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À la Une

À la UneNouvelles nécrologiques

Décès de Roland-Gilbert Okito Lumumba, gardien de la mémoire du héros national

by admin9775 29 janvier 2026
written by admin9775

La République Démocratique du Congo perd une figure majeure de sa mémoire et de son héritage politique. Roland-Gilbert Okito Lumumba, fils aîné du héros national Patrice Emery Lumumba, est décédé à Kinshasa à l’âge de 67 ans. Ancien député national pendant près d’une décennie et architecte de formation, il s’était dévoué corps et âme à la quête de vérité sur l’assassinat de son père et à la préservation de son héritage.

Un combat de toute une vie pour la vérité

La quête de justice de Roland Lumumba a marqué son existence. Il s’était particulièrement illustré par un combat judiciaire acharné pour établir les circonstances complètes de l’assassinat de Patrice Lumumba en janvier 1961. Il s’était rendu à plusieurs reprises en Belgique, suivant de près les procédures engagées devant la justice belge.

Récemment encore, à Bruxelles, il participait à des audiences décisives, affirmant avec une dignité remarquable que sa démarche relevait non de la vengeance, mais d’une profonde « soif de savoir ». Il était déterminé à voir toute la lumière faite sur ce crime qui a profondément marqué l’histoire du Congo et de l’Afrique.

L’artisan du retour de la relique

Au-delà de la justice, Roland Lumumba a joué un rôle central et émouvant dans le rapatriement de la relique de son père. C’est en grande partie grâce à son opiniâtreté et à son dialogue avec les autorités belges que la dent, dernier reste physique de Patrice Lumumba conservé en Belgique, a pu être officiellement restituée à la RDC en juin 2022. Ce retour, hautement symbolique, a permis une forme de clôture mémorielle pour la nation congolaise et a marqué un tournant dans le long processus de réconciliation avec son passé colonial.

Un dépositaire exigeant d’un héritage universel

Tout au long de sa vie, Roland Lumumba a veillé à ce que la figure de son père ne soit pas réduite à un symbole familial. Il insistait pour que l’on reconnaisse en lui le « père de l’indépendance », une figure fondatrice pour l’Afrique toute entière. « Au lieu de dire que c’est le papa de Roland, je préfère que l’on dise que c’est Lumumba », déclarait-il, rappelant la dimension historique et universelle de son combat.

Il a œuvré à la transmission de cet héritage à travers la Fondation Lumumba et d’autres initiatives, s’assurant que les idées d’unité nationale, de souveraineté et de justice sociale portées par son père continuent d’inspirer les jeunes générations.

Une disparition au moment crucial de la quête de vérité

Son décès survient à un moment où les procédures judiciaires en Belgique sur l’assassinat de Patrice Lumumba sont toujours en cours. Son absence laisse un vide immense dans ce combat pour la vérité, mais aussi dans le paysage intellectuel et mémoriel congolais.

Roland-Gilbert Okito Lumumba laisse le souvenir d’un homme digne, résilient et profondément engagé, ayant porté avec une grande force le poids d’un héritage historique colossal. Son combat pour la vérité et la mémoire demeure plus que jamais d’actualité.

Par Marius Bopenga
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29 janvier 2026 0 comments
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À la UneSport

Arthur Masuaku revient à la maison : le latéral gauche international congolais prêté à Lens

by admin9775 28 janvier 2026
written by admin9775

C’est un retour aux sources pour Arthur Masuaku. Le latéral gauche international congolais de 31 ans effectue un retour au Racing Club de Lens, le club où il a été formé durant sa jeunesse. Il rejoint les Sang et Or sous la forme d’un prêt de six mois sans option d’achat en provenance du club anglais de Sunderland, tout juste promu en Premier League.

Un profil d’expérience pour renforcer la défense lensoise

Le directeur sportif lensois, Jean-Louis Leca, a salué l’arrivée d’un joueur qui « a l’avantage de bien connaître le club, son identité et son environnement ». Il a également décrit Masuaku comme « un latéral gauche d’expérience, capable d’être solide dans les tâches défensives tout en apportant de la qualité dans l’animation offensive ».

Ce profil correspond à un besoin pour l’effectif de l’entraîneur Pierre Sage, cherchant à allier stabilité défensive et apport offensif sur le côté gauche.

Un parcours international et européen riche

Formé à La Gaillette (le centre de formation de Lens) entre 2003 et 2008, Arthur Masuaku possède un CV bien rempli. Après une révélation en Ligue 1 lors de la saison 2013-2014, il a connu l’Olympiakos (championnat de Grèce et Ligue des champions), puis plusieurs saisons en Premier League avec West Ham, avant des passages à Besiktas et donc Sunderland.

Côté sélection, il est un cadre des Léopards de la RDC, comptant 42 sélections. Il a récemment participé à la dernière Coupe d’Afrique des Nations, où il a honoré deux sélections lors de la phase de groupes.

Une opportunité pour relancer sa saison

À Sunderland, Masuaku avait perdu du temps de jeu après avoir disputé plusieurs rencontres en début de saison. Ce prêt à Lens représente donc une opportunité idéale pour relancer sa saison dans un environnement familier, à quelques mois des échéances cruciales pour le club artésien en Ligue 1 et avec l’objectif de retrouver un rythme optimal pour les prochains rendez-vous avec la sélection congolaise.

Son retour est accueilli avec nostalgie et optimisme par les supporters lensois, qui voient en lui un talent forgé au club et une solution immédiate pour renforcer l’aile gauche.

Par Marius Bopenga
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28 janvier 2026 0 comments
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À la UneSociété

Kinshasa lance une campagne offensive pour booster ses recettes fiscales foncières

by admin9775 28 janvier 2026
written by admin9775

Le Gouvernement provincial de Kinshasa a donné le coup d’envoi, ce mardi, d’une vaste campagne de sensibilisation et de coercition douce pour le paiement de l’Impôt foncier (IF) et de l’Impôt sur les revenus locatifs (IRL) pour l’exercice 2026. Face à l’explosion immobilière de la capitale et la stagnation des recettes, les autorités mettent en avant un nouvel outil contraignant : le Quitus fiscal urbain.

Un outil de gouvernance pour lutter contre l’évasion fiscale

Présenté par le ministre provincial des Finances, Magloire Kabemba, ce quitus est un document administratif sécurisé attestant qu’un contribuable est à jour de ses paiements. « Il ne s’agit nullement d’une mesure punitive, mais d’un mécanisme visant à promouvoir la conformité volontaire et à lutter contre l’évasion fiscale », a-t-il insisté. Pour 2026, il concerne exclusivement l’IF et l’IRL.

La nouveauté et la force de cette mesure résident dans son caractère obligatoire pour accéder à des services clés. Aucune personne physique ou morale ne pourra, sans ce sésame :

  • Participer aux marchés publics de la Ville.
  • Obtenir un titre foncier.
  • Effectuer des actes notariés.
  • Conclure des formalités de bail.
  • Accomplir certains actes d’état civil.

Un paradoxe à résoudre : le boom immobilier face à des recettes stagnantes

Le ministre Kabemba a justifié cette rigueur par un constat alarmant : « Alors que la ville de Kinshasa connaît un véritable boom immobilier dans ses 24 communes, les recettes fiscales urbaines (…) demeurent quasi stagnantes depuis plusieurs années ». Ce découplage entre la dynamique économique réelle et les ressources de l’État illustre un problème profond de mobilisation des recettes internes.

Les fonds collectés sont destinés à financer des projets urgents dans le cadre du programme « Kin Ezobonga » : voirie, assainissement, éclairage public, sécurité et services sociaux de base. Magloire Kabemba a d’ailleurs annoncé des discussions avancées avec la firme internationale Averda pour mettre en place un système moderne de gestion des déchets ménagers.

Modernisation du recouvrement et appel à la citoyenneté fiscale

Pour faciliter le paiement et éviter les files d’attente, le gouvernement provincial a diversifié les canaux de paiement. Outre les centres communaux de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), les contribuables pourront utiliser des solutions numériques et le mobile money, en partenariat avec des banques et des opérateurs de monnaie électronique.

Au-delà des dispositifs techniques, le ministre a lancé un appel à la citoyenneté fiscale, présentant le paiement de l’impôt comme un acte civique essentiel à la transformation de la capitale. « La transformation de Kinshasa passe avant tout par une fiscalité équitable, transparente et responsable », a-t-il conclu.

Une volonté de rupture dans la gestion urbaine

Cette campagne marque une tentative de rupture dans la gouvernance financière de Kinshasa. En rendant le quitus fiscal incontournable pour des transactions courantes et vitales, les autorités espèrent créer un cercle vertueux :

  1. Élargir l’assiette fiscale en touchant les nombreux propriétaires et bailleurs qui échappent à l’impôt.
  2. Augmenter les recettes propres de la ville, réduisant sa dépendance aux transferts de l’État central.
  3. Financer les services publics dont le déficit criant affecte la qualité de vie des millions de Kinois.
  4. Instaurer une culture de la redevabilité et de la transparence dans la relation entre l’administration et les contribuables.

Le succès de cette opération, dont l’échéance est fixée au 1er février 2026, dépendra de son application stricte, impartiale et efficace. Elle sera un test crucial de la capacité de l’administration provinciale à traduire une volonté politique en résultats concrets, dans une mégapole où les défis logistiques et les résistances sont immenses.

Par Pascal Kabeya
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28 janvier 2026 0 comments
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À la UneMonde

États-Unis: l’onde de choc politique des événements de Minneapolis

by admin9775 28 janvier 2026
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Washington est secoué par une onde de choc politique trois jours après la mort d’Alex Pretti à Minneapolis, tué par des agents de la police aux frontières (ICE). Les républicains demandent des comptes, les démocrates menacent de bloquer le budget des agences de maintien de l’ordre. Et pourquoi pas, même si c’est voué à l’échec, lancer une procédure de destitution contre Kristi Noem, la ministre chargée de la Sécurité intérieure.

Le camp républicain s’inquiète et réclame des explications. Au moins une demi-douzaine de sénateurs républicains demandent une enquête approfondie, une convocation des responsables d’ICE, de la police aux frontières. Une demi-douzaine, cela n’a l’air de rien, mais c’est déjà beaucoup plus d’agitation que d’habitude au sein du parti de Donald Trump. On avait par exemple presque rien entendu au moment de l’enlèvement de Nicolas Maduro, quelques commentaires feutrés sur le Groenland.

Cette fois, c’est plus compliqué, parce que ce sont aussi les élections de mi-mandat qui sont en train de se jouer. Et comme le disent plusieurs analystes politiques, ces images vont peser contre les candidats républicains, en particulier dans le Minnesota. Il y a déjà une défection majeure. Un avocat républicain qui s’était lancé dans la course au poste de gouverneur abandonne, ne se sent plus en phase avec la politique sécuritaire de son parti.

Dans les sondages, même dans l’électorat qui approuve la politique migratoire de la Maison Blanche, 60 % des sondés estiment que les agissements des agents fédéraux vont beaucoup trop loin.

Les démocrates mobilisés pour bloquer une partie du budget au Congrès

Les démocrates lancent donc une offensive sur le budget au Congrès. C’est leur seule arme et ils sont en train de se mobiliser pour bloquer une partie des fonds dévolus à la sécurité intérieure. Ils s’apprêtaient à voter ce budget et puis il y a eu la mort d’Alex Pretti.

L’admnistration Trump est en mauvaise posture et les démocrates estiment qu’ils ont l’opinion avec eux. Ce qu’ils réclament : des mandats obligatoires de la justice pour réaliser des descentes anti-immigration, la fin du port du masque pour les agents fédéraux et la coopération obligatoire entre le ministère de la Sécurité intérieure et les autorités locales lorsque des drames comme celui de Minneapolis se produisent. En clair, les démocrates demandent qu’en cas d’incident ou de bavure, la police locale puisse avoir accès aux éléments de l’enquête.

On est parti pour un bras de fer jusqu’à vendredi soir, la date limite. Et s’il n’y a pas de consensus, on se dirige vers un shutdown partiel puisqu’une partie des agences fédérales ne sont pas financées. Mais attention, si on parle d’ICE par exemple, le budget de base de cette agence a été gonflé dans le cadre de la loi fiscale qui est passée l’an dernier avec 75 milliards de dollars. Donc, ICE pourrait aller chercher dans ce trésor de guerre pour continuer de fonctionner.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Le cinéma africain en deuil : disparition brutale de l’actrice sénégalaise Halima Gadji à 36 ans

by admin9775 28 janvier 2026
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Une onde de choc traverse le monde culturel sénégalais et africain. L’actrice Halima Gadji, célèbre pour son rôle iconique de Deguène dans la série à succès Maîtresse d’un homme marié et pour sa prestation dans Bété-Bété, est décédée brutalement ce lundi 26 janvier, à l’âge de 36 ans. Selon l’Agence de presse sénégalaise, son décès serait survenu à la suite d’un malaise.

Une artiste révélée par un phénomène télévisuel

Halima Gadji s’était imposée comme une figure majeure du paysage audiovisuel sénégalais. C’est grâce à son interprétation puissante et nuancée dans Maîtresse d’un homme marié, une série qui a captivé des millions de téléspectateurs à travers le continent, qu’elle a conquis le grand public. Son talent lui a permis d’incarner des rôles profonds et marquants, faisant d’elle une actrice à la fois populaire et respectée pour son art.

Une voix courageuse pour briser les tabous

Au-delà de sa carrière artistique, Halima Gadji laissera le souvenir d’une femme engagée et lumineuse. Elle s’était fait connaître pour son plaidoyer courageux en faveur de la santé mentale, un sujet encore largement tabou dans de nombreuses sociétés africaines. À travers sa plateforme et son témoignage, elle œuvrait à briser le silence « douloureux » qui entoure les troubles psychologiques, souvent attribués à tort à la folie, la sorcellerie ou la malédiction.

« En Afrique, la santé mentale reste un TABOU : on parle de folie, de sorcellerie, de malédiction… pas de dépression. Halima Gadji a osé briser ce silence. Son courage nous oblige à parler. La stigmatisation tue en silence », peut-on lire dans de nombreux hommages qui lui sont rendus.

Une perte immense et des hommages unanimes

Sa disparition soudaine laisse un vide profond dans le cinéma et le théâtre nationaux. Les réactions de tristesse et d’hommage affluent de tous les horizons, célébrant autant l’artiste au talent rare que la personnalité généreuse et battante.

Les condoléances vont particulièrement à sa famille et à ses proches, notamment à son frère Kader. Le monde du septième art perd une de ses étoiles montantes, une artiste dont l’œuvre et l’engagement continueront d’inspirer. Halima Gadji restera dans les mémoires pour sa grâce à l’écran et son courage hors des plateaux.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Reprise des activités lacustres sur le lac Tanganyika après le retrait du M23 à Uvira

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

Les activités sur le lac Tanganyika ont repris ce mardi 27 janvier 2026, un mois et demi après leur suspension due à l’occupation d’Uvira par les rebelles du M23. Cette décision, annoncée par le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a été mise en œuvre par l’administrateur du territoire de Fizi, Amy Kalonji Badibanga.

Tous les échanges commerciaux lacustres sont désormais autorisés entre Uvira, Fizi, Kalemie, ainsi qu’avec les pays voisins, notamment le Burundi, la Tanzanie et la Zambie. Cette mesure vise selon les autorités, à soulager une population durement touchée et à relancer les activités des commerçants paralysées par le conflit.

L’autorité territoriale rappelle que la suspension initiale avait pour objectif d’empêcher l’infiltration des éléments M23 vers Fizi et Kalemie. L’administrateur déclare : « Aujourd’hui, 27 janvier 2026, j’annonce la réouverture de toutes les activités commerciales lacustres sur le lac Tanganyika. »

Les navires, bateaux et navettes peuvent désormais circuler librement entre Kalemie et Uvira, Fizi et Kalemie, Fizi vers la Zambie, la Tanzanie et le Burundi, sans entrave.

Toutefois, le gouverneur Purusi exhorte les services de sécurité frontaliers à la plus grande vigilance. Selon l’administrateur de Fizi, l’AFC-M23 reste une menace susceptible d’incursions à tout moment.

Radio okapi

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À la UneProvince

Les FARDC reprennent le contrôle de plusieurs villages occupés par les Wazalendo à Kailo

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont repris, depuis dimanche 25 janvier, le contrôle de plusieurs localités occupées pendant quelques semaines par les miliciens Wazalendo dans le groupement Kasenga Numbi et Kulu, dans le territoire de Kailo (Maniema). C’est à l’issue d’affrontements intervenus depuis jeudi dernier jusqu’en fin de semaine.  

Les combats entre les FARDC et les Wazalendo se sont déroulés dans les villages de Kasenga, Kibaraka et Ndekemanga, selon les autorités provinciales et la société civile locale. Cependant, aucun bilan officiel de ces combats n’est encore disponible.

Ces hostilités débuté jeudi ont provoqué peur et panique au sein des communautés locales.

Lupungu Milongi Prince, un habitant décrit une situation tendue :

« Les affrontements ont commencé à partir de 15 heures le jeudi. Les militaires ont récupéré toutes les parties que les Wazalendo occupaient, c’est-à-dire les villages Kasenga, Kibaraka, même Ndekemanga. J’interpelle seulement la conscience des autorités de s’impliquer massivement afin que la paix se retrouve dans cette entité ».

A l’issue des combats, l’armée a repoussé les miliciens dont certains se sont repliés vers le village Mabanga,  72 km de la ville de Kindu, dans le territoire de Pangi. D’autres sont en debandade dans les brousses environnantes de Kailo, a fait savoir ce lundi, le ministre provincial de l’intérieur.

Cependant, la situation humanitaire reste préoccupante dans les zones de refuge des habitants. Le vice-président de la société civile de Kailo, Kapamba Willy, alerte sur les conditions difficiles des populations déplacées :

« Aujourd’hui à Kasenga Numbi, la population ne reste plus là-bas, les élèves n’étudient plus, il y a la psychose. C’est ce que nous sommes en train de demander au gouvernement provincial tant national d’aider cette population qui vit sous la belle étoile ».

Ce lundi, le ministre provincial de l’Intérieur confirme que la situation est redevenue normale dans la matinée dans les villages récupérés par l’armée, même si certains ménages continuent de fuir par crainte de nouveaux affrontements. 

Radio okapi

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À la UnePolitique

RDC au Conseil de Sécurité : Kinshasa dénonce l’érosion de l’État de droit face à l’agression rwandaise

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

À la tribune du Conseil de sécurité des Nations Unies, la République démocratique du Congo a lancé un cri d’alarme sur la fragilisation de l’ordre international face aux conflits armés. Lors de la 10096ᵉ séance consacrée à l’État de droit dans le maintien de la paix, l’ambassadrice adjointe Jocelyne Kabengele Lukundula a pointé du doigt l’agression persistante du Rwanda à l’Est de son pays comme un exemple flagrant de l’échec du système multilatéral à faire respecter ses propres principes.

Un constat sévère 80 ans après la Charte de l’ONU

Dans une intervention percutante, la diplomate congolaise a dressé un bilan amer, 80 ans après l’adoption de la Charte des Nations Unies. « L’érosion progressive de ce socle normatif fragilise le multilatéralisme et alimente une crise de confiance à l’égard des institutions internationales », a-t-elle déclaré, soulignant que les violations répétées de la Charte, notamment le respect de la souveraineté et l’interdiction du recours à la force, « compromettent la crédibilité de l’ordre juridique international ».

La RDC, cas d’école de l’impuissance multilatérale

Le cœur de son plaidoyer a porté sur la situation dans l’Est de la RDC, où l’activisme du M23, soutenu par le Rwanda selon l’ONU et les partenaires occidentaux, perdure malgré les engagements diplomatiques. « La situation sécuritaire persistante à l’est de la République démocratique du Congo illustre les défis auxquels fait face le système multilatéral lorsque les principes fondamentaux de la Charte ne sont pas pleinement respectés », a martelé l’ambassadrice.

Elle a rappelé que malgré l’adoption, à l’unanimité en février 2025, de la résolution 2773 – qui exigeait le retrait du M23 et des forces rwandaises –, « la situation sur le terrain équivaut, voire s’aggrave ». Cette résolution, portée par la France, « condamnait fermement » l’offensive du M23 et exigeait le démantèlement des administrations parallèles.

Le fossé entre les décisions et la réalité sur le terrain

Le discours de la RDC a mis en lumière le profond découplage entre les décisions de New York et la réalité dans le Kivu. « Malgré l’engagement de mon pays dans des mécanismes régionaux (…) les résultats sur le terrain demeurent en deçà des attentes », a déploré Mme Kabengele Lukundula. Elle a insisté sur « l’importance de l’application effective des décisions du Conseil de sécurité », appelant au « respect strict de l’intégrité territoriale et à la cessation de toute présence militaire étrangère non consentie ».

Un appel à l’action face à la « crise de confiance »

Au-delà du cas congolais, l’intervention a visé une remise en cause plus large. La diplomate a évoqué une « fragilisation » du multilatéralisme, marquée par la « recrudescence des conflits armés, la montée de l’unilatéralisme et les effets des crises globales ». En pointant l’inaction relative face aux violations dont elle s’estime victime, Kinshasa questionne la capacité même du Conseil de sécurité à assurer la sécurité collective.

Analyse : Une stratégie de judiciarisation du conflit

Ce discours s’inscrit dans une stratégie diplomatique constante de la RDC : judiciariser le conflit en l’élevant du niveau opérationnel au niveau des principes fondamentaux du droit international. En se plaçant comme la victime d’une violation flagrante de la Charte, Kinshasa cherche à :

  1. Isoler diplomatiquement le Rwanda en le présentant comme un « État voyou » du droit international.
  2. Contraindre les membres du Conseil, notamment les puissances occidentales, à passer de la condamnation verbale à des actions coercitives pour préserver la crédibilité du système.
  3. Préparer le terrain pour d’éventuelles poursuites devant des instances judiciaires internationales.

Face à l’inefficacité relative des processus de paix (Washington, Doha) et à la récente reconnaissance par le Rwanda de sa coordination avec le M23, la RDC utilise la tribune la plus solennelle pour rappeler que la crise congolaise n’est pas qu’un conflit local, mais une épreuve de vérité pour l’ordre international fondé sur des règles. Le message est clair : sans application des résolutions, la crédibilité du Conseil de sécurité et de l’ensemble du système onusien continue de s’éroder.

Par Marius Bopenga
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À la UneAfrique

Classement 2026 des puissances militaires en Afrique, selon Global Fire Power

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

Hormis la Tunisie qui fait son entrée dans la Top 10 à la place de la Libye et le Maroc qui ravit la 6e position à l’Angola, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé par rapport à l’édition 2025 du classement qui s’appuie sur plus de 60 critères, dont le nombre de militaires actifs, le nombre d’avions de chasse et de navires et le budget consacré à la défense.

L’Egypte reste la première puissance militaire africaine, selon l’édition 2026 du classement des armées les plus puissantes du monde, publié le vendredi 23 janvier par le site américain spécialisé dans la défense Global Fire Power (GFP).

Ce classement, qui couvre un total de 145 pays, se base sur plus de 60 indicateurs répartis en six grandes catégories (effectifs humains, équipements, moyens financiers, moyens logistiques, ressources naturelles et géographie). Ces critères sont regroupés pour constituer un indice global de puissance militaire (Power index) dont le score parfait serait de 0,0000, ce qui est impossible dans les faits. Ainsi, plus on s’éloigne de ce score, plus on recule au classement et vice-versa. L’indice global, qui est mis à jour chaque année, ne prend pas en considération les stocks nucléaires et ne pénalise pas les pays qui ne disposent pas de littoral par le manque d’une force navale. 

A l’échelle africaine, le sommet de la hiérarchie demeure inchangé. L’Egypte conserve son leadership continental et occupe le 19e rang à l’échelle mondiale sur un total de 145 pays étudiés. Ce pays d’Afrique du Nord, dont le territoire s’étend sur deux continents (l’Afrique pour la majeure partie du territoire et l’Asie pour la péninsule du Sinaï) obtient un score de 0,3651 point et conserve ainsi son rang à l’échelle mondiale par rapport à l’édition 2025 du classement. L’Egypte dispose notamment de 438 500 militaires actifs, 479 000 réservistes, 300 000 éléments de forces paramilitaires, 3 620 chars, 1 088 avions militaires et 149 navires et bâtiments de guerre.

L’Algérie (27e rang mondial) occupe la deuxième position à l’échelle africaine devant le Nigeria (33e rang mondial), l’Afrique du Sud (40e), l’Ethiopie (47e), le Maroc (56e), l’Angola (59e), la RD Congo (64e) et le Soudan (66e). La Tunisie (79e rang mondial) ferme le Top 10 africain.

(Voir le classement complet des 38 pays africains étudiés ci-dessous).

Au total, 14 pays africains ont progressé dans le classement général cette année par rapport à l’édition 2025 (Ethiopie, Maroc, RD Congo, Soudan, Tunisie, Tanzanie, Zimbabwe, Ouganda, République du Congo, Erythrée, Burkina Faso, Gabon, Somalie, Bénin), tandis que 17 ont régressé et 7 sont restés stables.

D’après Global Fire Power, les Etats-Unis demeurent la première puissance militaire mondiale en 2025, devant la Russie, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud.

Walid Kéfi

Classement des puissances militaires africaines en 2026 :

1-Egypte (19e rang mondial)

2-Algérie (27e)

3-Nigeria (33e)

4-Afrique du Sud (40e)

5-Ethiopie (47e)

6-Maroc (56e)

7-Angola (59e)

8-RD Congo (64e)

9-Soudan (66e).

10-Tunisie (79e)

11-Libye (80e)

12-Kenya (84e)

13-Tchad (85e)

14-Tanzanie (89e)

15-Mozambique (92e)

16-Cameroun (99e)

17-Mali (104e)

18-Zimbabwe (105e)

19-Ouganda (107e)

20-Côte d’Ivoire (108e)

21-Zambie (111e)

22-Ghana (112e)

23-Soudan du Sud (113e)

24-République du Congo (117e)

25-Erythrée (119e)

26-Niger (120e)

27-Namibie (122e)

28-Mauritanie (123e)

29-Sénégal (126e)

30-Burkina Faso (127e)

31-Botswana (130e)

32-Madagascar (131e)

33-Gabon (132e)

34-Somalie (137e)

35-Bénin (138e)

36-Sierra Leone (140e)

37-Liberia (141e)

38-Centrafrique (143e)

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27 janvier 2026 0 comments
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À la UneSociété

Vodacom RDC victime d’une intrusion majeure à son centre technique de Goma

by admin9775 27 janvier 2026
written by admin9775

L’opérateur télécoms Vodacom Congo a annoncé ce lundi avoir subi une intrusion grave dans son centre technique de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu. Cet incident a entraîné une perte de supervision et de contrôle de son réseau dans la région, affectant potentiellement la qualité des services de télécommunications pour ses abonnés.

Une atteinte à la stabilité des télécoms en pleine zone de crise

L’incident survient dans une région en proie à une insécurité chronique et une occupation partielle par le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda selon les autorités congolaises et plusieurs rapports internationaux. Les centres techniques sont des infrastructures critiques qui assurent la gestion, la surveillance et la maintenance de l’ensemble du réseau d’un opérateur dans une zone donnée.

La « perte de supervision et de contrôle » mentionnée par Vodacom suggère une perturbation significative de sa capacité à :

  • Surveiller les performances du réseau.
  • Diagnostiquer et résoudre les pannes.
  • Assurer la sécurité des systèmes.
  • Gérer le trafic des communications.

Origine de l’intrusion et inquiétudes sécuritaires

Dans le contexte tendu du Nord-Kivu, où les informations et les communications sont cruciales tant pour la population civile que pour les acteurs du conflit, cette intrusion soulève de graves inquiétudes. Elle pourrait s’inscrire dans une logique de déstabilisation plus large visant à isoler la région ou à perturber les chaînes de communication officielles et humanitaires.

Réponse de Vodacom et impact attendu

Vodacom a assuré avoir « engagé les procédures d’urgence » pour rétablir le contrôle et la sécurité de son réseau. Les équipes techniques sont mobilisées pour identifier l’origine de la faille, sécuriser les systèmes et restaurer pleinement les services.

Pour les abonnés, les conséquences pourraient se traduire par des interruptions de service, une dégradation de la qualité des appels, de l’internet mobile ou des transactions mobiles money (M-Pesa), un service vital pour l’économie locale. La durée de l’incident dépendra de la complexité de l’intrusion et des mesures correctives à mettre en œuvre.

Un test pour la résilience des infrastructures critiques

Cet incident met en lumière la vulnérabilité des infrastructures critiques, même celles gérées par des entreprises privées majeures, dans les zones en conflit. Il pose la question de la protection de ces sites essentiels à la vie économique, sociale et à la sécurité nationale.

Les autorités congolaises et les régulateurs du secteur des télécommunications devront probablement enquêter sur cet événement, qui dépasse le cadre d’une simple panne technique pour toucher à la souveraineté numérique et à la sécurité nationale dans une région en crise.

Par Pascal Kabeya
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