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À la Une

À la Une

Le Luxembourg appelle au retrait des troupes rwandaises de la RDC et soutient des sanctions européennes

by admin9775 9 mars 2025
written by admin9775

 Le parlement du Grand-Duché de Luxembourg a voté à l’unanimité, mardi, une motion exigeant le retrait des troupes rwandaises de la République démocratique du Congo (RDC) et soutenant l’adoption de sanctions européennes ciblées contre des responsables rwandais impliqués dans des exactions dans l’est de la RDC. Cette décision intervient dans un contexte d’intensification du conflit dans la région, marqué par l’offensive du groupe armé M23 et ses conséquences humanitaires dévastatrices.

Une motion motivée par une crise humanitaire et des violations des droits humains

La motion luxembourgeoise fait référence à « l’intensification du conflit actuel en RDC », notamment la prise des villes de Goma et de Bukavu par le M23, qui a entraîné des déplacements massifs de populations et des violations graves des droits humains. Selon le communiqué du parlement, les récents événements dans l’est de la RDC ont provoqué le déplacement de 70 000 personnes, des pertes civiles et des cas de violences sexuelles signalés par des organisations internationales.

« La Chambre des députés invite le gouvernement à intervenir auprès du gouvernement rwandais en vue du retrait des troupes en RD Congo », indique le texte, tout en appelant à soutenir des sanctions européennes ciblées contre les responsables rwandais des exactions commises en RDC.

Un appel à un engagement diplomatique renforcé

Les députés luxembourgeois ont également exhorté leur gouvernement à renforcer son engagement diplomatique au sein de l’Union européenne (UE) et des Nations unies pour œuvrer à une solution diplomatique garantissant le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC. Cette motion s’inscrit dans un contexte international où la présence militaire rwandaise en RDC a été condamnée par l’UE et le Conseil de sécurité de l’ONU, qui l’ont qualifiée de violation flagrante du droit international.

Un revirement de position du Luxembourg

Le vote de cette motion marque un revirement notable de la position du Luxembourg, qui avait précédemment bloqué des sanctions européennes contre le Rwanda. En février dernier, le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Xavier Bettel, avait été le seul à s’opposer à l’adoption de sanctions visant une entité rwandaise et neuf responsables impliqués dans les violences dans l’est de la RDC. Cette décision avait suscité un tollé au sein de la diaspora congolaise et conduit à la convocation de M. Bettel devant la Chambre des députés pour justifier son attitude, jugée « indigne » par certains.

Réactions internationales et contexte régional

La motion luxembourgeoise fait écho aux déclarations de la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, qui avait exigé fin février que le Rwanda cesse son soutien au M23 et se retire de la RDC. Elle s’aligne également sur la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée en février 2025, qui condamne la présence militaire rwandaise en RDC et réaffirme l’importance du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.

Vers une solution diplomatique ?

Alors que la crise dans l’est de la RDC continue de s’aggraver, la motion du Luxembourg souligne l’urgence d’une solution diplomatique pour mettre fin aux violences et protéger les populations civiles. Le soutien du Luxembourg à des sanctions ciblées et son appel au retrait des troupes rwandaises pourraient influencer les discussions au sein de l’UE et de l’ONU, où la pression monte pour une réponse internationale coordonnée.

À propos :
Le Grand-Duché de Luxembourg, membre fondateur de l’Union européenne, joue un rôle actif dans la promotion de la paix et des droits humains à travers le monde. Cette motion reflète son engagement en faveur de la stabilité régionale et du respect du droit international.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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9 mars 2025 0 comments
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À la UneProvince

Tuver Wundi, Directeur de la RTNC Nord-Kivu et défenseur des droits humains, libéré après 11 jours de détention par l’AFC-M23

by admin9775 8 mars 2025
written by admin9775

Tuver Wundi, Directeur Provincial de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) Nord-Kivu et responsable de l’organisation Journaliste en Danger (JED), a retrouvé la liberté ce vendredi 7 mars 2025, après 11 jours d’incarcération par les forces de l’AFC-M23. Sa libération, intervenue dans la matinée, a été accueillie avec soulagement par ses proches, ses collègues et la communauté des défenseurs des droits humains.

Les circonstances de sa détention

Tuver Wundi avait été arrêté le 24 février 2025 par des éléments de l’AFC-M23, un groupe armé actif dans la région du Nord-Kivu. Les raisons exactes de son arrestation n’ont pas été clairement expliquées, mais elle intervient dans un contexte tendu où les journalistes et les activistes sont souvent pris pour cible en raison de leur travail de dénonciation des violations des droits humains et des exactions commises par les groupes armés.

Pendant sa détention, des organisations locales et internationales de défense des droits humains, ainsi que des associations de journalistes, avaient lancé des appels pour sa libération immédiate et sans conditions. La pression de la communauté internationale et des médias a probablement joué un rôle dans sa libération.

Une figure emblématique du journalisme et des droits humains

Tuver Wundi est une figure respectée et courageuse dans le paysage médiatique et humanitaire de la RDC. En tant que Directeur Provincial de la RTNC Nord-Kivu, il a contribué à informer les populations locales sur les réalités souvent difficiles de la région, malgré les risques encourus. Son engagement en faveur de la liberté de la presse et des droits humains en fait un modèle pour de nombreux jeunes journalistes et activistes.

Parallèlement à son rôle à la RTNC, Tuver Wundi est un membre actif de l’organisation Journaliste en Danger (JED), qui milite pour la protection des journalistes et la promotion de la liberté d’expression en RDC. Son travail a souvent mis en lumière les abus de pouvoir, les exactions des groupes armés et les souffrances des populations civiles du Nord-Kivu.

Un contexte difficile pour les journalistes et les défenseurs des droits humains

La libération de Tuver Wundi est une bonne nouvelle, mais elle rappelle les défis auxquels font face les journalistes et les défenseurs des droits humains en RDC, en particulier dans les zones de conflit comme le Nord-Kivu. Les menaces, les arrestations arbitraires et les intimidations sont monnaie courante pour ceux qui osent dénoncer les injustices.

Des organisations locales et internationales ont appelé à une enquête indépendante sur les circonstances de l’arrestation de Tuver Wundi et à des mesures concrètes pour garantir la sécurité des professionnels des médias et des activistes dans la région.

Réactions à sa libération

La libération de Tuver Wundi a été saluée par de nombreuses organisations, dont Journaliste en Danger (JED), qui a exprimé son soulagement tout en appelant à une vigilance accrue pour protéger les journalistes en RDC. Des collègues et amis de Tuver Wundi ont également exprimé leur joie, tout en soulignant la nécessité de poursuivre le combat pour la liberté de la presse et les droits humains.

La libération de Tuver Wundi est un pas en avant, mais elle ne doit pas faire oublier les défis persistants auxquels sont confrontés les journalistes et les défenseurs des droits humains en RDC. Son courage et son engagement continuent d’inspirer, mais il est essentiel que les autorités congolaises et la communauté internationale renforcent les mécanismes de protection pour garantir leur sécurité et leur permettre de poursuivre leur travail essentiel.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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8 mars 2025 0 comments
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À la UnePolitique

Félix Tshisekedi reçoit une délégation de députés européens pour discuter de la crise dans l’Est de la RDC

by admin9775 8 mars 2025
written by admin9775

Le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a reçu ce vendredi dans ses bureaux de la Cité de l’Union africaine une délégation de députés européens membres du groupe des Patriotes du Rassemblement national. Dirigée par le député Thierry Mariani, cette délégation a échangé avec le Chef de l’État congolais sur les avancées diplomatiques visant à résoudre la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC, ainsi que sur les sanctions contre le Rwanda et la suspension de l’aide au développement de certains pays européens à Kigali.

Un accord minier controversé entre l’UE et le Rwanda

Thierry Mariani, membre de la commission Commerce international de l’Union européenne (UE), a vivement critiqué le protocole d’accord signé entre l’UE et le Rwanda concernant l’approvisionnement en minerais stratégiques. « Cet accord n’a aucune traçabilité garantie. Chacun sait que les ressources géologiques du Rwanda ne sont pas les mêmes que celles de la RDC, et chacun se doute que ce sont des minerais volés », a-t-il déclaré.

Le député européen a proposé une solution technique pour assurer la traçabilité des minerais et identifier clairement leur propriétaire légitime. « En tant que parlementaires européens, nous ne voulons pas être les receleurs d’un voleur ni les complices d’un massacre et d’une invasion », a-t-il insisté.

Des sanctions contre le Rwanda : l’UE appelée à agir

Concernant les sanctions contre le Rwanda, Thierry Mariani s’est félicité des mesures déjà prises par l’Allemagne, les États-Unis, le Royaume-Uni et les Nations Unies. Cependant, il a appelé l’Union européenne à ne pas rester en retrait. « Si on veut arrêter l’agression dont la RDC est victime, il faut qu’il y ait des actes qui suivent les résolutions », a-t-il souligné.

Des relations France-RDC à rééquilibrer

Le député européen a également abordé la nature des relations entre la France et la RDC, premier pays francophone au monde. Il a plaidé pour des relations plus équilibrées et mutuellement bénéfiques. « Avec l’Afrique, il faut arriver à de nouveaux rapports. La RDC est l’exemple type de pays avec lequel la France pourrait avoir des rapports plus avancés, alors qu’aujourd’hui, on voit très bien que notre pays a une sorte de chouchou dans votre région, qui se sent tout permis », a-t-il dénoncé.

Un soutien européen salué par Kinshasa

Présent lors de cette audience, Jean-Claude Tshilumbayi, 1er vice-Président de l’Assemblée nationale de la RDC, a exprimé sa satisfaction quant à la visite des députés européens. « Ils ont soutenu le Congo, ils ont accompagné les démarches au plan diplomatique, ils ont été avec nous dans toutes les batailles, y compris dans des manifestations publiques que nos compatriotes ont tenues à Bruxelles et à Paris pour faire entendre la voix de la RDC », a-t-il rappelé.

Cette rencontre souligne l’importance des alliances internationales dans la résolution des conflits et la nécessité d’une coopération renforcée entre la RDC et ses partenaires européens pour assurer la stabilité et la justice dans la région.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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8 mars 2025 0 comments
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À la UneSociété

Kinshasa : La circulation en sens unique alterné maintenue sur les avenues Nguma et Tourisme à partir du 10 mars 2025

by admin9775 7 mars 2025
written by admin9775

Dans un communiqué conjoint, les ministères des Transports et de l’Intérieur ont annoncé le maintien de la circulation en sens unique alterné sur les avenues Nguma et Tourisme à Kinshasa. Cette décision fait suite à une inspection routière réalisée par la Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR) en collaboration avec la Police Nationale Congolaise.

La mesure, qui entrera en vigueur à partir du lundi 10 mars 2025, vise à améliorer la fluidité du trafic dans la capitale congolaise et à lutter contre les embouteillages chroniques. Elle avait été temporairement suspendue pour évaluation, mais les autorités ont finalement opté pour son maintien, estimant qu’elle contribue à une meilleure organisation de la circulation.

Le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, Voies de Communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba Gombo, et son homologue de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, Shaban Ilukoo Bihango J., ont lancé un appel solennel à la population kinoise, et particulièrement aux usagers de ces axes, pour qu’ils respectent strictement cette mesure. « Le succès de cette initiative dépend de la collaboration de tous », ont-ils souligné.

Une décision prise après évaluation

La décision de maintenir la circulation en sens unique alterné a été prise après une analyse approfondie de la situation routière par les experts de la CNPR. Les embouteillages persistants dans la ville de Kinshasa, notamment sur ces deux artères très fréquentées, ont conduit les autorités à privilégier cette solution pour optimiser le flux de véhicules.

Perspectives d’amélioration
Les ministères concernés espèrent que cette mesure, combinée à une meilleure discipline des conducteurs, permettra de réduire significativement les temps de trajet et d’améliorer la qualité de vie des habitants de Kinshasa. Des contrôles renforcés seront mis en place pour garantir le respect des règles de circulation.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneNouvelles nécrologiques

Le Bishop et chantre Éric Ilunga s’en est allé : une voix de la foi et de la louange s’éteint

by admin9775 7 mars 2025
written by admin9775

Ce jeudi, une onde de choc a traversé la République Démocratique du Congo (RDC) et bien au-delà, alors que la communauté chrétienne apprenait avec stupeur le décès du Bishop Éric Ilunga, l’une des figures les plus respectées et aimées de l’Église Cité Bethel. Homme de Dieu, chantre inspiré et leader spirituel, le Bishop Ilunga a marqué des générations de fidèles par son talent, sa dévotion et son engagement inconditionnel envers l’Évangile.

Selon les informations rapportées, le Bishop Ilunga a été retrouvé inconscient sur une route de Kinshasa mercredi matin, vers 6 heures. Transporté d’urgence à l’hôpital, il n’a malheureusement pas survécu. Les médecins ont identifié la cause de son décès comme étant un accident vasculaire cérébral (AVC) hémorragique, une complication liée à des crises d’hypertension artérielle dont il souffrait depuis plusieurs années. Cette nouvelle a plongé dans le deuil une communauté déjà éprouvée par les défis quotidiens d’un pays en proie à des difficultés socio-économiques et politiques.

Un héritage spirituel et musical inestimable

Le Bishop Éric Ilunga était bien plus qu’un simple pasteur ; il était un pilier de la louange et de l’adoration en RDC. Sa voix puissante et son interprétation émouvante des chants sacrés ont touché des milliers de cœurs, faisant de lui l’un des chantres les plus influents de sa génération. Son interprétation mémorable lors de la clôture du programme SILOE en 2016 reste gravée dans les mémoires. Cette compilation de chants sacrés, dont il était l’une des voix principales, continue d’inspirer et d’édifier les fidèles bien au-delà des frontières congolaises.

Dans un pays où la foi chrétienne joue un rôle central dans la vie quotidienne de millions de personnes, le Bishop Ilunga incarnait une source d’espoir et de réconfort. Son ministère ne se limitait pas à la musique ; il était également un guide spirituel pour de nombreuses familles, un défenseur de la paix et un modèle d’intégrité dans un contexte souvent marqué par l’adversité.

Une disparition qui laisse un vide immense

La mort du Bishop Ilunga est d’autant plus tragique qu’il laisse derrière lui une épouse enceinte, ajoutant une dimension poignante à cette perte. Pour la communauté chrétienne, cette disparition est non seulement un choc émotionnel, mais aussi un rappel de la fragilité de la vie dans un pays où l’accès aux soins de santé reste un défi majeur pour une grande partie de la population.

Les funérailles du Bishop, qui se tiendront dans les prochains jours à Kinshasa, promettent de rassembler des milliers de personnes venues de tout le pays et de la diaspora. Ce sera l’occasion pour les fidèles de rendre un dernier hommage à un homme dont la vie et le ministère ont profondément marqué l’Église congolaise.

Un appel à la réflexion et à l’action

Au-delà du deuil, cette tragédie soulève des questions cruciales sur la prise en charge des maladies chroniques comme l’hypertension artérielle en RDC. Dans un pays où les infrastructures médicales sont souvent insuffisantes et où la prévention reste limitée, le décès du Bishop Ilunga rappelle l’urgence d’investir dans des systèmes de santé accessibles et efficaces pour tous.

En attendant, la communauté chrétienne congolaise se souviendra du Bishop Éric Ilunga comme d’un homme dont la vie a été un témoignage vivant de la grâce et de la puissance de Dieu. Son héritage spirituel et musical continuera de résonner dans les cœurs de ceux qu’il a touchés, et son exemple restera une source d’inspiration pour les générations futures.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneProvince

Mwenga, enjeu stratégique : Les Wazalendos contiennent l’offensive des rebelles du M23 dans le Sud-Kivu

by admin9775 6 mars 2025
written by admin9775

Dans un contexte de tensions croissantes dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les combattants Wazalendos, alliés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), ont réussi à stopper net, mercredi 5 mars, l’avancée des rebelles du M23 vers la cité de Mwenga. Cette victoire sur le terrain souligne une fois de plus le rôle crucial de ces combattants locaux dans la défense des territoires congolais face aux groupes armés soutenus par l’armée rwandaise.

Mwenga, un enjeu stratégique

Située dans une région riche en ressources naturelles et dotée d’un positionnement géographique clé, Mwenga est aujourd’hui au cœur des préoccupations sécuritaires dans le Sud-Kivu. La ville constitue un carrefour économique et logistique essentiel pour les échanges entre les différentes localités de la province. Sa préservation est vitale pour maintenir la stabilité régionale et empêcher les rebelles du M23 de consolider leur emprise sur la plaine de la Ruzizi, une zone fertile et stratégique qu’ils convoitent pour son potentiel agricole et son accès à la ville d’Uvira, porte d’entrée vers le lac Tanganyika et les pays voisins.

Ces dernières semaines, les rebelles du M23, appuyés par des éléments de l’armée rwandaise, ont intensifié leurs offensives dans la région, cherchant à étendre leur contrôle territorial. Les combats ont été particulièrement violents autour de Mwenga, où les Wazalendos et les FARDC ont opposé une résistance farouche. Selon des sources locales, les affrontements ont causé des déplacements massifs de populations civiles, déjà éprouvées par des années de conflits.

Les Wazalendos, rempart contre l’avancée rebelle

Les Wazalendos, souvent issus des communautés locales, jouent un rôle déterminant dans cette résistance. Leur connaissance approfondie du terrain, leur mobilisation rapide et leur détermination à défendre leur territoire en font des acteurs clés dans la lutte contre l’expansion des groupes armés. Leur intervention a permis de contenir l’avancée des rebelles du M23, évitant ainsi une nouvelle crise humanitaire dans une région déjà fragilisée.

« Sans les Wazalendos, la situation serait bien plus critique, » confie un habitant de Mwenga sous couvert d’anonymat. « Ils sont les premiers à se lever pour protéger nos terres et nos familles. »

Bukavu sous pression

Parallèlement, la situation reste tendue à Bukavu, chef-lieu du Sud-Kivu, où les rebelles du M23 et ceux de l’Alliance fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa ont installé une administration parallèle. Cette occupation a exacerbé les tensions et fragilisé davantage la stabilité de la région. Les Wazalendos, bien que moins présents dans la ville, continuent de jouer un rôle essentiel en soutenant les FARDC dans leurs opérations pour reprendre le contrôle des zones occupées.

Une alliance vitale pour la souveraineté congolaise

L’engagement des Wazalendos sur le terrain souligne leur importance dans la lutte pour la souveraineté et la sécurité de la RDC. Leur collaboration avec les FARDC, bien que parfois informelle, reste un pilier central pour faire face aux menaces persistantes dans le Sud-Kivu et au-delà. La défense de Mwenga, symbole de résistance et de résilience, illustre une fois de plus leur détermination à protéger les intérêts des populations congolaises.

Alors que les autorités congolaises et la communauté internationale cherchent des solutions durables pour stabiliser la région, les Wazalendos continuent de montrer que leur rôle va bien au-delà de simples combattants : ils sont les gardiens d’un territoire et d’un peuple résolu à préserver sa dignité et sa liberté.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

L’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn condamne les enlèvements de patients par le M23 et exige un cessez-le-feu immédiat en RDC

by admin9775 6 mars 2025
written by admin9775

Ce mercredi 5 mai, Lucy Tamlyn, ambassadrice des États-Unis en République démocratique du Congo (RDC), a fermement condamné les récents enlèvements de patients dans les hôpitaux par le groupe rebelle M23. Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), elle a dénoncé ces actes comme un « mépris pour la paix dans l’est de la RDC » et un « mépris pour la population de cette région ».

« Les récents enlèvements de patients dans les hôpitaux par le M23 montrent une fois de plus son mépris pour la paix dans l’est de la RDC et son mépris pour la population de cette région », a déclaré Lucy Tamlyn. Elle a insisté sur le fait qu’il n’existe « aucune excuse pour ces actes odieux » et a appelé à ce que le M23 soit tenu responsable de toutes ses violations des droits humains.

L’ambassadrice a également rappelé les propos du secrétaire d’État américain Marco Rubio, qui a clairement indiqué au président de la RDC que toutes les parties doivent accepter un cessez-le-feu immédiat et respecter la souveraineté du pays. « Les dénégations du M23 n’ont aucune crédibilité, et ce groupe doit être tenu responsable de toutes ses violations des droits humains », a-t-elle ajouté.

Contexte des enlèvements

Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par des raids violents menés par le M23 dans deux hôpitaux de Goma, dans l’est de la RDC. Dans la nuit du 28 février, les rebelles ont attaqué l’hôpital CBCA Ndosho et l’hôpital Heal Africa, enlevant au total 131 patients. Ces derniers, accusés d’être des militaires de l’armée congolaise ou des membres de la milice pro-gouvernementale Wazalendo, ont été emmenés vers des lieux tenus secrets, selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH).

Le HCDH a qualifié ces actions de « profondément affligeantes » et a exigé la libération immédiate des patients, ainsi que leur retour à l’hôpital pour qu’ils puissent poursuivre leur traitement médical. L’organisation a également appelé le M23 à mettre un terme à ces raids arbitraires et abusifs.

Respect du droit international humanitaire

Lucy Tamlyn a souligné l’importance du respect du droit international humanitaire, qui exige que les blessés et les malades puissent recevoir les soins médicaux nécessaires, et que les hôpitaux soient protégés en toutes circonstances. « Les hôpitaux doivent être respectés et protégés, et toute interférence dans leur fonctionnement est inacceptable », a-t-elle rappelé.

Le HCDH a également réitéré cet impératif, insistant sur le fait que les parties au conflit doivent s’abstenir de toute action qui compromettrait le fonctionnement des infrastructures médicales.

Les propos de l’ambassadrice américaine Lucy Tamlyn reflètent l’indignation de la communauté internationale face aux actions du M23, qui continuent de plonger l’est de la RDC dans une crise humanitaire et sécuritaire. Alors que les appels à un cessez-le-feu immédiat et au respect de la souveraineté de la RDC se multiplient, la pression sur le M23 et ses soutiens présumés s’intensifie. La libération des patients enlevés et la protection des civils restent des priorités absolues pour rétablir la paix dans cette région déchirée par des années de conflit.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UnePolitique

Le Royaume-Uni refuse de payer les 50 millions de dollars réclamés par le Rwanda dans le cadre du projet migratoire abandonné

by admin9775 6 mars 2025
written by admin9775

Le gouvernement britannique a fermement rejeté la demande du Rwanda de verser 50 millions de dollars (64 millions de dollars) dans le cadre de l’accord migratoire désormais annulé entre les deux pays. Cette décision, qui intervient après l’abandon du projet controversé d’expulsion de demandeurs d’asile vers le Rwanda, soulève des tensions diplomatiques et des questions sur les engagements financiers internationaux.

Un accord migratoire abandonné, des dettes contestées

L’accord, signé en 2022 sous l’ancien gouvernement conservateur, prévoyait l’expulsion de certains demandeurs d’asile vers le Rwanda en échange de paiements substantiels. Cependant, le Premier ministre Keir Starmer, arrivé au pouvoir en juillet dernier, a qualifié ce plan de « mort et enterré », mettant fin à un projet qui avait déjà coûté 240 millions de dollars (310 millions de dollars) aux contribuables britanniques.

Un porte-parole du gouvernement britannique a déclaré : « Aucun autre paiement concernant cette politique ne sera effectué, et le Rwanda a renoncé à tout paiement supplémentaire. » Cette déclaration ferme contraste avec les demandes insistantes du Rwanda, qui affirme que le Royaume-Uni est juridiquement tenu de payer les 50 millions de dollars restants.

Le Rwanda exige le respect des engagements

Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement rwandais, a accusé le Royaume-Uni de manquer à ses obligations. « Le Royaume-Uni avait initialement demandé au Rwanda de faire preuve de négligence concernant ce paiement, mais nous exigeons désormais que les termes de l’accord soient respectés », a-t-elle déclaré. Elle a également qualifié les réductions d’aide bilatérale du Royaume-Uni de « mesures punitives injustifiées », liées à des accusations non fondées de soutien au groupe rebelle M23 en République démocratique du Congo (RDC).

Un contexte diplomatique tendu

La décision du Royaume-Uni de ne pas honorer cette demande s’inscrit dans un contexte de relations déjà fragilisées. Le mois dernier, Londres a annoncé la réduction de son aide bilatérale au Rwanda, à l’exception des fonds destinés aux plus pauvres et aux plus vulnérables. Cette mesure a été perçue comme une sanction par Kigali, qui nie toute implication dans le conflit en RDC.

Des experts de l’ONU estiment pourtant que 3 000 à 4 000 soldats rwandais sont présents dans l’est de la RDC, alimentant les soupçons de soutien au M23. Le Rwanda justifie ses actions par la nécessité de faire face à une « menace existentielle » posée par des milices génocidaires près de ses frontières.

Conséquences pour les deux pays

Pour le Rwanda, le refus du Royaume-Uni de payer les 50 millions de dollars réclamés représente un manque à gagner significatif, susceptible d’affecter ses programmes de développement. Le pays pourrait être contraint de chercher d’autres sources de financement international.

Du côté britannique, cette décision souligne la volonté du gouvernement de ne pas s’engager davantage dans un projet jugé inefficace et coûteux. Cependant, elle laisse également le Royaume-Uni sans solution immédiate pour gérer l’afflux de demandeurs d’asile, un problème qui continue de diviser l’opinion publique.

Une région en proie à l’instabilité

Les tensions entre le Rwanda et la RDC, exacerbées par les accusations de soutien au M23, risquent de s’intensifier. La présence présumée de soldats rwandais dans l’est de la RDC pourrait compliquer les efforts de paix dans une région déjà marquée par des décennies de conflits.

En conclusion, le refus du Royaume-Uni de payer les 50 millions de dollars réclamés par le Rwanda marque un nouveau chapitre dans les relations entre les deux pays. Alors que le Royaume-Uni cherche à tourner la page d’un projet controversé, le Rwanda se retrouve face à des défis économiques et diplomatiques croissants. Les conséquences de cette décision, tant sur le plan régional qu’international, restent à observer.

Auteur : MN
Source : CONGO PUB Online

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À la UneTribunes

RDC en crise : pourquoi Joseph Kabila devait prendre la parole

by admin9775 5 mars 2025
written by admin9775

Le silence d’un homme d’État n’est pas un renoncement. Il est des moments où l’histoire s’accélère, où la marche d’un pays vacille, où la voix de ceux qui ont gouverné doit se faire entendre, non par ambition, mais par responsabilité. Joseph Kabila a toujours su, lorsqu’il le fallait, garder le silence. Il l’a fait pendant six ans, refusant d’interférer dans la gestion de ses successeurs, observant avec la retenue qu’exige la continuité républicaine. Il l’a fait aussi pendant ses dix-huit ans à la tête du pays, préférant l’action aux déclarations, la patience à l’agitation. Mais l’histoire ne se contemple pas en spectateur. Il arrive un moment où parler devient une nécessité, non pour soi, mais pour le pays. Il fallait donc répondre, rappeler, rétablir. Non pas par désir de justification, mais parce qu’un silence éternel face à la déconstruction de l’État ne pouvait être un choix. 

Ne pas oublier d’où nous venons. 

Il est facile aujourd’hui d’oublier d’où nous venons. Qui se souvient encore qu’en 2001, lorsque Joseph Kabila prend la tête du pays, la République est morcelée en quatre zones sous contrôle de groupes armés et d’intérêts étrangers ? Qui se rappelle qu’il a fallu négocier avec les ennemis d’hier, reconstruire un État qui n’existait plus, rassembler une nation brisée ? Tout cela n’est pas une opinion, mais un fait. Et les faits sont têtus. Pendant son mandat, il a fait du dialogue un principe structurant. Non pas un dialogue de compromission, mais un dialogue nécessaire à l’unité nationale. Ce fut l’esprit des Concertations nationales, des accords politiques qui ont permis à tous, opposants comme gouvernants, d’avoir une place dans la gestion du pays. Il aurait pu diriger autrement, imposer une ligne intransigeante. Il a choisi la concertation plutôt que la confrontation.

La stabilité économique, un socle oublié

Il a également fait de la réforme économique une priorité. Sous son impulsion, la RDC a atteint le point d’achèvement de l’initiative PPTE, libérant le pays d’un fardeau financier écrasant. Il a stabilisé l’inflation, maintenu une économie à flot malgré les crises et résisté aux pressions extérieures qui voulaient dicter leur loi à la RDC. Ces acquis ont permis au pays d’amorcer une dynamique de croissance et de renforcer ses ressources internes. Aujourd’hui, que reste-t-il de cette stabilité durement acquise ? Le pays s’est-il renforcé ou a-t-il sombré dans l’improvisation ?

Deux M23, deux réalités différentes

On tente aujourd’hui d’effacer la ligne de démarcation entre deux M23. Pourtant, cette distinction est essentielle pour comprendre la situation actuelle. Le premier M23 : la rébellion vaincue par Joseph Kabila. Le premier M23, issu du CNDP de Laurent Nkunda et Bosco Ntaganda, est né en 2012 d’une mutinerie soutenue par le Rwanda. Face à cette menace, Joseph Kabila a adopté une stratégie claire : ni complaisance, ni compromission. Il a restructuré l’armée, mobilisé l’appui de la communauté internationale et, avec la brigade d’intervention de la MONUSCO, écrasé militairement le mouvement en 2013. Militairement, il a été vaincu. Diplomatiquement, il a été isolé. À l’époque, le Rwanda n’était pas en position d’imposer ses exigences. Kabila, avec fermeté, avait rétabli l’autorité de l’État sur tout le territoire congolais, rendant toute résurgence du M23 impossible. Le deuxième M23 : un retour orchestré à Kinshasa.

Mais alors, comment expliquer son retour ? Parce qu’en 2020, le M23 a été réhabilité à Kinshasa. Ce deuxième M23 n’est pas un simple prolongement du premier. Malgré la présence des anciens dirigeants de mouvement. Il est le produit direct des négociations menées par le pouvoir en place avec les restes du M23 défait en 2013. Pendant quatorze mois, entre octobre 2020 et décembre 2021, des éléments du M23 ont été accueillis à Kinshasa, logés, protégés et impliqués dans des discussions avec le gouvernement. Le vice-Premier ministre de l’époque, Gilbert Kankonde, avait même sollicité 1,3 million de dollars pour financer ces négociations. Que s’est-il passé ensuite ? Ces mêmes éléments, après avoir été légitimés, sont retournés au front en 2022. Et aujourd’hui, le pays paie les conséquences de cette gestion désastreuse. Le M23 d’aujourd’hui n’est pas celui que Joseph Kabila avait combattu, c’est celui que Kinshasa a ressuscité.

L’héritage d’un bâtisseur face aux fossoyeurs de la République

L’histoire jugera. Mais elle ne jugera pas ceux qui rappellent les faits, elle jugera ceux qui, ayant hérité d’un pays stable et structuré, ont laissé les fondations s’effriter. On peut discuter de tout, sauf des évidences. Joseph Kabila n’a jamais cherché à diviser, il a toujours gouverné dans l’idée que chaque Congolais, quelle que soit son appartenance, devait avoir une place dans la République. Il aurait pu choisir l’affrontement, il a préféré construire des ponts. Il aurait pu refuser l’alternance, il a respecté la Constitution. Il aurait pu renier ses principes, il est resté fidèle à sa ligne. Le temps viendra où l’histoire rétablira les faits. Il restera celui qui a pris un pays en ruine et l’a laissé debout. Celui qui, à 47 ans, avait sous sa responsabilité la maîtrise de toutes les forces de sécurité et de défense. Celui qui, au milieu du tumulte des grandes crises, a fait en sorte que la République ne s’effondre pas. Parler aujourd’hui est un devoir, pas une posture. Parler aujourd’hui n’est pas une stratégie, c’est un devoir. Et ce devoir impose de rappeler que l’État ne se construit pas sur des discours, mais sur la constance et la fermeté des actes. Si cette parole dérange, c’est peut-être parce qu’elle force à regarder la réalité en face. L’histoire retiendra les bâtisseurs et les fossoyeurs. Joseph Kabila a construit. À ceux qui dirigent aujourd’hui de prouver qu’ils en sont capables. 

Félix Kabange Numbi, ancien Ministre de la Santé et de l’Aménagement du territoire en RDC

LSI AFRICA via CONGO PUB Online

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Réforme judiciaire : Vers la création d’un tribunal spécial financier pour lutter contre la corruption et les crimes économiques

by admin9775 5 mars 2025
written by admin9775

Dans le cadre des efforts de modernisation du système judiciaire et de la mise en œuvre des recommandations issues des états généraux de la justice, le comité des réflexions sur la réforme de l’architecture judiciaire a entamé des travaux en collaboration avec des législateurs et des experts constitutionnalistes. L’objectif principal est de créer un tribunal spécial financier, une institution dédiée à la répression des crimes économiques, des délits financiers et de la corruption, ainsi qu’à la promotion de la transparence dans la passation des marchés publics.

Cette initiative intervient dans un contexte où la lutte contre la corruption et les malversations financières est devenue une priorité pour de nombreux États, notamment dans un environnement économique mondialisé où les flux financiers illicites et les pratiques opaques menacent la stabilité des institutions et la confiance des citoyens. Le futur tribunal aura donc pour mission de renforcer l’efficacité de la justice dans ces domaines sensibles, tout en contribuant à la refondation de l’État de droit.

Lors d’une séance de travail tenue le lundi 3 mars, Jacques Ndjoli, rapporteur de l’Assemblée nationale et acteur clé de ce processus, a insisté sur l’importance de déposer un texte législatif conforme à la Constitution. Ce texte, qui servira de base juridique à la création du tribunal, devra être examiné en priorité dès la rentrée parlementaire du 15 mars. Selon M. Ndjoli, cette réforme s’inscrit dans une démarche globale de restructuration de l’appareil judiciaire, visant à répondre aux attentes des citoyens en matière de transparence, d’équité et de lutte contre l’impunité.

La création de ce tribunal spécial financier s’inscrit également dans une dynamique internationale, où de nombreux pays ont mis en place des institutions similaires pour faire face aux défis posés par la criminalité financière transnationale. En dotant le pays d’un outil judiciaire spécialisé, les autorités entendent non seulement renforcer la lutte contre la corruption, mais aussi améliorer le climat des affaires et restaurer la confiance des investisseurs et du public dans les institutions.

En somme, cette réforme représente une étape majeure dans la modernisation du système judiciaire. Elle témoigne d’une volonté politique de s’attaquer aux racines de la corruption et des délits économiques, tout en renforçant les fondements de l’État de droit. Le dépôt du texte législatif et son examen au Parlement seront des moments clés à suivre, car ils détermineront la faisabilité et l’efficacité de cette nouvelle institution dans les mois et les années à venir.

MN

CONGO PUB Online

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