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À la Une

À la UneNouvelles nécrologiques

Décès tragique de Rebecca Kabanga, alias « Mukalenga Mukaji »

by admin9775 5 septembre 2026

Rebecca Kabanga, connue sous le surnom de « Mukalenga Mukaji », est décédée tragiquement dans la nuit de samedi, à la suite d’une bousculade provoquée par un incendie qui s’est déclaré lors d’une soirée de mariage à Kinshasa.

Selon les premières informations, ce drame aurait également fait plusieurs autres victimes. Le bilan exact reste à établir.

J’ai connu Rebecca comme une femme à l’énergie débordante, une personnalité vraie, engagée et profondément attachée à ses convictions.

Son départ brutal laisse le souvenir d’une femme de caractère, militante et passionnée, dont la présence ne laissait personne indifférent.

Que son âme repose en paix. Condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui l’ont connue et aimée.

Par Marius Bopenga
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12 Vues
5 septembre 2026
À la UneSociété

Kinshasa : un mariage vire au drame après un incendie dans une salle de réception

by admin9775 5 septembre 2026

Une cérémonie de mariage s’est transformée en drame dans la nuit du 4 au 5 septembre à Kinshasa. Un incendie s’est déclaré dans la salle Panacée, située au premier étage d’un immeuble commercial de deux niveaux, à proximité du Musée national de la République démocratique du Congo.

Bernadette et Magloire y célébraient leur union entourés de nombreux invités lorsque le drame s’est produit.

Le feu se serait déclaré à l’arrivée du marié

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, l’incendie aurait éclaté peu après l’entrée du marié dans la salle.

Alors que la mariée s’apprêtait à prendre place, le siège qui lui était destiné aurait soudainement pris feu. Les flammes se seraient ensuite propagées rapidement vers le système de climatisation, provoquant un mouvement de panique parmi les participants.

Pris de panique, les invités auraient tenté de quitter les lieux dans la précipitation.

Une évacuation rendue difficile

D’après les témoignages disponibles, la salle ne disposait que d’une seule issue de secours. L’étroitesse de l’escalier donnant accès à la salle aurait également compliqué l’évacuation, entraînant un mouvement de foule particulièrement chaotique.

Dans la confusion, plusieurs personnes auraient été prises au piège alors que les flammes et la fumée se propageaient dans la salle.

Un bilan provisoire particulièrement lourd

Le bilan reste encore à confirmer par les autorités. Des témoins font toutefois état de plus d’une vingtaine de morts, tandis que plusieurs blessés auraient été évacués vers différentes formations hospitalières de Kinshasa.

La mariée, qui venait de s’apprêter à prendre place au moment où le feu se serait déclaré, se trouverait, selon les mêmes témoignages, dans un état jugé préoccupant.

Les circonstances exactes du départ de feu, les conditions de sécurité de la salle ainsi que le bilan définitif devront être établis par les autorités compétentes.

Ce drame relance déjà les interrogations sur les normes de sécurité incendie, les issues de secours et les conditions d’évacuation des salles accueillant du public à Kinshasa.

Par Pascal Kabeya
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19 Vues
5 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Lambert Mende exclut Joseph Kabila et Corneille Nangaa du Dialogue national

by admin9775 5 septembre 2026

Le débat sur la participation de l’opposition au Dialogue national continue de diviser la classe politique congolaise. Invité dans un entretien avec Thierry Kambundi et Éric Ambago, Lambert Mende a adopté une position particulièrement ferme à l’égard des partisans de Joseph Kabila et de Corneille Nangaa, qu’il accuse d’être désormais liés à l’AFC/M23.

Pour l’ancien ministre, les acteurs qui ont choisi la lutte armée ne peuvent être considérés comme des composantes de l’opposition politique congolaise et ne devraient, à ce titre, pas prendre part au Dialogue national.

« Ils ne font pas partie de l’opposition »

Lambert Mende conteste notamment l’idée selon laquelle la plateforme « Sauvons la RDC », associée à Joseph Kabila, constituerait une composante de l’opposition susceptible de participer au processus de dialogue.

« Ils ne font pas partie de l’opposition. Parce qu’ils n’ont pas un statut au Congo. Ils sont hors circuit. Sauvons le Congo a été mis de côté parce qu’ils travaillent pour les Rwandais », a-t-il déclaré.

Une position qui s’étend également à Corneille Nangaa et aux autres acteurs de l’AFC, tant que ceux-ci poursuivent leur engagement armé.

Pour Mende, le Dialogue national ne peut être un espace destiné à intégrer des acteurs qui, parallèlement, continuent de porter les armes.

« Accuser Tshisekedi d’être le problème, c’est mentir »

Sur la crise sécuritaire dans l’Est, Lambert Mende rejette également les critiques qui attribuent au président Félix Tshisekedi la responsabilité principale de la situation actuelle.

« Accuser Tshisekedi d’être le problème, c’est mentir. La crise sécuritaire n’est pas née hier ! »

L’ancien ministre estime qu’il serait malhonnête, selon lui, d’analyser la crise actuelle sans prendre en compte les différents cycles de conflits qui ont marqué la RDC depuis les années 1990.

Il cite successivement les régimes de Mobutu Sese Seko, Laurent-Désiré Kabila et Joseph Kabila, estimant que les difficultés sécuritaires actuelles s’inscrivent dans une continuité historique beaucoup plus ancienne que l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir.

1996 : le point de départ de son argumentaire

Lambert Mende remonte notamment à la guerre de 1996 et à l’arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, dans un contexte marqué par l’implication du Rwanda.

« Lorsque Paul Kagame a attaqué le Congo en 1996 en utilisant Laurent-Désiré Kabila, qu’il a ensuite éliminé après l’accomplissement de sa mission, Félix Tshisekedi était-il là ? », s’est-il interrogé.

Cette lecture historique lui permet de contester l’idée selon laquelle la crise actuelle serait essentiellement le résultat de la gouvernance de Félix Tshisekedi.

Son argument est que les fragilités sécuritaires, institutionnelles et politiques accumulées au fil des décennies ont créé les conditions de la crise actuelle.

Le Dialogue pour écouter une population « qui souffre »

Mais Lambert Mende ne réduit pas pour autant le Dialogue national à un simple affrontement entre camps politiques.

Il estime que la population congolaise doit être entendue, notamment sur les difficultés qu’elle rencontre et sur les faiblesses persistantes de la gouvernance.

« Cette population va certainement répéter ce qu’elle nous dit matin, midi et soir. Mais, en même temps, nous avons besoin de l’écouter pour comprendre pourquoi, chaque fois que nous faisons remonter au sommet les problèmes de la population, cela ne se traduit pas par la mise en place d’une gouvernance suffisamment vertueuse et forte pour nous permettre de résister au type d’agression que nous vivons depuis 1996. »

Cette déclaration laisse apparaître une autre dimension de son argumentaire : au-delà de la question de l’agression extérieure, la crise congolaise poserait aussi celle de la capacité de l’État à construire une gouvernance suffisamment solide pour y résister.

Une ligne dure sur le Dialogue

À travers cette intervention, Lambert Mende défend donc une conception du Dialogue national fondée sur une distinction nette entre opposition politique et acteurs engagés dans la lutte armée.

Sa position exclut de facto du processus les acteurs qu’il accuse de collaborer avec l’AFC/M23, tout en appelant à une réflexion plus profonde sur les faiblesses de la gouvernance congolaise.

Au cœur de son message demeure une conviction : la crise sécuritaire de l’Est ne peut être comprise uniquement à travers le bilan du pouvoir actuel. Pour Mende, elle est le résultat d’une histoire de conflits et de fragilités qui remonte à plusieurs décennies, mais dont la résolution exige désormais un État plus solide et une gouvernance capable de répondre aux attentes de la population.

Par Pascal Kabeya
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5 septembre 2026
À la UneReligion

Moïse Mbiye : sa tenue dans « Dans ma tête » relance la controverse

by admin9775 5 septembre 2026

Il aura suffi d’une tenue, d’une couleur et d’une mise en scène pour relancer le débat. Dans son nouveau clip « Dans ma tête », le pasteur et artiste gospel Moïse Mbiye apparaît vêtu d’une chemise rouge pourpre en satin, à col montant et boutonnée, prolongée par une longue traîne pouvant dépasser un mètre. Ses choristes, eux, apparaissent en longues toges blanches.

Un choix esthétique qui n’est pas passé inaperçu. Depuis la diffusion du clip, les réseaux sociaux congolais se sont emparés de l’image de l’artiste, provoquant des réactions contrastées entre critiques, interrogations et messages de soutien.

Entre codes religieux et liberté artistique

Pour certains internautes, le choix vestimentaire de Moïse Mbiye relève simplement de la liberté artistique. L’apparence, estiment-ils, doit pouvoir évoluer avec les codes visuels de la musique contemporaine, sans que cela remette nécessairement en cause le message porté par l’œuvre.

D’autres, en revanche, considèrent que son statut de pasteur et de figure majeure du gospel devrait s’accompagner d’une certaine sobriété vestimentaire. La tenue rouge, sa coupe spectaculaire et la longue traîne sont perçues par ses détracteurs comme une rupture avec les codes traditionnels associés à l’image d’un responsable religieux.

Le débat dépasse ainsi largement la question de la mode. Il renvoie à une interrogation plus profonde : jusqu’où un artiste gospel peut-il moderniser son image sans brouiller les frontières entre musique chrétienne et codes de la musique profane ?

Une toile congolaise profondément divisée

Sur les plateformes numériques, deux lectures s’affrontent.

Les critiques dénoncent ce qu’ils considèrent comme une forme de « mondanisation » de l’image pastorale, estimant que certaines références visuelles empruntées à la mode et à la musique contemporaine sont difficilement compatibles avec les exigences de sobriété traditionnellement associées au ministère religieux.

À l’inverse, les défenseurs de Moïse Mbiye et de son univers artistique voient dans cette esthétique une volonté de moderniser le gospel et de toucher une génération plus jeune. Pour eux, l’habit relève avant tout de la mise en scène artistique et ne saurait, à lui seul, déterminer la valeur spirituelle d’une œuvre.

Sur les réseaux sociaux, certains fidèles résument leur position ainsi : « L’habillement ne détruit en rien l’onction ni la portée du message spirituel. »

Moïse Mbiye, habitué à créer l’événement

La controverse n’est pas totalement étrangère à l’univers médiatique de Moïse Mbiye. À chacune de ses grandes productions, l’artiste accorde une place importante à l’image, à la mise en scène et à l’identité visuelle de ses œuvres.

Qu’elle soit spontanée ou simplement amplifiée par les réactions du public, la polémique autour de sa tenue contribue en tout cas à placer « Dans ma tête » au centre des conversations.

Une nouvelle fois, le pasteur-artiste démontre ainsi qu’au-delà de la musique, l’image constitue désormais une composante essentielle de la communication gospel. Et dans un environnement dominé par les réseaux sociaux, une tenue peut parfois suffire à transformer la sortie d’un clip en véritable événement médiatique.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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5 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Déo Bizibu défend le bilan de Tshisekedi et appelle à « mettre l’ennemi dehors »

by admin9775 5 septembre 2026

Le secrétaire général adjoint de l’UDPS/Tshisekedi, Déo Bizibu, assume une lecture essentiellement sécuritaire de la crise congolaise. Invité jeudi du Space live animé par le journaliste Stanis Bujakera Tshiamala, il a appelé à l’unité nationale face à ce qu’il qualifie d’« agression rwandaise », tout en rejetant l’idée que la dégradation de la situation dans l’Est puisse être imputée au seul pouvoir de Félix Tshisekedi.

« D’abord l’ennemi dehors »

Pour Déo Bizibu, la priorité du moment ne réside pas dans les querelles politiques internes, mais dans la défense du territoire national.

« Il faut d’abord mettre l’ennemi dehors. Toutes les divergences qui existeraient entre nous doivent s’effacer devant la défense de la mère patrie », a-t-il déclaré.

Le dirigeant de l’UDPS inscrit la crise actuelle dans une histoire sécuritaire qu’il fait remonter à près de trois décennies. Il accuse notamment le Rwanda d’avoir joué un rôle majeur dans les différents conflits ayant affecté la RDC et appelle la communauté internationale, particulièrement les États-Unis, à reconnaître ce qu’il considère comme une agression contre le pays.

Il avance par ailleurs le chiffre d’environ dix millions de morts liés à la guerre, une estimation régulièrement évoquée dans le débat public congolais mais qui fait l’objet de controverses sur son origine et sa méthodologie.

De 1996 à aujourd’hui, une comparaison pour défendre le régime

Pour étayer son argumentaire, Déo Bizibu s’est livré à une lecture historique des guerres congolaises.

Il a notamment rappelé l’offensive de 1996-1997 qui avait conduit à la chute du régime de Mobutu en quelques mois, avant d’évoquer la rupture entre Laurent-Désiré Kabila et ses anciens alliés rwandais, suivie d’une nouvelle rébellion.

Selon lui, la situation actuelle serait différente : malgré plusieurs années de conflit, l’avancée des forces de l’AFC/M23 n’aurait pas atteint l’ampleur territoriale observée lors des précédentes guerres.

Le responsable de l’UDPS attribue cette différence à une résistance qu’il juge plus ferme sous Félix Tshisekedi. Il critique, en revanche, les politiques de « brassage » et de « mixage » des forces armées mises en œuvre par les régimes précédents, qu’il accuse d’avoir favorisé l’infiltration des services de sécurité.

« Trente ans de destruction ne se réparent pas en huit ans »

Face aux critiques visant directement le pouvoir actuel après la prise de Goma et de Bukavu par l’AFC/M23, Déo Bizibu refuse de considérer ces revers comme la preuve d’un échec du régime.

« Vous pensez qu’en huit ans, on peut tout réparer ? Absolument pas », a-t-il répondu.

Pour lui, l’état actuel des forces armées est d’abord le résultat d’une longue dégradation institutionnelle et militaire. Il affirme néanmoins que l’armée congolaise dispose aujourd’hui de moyens qu’elle n’aurait pas eus sous les gouvernements précédents.

Cette défense place l’UDPS face à une question récurrente : jusqu’où peut-on invoquer l’héritage des décennies précédentes pour expliquer les difficultés rencontrées après près de huit ans de pouvoir ?

Le bilan économique et social mis en avant

Relancé sur cette question, Déo Bizibu a choisi de défendre le bilan général du gouvernement plutôt que de limiter son argumentaire à la situation sécuritaire.

Il a cité plusieurs réalisations infrastructurelles, notamment dans le secteur de l’eau à Kinshasa, évoquant la desserte de communes telles que Ndjili, Selembao et certaines zones de Bandalungwa et Ngaliema, ainsi que la mise en service d’une nouvelle usine de production d’eau.

Il a également évoqué des investissements dans le secteur universitaire, citant notamment le règlement d’un conflit foncier à l’Université de Bunia, ainsi que des travaux d’infrastructures aéroportuaires à Kananga et Mbuji-Mayi.

Ces exemples constituent, dans son argumentaire, la preuve que le bilan du pouvoir ne saurait être réduit aux difficultés sécuritaires dans l’Est.

Entre héritage du passé et responsabilité du présent

La ligne défendue par Déo Bizibu repose ainsi sur un double argument : la guerre actuelle serait le produit d’une crise sécuritaire ancienne, tandis que le pouvoir Tshisekedi aurait engagé un processus de redressement dont les résultats doivent être évalués sur le long terme.

Mais cette lecture se heurte à une réalité politique : après près de huit années au pouvoir, l’UDPS ne peut plus totalement dissocier son bilan de l’évolution de la situation sécuritaire nationale.

C’est précisément sur cette question que l’échange s’est tendu. Invité à préciser à quel moment le parti au pouvoir entendrait pleinement assumer sa propre part de responsabilité plutôt que de renvoyer systématiquement au passé ou à l’action du Rwanda, Déo Bizibu a amorcé une comparaison avec le discours de Mobutu sur le « mal zaïrois » en 1978.

L’échange s’est toutefois interrompu avant qu’il puisse développer cette comparaison.

Au-delà des divergences d’interprétation, son intervention traduit une ligne politique claire : face à la guerre, l’UDPS veut placer la défense du territoire au-dessus des divisions internes et présenter le bilan de Félix Tshisekedi à l’aune d’un pays qu’elle estime avoir hérité d’un appareil sécuritaire profondément affaibli. La question demeure toutefois entière : comment articuler cet héritage avec la responsabilité du pouvoir en place sur les résultats obtenus après huit années de gouvernance ?

Par Pascal Kabeya
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5 septembre 2026
À la UneEconomie

RDC : la Kinshasa Stock Exchange annoncée pour 2027, un nouveau pari pour le financement de l’économie

by admin9775 5 septembre 2026

La République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans la structuration de son marché financier. La loi n°26/034 du 20 août 2026 relative aux marchés boursiers, promulguée par le président Félix Tshisekedi et publiée le 2 septembre au Journal officiel, établit le cadre juridique devant permettre la création d’un marché boursier congolais.

Baptisée Kinshasa Stock Exchange, la future Bourse des valeurs mobilières devrait enregistrer ses premières opérations de cotation et de transaction entre juin et décembre 2027, selon la feuille de route présentée par le ministère des Finances.

Un nouvel outil pour financer les entreprises

La réforme vise à créer de nouvelles possibilités de financement à moyen et long terme pour les grandes entreprises, les PME et les start-up. Elle doit également contribuer à mobiliser davantage l’épargne nationale en permettant aux Congolais d’investir dans des entreprises opérant dans différents secteurs de l’économie.

Pour les autorités, la création d’un marché boursier doit ainsi contribuer à diversifier les sources de financement de l’économie et à soutenir l’investissement privé.

Plusieurs étapes avant les premières cotations

Le lancement de la Bourse reste toutefois conditionné à la réalisation de plusieurs étapes institutionnelles et techniques.

La feuille de route prévoit notamment l’installation d’un comité chargé de l’opérationnalisation du marché, la mise en place de l’Autorité de régulation des marchés financiers (ARMF), l’élaboration de son règlement général et l’agrément de la Kinshasa Stock Exchange.

Le dispositif devra également intégrer un dépositaire central des titres, des banques de règlement ainsi que des infrastructures numériques permettant la cotation et le traitement des opérations. Ces infrastructures devront être compatibles avec le système national de paiement supervisé par la Banque centrale du Congo.

La loi prévoit enfin des mesures d’incitation fiscale, notamment une réduction du taux de l’impôt sur les bénéfices et profits pour les entreprises cotées.

Une Bourse ne fonctionne pas sans confiance

C’est ici que se situe probablement le principal défi de la réforme.

Une place financière ne repose pas uniquement sur des textes, des plateformes numériques ou des institutions de régulation. Elle fonctionne sur la confiance des investisseurs dans les règles du jeu, dans la solidité des entreprises cotées, dans la qualité de l’information financière et dans l’indépendance du régulateur.

La RDC devra donc démontrer qu’elle est capable de garantir une transparence suffisante, une gouvernance crédible et une sécurité juridique durable. La question de la corruption sera également centrale : un marché boursier ne peut durablement prospérer dans un environnement où les investisseurs doutent de la fiabilité des institutions ou de l’intégrité des opérations financières.

La stabilité politique et macroéconomique constituera, elle aussi, un facteur déterminant. Les investisseurs ne placent pas seulement leur argent dans une entreprise ; ils évaluent également l’environnement dans lequel cette entreprise évolue.

Le pari de l’épargne congolaise

L’un des enjeux les plus intéressants de la réforme réside dans la capacité à mobiliser l’épargne nationale.

Si les conditions de confiance sont réunies, la Bourse pourrait progressivement modifier la relation des Congolais avec leur épargne. Plutôt que de rester principalement conservée sous forme liquide ou orientée vers des placements traditionnels, une partie de cette épargne pourrait être investie dans des entreprises et contribuer directement au financement de l’économie.

Mais cette transformation suppose également une véritable culture boursière. Il faudra informer les épargnants, protéger les investisseurs, garantir l’accès à l’information et éviter que la Bourse ne devienne un espace réservé à une minorité d’initiés.

Un test grandeur nature pour l’État congolais

La réduction annoncée de l’impôt sur les bénéfices et profits pour les entreprises cotées constitue l’une des mesures destinées à encourager les sociétés à rejoindre le marché.

Reste à savoir combien d’entreprises seront effectivement prêtes à ouvrir leur capital, à publier régulièrement leurs résultats et à se soumettre aux exigences de transparence qu’impose une cotation.

C’est probablement là que se jouera le succès ou l’échec du projet.

La Kinshasa Stock Exchange ne devra pas seulement être inaugurée en 2027 ; elle devra convaincre. Convaincre les entreprises de se faire coter, les Congolais d’investir, les institutions de respecter les règles et les investisseurs étrangers de considérer Kinshasa comme une place financière crédible.

Après avoir frappé à la porte des marchés internationaux, la RDC veut désormais construire son propre marché de capitaux.

Le véritable défi ne sera donc pas de créer une Bourse sur le papier, mais de créer les conditions économiques, institutionnelles et éthiques qui permettront au marché de fonctionner. En finance, les discours peuvent annoncer une réforme. Seule la confiance peut lui donner de la valeur.

Par Marius Bopenga
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5 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Nicolas Kazadi défend le Dialogue national et appelle à revoir le système de décentralisation financière

by admin9775 5 septembre 2026

Invité mercredi du Space animé par Stanis Bujakera Tshiamala, l’ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi a défendu l’exclusion de l’AFC/M23 du Dialogue national tout en plaidant pour que cette concertation s’attaque aux principaux dysfonctionnements institutionnels et financiers du pays.

AFC/M23 : distinguer paix et dialogue politique

Nicolas Kazadi estime que la participation de l’AFC/M23 au Dialogue national n’est pas nécessaire, affirmant que le mouvement est déjà engagé dans plusieurs processus de négociation, notamment à Doha, Washington, au Rwanda et en Suisse.

Selon lui, il convient de distinguer le règlement du conflit armé, qui relève des négociations de paix, du dialogue politique national, qui devrait réunir les acteurs issus du processus électoral.

L’ancien ministre a également rappelé le précédent de Sun City, soulignant que l’UDPS n’avait pas été associée aux négociations dans les mêmes conditions que les autres composantes.

Concernant les craintes de l’opposition sur une éventuelle volonté de prolonger le mandat de Félix Tshisekedi, Nicolas Kazadi dit ne relever aucun élément allant dans ce sens dans le discours du chef de l’État.

Décentralisation : Kazadi dénonce des incohérences

L’ancien argentier s’est montré particulièrement critique à l’égard du système de décentralisation financière, notamment sur l’articulation entre les 40 % des recettes à caractère national revenant aux provinces et aux ETD et les 10 % destinés à la Caisse nationale de péréquation.

Il évoque des « incohérences constitutionnelles » qui rendraient, selon lui, le dispositif difficilement applicable.

« Tout cela est incohérent et impraticable. Ça a été prouvé de multiples façons », a-t-il déclaré.

Il estime également que le système fiscal provincial fragilise la viabilité économique de plusieurs provinces et critique le fonctionnement du système électoral provincial, qu’il juge fortement exposé à la corruption.

Un Dialogue pour traiter les problèmes de fond

Pour Nicolas Kazadi, le climat de méfiance politique ne devrait pas empêcher les acteurs de s’attaquer aux questions institutionnelles et économiques qui font l’objet, selon lui, d’un certain consensus parmi les experts.

Il souhaite notamment que le Dialogue national permette d’examiner les mécanismes fiscaux et institutionnels qui, à ses yeux, doivent être réformés.

« On connaît les sujets qui fâchent, mais il y a un large consensus là-dessus. Parlons-en, essayons de voir comment améliorer les choses. Sinon, on va aller de cycle électoral en cycle électoral sans rien régler », a-t-il déclaré en substance.

Corruption : soutien au principe, réserves sur les méthodes de l’IGF

Nicolas Kazadi a par ailleurs défendu le bilan du pouvoir en matière de lutte contre la corruption, tout en exprimant des réserves sur certaines méthodes de l’Inspection générale des finances (IGF).

Il considère que le rattachement de l’IGF à la présidence de la République a permis, selon lui, de renforcer son rôle et sa visibilité. Il reconnaît toutefois certaines dérives dans son fonctionnement, évoquant des abus et une forme de populisme.

L’ancien ministre affirme avoir lui-même été mis en cause par l’IGF sans avoir reçu formellement, selon son témoignage, les rapports d’audit correspondants. Il soutient que certains documents auraient été élaborés dans la précipitation avant d’être finalement abandonnés.

S’adressant au nouveau responsable de l’IGF, qui a succédé à Jules Alingete, il a appelé à davantage de rigueur dans la conduite des audits, estimant que leurs conclusions peuvent avoir des conséquences importantes sur les institutions comme sur les personnes concernées.

À travers son intervention, Nicolas Kazadi plaide ainsi pour un Dialogue national davantage consacré aux réformes structurelles qu’au seul partage des responsabilités politiques.

Par Pascal Kabeya
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5 septembre 2026
À la UneTribunes

RDC : Jo M. Sekimonyo critique la stratégie de la BCC et appelle à une véritable architecture financière

by admin9775 4 septembre 2026

L’économiste politique Jo M. Sekimonyo porte un regard sévère sur la manière dont la Banque centrale du Congo (BCC) conduit certaines de ses réformes et communique autour de ses initiatives.

Dans une tribune, il estime que l’institution devrait davantage se concentrer sur sa mission fondamentale : renforcer la confiance dans la monnaie, discipliner le système financier et anticiper les transformations susceptibles d’affecter le crédit et l’économie productive.

Pour l’économiste, une banque centrale ne devrait pas fonctionner comme une institution essentiellement tournée vers sa visibilité publique. Il critique notamment ce qu’il considère comme une multiplication d’initiatives de communication, de consultations et d’événements institutionnels, au détriment d’une réflexion approfondie sur l’architecture financière du pays.

Une critique de la multiplication des banques spécialisées

Jo M. Sekimonyo affirme avoir précédemment proposé au gouvernement une architecture bancaire destinée à mieux orienter les capitaux vers les secteurs insuffisamment desservis par le système bancaire traditionnel. Il associe cette réflexion à son concept de « Capitalisme Congolisé : libre marché avec une main visible ».

L’économiste se montre en revanche critique à l’égard de la réponse institutionnelle qu’il attribue au gouvernement, qu’il décrit comme une tendance à créer des établissements spécialisés pour répondre séparément aux différentes difficultés économiques : agriculture, industrie, PME, jeunesse ou encore entrepreneuriat féminin.

Selon lui, le problème n’est pas nécessairement la spécialisation bancaire en elle-même, mais le risque de voir se multiplier les structures sans qu’une architecture cohérente du crédit, du risque et de l’investissement ne soit préalablement définie.

La réforme des paiements au cœur des interrogations

L’un des principaux points de la tribune concerne la politique engagée par la BCC pour réduire progressivement l’utilisation des devises en espèces et favoriser les transactions scripturales et numériques.

Jo M. Sekimonyo estime que cette orientation peut se justifier sur le principe, mais considère que sa mise en œuvre doit être précédée par la création d’un environnement technique et réglementaire suffisamment robuste.

Il cite notamment la nécessité d’une infrastructure de paiement fiable, d’une véritable interopérabilité entre banques, opérateurs télécoms et fintechs, d’une tarification accessible, de mécanismes de règlement et de liquidité adaptés ainsi que de solutions permettant d’assurer la continuité des paiements en cas de problèmes de connectivité ou d’électricité.

L’économiste redoute ainsi qu’une modification trop rapide des habitudes de paiement ne fasse peser des coûts disproportionnés sur les acteurs économiques, particulièrement dans un pays où une part importante des échanges reste informelle.

Nzimbu, une vision qui dépasse le portefeuille numérique

La tribune accorde également une place importante au projet Nzimbu, présenté par son auteur comme bien plus qu’un simple portefeuille numérique.

Selon Jo M. Sekimonyo, l’ambition du projet est de développer une architecture congolaise permettant de faciliter la circulation de la valeur entre les économies africaines, en réduisant les coûts, les intermédiaires et les frictions dans les paiements. À terme, il envisage Nzimbu comme un instrument susceptible d’acquérir une dimension monétaire et continentale.

Pour l’économiste, les difficultés rencontrées par les innovations de ce type révèlent un décalage entre l’évolution rapide des technologies et la capacité des institutions à adapter suffisamment vite leur cadre réglementaire.

Le véritable défi : l’intelligence institutionnelle

Jo M. Sekimonyo considère que les progrès technologiques ont considérablement réduit les barrières techniques à l’innovation financière. Intelligence artificielle, API, cloud, paiements par QR code, synchronisation hors connexion et tokenisation offrent désormais, selon lui, des possibilités qui étaient encore difficiles à envisager il y a quelques années.

Mais il estime que la question essentielle ne réside plus uniquement dans la technologie.

Elle concerne désormais la capacité des institutions à répondre à des questions fondamentales : qui peut émettre, qui assume le risque de liquidité, comment garantir l’interopérabilité, comment protéger les données, comment encadrer les frais et comment éviter qu’un système numérique ne conduise à une nouvelle concentration du pouvoir financier.

Pour lui, une réforme monétaire de grande ampleur doit également reposer sur un débat intellectuel et démocratique suffisamment approfondi, intégrant les risques, les effets économiques et les conséquences distributives des décisions prises.

Une critique plus large de la gouvernance publique

Au-delà de la BCC, l’économiste porte également un regard critique sur ce qu’il considère comme une culture de l’annonce au sein des institutions publiques congolaises.

Il dénonce la multiplication des lancements, ateliers, commissions, consultations et feuilles de route qui, selon lui, peuvent donner davantage de visibilité à l’action publique sans nécessairement garantir la solidité des réformes engagées.

Dans son analyse, ce phénomène serait lié à un déséquilibre entre la récompense politique immédiate associée à l’annonce d’une réforme et les coûts, souvent différés, liés à son exécution.

Pour une pensée économique davantage tournée vers le Congo

Dans la dernière partie de sa tribune, Jo M. Sekimonyo élargit son propos à la capacité des Congolais à produire leurs propres modèles économiques, technologiques et institutionnels.

Il estime que le pays dispose de compétences capables de concevoir des solutions adaptées à ses réalités et appelle à dépasser ce qu’il décrit comme un « complexe » consistant à considérer systématiquement la sophistication comme provenant de l’extérieur.

Sa conclusion revient ainsi à son idée centrale : pour moderniser son système financier, la RDC ne manquerait pas seulement de technologies ou de capitaux, mais aurait surtout besoin d’une intelligence institutionnelle capable de transformer l’innovation en politiques publiques cohérentes, inclusives et productives.

Jo M. Sekimonyo, économiste politique hétérodoxe et chancelier de l’Université Lumumba, signe cette tribune dans laquelle il appelle à repenser en profondeur le rapport entre technologie, politique monétaire, réglementation et développement économique en RDC.

Par Marius Bopenga
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4 septembre 2026
À la UnePolitique

RDC : Adolphe Muzito veut faire du Dialogue national un rendez-vous de refondation de la République

by admin9775 4 septembre 2026

Le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, estime que le prochain Dialogue national ne doit pas se limiter à une concertation politique destinée au partage des responsabilités. Pour l’ancien Premier ministre, ce rendez-vous doit plutôt servir à poser les bases d’une véritable refondation de la République démocratique du Congo.

Adolphe Muzito propose d’articuler le Dialogue autour de trois grandes priorités : doter le pays d’une nouvelle Constitution, accélérer sa construction et renforcer ses capacités de défense. Une démarche qu’il résume par trois verbes : « fonder, construire et défendre la patrie ».

Vers une nouvelle Constitution

L’ancien Premier ministre considère que les différentes Constitutions adoptées depuis l’indépendance ont été élaborées dans des contextes marqués par des transitions politiques, des crises ou des conflits.

Il plaide ainsi pour l’ouverture d’un processus permettant au peuple congolais de se doter d’une Constitution qu’il juge définitive, légitime et adaptée aux réalités actuelles du pays.

Selon sa vision, cette nouvelle loi fondamentale devrait notamment renforcer la protection de l’unité et de l’intégrité territoriale, contribuer à la stabilité des institutions et mieux définir la répartition des compétences entre les différents niveaux de pouvoir.

Muzito souhaite également renforcer les mécanismes de contrôle démocratique et financier, afin d’améliorer la gouvernance publique.

Un Dialogue au-delà du partage du pouvoir

À travers cette proposition, Adolphe Muzito entend donner au Dialogue national une portée qui dépasse les arrangements entre acteurs politiques.

Pour lui, l’enjeu est de parvenir à un consensus national sur les fondements institutionnels, économiques et sécuritaires du pays, plutôt que de faire du Dialogue un simple cadre de répartition des postes.

Cette conception place ainsi la question constitutionnelle au cœur du débat et ouvre la voie à une réflexion plus large sur l’organisation et l’avenir de l’État congolais.

Par Pascal Kabeya
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4 septembre 2026
À la UneMusique & Culture

Musique gospel : Aimé Nkanu interpelle ses pairs sur les influences de la musique profane

by admin9775 4 septembre 2026

Le chanteur gospel Aimé Nkanu appelle les artistes de la musique chrétienne à davantage de vigilance face aux influences de la musique profane. Dans une récente intervention, il a notamment évoqué le cas de Michel Bakenda, estimant que certaines prestations ou sonorités du gospel congolais se rapprochent excessivement de l’univers d’artistes de la musique populaire, notamment JB Mpiana et Zaïko Langa Langa.

Aimé Nkanu raconte avoir lui-même interpellé un artiste après avoir découvert une vidéo dans laquelle il estimait reconnaître une danse similaire à celle associée à JB Mpiana.

« Un jour, on m’a envoyé une vidéo montrant une danse similaire à celle de JB Mpiana. J’ai directement pris mon téléphone pour l’appeler et lui demander ce qui se passait. »

Le chanteur explique qu’à ses yeux, lorsqu’un artiste est alerté sur une éventuelle ressemblance avec l’œuvre d’un autre, il doit en tenir compte et éviter de reproduire ce qui pourrait prêter à confusion.

« Moi, lorsqu’on me reproche d’avoir réalisé une œuvre qui se rapproche de celle d’un autre artiste, automatiquement, je l’écarte. »

« Ce n’est plus une erreur si cela se répète »

Pour Aimé Nkanu, la répétition d’une pratique déjà dénoncée ne peut plus simplement être considérée comme une erreur.

« Je ne peux pas comprendre que tu fasses quelque chose, qu’on te le reproche et que tu reviennes encore sur les mêmes erreurs. Là, ce n’est plus une erreur, tu le fais sciemment. »

Au-delà du cas particulier évoqué, l’artiste estime que le gospel congolais est progressivement confronté à une dilution de ses repères entre musique chrétienne et musique profane.

Une « ligne rouge » qui s’efface

Aimé Nkanu met surtout en garde ses collègues contre ce qu’il considère comme un effacement progressif de la frontière entre les deux univers musicaux.

« Nous sommes en train de supprimer peu à peu la frontière, la ligne rouge, entre la musique chrétienne et la musique profane. »

Pour lui, cette évolution dépasse la seule question des styles musicaux ou des chorégraphies. Elle renvoie à la responsabilité particulière que les artistes gospel revendiquent auprès de leur public.

« À mes collègues, je dis que nous devons faire attention, car nous avons une lourde responsabilité vis-à-vis des âmes de nombreuses personnes. »

À travers cette prise de position, Aimé Nkanu invite ainsi les artistes gospel à préserver, selon lui, une identité musicale et spirituelle clairement identifiable, tout en restant attentifs aux influences venues de la scène musicale profane.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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4 septembre 2026
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