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À la Une

À la UneProvince

Communiqué de la société civile du Sud-Kivu : Distanciation des consultations de Joseph Kabila

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

Dans un communiqué officiel rendu public ce mercredi, le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu a clairement exprimé son désengagement des consultations politiques organisées par l’ancien président Joseph Kabila Kabange à Mbobero. La structure, dirigée par Maître Nené Bintu Iragi, a souligné que cette initiative ne bénéficiait ni de son soutien ni de sa reconnaissance.

Position claire et unanime

Le document précise que toute participation individuelle de certains membres de la société civile à ces assises relève de choix personnels et n’engage en aucun cas l’institution dans son ensemble. « Les animateurs de la société civile qui prennent part à ces consultations n’engagent que leurs structures respectives », peut-on lire dans le communiqué.

Des réserves sur la légitimité du processus

La coordination provinciale émet de sérieuses réserves quant à la crédibilité de ces consultations, pointant plusieurs incohérences :

  1. L’absence de coordination avec le président en exercice Félix Tshisekedi
  2. La composition des participants, majoritairement des victimes plutôt que des acteurs clés de la crise
  3. Le climat de défiance persistant entre Joseph Kabila et les institutions en place

Rappel des positions antérieures

L’organisation rappelle avoir soutenu les précédentes consultations initiées par le président Tshisekedi, jugées plus inclusives et orientées vers la recherche effective de solutions. En revanche, elle considère que l’initiative actuelle manque de sincérité dans sa démarche de réconciliation nationale.

Contexte politique

Cette prise de position intervient alors que Joseph Kabila poursuit sa série de rencontres à Bukavu, après Goma. L’ancien chef de l’État vient d’échanger avec les représentants des confessions religieuses, dont l’Imam Saleh Radjabu qui a plaidé pour un dialogue inclusif : « Les leaders doivent comprendre que le pays n’appartient pas à une seule personne. Nous sommes tous concernés par la recherche de la paix. »

Prochaines étapes

Au deuxième jour de ses consultations, l’ancien président a rencontré la Conférence provinciale des Chefs d’établissement de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), poursuivant ainsi son tour d’horizon des forces vives de la région.

Analyse

Cette déclaration de la société civile du Sud-Kivu témoigne de sa volonté de maintenir une position indépendante dans le paysage politique congolais. Elle reflète également les divisions persistantes et les défis complexes qui entravent les efforts de réconciliation nationale en RDC.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Jean-Jacques Wondo brise le silence devant le Parlement européen : un récit glaçant des prisons congolaises

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

Devant les députés européens à Bruxelles, Jean-Jacques Wondo, ancien prisonnier politique en République démocratique du Congo, a brisé le silence sur les conditions de détention inhumaines qu’il a endurées. Son témoignage poignant a révélé les graves dysfonctionnements du système carcéral et judiciaire congolais sous le régime du président Félix Tshisekedi.

Détenu dans ce qu’il qualifie de « geôles militaires totalitaires », il dit avoir été privé de soins, d’accès à l’extérieur et même de sa dignité. Citant le sociologue américain Erving Goffman, il a comparé cette expérience à un mécanisme conçu pour « broyer l’individu ».

Décrivant sa condamnation comme « un acharnement diabolique », Jean-Jacques Wondo a dénoncé un procès dépourvu de toute crédibilité. Il a souligné l’absence de preuves tangibles et les irrégularités flagrantes ayant marqué la procédure. Une critique que le Parlement européen avait lui-même formulée dans sa résolution du 23 janvier.

Lors d’une conférence de presse, Wondo a partagé des détails bouleversants sur son expérience en détention. Il a raconté avoir entendu un gardien de la DEMIAP dire en voyant un détenu décédé : « Ce sont des opposants en moins pour le président Tshisekedi ». Avec émotion, il a décrit avoir assisté, impuissant, à l’agonie du colonel Musuku Suku, officier de la Garde républicaine disparu en détention en 2024.

Le colonel Musuku Suku, arrêté fin 2023, avait été placé à la DEMIAP où tout contact avec sa famille avait été interrompu. Des rumeurs sur sa mort avaient circulé en juin 2024, suggérant que son corps aurait été jeté dans le fleuve Congo. Le témoignage de Wondo vient aujourd’hui confirmer ces craintes, offrant une terrible réponse aux proches du défunt.

Wondo, lui-même arrêté dans l’affaire du putsch manqué de Christian Malanga, a dressé un tableau accablant du système carcéral congolais. Il a dénoncé les conditions insalubres, les maladies qui sévissent, le manque de nourriture et de soins médicaux. Il a également pointé du doigt la politisation de la justice militaire, souvent utilisée comme outil de répression contre les opposants, ainsi que la banalisation inquiétante de la peine de mort.

En réponse à ces violations, Wondo a annoncé la création d’une Fondation pour la défense des personnes incarcérées à l’étranger, marquant ainsi sa détermination à poursuivre son combat pour les droits humains.

Ces révélations ont provoqué des réactions contrastées. Le député Mbala Lumbala a accusé Wondo d’ingratitude, rappelant que sa libération résultait d’une grâce présidentielle accordée par Tshisekedi. D’autres voix se sont élevées pour soutenir Wondo, dénonçant les dérives du régime actuel et prévenant que personne n’échapperait à la justice après 2028.

Wondo a profité de cette tribune pour lancer un appel pressant en faveur de réformes urgentes : l’abolition de la peine de mort, la fin des procès militaires pour les civils, et une profonde restructuration du système pénitentiaire congolais. Son témoignage, aussi douloureux soit-il, porte l’espoir d’une prise de conscience internationale pouvant mettre fin à ces violations systématiques des droits humains.

Alors que la RDC traverse une période politique particulièrement tendue, le récit de Jean-Jacques Wondo rappelle avec force le lourd tribut payé par les dissidents. Entre reconnaissance et accusations, son histoire soulève une question fondamentale : jusqu’où peut aller l’impunité dans un État qui se dit démocratique

La peine capitale prononcée à son encontre de Jean-Jacques Wondo en janvier 2025 avait provoqué une onde de choc en Belgique. Le gouvernement belge, dénonçant une condamnation sans base factuelle, avait rappelé son ambassadeur à Kinshasa et exigé des explications. Depuis, les relations diplomatiques entre les deux pays restent tendues.

L’analyste a attiré l’attention sur des centaines de Congolais enfermés dans des conditions similaires. “Ce que j’ai vécu est le quotidien de milliers d’autres citoyens en RDC”, a-t-il alerté, appelant à une surveillance accrue du respect des droits fondamentaux dans le pays.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

La Cour africaine valide la poursuite du Rwanda par la RDC pour crimes dans l’Est congolais

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

La Cour africaine des droits de l’homme et des peuples a rendu ce jeudi une décision préliminaire historique, se déclarant compétente pour examiner les accusations de la RDC contre le Rwanda concernant des violations des droits de l’homme dans l’Est du Congo. Cette décision rejette toutes les objections soulevées par Kigali et ouvre la voie à un examen approfondi des allégations.

La Cour a pris trois mesures importantes. Premièrement, elle a écarté les arguments du Rwanda contestant sa compétence. Deuxièmement, elle a accepté la requête introduite par la RDC. Troisièmement, elle a donné au Rwanda un délai de 90 jours pour présenter ses arguments. Paul Nsapu, président de la Commission nationale des droits de l’homme congolaise, a salué cette décision comme une affirmation de la capacité de la justice africaine à trancher les différends entre États membres.

La RDC accuse le Rwanda de plusieurs graves violations. Ces accusations portent sur des interventions militaires directes en territoire congolais, un soutien matériel et militaire au groupe rebelle M23 AFC, ainsi que des atteintes systématiques aux droits fondamentaux. Plusieurs rapports des Nations Unies ont corroboré ces allégations, documentant des massacres de civils, des déplacements forcés de population et des pillages à grande échelle.

Le processus judiciaire entre maintenant dans une phase déterminante. Le Rwanda doit d’abord soumettre ses arguments dans les trois mois. La Cour procédera ensuite à un examen approfondi des preuves et témoignages avant d’organiser des audiences publiques.

Cette affaire pourrait établir des précédents importants pour le continent africain en matière de responsabilité des États dans les conflits transfrontaliers, de protection des victimes de crimes internationaux et d’efficacité des mécanismes judiciaires régionaux.

Pour les millions de Congolais affectés par ces conflits, cette décision apporte un espoir de reconnaissance de leurs souffrances et une possibilité de réparation juridique. Elle envoie également un message fort contre l’impunité.

Sur le plan diplomatique, cette décision intervient à un moment crucial où les négociations politiques se poursuivent entre les deux pays. Elle pourrait renforcer la position de la RDC dans ces pourparlers tout en mettant le Rwanda sous pression judiciaire.

Ce verdict préliminaire marque un tournant dans la gestion judiciaire des conflits africains, démontrant la maturité croissante des institutions continentales. Alors que le procès entre dans sa phase substantive, la communauté internationale suivra attentivement comment cette instance africaine parviendra à concilier justice transitionnelle et stabilité régionale.

La prochaine étape déterminante interviendra fin septembre 2025, date limite pour le dépôt des arguments rwandais, qui établira le calendrier des audiences à venir.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la Une

Équateur: le chef narco «Fito» arrêté par les forces spéciales après un an et demi de cavale

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

Dix-sept mois après son évasion qui avait lancé un cycle de violence en Équateur, l’ennemi public numéro 1 en Équateur a été capturé, mercredi 25 juin, par les forces de l’ordre. Il était à la tête du groupe narco des Choneros, l’un des deux plus importants et dangereux du pays qui travaillait avec le cartel mexicain de Sinaloa et avait fait de l’Équateur le premier exportateur mondial de cocaïne.

José Adolfo Macias, alias « Fito », est tombé dans la ville de Manta, dans la province de Manabi où a été créé le clan des « Choneros » qu’il dirigeait depuis la clandestinité. C’est dans une cache étroite pour un homme de sa corpulence que José Adolfo Macias a été capturé dans une villa appartenant à l’un de ses proches. Pour y entrer, il fallait activer un mécanisme faisant glisser de côté une partie du plancher sous une table de travail de la cuisine, rapporte notre correspondant à Quito, Éric Samson.

Une information que visiblement détenaient les autorités, selon le ministre de l’Intérieur John Reimberg. « Cette opération de plus de dix heures est un grand succès. Les forces armées ont reçu une information d’Intelligence et le bloc de sécurité s’est déplacé à Manta où Fito a été découvert dans un bunker qu’il avait fait construire », s’est félicité le ministre.

« Fito » était armé mais a choisi de ne pas résister ainsi que les quatre hommes qui assuraient sa sécurité. José Adolfo Macias a été transféré dans une prison de haute sécurité de Guayaquil.

Le président Noboa, sur son compte X, n’a pas caché son désir de l’extrader rapidement aux États-Unis où une cour de justice de Brooklyn l’accuse de sept délits liés au trafic de drogues et d’armes en alliance avec le cartel mexicain de Sinaloa. Il s’agit d’une victoire politique majeure pour le président Daniel Noboa qui n’a pas manqué de l’attribuer à sa nouvelle loi réorganisant les services de renseignement du pays et qui permet d’intercepter les communications privées sans contrôle judiciaire.

En janvier 2024, après l’évasion de Fito du quartier de haute sécurité d’une prison de Guayaquil, l’état d’urgence avait été déclaré en Équateur. L’évasion avait été accompagnée de mutineries dans les prisons, de prises d’otage de gardiens, d’attentats à la voiture piégée et de l’attaque d’un canal de télévision… Adolfo Macias purgeait alors, depuis 2011, une peine de 34 ans de prison pour délinquance organisée, trafic de drogues et assassinat. Il dirigeait le clan des Choneros, composé de plus de 10 000 hommes.

RFI

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À la Une

Nord-Kivu : Le calvaire des habitants de Sake la cité martyre

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

Dans cette cité stratégique aux portes de Goma, la vie n’a plus rien d’ordinaire. Les rues, jadis animées, sont devenues le théâtre d’une terreur systématique. « Rien ne marche ici, la population vit l’enfer », confie sous couvert d’anonymat un habitant, la voix brisée par l’émotion. Son témoignage exclusif dépeint une réalité glaçante, où la survie se mesure au prix de l’humiliation et de la violence.

Une existence sous haute tension

Les champs, naguère source de nourriture et de revenus, sont désormais des no man’s land minés. Impossible pour les paysans de cultiver sans risquer l’explosion. Dans les ruelles de Sake, les exactions se succèdent : pillages, viols, enlèvements. Les auteurs ? Des groupes armés omniprésents – FDLR, M23, ou encore des hommes en uniforme non identifiés – qui imposent leur loi par la terreur.

La « patrouille obligatoire » ou la mort

Parmi les pires cauchemars des habitants : les patrouilles forcées. Chaque nuit, les hommes et jeunes de chaque quartier sont contraints de surveiller leur zone. Refuser équivaut à une condamnation à mort. « L’amende est de 100 000 FC, suivie de 100 coups de fouet. Personne ne survit à ça », murmure notre source. Seuls les sexagénaires, les femmes, les infirmiers et les enseignants échappent à cette corvée mortifère.

Barrages et chasse aux sorcières

Aux barrages, comme celui de Mubambiro, porte d’entrée de Sake, les contrôles sont arbitraires. Tout commentaire politique est interdit. La sentence des milices est sans appel : « Celui qui n’est pas avec nous est contre nous. » Les rafles ciblent particulièrement les jeunes hommes. Un détail suffit pour être accusé d’appartenir aux Wazalendo, FDLR ou FARDC : cheveux longs, tatouages, cicatrices. Les arrestations débouchent souvent sur des disparitions dans des cachots secrets, comme ceux de l’ANR ou de l’Assemblée provinciale de Goma.

L’indifférence qui tue

Alors que la communauté internationale multiplie les réunions d’urgence, les habitants de Sake, eux, meurent en silence. Sans accès à l’aide humanitaire, sous la coupe de bourreaux invisibles, ils survivent dans l’angoisse permanente. « Nous ne sommes plus des êtres humains ici, juste des cibles », conclut amèrement notre interlocuteur.

Dans cette région oubliée, où la guerre a effacé toute trace de normalité, chaque nouveau jour ressemble à un sursis.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Médiation en RDC-Rwanda : Obasanjo poursuit sa mission après des entretiens avec Tshisekedi

by admin9775 26 juin 2025
written by admin9775

Dans le cadre de sa mission de facilitation régionale, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo a été reçu ce mercredi par le chef de l’État congolais Félix-Antoine Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa. Cette rencontre intervient après son entretien avec le président rwandais Paul Kagame à Kigali, marquant une nouvelle étape dans les efforts diplomatiques pour désamorcer la crise entre les deux pays.

Un dialogue approfondi sur les solutions durables

Pendant près de deux heures, le médiateur désigné conjointement par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a échangé avec le président congolais sur les mécanismes possibles pour :

  • Apaiser les tensions bilatérales
  • Mettre fin aux affrontements armés dans l’Est de la RDC
  • Jeter les bases d’une paix durable dans la région

« Les discussions évoluent de manière encourageante », a déclaré Obasanjo à l’issue de l’entretien, tout en reconnaissant la complexité du dossier.

Coordination avec les autres initiatives internationales

Le facilitateur a salué les efforts parallèles déployés par :
✓ Les États-Unis (à travers leur envoyé spécial)
✓ Le Qatar (impliqué dans des pourparlers discrets)

Il a assuré que ces différentes initiatives seraient harmonisées pour une approche cohérente sous l’égide des mécanismes régionaux africains.

Prochaine étape : consultation à Lomé

La tournée diplomatique d’Obasanjo se poursuivra au Togo où il rencontrera :

  • Le président Faure Gnassingbé, médiateur désigné par l’Union africaine
  • Les experts techniques de la CEDEAO

Objectif : faire le point sur les avancées avant de potentialiser une feuille de route commune.

Analyse : Cette séquence diplomatique intensive intervient alors que la région connaît une recrudescence des tensions, avec des accusations récurrentes de la RDC contre le Rwanda quant à son soutien présumé au M23. Les observateurs notent toutefois une volonté apparente des parties de privilégier désormais le dialogue, après des mois d’escalade verbale.

Prochain rendez-vous : Les capitales occidentales attendent avec intérêt le rapport complet du médiateur qui devrait être présenté avant le sommet extraordinaire de la SADC prévu en juillet.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Les réseaux mafieux tentent en vain de salir l’Inspecteur Général des Finances Alingete Jules K. en retraite son héritage

by admin9775 25 juin 2025
written by admin9775

La mise à la retraite avec honorariat et éméritat de l’Inspecteur Général des Finances (IGF), Jules Alingete, ne passe pas inaperçue. Cet homme intègre, surnommé le « Superflic des Finances Publiques Congolaises », a mis en difficulté pendant cinq ans les réseaux mafieux qui sévissent dans les sphères financières du pays. Aujourd’hui, ces mêmes criminels financiers semblent déterminés à ternir son image, mais se heurtent à un mur de silence et de dignité.

Un héros anticorruption en retraite

Jules Alingete, connu pour son intransigeance et son professionnalisme, a marqué son passage à l’IGF par des enquêtes implacables contre la fraude fiscale, la corruption et les détournements de fonds publics. Ses actions ont permis de récupérer des milliards de dollars pour l’État congolais et ont placé plusieurs personnalités influentes face à leurs responsabilités.

Sa retraite, bien que méritée après des années de service exemplaire, a été accueillie avec amertume par ceux qui voient en lui un obstacle à leurs activités illicites.

Des campagnes de diffamation vouées à l’échec

Depuis son départ, des articles mensongers et des rumeurs infondées circulent régulièrement dans certains médias, cherchant à salir sa réputation. Pourtant, ces tentatives désespérées se brisent contre le « mur de silence de marbre » que l’ancien IGF oppose à ses détracteurs.

« On répond aux imbéciles par le silence », aurait déclaré Alingete, selon des sources proches de lui. Cette posture digne et ferme a rendu vaines toutes les attaques visant à discréditer son travail et son intégrité.

Un héritage indélébile

Malgré les manœuvres des criminels financiers, l’héritage de Jules Alingete reste intact. Les Congolais se souviennent de lui comme d’un homme intègre, qui a osé défier les puissants pour assainir les finances publiques. Son départ marque la fin d’une ère, mais son exemple continue d’inspirer une nouvelle génération de fonctionnaires déterminés à lutter contre la corruption.

Alors que la RDC poursuit son combat pour la transparence et la bonne gouvernance, le nom d’Alingete restera gravé dans l’histoire comme celui d’un véritable gardien des deniers publics.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Les Banyamulenge brisent le silence : « Le Rwanda nous instrumentalise, nous ne sommes pas ses otages »

by admin9775 25 juin 2025
written by admin9775

Dans une déclaration rare et ferme, la communauté banyamulenge, souvent perçue comme un pion dans le conflit qui déchire l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a dénoncé avec force les manipulations du Rwanda. Par la voix de l’Honorable Ennoc Sebineza, son représentant, elle accuse Kigali d’exploiter les tensions ethniques pour justifier son ingérence militaire et politique en territoire congolais.

« Le Rwanda détruit notre vivre-ensemble »

« Le Rwanda prétend nous défendre, mais c’est un mensonge. Il ne fait que diviser pour mieux régner, sapant les fondements de la cohésion entre les communautés congolaises », a affirmé Sebineza, visiblement ému. Ce discours marque une rupture avec le silence habituel d’une minorité longtemps instrumentalisée dans les conflits régionaux.

Depuis des années, le Rwanda justifie ses interventions en RDC en invoquant la protection des Tutsi congolais, dont les Banyamulenge. Mais selon des rapports onusiens et des ONG locales, cette rhétorique masque une stratégie plus large : affaiblir la souveraineté congolaise tout en consolidant son emprise sur les richesses minières du Kivu.

Une communauté prise en étau

Les Banyamulenge paient un lourd tribut à cette instrumentalisation. Associés à tort aux groupes armés soutenus par Kigali, comme le M23, ils subissent des représailles de la part d’autres communautés, exacerbant les fractures ethniques. « Ceux qui nous agressent savent que nous avons été manipulés. Le Rwanda a construit son influence sur cette division, mais ce sont nos familles qui souffrent », déplore Sebineza.

Sur le terrain, la situation est explosive. Malgré les dénégations de Kigali, le M23 – dont les liens avec le Rwanda sont documentés – multiplie les attaques contre l’armée congolaise et les civils, alimentant un cycle de violences et de déplacements massifs.

Un appel à l’unité congolaise

Face à cette escalade, les Banyamulenge lancent un message clair : ils refusent d’être les otages d’un conflit qu’ils ne soutiennent pas. « Nous ne voulons pas de cette guerre. Nous sommes Congolais et voulons vivre en paix avec nos voisins », insiste Sebineza.

Cette prise de parole intervient dans un contexte régional tendu, alors que les diplomates s’activent pour relancer des négociations de paix. Elle met en lumière la complexité d’un conflit où les civils, quelles que soient leurs origines, restent les premières victimes des calculs géopolitiques.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneAfrique

Paul Kagame met fin aux rumeurs sur son état de santé lors d’une rencontre avec Olusegun Obasanjo

by admin9775 25 juin 2025
written by admin9775

Le président rwandais Paul Kagame a fait une réapparition publique remarquée ce mardi, mettant un terme à plusieurs jours de spéculations concernant son état de santé. Accueillant l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo au Village Urugwiro, à Kigali, Kagame a ainsi dissipé les rumeurs, parfois extravagantes, qui avaient circulé ces derniers jours, allant jusqu’à évoquer une grave maladie, voire son décès.

Au cours de cette rencontre, les deux dirigeants ont échangé sur des questions régionales, notamment la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Une discussion d’autant plus symbolique que les rumeurs concernant Kagame avaient principalement émergé en RDC, où certaines voix hostiles ont régulièrement recours à ce type de désinformation pour discréditer le président rwandais.

Une habitude dans les cercles d’opposition

Ce n’est en effet pas la première fois que de telles allégations circulent. Déjà, lors des tensions politiques entourant la candidature pour un troisième mandat de l’ancien président Jospeh Kabila des rumeurs similaires l’avaient accusé d’être mentalement instable, voire décédé. Pour les observateurs, ces campagnes reflètent moins une réalité qu’une tactique de déstabilisation, voire une forme de défouloir dans certains milieux hostiles à Kagame.

Retour sur la scène politique avant un accord clé

Cette réapparition intervient à un moment crucial pour la région, alors qu’un accord de paix, prévu pour signature le 27 juin à Washington, pourrait marquer un tournant dans les relations entre les pays des Grands Lacs. La présence active de Kagame dans ce contexte semble vouloir rappeler son rôle central dans les dynamiques géopolitiques régionales.

Ainsi, après des jours de silence médiatique, le chef de l’État rwandais a choisi une sortie diplomatique pour clore les polémiques – tout en recentrant l’attention sur les enjeux politiques et sécuritaires qui attendent la région.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneMonde

Donald Trump affirme que l’Iran et Israël ont chacun violé le cessez-le-feu

by admin9775 24 juin 2025
written by admin9775

Malgré l’annonce dans la nuit par Donald Trump de « l’entrée en vigueur du cessez-le-feu » entre l’Iran et Israël, les tensions ne faiblissent pas entre les deux pays. Quelques heures après cette annonce, l’armée israélienne affirme avoir intercepté un missile iranien dans le nord du pays et promet une riposte.

Le président Donald Trump déclare qu’Israël et l’Iran ont violé les termes du cessez-le-feu en menant des attaques après la date limite fixée tôt mardi pour mettre fin aux hostilités. Dans des déclarations faites aux journalistes à la Maison Blanche, avant son départ pour le sommet de l’OTAN à La Haye, Donald Trump a exprimé sa déception face à la poursuite des attaques. « Ils [les Iraniens] ont violé [le cessez-le-feu], mais Israël l’a violé aussi », a déclaré le président américain. Il a ajouté : « Je ne suis pas content d’Israël. »

Puis, dans un message en lettres capitales destiné au président israélien, Benyamin Nétanyahou, il a ajouté, sur Truth Social : « Israël. Ne lâchez pas ces bombes. Si vous le faites, ce sera une grave violation. Rappelez vos pilotes, immédiatement ! Donald J. Trump, président des Etats-Unis ».

Cessez-le-feu entre Israël et l’Iran : la situation reste « volatile et instable », estime Emmanuel Macron

L’« appel » à un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran par Donald Trump est une « très bonne chose », mais la situation reste « volatile et instable », a déclaré, mardi, le président français, Emmanuel Macron. « Il y a eu des déclarations importantes et tout à fait positives pour appeler chacun à revenir à la table des discussions et à ce que le feu cesse, mais les dernières minutes ont montré que la situation demeurait très fragile », a ajouté le chef de l’Etat, à Oslo.

Israël et l’Iran s’accusent mutuellement de ne pas respecter le cessez-le-feu

Un missile lancé depuis l’Iran en direction d’Israël est visible depuis Tubas, en Cisjordanie occupée par Israël, le 24 juin 2025.
Un missile lancé depuis l’Iran en direction d’Israël est visible depuis Tubas, en Cisjordanie occupée par Israël, le 24 juin 2025. RANEEN SAWAFTA / REUTERS

L’armée israélienne a affirmé, mardi matin, avoir détecté des tirs de missiles iraniens en direction de son territoire après l’annonce par le président américain, Donald Trump, de l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu entre les deux pays. Le ministre de la défense israélien, Israel Katz, a dit avoir donné instruction à l’armée de répondre avec force à « cette violation du cessez-le-feu par des frappes de haute intensité contre des cibles du régime au cœur de Téhéran ».

En fin de matinée, un porte-parole du commandement des forces armées iraniennes cité par la télévision d’Etat a accusé Israël d’avoir mené des frappes sur le territoire de l’Iran jusqu’au matin, soit après l’annonce d’un cessez-le-feu, sans donner de détails.

Le Monde

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