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À la Une

À la UneProvince

Crise alimentaire dans l’Est de la RDC : Les rebelles du M23 pillent les récoltes et affament la population

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

La situation humanitaire se détériore gravement dans les zones occupées par les rebelles du M23 à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans le groupement de Bambo, en territoire de Rutshuru, les combattants, accusés d’être soutenus par le Rwanda, s’approprient violemment les récoltes des paysans et leur interdisent l’accès à leurs propres champs, plongeant des milliers de civils dans une crise alimentaire catastrophique.

Une Spoliation Systématique des Récoltes

Selon des notables locaux, les rebelles du M23 confisquent méthodiquement les productions agricoles dans plusieurs villages, notamment à Kapopi, Kiseguro, Budafa et Kaza Roho, privant les habitants de leur seule source de nourriture.

« Les champs appartiennent aux autochtones, mais les militaires du M23 prétendent qu’ils sont à la FDLR », dénonce Isaac Kibira, un notable de la région. Il réfute les allégations des rebelles selon lesquelles ces terres seraient contrôlées par les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), affirmant que ces derniers sont en réalité très peu présents dans la zone.

Une Stratégie d’Asphyxie Économique

Les témoignages recueillis décrivent une double tactique d’oppression :

  • À l’Est, les rebelles volent directement les récoltes (maïs, haricots, manioc).
  • À l’Ouest, ils interdisent aux paysans l’accès à leurs champs, les empêchant de cultiver ou de récolter.

« Cette spoliation organisée, après que les civils ont déjà été chassés de leurs villages, risque d’exterminer toute la population de cette partie de Rutshuru », alerte Isaac Kibira.

Une Famine Imminente et un Désastre Humanitaire

Les conséquences sont désastreuses : des milliers de familles, déjà déplacées par les violences, se retrouvent privées de toute ressource alimentaire. Sans aide d’urgence, la région risque de basculer dans une famine généralisée, aggravant une crise humanitaire déjà critique due aux déplacements massifs et aux exactions répétées.

Appel au Gouvernement et à la Communauté Internationale

Face à cette situation intenable, les leaders locaux lancent un cri d’alarme et demandent une intervention urgente :

  • Au gouvernement congolais : pour sécuriser la zone et permettre un accès humanitaire.
  • À la communauté internationale : pour faire pression sur le Rwanda, accusé de soutenir le M23, et pour débloquer une aide alimentaire d’urgence.

Alors que les rebelles continuent d’étendre leur emprise sur le Nord-Kivu, la population de Bambo et des environs se retrouve piégée entre la guerre et la famine, dans un silence médiatique et politique inquiétant.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneTribunes

Tribune : « L’heure est venue de tourner la page dans la région des Grands Lacs »

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

Dans une tribune percutante, le sénateur américain Cory Booker livre un plaidoyer sans concession pour la souveraineté de la République Démocratique du Congo et la fin des ingérences dans la région des Grands Lacs. Avec des mots forts et une analyse sans filtre, il dénonce trente ans de prédation économique, de manipulations géopolitiques et de souffrances congolaises, saluant l’accord de Washington comme un tournant historique. Un texte puissant qui appelle à une nouvelle ère de justice et de dignité pour le peuple congolais.

(La tribune ci-dessous est publiée dans son intégralité, sans modification)

« L’heure est venue de tourner la page dans la région des Grands Lacs »

Aujourd’hui, je prends la plume non pas seulement comme sénateur, mais comme homme de conscience. Parce qu’il est des vérités que l’on ne peut plus taire. Ce qui s’est joué à Washington entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda n’est pas un simple accord de paix. C’est un acte de justice. C’est la fin d’une ère. Et c’est un signal fort : le règne de Paul Kagame sur la région des Grands Lacs touche à sa fin.

Pendant près de 30 ans, la #RDC a payé le prix du silence international. Elle a été exploitée, rackettée, violée, humiliée. Le prétexte ? La traque de génocidaires présumés. La réalité ? Une guerre de prédation, d’occupation, menée au nom d’intérêts économiques et géostratégiques.

À l’Est du Congo, des milliards de dollars de minerais sont passés entre des mains invisibles. Et pendant que le peuple congolais pleurait ses morts, des accords secrets se signaient dans l’ombre. Oui, Joseph Kabila, puis Félix Tshisekedi, ont accepté à un moment donné un pacte politique inéquitable — supervisé par trois chefs d’État africains — qui transférait au Rwanda des ressources minières considérables, dans l’illusion d’une paix achetée.

Mais le président Tshisekedi a dit non. Il a compris que la RDC ne devait plus être une vache à lait, une nation qui paie son agresseur pour avoir la permission de respirer. Il a rompu cet accord. Courageusement. L’Histoire jugera ce moment comme une renaissance.

Et que s’est-il passé ? Ceux qui ont bâti leur pouvoir sur la soumission du Congo ont pris les armes. Joseph Kabila et Corneille Nangaa sont désormais les visages d’une coalition armée qui prétend défendre les intérêts du Rwanda. Leur but ? Forcer la RDC à revenir à l’accord. Leur crime ? Avoir mis leurs ambitions personnelles au service d’une puissance étrangère.

Mais il est trop tard. Le nouvel accord signé à Washington efface la dette politique, économique et morale que la RDC n’aurait jamais dû contracter. La page est tournée. Le Congo ne doit plus rien au Rwanda.

Ce n’est pas seulement une victoire diplomatique. C’est la fin du chantage, la fin du cycle de la peur, la victoire de la dignité sur la soumission.

Ce nouveau départ offre à la RDC une opportunité historique : celle de redevenir maîtresse de son sol, de son sous-sol, et de son avenir. Avec une bonne gouvernance, des réformes sérieuses et la réorganisation de son armée, la RDC peut générer jusqu’à 45 milliards de dollars de revenus annuels.

Vous avez bien lu. 45 milliards. Par an. Une somme capable de reconstruire les écoles, les hôpitaux, les routes, et surtout, de restaurer la fierté d’un peuple qui a trop longtemps souffert en silence.

À la communauté internationale : ouvrez les yeux

RDC est une nation stratégique, riche, forte, qui n’a besoin que de paix et de respect pour briller.

Et à ceux qui pensent encore que Paul Kagame est la solution, je dis ceci : le monde a changé. Le soutien géopolitique dont il bénéficiait s’effondre. Les temps ont changé. L’Amérique ne veut plus être complice. Elle ne financera plus des guerres d’ombre ni des conflits d’influence.

L’Amérique a parlé. L’Afrique doit agir.

Le combat du peuple congolais est un combat pour la vérité. Pour la justice. Pour la souveraineté. C’est notre responsabilité morale de le soutenir.

Nous ne devons plus jamais payer les tyrans pour qu’ils arrêtent de frapper leurs victimes.
Nous devons protéger les victimes. Et punir les bourreaux.

Parce que la paix n’est pas l’absence de conflit. La paix, c’est la présence de la justice.

Cory Booker
Sénateur des États-Unis

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À la UneAfrique

Gabon: un influenceur exige des milliards de francs CFA pour ne pas diffuser des vidéos compromettantes du président

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

L’influenceur Nazih Marwan Al-Azzi, connu sur les réseaux sociaux sous le nom Nazih, a été arrêté au Liban. Âgé de 25 ans, ce jeune Gabonais d’origine libanaise avait défrayé la chronique après avoir affirmé détenir des vidéos et audios impliquant le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema. Des enregistrements qui pourraient faire vaciller le Gabon, selon lui. Il demande à Libreville six milliards de francs CFA pour ne pas les diffuser.

Brièvement interpelé puis relâché par les services spéciaux du Gabon, Nazih s’est retrouvé au Liban où il a multiplié les invectives contre le président gabonais. Le jeune homme a été interpelé à Beyrouth par la Direction générale de la sûreté du Liban à la demande des autorités gabonaises, a confié à RFI une source sécuritaire gabonaise. Le Liban aurait agi à la suite de la diffusion par Nazih d’un premier enregistrement d’une conversation privée entre lui et le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema.

Toute la semaine dernière, l’influenceur a tenu le Gabon en haleine en affirmant que l’enregistrement diffusé n’était pas le dernier : il détiendrait 46 autres et 14 vidéos « compromettants », affirme-t-il

Pour acheter son silence, il a exigé au président une somme de six milliards de francs CFA (soit environ 9 millions d’euros). Un chantage qui a fait bondir les Gabonais.

Dans un communiqué, la communauté libanaise du Gabon s’est désolidarisée de son compatriote. De son côté, Beyrouth pourrait extrader le jeune homme au Gabon où il risque d’être inculpé pour corruption en bande organisée, chantage et injures publiques. Il n’existe pas d’entraide judiciaire entre le Liban et le Gabon, mais les deux pays auraient trouvé un arrangement.

RFI

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À la UneNouvelles nécrologiques

Décès tragique du commissaire Bertin Yaweh Sumanda dans un accident sur la RN1

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

Un accident dramatique a coûté la vie ce dimanche 3 août 2025 au commissaire divisionnaire Bertin Yaweh Sumanda, chef de la police provinciale du Kongo-Central. Le drame s’est produit sur la redoutée Route Nationale 1 (RN1), au niveau de Kimpese dans le territoire de Songololo, vers 14 heures.

Circonstances du drame

Selon les premiers éléments de l’enquête rapportés par le capitaine Omar Ngoy, le véhicule officiel du commissaire – une Jeep de service – a violemment percuté l’arrière d’un poids lourd stationné sur le bas-côté à hauteur du lieu-dit DGRAD, peu après le dos-d’âne de l’hôpital IME en direction de Matadi. Le choc fut si violent que le quai métallique du camion a transpercé l’habitacle, causant des blessures mortelles au haut gradé.

Transporté en urgence à l’hôpital IME de Kimpese, le commissaire Yaweh Sumanda n’a malheureusement pas survécu à ses blessures. Son chauffeur, dont l’identité n’a pas été révélée, a pris la fuite immédiatement après l’accident et reste introuvable à ce jour.

Hommage unanime

Le gouverneur de province, Grâce Bilolo, a rendu un hommage appuyé à ce « serviteur de l’État dévoué, courageux et loyal », rappelant que le défunt revenait d’une mission officielle à Brazzaville dans le cadre des travaux des commissions techniques mixtes Défense, Sécurité et Frontières entre les deux Congo. Nommé seulement le 23 juin dernier, le commissaire laisse le souvenir d’un officier exemplaire.

Sécurité routière en question

Ce tragique événement relance avec acuité le débat sur l’insécurité routière chronique qui sévit sur la RN1. Selon l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO/Kongo Central), pas moins de 21 personnes ont péri sur cet axe dangereux entre le 23 juillet et le 3 août 2025. Les usagers dénoncent l’absence criante de mesures de régulation et de prévention malgré la dangerosité notoire de cette route.

Enquête en cours

Les autorités judiciaires ont ouvert une enquête approfondie pour déterminer les causes exactes de l’accident. Plusieurs pistes sont examinées : vitesse excessive, défaillance mécanique, ou éventuelle négligence du chauffeur en fuite. La police technique a été dépêchée sur place pour procéder aux constatations d’usage.

Ce drame plonge la famille policière et toute la province dans le deuil, tout en soulignant l’urgence de mesures concrètes pour sécuriser les axes routiers de la région et protéger la vie des usagers comme des forces de l’ordre en mission.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

CHAN 2025: le Maroc se lance avec une victoire, la RDC surprise par le Kenya

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

Le Maroc a lancé idéalement son CHAN 2025 avec une victoire maîtrisée et logique contre l’Angola, ce dimanche (2-0). Toujours dans le groupe A, la RDC, qui a joué un peu plus tôt dans la journée, s’est fait surprendre par le Kenya (1-0).

En attendant la CAN, lors de laquelle les Marocains seront sûrement les plus attendus de tous, les Lions de l’Atlas ont bien lancé leur CHAN 2025 ce dimanche 3 août. En contrôle, ils ont tout simplement été meilleurs que l’Angola, face à qui ils se sont imposés au Nyayo National Stadium de Nairobi.

Contrairement à la RDC – on y reviendra – le Maroc a rapidement concrétisé ses occasions de but. À la demi-heure de jeu, Imad Riahi, superbement servi en profondeur par Mohamed Hrimat, a remporté son duel face au gardien. En seconde période, c’est le défenseur angolais Quinito qui a porté le coup de grâce à sa propre équipe avec un but contre son camp sur un corner (81e).

La RDC a dominé, mais a perdu

Si les Léopards ont commencé plus fort et dominé le match dans l’ensemble, c’est finalement le Kenya qui l’a emporté au Moi International Sports Centre de Nairobi. Les hommes de Kondi Otis ont même pensé ouvrir le score par l’intermédiaire de Jephté Kitambala d’un tir en angle fermé après une récupération de balle très haute (5e). Sauf que le corps arbitral a jugé qu’Âgée Basiala Amongo s’était rendu coupable d’une faute à la récupération du ballon.

Et même lorsque le but était vide, les Congolais ne sont pas parvenus à ouvrir le score. À la 20e, Jonathan Mokonzi Katumbwe a repris un centre de la tête, après que le gardien a complètement raté sa sortie aérienne, mais le ballon a fui le cadre.

À force d’occasions ratées, ce sont les Léopards qui se sont retrouvés en danger, et les Kényans n’ont pas laissé passer leur chance. Après que les siens se sont procuré deux belles opportunités à la demi-heure de jeu, Austin Odhiambo s’est engouffré sur la droite, éliminant un défenseur pour placer une frappe sur la droite du gardien de la RDC. De quoi ouvrir le score juste avant la mi-temps, et ensuite l’emporter puisque le score est resté de 1-0, malgré les 11 frappes tentées par les Léopards en seconde période.

Le Kenya se retrouve ainsi surprenant deuxième du groupe A, aux côtés du Maroc, après son premier match.

RFI

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À la UneSport

La RDC en liesse après le sacre de Patrick Mukala, nouveau champion IBO des poids moyens

by admin9775 4 août 2025
written by admin9775

La fierté nationale a atteint son paroxysme ce vendredi 1er août 2025 lorsque Patrick Mukala a hissé haut les couleurs congolaises en décrochant le prestigieux titre de champion IBO des poids moyens. Cette victoire retentissante à Johannesburg face à l’Angolais Christian Ndombassy consacre non seulement un boxeur d’exception, mais aussi le talent sportif de toute une nation.

Dans une salle sud-africaine en effervescence, Mukala a livré un combat magistral contre un adversaire redoutable. Ndombassy, réputé pour son expérience et sa combativité, a opposé une résistance farouche, transformant le ring en véritable champ de bataille. Mais le Congolais, porté par une détermination sans faille, a su imposer sa technique et son mental d’acier pour remporter sa 15e victoire professionnelle en 18 combats.

Ce triomphe ne s’est pas construit en un jour. Derrière cette ceinture mondiale se cachent des années d’entraînement intensif, de sacrifices et de discipline. Mukala s’est préparé avec une rigueur exemplaire, conscient qu’il portait sur ses épaules les espoirs de tout un peuple. Chaque coup de poing asséné dans le gymnase, chaque goutte de sueur versée, chaque heure passée loin des siens ont trouvé leur récompense dans cette victoire éclatante.

Le combat a tenu toutes ses promesses. Les deux athlètes ont livré une opposition technique et physique de haut niveau, alternant phases d’attaque et de défense avec maestria. Mais c’est finalement la combinaison parfaite de puissance, de précision et de stratégie de Mukala qui a fait la différence, lui permettant de dominer progressivement les rounds décisifs.

Cette consécration dépasse largement le cadre sportif. Elle symbolise la résilience et l’excellence congolaise, démontrant une fois encore que la RDC peut produire des champions capables de briller sur les plus grandes scènes internationales. Patrick Mukala rejoint ainsi le panthéon des sportifs congolais ayant marqué l’histoire, portant désormais avec dignité le titre d’ambassadeur de la boxe africaine.

À travers les rues de Kinshasa et dans tout le pays, des scènes de liesse spontanées ont éclaté à l’annonce du résultat. Les Congolais, unis dans la célébration, voient dans cette victoire bien plus qu’un exploit sportif : une preuve tangible que leur nation peut triompher face aux plus grands défis.

Le nouveau champion, émouvant dans sa déclaration post-combat, a dédié sa victoire à son pays : « Cette ceinture appartient à chaque Congolais qui croit en ses rêves. Elle prouve qu’avec du travail et de la persévérance, rien n’est impossible pour notre nation. »

Alors que les projecteurs se tournent désormais vers l’avenir, une question anime déjà les passionnés de boxe : quelle sera la prochaine étape pour ce champion qui vient d’inscrire son nom en lettres d’or dans l’histoire du sport congolais ? Une chose est certaine, Patrick Mukala a non seulement gagné une ceinture, mais il a aussi offert à son pays un formidable motif de fierté collective.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Crise à la FECOFA : Les élections suspendues après le gel des comptes bancaires

by admin9775 3 août 2025
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La Fédération Congolaise de Football (FECOFA) traverse une crise institutionnelle majeure après la décision du Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe de bloquer ses comptes bancaires. Cette mesure, liée à un litige contractuel avec la société irlandaise O’Neills Irish International Sports Company Limited, a entraîné la suspension immédiate du processus électoral 2024-2025.

Une situation paralysante

Dans un communiqué officiel, la FECOFA a annoncé :
🔴 La suspension de la feuille de route électorale pour les Ligues nationales et le Comité exécutif, sur recommandation de la FIFA et de la CAF.
🔴 L’impossibilité d’effectuer toute opération financière, y compris celles liées aux élections ou au fonctionnement quotidien de la fédération.

Origines du conflit

Le litige remonte à 2019, lorsqu’un contrat de partenariat entre la FECOFA et O’Neills (équipementier sportif) n’a pas été honoré. Après des années de tensions, la société a obtenu la saisie des comptes en 2025, plongeant la fédération dans une impasse financière.

Conséquences immédiates

Cette crise menace :
⚠️ La préparation de la saison 2025-2026 (salaires, organisation des compétitions).
⚠️ Les relations avec les partenaires techniques et sponsors.
⚠️ La stabilité administrative de la FECOFA, déjà fragilisée par des années de gestion controversée.

Réactions et incertitudes

  • La FIFA et la CAF suivent de près le dossier, exigeant un règlement rapide pour éviter des sanctions.
  • Les clubs congolais s’inquiètent des retards dans le calendrier sportif.
  • Les observateurs dénoncent une gestion opaque des contrats, réclamant plus de transparence.

« Sans accès à nos fonds, toutes les activités sont compromises. Nous travaillons avec les autorités pour un déblocage urgent », a déclaré un membre du Comité de Normalisation (CONOR).

Prochaines étapes

🕒 Négociations en cours avec O’Neills pour un accord à l’amiable.
🕒 Audit financier exigé par la FIFA pour clarifier les dettes.
🕒 Pression croissante sur le gouvernement congolais pour une médiation.

Le football congolais, déjà en difficulté, pourrait subir un blocage prolongé si la situation n’est pas résolue dans les semaines à venir.

Par Marius Bopenga
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À la Une

Europe: les discours identitaires alimentent-ils les violences xénophobes?

by admin9775 3 août 2025
written by admin9775

Depuis deux mois, différents pays d’Europe sont secoués par des vagues de mobilisations anti-immigration qui sombrent dans la violence. L’émergence de cette tendance témoigne de l’efficacité grandissante des discours identitaires auprès des populations particulièrement touchées par les inégalités sociales.

Irlande du Nord, Espagne, Royaume-Uni… Depuis le mois de juin, les manifestations anti-immigration se multiplient en Europe, occasionnant presque systématiquement des violences. Difficile de ne pas voir le spectre des émeutes britanniques de l’été dernier planer au-dessus de ces mobilisations qui émulent le déchainement de violence survenu outre-Manche après le meurtre de trois jeunes filles à Southport le 29 juillet 2024. Il aura fallu moins d’un an pour que des rassemblements du même ordre agitent de nouveau l’archipel britannique, mais aussi l’Espagne.

Le 9 juin 2025, c’est d’abord la ville de Ballymena, en Irlande du Nord qui s’embrase après l’arrestation, la veille, de deux adolescents d’origine roumaine suspectés d’avoir agressé sexuellement une jeune fille. Un mois plus tard, le 9 juillet, l’Espagne sombre à son tour dans la violence xénophobe après l’agression d’un homme de 68 ans dans la ville de Torre Pacheco, en Murcie. Dans le même temps, commencent à Epping, au nord de Londres, des rassemblements violents d’opposants à l’immigration devant le Bell Hotel. Les abords de cet établissement qui accueille des demandeurs d’asile continuent d’être régulièrement investis par des centaines de manifestants.

Même les rassemblements du 19 juillet en Pologne, quoique « pacifiques », ont vu de nombreux cortèges arborant le slogan « Stop à l’immigration » investir les rues de plus de 80 villes du pays, et s’inscrivent dans ce climat de contestation de plus en plus visible de la politique d’accueil européenne.

« Nous assistons à une érosion délibérée des principes fondamentaux de la coexistence démocratique », martèle Gemma Pinyol Jiménez, professeure à la faculté de sciences politiques et de sociologie de l’université autonome de Barcelone. Continuer de considérer ces démonstrations de force comme des événements isolés serait « courir le risque de passer à côté du nœud du problème », à savoir « la normalisation grandissante de discours haineux et xénophobes », poursuit la chercheuse. Reste à savoir pourquoi ces discours trouvent une nouvelle résonance aujourd’hui.

L’œuf ou la poule ?

Difficile d’isoler une cause profonde de cette résurgence de violences. Les discours identitaires, généralement promus par l’extrême droite, n’ont pas disparu depuis le début du XXIème siècle. Mais le retour des violences fréquentes de grande ampleur s’inscrit dans un regain de popularité de ces idées. Ces dernières sont-elles ainsi à l’origine des émeutes ou jouent-elles un rôle de catalyseur de tensions préexistantes ? La réponse n’est pas évidente.

Les « inégalités grandissantes, l’anxiété économique ou la fragmentation sociale » sont autant de raisons qui poussent ceux qui en sont victimes à voir dans les discours identitaires une réponse unique à leur situation, selon Gemma Pinyol Jiménez. Sans être la seule raison de l’émergence de ces violences xénophobes, ces positions « entretiennent la peur, prônent l’exclusion et confèrent une légitimité à l’action violente », selon la chercheuse. Le migrant prend un rôle de « bouc-émissaire » et devient un « danger plutôt qu’un être humain ».

« Les prix élevés des logements, le chômage ou des conditions de travails précaires » rendent attrayantes l’envie de « blâmer les immigrés pour tous les maux de la société », selon Zenia Hellgren, sociologue à l’université publique de Barcelone et membre d’un groupe de recherche interdisciplinaire sur l’immigration. Au Royaume-Uni, le taux de chômage des jeunes tourne aux alentours des 14 % et en Espagne dépasse les 24 %. Les deux pays traversent également une importante crise des logements. Des situations sur lesquelles s’appuient les discours anti-immigration.

En Grande-Bretagne, les passages successifs de Boris Johnson puis de Richi Sunak à Downing Street ont entretenu l’idée de la crise migratoire. Voilà des années que le feu couve et il ne suffit aux identitaires de l’extrême droite britannique que d’un léger souffle pour l’entretenir des jours durant. Sans s’être encore présenté aux abords du Bell Hotel, qu’il qualifie « d’hôtel des migrants », l’influenceur islamophobe Tommy Robinson a régulièrement utilisé son compte X à 1,3 million d’abonnés pour soutenir les manifestants. Nigel Farage, le leader du parti d’extrême droite « Reform UK », s’est également illustré dans l’affaire Epping en reprenant à son compte une désinformation concernant l’acheminement de contre-manifestants en bus par la police. Qui plus est, ces discours entretiennent le besoin de faire corps face à « l’Autre », en dramatisant la question pour mieux jouer sur les peurs collectives.

Le sectarisme et l’exclusion

Cette observation se vérifie particulièrement en Irlande du Nord où le sectarisme fait partie intégrante de l’histoire de l’Ulster. Cet « héritage s’observe dans des lieux comme Ballymena », selon Jack Crangle, professeur d’histoire moderne à la Queen’s University de Belfast. Cette hostilité qui a longtemps régit les rapports entre catholiques et protestants, nationalistes et unionistes, « s’est progressivement dirigée vers un nouvel ‘‘Autre’’ à mesure que l’immigration en Irlande du Nord a augmenté », observe l’historien dans un article intitulé « Northern Ireland has a long history of immigration and diversity. And of racism ».

L’augmentation d’entreprises xénophobes de la part de certaines mouvances loyalistes est documentée depuis plusieurs années. L’une des plus récentes en date s’est produit le 10 juillet 2025 lorsqu’un bucher, érigé à Moygashel dans le cadre d’une tradition loyaliste annuelle s’est illustré par l’installation, à son sommet, d’un bateau rempli de mannequins à la peau noire accompagné d’une pancarte appelant à « arrêter les bateaux ». Mais la promotion du rejet de l’étranger n’épargne pas l’Espagne.

Depuis sa montée en force en 2019, le parti d’extrême droite espagnol Vox s’appuie sur « l’imaginaire de la Reconquista », selon Carole Viñals, maître de conférences-HDR à l’Université de Lille, spécialiste en civilisation de l’Espagne contemporaine. « Ils rejettent toute atteinte à l’unité territoriale de l’Espagne, poursuit la chercheuse, mise en péril par l’accueil de populations immigrés ». Aux élections régionales de 2023, le parti de Santiago Abascal a doublé son score national de 12,3 % dans la province de Murcie, atteignant 26 % dans la municipalité de Torre Pacheco. Le président de Vox en Murcie, José Ángel Antelo, est d’ailleurs visé par une enquête pour incitation à la haine raciale dans le cadre des émeutes.

Cette augmentation dans l’intensité et l’échelle des violences xénophobes en Europe depuis l’été dernier doivent être considérés dans leur globalité, estime Gemma Pinyol Jiménez. La chercheuse insiste sur le besoin d’encadrer « les discours haineux » mais avant tout de répondre aux « réels besoins de la population, en renforçant l’État social et la cohésion citoyenne ». Il s’agirait alors pour les États européens de traiter le problème à la racine, en conciliant accueil de populations immigrées et stabilisation du socle social national. Sans cela, ils prennent le risque d’attiser la rhétorique de la « préférence nationale » brandie par les identitaires.

RFI

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À la UnePolitique

Le Président Tshisekedi confirme Judith Suminwa au poste de Premier ministre et annonce un gouvernement resserré

by admin9775 3 août 2025
written by admin9775

Au cours d’une réunion importante du présidium de l’Union Sacrée de la Nation ce dimanche, le Président Félix Tshisekedi a officiellement confirmé le maintien de Judith Suminwa à son poste de Premier ministre. Cette décision met fin aux nombreuses spéculations qui circulaient ces derniers temps concernant un éventuel remaniement à la tête du gouvernement.

Le chef de l’État a profité de cette occasion pour annoncer la formation prochaine d’un nouveau gouvernement qui se caractérisera par sa composition resserrée et inclusive. Ce futur cabinet ne devrait pas compter plus de cinquante membres et intégrera des représentants de l’opposition ainsi que des personnalités issues de la société civile, selon les déclarations présidentielles. Cette approche vise manifestement à renforcer l’unité nationale dans un contexte politique et social particulièrement complexe.

Parallèlement, le Président Tshisekedi a dévoilé la tenue prochaine d’un congrès de l’Union Sacrée de la Nation. Cet événement politique majeur aura pour objectif principal de réviser la charte fondatrice de cette plateforme et d’en optimiser le fonctionnement interne. Il s’agira également de clarifier les orientations politiques de cette structure essentielle à la gouvernance présidentielle.

En marge de ces annonces institutionnelles, le chef de l’État a réaffirmé son soutien sans faille à l’accord de Washington, appelant l’ensemble de sa famille politique à se mobiliser derrière ce texte diplomatique crucial pour la stabilisation de la région orientale du pays.

Cette réunion stratégique, qui a rassemblé les principaux dirigeants de la coalition au pouvoir, s’est déroulée dans une atmosphère d’union affichée. Plusieurs participants ont d’ailleurs choisi de porter des tenues arborant l’effigie du Président, symbole d’une loyauté ostensible en cette période charnière pour l’équipe gouvernementale.

Ces décisions interviennent alors que le gouvernement congolais fait face à de multiples défis sécuritaires, économiques et sociaux. Le maintien de Judith Suminwa à la primature et l’annonce d’un futur gouvernement plus compact semblent vouloir envoyer un signal de stabilité tant aux partenaires politiques qu’à la population congolaise dans son ensemble.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneSociété

Discours historique du Président Tshisekedi pour la reconnaissance du génocide congolais

by admin9775 3 août 2025
written by admin9775

Le 2 août 1998 marque le début d’un nouveau conflit armé en République Démocratique du Congo, moins de quinze mois après la prise du pouvoir par Laurent-Désiré Kabila et la chute du maréchal Mobutu. Cette nouvelle guerre, qui deviendra l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale, trouve son origine immédiate dans la détérioration rapide des relations entre Kabila et ses anciens alliés rwandais. Dès les mois qui suivent la victoire de l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL), dirigée par Kabila et soutenue militairement par le Rwanda et l’Ouganda, des tensions apparaissent entre le nouveau président congolais et le régime de Kigali.

Selon le rapport Mapping des Nations unies publié en août 2010, ces tensions sont alimentées par plusieurs facteurs. D’un côté, Kigali accuse Kabila de marginaliser les Tutsi congolais, notamment les Banyamulenge du Sud-Kivu, pourtant membres de l’AFDL et engagés militairement dans la campagne contre Mobutu. Le pouvoir congolais est également soupçonné de favoriser son entourage originaire du Katanga au détriment des officiers proches du Rwanda. Kabila est aussi accusé de permettre la réorganisation sur le sol congolais des anciens responsables du génocide rwandais de 1994, notamment des ex-FAR et des miliciens Interahamwe, ennemis jurés du gouvernement rwandais. Par ailleurs, la méfiance s’accroît à mesure que Kabila multiplie les actes de souveraineté, refusant les ingérences de ses anciens parrains.

Le point de rupture intervient à la mi-juillet 1998. Kabila limoge brusquement le chef d’état-major de l’armée congolaise, le général rwandais James Kabarebe, et ordonne le retrait immédiat de toutes les troupes rwandaises encore présentes dans le pays. Cette décision est perçue par Kigali comme une déclaration d’hostilité. Deux semaines plus tard, le 2 août 1998, une mutinerie éclate parmi les militaires tutsi intégrés dans les Forces armées congolaises (FAC), notamment dans l’est du pays. Appuyés par des éléments de l’Armée patriotique rwandaise (APR), de l’armée ougandaise (UPDF) et de l’armée burundaise (FAB), les insurgés prennent rapidement le contrôle de plusieurs villes stratégiques dans le Kivu et avancent vers l’ouest. En quelques jours, ils créent un nouveau mouvement politico-militaire, le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), composé d’ex-cadres de l’AFDL, de membres de la société civile et d’officiers proches du Rwanda. Le RCD justifie son insurrection par la nécessité de mettre fin à ce qu’il qualifie de dérive autoritaire et ethniciste du régime Kabila.

Les forces rebelles, fortement armées et coordonnées, progressent rapidement vers le centre du pays. Le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi apportent un soutien militaire direct à la rébellion. L’objectif affiché est de renverser Laurent-Désiré Kabila et d’installer un nouveau gouvernement à Kinshasa. Dans un premier temps, les troupes rebelles prennent le contrôle d’une partie du Nord-Katanga, de la Province orientale et du Maniema. Dans l’ouest, une opération éclair menée depuis la base militaire de Kitona, dans le Bas-Congo, menace directement la capitale. L’armée congolaise, désorganisée, est en grande difficulté.

Face à l’offensive rebelle, Kabila appelle à la solidarité panafricaine. Le Zimbabwe, l’Angola et la Namibie répondent à l’appel et envoient des troupes pour défendre le gouvernement de Kinshasa. Ces forces, appuyées par les milices Mayi-Mayi et les restes de l’ancienne armée zaïroise (ex-FAZ), réussissent à stopper la progression des rebelles dans le Bas-Congo et à les repousser vers l’est. La RDC se retrouve alors coupée en deux : la zone occidentale, comprenant la capitale, reste sous le contrôle du gouvernement de Kabila, tandis que la partie orientale est occupée par les rebelles et leurs alliés régionaux.

Le conflit prend rapidement une dimension régionale. En plus du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, du Zimbabwe, de l’Angola et de la Namibie, d’autres pays africains y prennent part directement ou indirectement. Au fur et à mesure que la guerre s’enlise, des rivalités émergent au sein même de la coalition rebelle. Des dissensions éclatent entre le Rwanda et l’Ouganda, notamment autour du contrôle de Kisangani. En novembre 1998, avec l’appui de Kampala, Jean-Pierre Bemba, un ancien opposant congolais en exil, fonde un deuxième mouvement rebelle, le Mouvement de libération du Congo (MLC), basé dans l’Équateur et rapidement doté d’une force militaire appuyée par l’armée ougandaise. Une troisième branche rebelle, le RCD-ML, pro-ougandaise également, apparaît dans l’Ituri et le nord-est de la Province orientale. La prolifération de mouvements armés fragmente davantage le pays.

Dès les premiers jours du conflit, de graves violations des droits humains sont documentées. À Kinshasa, les services de sécurité, appuyés par des milices populaires, lancent une campagne de traque contre les Tutsi et les personnes soupçonnées d’être d’origine rwandaise. Des arrestations massives, des disparitions forcées, des détentions arbitraires, des exécutions sommaires et des violences sexuelles sont signalées. Selon le rapport Mapping, les forces de sécurité ont procédé à des éliminations systématiques dans des centres de détention clandestins. Des fosses communes sont découvertes dans et autour de la capitale. Les violences ciblent également les femmes, victimes de viols collectifs, y compris dans les lieux de détention.

En province, la situation est tout aussi dramatique. À Kalemie, des dizaines d’hommes tutsi sont exécutés et jetés dans des fosses. À Vyura, plus de 2 000 personnes sont arrêtées, certaines tuées, d’autres portées disparues. À Kisangani, des affrontements entre les forces de Kabila et les troupes rwandaises font de nombreuses victimes, notamment parmi les civils. À Kindu, au moins 133 personnes sont tuées. À Mbuji-Mayi, plusieurs dizaines de Tutsi sont arrêtés et transférés vers la capitale, où certains sont exécutés. À Kananga, environ 80 militaires tutsi sont exécutés dans le camp militaire local. Dans le Bas-Congo, l’offensive rebelle est accompagnée de pillages, de viols et de la destruction d’infrastructures vitales, comme le barrage d’Inga.

Un accord de cessez-le-feu est signé à Lusaka, en Zambie, le 10 juillet 1999, sous la médiation de plusieurs États africains et avec l’appui de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Il prévoit le retrait des troupes étrangères, la cessation des hostilités et l’organisation d’un dialogue intercongolais. Malgré cet accord, les combats se poursuivent sporadiquement. La Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUC) est déployée pour surveiller le cessez-le-feu, mais ses moyens sont limités dans un pays aussi vaste et instable.

La guerre provoque l’effondrement des structures étatiques dans la plupart des régions, l’exode de millions de personnes et une crise humanitaire d’ampleur exceptionnelle. D’après plusieurs enquêtes du Comité international de secours (IRC), environ 3,8 millions de personnes auraient péri entre août 1998 et avril 2004, la majorité de causes indirectes telles que les maladies, la malnutrition, et le manque d’accès aux soins. Ces chiffres font de la Deuxième Guerre du Congo le conflit le plus meurtrier de la fin du XXe siècle. Le conflit se poursuivra jusqu’en 2003, avec la signature d’un accord global et inclusif prévoyant la mise en place d’un gouvernement de transition comprenant les différentes composantes belligérantes.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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