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À la Une

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Uvira après le retrait du M23 : HRW alerte sur les risques d’exactions des milices contre les civils

by admin9775 21 janvier 2026
written by admin9775

Le retrait du groupe armé M23 de la ville d’Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), le 17 janvier, a ouvert la voie à une nouvelle menace pour les civils : les exactions des milices locales, dites Wazalendo (Patriotes). C’est l’alerte lancée mercredi par l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch (HRW).

Selon un rapport détaillé de l’ONG, le vide sécuritaire laissé par le départ des rebelles du M23 – qui avaient pris le contrôle de la ville le 10 décembre – a été rapidement comblé par des violences. Des menaces, du harcèlement et des agressions contre des habitants, particulièrement redoutés par la communauté tutsie congolaise des Banyamulenge, ont été signalés. La crainte de représailles a poussé de nombreuses familles à fuir avec les combattants du M23, bien qu’un nombre indéterminé de civils soit resté sur place.

Bien que l’armée congolaise (FARDC) se soit déployée dans Uvira tard le 18 janvier, HRW estime que sa seule présence ne suffit pas à garantir la sécurité des populations. L’organisation affirme que les milices Wazalendo, qu’elle décrit comme étant soutenues par l’armée, continuent d’opérer sans contrôle.

Pillages systématiques et violences documentées

HRW déclare avoir documenté, dans les heures et jours suivant le retrait du M23, des pillages généralisés de maisons, de commerces, d’églises et de bâtiments publics. Des biens appartenant à la communauté banyamulenge auraient été spécifiquement visés. L’ONG s’appuie sur des vidéos et photos vérifiées montrant des scènes de saccage au tribunal, dans une église méthodiste, un restaurant, un bâtiment administratif et au port de Kalundu.

Les violences ne se limitent pas aux destructions matérielles. Des sources locales font état de nombreux blessés, et HRW indique enquêter sur des informations faisant état de tueries de civils depuis le départ du groupe rebelle. Des habitants ont également rapporté des exactions attribuées à des soldats ou à des combattants Wazalendo, les accusant de rackets et de tirs délibérés contre des civils.

Par ailleurs, l’ONG a recueilli des informations crédibles selon lesquelles des milices auraient empêché des civils de fuir vers les Hauts Plateaux, une zone du Sud-Kivu, tandis que la frontière avec le Burundi reste fermée, piégeant ainsi les populations.

Appels à la protection et à l’enquête

Face à cette situation, Human Rights Watch presse les autorités congolaises de protéger toutes les communautés civiles sans distinction. L’ONG demande l’écartement des milices abusives et l’ouverture d’enquêtes impartiales sur les crimes commis, qu’ils aient eu lieu sous le contrôle du M23 – période durant laquelle la société civile locale a signalé des meurtres, disparitions forcées et recrutements contraints – ou après son retrait.

L’organisation rappelle qu’en 2025, des soldats congolais et des combattants Wazalendo avaient déjà été impliqués dans des exécutions sommaires et des violences sexuelles contre des civils dans le Sud-Kivu.

Interrogé par HRW le 20 janvier, le ministre congolais de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a déclaré que les Banyamulenge « ne doivent pas être déplacés de force » et doivent pouvoir « retourner librement à Uvira » s’ils le souhaitent. Le gouvernement, qui a annoncé le 19 janvier une « restauration progressive de l’autorité de l’État » à Uvira, est appelé à traduire ces engagements en actes concrets.

Rôle crucial de la communauté internationale

HRW formule plusieurs recommandations à la communauté internationale. Elle préconise un déploiement rapide d’experts en droits humains et en protection des civils par la Mission des Nations Unies en RDC (MONUSCO). Bien que celle-ci se soit retirée du Sud-Kivu en 2024, une résolution du Conseil de sécurité de décembre 2025 lui permet de reprendre certaines activités de surveillance du cessez-le-feu dans la province.

Enfin, l’ONG exhorte l’Union européenne, l’Union africaine et les États-Unis à accroître l’aide humanitaire d’urgence, à faire pression sur les gouvernements de la région pour garantir la protection des civils et l’accès des acteurs humanitaires, et à envisager des sanctions ciblées contre les responsables d’exactions, quel que soit leur camp.

La situation à Uvira illustre le cycle de violence et l’impunité persistante dans l’est de la RDC, où le retrait d’un groupe armé ne signe pas nécessairement la fin des souffrances pour les civils, mais ouvre parfois un nouveau chapitre tout aussi périlleux.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la Une

Groenland : la France appelle à mener un exercice de l’OTAN et se dit prête à y contribuer

by admin9775 21 janvier 2026
written by admin9775

Donald Trump a annoncé mardi une réunion sur le Groenland avec les « différentes parties » en marge du Forum économique de Davos auquel il doit prendre part. Avant de s’envoler pour la Suisse, le président américain a menacé lundi d’imposer des droits de douane de 200% sur les vins et champagnes français en réponse au refus de son homologue Emmanuel Macron de rejoindre son « Conseil de paix ».

La France hausse le ton. L’Élysée a annoncé ce mercredi 21 janvier que la France sollicite l’organisation d’un exercice de l’OTAN au Groenland et se déclare prête à y participer. 

Face aux menaces d’annexion de Donald Trump, une quinzaine de soldats français ont déjà été envoyés la semaine dernière sur l’île de l’arctique pour une mission de reconnaissance « Arctic Endurance », à l’initiative du Danemark d’une durée de trois jours. RTL révélait jeudi dernier que les soldats français dépêchés au Groenland étaient des chasseurs alpins issus de la Bridage d’infanterie de montagne (BIM) de Grenoble. 

Avec ce nouvel exercice, la France souhaite inviter tous les membres de l’OTAN à rejoindre les États déjà présents sur l’île en envoyant des soldats supplémentaires pour participer à une simulation d’invasion américaine. Une manière de montrer que la France prend très au sérieux les menaces et qu’elle n’entend pas faire marche arrière après les derniers assauts de Donald Trump. 

L’OTAN est historiquement une coalition de pays amis des États-Unis. Faire une telle demande c’est aussi une façon de compter ses soutiens. 

Des avions américano-canadiens déployés sur l’île

Cette semaine, des avions d’un commandement militaire américano-canadien sont également attendus au Groenland. « Des avions du Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (Norad) arriveront bientôt à la base spatiale de Pituffik, au Groenland », a annoncé Norad sur son compte X. Ils « soutiendront diverses activités prévues de longue date » et s’appuieront sur « la coopération durable en matière de défense entre les Etats-Unis et le Canada, ainsi que le royaume du Danemark », a précisé l’organisation. 

RTI

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À la UnePolitique

À Davos, le Président Tshisekedi reçoit le soutien belge pour une solution pacifique à l’Est de la RDC

by admin9775 21 janvier 2026
written by admin9775

En marge du Forum économique mondial de Davos, le Président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a eu un entretien bilatéral avec Sa Majesté le Roi Philippe des Belges, en présence du ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot.

Cette rencontre de haut niveau a été l’occasion pour les autorités belges de réaffirmer fermement leur engagement en faveur d’une solution pacifique à la crise qui sévit dans l’Est de la RDC. Selon les comptes-rendus de l’entretien, la Belgique a insisté sur plusieurs points clés :

  • Le respect absolu de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
  • Le soutien renouvelé aux efforts diplomatiques visant à promouvoir un dialogue national inclusif, présenté comme la condition sine qua non d’une paix durable.

Cet échange s’inscrit dans la dynamique diplomatique intense que le chef de l’État congolais cherche à impulser depuis Davos. Le Président Tshisekedi y plaide pour une mobilisation internationale accrue face aux défis sécuritaires persistants dans les provinces de l’Est, en particulier face à l’avancée de la rébellion du M23, qu’il accuse d’être soutenue par le Rwanda.

Le soutien de la Belgique, ancienne puissance coloniale et partenaire historique, revêt une importance symbolique et politique significative. Il intervient dans un contexte régional complexe, marqué par des avancées militaires fragiles (comme la récente reprise d’Uvira) mais aussi par des accusations croisées entre Kinshasa et Kigali, et une médiation africaine en cours de restructuration sous l’égide du Togo.

La position belge, alignée sur celle de l’Union européenne, appelle à une désescalade et à une solution politique, tout en reconnaissant le droit de la RDC à défendre sa souveraineté. Elle constitue un appui de poids pour la diplomatie congolaise qui cherche à maintenir la crise de l’Est du Congo au sommet de l’agenda international.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSport

Ligue des champions: le PSG s’incline au Portugal, Monaco se noie à Madrid

by admin9775 21 janvier 2026
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Les Monégasques ont subi la loi du Real Madrid mardi 20 janvier lors de la septième journée de phase de Ligue des champions (6-1), alors que le PSG, en déplacement, a été battu par le Sporting Portugal (2-1). Retrouvez tous les résultats du jour. 

Le Paris SG a été battu in extremis (2-1) par le Sporting à Lisbonne et s’est un peu compliqué la tâche en vue d’une qualification directe pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions.  

L’équipe de Luis Enrique, provisoirement 5e avec 13 points, devra attendre la réception de Newcastle mercredi prochain lors de la 8e et dernière journée de la phase de la ligue pour espérer finir dans le top 8, synonyme de qualification directe pour les huitièmes.

Dominateur mais en manque de réalisme, le PSG s’est fait punir par un but de Luis Suarez (74e), mais a vite rectifié le tir grâce à l’entrant Khvicha Kvaratskhelia (79e) avant que Suarez ne double la mise pour offrir la victoire aux Lisboètes (90e).

Le Real Madrid a écrasé Monaco 6-1 avec un Kylian Mbappé auteur d’un doublé et un Vinicius des grands soirs, impliqué sur quatre des six buts. Madrid est provisoirement deuxième de la phase de Ligue et Monaco 20e, toujours potentiellement qualifié pour les barrages. Mbappé (5e, 26e) s’est chargé de tuer le suspense, avant les réalisations de Franco Mastantuono (51e), Thilo Kehrer contre son camp (55e), Vinicius (63e) et Jude Belligham (81e). Jordan Teze a sauvé l’honneur pour Monaco (72e).

Manchester City bousculé 

Manchester City a perdu chez le modeste Bodo-Glimt (3-1), avec une jeune défense dépassée, un Erling Haaland muet et le capitaine Rodri bousculé puis exclu.

Le Petit poucet du cercle arctique a croqué l’ogre anglais dans le froid et sur le terrain synthétique de son minuscule stade Aspmyra. Le triomphe de Bodo, dont le nombre d’habitants coïncide avec la capacité d’accueil de l’Etihad stadium (autour de 53 000 places), s’est écrit en continu et sans contestation possible.

Les hommes en jaune ont mené 3-0 avant la réduction du score, à l’heure de jeu, de Rayan Cherki d’un tir à ras de terre légèrement dévié (60e). Kasper Hogh, avait ouvert le score de la tête (1-0, 22e) et une reprise de près (2-0, 24e), avant que Jens Petter Hauge place un ballon en pleine lucarne (3-0, 58e).

Cette défaite en Norvège met en danger la place de Manchester City dans le Top 8, directement qualificatif pour les huitièmes de finale, avant la réception à grands frissons du club turc de Galatasaray le 28 janvier.

Arsenal s’est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions en allant battre 3-1 l’Inter, qui subit sa troisième défaite d’affilée dans la compétition.

Gabriel Jesus a ouvert la marque pour lArsenal, auteurs d’un départ canon (10e). Susic, d’un pétard allumé à la limite de la surface, a égalisé (18e), mais Jesus d’une tête sur corner (31e) puis Gyökeres d’un tir limpide des 20 m (87e) ont offert aux Londoniens, souverains, leur septième victoire en sept matches et leur billet pour les huitièmes.


Les résultats du jour :

Kairat Almaty – FC Bruges 1-4

FK Bodo/Glimt – Manchester City 3-1

Real Madrid – Monaco 6-1

FC Copenhague – Naples 1-1

Tottenham – Dortmund 2-0

Inter Milan – Arsenal 1-3

Sporting Portugal – Paris Saint-Germain 2-1

Olympiakos – Bayer Leverkusen 2-0

Villarreal – Ajax 1-2

RFI

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À la UneProvince

Le gouverneur du Sud-Kivu appelle à l’unité après le retrait du M23 d’Uvira, malgré des menaces persistantes

by admin9775 20 janvier 2026
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Après la reprise de la ville d’Uvira par l’armée congolaise et les miliciens Wazalendo, le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a lancé un ferme appel à la cohésion sociale, mettant en garde contre les risques de division communautaire exploités par les acteurs du conflit.

Un appel à l’unité face aux manipulations
Dans une déclaration solennelle, le gouverneur a exhorté les populations à ne pas tomber dans le piège des divisions. « Depuis des générations, toutes les communautés du Sud-Kivu ont vécu ensemble en harmonie », a-t-il rappelé, soulignant que les tensions actuelles sont souvent attisées par des manipulations politiques. Il a martelé le caractère républicain et protecteur de l’État : « Personne ne doit être attaqué pour son origine ».

S’adressant aux familles déplacées, M. Purusi a promis que leur retour et leur sécurité seraient assurés. Il a réaffirmé que l’avenir de la province passait par le dialogue : « Notre objectif est de continuer à vivre ensemble et de trouver des solutions durables par la concertation. »

Une victoire fragile sur le terrain
Cet appel intervient dans un contexte sécuritaire encore très instable. Les Forces armées de la RDC (FARDC) ont officiellement confirmé avoir pris le contrôle d’Uvira dimanche 18 janvier, après le retrait de la coalition rebelle M23/RDF. Cependant, elles déplorent le pillage systématique de la ville avant le départ des rebelles. Une vingtaine de civils suspectés de pillage ont été interpellés.

La menace rebelle reste tangible. Selon le député d’Uvira, Justin Bitakwira, les combattants du M23 se seraient redéployés non loin de là, dans l’agglomération de Kabunambo, à seulement 2 km de la cité de Sange. Par ailleurs, des groupes d’hommes armés, présumés être des Wazalendo, ont été signalés dans la cité de Kiliba, à 15 km au nord d’Uvira, alimentant les craintes d’exactions et de tensions intercommunautaires.

Une étape jugée « nécessaire mais insuffisante »
La coalition de la société civile Pamoja Kwa Amani (PKA) a salué le retrait du M23 d’Uvira comme une « étape nécessaire », mais l’a jugée « insuffisante face à une occupation persistante » dans d’autres parties de la province. Cette analyse reflète un sentiment répandu : si la reprise d’Uvira est un succès symbolique et stratégique, elle ne signifie pas la fin de la menace pour la sécurité des civils ou la souveraineté de l’État.

Le gouverneur Purusi a conclu par un appel régional, invitant les peuples congolais, rwandais et burundais à « mettre fin à cette tragédie » et à œuvrer ensemble pour la paix. Un vœu qui contraste avec la réalité militaire sur le terrain, où les positions se recomposent et où le risque d’une reprise des hostilités ou de violences communautaires reste élevé. La consolidation de cette victoire locale dépendra de la capacité des autorités à garantir la sécurité, à faire régner la justice et à prévenir toute vengeance.

Par Marc Kabido, correspondant à Uvira
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À la UneEconomie

Lithium de Manono : le chinois CATH parie 20 millions $ sur le projet contesté d’AVZ en RDC

by admin9775 20 janvier 2026
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Le développement du projet Manono, principale découverte de lithium en RDC, est ralenti depuis 2022 en raison d’un différend sur la propriété. AVZ, l’un des protagonistes, a obtenu en janvier 2025 le soutien financier de CATH pour défendre ses intérêts, sans toutefois d’évolution positive à ce jour.

AVZ Minerals a annoncé le jeudi 15 janvier la réception de la totalité des fonds promis l’année dernière par son partenaire Suzhou CATH Energy Technologies. Il s’agit d’une facilité de 20 millions de dollars que l’entreprise chinoise a accepté de mettre à disposition de son partenaire australien, qui revendique les droits d’exploitation du projet de lithium Manono en République démocratique du Congo. En débloquant les fonds, CATH confirme son appui à AVZ, en dépit de l’incertitude accrue quant à l’avenir de ce projet stratégique.

L’accord signé en janvier 2025 avec AVZ accorde à CATH plusieurs avantages en cas de succès des revendications de la compagnie australienne sur le projet Manono. La compagnie chinoise aurait par exemple le droit d’acquérir 100 % de la production de lithium pendant cinq ans, ou jusqu’au remboursement des dépenses d’AVZ qu’elle aura facilitées. CATH dispose par ailleurs du droit d’acheter une participation indirecte de 30,5 % dans le projet.

1 horizon

Convoitises de tous horizons

Manono est le plus grand gisement de lithium découvert à ce jour en RDC. AVZ Minerals y a mené des travaux d’exploration sur plusieurs années, dans le cadre d’une coentreprise avec la société publique congolaise Cominière. Cette dernière a ensuite mis fin au partenariat, avant de s’associer en 2023 avec le chinois Zijin Mining pour développer le même projet. AVZ a intenté plusieurs actions devant des tribunaux internationaux pour contester ces évolutions autour de la propriété du projet, sans qu’aucune décision définitive n’ait encore été prise.

Dans ce contexte incertain, un autre acteur est entré en scène il y a quelques mois : KoBold Metals. À la faveur du rapprochement entre Kinshasa et Washington autour de nouveaux investissements américains dans le secteur minier congolais, cette start-up californienne a manifesté son intérêt pour le projet Manono. En mai 2025, KoBold et AVZ ont ainsi annoncé un accord-cadre pour permettre le développement du projet. La compagnie australienne recevrait une compensation contre l’abandon de ses prétentions sur le gisement. Les discussions ouvertes pour finaliser cet accord n’ont néanmoins pas encore abouti, et AVZ, qui a un temps suspendu ses contestations judiciaires, a depuis repris la procédure.

Pour autant, l’intérêt de KoBold pour le lithium congolais n’a pas faibli, puisque la société a signé dans la foulée un autre accord-cadre, cette fois avec le gouvernement congolais, concernant le développement du projet Manono. Si Kinshasa et la société américaine n’ont pas détaillé la stratégie pour mettre en valeur le gisement, AVZ a immédiatement réagi en assurant qu’elle continuerait à défendre ses intérêts, sans rejeter le dialogue.

Flou persistant

Ces différents développements durant l’année écoulée n’ont guère apporté d’éclaircie quant à l’avenir du projet Manono ou l’identité des compagnies qui seront en mesure d’exploiter le gisement. Zijin avait annoncé le début de la production en 2026, mais a fourni peu de mises à jour depuis sur l’évolution des travaux de construction d’une mine. De son côté, AVZ s’est récemment retrouvée dans le viseur de la justice australienne pour des faits relatifs à au projet. La Commission australienne des valeurs mobilières et des investissements (ASIC), le gendarme de la bourse,  a ainsi annoncé en novembre 2025 l’ouverture d’une procédure judiciaire contre la compagnie, accusée d’avoir omis d’informer correctement ses investisseurs sur les problèmes rencontrés en RDC.

Le gouvernement congolais communique également peu sur les options disponibles pour faire de Manono la première mine de lithium du pays. En décembre 2025, les autorités ont signé un accord avec Washington afin de mettre à disposition des investisseurs aux États-Unis une liste de projets miniers susceptibles d’être développés avec des capitaux américains. Le ministre des Mines, Louis Watum, a déclaré que cette liste serait transmise aux USA cette semaine, sans préciser si le projet Manono y serait intégré. L’hypothèse semble peu probable, car l’accord signé avec Washington précise qu’aucun projet ne doit être ajouté à la liste si cela va à l’encontre d’obligations juridiques internationales.

Les mois à venir pourraient s’avérer décisifs pour la résolution des problèmes qui empêchent la mise en valeur de Manono. La communication d’AVZ laisse notamment entrevoir une solution n’impliquant pas nécessairement son retour sur le projet, puisqu’elle affirme rechercher actuellement « une solution commerciale pour les actionnaires ».

Emiliano Tossou

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À la UneNouvelles nécrologiques

Le célèbre couturier italien Valentino est mort à l’âge de 93 ans

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Monstre sacré de la mode, le styliste italien Valentino est décédé ce 19 janvier dans sa résidence romaine.

Le styliste et grand couturier italien Valentino est mort à 93 ans, a indiqué lundi l’agence de presse italienne Ansa. 

Il est décédé à son domicile à Rome, a ajouté l’agence, citant la Fondation Valentino Garavani et le partenaire de longue date du créateur, Giancarlo Giammetti.

« Il s’est éteint paisiblement dans sa résidence romaine, entouré de l’affection de ses proches », a annoncé la Fondation Valentino Garavani et Giancarlo Giammetti dans un communiqué.

Valentino Clemente Ludovico Garavani, plus connu sous le nom de Valentino, est né le 11 mai 1932 à Voghera, dans la province de Pavie. Sa passion pour la mode, encouragée par ses parents Mauro Garavani et Teresa de Biaggi, l’a conduit à étudier la mode et le français, avant de s’installer à Paris, la capitale qui exerce sur le monde une influence majeure en matière de mode. Ce n’était que le début d’une longue et brillante carrière qui a fait de lui une figure légendaire de la mode à l’international.

La collaboration avec Giancarlo Giammetti, un tournant décisif

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Il est le créateur de la nuance de rouge la plus emblématique. À Paris, Valentino fait son apprentissage auprès de deux grands couturiers : Jean Dessès et Guy Laroche. Il retournera en Italie pour parfaire son expérience auprès des créateurs Emilio Schuberth et Vincenzo Ferdinandi.

La maison de couture Valentino a été fondée en 1957 et quelques années plus tard, il a ouvert son premier atelier Via Condotti à Rome.

Le couturier Valentino Garavani, l'actrice Gwyneth Paltrow et Giancarlo Giammetti assistent à l'avant-première new-yorkaise de « Valentino : Le Dernier Empereur » au MoMA (Money of Modern Art), dans la salle Roy et Niuta Titus I, le 17 mars 2009 à New York.
Le couturier Valentino Garavani, l’actrice Gwyneth Paltrow et Giancarlo Giammetti assistent à l’avant-première new-yorkaise de « Valentino : Le Dernier Empereur » au MoMA (Money of Modern Art), dans la salle Roy et Niuta Titus I, le 17 mars 2009 à New York. Getty Images via AFP – STEPHEN LOVEKIN

L’arrivée de Giancarlo Giammetti, étudiant en architecture que Valentino avait rencontré dans un café de la capitale en 1960, marquera un tournant pour la maison de couture. Leur amitié et leur collaboration vont durer toute une vie.

Valentino habille les femmes les plus célèbres du monde

Tout au long de sa longue carrière, Valentino va habiller les femmes les plus belles et les plus célèbres du monde : Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis, Elizabeth Taylor, Sharon Stone et Linda Evangelista.

L'actrice américaine Sharon Stone (à gauche), vêtue d'une robe de mariée signée du couturier italien Valentino (au centre), et le mannequin néerlandais Karen Mulder posent à la fin du défilé de la collection printemps-été 1994 de Valentino, le 13 octobre 1993 à Paris.
L’actrice américaine Sharon Stone (à gauche), vêtue d’une robe de mariée signée du couturier italien Valentino (au centre), et le mannequin néerlandais Karen Mulder posent à la fin du défilé de la collection printemps-été 1994 de Valentino, le 13 octobre 1993 à Paris. AFP – PIERRE BOUSSEL

Valentino Garavani a quitté la direction de sa maison de couture en 2007. En juillet 2012, la maison a été vendue au groupe qatarien Mayhoola for Investments. En 2023, le groupe Kering a acquis 30 % du capital du groupe Valentino pour 1,7 milliard d’euros. En 2016, il a créé, avec Giammetti, la fondation Valentino.

RFI

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À la UnePolitique

Le Président Félix Tshisekedi à Davos pour la 56e réunion annuelle du Forum Économique Mondial

by admin9775 19 janvier 2026
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Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce dimanche 18 janvier à Davos, en Suisse, où il prendra part à la 56e réunion annuelle du Forum Économique Mondial (WEF), prévue du 19 au 23 janvier 2026, sous le thème « Un esprit de dialogue».

La République Démocratique du Congo se présente à Davos comme « pays-solutions », au coeur de tous les grands enjeux mondiaux: « pays-solutions » pour le climat, par la puissance de ses forêts et de ses tourbières; « pays-solutions » pour la transition énergétique, par ses minerais critiques et son potentiel hydroélectrique unique;  «pays-solutions» pour son capital humain avec une  jeunesse dynamique qui représente près de 70% de sa population. 

La RDC, État membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, portera aussi la voix de l’Afrique à Davos, notamment dans les secteurs clés du développement durable où le pays entend nouer des partenariats stratégiques, dans un esprit de transparence et dans le strict respect de ses intérêts.

Ce grand rendez-vous international réunit plus de 60 Chefs d’État et de gouvernement ainsi qu’environ 2 500 participants, parmi lesquels des décideurs politiques, économiques et des leaders d’opinion venus du monde entier.

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À la UneEconomie

RDC : MIFOR, un projet de fer à 28,9 milliards $, entre promesses et questionnements

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Historiquement, l’économie de la RDC est principalement soutenue par l’exploitation du cuivre et du cobalt. Alors que le pays est aussi producteur d’or et d’étain notamment, son secteur minier peut connaître un tournant majeur grâce à un projet récemment dévoilé.

Le vendredi 9 janvier 2026, le gouvernement de la République démocratique du Congo a dévoilé les grandes lignes du projet Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), présenté comme un futur complexe d’exploitation nécessitant un investissement initial de 28,9 milliards USD. Si les objectifs de production et les paramètres financiers avancés laissent entrevoir des retombées potentiellement majeures pour l’économie nationale, cette présentation officielle laisse également subsister de nombreuses zones d’ombre. 

Des retombées « substantielles et diversifiées »

Selon les éléments communiqués, le projet MIFOR ambitionne de valoriser un potentiel de minerai de fer estimé à entre 15 et 20 milliards de tonnes de « ressources cumulées ». D’après Bankable, ces ressources seraient situées dans l’ancienne province Orientale, aujourd’hui scindée en Ituri, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo. Pour en assurer la mise en valeur, Kinshasa évoque un développement progressif, avec une capacité de production initiale de 50 millions de tonnes par an, appelée à être portée à jusqu’à 300 millions de tonnes annuelles.

1 tracteur

L’investissement de départ de 28,9 milliards USD destiné au développement du MIFOR couvre à la fois les infrastructures d’extraction et les unités de transformation industrielle. Il inclut aussi la mise en place d’un corridor logistique structurant, combinant rail lourd, transport sur le fleuve Congo et accès au port en eaux profondes de Banana.

La durée d’exploitation est fixée à 25 ans, au cours desquels le projet est censé générer un chiffre d’affaires cumulé supérieur à 679 milliards USD. Fondé, apprend-on, sur des hypothèses de marché prudentes, ce modèle économique est également présenté comme porteur de « retombées […] substantielles et diversifiées » pour l’État congolais. Aucune estimation chiffrée n’a toutefois été avancée pour en préciser la portée. 

« Au-delà de l’exploitation minière, MIFOR est conçu comme un projet d’architecture économique nationale reposant sur la transformation progressive d’une ressource minérale stratégique en infrastructures souveraines, puis en recettes durables, et enfin en stabilité macroéconomique et développement territorial équilibré. La mine y joue le rôle d’instrument financier permettant à l’État de créer des actifs structurants de long terme », peut-on lire dans la note publiée à l’occasion.

Du flou à élucider

Sur le papier, le projet semble assez prometteur. Sa capacité de production annuelle maximale projetée à 300 millions de tonnes représente par exemple plus du double de celle de 120 millions de tonnes attendue sur le complexe minier guinéen de Simandou, lancé en novembre 2025 avec le statut de nouveau plus grand projet de minerai de fer au monde. Cette comparaison demeure toutefois fragile à ce stade, tant sur le plan technique qu’au regard du caractère encore largement hypothétique du MIFOR. 

1 parcelle

Le site du gisement de minerai de fer de Simandou, en Guinée

Il faut en effet rappeler que les paramètres présentés jusqu’ici ne sont associés à aucune étude de faisabilité formellement établie. Or, ce type de document constitue une référence incontournable dans l’industrie minière pour démontrer la viabilité économique d’un projet, à partir d’analyses techniques, financières et opérationnelles approfondies. Par ailleurs, l’usage du terme de « ressources » plutôt que celui de « réserves exploitables » pour qualifier le potentiel minéral, ajoute un degré d’incertitude supplémentaire quant à la maturité du projet.

Parallèlement, les modalités de mobilisation du financement nécessaire restent à préciser. On ignore donc si un partenaire sera à terme associé au développement du projet, ou encore le niveau de la contribution financière prévue par l’État congolais. Si la note évoque un intérêt manifesté par des investisseurs internationaux, elle demeure silencieuse sur leur identité. Enfin, l’absence de calendrier communiqué alimente les interrogations quant aux délais de mise en œuvre du projet.

Vers une « structuration progressive »

En attendant des précisions ultérieures, notons que l’État congolais a d’ores et déjà annoncé la mise en place d’une « Commission interministérielle élargie » dédiée au projet MIFOR. Cette instance aura pour mission d’en assurer le pilotage stratégique ainsi que la structuration progressive. Quoi qu’il en soit, la concrétisation de ce nouveau chantier minier pourrait marquer une étape clé pour la RD Congo et son économie, encore largement dominée par les recettes tirées de l’exploitation du cuivre et du cobalt.

Aurel Sèdjro Houenou 

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À la UneAfrique

Yoweri Museveni réélu pour un septième mandat dans un scrutin contesté

by admin9775 19 janvier 2026
written by admin9775

Le président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été déclaré vainqueur de l’élection présidentielle avec 71,65 % des voix, selon les résultats provisoires de la commission électorale. Cette réélection, qui lui ouvre un septième mandat, prolonge à plus de quarante ans son règne à la tête du pays.

Son principal adversaire, Bobi Wine (de son vrai nom Robert Kyagulanyi), l’ancien chanteur devenu figure de proue de l’opposition, a recueilli 24,72% des suffrages. Il a immédiatement rejeté les résultats, dénonçant des « fraudes massives » et des violences.

Un scrutin sous tension et restrictions
Le processus électoral a été marqué par des accusations d’irrégularités et un climat de forte répression. Parmi les points les plus controversés :

  • Une coupure nationale d’internet décrétée depuis mardi, justifiée officiellement pour prévenir les violences et la désinformation, mais vivement critiquée par les Nations unies et les observateurs.
  • Des défaillances techniques des machines biométriques de vote dans plusieurs bureaux, ayant nécessité le recours à des registres manuels.
  • Une campagne électorale émaillée d’arrestations de partisans de l’opposition, de perturbations de rassemblements et d’allégations d’intimidation. Bobi Wine affirme avoir lui-même échappé à une intervention policière à son domicile.

L’opposition muselée et des bilans contradictoires
Dans un message publié malgré le blackout internet, Bobi Wine a affirmé que les forces de sécurité le recherchaient et que sa famille était sous surveillance. La police a nié ces allégations mais a confirmé que ses déplacements étaient restreints pour des raisons de sécurité.
L’opposant accuse également les autorités d' »abduction de ses agents » et de « bourrage massif des urnes ». Le bilan des violences liées au scrutin fait également débat : Bobi Wine évoque 21 morts, tandis que les autorités n’en reconnaissent que 7.

Un pays sans alternance depuis l’indépendance
Cette élection s’inscrit dans l’histoire politique d’un pays qui n’a jamais connu de transition pacifique du pouvoir depuis son indépendance du Royaume-Uni en 1962. Yoweri Museveni, arrivé au pouvoir par les armes, a su assoir son autorité et modifier la constitution pour lever les limites d’âge et de mandat, lui permettant de se représenter indéfiniment.

Face à cette nouvelle victoire contestée, Bobi Wine a appelé à des manifestations pacifiques et à la restauration de l’accès à internet. La communauté internationale, qui avait déjà exprimé ses inquiétudes avant le scrutin, est désormais attendue sur sa réaction face à un processus électoral entaché de nombreuses irrégularités et à la perspective d’une prolongation d’un règne déjà historique.

Par Pascal Kabeya
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