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À la Une

À la UneMonde

Shutdown aux Etats-Unis: 80% des employés gérant les stocks d’armes nucléaires américaines risquent le renvoi

by admin9775 18 octobre 2025
written by admin9775

Aux États-Unis, le shutdown, la paralysie budgétaire, est entrée dans sa troisième semaine. La majorité républicaine et l’opposition démocrate se rejettent mutuellement la responsabilité de la situation. Vendredi 17 octobre, on a appris que près de 80% des employés chargés de gérer les stocks d’armes nucléaires pourraient être mis au chômage technique.

« Nous allons devoir nous passer des services de dizaines de milliers […] de travailleurs essentiels à notre sécurité nationale ». Cette déclaration du ministre américain de l’Énergie, Chris Wright, soulève de nombreuses inquiétudes. En effet, la NNSA, l’agence qui supervise l’arsenal nucléaire américain, tire la sonnette d’alarme : sans budget voté, elle devra placer en congé forcé la quasi-totalité de ses effectifs dès ce week-end, informe notre correspondante à Washington, Sonia Ghezali.

« Nous avons été informés hier soir que l’Administration pour la sécurité nucléaire nationale, qui gère notre stock d’armement nucléaire, est sur le point d’épuiser les fonds de secours qu’elle utilisait. Elle va devoir renvoyer 80% de ses employés », a affirmé l’élu républicain qui préside la commission parlementaire des forces armées, Mike Rogers, au cours d’une conférence de presse.

Les républicains pointent les démocrates du doigt

« Ce ne sont pas des employés que vous voulez voir rentrer chez eux. Ils s’occupent d’un atout stratégique très important pour nous. Il faut qu’ils soient au travail et qu’ils soient payés », a-t-il insisté, évoquant un risque direct pour la sécurité du pays. Les services de Mike Rogers ont plus tard précisé que les employés seraient mis au chômage technique sans solde, et non renvoyés définitivement.

Le républicain accuse les démocrates du Sénat de bloquer un plan de financement temporaire qui aurait permis d’éviter la crise du shutdown. Les syndicats du nucléaire dénoncent une décision dangereuse, quand les militants pour le désarmement y voient, eux, le symbole d’un système à bout de souffle.

Depuis le 1ᵉʳ octobre, date du début du blocage du gouvernement fédéral, plus de 4 000 employés ont dû être renvoyés, faute de financement, des centaines de milliers de fonctionnaires américains sont eux en congé d’office. La paralysie budgétaire de l’Etat fédéral a débuté le 1er octobre et va se poursuivre la semaine prochaine, après qu’un dixième vote du Sénat jeudi n’a pas approuvé le texte budgétaire présenté par la majorité républicaine.  Selon les estimations du cercle de réflexion Bipartisan Policy Center, plus de 700 000 fonctionnaires fédéraux sont déjà au chômage technique sans rémunération. Près de 700 000 autres continuent eux de travailler sans être payés non plus jusqu’à la fin du blocage.

RFI

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18 octobre 2025 0 comments
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À la UneSociété

Affaire Honorine Porsche : la justice militaire saisie, le gouvernement condamne fermement

by admin9775 18 octobre 2025
written by admin9775

Guillaume Ngefa salue la réaction institutionnelle après les traitements inhumains infligés à la ressortissante allemande.

Guillaume Ngefa a salué ce vendredi la décision de l’auditorat militaire de se saisir d’office du dossier des traitements inhumains et dégradants infligés à Madame Honorine Porsche, une ressortissante allemande, par des personnes en uniforme. Cette saisine intervient dans un contexte de forte indignation publique après la diffusion des images de l’arrestation sur les réseaux sociaux.

Dans une déclaration ferme, Ngefa a affirmé : « Je veillerai personnellement à ce que la justice s’applique en toute indépendance, mais sans compromis ». Cette position reçoit un écho au plus haut niveau de l’État, où le Président de la République et la Première ministre ont condamné ces agissements « avec la plus grande fermeté ».

Une réaction institutionnelle coordonnée

La réponse gouvernementale a été rapide et multidimensionnelle. Outre la saisine de la justice militaire, des « mesures disciplinaires appropriées » ont été prises par les Vice-Premiers ministres en charge de l’Intérieur, de la Sécurité et de la Défense, témoignant d’une approche concertée pour répondre à cette grave défaillance.

Dans un communiqué officiel, le ministre des Droits humains a adopté une position nuancée, saluant le « professionnalisme de la PNC pour avoir maîtrisé et arrêté les présumés criminels impliqués dans cette opération », tout en déplorant fermement « les atteintes portées à la dignité humaine de la suspecte ».

L’impact des images et l’indignation publique

La diffusion virale des scènes montrant les mauvais traitements infligés à Madame Porsche a profondément ému l’opinion publique, créant un électrochoc qui a contraint les autorités à une réaction rapide et visible. Ce cas soulève des questions cruciales sur les méthodes d’intervention des forces de l’ordre et le respect des droits fondamentaux durant les arrestations.

La saisine de l’auditorat militaire et l’implication personnelle de Guillaume Ngefa indiquent une volonté affichée de traiter cette affaire avec transparence et rigueur, dans un contexte où la crédibilité des institutions chargées de la sécurité et de la justice est en jeu.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Cinquante ans après le « Rumble in the Jungle », Mike Tyson à Kinshasa pour célébrer la légende

by admin9775 18 octobre 2025
written by admin9775

Le boxeur américain est arrivé dans la capitale congolaise pour les commémorations du combat mythique Ali-Foreman de 1974.

Un demi-siècle après le combat légendaire qui a marqué l’histoire du sport mondial, Kinshasa renoue avec sa gloire boxistique. Mike Tyson, l’une des plus grandes icônes de la boxe, a foulé le sol congolais vendredi soir, accueilli avec ferveur à l’aéroport international de Ndjili pour participer aux célébrations du cinquantenaire du « Rumble in the Jungle ».

Le champion américain, drapeau de la RDC en main et le visage radieux, a été reçu par le promoteur Deo Kasongo, responsable de Divo International, la ministre de la Culture, Arts et Patrimoines, ainsi que plusieurs personnalités. Sa venue s’inscrit dans le cadre des festivités prévues pour commémorer le combat historique du 30 octobre 1974, qui avait vu la victoire retentissante de Muhammad Ali sur George Foreman au Stade du 20 Mai (actuel Stade des Martyrs).

Immédiatement conquis par Kinshasa

Dès son arrivée, Mike Tyson a manifesté son enthousiasme à l’idée de découvrir la capitale congolaise. Selon un membre de l’organisation, le boxeur légendaire a même exprimé le souhait de parcourir immédiatement les rues de Kinshasa à pied. « Nous avons dû le modérer compte tenu de la fatigue du long voyage, mais il a clairement exprimé son désir de tout découvrir sur le Congo, en commençant par Kinshasa », a-t-il confié.

Un programme de célébrations ambitieux

Les commémorations de ce cinquantenaire, placées sous le thème de l’unité nationale, promettent d’être mémorables. Au programme notamment :

  • Un festival de musique réunissant des artistes américains et africains
  • Un combat de boxe de gala au Stade Ali-Foreman le 30 octobre 2025, date anniversaire exacte du combat historique

Le souvenir intact du « Rumble in the Jungle »

Le 30 octobre 1974 restera à jamais gravé dans la mémoire collective comme l’un des plus grands moments de l’histoire sportive du continent africain. Ce soir-là, devant un stade comble et sous les yeux du monde entier, Muhammad Ali avait remporté une victoire magistrale sur George Foreman par KO au huitième round, récupérant ainsi son titre de champion du monde des poids lourds.

Cinquante ans plus tard, la présence de Mike Tyson à Kinshasa symbolise la permanence des liens entre la République Démocratique du Congo et l’histoire mondiale de la boxe. Son séjour s’annonce comme le prélude à des célébrations à la hauteur de cet héritage exceptionnel, entre hommage aux légendes du passé et regard tourné vers l’avenir.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Nord-Kivu : rafles et déplacements massifs dans la psychose sous la pression du M23

by admin9775 18 octobre 2025
written by admin9775

Une opération de bouclage menée par les rebelles de l’AFC/M23 a plongé le village de Ngangi 3 dans la terreur aux aurores de ce vendredi. Selon des témoignages recueillis sur place, plusieurs personnes, principalement des jeunes hommes, ont été arbitrairement arrêtées.

« Tôt ce matin vers 5h00, notre avenue a été visitée par les éléments du M23. Ils ont emporté tous les jeunes et les hommes. Ma mère m’a aidé à feindre la maladie pour que je reste caché dans ma chambre, en silence », a confié un habitant sous le choc, toujours caché chez lui.

Ce récit illustre une angoisse devenue quotidienne pour de nombreux civils. « Nous vivons la peur permanente. Dans plusieurs quartiers, les rafles se multiplient, les jeunes disparaissent sans laisser de trace, et les familles vivent dans la psychose », a poursuivi le jeune homme, dépeignant un climat d’insécurité généralisé.

Une crise humanitaire qui s’aggrave à Walikale

Cette recrudescence des violences et des enlèvements force des milliers de personnes à fuir leurs foyers. Depuis quatre jours, une nouvelle vague de déplacés internes afflue dans le groupement Ihana, territoire de Walikale.

Fuyant les affrontements entre les rebelles et les groupes d’autodéfense Wazalendo, ces familles, originaires du groupement Bashali Mokoto dans le Masisi, cherchent refuge à Mutongo, Misheeshe et dans d’autres villages environnants.

Selon des sources locales, plus de 1 000 ménages se retrouvent sans abri ni ressources, hébergés de manière précaire dans des familles d’accueil, des écoles et des églises. Ils ne reçoivent pour l’instant aucune assistance humanitaire organisée.

« Ils ont tout abandonné lors de leur fuite. Nous lançons un appel pressant aux organisations humanitaires pour venir en aide à ces populations en détresse », a alerté une autorité locale, soulignant l’urgence de la situation.

Cette nouvelle vague de déplacement vient alourdir une crise humanitaire déjà aiguë, s’ajoutant à d’autres arrivées massives enregistrées il y a environ un mois. Les communautés hôtes, déjà fragilisées par une insécurité persistante, sont désormais submergées et peinent à partager leurs maigres ressources.

Cette situation critique appelle à une mobilisation humanitaire urgente pour éviter une catastrophe plus grande encore.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UnePolitique

Polémique politique : Jean-Marc Kabunda répond à Jean-Claude Vuemba dans une déclaration cinglante

by admin9775 18 octobre 2025
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Dans une réponse argumentée et sans concession, Jean-Marc Kabunda a répondu ce jeudi aux attaques de Jean-Claude Vuemba, recentrant le débat sur ce qu’il qualifie de « vérités essentielles éclipsées par une mémoire sélective ». Le ton est donné dès les premières lignes : il s’agit moins d’une simple réplique que d’un cours de politique et de patriotisme.

Fayulu, un élu du peuple, non un collaborateur

Kabunda rétablit d’emblée une distinction fondamentale : « Martin Fayulu n’a jamais été un figurant du régime Kabila, mais un élu du peuple ». Il rappelle que le mandat de Fayulu à l’Assemblée nationale « émanait de la volonté souveraine des Congolais » et non d’une nomination, soulignant qu’« exercer un mandat constitutionnel n’est pas collaborer ; c’est servir la République ».

L’auteur renvoie aussi son contradicteur à l’histoire, évoquant le rôle de Fayulu qui, dès 2009, a porté la candidature d’Étienne Tshisekedi sur les scènes internationale, et piloté en 2010 la dynamique « Tshisekedi Président ». Un engagement bien antérieur, selon lui, à celui de Vuemba.

Clarifications sur les actions controversées

Kabunda prend soin de décortiquer les épisodes utilisés pour critiquer Fayulu. La signature du communiqué avec Joseph Kabila ? Un « appel républicain à la transparence électorale », et non une alliance. La rencontre avec Félix Tshisekedi ? Une action « dans un esprit de responsabilité nationale » pour soutenir le dialogue, et non une pactisation.

Sur la question rwandaise, la réponse est sans ambiguïté : « Fayulu n’a jamais varié ». L’auteur affirme que ce dernier a toujours désigné le Rwanda comme agresseur et a préconisé, avant beaucoup, la rupture des relations diplomatiques avec Kigali.

La leçon d’histoire et la trahison des “anciens disciples”

La réplique atteint son paroxysme lorsque Kabunda reprend le terme de « maître d’école » employé par Vuemba. « Fayulu est effectivement un maître en patriotisme et en cohérence politique. Ses anciens disciples, en revanche, ont trahi la leçon », assène-t-il, pointant du doigt ceux qui se rangent « derrière ceux qui participent à la balkanisation du Congo ».

Conclusion : le choix entre les patriotes et les opportunistes

La conclusion sonne comme un verdict. « On ne sauve pas la patrie en collaborant (…) avec ses bourreaux », écrit Kabunda, suggérant que le mouvement de Vuemba « peine à convaincre le peuple » assoiffé de paix et non de violence.

Le message se clôt sur une affirmation forte : « Martin Fayulu, lui, n’a jamais trahi la Constitution, ni le peuple, ni la mémoire des victimes. Son combat demeure : un Congo libre, fort, démocratique et souverain. »

Signée « Votre jeune frère », cette déclaration, à la fois personnelle et politique, marque une nouvelle étape dans les joutes verbales qui animent l’opposition congolaise, opposant clairement deux visions de l’engagement et de la loyauté nationale.

CI-DESSOUS LA DÉCLARATION

Monsieur Vuemba,

Il semble qu’une confusion persiste dans votre esprit entre la loyauté envers la Nation et les règlements de comptes politiques. Permettez-moi de vous rappeler quelques vérités essentielles que votre mémoire sélective semble avoir éclipsées.

1. Sur l’engagement politique de Martin Fayulu
Martin Fayulu n’a jamais été un figurant du régime Kabila, mais un élu du peuple. Son mandat à l’Assemblée nationale émanait de la volonté souveraine des Congolais, et non d’une nomination présidentielle. Exercer un mandat constitutionnel n’est pas collaborer ; c’est servir la République.

Vous omettez délibérément de rappeler que dès 2009, Fayulu a porté la candidature d’Étienne Tshisekedi sur les scènes européenne et américaine. En 2010, il dirigeait la dynamique « Tshisekedi Président » en vue des élections de 2011. Son engagement remonte à la Conférence nationale souveraine de 1991, à une époque où vous n’étiez pas encore en politique.

Fayulu a toujours œuvré pour la République, jamais pour un régime. Et lorsque Joseph Kabila a confisqué la victoire du peuple en 2018, Martin Fayulu s’est dressé, seul et courageux, pour défendre la vérité des urnes.

2. Sur la signature du communiqué avec Joseph Kabila
Il ne s’agissait ni d’une alliance, ni d’une compromission, mais d’un appel républicain à la transparence électorale. Ce texte exigeait un fichier électoral fiable et dénonçait par avance les fraudes préparatoires aux scrutins de 2023. Une démarche institutionnelle, pacifique et patriotique, là où d’autres, dépourvus de vision, ont choisi la voie des armes contre leur propre nation.

3. Sur la rencontre avec Félix Tshisekedi
Rencontrer le chef de l’État n’équivaut pas à pactiser avec lui. Fayulu a agi dans un esprit de responsabilité nationale, en soutenant l’initiative des confessions religiatives visant un dialogue inclusif pour sortir le pays de l’impasse. Seuls ceux qui ignorent les rouages de la diplomatie d’État confondent dialogue et allégeance.

4. Sur la position concernant le Rwanda
Fayulu n’a jamais varié. Déjà, lorsqu’il siégeait à l’Assemblée nationale, il désignait clairement le Rwanda comme l’agresseur de la RDC. Bien avant beaucoup d’autres, il a appelé à la rupture des relations diplomatiques avec Kigali tant que l’armée rwandaise continuerait de massacrer nos compatriotes dans l’Est.

Vous évoquez un « maître d’école » ? Soit. Fayulu est effectivement un maître en patriotisme et en cohérence politique. Ses anciens disciples, en revanche, ont trahi la leçon en s’alignant derrière ceux qui participent à la balkanisation du Congo sous la bannière du M23.

5. L’Histoire jugera
On ne sauve pas la patrie en collaborant, directement ou indirectement, avec ses bourreaux. Voilà pourquoi votre mouvement armé peine à convaincre le peuple congolais : les Congolais aspirent à la paix, à la justice et au renouveau, et non à la violence.

Vous avez manqué le tournant de l’Histoire. Le Congo avance. Il ne reviendra pas en arrière avec ceux qui ont trahi son sang.

Martin Fayulu, lui, n’a jamais trahi la Constitution, ni le peuple, ni la mémoire des victimes. Son combat demeure : un Congo libre, fort, démocratique et souverain.

Votre jeune frère,
Jean-Marc Kabunda

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À la UneSociété

Kinshasa : l’humiliation comme méthode d’interpellation

by admin9775 18 octobre 2025
written by admin9775

Une vidéo montrant l’interpellation violente et humiliante d’une présumée braqueuse par des militaires congolais a provoqué une onde de choc jeudi, soulevant une vive indignation et des questions sur les pratiques des forces de sécurité.

Une scène de violation « choquante »

La séquence, devenue virale sur les réseaux sociaux, montre Honorine Porsche, suspectée d’avoir participé à une tentative de braquage d’une agence Rawbank, subir des sévices graves à l’arrière d’un pick-up militaire.

On y voit et entend distinctement des soldats :

  • Forcer la suspecte à écarter les jambes sous la contrainte
  • Procéder à un examen gynécologique forcé et filmé
  • La palper aux seins et aux fesses
  • Tenir des propos explicitement dégradants la concernant

Réactions institutionnelles immédiates

Face à la gravité des faits, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a exprimé sa « profonde indignation » dans un communiqué signé par son président Paul Nsapu, qualifiant ces actes de « violation grave des droits fondamentaux ».

Les autorités militaires ont réagi rapidement en annonçant que « les agresseurs ont été identifiés comme des éléments de la 14ᵉ région militaire. Ils sont arrêtés et en instance de jugement. Leur commandant de bataillon est suspendu ».

Enjeux juridiques et éthiques

Ce cas soulève plusieurs problématiques cruciales :

  1. La présomption d’innocence, même pour une personne suspectée de crime grave
  2. L’absolue nécessité de respecter la dignité des personnes arrêtées
  3. La responsabilité de diffusion de contenus violents sur les réseaux sociaux

La victime aurait également déclaré avoir été « piétinée, traînée nue jusqu’au commissariat », son corps présentant de multiples égratignures.

Le Ministre des Droits Humains Samuel Mbemba condamne « le traitement dégradant et contraire à la dignité humaine » infligé à Honorine Porche et « appelle la Police Nationale Congolaise à plus de professionnalisme et de fermeté… »

Vers une prise de conscience institutionnelle

Cette affaire intervient dans un contexte où les violations des droits humains par les forces de sécurité font l’objet d’un examen accru de la part des organisations de défense des droits humains. La rapidité de la réaction des autorités militaires semble indiquer une volonté de rompre avec l’impunité traditionnellement observée dans ce type de cas.

L’épisode rappelle que le respect des procédures légales et de la dignité humaine doit rester la règle, y compris dans le cadre d’opérations de sécurité contre des suspects présumés dangereux.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneProvince

Nouveaux affrontements entre l’AFC-M23 et le CMC à Bukombo

by admin9775 18 octobre 2025
written by admin9775

Des combats intenses ont repris ce vendredi matin 17 octobre dans le groupement de Bukombo, en chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu. Les affrontements opposent les rebelles de l’AFC-M23 aux combattants Wazalendo du Collectif des Mouvements pour le Changement (CMC), dirigé par Dominique Ndaruhutse.  

Depuis 5h du matin, des détonations d’armes lourdes et légères sont entendues dans le village de Bumbasha, situé à une dizaine de kilomètres à l’est de Mwesso. Selon plusieurs sources locales, ces combats seraient liés à une opération de traque menée par l’AFC-M23 pour expulser les combattants locaux du CMC de la zone.    

Les tirs ont provoqué une nouvelle vague de déplacements de population. Les habitants encore présents dans le village ont fui vers Kanyangohe, Muhongozi et Katsiru, dans le Bwito, tandis que d’autres ont rejoint Mwesso, dans les Bashali, territoire de Masisi.   

Ces violences font suite à une incursion survenue jeudi dans la localité de Karambi/Chahemba, toujours dans le groupement de Bukombo.

Des rebelles présumés de l’AFC-M23 y auraient décapité une femme de Buhambira, pillé des biens et emporté au moins quatre chèvres, selon des témoignages locaux. 

Les populations locales déplorent cette escalade, qui survient malgré la signature, mardi dernier à Doha, d’un accord sur le mécanisme de surveillance du cessez-le-feu permanent entre le gouvernement congolais et l’AFC-M23.

  
 Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

« To ko bosana te ! » : Le cri de cœur d’une activiste trahie par le conclave de Nairobi

by admin9775 17 octobre 2025
written by admin9775

La voix de Grâce Tshika tremble de colère et de douleur. Alors que certains célèbrent la naissance d’une nouvelle plateforme d’opposition, elle, y voit un enterrement de la mémoire des combats passés. Pour cette militante, s’asseoir à la table de Joseph Kabila n’est pas une stratégie politique, mais une souillure morale.

Son discours n’est pas un simple communiqué ; c’est un tombeau pour les disparus, une prière laïque pour les « âmes qui errent encore ». Elle évoque Luc Nkulula, son « frère et héros », et toutes celles dont la vie a été brisée, pour qui cette alliance sonne comme une seconde trahison.

À travers son refus catégorique, c’est la voix d’une génération d’activistes qui refuse de transiger avec ce qu’elle considère comme les bourreaux de leur histoire. Sa désolidarisation, rageuse et définitive, illustre le gouffre qui sépare la realpolitik des salles de réunion et la mémoire brûlante du combat citoyen sur le terrain.

Par Marius Bopenga
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À la Une

Le gouvernement congolais minimise la portée du conclave de l’opposition à Nairobi

by admin9775 17 octobre 2025
written by admin9775

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a vivement critiqué depuis Washington la rencontre d’opposants congolais tenue à Nairobi autour de l’ancien Président Joseph Kabila.

Qualifiant les participants de « strange mélange de fugitifs, de condamnés et de frustrés », le ministre a estimé que la nouvelle plateforme « Sauvons la RDC » n’avait « aucune importance majeure ». Il a accusé ses initiateurs de regretter « les privilèges perdus » et de chercher à exister en « surfant sur un malaise personnel ».

En contrepoint, M. Muyaya a défendu le bilan du Président Félix Tshisekedi, citant la croissance budgétaire, les investissements de la Banque mondiale et la gratuité de l’enseignement comme preuves des progrès accomplis.

Il a affirmé que le véritable agenda de la RDC se jouait dans les arènes diplomatiques et économiques, comme le forum RDC-USA à Washington, et non dans des « manœuvres » qu’il associe à Nairobi.

La réaction du ministre Patrick Muyaya au rassemblement de l’opposition à Nairobi est un exercice de contre-feu maîtrisé. Loin de l’ignorer, le porte-parole du gouvernement a choisi de le disqualifier sur la forme et sur le fond.

Une disqualification par les personnes
En pointant la composition de la plateforme – « fugitifs, condamnés, frustrés » –, la communication officielle cherche à évacuer le débat politique pour le réduire à une question d’individus peu recommandables.

L’opposition « passéiste » contre le pouvoir « tourné vers l’avenir »
Le discours construit un clivage net : d’un côté, une opposition nostalgique de « privilèges perdus » ; de l’autre, un pouvoir modernisateur, dont la légitimité s’incarne dans des réalisations concrètes (budget, éducation) et une reconnaissance internationale (Washington, Doha).

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Cancer du sein : un médecin kinois alerte sur les facteurs de risque et plaide pour le dépistage

by admin9775 17 octobre 2025
written by admin9775

À l’occasion d’Octobre Rose, mois de sensibilisation au cancer du sein, le Dr Nénette Lukau, gynécologue-obstétricienne à l’hôpital général de référence de Bumbu, a dressé mercredi à Kinshasa une liste exhaustive des facteurs favorisant cette maladie.

Parmi les principaux risques figurent l’âge, les antécédents familiaux, les facteurs hormonaux, une ménopause tardive, une alimentation déséquilibrée et la sédentarité. La spécialiste a également pointé du doigt l’utilisation abusive de pilules contraceptives et de produits cosmétiques aux compositions chimiques complexes.

« À partir de la quarantaine, toutes les femmes doivent se faire dépister chaque année. Seuls les examens peuvent confirmer ou infirmer un diagnostic », a-t-elle insisté, précisant les modalités : l’échographie mammaire pour les 15-39 ans et la mammographie pour les 40 ans et plus.

Le Dr Lukau a expliqué que le traitement pouvait passer par une intervention chirurgicale si la tumeur est détectée précocement, suivie d’une analyse anatomopathologique.

« Les filles qui utilisent des crèmes pour maintenir leurs seins debout s’exposent à des risques. » La mise en garde du Dr Nénette Lukau est claire. Rencontrée à Kinshasa, la gynécologue dresse un tableau complet des facteurs, parfois méconnus, qui favorisent le cancer du sein.

Au-delà de l’hérédité : les dangers du quotidien
Si les antécédents familiaux et l’âge sont des risques bien connus, la médecin insiste sur des facteurs comportementaux : la prise abusive de pilules contraceptives chez les jeunes femmes, l’utilisation de produits cosmétiques aux formules chimiques douteuses, une alimentation déséquilibrée ou le manque d’activité physique.

Alors que la cause exacte du cancer du sein reste inconnue, le thème d’Octobre Rose cette année encourage le dépistage et la prévention, soulignant que l’action précoce augmente significativement les chances de guérison.

Par Marius Bopenga
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