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À la UneTribunes

François Rubota : « Vingt ans après, repenser l’esprit de la Constitution du 18 février 2006 »

by admin9775 21 février 2026
written by admin9775

Vingt ans après sa promulgation, la Constitution du 18 février 2006 continue d’alimenter débats et interrogations en République démocratique du Congo. À l’occasion de son vingtième anniversaire, célébré ce 18 février 2026, l’acteur politique François Rubota dresse un bilan critique de ce texte fondamental, adopté dans l’espoir de tourner la page d’une longue séquence de crises institutionnelles.

Depuis l’indépendance, proclamée le 30 juin 1960, le pays a connu des turbulences politiques récurrentes, marquées par la contestation de la légitimité des institutions et de leurs dirigeants. Cette instabilité a culminé durant les guerres ayant ravagé le territoire entre 1996 et 2003. C’est dans ce contexte que les forces politiques et sociales congolaises, réunies dans le cadre du Dialogue intercongolais, ont signé l’Accord global et inclusif le 17 décembre 2002 à Pretoria, en Afrique du Sud. Cet accord ouvrait la voie à un nouvel ordre politique fondé sur une Constitution démocratique, destinée à permettre au peuple de choisir souverainement ses dirigeants à travers des élections libres, pluralistes, transparentes et crédibles.

Quatre résultats majeurs étaient attendus de cette nouvelle architecture institutionnelle : mettre fin aux guerres récurrentes, résoudre la crise de légitimité, assurer l’alternance par des élections régulières et crédibles, et engager la reconstruction du pays.

Deux décennies plus tard, François Rubota estime que ces objectifs ne sont que partiellement atteints. Selon lui, l’esprit de la Constitution a été fragilisé par des violations répétées. Il observe que la RDC demeure confrontée à une guerre persistante, notamment dans sa partie orientale, ce qui traduirait l’incapacité du cadre constitutionnel à prévenir durablement les prises de pouvoir par la force.

Sur le plan politique, les cycles électoraux successifs n’ont pas mis un terme aux contestations. Les scrutins, comme les institutions qui en sont issues, continuent d’être remis en cause par une partie de la classe politique et de l’opinion, entretenant la crise de légitimité que la Constitution ambitionnait de résorber.

Dans l’Est du pays, malgré les efforts de reconstruction entrepris après les conflits successifs, la situation sécuritaire et humanitaire reste préoccupante. Pour François Rubota, ce constat illustre l’écart entre les promesses initiales du pacte constitutionnel et leur mise en œuvre effective.

Il s’interroge également sur l’application de l’article 64, qui consacre le devoir de tout citoyen de faire échec à toute prise de pouvoir par la force ou à l’exercice du pouvoir en violation des dispositions constitutionnelles. À ses yeux, la responsabilité de la classe politique est engagée dans la persistance des crises. Il estime en substance que si la gouvernance politique était plus respectueuse des principes constitutionnels, le pays ne serait pas plongé dans une insécurité durable.

Alors que certains évoquent l’idée d’une « conférence de Berlin 2 » pour redéfinir les équilibres territoriaux et que d’autres appellent à un nouveau dialogue global et inclusif, François Rubota rappelle que les conclusions de l’Accord de Pretoria ayant conduit à l’adoption de la Constitution actuelle ne sont, selon lui, pas respectées dans leur esprit.

Parvenue à ce qu’il qualifie de « majorité d’âge » constitutionnelle, la Loi fondamentale pourrait, selon lui, faire l’objet d’une réforme afin de mieux s’adapter aux réalités contemporaines du pays. Il cite notamment la révision de 2011 ayant instauré l’élection présidentielle à un seul tour, une disposition qu’il juge aujourd’hui sujette à débat.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo accusent le M23 et l’armée rwandaise de violer le cessez-le-feu

by admin9775 21 février 2026
written by admin9775

À travers un communiqué publié le jeudi 19 février, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) ont accusé l’armée rwandaise et ses supplétifs de l’Alliance Fleuve Congo/M23 d’avoir mené de nouvelles attaques dans l’Est de la République démocratique du Congo, en violation du cessez-le-feu proposé par l’Angola.

Selon l’armée congolaise, les affrontements ont eu lieu les mercredi 18 et jeudi 19 février 2026. Dans la province du Nord-Kivu, des positions des FARDC ont été attaquées à Ihula, dans le groupement de Kisimba (territoire de Walikale), ainsi que sur les collines de Kazaroho, Bugabo, Cahi et Virumbi, situées dans le groupement de Bambo, en chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru.

Au Sud-Kivu, l’armée rapporte des incursions dans plusieurs villages, notamment Mikenge et Kalonge, dans les Hauts Plateaux de Fizi-Uvira, ainsi que Kahungwe, Kanga et Lugeje. Les assaillants auraient incendié quatre habitations et tué un jeune homme de 18 ans, Matabishi Siston Azini, à son domicile.

Les FARDC estiment que ces attaques répétées constituent une tentative de sabotage du processus de paix engagé sous la médiation du président angolais João Lourenço. Elles affirment toutefois leur engagement à respecter le cessez-le-feu afin de favoriser le retour de la paix dans l’Est du pays et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Ces violences interviennent alors que l’Angola avait fixé au 18 février le début officiel du cessez-le-feu entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Conférence des gouverneurs de la République démocratique du Congo reportée au 24 mars

by admin9775 21 février 2026
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La 13ᵉ édition de la Conférence des gouverneurs de la République démocratique du Congo ne se tiendra plus aux dates initialement annoncées. Dans un télégramme officiel rendu public, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a informé les présidents des assemblées provinciales ainsi que les gouverneurs du réaménagement du calendrier.

Selon ce document, la rencontre est désormais fixée du 24 au 28 mars prochain. Aucune précision n’a été fournie quant aux raisons de ce report.

Prévue par la Constitution de la République démocratique du Congo, la Conférence des gouverneurs constitue un cadre de concertation entre le pouvoir central et les exécutifs provinciaux. Elle vise notamment à évaluer la mise en œuvre des politiques publiques, à renforcer la coordination interinstitutionnelle et à examiner les enjeux liés à la décentralisation.

Par Pascal Kabeya
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À la UneMonde

Droits de douane: Donald Trump va imposer une taxe mondiale de 10%

by admin9775 21 février 2026
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La plus haute juridiction des ​États-Unis a jugé, vendredi 20 février, que Donald Trump avait dépassé ses pouvoirs constitutionnels en imposant, en avril 2025, des droits de douane dits « réciproques » sur la quasi totalité des produits entrants dans le pays. Une décision adoptée à six juges contre trois, à laquelle le président américain a immédiatement réagi en dénonçant une « disgrâce » et en annonçant l’imposition d’un nouveau droit de douane « mondial » de 10 %.

La Cour suprême américaine a jugé illégale une grande partie des droits de douane imposés par Donald Trump. Les juges estiment que le président américain a dépassé les pouvoirs que lui confère la Constitution en invoquant une urgence économique.

En réaction à la décision de la Cour suprême, Donald Trump a annoncé, lors d’une conférence de presse, qu’il signerait vendredi un décret imposant un nouveau droit de douane « mondial » de 10 %. Il a jugé la décision des juges « profondément décevante » et parlant d’une « honte absolue ». Il a accusé la Cour d’avoir cédé à des « influences étrangères » et assuré que son administration utiliserait des « alternatives » pour imposer de nouvelles taxes.

Donald Trump a annoncé qu’il allait imposer vendredi un nouveau droit de douane mondial de 10%, en réponse à la décision de la Cour suprême qui a jugé illégale une bonne partie des surtaxes douanières qu’il avait décidées depuis son retour à la Maison Blanche.

« Aujourd’hui (vendredi), je vais signer un décret pour imposer un droit de douane mondial de 10% (…), qui va s’ajouter à nos droits de douane normaux déjà en vigueur », a affirmé le président américain. Donald Trump a également estimé que la décision défavorable de la Cour suprême le rendait en fait « plus puissant » en termes de réglementation du commerce et de droits de douane.

Il a également suggéré que la plupart des accords commerciaux récemment négociés par les Etats-Unis restaient valides. « L’accord avec l’Inde est toujours valable », a pris en exemple Donald Trump lors d’une conférence de presse. « Tous les accords » restent valides, « nous allons juste le faire différemment », a-t-il ajouté,

Il a aussi estimé que la question du remboursement des droits de douane jugés illégaux allait occuper les tribunaux pendant des années. « Nous allons passer les cinq prochaines années devant les tribunaux » a considéré le président américain, en soulignant que la question n’était « pas abordée » dans la décision de la plus haute juridiction du pays.

Le vice-président américain JD Vance a qualifié vendredi la Cour suprême d’« hors la loi » après que cette dernière a jugé illégale une grande partie des droits de douane de Donald Trump. « La Cour est purement et simplement hors la loi. Et cela aura pour seul effet de compliquer la tâche du président qui souhaite protéger les industries américaines », a-t-il écrit sur X.

Le ministre de l’Economie français, Roland Lescure, a indiqué vendredi que le déficit commercial américain est resté très important l’année dernière montrant que les droits de douane ne sont « peut-être pas la recette magique qu’on espérait ». La décision de la Cour suprême des Etats-Unis montre que les droits de douane « étaient pour le moins sujets à débat », a-t-il commenté au micro de RTL.

Les droits de douane collectés par les autorités américaines et visés par la décision de la Cour suprême ont dépassé 130 milliards de dollars en 2025, selon des analystes.

Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a réclamé vendredi que l’administration Trump émette des chèques de remboursement aux familles et aux entreprises américaines, après que la Cour suprême a jugé illégale une bonne partie des droits de douane imposés par le président.

« Il est temps de payer l’addition, Donald. Ces droits de douane n’étaient rien d’autre qu’une ponction illégale qui a fait grimper les prix et pénalisé les familles de travailleurs, pour que tu puisses démolir des alliances de longue date », a-t-il lancé. « Chaque dollar prélevé illégalement doit être remboursé immédiatement – avec les intérêts. Rends l’argent! », a-t-il ajouté.

L’Union européenne dit analyser la décision « avec attention ». La Commission européenne attend des éclaircissements de l’administration américaine et réaffirme son attachement à des droits de douane faibles et prévisibles.

RFI

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À la UneEconomie

L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé annule des contrats de Kibali Gold Mine pour non-conformité

by admin9775 20 février 2026
written by admin9775

L’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) a ordonné l’annulation immédiate de contrats jugés irréguliers conclus entre Kibali Gold Mine et les sociétés KMS, Boart Longyear ainsi que la centrale d’achat TAI Services.

Selon l’ARSP, ces entreprises ne remplissent pas les conditions d’éligibilité pour exercer des activités de sous-traitance dans le secteur privé, au regard de la réglementation en vigueur en République démocratique du Congo.

La décision fait suite à un contrôle de conformité mené en novembre 2025. À l’issue de cette mission, le régulateur a constaté des irrégularités justifiant la résiliation des contrats concernés.

Toutefois, dans un souci de continuité des opérations minières, l’ARSP a invité Kibali Gold Mine à ouvrir des discussions en vue d’organiser une période de transition. Cette phase transitoire devrait permettre le lancement de nouveaux appels d’offres conformes aux procédures légales.

Cette mesure s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui entend promouvoir un meilleur accès des PME congolaises aux marchés de la sous-traitance. L’objectif affiché est de favoriser l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise et de renforcer l’ancrage local des retombées économiques du secteur minier.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

CAN 2025: des peines de trois mois à un an de prison prononcées contre les 18 supporters sénégalais arrêtés au Maroc

by admin9775 19 février 2026
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La justice marocaine s’est prononcée, jeudi 19 février à Rabat, à l’issue du procès de 18 supporters sénégalais et d’un Français qui avaient été arrêtés lors des heurts survenus durant la finale de la Coupe d’Afrique des nations entre le Maroc et le Sénégal. Tous sont condamnés, à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme. Les avocats de la défense indiquent qu’ils vont faire appel.

Les prévenus étaient poursuivis pour « hooliganisme », accusation incluant des actes de violence notamment contre les forces de l’ordre, dégradation d’équipements sportifs, invasion de la pelouse ainsi que jets de projectiles.

Neuf d’entre eux ont été condamnés à un an de prison assorti d’une amende de 5.000 dirhams (environ 460 euros), six autres à six mois et 2.000 dirhams d’amende (180 euros) et les trois derniers à trois mois et à une amende de 1.000 dirhams (90 euros).

« C’est incompréhensible », a réagi auprès de l’AFP Me Patrick Kabou, leur avocat sénégalais inscrit au barreau du Gers en France, dénonçant le fait que ses clients servent de « boucs émissaires ». Un Français d’origine algérienne, jugé quant à lui pour avoir jeté une bouteille d’eau, s’est vu infliger une peine de trois mois de prison et 1.000 dirhams d’amende.

Son avocat, Jaouad Benaissi, s’est dit « triste et déçu » à l’énoncé du jugement, rendu après une délibération qui s’est prolongée plus d’une demi-heure après la rupture du jeûne au premier jour du ramadan au Maroc. Certains supporters ont brièvement manifesté leur mécontentement, a constaté un journaliste de l’AFP sur place. Ils ont indiqué qu’ils feraient appel dès vendredi.

Le 18 janvier, lors de la finale de la CAN à Rabat, le Sénégal s’était imposé 1-0 au terme d’un match chaotique. A la suite d’un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la deuxième mi-temps, juste après un but refusé au Sénégal, des supporters sénégalais avaient tenté d’envahir le terrain et lancé des projectiles vers la pelouse.

À lire aussiFinale de la CAN : Joseph-Antoine Bell s’exprime sur les sanctions et la polémique Sénégal-Maroc

Peuples « frères »

Plus tôt dans la journée, le parquet avait requis jusqu’à deux ans de prison ferme contre chacun d’eux. « Ils ont délibérément voulu perturber le bon déroulement du match » et « commis des violences diffusées en direct sur des chaînes de télévision », a argué le représentant du ministère public.

Au cours de l’audience, les supporters ont réaffirmé « leur innocence » tout en disant « regretter » ces incidents, soulignant notamment que « les deux peuples », marocain et sénégalais, étaient « frères », d’après l’avocate de la défense, Naïma El Guellaf.

L’accusation s’appuie principalement sur les images des caméras du stade Moulay Abdellah ainsi que sur les certificats médicaux des membres des forces de l’ordre et des stadiers blessés, a précisé le parquet, qui a évalué les dégâts matériels à plus de 370.000 euros.

Ces captures « ne contiennent pas des preuves irréfutables » de leur culpabilité, a plaidé Me Guellaf, qui avait demandé leur relaxe ou, à défaut, des peines alternatives. « Il n’existe aucun cas de flagrant délit ».

Fin janvier, la Confédération africaine de football (CAF) a infligé une série de sanctions disciplinaires, dont des amendes s’élevant à plusieurs centaines de milliers d’euros, aux deux fédérations pour comportements antisportifs et violations des principes de fair-play.

Selon l’avocat de la partie civile Mustapha Simou, qui représente 14 membres des forces de l’ordre, « ces sanctions ne dispensent pas les prévenus de leur responsabilité pénale, au contraire, elles confirment leur culpabilité, d’autant plus que le Sénégal ne les a pas contestées ».

Le Maroc a accueilli la 35e édition de la CAN du 21 décembre au 18 janvier et coorganisera la Coupe du monde 2030 conjointement avec l’Espagne et le Portugal.

RFI

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À la UneEconomie

Inspection Générale des Finances accélère sa digitalisation pour un contrôle systémique des finances publiques

by admin9775 19 février 2026
written by admin9775

L’Inspection Générale des Finances (IGF) poursuit la mise en place de son nouveau mode de contrôle intelligent des flux financiers en République démocratique du Congo. Le week-end dernier, l’Inspecteur Général des Finances, chef de service, Christophe Bitasimwa, a présidé une importante séance de travail réunissant la direction de l’institution, les Inspecteurs généraux et les Inspecteurs des finances.

Cette rencontre a permis à la commission chargée de finaliser le Plan stratégique triennal de présenter le Plan Directeur de Digitalisation de l’IGF, fruit des travaux préparatoires tenus à Mbuela Lodge, dans la province du Kongo Central. Au cœur des échanges, ce plan de digitalisation est présenté comme le nouveau socle du travail de l’IGF à travers l’instauration d’un contrôle systémique.

Ce nouveau mode de contrôle ne se limite plus à des vérifications isolées. Il vise une analyse globale des systèmes de gestion financière, avec une approche intégrée permettant d’anticiper les risques, de prévenir les irrégularités et d’améliorer la performance de la dépense publique.

La vision affichée est claire : positionner l’IGF comme une institution d’intervention intelligente, capable d’accompagner la transformation de la gouvernance financière de l’État et de mieux servir l’intérêt général.

La digitalisation comme levier stratégique

La seconde partie de la présentation a été consacrée à la transformation numérique et à la maîtrise de l’information. Prenant la parole, Christophe Bitasimwa a insisté sur le rôle central de la digitalisation dans la modernisation de l’institution. Selon lui, la numérisation constitue un levier déterminant pour renforcer l’efficacité, la transparence et la réactivité du contrôle des finances publiques.

Il a invité les Inspecteurs des finances à s’approprier pleinement cette nouvelle dynamique, estimant que la digitalisation fera de l’IGF un moteur de transformation de la gouvernance publique.

Un cadre renforcé et une ambition institutionnelle affirmée

À travers ce plan stratégique, l’IGF entend consolider son cadre légal et renforcer son positionnement institutionnel. Le contrôle systémique est présenté comme une « patrouille financière » modernisée, mieux structurée et davantage orientée vers la prévention et la performance.

La séance s’est conclue par un échange interactif au cours duquel les Inspecteurs ont obtenu des précisions sur les modalités pratiques de mise en œuvre du contrôle systémique et du Plan Directeur de Digitalisation, marquant une nouvelle étape dans la réforme de l’IGF.

Par Marius Bopenga
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À la UneTribunes

20 ans de la Constitution : Olivier Kamitatu défend l’esprit du texte et accuse ses fossoyeurs

by admin9775 19 février 2026
written by admin9775

Promulguée le 18 février 2006 par l’ancien président Joseph Kabila, à l’issue d’un référendum crédité de 84,31 % de suffrages favorables, la Constitution de la République démocratique du Congo célèbre aujourd’hui ses 20 ans.

Président de l’Assemblée nationale durant la transition (2003-2006), Olivier Kamitatu fut l’une des figures de proue de l’élaboration de cette loi fondamentale, issue des travaux du Dialogue intercongolais de Sun City.

Dans une tribune publiée ce 18 février, il est revenu sur les fondements et l’esprit du texte, estimant que la Constitution n’a pas failli, mais que ceux chargés de la faire respecter l’ont trahie.

« Celui qui veut changer la Constitution de 2006 ne veut pas améliorer la République. Il veut se débarrasser des limites que la République lui impose. On ne change pas les règles du jeu quand on a perdu la confiance du peuple. On rend les clés. »,

« Il faut le dire sans détour : la Constitution de 2006 n’a pas échoué. Ce sont ceux qui devaient l’appliquer qui ont trahi », écrit l’ancien ministre du Plan.

Dans un argumentaire pédagogique, il énumère les écarts entre les principes consacrés par la loi fondamentale et leur mise en œuvre par les régimes successifs. Il rappelle que la Constitution consacre la séparation des pouvoirs, alors que la pratique aurait instauré leur confusion. Elle prévoit la rétrocession de 40 % des recettes nationales aux provinces, mais celles-ci recevraient, selon lui, moins de 10 %. Elle proclame le caractère sacré de la personne humaine, tandis que les réalités évoquent massacres, misère et impunité. Elle institue un Premier ministre chargé de conduire la politique de la Nation, mais la pratique en aurait fait un simple exécutant de la présidence.

Dans la suite de sa tribune, l’actuel directeur de cabinet de Moïse Katumbi a également évoqué la fin du second mandat de l’ancien chef de l’État « Il fut grand, aussi, lorsque après avoir caressé la tentation de se maintenir au pouvoir au-delà du terme constitutionnel il a entendu le refus du peuple et n’a pas forcé le destin. D’autres, sur ce continent et ailleurs, ont fait ce choix funeste. Lui ne l’a pas fait. Et ce renoncement, quelles qu’en aient été les circonstances, mérite d’être inscrit à son crédit. »

Proche de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu dénonce une gouvernance qu’il qualifie de « petit despotisme », estimant que le problème ne réside pas dans le texte lui-même, mais dans le non-respect du serment constitutionnel par ceux qui exercent le pouvoir.

Il revient également sur l’épisode de 2015, lorsque, avec ses collègues du G7, il s’était opposé aux velléités de maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà de ses deux mandats constitutionnels. Révoqué de ses fonctions de ministre du Plan, il dit avoir assumé ce choix comme un honneur. Il cite notamment Pierre Lumbi, Charles Mwando, Dieudonné Bolengetenge, Jean-Claude Kibala, Sama Lukonde et Moïse Katumbi parmi ceux qui avaient refusé de cautionner une révision jugée anticonstitutionnelle.

Il évoque aussi les mobilisations citoyennes qui ont coûté la vie à plusieurs jeunes Congolais, citant notamment Rossy Tshimanga et Thérèse Kapangala, tombés, selon lui, pour défendre l’intangibilité de l’article 220.

Le débat sur une éventuelle révision constitutionnelle demeure d’actualité. L’actuel chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, autrefois farouche opposant à toute modification destinée à prolonger le mandat présidentiel, avait évoqué fin 2024 la possibilité d’amender ou de revoir la Constitution, qu’il qualifiait d’« œuvre conçue à l’étranger ». Il avait annoncé la mise en place d’une commission pluridisciplinaire chargée d’examiner l’opportunité d’un tel changement, une initiative compliquée par la guerre impliquant l’Alliance Fleuve Congo/M23 dans l’est du pays.

Vingt ans après sa promulgation, la Constitution congolaise demeure ainsi au cœur du débat politique national, entre défense de son esprit originel et interrogations sur son adaptation aux défis contemporains.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Corée du Sud: l’ex-président Yoon Suk-yeol condamné à la prison à vie pour avoir dirigé une insurrection

by admin9775 19 février 2026
written by admin9775

L’ex-président sud-coréen Yoon Suk-yeol a été déclaré coupable, jeudi 19 février, d’avoir dirigé une insurrection, en imposant brièvement la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement en décembre 2024. « Concernant l’accusé Yoon Suk-yeol, le crime de direction d’une insurrection est établi », a déclaré en lisant son verdict le juge Ji Gwi-yeon, du tribunal du district central de Séoul. Il a été condamné à la prison à perpétuité. 

« Nous condamnons Yoon à la prison à vie » pour avoir mené une insurrection, a déclaré le juge Ji Gwi-yeon, du tribunal central du district de Séoul, en lisant son verdict, jeudi 19 février. L’ancien dirigeant conservateur a donc échappé à la peine capitale, qui avait été requise par le parquet, même si aucune exécution n’a eu lieu en Corée du Sud depuis 1997.

Yoon Suk-yeol est le cinquième chef d’État sud-coréen condamné par la justice depuis 1996, mais il y a de fortes chances que sa peine ne soit pas entièrement exécutée, précise notre correspondant à Séoul, Célio Fioretti. Si la Corée du Sud n’hésite pas à condamner ses chefs d’État, elle est aussi connue pour les gracier ou réduire leurs peines quelques années plus tard sous l’impulsion d’un nouveau gouvernement.

Malgré la décision rendue par la justice, la société sud-coréenne est encore profondément divisée. Le Parti conservateur, duquel l’ex-président est issu, lui reste en grande partie fidèle. Et certains appellent déjà à son retour dans la vie politique.

Dans une allocution surprise le soir du 3 décembre 2024, Yoon Suk-yeol avait déclaré la loi martiale et ordonné à l’armée d’investir l’Assemblée nationale. Un nombre suffisant de députés avait toutefois réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats et à voter une résolution contre ce coup de force, obligeant le président d’alors à faire marche arrière.

Le régime civil n’avait finalement été suspendu que six heures, mais ce coup de force a déclenché une profonde et longue crise politique dans le pays. Yoon Suk-yeol, qui comparaissait détenu, avait déjà été destitué en avril pour ces faits.

Des anciens ministres aussi condamnés

Âgé de 65 ans, Yoon Suk-yeol est au cœur de plusieurs autres procès. Il a toujours nié tout méfait, affirmant avoir agi pour « préserver la liberté » et restaurer l’ordre constitutionnel contre ce qu’il a qualifié de « dictature législative » de l’opposition, qui domine le Parlement et bloquait ses projets.

Il avait déjà été condamné à cinq ans d’emprisonnement pour des faits moins graves liés à son coup de force. D’anciens collaborateurs, en poste au moment de sa décision choc, se sont aussi vu infliger des peines de prison, ou attendent leur jugement.

Déclaré coupable par le tribunal, l’ex-ministre de la Défense Kim Yong-hyun a été condamné à 30 ans de prison. Fin janvier, l’ex-Premier ministre Han Duck-soo a écopé de 23 ans d’incarcération (contre quinze requis) et le ministre de l’Intérieur de l’époque, Lee Sang-min, a été condamné à sept ans de prison la semaine dernière, pour leur rôle dans ce scandale.

RFI

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À la UneSport

Ligue 1: Habib Beye nommé officiellement entraîneur de l’Olympique de Marseille

by admin9775 19 février 2026
written by admin9775

Habib Beye, ancien coach du Red Star et de Rennes, a été nommé entraîneur de l’OM, a annoncé mardi soir le club marseillais, dont il a été joueur et capitaine.

L’OM, qui se déplace vendredi à Brest, était sans entraîneur depuis le départ de Roberto De Zerbi il y a une semaine. Samedi dernier, c’est Jacques Abardonado qui avait assuré l’intérim sur le banc lors de la réception de Strasbourg (2-2).

« Son attachement profond à l’Olympique de Marseille et sa connaissance intime de l’environnement marseillais constituent des atouts majeurs pour conduire le projet sportif du club dans cette nouvelle étape », a écrit l’OM dans le communiqué confirmant la signature de Beye.

Le nouvel entraineur marseillais sera présenté à la presse jeudi à 14h15. L’arrivée du technicien sénégalais de 48 ans était attendue son licenciement par Rennes étant désormais effectif, comme l’a appris l’AFP de sources concordantes dans l’après-midi.

Son départ du club breton est intervenu au lendemain de l’échec d’une tentative de conciliation devant la commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP). Les Bretons lui ont déjà trouvé un remplaçant et ont nommé mercredi Franck Haise au poste d’entraîneur.

A Marseille, Beye, qui a porté le maillot blanc et bleu entre 2003 et 2007, aura pour mission de remettre en ordre de marche un groupe fortement secoué ces dernières semaines par la fin du mandat De Zerbi et par les soubresauts qui ont conduit au vrai-faux départ du directeur du football Medhi Benatia et au déclassement du président Pablo Longoria.

L’entraineur aura pour mission de décrocher une qualification pour la Ligue des champions tout en menant l’équipe à la victoire en Coupe de France, ce qui serait le premier trophée de l’OM depuis 2012.

RFI

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