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À la Une

À la UnePolitique

La Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila dénonce l’enlèvement de son coordonnateur et exige sa libération immédiate

by admin9775 24 janvier 2026
written by admin9775

La Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila a élevé une protestation vigoureuse et exigé la libération immédiate de son coordonnateur, Feruzi Kalume, enlevé selon elle par des services de sécurité dans des circonstances qualifiées de « disparition forcée ». Dans un communiqué daté de ce jour et signé par sa présidente, Jaynet Kabila, l’organisation a décrit une opération « barbare, inhumaine et dégradante », et mis en cause la responsabilité directe des services de l’État.

Les faits : une interpellation spectaculaire et non conventionnelle

Selon le récit de la Fondation, les faits se sont déroulés le mercredi 21 janvier, entre 14h00 et 15h00, sur la route de l’Okapi, près de l’ancien hôtel Okapi dans la commune de Ngaliema. Feruzi Kalume aurait été intercepté par des individus armés en civil circulant à bord d’un Toyota Land Cruiser pick-up blanc. Un témoin affirme que ces personnes se seraient présentées comme des « agents de services de renseignement de la présidence de la République ».

La Fondation souligne qu’aucune convocation légale ni invitation officielle n’avait été notifiée à M. Kalume préalablement à cette interpellation. À ce jour, son lieu de détention reste inconnu, ce qui empêche tout accès à ses avocats et toute présentation devant une autorité judiciaire, en violation des procédures légales.

Une inquiétude accrue pour l’état de santé du coordonnateur

Jaynet Kabila a exprimé une vive inquiétude concernant l’intégrité physique de son collaborateur. Elle a rappelé que Feruzi Kalume est un survivant d’un accident vasculaire cérébral (AVC) et qu’il fait l’objet d’une surveillance médicale permanente pour prévenir une récidive. Elle a précisé qu’il souffre d’une « déficience motrice visible » et, fait plus grave, qu’il se rendait à un rendez-vous médical au moment de son enlèvement. La Fondation craint ainsi pour sa vie, sa santé étant jugée particulièrement fragile.

Un appel au respect de l’État de droit et des garanties constitutionnelles

Dans son communiqué, la Fondation a mobilisé des arguments juridiques solides. Elle a rappelé l’obligation des services de sécurité de respecter les garanties fondamentales consacrées par la Constitution congolaise, en citant spécifiquement les articles 16, 17 et 18 relatifs au respect de la dignité humaine, à la liberté individuelle et aux droits de la défense.

Elle engage la responsabilité « des services de sécurité de l’État et de leurs animateurs individuels » dans ce qu’elle qualifie sans ambiguïté de disparition forcée. Face à cette situation, elle lance un appel pressant « aux autorités compétentes pour agir sans délai afin de garantir le respect de l’État de droit et la protection de la vie et des droits fondamentaux » de Feruzi Kalume.

Contexte politique sensible

Cet incident intervient dans un climat politique déjà tendu. Jaynet Kabila, fille de l’ancien président Laurent-Désiré Kabila et sœur jumelle de l’ancien président Joseph Kabila, est une figure politique établie, élue députée de Kalemie. La Fondation qu’elle préside porte le nom du deuxième héros national, conférant à cette affaire une forte charge symbolique et politique.

L’accusation directe portant sur des agents présumés de la présidence risque d’alimenter les tensions entre l’actuel pouvoir et l’entourage de l’ancien chef de l’État. Cette affaire place les autorités devant l’exigence de transparence : soit produire Feruzi Kalume devant la justice avec des charges légales claires, soit justifier son absence et risquer une crise politique et juridique majeure.

L’appel de la Fondation constitue un test pour les institutions judiciaires et sécuritaires congolaises, sommées de démontrer leur impartialité et leur respect des procédures, indépendamment des affiliations politiques des personnes concernées.

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Washington hausse le ton : l’administration Trump exige l’application stricte de l’accord et menace de responsabiliser les fauteurs de trouble

by admin9775 23 janvier 2026
written by admin9775

Devant la sous-commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, l’administration du président Donald Trump a émis un avertissement sans équivoque à la République démocratique du Congo et au Rwanda. Par la voix de Sarah Troutman, sous-secrétaire adjointe aux Affaires africaines, les États-Unis ont exigé jeudi la « stricte application » de l’accord de paix signé sous leur médiation le 4 décembre 2025 à Washington.

Le message était clair et ferme : le processus ne peut se contenter de signatures. « Nous veillerons à ce que les promesses faites à Washington soient tenues (…). La transparence et la responsabilité sont essentielles à chaque étape, et ceux qui menacent la paix seront tenus responsables », a martelé Sarah Troutman, reprenant les termes du secrétaire d’État Marco Rubio sur la nécessité de « prendre des mesures » pour garantir le respect des engagements pris envers le président Trump.

Un bilan mitigé et des accusations réciproques

La diplomate a dressé un bilan sévère des violations constatées depuis la signature, pointant du doigt les deux parties :

  • Contre le Rwanda et le M23 : Elle a déploré l’absence de retrait complet du M23 à 75 km d’Uvira jusqu’à Kamanyola, comme exigé. Elle a également réitéré les accusations d’une présence massive de « 5 000 à 7 000 soldats rwandais » en RDC et du soutien continu de Kigali à l’offensive rebelle, qualifiée de « violation de la souveraineté de la RDC ».
  • Contre la RDC : L’administration Trump a exprimé son inquiétude face aux rapports d’attaques de représailles contre les Banyamulenge (communauté tutsie congolaise) et d’autres civils, attribuées aux milices Wazalendo et autres groupes armés soutenus par Kinshasa. Elle a aussi relevé la collaboration persistante présumée des FARDC avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle hostile à Kigali.

Les exigences américaines : un plan en deux volets

Le témoignage de Sarah Troutman a précisé la feuille de route américaine pour une paix durable, articulée autour de deux piliers :

  1. Le retrait et la démilitarisation : Washington appelle à un retrait immédiat et vérifiable des troupes rwandaises du sol congolais et à la fin de tout soutien au M23. Le mouvement rebelle doit respecter ses engagements de retrait.
  2. L’intégration et la réforme : Reprenant une proposition du représentant Ronny Jackson, l’administration a présenté l’intégration des combattants du M23 dans les forces de sécurité congolaises comme une « étape incontournable » vers une paix durable. Cette approche vise à désamorcer la rébellion par son inclusion dans les structures étatiques, tout en exigeant de Kinshasa qu’il mette fin aux alliances avec les groupes armés locaux accusés d’exactions.

Un enjeu qui dépasse la sécurité : les investissements américains en ligne de mire

La sous-secrétaire adjointe a également lié explicitement la résolution de la crise aux intérêts économiques américains. Elle a indiqué que les États-Unis conditionnaient un « investissement accru » dans la région à l’obtention de « vrais résultats » du processus de paix et à des « améliorations tangibles » dans la vie des habitants. La paix devient ainsi un prérequis pour le développement économique et les partenariats stratégiques.

L’heure des comptes

L’intervention musclée de l’administration Trump devant le Congrès marque un tournant. Elle signifie que la période des avertissements discrétionnaires est révolue. Washington place désormais les parties devant leurs responsabilités, avec la menace sous-jacente de mesures concrètes (sanctions ciblées, révision de l’aide, pressions diplomatiques accrues) contre ceux qui « menacent la paix ». La balle est dans le camp de Kinshasa et de Kigali, qui doivent désormais prouver par des actes leur volonté de respecter l’accord du 4 décembre, sous le regard vigilant et de plus en plus impatient de leur médiateur américain.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Finale de la CAN 2025: pourquoi Dakar souhaite calmer le jeu avec Rabat?

by admin9775 23 janvier 2026
written by admin9775

Au Sénégal, après les tensions liées à la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, remportée par les Lions de la Teranga dimanche 18 janvier, le Premier ministre Ousmane Sonko a appelé à l’apaisement. Remerciements au Maroc, échange avec Aziz Akhannouch ou encore annonce d’une rencontre officielle entre les deux chefs de gouvernement lundi 26 janvier : autant de signaux envoyés par Dakar pour éviter que les tensions provoquées par cette finale chaotique ne dégénèrent en crise diplomatique. En parallèle, 18 supporters sénégalais poursuivis à Rabat pour violences et vandalisme encourent jusqu’à cinq ans de prison.

Que ce soit le chercheur sénégalais et membre de la Fondation Mohammed VI des oulémas africains, Cheikh Ibrahim Diop, ou l’ancien joueur et double Ballon d’or sénégalais El Hadj Diouf, les déclarations pour rappeler les liens très forts qui unissent le Maroc et le Sénégal se sont multipliées dans la presse ces dernières heures – comme pour mieux éteindre l’incendie lancé sur les réseaux sociaux, précise notre correspondante à Dakar, Léa-Lisa Westerhoff.

« Bien avant que le football existe, nos peuples échangeaient déjà (…) priaient ensemble », affirme ainsi El Hadj Diouf dans sa tribune évoquant les routes caravanières et la confrérie tijane avec Fès comme capitale qui lient les deux pays spirituellement depuis des siècles. « Une même culture » (…) « plus forte que n’importe quel score » affirme l’ancien joueur avant d’ajouter que « le football doit rester un langage de fraternité ».

Relations économiques et universitaires

D’autres encore évoquent les importantes relations économiques entre les deux pays, avec, entre autres, les nombreux investissements. Le Maroc est ainsi présent dans les assurances, les banques, les télécoms et les infrastructures.

Enfin, il y a cet accord de coopération académique signé en 1965 et qui facilite l’accès des Marocains aux facultés sénégalaises de médecine, avec la réciproque pour les Sénégalais, pour qui le royaume chérifien est le deuxième pays de destination après la France. Au Maroc, les Sénégalais constituent de loin la première communauté étrangère du pays, avec plus de 200 000 ressortissants résidants. 

« Dans l’imaginaire collectif sénégalais, cette relation avec le Maroc a quelque chose de sacré », affirme Bakary Samb, « une relation qui a survécu à tous les régimes politiques », d’où l’ampleur du choc de la voir émaillée par le football.

Plus d’une quinzaine de supporters sénégalais poursuivis au Maroc

Parallèlement, au Maroc, à l’issue d’une garde à vue prolongée, 18 supporters sénégalais ont été déférés devant le parquet de Rabat pour acte de vandalisme et violences, rapporte notre correspondant à Casablanca François Hume-Ferkatadji. 

Ils sont poursuivis pour hooliganisme, vandalisme ou violences contre des agents publics : des infractions passibles de sanctions pouvant aller jusqu’à 5 ans de prison. Selon le journal en ligne Le360, ces supporters sénégalais devraient être jugés très prochainement par le tribunal de première instance de Rabat. Une demande de mise en liberté a été introduite par leurs avocats. 

Pour tenter d’apaiser la situation, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a indiqué suivre la situation des supporters sénégalais interpellés au Maroc et œuvre, dit-il, à « dépassionner cet épisode ». Mardi, le réseau marocain des journalistes des migrations a demandé aux médias marocains et sénégalais de respecter leur devoir éthique et de démanteler les discours racistes, face à ce qu’ils considèrent comme une « campagne de haine et de xénophobie » qui a surgi sur les réseaux sociaux – parfois alimentée par certains médias. 

Pour rappel, le jour de la finale, des supporters sénégalais avaient été filmés, dans ce qui semble une tentative d’envahissement du terrain. Certains se sont battus avec des chaises contre les stadiers. D’autres supporters sénégalais, dans cette fin de match sous haute tension, s’étaient plaint d’avoir reçu des projectiles venus des tribunes situées au-dessus d’eux.

RFI

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À la UneEconomie

Cuivre et cobalt : les perspectives de prix pour les principales exportations de la RDC en 2026

by admin9775 23 janvier 2026
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Le prix du cobalt a plus que doublé en 2025 alors que celui du cuivre a augmenté de plus de 40 %. Entre défis opérationnels et décisions politiques, l’équilibre entre l’offre et la demande devrait continuer à déterminer l’évolution des prix en 2026. Des perspectives très suivies par la RDC, un des leaders mondiaux dans la production des deux métaux.

Les prix du cuivre ont atteint de nouveaux records historiques en ce début d’année 2026, prolongeant une tendance haussière visible depuis 2025. S’il n’a pas établi un pic inédit, le cours du cobalt a aussi connu une hausse très marquée ces derniers mois. Entre demande soutenue et risques d’approvisionnement, les perspectives de prix pour ces métaux s’annoncent favorables pour la RDC, qui est l’un des principaux exportateurs mondiaux.

Leader mondial dans la production de cobalt, avec plus de 70 % de l’offre globale, la RDC est aussi le deuxième producteur mondial de cuivre. A eux deux, le cuivre et le cobalt représentent plus de 90 % des exportations annuelles de la RDC, selon les données de la Banque centrale du Congo.

Cobalt : fin d’embargo et système de quotas

Les prix des deux métaux ont progressé en 2025, mais pour différentes raisons. Alors que le cuivre a gagné plus de 40 %, le cours du cobalt a plus que doublé depuis l’année dernière, dépassant 56 000 dollars la tonne en janvier 2026. Cette progression coïncide avec plusieurs mois d’embargo de la RDC, qui a décidé en février 2025 de suspendre les exportations pour réduire l’excédent sur le marché international.

Au cours des années précédentes, l’explosion de la production mondiale, portée aussi bien par l’Indonésie que le groupe chinois CMOC en RDC, a contribué à des surplus, affaiblissant les prix de ce métal stratégique pour les batteries des véhicules électriques. Le prix du cobalt est ainsi passé d’un record de 82 000 dollars la tonne en 2022 à un creux tout aussi historique d’environ 20 000 dollars la tonne mi-février 2025, peu avant l’entrée en vigueur de l’embargo congolais.

En octobre dernier, les autorités ont levé la suspension des exportations, remplacée par une politique de quotas pour les producteurs. Pour 2026 et 2027, les quotas annuels prévus par Kinshasa sont de 96 600 tonnes, soit moitié moins que les exportations congolaises de cobalt en 2024. Les premiers volumes de cobalt sont censés arriver en Chine, principale destination des exportations congolaises, d’ici la fin du premier trimestre.

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Entre retards administratifs et possibilités d’ajustements des quotas, l’évolution des prix du cobalt en 2026 devrait rester largement tributaire des décisions en RDC. CMOC maintient ainsi ses prévisions de production de cobalt pour 2026, entre 100 000 et 120 000 tonnes, après une production record de 117 549 tonnes en 2025, alors que son quota d’exportation autorisé pour 2026 est, à ce stade, de 31 200 tonnes.

Selon les analystes de l’agence de reporting de prix Fastmarkets, l’arrivée de nouveaux volumes devrait réduire la tension sur le marché, avec une baisse des prix par rapport à leurs niveaux actuels, même s’ils anticipent un déficit d’offre de 10 700 tonnes cette année.

Cuivre : risques d’approvisionnement et déficit

Si la RDC n’a pas imposé de restrictions sur ses exportations de cuivre en 2025, elle a joué, là aussi, un rôle dans la hausse des prix du métal rouge ces derniers mois. Un incident sismique survenu en mai au complexe Kamoa-Kakula, la plus grande mine du pays, a en effet contribué à alimenter les inquiétudes sur la disponibilité de l’offre. Le complexe n’a effectivement pas atteint les objectifs initiaux de production de son opérateur Ivanhoe Mines, livrant 388 838 tonnes, contre une prévision initiale d’au moins 520 000 tonnes. Pour 2026, la compagnie prévoit une production maximale de 420 000.

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La deuxième plus grande mine de cuivre au monde, Grasberg en Indonésie, a aussi été confrontée à un incident ayant entraîné une réduction des prévisions de production. A cet approvisionnement mondial en baisse, il faut ajouter d’autres inquiétudes du marché sur d’éventuels droits de douane américains sur le cuivre raffiné, qui ont porté le contrat de référence (prix pour livraison dans trois mois) à plus de 13 407 dollars la tonne sur la bourse des métaux de Londres mi-janvier 2026, un seuil inédit.

La demande de cuivre reste élevée, stimulée notamment par les besoins croissants de l’intelligence artificielle (construction de datacenters) et des énergies renouvelables. Malgré ces facteurs susceptibles de pousser davantage les prix du cuivre vers le haut, BMI et Goldman Sachs se montrent prudents. Début janvier 2026, la filiale de Fitch a déclaré s’attendre à un prix moyen de 11 000 dollars la tonne en 2026, une prévision similaire à celle faite en décembre par les analystes de la banque américaine (10 000 à 11 000 dollars la tonne). Si BMI rejoint l’International Copper Study Group (ICSG) sur l’hypothèse d’un déficit de l’offre en 2026, Goldman Sachs prévoit un marché à l’équilibre.

« Bien que notre excédent beaucoup plus modeste de 160 kt en 2026 rapproche le marché de l’équilibre, cela signifie que nous ne prévoyons pas de pénurie sur le marché mondial du cuivre dans un avenir proche », déclare Eoin Dinsmore, analyste chez Goldman Sachs.

Si la RDC influence d’une certaine manière l’évolution des prix du cobalt, elle reste davantage dépendante de contraintes extérieures pour les prix du cuivre. Dans les deux cas, les volumes exportés en 2026 seront déterminants pour les revenus d’exportations du pays. Pour les neuf premiers mois de 2025, les statistiques du ministère des Mines montrent que les exportations congolaises de cuivre ont baissé de 17 % en glissement annuel.

Emiliano Tossou

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À la UneCommunications politiques

Arrestation d’Aubin Minaku : Fayulu dénonce une violation de la Constitution et de l’État de droit

by admin9775 22 janvier 2026
written by admin9775

L’arrestation, le 18 janvier, de l’ancien président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, vice-président du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), continue de susciter de vives réactions politiques. L’opposant Martin Fayulu, chef de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), a réagi avec véhémence, dénonçant une atteinte grave aux droits humains et un « piétinement manifeste » de la Constitution de la République démocratique du Congo.

L’interpellation d’Aubin Minaku, menée à son domicile par des hommes armés sans qu’aucun mandat judiciaire ne soit présenté publiquement, a été qualifiée d’« arbitraire » par Martin Fayulu. Dans une déclaration largement relayée, ce dernier a rappelé que les articles 16, 17 et 18 de la Constitution garantissent la liberté individuelle, la dignité humaine et le droit à une procédure légale régulière.

« Les articles 16, 17 et 18 de notre Constitution ont été gravement violés […]. Nul n’est au-dessus de la loi. La RDC mérite l’État de droit, pas l’arbitraire », a déclaré Fayulu, insistant sur le fait que le rôle des services de sécurité doit être strictement encadré par la loi, particulièrement lorsqu’il s’agit de figures politiques ou d’opposants.

Le leader de l’opposition a mis en garde contre des pratiques qu’il estime « liberticides », susceptibles de porter atteinte à la liberté d’expression et au pluralisme politique. « On n’étouffe pas la vérité par l’intimidation ou les arrestations. Respectez les droits fondamentaux de chaque citoyen congolais », a-t-il plaidé, en référence aux récentes interpellations de communicateurs et personnalités critiques.

Fayulu a également appelé les autorités à garantir l’égalité de tous devant la loi, soulignant que la démocratie congolaise ne peut progresser que si les institutions judiciaires et policières respectent scrupuleusement les textes constitutionnels. Son intervention s’inscrit dans un contexte de tensions accrues entre le pouvoir et l’opposition, où plusieurs arrestations récentes ont été dénoncées par la société civile comme des atteintes à l’espace démocratique.

À ce jour, aucune communication officielle n’a précisé les motifs juridiques de l’arrestation d’Aubin Minaku, ni le lieu où il est détenu. Les autorités congolaises n’ont pas encore répondu aux demandes de transparence émanant de l’opposition et de la société civile.

Cette affaire relance le débat sur le respect des garanties constitutionnelles en RDC et alimente les craintes d’un rétrécissement de l’espace civique et politique, un sujet qui préoccupe également les observateurs internationaux des droits humains.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

Arrestation de Feruzi Kalume Nyembwe, coordonnateur de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila

by admin9775 22 janvier 2026
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Feruzi Kalume Nyembwe, coordonnateur de la Fondation Mzee Laurent-Désiré Kabila, a été interpellé dans la nuit de mercredi à jeudi par les forces de sécurité congolaises. Selon des informations recueillies auprès de sa famille, les agents seraient arrivés à son domicile aux alentours d’une heure du matin pour procéder à son arrestation.

« Ils sont arrivés à une heure du matin pour l’enlever et s’en aller avec lui. Aux alentours de trois heures du matin, deux jeeps sont revenues pour prendre ses médicaments », a rapporté un membre de sa famille, sous couvert d’anonymat, exprimant une vive inquiétude quant aux conditions de cette interpellation et à son état de santé.

Une figure liée à l’héritage politique de Laurent-Désiré Kabila

Feruzi Kalume Nyembwe est connu pour son rôle au sein de la Fondation dédiée à la mémoire de l’ancien Président Laurent-Désiré Kabila, père de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il est également présenté comme le fils de Didier Kazadi Nyembwe, un compagnon de lutte de « Mzee » Kabila. Originaire du grand Kasaï, sa famille souligne son attachement à la figure de l’ancien dirigeant.

À l’heure actuelle, les motifs précis de cette arrestation n’ont pas été officiellement communiqués par les autorités. Aucun organe de sécurité ou porte-parole gouvernemental n’a encore fait de déclaration publique pour confirmer les faits ou en expliquer les raisons.

L’attente d’éclaircissements officiels

Cette interpellation, réalisée en pleine nuit, suscite des interrogations et l’attente d’une clarification des autorités. La famille et les proches de M. Nyembwe réclament des informations sur le lieu où il est détenu, les charges retenues contre lui, et s’assurent qu’il a bien accès à ses médicaments et aux soins nécessaires.

L’événement rappelle l’importance de la transparence et du respect des procédures légales dans toute opération des forces de l’ordre, garanties fondamentales de l’État de droit. La communauté attend désormais une communication officielle des autorités compétentes pour éclaircir les circonstances et les motifs de cette arrestation.

Par Marius Bopenga
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À la UneMonde

Affaire Epstein: une procédure lancée contre Bill et Hillary Clinton pour entrave au Congrès

by admin9775 22 janvier 2026
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Une commission de la Chambre des représentants a recommandé une procédure d’entrave au Congrès contre Bill et Hillary Clinton. La commission leur reproche de ne pas s’être rendus à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.

Une commission du Congrès américain a voté, mercredi 21 janvier, pour lancer une procédure contre Bill et Hillary Clinton, accusés d’entrave au Congrès pour avoir refusé de se présenter à une audition dans le cadre d’une enquête parlementaire sur l’affaire Epstein.

La semaine dernière, malgré une assignation à comparaître, Bill et Hillary Clinton s’étaient justifiés estimant que cette assignation n’était pas juridiquement valide et qu’ils avaient déjà essayé de leur donner « le peu d’information » qu’ils avaient, rapporte notre correspondant à Atlanta, Edward Maille.

Dans une lettre au ton acerbe, le couple avait annoncé son refus de se présenter aux auditions, accusant le chef de la commission, le républicain James Comer, de s’attaquer à des opposants politiques plutôt que de vouloir chercher la vérité. « Nous avons essayé de vous donner le peu d’informations que nous avons. Nous l’avons fait parce que les crimes de M. Epstein étaient horribles », affirment-ils.

Jusqu’à un an de prison

Désormais, après le vote de la commission, il revient à l’ensemble des élus de la Chambre des représentants de se prononcer et si cela est acté, les élus recommanderont au département de la Justice d’ouvrir une enquête pour entrave au Congrès auquel cas, les Clinton encourraient jusqu’à un an de prison. Une procédure pour formellement les inculper devra ensuite être initiée par le ministère de la Justice, avec à sa tête Pam Bondi, une fidèle de Donald Trump. 

Le chef de la commission, le républicain James Comer, se dit confiant qu’il aura les voix nécessaires à la fois grâce à la majorité d’élus républicains mais aussi avec des démocrates. Car des élus de l’opposition dans la commission ont voté pour cette première étape de la procédure soulignant les divisions au sein des démocrates sur cette affaire. Entre volonté de transparence et ceux qui estiment qu’il s’agit de persécutions politiques.  

RFI

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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi porte la voix de la RDC à Davos et défend un nouveau modèle de partenariat minier

by admin9775 22 janvier 2026
written by admin9775

Dans le cadre prestigieux du 56e Forum Économique Mondial à Davos, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a prononcé un discours remarqué ce mercredi, positionnant fermement son pays comme un acteur indispensable et un « pays-solutions » pour les défis globaux que sont la transition énergétique et la lutte contre le changement climatique.

Devant un parterre de dirigeants mondiaux, de PDG et d’investisseurs lors de la session « Partenariat stratégique sur les minerais et investissements », le chef de l’État congolais a articulé une vision audacieuse et exigeante pour l’avenir de l’industrie des minerais critiques, essentiels à la fabrication des batteries et technologies vertes.

De la dépendance au partenariat stratégique

Le Président Tshisekedi a d’emblée fixé le ton, rejetant le rôle traditionnel de simple fournisseur de matières premières. « Le moment est venu de substituer la dépendance par le partenariat », a-t-il affirmé, appelant à une refonte des relations économiques internationales autour de trois engagements clés :

  1. La sécurité par la diversification : Il a plaidé pour des investissements massifs dans l’exploration de nouveaux gisements en RDC pour renforcer la robustesse et la pluralité des chaînes d’approvisionnement mondiales.
  2. La prospérité par la transformation locale : Insistant sur la fin de l’ère de « l’extraction pure », il a lancé un appel ferme à la « délocalisation des segments de valeur » – comme le raffinage et la fabrication de composants – au cœur des zones de production africaines. « En transformant nos ressources sur notre sol, nous passons d’une économie d’extraction à une économie d’industrialisation durable », a-t-il déclaré.
  3. L’innovation financière et industrielle : Le Président a souligné la nécessité de mécanismes financiers innovants pour attirer des capitaux à long terme vers des projets intégrateurs et des corridors de développement industriel en RDC.

Davos, vitrine d’une souveraineté économique revendiquée

Cette participation à Davos, placée sous le thème « Un esprit de dialogue », est stratégique pour la RDC. Elle lui permet de capitaliser sur son statut de membre non permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU pour promouvoir le multilatéralisme, tout en présentant des atouts concrets comme l’initiative « Couloir vert Kivu-Kinshasa » pour le climat et son immense potentiel en hydroélectricité et minerais.

Le discours du Président Tshisekedi intervient dans un contexte où la RDC cherche à consolider et à équilibrer ses partenariats internationaux. Il a fait référence à l’accord de partenariat stratégique signé avec les États-Unis, visant à accélérer l’industrialisation et à sécuriser les chaînes d’approvisionnement. Cependant, il a implicitement répondu aux critiques internes – comme celles de l’archevêque de Lubumbashi, Fulgence Muteba Mugalu, qui dénonce un « bradage » – en insistant sur des partenariats « mutuellement bénéfiques, respectueux de la souveraineté des États et porteurs de prospérité partagée ».

Un appel à bâtir avec l’Afrique

Le message final a été un appel clair à l’action et à la confiance : « L’Afrique n’attend plus seulement d’être entendue, elle est prête à bâtir. La RDC est ouverte à ceux qui voient loin et acceptent de prendre des risques avec elle. »

Par cette intervention, le Président Tshisekedi a dépassé le cadre traditionnel de la sollicitation d’investissements. Il a présenté une feuille de route exigeante pour une coopération économique réinventée, où la RDC entend être un partenaire stratégique et non un simple réservoir de ressources, affirmant ainsi sa volonté de jouer un rôle central et souverain dans la transition énergétique mondiale.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Uvira après le retrait du M23 : HRW alerte sur les risques d’exactions des milices contre les civils

by admin9775 21 janvier 2026
written by admin9775

Le retrait du groupe armé M23 de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le 17 janvier, a ouvert la voie à une nouvelle menace pour les civils : les exactions des milices locales, dites Wazalendo (Patriotes). C’est l’alerte lancée mercredi par l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW).

Selon un rapport détaillé de l’ONG, le vide sécuritaire laissé par le départ des rebelles du M23 – qui avaient pris le contrôle de la ville le 10 décembre – a été rapidement comblé par des violences. Des menaces, du harcèlement et des agressions contre des habitants, particulièrement redoutés par la communauté tutsie congolaise des Banyamulenge, ont été signalés. La crainte de représailles a poussé de nombreuses familles à fuir avec les combattants du M23, bien qu’un nombre indéterminé de civils soit resté sur place.

Bien que l’armée congolaise (FARDC) se soit déployée dans Uvira tard le 18 janvier, HRW estime que sa seule présence ne suffit pas à garantir la sécurité des populations. L’organisation affirme que les milices Wazalendo, qu’elle décrit comme étant soutenues par l’armée, continuent d’opérer sans contrôle.

Pillages systématiques et violences documentées

HRW déclare avoir documenté, dans les heures et jours suivant le retrait du M23, des pillages généralisés de maisons, de commerces, d’églises et de bâtiments publics. Des biens appartenant à la communauté banyamulenge auraient été spécifiquement visés. L’ONG s’appuie sur des vidéos et photos vérifiées montrant des scènes de saccage au tribunal, dans une église méthodiste, un restaurant, un bâtiment administratif et au port de Kalundu.

Les violences ne se limitent pas aux destructions matérielles. Des sources locales font état de nombreux blessés, et HRW indique enquêter sur des informations faisant état de tueries de civils depuis le départ du groupe rebelle. Des habitants ont également rapporté des exactions attribuées à des soldats ou à des combattants Wazalendo, les accusant de rackets et de tirs délibérés contre des civils.

Par ailleurs, l’ONG a recueilli des informations crédibles selon lesquelles des milices auraient empêché des civils de fuir vers les Hauts Plateaux, une zone du Sud-Kivu, tandis que la frontière avec le Burundi reste fermée, piégeant ainsi les populations.

Appels à la protection et à l’enquête

Face à cette situation, Human Rights Watch presse les autorités congolaises de protéger toutes les communautés civiles sans distinction. L’ONG demande l’écartement des milices abusives et l’ouverture d’enquêtes impartiales sur les crimes commis, qu’ils aient eu lieu sous le contrôle du M23 – période durant laquelle la société civile locale a signalé des meurtres, disparitions forcées et recrutements contraints – ou après son retrait.

L’organisation rappelle qu’en 2025, des soldats congolais et des combattants Wazalendo avaient déjà été impliqués dans des exécutions sommaires et des violences sexuelles contre des civils dans le Sud-Kivu.

Interrogé par HRW le 20 janvier, le ministre congolais de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a déclaré que les Banyamulenge « ne doivent pas être déplacés de force » et doivent pouvoir « retourner librement à Uvira » s’ils le souhaitent. Le gouvernement, qui a annoncé le 19 janvier une « restauration progressive de l’autorité de l’État » à Uvira, est appelé à traduire ces engagements en actes concrets.

Rôle crucial de la communauté internationale

HRW formule plusieurs recommandations à la communauté internationale. Elle préconise un déploiement rapide d’experts en droits humains et en protection des civils par la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO). Bien que celle-ci se soit retirée du Sud-Kivu en 2024, une résolution du Conseil de sécurité de décembre 2025 lui permet de reprendre certaines activités de surveillance du cessez-le-feu dans la province.

Enfin, l’ONG exhorte l’Union européenne, l’Union africaine et les États-Unis à accroître l’aide humanitaire d’urgence, à faire pression sur les gouvernements de la région pour garantir la protection des civils et l’accès des acteurs humanitaires, et à envisager des sanctions ciblées contre les responsables d’exactions, quel que soit leur camp.

La situation à Uvira illustre le cycle de violence et l’impunité persistante dans l’est de la RDC, où le retrait d’un groupe armé ne signe pas nécessairement la fin des souffrances pour les civils, mais ouvre parfois un nouveau chapitre tout aussi périlleux.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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Groenland : la France appelle à mener un exercice de l’OTAN et se dit prête à y contribuer

by admin9775 21 janvier 2026
written by admin9775

Donald Trump a annoncé mardi une réunion sur le Groenland avec les « différentes parties » en marge du Forum économique de Davos auquel il doit prendre part. Avant de s’envoler pour la Suisse, le président américain a menacé lundi d’imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue Emmanuel Macron de rejoindre son « Conseil de paix ».

La France hausse le ton. L’Élysée a annoncé ce mercredi 21 janvier que la France sollicite l’organisation d’un exercice de l’OTAN au Groenland et se déclare prête à y participer. 

Face aux menaces d’annexion de Donald Trump, une quinzaine de soldats français ont déjà été envoyés la semaine dernière sur l’île de l’arctique pour une mission de reconnaissance « Arctic Endurance », à l’initiative du Danemark d’une durée de trois jours. RTL révélait jeudi dernier que les soldats français dépêchés au Groenland étaient des chasseurs alpins issus de la Bridage d’infanterie de montagne (BIM) de Grenoble. 

Avec ce nouvel exercice, la France souhaite inviter tous les membres de l’OTAN à rejoindre les États déjà présents sur l’île en envoyant des soldats supplémentaires pour participer à une simulation d’invasion américaine. Une manière de montrer que la France prend très au sérieux les menaces et qu’elle n’entend pas faire marche arrière après les derniers assauts de Donald Trump. 

L’OTAN est historiquement une coalition de pays amis des États-Unis. Faire une telle demande c’est aussi une façon de compter ses soutiens. 

Des avions américano-canadiens déployés sur l’île

Cette semaine, des avions d’un commandement militaire américano-canadien sont également attendus au Groenland. « Des avions du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (Norad) arriveront bientôt à la base spatiale de Pituffik, au Groenland », a annoncé Norad sur son compte X. Ils « soutiendront diverses activités prévues de longue date » et s’appuieront sur « la coopération durable en matière de défense entre les Etats-Unis et le Canada, ainsi que le royaume du Danemark », a précisé l’organisation. 

RTI

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