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À la Une

À la UneEconomie

RDC : la Kinshasa Stock Exchange annoncée pour 2027, un nouveau pari pour le financement de l’économie

by admin9775 5 septembre 2026

La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la structuration de son marché financier. La loi n°26/034 du 20 août 2026 relative aux marchés boursiers, promulguée par le président Félix Tshisekedi et publiée le 2 septembre au Journal officiel, établit le cadre juridique devant permettre la création d’un marché boursier congolais.

Baptisée Kinshasa Stock Exchange, la future Bourse des valeurs mobilières devrait enregistrer ses premières opérations de cotation et de transaction entre juin et décembre 2027, selon la feuille de route présentée par le ministère des Finances.

Un nouvel outil pour financer les entreprises

La réforme vise à créer de nouvelles possibilités de financement à moyen et long terme pour les grandes entreprises, les PME et les start-up. Elle doit également contribuer à mobiliser davantage l’épargne nationale en permettant aux Congolais d’investir dans des entreprises opérant dans différents secteurs de l’économie.

Pour les autorités, la création d’un marché boursier doit ainsi contribuer à diversifier les sources de financement de l’économie et à soutenir l’investissement privé.

Plusieurs étapes avant les premières cotations

Le lancement de la Bourse reste toutefois conditionné à la réalisation de plusieurs étapes institutionnelles et techniques.

La feuille de route prévoit notamment l’installation d’un comité chargé de l’opérationnalisation du marché, la mise en place de l’Autorité de régulation des marchés financiers (ARMF), l’élaboration de son règlement général et l’agrément de la Kinshasa Stock Exchange.

Le dispositif devra également intégrer un dépositaire central des titres, des banques de règlement ainsi que des infrastructures numériques permettant la cotation et le traitement des opérations. Ces infrastructures devront être compatibles avec le système national de paiement supervisé par la Banque centrale du Congo.

La loi prévoit enfin des mesures d’incitation fiscale, notamment une réduction du taux de l’impôt sur les bénéfices et profits pour les entreprises cotées.

Une Bourse ne fonctionne pas sans confiance

C’est ici que se situe probablement le principal défi de la réforme.

Une place financière ne repose pas uniquement sur des textes, des plateformes numériques ou des institutions de régulation. Elle fonctionne sur la confiance des investisseurs dans les règles du jeu, dans la solidité des entreprises cotées, dans la qualité de l’information financière et dans l’indépendance du régulateur.

La RDC devra donc démontrer qu’elle est capable de garantir une transparence suffisante, une gouvernance crédible et une sécurité juridique durable. La question de la corruption sera également centrale : un marché boursier ne peut durablement prospérer dans un environnement où les investisseurs doutent de la fiabilité des institutions ou de l’intégrité des opérations financières.

La stabilité politique et macroéconomique constituera, elle aussi, un facteur déterminant. Les investisseurs ne placent pas seulement leur argent dans une entreprise ; ils évaluent également l’environnement dans lequel cette entreprise évolue.

Le pari de l’épargne congolaise

L’un des enjeux les plus intéressants de la réforme réside dans la capacité à mobiliser l’épargne nationale.

Si les conditions de confiance sont réunies, la Bourse pourrait progressivement modifier la relation des Congolais avec leur épargne. Plutôt que de rester principalement conservée sous forme liquide ou orientée vers des placements traditionnels, une partie de cette épargne pourrait être investie dans des entreprises et contribuer directement au financement de l’économie.

Mais cette transformation suppose également une véritable culture boursière. Il faudra informer les épargnants, protéger les investisseurs, garantir l’accès à l’information et éviter que la Bourse ne devienne un espace réservé à une minorité d’initiés.

Un test grandeur nature pour l’État congolais

La réduction annoncée de l’impôt sur les bénéfices et profits pour les entreprises cotées constitue l’une des mesures destinées à encourager les sociétés à rejoindre le marché.

Reste à savoir combien d’entreprises seront effectivement prêtes à ouvrir leur capital, à publier régulièrement leurs résultats et à se soumettre aux exigences de transparence qu’impose une cotation.

C’est probablement là que se jouera le succès ou l’échec du projet.

La Kinshasa Stock Exchange ne devra pas seulement être inaugurée en 2027 ; elle devra convaincre. Convaincre les entreprises de se faire coter, les Congolais d’investir, les institutions de respecter les règles et les investisseurs étrangers de considérer Kinshasa comme une place financière crédible.

Après avoir frappé à la porte des marchés internationaux, la RDC veut désormais construire son propre marché de capitaux.

Le véritable défi ne sera donc pas de créer une Bourse sur le papier, mais de créer les conditions économiques, institutionnelles et éthiques qui permettront au marché de fonctionner. En finance, les discours peuvent annoncer une réforme. Seule la confiance peut lui donner de la valeur.

Par Marius Bopenga
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5 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Nicolas Kazadi défend le Dialogue national et appelle à revoir le système de décentralisation financière

by admin9775 5 septembre 2026

Invité mercredi du Space animé par Stanis Bujakera Tshiamala, l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi a défendu l’exclusion de l’AFC/M23 du Dialogue national tout en plaidant pour que cette concertation s’attaque aux principaux dysfonctionnements institutionnels et financiers du pays.

AFC/M23 : distinguer paix et dialogue politique

Nicolas Kazadi estime que la participation de l’AFC/M23 au Dialogue national n’est pas nécessaire, affirmant que le mouvement est déjà engagé dans plusieurs processus de négociation, notamment à Doha, Washington, au Rwanda et en Suisse.

Selon lui, il convient de distinguer le règlement du conflit armé, qui relève des négociations de paix, du dialogue politique national, qui devrait réunir les acteurs issus du processus électoral.

L’ancien ministre a également rappelé le précédent de Sun City, soulignant que l’UDPS n’avait pas été associée aux négociations dans les mêmes conditions que les autres composantes.

Concernant les craintes de l’opposition sur une éventuelle volonté de prolonger le mandat de Félix Tshisekedi, Nicolas Kazadi dit ne relever aucun élément allant dans ce sens dans le discours du chef de l’État.

Décentralisation : Kazadi dénonce des incohérences

L’ancien argentier s’est montré particulièrement critique à l’égard du système de décentralisation financière, notamment sur l’articulation entre les 40 % des recettes à caractère national revenant aux provinces et aux ETD et les 10 % destinés à la Caisse nationale de péréquation.

Il évoque des « incohérences constitutionnelles » qui rendraient, selon lui, le dispositif difficilement applicable.

« Tout cela est incohérent et impraticable. Ça a été prouvé de multiples façons », a-t-il déclaré.

Il estime également que le système fiscal provincial fragilise la viabilité économique de plusieurs provinces et critique le fonctionnement du système électoral provincial, qu’il juge fortement exposé à la corruption.

Un Dialogue pour traiter les problèmes de fond

Pour Nicolas Kazadi, le climat de méfiance politique ne devrait pas empêcher les acteurs de s’attaquer aux questions institutionnelles et économiques qui font l’objet, selon lui, d’un certain consensus parmi les experts.

Il souhaite notamment que le Dialogue national permette d’examiner les mécanismes fiscaux et institutionnels qui, à ses yeux, doivent être réformés.

« On connaît les sujets qui fâchent, mais il y a un large consensus là-dessus. Parlons-en, essayons de voir comment améliorer les choses. Sinon, on va aller de cycle électoral en cycle électoral sans rien régler », a-t-il déclaré en substance.

Corruption : soutien au principe, réserves sur les méthodes de l’IGF

Nicolas Kazadi a par ailleurs défendu le bilan du pouvoir en matière de lutte contre la corruption, tout en exprimant des réserves sur certaines méthodes de l’Inspection générale des finances (IGF).

Il considère que le rattachement de l’IGF à la présidence de la République a permis, selon lui, de renforcer son rôle et sa visibilité. Il reconnaît toutefois certaines dérives dans son fonctionnement, évoquant des abus et une forme de populisme.

L’ancien ministre affirme avoir lui-même été mis en cause par l’IGF sans avoir reçu formellement, selon son témoignage, les rapports d’audit correspondants. Il soutient que certains documents auraient été élaborés dans la précipitation avant d’être finalement abandonnés.

S’adressant au nouveau responsable de l’IGF, qui a succédé à Jules Alingete, il a appelé à davantage de rigueur dans la conduite des audits, estimant que leurs conclusions peuvent avoir des conséquences importantes sur les institutions comme sur les personnes concernées.

À travers son intervention, Nicolas Kazadi plaide ainsi pour un Dialogue national davantage consacré aux réformes structurelles qu’au seul partage des responsabilités politiques.

Par Pascal Kabeya
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5 septembre 2026
À la UneTribunes

RDC : Jo M. Sekimonyo critique la stratégie de la BCC et appelle à une véritable architecture financière

by admin9775 4 septembre 2026

L’économiste politique Jo M. Sekimonyo porte un regard sévère sur la manière dont la Banque centrale du Congo (BCC) conduit certaines de ses réformes et communique autour de ses initiatives.

Dans une tribune, il estime que l’institution devrait davantage se concentrer sur sa mission fondamentale : renforcer la confiance dans la monnaie, discipliner le système financier et anticiper les transformations susceptibles d’affecter le crédit et l’économie productive.

Pour l’économiste, une banque centrale ne devrait pas fonctionner comme une institution essentiellement tournée vers sa visibilité publique. Il critique notamment ce qu’il considère comme une multiplication d’initiatives de communication, de consultations et d’événements institutionnels, au détriment d’une réflexion approfondie sur l’architecture financière du pays.

Une critique de la multiplication des banques spécialisées

Jo M. Sekimonyo affirme avoir précédemment proposé au gouvernement une architecture bancaire destinée à mieux orienter les capitaux vers les secteurs insuffisamment desservis par le système bancaire traditionnel. Il associe cette réflexion à son concept de « Capitalisme Congolisé : libre marché avec une main visible ».

L’économiste se montre en revanche critique à l’égard de la réponse institutionnelle qu’il attribue au gouvernement, qu’il décrit comme une tendance à créer des établissements spécialisés pour répondre séparément aux différentes difficultés économiques : agriculture, industrie, PME, jeunesse ou encore entrepreneuriat féminin.

Selon lui, le problème n’est pas nécessairement la spécialisation bancaire en elle-même, mais le risque de voir se multiplier les structures sans qu’une architecture cohérente du crédit, du risque et de l’investissement ne soit préalablement définie.

La réforme des paiements au cœur des interrogations

L’un des principaux points de la tribune concerne la politique engagée par la BCC pour réduire progressivement l’utilisation des devises en espèces et favoriser les transactions scripturales et numériques.

Jo M. Sekimonyo estime que cette orientation peut se justifier sur le principe, mais considère que sa mise en œuvre doit être précédée par la création d’un environnement technique et réglementaire suffisamment robuste.

Il cite notamment la nécessité d’une infrastructure de paiement fiable, d’une véritable interopérabilité entre banques, opérateurs télécoms et fintechs, d’une tarification accessible, de mécanismes de règlement et de liquidité adaptés ainsi que de solutions permettant d’assurer la continuité des paiements en cas de problèmes de connectivité ou d’électricité.

L’économiste redoute ainsi qu’une modification trop rapide des habitudes de paiement ne fasse peser des coûts disproportionnés sur les acteurs économiques, particulièrement dans un pays où une part importante des échanges reste informelle.

Nzimbu, une vision qui dépasse le portefeuille numérique

La tribune accorde également une place importante au projet Nzimbu, présenté par son auteur comme bien plus qu’un simple portefeuille numérique.

Selon Jo M. Sekimonyo, l’ambition du projet est de développer une architecture congolaise permettant de faciliter la circulation de la valeur entre les économies africaines, en réduisant les coûts, les intermédiaires et les frictions dans les paiements. À terme, il envisage Nzimbu comme un instrument susceptible d’acquérir une dimension monétaire et continentale.

Pour l’économiste, les difficultés rencontrées par les innovations de ce type révèlent un décalage entre l’évolution rapide des technologies et la capacité des institutions à adapter suffisamment vite leur cadre réglementaire.

Le véritable défi : l’intelligence institutionnelle

Jo M. Sekimonyo considère que les progrès technologiques ont considérablement réduit les barrières techniques à l’innovation financière. Intelligence artificielle, API, cloud, paiements par QR code, synchronisation hors connexion et tokenisation offrent désormais, selon lui, des possibilités qui étaient encore difficiles à envisager il y a quelques années.

Mais il estime que la question essentielle ne réside plus uniquement dans la technologie.

Elle concerne désormais la capacité des institutions à répondre à des questions fondamentales : qui peut émettre, qui assume le risque de liquidité, comment garantir l’interopérabilité, comment protéger les données, comment encadrer les frais et comment éviter qu’un système numérique ne conduise à une nouvelle concentration du pouvoir financier.

Pour lui, une réforme monétaire de grande ampleur doit également reposer sur un débat intellectuel et démocratique suffisamment approfondi, intégrant les risques, les effets économiques et les conséquences distributives des décisions prises.

Une critique plus large de la gouvernance publique

Au-delà de la BCC, l’économiste porte également un regard critique sur ce qu’il considère comme une culture de l’annonce au sein des institutions publiques congolaises.

Il dénonce la multiplication des lancements, ateliers, commissions, consultations et feuilles de route qui, selon lui, peuvent donner davantage de visibilité à l’action publique sans nécessairement garantir la solidité des réformes engagées.

Dans son analyse, ce phénomène serait lié à un déséquilibre entre la récompense politique immédiate associée à l’annonce d’une réforme et les coûts, souvent différés, liés à son exécution.

Pour une pensée économique davantage tournée vers le Congo

Dans la dernière partie de sa tribune, Jo M. Sekimonyo élargit son propos à la capacité des Congolais à produire leurs propres modèles économiques, technologiques et institutionnels.

Il estime que le pays dispose de compétences capables de concevoir des solutions adaptées à ses réalités et appelle à dépasser ce qu’il décrit comme un « complexe » consistant à considérer systématiquement la sophistication comme provenant de l’extérieur.

Sa conclusion revient ainsi à son idée centrale : pour moderniser son système financier, la RDC ne manquerait pas seulement de technologies ou de capitaux, mais aurait surtout besoin d’une intelligence institutionnelle capable de transformer l’innovation en politiques publiques cohérentes, inclusives et productives.

Jo M. Sekimonyo, économiste politique hétérodoxe et chancelier de l’Université Lumumba, signe cette tribune dans laquelle il appelle à repenser en profondeur le rapport entre technologie, politique monétaire, réglementation et développement économique en RDC.

Par Marius Bopenga
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4 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Adolphe Muzito veut faire du Dialogue national un rendez-vous de refondation de la République

by admin9775 4 septembre 2026

Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, estime que le prochain Dialogue national ne doit pas se limiter à une concertation politique destinée au partage des responsabilités. Pour l’ancien Premier ministre, ce rendez-vous doit plutôt servir à poser les bases d’une véritable refondation de la République démocratique du Congo.

Adolphe Muzito propose d’articuler le Dialogue autour de trois grandes priorités : doter le pays d’une nouvelle Constitution, accélérer sa construction et renforcer ses capacités de défense. Une démarche qu’il résume par trois verbes : « fonder, construire et défendre la patrie ».

Vers une nouvelle Constitution

L’ancien Premier ministre considère que les différentes Constitutions adoptées depuis l’indépendance ont été élaborées dans des contextes marqués par des transitions politiques, des crises ou des conflits.

Il plaide ainsi pour l’ouverture d’un processus permettant au peuple congolais de se doter d’une Constitution qu’il juge définitive, légitime et adaptée aux réalités actuelles du pays.

Selon sa vision, cette nouvelle loi fondamentale devrait notamment renforcer la protection de l’unité et de l’intégrité territoriale, contribuer à la stabilité des institutions et mieux définir la répartition des compétences entre les différents niveaux de pouvoir.

Muzito souhaite également renforcer les mécanismes de contrôle démocratique et financier, afin d’améliorer la gouvernance publique.

Un Dialogue au-delà du partage du pouvoir

À travers cette proposition, Adolphe Muzito entend donner au Dialogue national une portée qui dépasse les arrangements entre acteurs politiques.

Pour lui, l’enjeu est de parvenir à un consensus national sur les fondements institutionnels, économiques et sécuritaires du pays, plutôt que de faire du Dialogue un simple cadre de répartition des postes.

Cette conception place ainsi la question constitutionnelle au cœur du débat et ouvre la voie à une réflexion plus large sur l’organisation et l’avenir de l’État congolais.

Par Pascal Kabeya
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4 septembre 2026
À la UneMusique & Culture

Musique gospel : Aimé Nkanu interpelle ses pairs sur les influences de la musique profane

by admin9775 4 septembre 2026

Le chanteur gospel Aimé Nkanu appelle les artistes de la musique chrétienne à davantage de vigilance face aux influences de la musique profane. Dans une récente intervention, il a notamment évoqué le cas de Michel Bakenda, estimant que certaines prestations ou sonorités du gospel congolais se rapprochent excessivement de l’univers d’artistes de la musique populaire, notamment JB Mpiana et Zaïko Langa Langa.

Aimé Nkanu raconte avoir lui-même interpellé un artiste après avoir découvert une vidéo dans laquelle il estimait reconnaître une danse similaire à celle associée à JB Mpiana.

« Un jour, on m’a envoyé une vidéo montrant une danse similaire à celle de JB Mpiana. J’ai directement pris mon téléphone pour l’appeler et lui demander ce qui se passait. »

Le chanteur explique qu’à ses yeux, lorsqu’un artiste est alerté sur une éventuelle ressemblance avec l’œuvre d’un autre, il doit en tenir compte et éviter de reproduire ce qui pourrait prêter à confusion.

« Moi, lorsqu’on me reproche d’avoir réalisé une œuvre qui se rapproche de celle d’un autre artiste, automatiquement, je l’écarte. »

« Ce n’est plus une erreur si cela se répète »

Pour Aimé Nkanu, la répétition d’une pratique déjà dénoncée ne peut plus simplement être considérée comme une erreur.

« Je ne peux pas comprendre que tu fasses quelque chose, qu’on te le reproche et que tu reviennes encore sur les mêmes erreurs. Là, ce n’est plus une erreur, tu le fais sciemment. »

Au-delà du cas particulier évoqué, l’artiste estime que le gospel congolais est progressivement confronté à une dilution de ses repères entre musique chrétienne et musique profane.

Une « ligne rouge » qui s’efface

Aimé Nkanu met surtout en garde ses collègues contre ce qu’il considère comme un effacement progressif de la frontière entre les deux univers musicaux.

« Nous sommes en train de supprimer peu à peu la frontière, la ligne rouge, entre la musique chrétienne et la musique profane. »

Pour lui, cette évolution dépasse la seule question des styles musicaux ou des chorégraphies. Elle renvoie à la responsabilité particulière que les artistes gospel revendiquent auprès de leur public.

« À mes collègues, je dis que nous devons faire attention, car nous avons une lourde responsabilité vis-à-vis des âmes de nombreuses personnes. »

À travers cette prise de position, Aimé Nkanu invite ainsi les artistes gospel à préserver, selon lui, une identité musicale et spirituelle clairement identifiable, tout en restant attentifs aux influences venues de la scène musicale profane.

Par Marius Bopenga
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4 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC-Israël : Kinshasa annonce le transfert de son ambassade à Jérusalem

by admin9775 4 septembre 2026

La République démocratique du Congo a annoncé, jeudi 3 septembre 2026, sa décision de transférer son ambassade en Israël de Tel-Aviv à Jérusalem. Une décision à forte portée diplomatique qui rapproche Kinshasa de la position défendue par Israël et d’un groupe encore restreint de pays ayant établi leur représentation diplomatique dans la ville.

L’annonce intervient deux jours après la rencontre, le 1er septembre à Jérusalem, entre le président congolais Félix Tshisekedi et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu. À l’issue de leurs échanges, les deux dirigeants ont également annoncé leur intention de renforcer leur présence diplomatique respective, avec notamment l’ouverture prochaine d’une ambassade israélienne résidente à Kinshasa.

Dans une déclaration conjointe, les deux pays ont réaffirmé leur volonté de « renforcer les relations diplomatiques » et de consolider leurs liens d’amitié et de coopération.

Un transfert sans calendrier précis

Aucune date précise n’a encore été communiquée pour le déplacement de l’ambassade congolaise de Tel-Aviv vers Jérusalem.

Cette décision intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible. Israël considère Jérusalem comme sa capitale, tandis que le statut de la ville demeure au cœur du conflit israélo-palestinien. La communauté internationale ne reconnaît pas largement l’annexion par Israël de Jérusalem-Est et la plupart des États maintiennent donc leurs ambassades à Tel-Aviv.

La décision congolaise place ainsi Kinshasa parmi le nombre limité de pays ayant choisi d’établir leur ambassade à Jérusalem.

Les États-Unis avaient franchi cette étape en mai 2018 sous la présidence de Donald Trump. Le Guatemala, le Honduras, le Kosovo, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, le Paraguay, les Fidji et le Somaliland ont également établi leur représentation diplomatique dans la ville.

Agriculture, eau et sécurité au cœur du rapprochement

Au-delà de la question du siège de l’ambassade, Kinshasa cherche à approfondir sa coopération avec Israël dans plusieurs secteurs stratégiques.

L’agriculture, la gestion de l’eau, la sécurité, la santé, les infrastructures et les nouvelles technologies figurent parmi les domaines susceptibles de bénéficier de ce rapprochement.

Pour Israël, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale constitue un enjeu diplomatique majeur. Pour la RDC, le renforcement des relations avec l’État hébreu répond également à la volonté d’attirer des investissements et de bénéficier de son expertise technologique, notamment dans les secteurs de l’agriculture et de la gestion des ressources en eau.

En parallèle, Israël prévoit l’ouverture prochaine d’une ambassade résidente à Kinshasa, ce qui pourrait donner une nouvelle dimension aux relations bilatérales entre les deux pays.

Un choix diplomatique aux implications régionales

Le transfert annoncé de l’ambassade congolaise intervient alors que Kinshasa entend donner une nouvelle impulsion à ses relations avec Israël.

La décision constitue toutefois un choix diplomatique sensible au regard du statut international de Jérusalem et pourrait être observée avec attention par les partenaires africains et internationaux de la RDC.

Pour Kinshasa, l’enjeu sera désormais de transformer ce rapprochement politique en résultats concrets dans les secteurs prioritaires de coopération, tout en assumant les implications diplomatiques de l’installation de son ambassade à Jérusalem.

Par Pascal Kabeya
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4 septembre 2026
À la UneSociété

Belgique : Claude Pero Luwara agressé pour la deuxième fois, la piste d’un règlement de comptes liée au M23 évoquée

by admin9775 4 septembre 2026

Le journaliste congolais Claude Pero Luwara, connu pour ses prises de position très critiques à l’égard du pouvoir de Kinshasa, a été violemment agressé jeudi 3 septembre 2026 sur la Grand-Place de Tirlemont (Tienen), en Belgique. Il s’agit de la deuxième agression dont il est victime en un peu plus d’un an.

Selon les premiers témoignages rapportés par la presse belge, trois hommes masqués l’auraient attaqué par derrière alors qu’il se trouvait sur la place publique. Frappé notamment à la tête, le journaliste a été laissé au sol, blessé et en sang. Des passants lui ont porté secours avant l’arrivée de la police et des services d’urgence.

Le bourgmestre de Tirlemont a confirmé l’agression, suscitant l’inquiétude dans cette commune où Luwara réside.

Une précédente agression déjà jugée

Cette attaque intervient un peu plus d’un an après celle du 27 août 2025. À l’époque, Luwara avait été suivi jusqu’à son domicile par plusieurs individus venus de Bruxelles. Des témoins, parmi lesquels le bourgmestre Jonathan Holslag, étaient intervenus après l’agression.

L’enquête judiciaire avait abouti à la condamnation de quatre personnes. La justice belge avait établi qu’elles avaient agi contre rémunération. En revanche, les éléments judiciaires rendus publics n’avaient pas permis d’établir l’existence d’une chaîne de commandement directement liée aux autorités congolaises.

Le dossier avait pris une dimension politique en raison du profil de Luwara. Le journaliste, très critique envers Kinshasa, avait notamment été accusé par les autorités congolaises de proximité avec l’AFC/M23, accusations qu’il a rejetées.

L’affaire Denise Dusauchoy relance les interrogations

La nouvelle agression intervient également dans un contexte marqué par l’arrestation de Denise Dusauchoy en Tanzanie et son transfert vers la RDC. Présentée comme proche de l’AFC/M23, elle fait l’objet d’accusations et de procédures dont les circonstances ont suscité de nombreuses réactions dans les milieux liés à la rébellion.

Dans les réseaux proches de l’AFC/M23, des soupçons auraient récemment été formulés à l’encontre de Claude Pero Luwara. Certains cadres ou communicateurs du mouvement l’accuseraient d’avoir joué un rôle dans la localisation ou la remise de Denise Dusauchoy aux autorités congolaises.

Ces accusations n’ont toutefois pas été établies par une enquête judiciaire indépendante. Luwara les aurait également rejetées lors d’une récente intervention médiatique.

Elles interviennent néanmoins dans un climat de tensions qui aurait opposé, ces derniers temps, plusieurs communicateurs et acteurs de l’environnement médiatique proche de l’AFC/M23. Cette situation alimente aujourd’hui une nouvelle hypothèse : celle d’un éventuel règlement de comptes lié aux tensions autour de l’affaire Dusauchoy.

À ce stade, rien ne permet cependant d’affirmer que cette piste est à l’origine de l’agression de Tirlemont. L’enquête devra notamment déterminer l’identité des agresseurs, leur éventuel lien avec la victime et le mobile exact de l’attaque.

Une question plus large sur la sécurité des exilés congolais

Au-delà de la personnalité de Claude Pero Luwara, cette deuxième agression soulève une question plus large sur la sécurité des journalistes, opposants et acteurs politiques africains installés en Europe.

Lorsque les conflits politiques et militaires de la RDC se prolongent au-delà de ses frontières, les rivalités entre différents camps peuvent également atteindre les communautés de la diaspora. La succession d’agressions contre un même journaliste, dans un contexte où celui-ci fait l’objet d’accusations croisées de la part de différents protagonistes, renforce les interrogations sur sa protection.

La priorité demeure désormais l’établissement des faits. Les enquêteurs belges devront déterminer si l’attaque constitue un acte isolé, une agression motivée par des considérations politiques ou un éventuel règlement de comptes lié aux tensions apparues autour de l’affaire Denise Dusauchoy.

Pour l’heure, aucun élément public ne permet d’attribuer cette nouvelle agression à l’AFC/M23, à Kinshasa ou à un autre acteur politique.

Par Marius Bopenga
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4 septembre 2026
À la UneEconomie

RDC : Nicolas Kazadi revient sur la réforme de l’impôt sur le revenu et de la déclaration patrimoniale

by admin9775 4 septembre 2026

Invité mercredi dans le Space live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi est revenu sur la réforme de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et sur l’obligation de déclaration fiscale et patrimoniale.

Présentant cette réforme comme l’une de ses principales contributions à l’évolution des mentalités en RDC, l’ancien ministre a estimé qu’elle pourrait renforcer la transparence et la redevabilité des particuliers.

« Le gouvernement Sama Lukonde est le premier dans l’histoire de ce pays à avoir institué la déclaration du patrimoine et des revenus pour les personnes physiques », a-t-il affirmé.

Une réforme présentée comme un outil de transparence

Nicolas Kazadi estime que la déclaration des revenus et du patrimoine permettrait de mieux suivre l’évolution de la situation financière des contribuables et, à terme, de renforcer les mécanismes de contrôle.

Il a notamment comparé la situation des entreprises, régulièrement soumises aux contrôles de l’administration fiscale, à celle des particuliers. Selon lui, ces derniers, y compris les personnes disposant de revenus importants, restent moins exposés à des mécanismes permettant de vérifier l’évolution de leur patrimoine.

Cette appréciation relève toutefois de son analyse du système fiscal congolais et ne permet pas, à elle seule, d’établir l’ampleur exacte des contrôles actuellement exercés sur les particuliers.

Une mise en œuvre qui reste à concrétiser

L’ancien ministre situe la promulgation de la réforme à la fin de l’année 2023 et affirme qu’elle devait progressivement entrer en application. Il reconnaît néanmoins que sa mise en œuvre connaît des retards et espère son effectivité dans les prochaines années.

La portée concrète du dispositif dépendra notamment de ses modalités d’application, des capacités de l’administration fiscale et des mécanismes de contrôle qui seront effectivement mis en place.

Un impact sur la corruption encore à démontrer

Pour Nicolas Kazadi, la déclaration des revenus et du patrimoine pourrait contribuer, sur le long terme, à modifier les comportements et à renforcer la lutte contre la corruption.

Cette perspective reste toutefois une ambition de la réforme plutôt qu’un résultat déjà établi. Son efficacité devra être appréciée à partir de sa mise en œuvre effective et de ses résultats en matière de transparence fiscale et de contrôle de l’enrichissement.

L’ancien ministre a par ailleurs regretté que cette question occupe, selon lui, une place limitée dans le débat public, qu’il estime souvent dominé par des controverses et des réactions émotionnelles.

Au-delà des déclarations de Nicolas Kazadi, le principal enjeu demeure donc la concrétisation de cette réforme et la capacité des institutions congolaises à en assurer une application effective et équitable.

Par Pascal Kabeya
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4 septembre 2026
À la UneSociété

RDC : la perpétuité requise contre le lieutenant-général Philémon Yav pour trahison

by admin9775 4 septembre 2026

Le ministère public a requis, jeudi 3 septembre 2026, la servitude pénale à perpétuité contre le lieutenant-général Philémon Yav Irung, poursuivi devant la Haute Cour militaire pour plusieurs infractions, dont la trahison et la participation à un mouvement insurrectionnel.

Dans son réquisitoire, l’auditeur général des FARDC a demandé à la Haute Cour militaire de déclarer établies les charges retenues contre Philémon Yav et son coprévenu, le major Shauri. Le parquet a toutefois sollicité l’application des circonstances atténuantes en leur faveur, malgré la peine maximale requise.

Des contacts présumés avec l’AFC/M23

L’accusation reproche notamment à l’ancien commandant de la troisième zone de défense d’avoir entretenu des contacts présumés avec des responsables liés à l’AFC/M23 et d’avoir participé à des actes qui auraient visé la déstabilisation des institutions de la République.

Le dossier évoque également des contacts supposés avec l’entourage du général rwandais James Kabarebe, ainsi que la fourniture présumée d’armes et de munitions aux insurgés du M23, notamment au groupe désigné dans le dossier sous le nom de « Twira Neho ».

La défense rejette les accusations

Ces accusations sont contestées par la défense, qui estime qu’aucun élément matériel ne permet d’établir les faits reprochés à son client.

Lors des précédentes audiences, Philémon Yav avait rejeté l’ensemble des charges portées contre lui. En août dernier, confronté aux déclarations de certains témoins, il s’était dit « surpris et déshonoré » par leurs dépositions. Ses avocats avaient également remis en cause les expertises réalisées à partir de ses téléphones professionnels.

Arrêté en septembre 2022 alors qu’il commandait la troisième zone de défense des FARDC, Philémon Yav est jugé dans une procédure impliquant plusieurs officiers supérieurs de l’armée congolaise.

La Cour doit désormais délibérer

Après les réquisitions du ministère public, la défense doit présenter ses dernières observations avant le délibéré de la Haute Cour militaire.

La peine requise par le parquet ne constitue pas une condamnation. Il appartient désormais aux juges d’examiner les éléments du dossier et les arguments des parties avant de rendre leur décision.

Par Marius Bopenga
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4 septembre 2026
À la UneSport

Foot: Pierre-Emerick Aubameyang ne veut plus jouer avec le Gabon

by admin9775 3 septembre 2026

Le capitaine des Panthères du Gabon Pierre-Emerick Aubameyang a annoncé sa mise en retrait de l’équipe nationale, s’estimant « humilié » par son exclusion puis sa réintégration après l’échec à la CAN 2025 au Maroc.

« Ils m’ont humilié et sali alors que j’avais joué la CAN en étant blessé », a dénoncé le capitaine gabonais dans une interview. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase et je préfère m’arrêter là. » Le meilleur buteur de l’histoire des Panthères du Gabon garde un goût amer après avoir été désigné responsable de l’échec à la Coupe d’Afrique des nations 2025 par le gouvernement gabonais.

Le Gabon avait été sorti de la compétition dès la phase de groupes après trois défaites, dont une dernière contre la Côte d’Ivoire (3-2). « C’est une part de l’identité nationale qui s’en trouve fragilisée », avait alors commenté le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema.

« Je pense que les problèmes de l’équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis »

En réaction, le gouvernement avait décidé la dissolution du staff technique, la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, ainsi que la mise à l’écart de Pierre-Emerick Aubameyang (37 ans) et Bruno Ecuele Manga (38 ans). La suspension de ces cadres vétérans de la sélection avait suscité une vague d’indignation parmi les supporters gabonais. « Je pense que les problèmes de l’équipe sont bien plus profonds que la petite personne que je suis », avait réagi Aubameyang.

Le buteur gabonais s’est lancé un probable dernier défi en Europe en quittant l’OM – une deuxième fois – pour rejoindre le Deportivo La Corogne, qui retrouve l’élite espagnole après une longue traversée du désert. Il a déjà inscrit trois buts pour sa nouvelle équipe.

Le nouveau sélectionneur national du Gabon, Sébastien Migné, devra composer avec le retrait de son capitaine alors que l’équipe prépare les prochaines échéances des éliminatoires de la CAN. Absent du Mondial 2026, le Gabon aura pour objectif de se qualifier pour la prochaine CAN, prévue au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda, du 19 juin au 17 juillet 2027.

RFI

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