellement son épouse Esther Aïcha à sa communauté

by admin9775 2 août 2025
written by admin9775

Ce vendredi 1er août 2025, lors d’une cérémonie empreinte d’émotion, le pasteur Marcello Tunasi a officiellement présenté son épouse Esther Aïcha à ses fidèles. Cet événement marque un nouveau chapitre dans la vie du célèbre homme de Dieu, un mois après leur mariage célébré le 23 juillet à Bruxelles.

Devant une assemblée attentive, le pasteur Tunasi a partagé avec transparence le récit de sa rencontre avec Esther. « C’est par l’intermédiaire de mon père spirituel, le pasteur Ezechiel, que j’ai fait la connaissance de celle qui est aujourd’hui mon épouse », a-t-il raconté. Il a révélé avoir initialement demandé à Dieu le don du célibat pour se consacrer pleinement à son ministère, avant de reconnaître dans cette union une réponse divine à ses prières.

Le pasteur a décrit les étapes de leur relation, depuis les premiers échanges où Esther lui apportait soutien spirituel et conseils, jusqu’à la découverte mutuelle de leurs engagements respectifs dans le ministère et la vie professionnelle. Il a particulièrement souligné l’importance de l’approbation de ses enfants, qui ont rencontré Esther avant le mariage.

Face à certaines interrogations au sein de sa communauté concernant la rapidité de ce remariage, le pasteur Tunasi a apporté des éclaircissements poignants. « Ce qui peut paraître rapide aux yeux des autres représente en réalité plus de trois ans de cheminement personnel », a-t-il expliqué. Il a partagé avoir traversé une période de dépression profonde après son veuvage, et voit en Esther un don de Dieu pour préserver son équilibre familial. « Elle est venue pour que mes enfants ne perdent pas leur père après avoir perdu leur mère », a-t-il confié, visiblement ému.

Le choix de célébrer le mariage en Belgique plutôt qu’à Kinshasa a été motivé par des considérations pratiques, a précisé le pasteur. Il a insisté sur le fait qu’Esther ne vient pas remplacer son épouse disparue, mais poursuivre avec lui l’œuvre commune qu’ils avaient commencée.

En conclusion de cette présentation, Marcello Tunasi a lancé un appel chaleureux à sa communauté : « Accueillez Esther avec amour et priez pour notre foyer ». Ce moment de partage authentique a profondément touché l’assemblée, scellant l’intégration officielle d’Esther Aïcha dans la grande famille spirituelle du pasteur Tunasi.

Ce témoignage public, rare dans sa franchise et sa vulnérabilité, a offert aux fidèles un exemple remarquable de reconstruction familiale après l’épreuve du veuvage, tout en renforçant les liens entre le pasteur et sa communauté.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Angola: après des jours de violences meurtrières, le président João Lourenço remercie la police

by admin9775 2 août 2025
written by admin9775

Après plusieurs jours de violences inédites, le calme revient en Angola. Dans un « message à la nation » vendredi 1er août, le président João Lourenço a défendu l’action du gouvernement et de la police. Cela alors qu’au moins 22 personnes ont trouvé la mort lors d’affrontements avec les forces de l’ordre et plus de 1 200 personnes ont été arrêtées au cours de manifestations ayant débuté après la hausse du prix du carburant.

En s’adressant à la nation, le chef de l’État angolais a condamné « des actes criminels » et présenté ses « sincères condoléances » aux familles endeuillées lors de ces événements. « Nous ne pouvons tolérer plus de souffrance et de deuil parmi les Angolais », a notamment déclaré Joao Lourenço dans ce message enregistré. Il y a dénoncé « les actes (de vandalisme) perpétrés par des citoyens irresponsables, manipulés par des organisation antipatriotiques (…) via les réseaux sociaux ».

Le président angolais, qui salue le travail de la police, de la justice et des personnels de santé ces derniers jours, dit « comprendre que de nombreux problèmes sociaux restent à résoudre ». Il assure que « l’État fait de son mieux » pour accélérer le développement du pays et la création d’emplois en Angola.

Joao Lourenço a également annoncé que des mesures de soutien vont être prises pour aider les commerces affectés par les violences des derniers jours.

Aucune mention de la hausse du carburant

M. Lourenço, du parti MPLA au pouvoir depuis l’indépendance du Portugal en 1975, n’a pas mentionné la hausse des prix du carburant du 1er juillet, qui a conduit cette série de manifestations dans un pays au niveau de pauvreté élevé en dépit de ses vastes richesses pétrolières.

Des dizaines de magasins et entrepôts de Luanda ont été pillés et des véhicules attaqués lundi et mardi lorsqu’une grève contre la hausse des prix du carburant a dégénéré en l’un des épisodes de contestation les plus violents depuis des années dans ce pays. Les troubles se sont étendus à plusieurs provinces.

Au moins 22 personnes ont trouvé la mort, dont un policier et quelque 270 personnes ont été blessées, dont dix membres des forces de l’ordre, selon le décompte du porte-parole de la police nationale. Il n’en a pas précisé les circonstances.

Les transports publics circulent de nouveau dans plusieurs quartiers de Luanda, après avoir été progressivement remis en service à partir de mercredi. Les magasins rouvrent progressivement leurs portes également

Le ministre angolais de l’intérieur Manuel Homem assure que la situation sécuritaire dans le pays est sous contrôle et stable, même si des tensions subsistent dans certaines régions.

« La faim et l’extrême pauvreté »

Manifestants, ONG et parti d’opposition accusent les forces de sécurité d’en être responsables. Les pillages illustrent « la faim et l’extrême pauvreté affectant une majorité d’Angolais », ont dénoncé conjointement plusieurs ONG locales de défense des droits humains. « L’expression légitime de l’indignation du peuple ne saurait servir de justification au fait de tuer des gens sans défense », ajoutent les ONG.

Parmi les victimes, la mort de Silvia Mubiala, mère de six enfants, tuée par balle alors qu’elle tentait de protéger son petit garçon, a causé un vif émoi sur les réseaux sociaux.

RFI

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