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À la Une

À la UneSociété

Assassinat du professeur Abatha de l’UNIKIN

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Des bandits armés ont abattu, jeudi 8 janvier, le professeur Mathieu Abatha Diabar, à la suite d’une incursion nocturne dans son domicile situé au Plateau des Professeurs, dans la commune de Lemba, à Kinshasa.

Selon des témoins, le drame s’est produit vers 1 heure du matin.

Les mêmes sources rapportent que ces malfrats ont tiré à bout portant sur Mathieu Abatha Diabar, qui était professeur au département des Lettres et Civilisation française de la Faculté des Lettres à l’Université de Kinshasda (UNIKIN).

Il a ensuite succombé à ses blessures.

« Nous avons été visités par des criminels qui sont entrés chez un professeur. Ils ont tiré, et le professeur a reçu plusieurs balles avant de succomber à ses blessures. Il y a un policier qui a été arrêté. Il semblerait qu’il était présent la nuit où ces malfrats opéraient », a déclaré le bourgmestre de la commune de Lemba, Jean Poba.

Il indique que la police est descendue sur le terrain pour enquêter et établir les responsabilités.

Cette autorité municipale estime que le policier interpellé aurait pu fournir des informations sur les mobiles de cet incident.

« Nous nous réservons de dire quoi que ce soit sans preuves, parce que le policier interpellé aurait peut-être pu nous dire quelque chose, mais malheureusement nous n’avons pas pu obtenir les informations correctement. Nous attendons que la justice fasse son travail pour nous éclairer à ce sujet », a conclu Jean Poba.

Radio okapi

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À la UneTribunes

RDC – Rwanda – ONU : analyse critique et réflexion politique parÉric KambaAuteur-Chercheur  et Géostratège

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

La crise sécuritaire à l’Est de la République démocratique du Congo n’est plus une tragédie oubliée ni un conflit « complexe » sans responsables identifiables. Les faits sont aujourd’hui établis, documentés et reconnus au plus haut niveau international, notamment par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pourtant, malgré deux résolutions claires et successives, l’agression se poursuit, les morts s’accumulent, les déplacés se comptent par millions, et l’impunité demeure.

1. Deux résolutions onusiennes sans ambiguïté… mais sans effet coercitif

La Résolution 2773 (février 2025) marque un tournant politique majeur. Pour la première fois de manière unanime, le Conseil de sécurité :
   •   exige le retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais,
   •   condamne explicitement l’offensive du M23 et la prise de villes stratégiques,
   •   demande au Rwanda de cesser tout soutien militaire aux rebelles, sur la base de rapports concordants d’experts de l’ONU,
   •   confie à la MONUSCO un rôle dans l’application d’un futur cessez-le-feu,
   •   soutient les efforts régionaux menés par l’Union africaine, la SADC et la Communauté d’Afrique de l’Est.

En décembre 2025, la Résolution 2808 prolonge le mandat de la MONUSCO et réitère mot pour mot les exigences de la résolution précédente, tout en constatant l’échec du cessez-le-feu et l’intensification des combats. Autrement dit : le Conseil de sécurité sait, condamne, mais ne contraint pas.

2. Doha : un accord vidé de sa substance par les faits

Le processus de Doha, signé sous médiation qatarie entre le gouvernement congolais et le M23/AFC, devait ouvrir la voie à une désescalade. Or, sur le terrain, les avancées rebelles ont continué, rendant l’accord fragile, voire illusoire.

L’expression « ne plus revenir sur Doha » traduit une lassitude légitime :
   •   lassitude face à des accords signés puis violés,
   •   lassitude face à une diplomatie circulaire où l’agresseur gagne du temps pendant que les civils paient le prix du sang.

Les résolutions onusiennes sont claires : les mécanismes existants doivent être appliqués, pas renégociés indéfiniment pendant que l’occupation progresse.

3. Pourquoi l’ONU ne contraint-elle pas le Rwanda ?

Trois raisons structurelles expliquent cette impuissance apparente :

a) Une ONU sans bras armé souverain

L’ONU ne dispose pas d’une armée propre. Toute action coercitive dépend d’un mandat robuste du Conseil de sécurité, souvent paralysé par des intérêts géopolitiques divergents entre grandes puissances.

b) Un conflit régional instrumentalisé

Le soutien rwandais au M23 est établi, tout comme l’existence d’acteurs armés congolais tels que les FDLR, souvent utilisés comme prétexte sécuritaire par Kigali. Cette complexité est exploitée pour diluer les responsabilités.

c) Une MONUSCO affaiblie

La MONUSCO opère avec :
   •   des moyens limités,
   •   un mandat politiquement contraint,
   •   une hostilité croissante sur le terrain,
ce qui la transforme davantage en force de contention qu’en instrument de dissuasion.

4. La responsabilité écrasante des États-Unis et de la communauté internationale

Le point le plus troublant – et le plus grave – réside dans l’attitude des États-Unis.
Washington a désigné publiquement et sans ambiguïté le Rwanda comme force motrice derrière le M23. Dès lors, une question s’impose :

Pourquoi cette reconnaissance politique ne se traduit-elle pas par une action ferme ?

Sous une administration se revendiquant de la force, de la dissuasion et du rapport de puissance, notamment celle de Donald Trump, l’argument du « manque de leviers » ne tient pas.
Les États-Unis disposent :
   •   de leviers diplomatiques,
   •   de leviers financiers,
   •   de leviers sécuritaires,
   •   et d’un pouvoir de sanctions ciblées redoutablement efficace.

Pourquoi ces outils ont-ils été utilisés contre le Venezuela, l’Iran ou la Russie, mais jamais sérieusement contre le Rwanda, malgré des résolutions onusiennes violées et des crimes documentés ?

5. Une guerre injuste, des crimes massifs, un silence complice

La guerre imposée à la RDC n’est pas une fatalité africaine. C’est une agression caractérisée, aux conséquences humaines dramatiques :
   •   milliers de morts,
   •   millions de déplacés,
   •   violences sexuelles systématiques,
   •   pillage organisé des ressources,
   •   destruction du tissu social.

Face à cela, le silence, l’inaction ou la prudence diplomatique excessive deviennent une forme de complicité.

Conclusion : taper sur la table ou assumer l’histoire

Le Rwanda défie ouvertement les résolutions de l’ONU.
L’ONU constate mais n’impose pas.
Les États-Unis savent mais hésitent.
La communauté internationale observe pendant que le Congo saigne.

Il est temps de poser une vérité simple et dérangeante :
si le droit international ne s’applique pas quand un pays africain est agressé, alors ce droit devient un outil sélectif, vidé de toute crédibilité.

Mettre fin à cette guerre ne relève plus de la diplomatie de communiqués, mais d’un choix politique clair.
L’histoire jugera sévèrement ceux qui, ayant le pouvoir d’arrêter l’injustice, auront choisi de ne pas « taper sur la table ».
Éric Kamba
Auteur – Chercheur – Géostratège
Analyste des questions africaines et des relations internationales.”

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À la UneSport

CAN 2025 : Les Léopards éliminés, le regard tourné vers la Coupe du Monde

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

L’amertume de l’élimination en huitièmes de finale de la CAN 2025 est encore vive, mais les Léopards de la RDC ne s’attardent pas sur les regrets. Après la cruelle défaite concédée en toute fin de prolongation face à l’Algérie (1-0, 118e), les joueurs congolais, le visage marqué mais la tête haute, ont déjà le regard tourné vers l’avenir et un objectif bien plus grand : qualifier le pays pour la Coupe du Monde 2026, un rêve vieux de plus de cinq décennies.

Bakambu : « Je suis fier de mes partenaires »

Malgré son remplacement à la 86e minute, Cédric Bakambu a livré une prestation de grande classe et a su exprimer, dans la défaite, la fierté du collectif. « Les impressions face à cette CAN franchement, sont bonnes. Maintenant, il faut féliciter notre équipe et les Fennecs qui ont réalisé une belle prestation. Je suis fier de mes partenaires », a-t-il déclaré en zone mixte.

L’attaquant, buteur lors de la phase de groupes, a immédiatement recentré les priorités : « On a maintenant un match important qui nous attend au mois de mars et j’espère qu’on ramènera la qualification à notre peuple. » Ce match est le barrage intercontinental final, prévu le 31 mars 2026 au Mexique, qui opposera la RDC à un adversaire pour une place historique au Mondial.

Mbemba : « Le sort s’est joué sur un détail »

Le capitaine, Chancel Mbemba, a quant à lui exprimé la frustration de toute une équipe, convaincue d’avoir tout donné. « Chaque supporter a vu comment nous nous sommes battus jusqu’à la fin. Aujourd’hui, c’est Dieu qui a donné l’occasion à l’Algérie de marquer à la dernière minute. Nous sommes déçus, mais c’est le football », a-t-il analysé avec philosophie.

Pour le défenseur central, cette CAN aura aussi été un laboratoire pour l’avenir. « Cette CAN était l’occasion de donner du temps aux jeunes pour montrer leurs capacités. Je crois que chaque joueur a appris quelque chose. » Une expérience qu’il juge précieuse pour la suite.

L’unique objectif : la Coupe du Monde

Le message du capitaine est clair : tourner la page et se concentrer sur l’ultime bataille. « La CAN s’arrête aujourd’hui. Nous rentrons travailler et nous restons focus sur la Coupe du Monde, pour faire plaisir à tous les supporters congolais. »

La RDC n’a plus participé à une phase finale de Coupe du Monde depuis 1974, en Allemagne de l’Ouest. Le dernier match de qualification, prévu en mars, représente donc bien plus qu’un simple match de football. C’est une chance historique de ramener le pays sur la plus grande scène sportive mondiale, un objectif qui pourrait transcender la déception de la CAN et unifier toute la nation derrière ses Léopards. Le travail de reconstruction et de préparation intensive commence maintenant.

Par Pascal Kabeya
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À la Une

Un Sénateur américain annonce la fin de Kagame

by admin9775 9 janvier 2026
written by admin9775

Cory Booker, sénateur américain, annonce la fin de Paul Kagame et la chute de son régime. Il s’est exprimé en ces termes : « L’heure est venue de tourner la page dans la région des Grands Lacs »

Aujourd’hui, poursuit-il, « je prends la plume non pas seulement comme sénateur, mais comme homme de conscience. Parce qu’il est des vérités que l’on ne peut plus taire. Ce qui s’est joué à Washington entre la République Démocratique du Congo et le Rwanda n’est pas un simple accord de paix. C’est un acte de justice. C’est la fin d’une ère. Et c’est un signal fort : le règne de Paul Kagame sur la région des Grands Lacs touche à sa fin ». Pendant près de 30 ans, renchérit-il, « la RDC a payé le prix du silence international. Elle a été exploitée, rackettée, violée, humiliée. Le prétexte ? La traque de génocidaires présumés. La réalité ? Une guerre de prédation, d’occupation, menée au nom d’intérêts économiques et géostratégiques ».

À l’Est du Congo, « des milliards de dollars de minerais sont passés entre des mains invisibles. Et pendant que le peuple congolais pleurait ses morts, des accords secrets se signaient dans l’ombre. Oui, Joseph Kabila, puis Félix Tshisekedi, ont accepté à un moment donné un pacte politique inéquitable — supervisé par trois chefs d’État africains — qui transférait au Rwanda des ressources minières considérables, dans l’illusion d’une paix achetée ». « Mais le président Tshisekedi a dit non. Il a compris que la RDC ne devait plus être une vache à lait, une Nation qui paie son agresseur pour avoir la permission de respirer. Il a rompu cet accord. Courageusement. L’Histoire jugera ce moment comme une renaissance ».

Et que s’est-il passé ? « Ceux qui ont bâti leur pouvoir sur la soumission du Congo ont pris les armes. Joseph Kabila et Corneille Nangaa sont désormais les visages d’une coalition armée qui prétend défendre les intérêts du Rwanda. Leur but ? Forcer la RDC à revenir à l’accord. Leur crime ? Avoir mis leurs ambitions personnelles au service d’une puissance étrangère ». Mais il est trop tard. Le nouvel accord signé à Washington « efface la dette politique, économique et morale que la RDC n’aurait jamais dû contracter. La page est tournée. Le Congo ne doit plus rien au Rwanda ».

Ce n’est pas seulement une victoire diplomatique. « C’est la fin du chantage, la fin du cycle de la peur, la victoire de la dignité sur la soumission ». Ce nouveau départ offre à la RDC une opportunité historique : « celle de redevenir maîtresse de son sol, de son sous-sol, et de son avenir. Avec une bonne gouvernance, des réformes sérieuses et la réorganisation de son armée, la RDC peut générer jusqu’à 45 milliards de dollars de revenus annuels ». Vous avez bien lu. 45 milliards. Par an. Une somme capable de reconstruire les écoles, les hôpitaux, les routes, et surtout, de restaurer la fierté d’un peuple qui a trop longtemps souffert en silence.

À la communauté internationale : ouvrez les yeux

La RDC est une nation stratégique, riche, forte, qui n’a besoin que de paix et de respect pour briller. «Et à ceux qui pensent encore que Paul Kagame est la solution, je dis ceci : le monde a changé. Le soutien géopolitique dont il bénéficiait s’effondre. Les temps ont changé. L’Amérique ne veut plus être complice. Elle ne financera plus des guerres d’ombre ni des conflits d’influence ».

L’Amérique a parlé. L’Afrique doit agir

Le combat du peuple congolais est un combat pour la vérité. Pour la justice. Pour la souveraineté. « C’est notre responsabilité morale de le soutenir ». « Nous ne devons plus jamais payer les tyrans pour qu’ils arrêtent de frapper leurs victimes. Nous devons protéger les victimes. Et punir les bourreaux ». Parce que la paix n’est pas l’absence de conflit. La paix, c’est la présence de la justice.


La Tempête des Tropiques

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À la UneSociété

Assainissement à Kinshasa : Le gouverneur Bumba pose les bases d’une collaboration stratégique avec la société libanaise Averda

by admin9775 8 janvier 2026
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Le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a engagé ce mardi une étape décisive dans la lutte contre l’insalubrité qui mine la capitale. Il a présidé à l’Hôtel de ville une séance de travail stratégique consacrée à l’assainissement, marquée par la présence d’un acteur clé : la société libanaise Averda, spécialiste de la gestion des déchets présente dans plus de quatorze pays africains.

Cette réunion de haut niveau a rassemblé les membres du gouvernement provincial, les responsables des régies publiques du secteur, la RASKIN et la REGEDEK, ainsi que les représentants d’Averda. L’objectif était de jeter les bases d’une future collaboration et de définir les modalités pratiques pour renforcer durablement l’assainissement urbain.

Une initiative alignée sur la vision « Kinshasa Ezo Bonga »

Le gouverneur Bumba inscrit cette démarche dans le cadre de son programme phare, « Kinshasa Ezo Bonga », lui-même en phase avec la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo. L’ambition est sans équivoque : éradiquer l’insalubrité chronique, assainir l’environnement et améliorer radicalement les conditions de vie des près de 15 millions d’habitants de la capitale.

Averda engagée à accompagner Kinshasa

À l’issue des travaux, M. Nicolas Achkar, directeur du développement d’Averda, a exprimé l’engagement total de son entreprise. Forte d’une expérience panafricaine, Averda s’est dite prête à mettre son expertise au service de Kinshasa pour répondre aux attentes pressantes de la population en matière de collecte et de traitement des déchets.

Passage à l’action immédiat

Conformément aux résolutions adoptées, le passage à l’acte est programmé sans délai. La société Averda débutera dès ce mercredi l’actualisation de ses données sur l’assainissement à Kinshasa. Ces travaux préparatoires, s’appuyant sur des études préexistantes, doivent permettre un lancement effectif des opérations sur le terrain dans les prochaines semaines, selon les directives de l’autorité urbaine.

Cette initiative représente un espoir concret pour une population longtemps confrontée à la gestion anarchique des déchets. Elle témoigne de la volonté du gouvernement provincial de faire de l’assainissement un pilier du développement urbain et du bien-être des Kinois. La réussite de ce partenariat public-privé serait un tournant historique pour la propreté et la salubrité de la capitale congolaise.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Le Ministère des Mines lève partiellement la suspension dans la filière cuivre-cobalt au Lualaba

by admin9775 8 janvier 2026
written by admin9775

Le Ministère des Mines a annoncé une levée partielle et temporaire de la suspension des activités de traitement et de commercialisation des minerais artisanaux dans la filière cupro-cobaltifère, spécifiquement pour la province du Lualaba. Cette décision intervient après l’évaluation d’une commission de contrôle et reste soumise à des conditions strictes de mise en conformité.

La suspension initiale, décrétée par arrêté ministériel, visait à assainir le secteur. Une commission de contrôle de conformité, composée de sous-commissions administrative et juridique, technique, et traçabilité et conformité, a mené des travaux sur le terrain. Le ministère indique que ces travaux se sont déroulés dans un climat « calme et serein », avec la participation des autorités provinciales, des coopératives, des négociants et de la société civile.

Des violations généralisées constatées

Les conclusions préliminaires de la commission sont sans appel : « une violation par toutes les entités de traitement du Code et du Règlement miniers » a été constatée. Face à ce bilan, le ministre Louis Kabamba Watum a opté pour une approche corrective plutôt que punitive immédiate.

Une reprise strictement encadrée et conditionnelle

La levée de la suspension est donc partielle, momentanée et limitée géographiquement au Lualaba. Les entités de traitement concernées sont autorisées à recevoir temporairement des minerais issus de sites artisanaux légaux ou tolérés, sous l’encadrement des services provinciaux des mines.

Cependant, cette autorisation est conditionnelle. Chaque entité recevra sous 72 heures une notification individuelle détaillant les manquements à corriger (administratifs, techniques, de traçabilité) et les pénalités financières applicables en vertu de la loi minière. « Le maintien ou la levée définitive de la suspension restera conditionné par la régularisation effective », précise le communiqué.

Le cas particulier de Luilu Resources

Une entreprise fait l’objet d’un traitement distinct : Luilu Resources. Celle-ci « n’a fourni aucun document probant » lors du contrôle et ne bénéficie donc pas de la levée partielle. Elle est sommée de se représenter devant la commission à Lubumbashi dans un délai de trois jours, sous peine de « sanctions aggravées ».

Cette démarche s’inscrit dans la feuille de route de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière. L’objectif affiché est d’assainir la chaîne d’approvisionnement, garantir la transparence et respecter les standards internationaux comme les principes de diligence raisonnable de l’OCDE et le Manuel national de traçabilité.

Cette décision marque une phase d’application de la réglementation, combinant une reprise contrôlée de l’activité économique avec une pression ferme pour une mise en conformité rapide du secteur.

Par Pascal Numbi, correspondant à Lubumbashi
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À la UneSociété

Procès du général Yav : Le parquet militaire demande le rejet de la demande de relaxation et la poursuite de l’instruction

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

L’audience du procès du général Philémon Yav, ancien commandant de la 3e zone de défense couvrant l’Est de la RDC, s’est tenue dans un climat de tension juridique mardi 6 janvier à la Haute Cour militaire de Kinshasa. Le débat s’est focalisé sur une demande de la défense visant à obtenir sa relaxation pour raisons de santé et en raison de la durée de sa détention préventive, une requête que le parquet général militaire a demandé à la cour de rejeter.

Le lieutenant-général magistrat Lucien René Likulia, chef du parquet général militaire, a plaidé pour que la Haute Cour rejette les arguments des avocats de la défense et ordonne la poursuite de l’instruction. Il a estimé que les conseils du général Yav n’avaient pas suffisamment détaillé les faits à l’origine des poursuites. « Avant de soumettre le mémoire unique à la Haute Cour militaire, les avocats auraient dû expliquer amplement les faits pour lesquels le prévenu est attrait devant la justice », a-t-il déclaré.

Il a conclu son réquisitoire en demandant à la cour de déclarer les moyens de la défense « non fondés, les rejeter et poursuivre l’instruction ».

La défense dénonce une détention préventive « inacceptable » de plus de trois ans

Face à cette position du parquet, la défense a défendu avec fermeté la requête en relaxation. Maître Parfait Kanyanga, coordonnateur du collectif des avocats du général Yav, a dénoncé avec vigueur la longueur de la détention préventive de son client, arrêté le 19 septembre 2022.

« Le parquet général militaire a violé la loi en gardant en détention notre client pendant plus de trois ans. C’est inacceptable, monsieur le premier président », a-t-il lancé à la barre. Il a demandé à la Haute Cour militaire « d’ordonner la mainlevée de la détention », arguant que cette prolongation sans jugement définitif portait atteinte aux droits fondamentaux de l’accusé et que sa situation devait être réexaminée à la lumière des principes de la justice.

Des accusations graves au cœur du procès

Le général Philémon Yav Irung, qui commandait les opérations militaires dans cinq provinces de l’Est (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema, Tshopo) au moment de son arrestation, est poursuivi pour des charges graves : trahison, incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline, et participation à une insurrection. Ces accusations sont au centre d’un procès qui revêt une haute importance symbolique pour l’armée et la justice militaire congolaises.

Après avoir entendu les parties, la Haute Cour militaire a décidé de prendre la demande en délibéré. La juridiction a annoncé que sa décision sera rendue le 20 janvier prochain. En attendant ce verdict, le lieutenant-général Philémon Yav demeure en détention, tandis que l’opinion publique et les milieux judiciaires suivent de près l’évolution de ce dossier sensible.

Par Marius Bopenga
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À la UneProvince

Goma : La société civile dénonce les dysfonctionnements de Virunga Énergie

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

La fourniture d’électricité dans la ville de Goma est au cœur d’un vif mécontentement populaire. Le noyau de la société civile de Karisimbi a rendu publique une note de dénonciation épinglant plusieurs irrégularités imputées à la société Virunga Énergie, principale pourvoyeuse d’électricité dans la région.

Dans ce document, la société civile dresse une liste accablante de griefs qui pèsent sur le quotidien des habitants de plusieurs quartiers : modification de la tarification, instabilité du courant, imposition arbitraire du taux de change et défaillance de l’éclairage public.

Une facture qui s’alourdit pour les usagers

Le premier point de crispation est économique. Les usagers dénoncent une hausse déguisée du prix du kilowatt-heure (kWh). Alors que la précédente tarification offrait 23,5 kW pour 5 dollars américains, les clients ne recevraient désormais plus que 20 kW pour le même montant, soit une augmentation effective d’environ 17,5%. Une modification perçue comme injustifiée et non communiquée.

Un service jugé défaillant et coûteux

Au-delà du prix, la qualité du service est vivement critiquée. La société civile relève :

  • Des coupures répétitives et une instabilité du courant, à l’origine de dommages sur les appareils électroménagers dans plusieurs ménages.
  • Une imposition arbitraire du taux de change par certains revendeurs, qui fixeraient le dollar à 2.500 Francs Congolais (FC) au lieu du cours officiel, alourdissant encore la facture pour les clients payant en monnaie locale.
  • Des pannes prolongées de l’éclairage public, affectant la sécurité nocturne.
  • Des interventions techniques tardives en cas de problèmes.

Virunga Énergie répond et se justifie

Contactée par la presse la société Virunga Énergie, par la voix de son responsable de communication Daniel Mpeza Mihigo, a apporté des éléments de réponse.

Concernant le taux de change, M. Mihigo a renvoyé la responsabilité à la Banque Centrale, tout en reconnaissant l’existence de « certains revendeurs, non sous la tutelle de Virunga, qui se livrent malheureusement à la fixation du taux à leur gré ». Il a invité la population à la vigilance.

Sur les coupures, il a minimisé leur ampleur, affirmant qu’elles n’étaient « pas généralisées » et que la société œuvrait à y remédier.

La modification de la tarification trouve, selon lui, son explication dans un changement fiscal : « Cela est dû au paiement de la TVA, qui a été remise à la charge de Virunga et qui, automatiquement, pèse sur les clients. » Cette justification n’a, pour l’instant, pas convaincu les usagers qui estiment ne pas avoir été informés de cette répercussion.

Enfin, le responsable a appelé les habitants à « recourir aux bons contacts » officiels de la société pour signaler les problèmes, plutôt que de passer par des intermédiaires, afin d’éviter les délais dans la prise en charge.

Cette polémique met en lumière les tensions récurrentes autour du service public de l’électricité à Goma, entre les attentes légitimes de la population, les défis techniques et les réalités économiques et fiscales. Elle soulève également la question de la régulation des revendeurs et de la transparence dans la communication sur les tarifs.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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À la UneEnvironnement

Beni : naissance des jumeaux gorilles de montagne dans le parc national des Virunga

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

Une nouvelle naissance des jumeaux gorilles de montagne a eu lieu au sein de la famille « Bageni » dans le parc national des Virunga, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, selon un communiqué publié mercredi par le service de communication du Parc national des Virunga.

« Une naissance de jumeaux a été confirmée en ce début de l’année 2026 au sein de la famille Bageni, la plus grande famille de gorilles du Parc National des Virunga (secteur Mikeno) », lit-on dans le communiqué du service de communication du Parc national des Virunga.

 « Cette naissance a été observée dans la zone de Kibumba, lors des activités de suivi de routine », poursuit le  communiqué partagé à travers diverses plateformes digitales, précisant que « les jumeaux sont nés de la femelle Mafuko, déjà connue pour une précédente naissance de jumeaux en 2016 ».
Cette naissance de jumeaux est la première enregistrée en 2026 dans le Parc. Elle porte à 59 le nombre de membres de la famille Bageni, la plus grande du Parc. Les naissances gémellaires chez les gorilles de montagne sont rares et présentent des défis supplémentaires, en particulier pendant les premiers mois, lorsque les bébés sont entièrement dépendants de leur mère pour se nourrir et se déplacer. Suite à la naissance, des mesures de surveillance et de protection supplémentaires seront mises en place afin d’observer de près les jumeaux et de favoriser leur santé et leur survie pendant cette période critique.


Zoom sur Mafuko, la Méré des jumeaux gorilles


Mafuko est née dans la famille Kabirizi le 23 mai 2003. Après l’assassinat de sa mère par des individus armés le 8 juin 2007, elle est restée avec la famille Kabirizi aux côtés de sa sœur Tumaini. En janvier 2013, lors de la scission de la famille, Kabirizi, Mafuko a rejoint la famille Bageni. Trois ans plus tard, sa sœur Tumaini l’a rejoint dans la famille Bageni après une interaction entre les deux groupes. À l’âge de 22 ans, Mafuko a donné naissance à sept enfants, dont des jumeaux en 2016. Malheureusement, ces jumeaux sont décédés une semaine après leur naissance.
La naissance de ces jumeaux représente un événement majeur pour la dynamique de la famille Bageni et pour les efforts de conservation en cours visant à soutenir la croissance continue de la population de gorilles de montagne menacés d’extinction dans le Parc National des Virunga.
La protection et la conservation continues des gorilles de montagne dans le Parc National des Virunga sont rendues possibles grâce au soutien de l’Union européenne et de l’UNESCO.

ACP

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À la Une

CAN 2025 : Les quarts de finale se dessinent après des huitièmes de finale tranchants

by admin9775 7 janvier 2026
written by admin9775

La phase à élimination directe de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 a tenu toutes ses promesses en matière d’intensité et de suspense. Les huitièmes de finale, clôturés ce mardi, ont vu les favorites confirmer leur statut, parfois au forceps, et dessinent des quarts de finale explosifs.

Les Éléphants, solides et impériaux

Les champions en titre, la Côte d’Ivoire, ont envoyé un message fort en dominant le Burkina Faso (3-0) avec autorité à Marrakech. Portés par un Amad Diallo étincelant (1 but, 1 passe décisive), les Éléphants ont démontré une solidité à toute épreuve et une redoutable efficacité. Ils se présenteront en favoris face à l’Égypte samedi 10 janvier, dans une reprise du classique du football africain.

Les Super Eagles, portés par un duo infernal

De leur côté, les Super Eagles du Nigeria n’ont laissé aucune chance au Mozambique (4-0). Le duo Victor Osimhen – Ademola Lookman a encore fait des siennes, cumulant à eux deux buts et passes décisives. L’équipe nigériane, finaliste de la dernière édition, affiche une puissance offensive qui en fait un sérieux candidat au titre. Elle affrontera en quarts de finale l’Algérie, vendredi 10 janvier.

Les Fennecs arrachent leur qualification dans la douleur

En effet, l’Algérie s’est qualifiée au terme d’un match éprouvant contre la République Démocratique du Congo (1-0 a.p.). Après 118 minutes de lutte acharnée et stérile, le remplaçant Adil Boulbina a offert la qualification aux Fennecs d’une magnifique frappe lointaine. Les Léopards congolais quittent la compétition la tête haute, mais les Algériens devront se montrer plus tranchants face à la redoutable attaque nigériane.

Les Lions indomptables résistent, les Atlas Lions les attendent

Le Cameroun a, quant à lui, fait preuve de réalisme et de force mentale pour vaincre l’Afrique du Sud (2-1). Sans briller techniquement, les Lions Indomptables ont su être efficaces aux moments clés. Ils se heurteront au Maroc, pays hôte, vendredi 9 janvier à Rabat. Les Atlas Lions, qui ont peiné face à la Tanzanie (1-0), savent qu’ils devront élever leur niveau pour venir à bout d’une équipe camerounaise revigorée.

Le tableau des quarts de finale est donc le suivant :

  • Vendredi 9 janvier : Maroc vs Cameroun
  • Samedi 10 janvier : Côte d’Ivoire vs Égypte ; Nigeria vs Algérie
  • Dimanche 11 janvier : [Attente du dernier quart de finale].

La CAN 2025 entre dans sa phase décisive avec des affiches de haut vol qui promettent d’enflammer le continent. Le chemin vers le titre se resserre pour les huit équipes encore en lice.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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