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À la Une

À la UnePolitique

Thomas Lubanga plaide pour un dialogue national inclusif depuis son exil en Ouganda

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

L’ancien chef de guerre de l’Ituri, Thomas Lubanga, aujourd’hui à la tête du mouvement politico-militaire Convention pour la Révolution Populaire (CRP), a appelé ce mercredi 16 juillet à un dialogue national inclusif pour résoudre la crise en République Démocratique du Congo. Depuis Kampala, où il dit être en exil forcé, il a critiqué les accords de paix existants tout en exprimant des réserves sur les récentes initiatives diplomatiques.

Un appel à une approche « holistique »

Lors d’une conférence de presse tenue en Ouganda, Lubanga a reconnu l’importance des récents accords de Washington et du processus de Doha, mais les a jugés insuffisants pour ramener une paix durable en RDC. « La crise congolaise peut-elle être résolue juste par quatre parties ? » a-t-il lancé, dénonçant une approche qu’il estime trop limitée. Pour lui, une solution durable nécessite une démarche plus large, incluant toutes les forces vives du pays. Il a d’ailleurs apporté son soutien à l’initiative de dialogue proposée par les Églises catholique et protestante.

Déni de soutien ougandais

Alors que les experts de l’ONU affirment dans leur dernier rapport que ses activités bénéficient du soutien des autorités ougandaises, Lubanga a catégoriquement nié ces allégations. « Si j’étais soutenu par Kampala, je me retrouverais aujourd’hui aux portes de Kinshasa », a-t-il rétorqué. Il justifie sa présence en Ouganda par une « persécution » politique dont lui et ses partisans seraient victimes, accusant les autorités congolaises d’ »affairisme » et d’ »incapacité » à gérer la crise en Ituri et dans le reste du pays.

Un bilan sévère des processus de paix

L’ancien chef de milice, condamné en 2012 par la Cour Pénale Internationale (CPI) pour crimes de guerre, a dressé un bilan critique des différents efforts de paix en RDC. Il a qualifié d’ »échecs » les processus de Nairobi et de Luanda, tout en saluant timidement les récents développements diplomatiques. Cependant, il a averti que limiter la résolution de la crise congolaise à des questions minières, comme le suggérerait l’accord de Washington, serait une « grave erreur ».

Soutien à l’AFC-M23 et opposition à Tshisekedi

Sans ambages, Lubanga a exprimé son soutien aux positions de l’AFC-M23, affirmant que le salut de la RDC passait par la fin du régime du président Félix Tshisekedi. Ses déclarations reflètent une ligne dure contre le gouvernement actuel, qu’il accuse d’être à l’origine des persécutions contre ses partisans et de l’impasse politique dans le pays.

Un acteur controversé mais influent

Bien que son passé de chef de guerre et sa condamnation par la CPI en fassent une figure controversée, Thomas Lubanga reste un acteur influent dans le paysage politico-militaire de l’Est de la RDC. Son appel à un dialogue plus inclusif, bien que teinté de critiques acerbes, relance le débat sur la nécessité d’une solution concertée et globale pour mettre fin aux cycles de violence qui frappent la région depuis des décennies.

La communauté internationale et les acteurs locaux suivront de près l’évolution de ses positions, alors que la RDC cherche toujours une issue durable à ses multiples crises.

Par José Lumbala, correspondant à Bunia
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À la UneProvince

Haut-Katanga : Martin Kazembe assure l’intérim après la suspension du gouverneur Kyabula Katwe

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

La province du Haut Katanga connaît un changement à sa tête. Martin Kazembe, jusqu’alors vice gouverneur, assure désormais l’intérim du gouvernorat suite à la suspension temporaire de Jacques Kyabula Katwe. Cette décision des autorités centrales fait suite au refus persistant du gouverneur de répondre à une convocation officielle à Kinshasa.

Une convocation restée sans réponse

Le ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a officialisé cette mesure par un télégramme daté du 8 juillet dernier. Le document précise que cette décision vise à préserver la continuité administrative de la province. Le gouverneur Kyabula, bien que sommé à plusieurs reprises de se présenter à Kinshasa, a invoqué des raisons de santé pour justifier son absence.

Des déclarations politiques qui font polémique

L’origine de cette crise remonte au 30 juin dernier, lorsque Jacques Kyabula Katwe a tenu des propos jugés controversés lors d’un meeting politique à Lubumbashi. Le gouverneur avait alors qualifié Joseph Kabila et Corneille Nangaa de « Congolais », appelant à régler les différends politiques « en famille ». Ces déclarations ont provoqué un tollé au sein de la majorité présidentielle.

Plusieurs interprétations ont circulé quant à ces propos :
Certains y ont vu une marque de sympathie envers l’Alliance Fleuve Congo
D’autres ont décelé un possible rapprochement avec des éléments liés au M23
D’autres encore ont jugé cette position trop conciliante dans le contexte actuel

Un climat politique tendu

Cette suspension intervient dans un environnement politique particulièrement sensible marqué par :
Une recomposition des alliances au niveau national
Une méfiance accrue envers les responsables soupçonnés de jouer double jeu
Des tensions persistantes dans l’est du pays

Martin Kazembe, nouveau patron de l’exécutif provincial par intérim, devra relever plusieurs défis majeurs. Il lui faudra maintenir la stabilité administrative de la province, gérer les tensions politiques locales exacerbées par cette crise et préparer la province aux éventuelles conséquences de cette décision venue de Kinshasa.

Quel avenir politique pour Kyabula Katwe ?

Le devenir politique de l’ancien gouverneur dépendra de plusieurs facteurs. Sa capacité à se justifier devant les autorités nationales sera déterminante, tout comme l’évolution des rapports de force au sein de la majorité présidentielle. La réaction des différents acteurs politiques katangais pèsera également dans la balance.

Cette affaire illustre la sensibilité accrue du pouvoir central face aux déclarations pouvant suggérer un rapprochement avec l’opposition ou des groupes armés. Elle démontre également la volonté de Kinshasa d’affirmer son autorité sur les gouverneurs provinciaux, particulièrement dans des régions stratégiques comme le Haut Katanga, cœur économique du pays.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UnePolitique

L’accord USA-RDC : La solution incontournable selon le professeur Godé Mpoy

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Dans une analyse percutante, l’honorable professeur Godé Mpoy défend l’idée que le partenariat stratégique entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis constitue la seule voie réaliste pour sortir le pays de ses multiples crises. Selon lui, cet accord représente bien plus qu’un simple contrat économique : c’est une opportunité historique de transformation structurelle.

Une solution globale aux défis congolais

Le professeur Mpoy insiste sur le caractère multidimensionnel de cet accord. Il permettrait, affirme-t-il, de résoudre simultanément les problèmes économiques et politiques qui minent la RDC depuis des décennies. Son argument central repose sur un postulat simple : l’installation de multinationales américaines sur le sol congolais créerait un cercle vertueux de stabilité et de prospérité.

« Une fois les investisseurs américains implantés chez nous, il n’y aura plus ni guerre ni chômage de masse », prédit-il avec conviction. Cette affirmation audacieuse s’appuie sur une projection économique ambitieuse : le PIB et le budget de l’État pourraient être multipliés par dix en l’espace de quinze ans.

Des retombées en cascade

L’analyse du professeur Mpoy anticipe des effets positifs dans tous les secteurs :

La création massive d’emplois formels absorberait le chômage endémique
L’augmentation des revenus de l’État permettrait d’améliorer les services publics
Le dynamisme économique profiterait même au secteur informel et religieux, avec une hausse prévisible des dîmes et offrandes

Un plaidoyer pour la patience stratégique

Le professeur Mpoy tempère cependant son optimisme par une mise en garde contre l’impatience. « L’économie internationale a ses rites d’initiation », rappelle-t-il, conseillant de « s’abstenir de son scepticisme avant l’onction ». Cette métaphore religieuse souligne sa conviction que le processus nécessitera du temps avant de porter ses fruits.

Perspectives et réserves

Si l’analyse du professeur Mpoy se veut résolument positive, elle n’ignore pas complètement les défis à surmonter. La réussite de cet ambitieux projet dépendra notamment :

De la capacité des institutions congolaises à encadrer ces investissements massifs
De la mise en place de mécanismes garantissant un bénéfice mutuel
De la pérennité de l’engagement politique des deux parties

En conclusion, le professeur Godé Mpoy présente cet accord USA-RDC comme une chance unique que le Congo ne peut se permettre de rater. Reste à voir si cette vision se concrétisera dans les faits, et si les bénéfices promis profiteront effectivement à l’ensemble de la population congolaise.

Cette position, bien que contestable, a le mérite d’ouvrir un débat crucial sur le modèle de développement que la RDC entend adopter pour les décennies à venir.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

RDC : Les écoles catholiques rejettent la circulaire sur le maintien des élèves enceintes

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Un clivage profond se dessine dans le système éducatif congolais. Les Écoles conventionnées catholiques (ECCATHS) ont officiellement décliné l’application de la circulaire ministérielle autorisant la scolarisation des filles enceintes, marquant ainsi leur désaccord avec la politique du gouvernement en matière d’éducation morale.

Un rejet fondé sur la convention Église-État

Dans un courrier en date du 16 juillet 2025, l’abbé Emmanuel Bashiki, secrétaire de la Commission épiscopale pour l’Éducation chrétienne, a invoqué l’article 5 de la convention liant l’Église catholique à l’État congolais. Ce texte stipule clairement les exigences en matière « de moralité et de discipline des élèves concernant les mœurs ». La coordination nationale des ECCATHS considère donc que la mesure gouvernementale « ne peut point opérer » dans ses établissements.

Une opposition méthodique

Les responsables catholiques avancent deux arguments principaux :

  1. Le caractère spécifique de leur convention avec l’État
  2. L’absence de notification officielle les concernant

Ils recommandent néanmoins une approche « charitable », suggérant d’orienter les élèves concernées vers d’autres établissements scolaires.

Un débat sociétal plus large

À Goma, la Société civile nouvelle de Karisimbi a exprimé ses réserves à travers cinq questions fondamentales :

  • La prise en charge financière de la scolarité
  • Le respect du congé maternité
  • La gestion de l’allaitement
  • L’impact sur les autres élèves
  • La cohérence éducative

Ces interrogations reflètent les préoccupations d’une partie de la population face à une mesure perçue comme potentiellement disruptive pour le système éducatif.

Enjeux et perspectives

Cette crise révèle les tensions entre :

  • Le principe d’éducation inclusive défendu par l’État
  • Les valeurs morales chères à l’Église catholique
  • Les réalités sociales complexes de la jeunesse congolaise

Le gouvernement se trouve désormais face à un dilemme : maintenir sa politique d’inclusion scolaire tout en respectant les spécificités des réseaux conventionnés. La solution pourrait résider dans la création de structures adaptées pour les élèves enceintes, comme le suggèrent certaines voix de la société civile.

Ce différend souligne plus largement les défis de l’harmonisation éducative dans un pays au système scolaire pluraliste, où coexistent différentes visions de l’éducation et de la morale. Le dialogue entre les parties semble plus que jamais nécessaire pour trouver un équilibre entre principes éthiques et droit à l’éducation.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UnePolitique

Crise politique en RDC : le SG de l’UDPS accuse l’ex-chef d’état-major des FARDC de complot contre le président

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Une onde de choc traverse les hautes sphères du pouvoir en République démocratique du Congo. Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, a lancé des accusations graves contre le général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major général des FARDC, lors d’une déclaration publique faite ce mardi 15 juillet 2025 devant les militants de son parti à Kinshasa.

Des allégations explosives

Le numéro un de l’UDPS a affirmé sans ambages que l’officier supérieur aurait participé à des concertations visant à « écarter » le président Félix Tshisekedi du pouvoir. « Il ne l’a pas nié », a déclaré Kabuya, laissant entendre que le général Tshiwewe aurait eu connaissance, voire aurait été impliqué, dans ce qu’il présente comme un projet de déstabilisation du régime en place.

Les propos du secrétaire général évoquent des réunions secrètes dont l’objectif ultime aurait été de mettre un terme prématuré au mandat présidentiel « de la pire manière ». Ces déclarations, d’une rare virulence dans le langage politique congolais, jettent une lumière crue sur les tensions qui mineraient les relations entre le pouvoir civil et l’institution militaire.

Un silence qui interroge

Le général Tshiwewe, récemment relevé de ses fonctions à la tête des FARDC, n’a pas encore réagi à ces accusations. Ce mutisme, perçu comme lourd de sens par les observateurs avertis, alimente les spéculations dans les milieux politiques et diplomatiques kinois où l’affaire fait l’objet de vives discussions.

Contexte politique volatile

Cette crise éclate dans un environnement politique déjà tendu, alors que la RDC continue de faire face à des défis sécurités majeurs dans sa partie orientale. Elle soulève des questions cruciales sur la cohésion nationale et la nécessaire confiance entre les institutions républicaines et les forces de défense.

Enjeux et perspectives

Si ces accusations venaient à être corroborées, il s’agirait potentiellement de la plus grave crise civilo-militaire depuis l’accession de Félix Tshisekedi à la présidence de la République. Les prochains jours seront déterminants pour comprendre la portée réelle de cette affaire et ses éventuelles répercussions sur la stabilité institutionnelle du pays.

Cette situation place le gouvernement devant un dilemme complexe : mener une enquête approfondie tout en préservant l’unité des forces armées, dans un contexte régional déjà marqué par des tensions sécuritaires. La réaction des différentes institutions et de la classe politique dans les heures à venir sera scrutée avec attention par tous les acteurs de la vie nationale.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

Le gouvernement congolais intensifie ses efforts pour réduire le coût de la vie

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

Le vice-premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, mène activement des consultations pour mettre en œuvre la politique du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi et de la première ministre Judith Suminwa visant à réduire les prix de huit produits de première nécessité. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la vie chère en République démocratique du Congo.

Cette action gouvernementale fait suite à la publication récente du Décret n°24/07 du 19 septembre dans le Journal officiel, qui suspend la perception de la Taxe sur la valeur ajoutée et réduit les taux des droits, taxes et redevances applicables aux produits alimentaires de base.

Une concertation multisectorielle

Le jeudi 21 novembre, Daniel Mukoko Samba a présidé une réunion cruciale dans son cabinet, rassemblant :

  • Des représentants de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC)
  • Les principaux importateurs de produits alimentaires
  • Un délégué de l’Inspection Générale des Finances (IGF)
  • Des hauts cadres du ministère de l’Économie nationale

L’objectif de cette rencontre était double : recueillir les avis de tous les acteurs concernés et valider les modalités d’application des crédits d’impôts relatifs aux stocks existants.

Des mesures concrètes et urgentes

Le vice-premier ministre a rappelé à ses interlocuteurs que les mesures de lutte contre la vie chère, désormais formalisées par décret, ont force exécutoire pour tous les opérateurs économiques. « Le président de la République tient particulièrement à ce que ces dispositions soient appliquées rapidement pour permettre à la population de passer les fêtes de fin d’année dans de meilleures conditions », a-t-il souligné.

L’IGF joue un rôle clé dans ce processus en tant qu’organe chargé de certifier les stocks physiques disponibles qui ont été acquis avant l’entrée en vigueur du nouveau décret, mais qui bénéficieront désormais des avantages fiscaux prévus.

Des annonces imminentes

Les travaux engagés lors de cette réunion se poursuivront dans les prochains jours, avec l’annonce attendue dans un délai très court des nouvelles mesures concernant la baisse des prix des huit produits de première nécessité sélectionnés. Cette initiative gouvernementale témoigne de la volonté des autorités congolaises d’apporter des solutions concrètes au problème du pouvoir d’achat des citoyens.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Comment la Banque mondiale a contribué au fiasco du secteur énergétique ghanéen

by admin9775 17 juillet 2025
written by admin9775

L’appui massif de la Banque mondiale au secteur gazier du Ghana devait soutenir le développement économique du pays. Il a surtout engendré une dette importante du secteur énergétique, des tarifs d’électricité en forte hausse, et une dépendance prolongée aux énergies fossiles.

En 2007, le Ghana découvre d’importants gisements de pétrole et de gaz en mer. Présentée comme une opportunité historique, cette manne attire l’appui de la Banque mondiale, qui a injecté près de 2 milliards de dollars dans le secteur depuis lors. L’un des projets phares est le champ gazier Sankofa, auquel la Banque apporte 1,2 milliard de dollars en financements et garanties dès 2015. Ce projet s’inscrit dans une stratégie plus large de la Banque visant à restructurer le secteur énergétique du Ghana en s’appuyant sur des partenariats public-privé (PPP) et une ouverture accrue au capital privé.

Une transformation qui s’accompagne de contrats types incluant des clauses dites « take or pay » qui impliquent que le Ghana s’engage à payer un volume fixe de gaz, qu’il le consomme ou non. Et comme la demande d’électricité fluctue, et que certaines infrastructures de transport ou de transformation ne sont pas toujours opérationnelles, une partie du gaz livré n’est pas utilisée.

D’ailleurs, en 2021, une étude de la Chambre ghanéenne des distributeurs de produits pétroliers en vrac (CBOD) a montré que le pays accumule autour de 500 millions de dollars de dettes chaque année, à cause de ce deal.

Un mécanisme qui pousse à produire plus pour ne pas perdre encore plus

Pour éviter de perdre ce gaz payé d’avance, le pays est donc fortement incité à produire de l’électricité même quand ce n’est pas nécessaire ou optimal. Cela crée une surcapacité et pousse à faire tourner des centrales thermiques, souvent exploitées par des producteurs d’électricité indépendants (IPP), eux aussi sous contrat avec des clauses avantageuses, ce qui renchérit significativement le prix de l’électricité produite. Par conséquent, le Ghana subventionne massivement le secteur pour couvrir les pertes, et la population paie l’électricité plus cher, sans gain notable en fiabilité ou en accès universel.

L’obligation de payer à la fois le gaz non utilisé et l’électricité produite à des prix contractuellement fixés a plongé le pays dans une spirale d’endettement énergétique. La dette du secteur énergétique a affiché plus de 3 milliards de dollars fin 2024.

La Banque mondiale a promu un modèle standardisé centré sur l’investissement privé et l’exploitation rapide des ressources fossiles, sans prendre suffisamment en compte la capacité du pays à absorber ce type de contrats complexes. En cherchant à rendre le secteur plus attractif pour les investisseurs étrangers, elle a fait porter à l’Etat ghanéen l’essentiel des risques liés à ces projets, constate un rapport d’ActionAid Ghana et l’organisation de la société civile néerlandaise SOMO. Intitulé « Gaslighting Ghana : How World Bank-backed projects drive crippling energy debt and fossil fuel dependency in Ghana », le document poursuit qu’au lieu de construire un système énergétique public, stable et progressif, les réformes ont introduit des engagements financiers rigides, en décalage avec la réalité de la demande domestique, de la planification nationale et des infrastructures disponibles.

Ce fiasco arrive dans un contexte où la Banque mondiale envisage de revenir sur sa décision de 2017 d’arrêter de financer les projets gaziers en amont. Le cas ghanéen devrait servir d’avertissement. Pour les rédacteurs du rapport, il est impératif de mettre fin aux nouveaux projets fossiles, annuler la dette liée aux hydrocarbures et réorienter les financements internationaux vers des systèmes publics, renouvelables et résilients. Cela implique également de repenser le rôle des institutions financières internationales dans la transition énergétique du continent.

Olivier de Souza

Agence Ecofin

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À la UneProvince

Insécurité grandissante à Matadi : le gouverneur du Kongo-Central convoque une réunion d’urgence

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

La ville de Matadi, chef-lieu de la province du Kongo-Central, connaît une recrudescence inquiétante des actes de banditisme ces derniers temps. Face à cette situation alarmante, le gouverneur de province Grâce Bilolo a pris la décision de convoquer une réunion extraordinaire du Comité provincial de sécurité ce mercredi 16 juillet 2025.

Une attaque qui fait trembler Matadi

Dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 juillet, la résidence du député national Marcel Matumpa, située sur l’avenue Mayangi dans le quartier résidentiel de Ville-Haute, a été la cible d’une attaque de bandits armés. L’élu du peuple, qui venait tout juste de rentrer d’un déplacement officiel à Muanda, a été réveillé vers 2 heures du matin par des bruits suspects.

« J’ai découvert deux individus armés de couteaux devant la porte de ma chambre. Ils avaient déjà réussi à forcer l’entrée de la cuisine en passant par une fenêtre », a raconté le député Matumpa à notre rédaction. Grâce à une réaction rapide, un des assaillants a pu être maîtrisé avant l’arrivée de la police vers 3h30 du matin. L’enquête en cours chercherait à identifier les possibles commanditaires de cette attaque qui a laissé plusieurs membres de la famille du parlementaire blessés.

Une mobilisation sans précédent

La réunion convoquée par le gouverneur Bilolo se veut particulièrement inclusive. Outre les membres habituels du Comité de sécurité, y participeront :

Les autorités urbaines comprenant tous les bourgmestres et chefs de quartiers
Les représentants des principales confessions religieuses
Les organisations de la société civile
Les acteurs économiques dont la FEC et les cambistes
Les associations de jeunesse
Les gestionnaires des grands marchés de la ville
Les élus locaux et nationaux

Vers des solutions concrètes

Cette concertation exceptionnelle poursuit trois objectifs majeurs :

Premièrement, établir un état des lieux précis de la situation sécuritaire dans la ville portuaire. Deuxièmement, identifier les faiblesses du dispositif de sécurité actuel. Troisièmement, proposer des mesures opérationnelles pour endiguer la criminalité.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Online

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À la UneEconomie

RDC : Loncor, opérateur du projet aurifère Adumbi, a reçu une offre de transaction

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

Loncor Gold est une société minière canadienne active en Afrique, où elle pilote le développement du gisement Adumbi en RDC. Selon une étude d’impact économique publiée en 2021, le projet est capable de produire 303 000 onces d’or en 10,3 ans.

Loncor Gold, opérateur du gisement d’or Adumbi à 392 millions USD en République démocratique du Congo, a annoncé avoir reçu une offre non sollicitée et non contraignante de la part d’un investisseur tiers pour une transaction. Selon le communiqué publié ce mardi 15 juillet, un comité spécial constitué d’administrateurs de la société a notamment été mis sur pied pour analyser cette opération.

Aucun détail supplémentaire n’a été dévoilé concernant ladite offre, ainsi que sur l’investisseur qui la formule. On ignore donc s’il est question d’un rachat de la compagnie, d’une fusion ou encore d’une simple prise de participation. Cette sollicitation survient toutefois dans un contexte de marché haussier pour l’or, dont les prix ont déjà augmenté d’environ 30% depuis le mois de janvier. Le métal jaune se négocie toujours au-dessus de la barre historique des 3000 USD l’once, selon le World Gold Council.

Une situation qui renforce l’intérêt des investisseurs pour ce secteur, particulièrement pour des sociétés disposant d’actifs aurifères avancés comme Loncor. Un total de 3,66 millions d’onces de ressources minérales a en effet déjà été déclaré à Adumbi. Selon une étude d’impact économique (PEA) publiée en 2021, le gisement pourrait produire 303 000 onces d’or en 10,3 ans, grâce à un investissement initial de 392 millions USD comme indiqué plus haut.

Alors que Loncor poursuit les travaux d’exploration sur le site, afin d’accroître les ressources actuelles, l’issue de l’offre annoncée reste à suivre. La compagnie envisage de publier une mise à jour sur l’initiative « si les circonstances le justifient ». Pour rappel, Adumbi est contrôlé à hauteur de 84,68% par Loncor, alors que l’État congolais y détient une participation de 10%.

Agence Ecofin

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À la UneSociété

Des mauvaises langues s’acharnent contre l’IGF : la vérité sur les indemnisations des victimes de Kisangani

by admin9775 16 juillet 2025
written by admin9775

Une fois encore, des voix mal intentionnées cherchent à ternir l’image de l’Inspection Générale des Finances dirigée par Jules Alingete. Ces mauvaises langues, dans leur acharnement stérile, propagent désormais des informations mensongères concernant la gestion des fonds destinés aux victimes de la guerre de Kisangani, révélant ainsi leur méconnaissance totale du cadre juridique en vigueur.

La réalité est pourtant incontestable. La Cour Internationale de Justice, dans son arrêt historique condamnant l’Ouganda, avait établi dès 2022 des directives claires et précises quant à l’utilisation de ces fonds d’indemnisation. L’IGF, dans l’exercice rigoureux de ses missions, s’est conformée à ces exigences internationales, comme en témoignent les nombreux rappels officiels adressés aux ministres de la Justice successifs.

Les accusations récentes, aussi infondées que malveillantes, ne résistent pas à l’épreuve des faits. Elles ignorent volontairement le cadre légal établi, occultent les multiples contrôles déjà effectués et tentent d’instiller le doute là où la transparence devrait prévaloir. Une telle malhonnêteté intellectuelle ne sert que des intérêts partisans au détriment de la vérité.

Face à ces attaques orchestrées, l’IGF reste inébranlable dans sa mission. L’institution :

  1. Réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la légalité
  2. Rappelle les procédures validées par les instances internationales
  3. Poursuit son travail de vérification avec la rigueur qui la caractérise

Plutôt que de colporter des rumeurs, ces détracteurs acharnés feraient mieux d’étudier sérieusement l’arrêt de la CIJ, de consulter les rapports officiels disponibles et de cesser cette campagne de désinformation sur un dossier aussi sensible. Les victimes congolaises méritent mieux que ces manipulations politiciennes.

L’IGF reste ouverte au dialogue constructif sur la base des faits établis, mais rejette avec la plus grande fermeté ces tentatives répétées de discrédit. La vérité et la justice pour les victimes doivent primer sur les calculs mesquins de ceux qui cherchent à diviser.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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