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À la Une

À la UneMonde

Crise sociale en France: pris pour cible, Emmanuel Macron riposte et assume son action

by admin9775 21 octobre 2026

Le déplacement d’Emmanuel Macron au Moyen-Orient, en pleine crise sociale et après les violences qui ont eu lieu en France les 17 et 18 octobre, a été vivement critiqué. Le président français a choisi de répondre, ce mercredi 21 octobre, à l’occasion d’un point presse organisé à Doha au Qatar. Le chef de l’État a manifesté une certaine exaspération face aux attaques dont il est l’objet.

Depuis son allocution solennelle donnée au palais de l’Élysée, dimanche 18 octobre après un week-end de grosses tensions sociales et de violences, Emmanuel Macron n’est pas épargné par les critiques. Parce qu’il n’a rien annoncé, aux yeux de certains observateurs, et parce qu’il a décidé, malgré la situation, de s’envoler vers le Moyen-Orient – Koweït, EÉmirats arabes unis, Bahreïn, Qatar et Arabie saoudite, entre le 19 au le 21 octobre.

Mais le président assure ne rien regretter et avoir gardé un œil sur la situation en France : « J’assume totalement d’avoir maintenu ce qui était prévu. J’ai donné un cap un instruction qui sont appliqués. J’ai eu deux fois par jour le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur également. »

Une déclaration qui ressemble peut-être à une justification, mais une réponse aussi à ceux qui se sont étonnés de le voir quitter le territoire en pleine crise. Son ancien Premier ministre, Édouard Philippe, a par exemple jugé que cette décision n’était pas « opportune ». Son prédécesseur, François Hollande, l’a encore critiqué ce 21 octobre sur France Inter : « Nous avons à affaire à un gouvernement qui est faible, un président de la République qui est absent, et nous sommes dans une fin de mandat. Il y a eu sûrement un manque d’expérience par rapport à ce qu’est une grande manifestation. »

« Ces gens n’aiment pas notre pays, ces gens m’indisposent »

Pourtant, selon Emmanuel Macron, la situation est sous contrôle. Le président affirme qu’il a donné une feuille de route au gouvernement et qu’une méthode est engagée pour remédier aux défaillances du dispositif de maintien de l’ordre mis en place le week-end dernier par son ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Une vision assez éloignée de la réalité du débat en France, où Sébastien Lecornu et le gouvernement font face à une levée de boucliers des responsables politiques de tous bords depuis le début de la semaine, accusés de faiblesse par les uns, d’abus par les autres. La cheffe de fil du Rassemblement national, Marine Le Pen, a même affirmé que le gouvernement avait « perdu la maîtrise de tout ».

Les critiques sont aussi venues de l’étranger : le président états-unien, Donald Trump, en a par exemple profiter pour dire qu’il soutenait Marine Le Pen pour la présidentielle et a relié les violences et les pillages qui ont eu lieu en France à l’immigration. Cette fois-ci, Emmanuel Macron a réglé ses comptes avec le pensionnaire de la Maison Blanche : « Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n’aiment pas notre pays. Donc ces gens m’indisposent. (…) Je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne, dans la région ou de l’autre côté de l’Atlantique, qui relaient ce qu’évidemment, des sphères veulent faire croire de ce qui s’est passé en France. Ils font campagne sur notre dos. » Le locataire de l’Élysée a aussi eu des mots durs pour La France insoumise, parti où il y a eu « trop de gens ambigus, trop de gens pour expliquer qu’il y avait des violences légitimes ». « Non, il n’y a aucune violence légitime », a-t-il martelé.

De retour en France dans la soirée de ce 21 octobre, Emmanuel Macron semble avoir l’intention de reprendre la main. Depuis Doha, il a annoncé que son agenda de jeudi sera consacré à la crise : une réunion est prévue avec les services de renseignement le matin, avant un déplacement auprès des forces de sécurité l’après-midi – Sébastien Lecornu, lui, réunira lui les partis politiques à Matignon. Mais dans son propre camp, certains craignent ses prises de parole. Un proche d’un candidat à la présidentielle estime que « s’il parlait un peu moins, ça aiderait tout le monde ».

RFI

37 Vues
21 octobre 2026
À la UneSport

Ligue des champions : le PSG renverse le Barça (4-2) et met fin à son invincibilité

by admin9775 21 octobre 2026

Le Paris Saint-Germain a remporté le choc de la troisième journée de la Ligue des champions en s’imposant 4-2 face au FC Barcelone, mardi 20 octobre, au Parc des Princes. Au terme d’une rencontre spectaculaire, les Parisiens ont fait la différence dans les vingt dernières minutes, mettant fin à la série de onze victoires consécutives du club catalan cette saison.

Désiré Doué lance les Parisiens

Dès les premières minutes, le PSG affiche ses intentions offensives. Khvicha Kvaratskhelia trouve le poteau dès la 2e minute, tandis qu’Ousmane Dembélé et Désiré Doué mettent à contribution le gardien barcelonais Joan Garcia.

Mais la soirée parisienne est marquée par la sortie prématurée de Dembélé. Le Ballon d’Or quitte la pelouse à la 19e minute, se tenant l’arrière de la cuisse gauche.

Malgré cette perte, les Parisiens poursuivent leur domination. Après plusieurs occasions, notamment une tête de Ferran Torres repoussée par Joan Garcia, Désiré Doué débloque la situation à la 38e minute d’une puissante frappe du droit à l’entrée de la surface.

Le Barça avait également eu une occasion de prendre l’avantage sur une action impliquant Raphinha et Dani Olmo, dont la frappe était passée tout près du poteau de Matveï Safonov. Olmo a toutefois dû quitter ses partenaires sur blessure à la 27e minute.

Le Barça revient, Paris accélère

Au retour des vestiaires, Achraf Hakimi bute sur Joan Garcia après une passe remarquable de Doué. Le FC Barcelone réagit et égalise à la 55e minute grâce à Xavi Espart, auteur d’une frappe du droit au premier poteau qui surprend Safonov.

Les Catalans prennent ensuite davantage d’initiatives, à l’image d’une tentative de Gavi à la 61e minute. Mais le PSG retrouve progressivement son allant offensif à l’approche du dernier quart d’heure.

À la 71e minute, Ferran Torres touche le poteau parisien. Dans la foulée, Lucas Hernandez redonne l’avantage au club de la capitale en dominant son adversaire dans les airs et en plaçant une tête victorieuse.

Vitinha et Fabian Ruiz scellent la victoire

Le FC Barcelone refuse cependant de céder. À la 79e minute, Lamine Yamal remet les deux équipes à égalité d’une frappe du bout du pied dans un angle fermé.

La réaction parisienne est immédiate. Deux minutes plus tard, Vitinha redonne l’avantage au PSG grâce à une demi-volée du droit qui laisse Joan Garcia sans réponse.

À la 86e minute, Fabian Ruiz profite d’une situation favorable à bout portant pour inscrire le quatrième but parisien et creuser définitivement l’écart.

Paris confirme, le Barça tombe

Avec cette victoire 4-2, le PSG signe une performance de référence face à un adversaire qui avait remporté ses onze premiers matchs de la saison, inscrivant 48 buts au passage, selon les chiffres rapportés avant cette rencontre.

Les Parisiens conservent ainsi la première place du classement, tandis que le FC Barcelone voit sa série d’invincibilité prendre fin. Ce choc européen aura tenu ses promesses, avec six buts, des rebondissements et une fin de match particulièrement intense.

Par Marius Bopenga
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48 Vues
21 octobre 2026
À la UneAfrique

L’Union africaine appelle au dialogue et met en garde contre toute escalade politique

by admin9775 21 octobre 2026

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, appelle les acteurs politiques congolais à privilégier les moyens pacifiques pour résoudre les tensions en République démocratique du Congo et à préserver les perspectives de dialogue et de réconciliation nationale. Dans un communiqué publié le lundi 19 octobre 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie, il réaffirme également l’attachement de l’organisation continentale à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC.

Un dialogue national inclusif encouragé

Dans son communiqué, Mahmoud Ali Youssouf salue les efforts du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo en faveur d’un dialogue politique national inclusif. Selon lui, cette démarche devrait associer l’ensemble des acteurs politiques et sociaux concernés, dans le respect des institutions de la République.

Le président de la Commission de l’UA exhorte par ailleurs les différentes parties à faire preuve de retenue et à éviter toute initiative susceptible d’aggraver les tensions. Il insiste sur la nécessité de préserver les possibilités de dialogue et de réconciliation nationale.

Il rappelle, dans ce cadre, les principes consacrés par l’Acte constitutif de l’Union africaine, la Déclaration de Lomé de 2000 et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance. Ces textes condamnent les changements anticonstitutionnels de gouvernement, notamment la prise du pouvoir par la force et le renversement des institutions démocratiquement établies.

Doha et Washington au cœur des efforts de paix

Au-delà des tensions politiques internes, Mahmoud Ali Youssouf souligne l’importance de préserver les acquis des processus diplomatiques de Doha et de Washington, de mettre en œuvre les engagements souscrits, de respecter le cessez-le-feu et de garantir la protection des populations civiles.

L’Union africaine réaffirme également son soutien aux efforts de médiation conduits par Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise et médiateur de l’organisation continentale. Ces initiatives bénéficient de l’appui du Panel des facilitateurs de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

Mahmoud Ali Youssouf assure enfin que l’UA reste disponible pour accompagner les initiatives régionales et internationales visant à parvenir à une paix durable en RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Un contexte politique et sécuritaire toujours tendu

Cet appel intervient alors que les discussions autour d’un dialogue national inclusif se poursuivent en RDC, parallèlement aux efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit dans l’Est du pays.

Le 16 octobre 2026, l’ancien président congolais Joseph Kabila a pris la tête d’une nouvelle structure issue de l’AFC/M23, dénommée Front pour la refondation de la nation (FRN), selon les informations rapportées dans ce contexte politique.

Malgré les processus de Doha et de Washington, des inquiétudes persistent quant au respect du cessez-le-feu et à la concrétisation des engagements pris. Le 15 octobre, les États-Unis ont de nouveau appelé Kinshasa et l’AFC/M23, désormais regroupés sous la dénomination FRN dans le texte fourni, à tirer parti des avancées des négociations de Doha pour finaliser les protocoles de l’accord-cadre.

À travers son communiqué, l’Union africaine réaffirme ainsi sa volonté de soutenir les démarches diplomatiques, tout en appelant les acteurs congolais à éviter l’escalade et à privilégier une solution pacifique à la crise. La protection des civils, le respect des engagements de paix et la préservation de la souveraineté congolaise demeurent au centre de son message.

Par Pascal Kabeya
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21 octobre 2026
À la UneCommunications politiques

RDC : le LGD d’Augustin Matata Ponyo saisit Jacquemain Shabani pour contester son interdiction

by admin9775 20 octobre 2026

Le parti politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD), cher à l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo, conteste la décision interdisant le fonctionnement de treize partis politiques de l’opposition sur l’ensemble du territoire national. Dans une correspondance adressée au vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, le LGD exprime son désaccord et sollicite le réexamen de cette mesure.

Dans sa lettre, le parti demande que cette décision soit réévaluée à la lumière des faits, des principes de droit et des exigences liées à la préservation de l’État de droit en République démocratique du Congo.

Le LGD défend son engagement républicain

Dans sa correspondance à Jacquemain Shabani, le LGD rappelle que son engagement politique repose sur la promotion d’une gouvernance responsable, la primauté du droit, la justice sociale, la lutte contre la corruption, la transparence et le respect des libertés fondamentales.

Le parti affirme privilégier la compétition démocratique et considère que les divergences politiques doivent être réglées par le débat, la confrontation des idées et le respect des institutions républicaines.

« C’est précisément au regard de ces principes que nous sommes surpris de voir une formation politique qui a toujours revendiqué une démarche républicaine faire l’objet d’une mesure aussi radicale », déclare le parti d’Augustin Matata Ponyo.

Le LGD estime que cette interdiction est susceptible de compromettre l’exercice de ses activités politiques et de porter atteinte aux droits de ses membres et sympathisants.

Matata Ponyo réclame des justifications juridiques

Dans sa démarche auprès du patron de l’Intérieur, le LGD souligne qu’une mesure de cette ampleur devrait reposer sur des « faits précis, établis et juridiquement fondés ». Il insiste également sur la nécessité d’une motivation explicite permettant aux formations politiques concernées de répondre par les voies légales appropriées.

En saisissant directement Jacquemain Shabani, le parti d’Augustin Matata Ponyo entend ainsi obtenir un réexamen de la décision qui affecte son fonctionnement. Il invoque les principes de droit et les garanties démocratiques pour défendre ses activités politiques ainsi que les droits de ses militants et sympathisants.

Par Marius Bopenga
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20 octobre 2026
À la Une

Ouganda: un opposant rwandais retrouvé décapité près de Kampala

by admin9775 20 octobre 2026

La police ougandaise a confirmé, lundi 19 octobre, la mort de Robert Kabera, un ancien militaire et opposant rwandais. Son corps décapité a été retrouvé près de Kampala, durant le week-end. Cet ancien sergent-major et chanteur connu au sein de l’Army Jazz Band – la troupe musicale des forces de défense du Rwanda – était réfugié en Ouganda depuis quelques années. Les circonstances de sa mort et l’état de sa dépouille causent l’effroi et soulèvent de nombreuses interrogations sur le mobile du meurtre.

Le corps décapité de Robert Kabera a été retrouvé, samedi 17 octobre, près de la maison que cet opposant rwandais construisait dans la localité de Kammengo, à une cinquantaine de kilomètre au sud-ouest de Kampala. Selon les témoignages de sa famille, relayés par la presse ougandaise, Robert Kabera est arrivé, vendredi 16 octobre au soir, dans ce district. Il aurait été aperçu pour la dernière fois dans un bar du village qu’il aurait quitté vers 21h00.

Le chauffeur de moto-taxi qui l’accompagnait serait aujourd’hui recherché par la police ougandaise, qui a confirmé avoir identifié le corps de Robert Kabera « dont la tête a été tranchée ». Les services de police ont précisé qu’« une enquête sur les circonstances de ce décès a été ouverte ».

Celui qui était également connu sous le nom de Sergent Robert était suivi par près de 145 000 personnes sur sa chaîne YouTube, où il postait régulièrement des vidéos dans lesquelles il se montrait très critique envers les autorités de Kigali. Robert Kabera avait quitté le Rwanda, en 2020. Il faisait face à des accusations de viol et était recherché dans son pays. Le sergent avait rejeté publiquement ces accusations qu’il disait fabriquées de toutes pièces.

RFI

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20 octobre 2026
À la UneDiaspora

Violences en France : pourquoi des dirigeants mettent-ils en cause l’immigration ?

by admin9775 20 octobre 2026

Au lendemain des violences qui ont émaillé des manifestations largement pacifiques en France, certains dirigeants internationaux, dont le président américain Donald Trump, rejettent la faute sur l’immigration.

« Dire que c’est l’immigration, c’est s’en prendre à toute une communauté. »

Pour Diabagate Adama, un immigré africain qui travaille depuis près d’une décennie dans le secteur de la sécurité privée en France, attribuer aux immigrés la responsabilité des violences qui ont secoué le pays en marge des manifestations du 17 octobre est à la fois injuste et trompeur.

Des manifestations des Gilets jaunes aux débordements lors de grands matchs de football, Diabagate Adama a été témoin de nombreuses vagues de contestation. Il estime toutefois que les dernières violences ont été particulièrement alarmantes.

Alors qu’il s’inquiète de l’impact sur les entreprises et les moyens de subsistance, un discours différent émerge de la part de dirigeants politiques situés à des milliers de kilomètres du pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré que la France était « en feu », imputant le soi-disant déclin du pays à l’immigration.

Son vice-président, JD Vance, et le Premier ministre hongrois Péter Magyar ont également établi un lien entre ces violences et l’immigration, se servant de ces troubles pour défendre un durcissement des politiques frontalières.

Pourtant, les manifestations ayant fleuri ces dernières semaines à travers la France sont d’abord le fait de lycéens et d’étudiants qui demandent de meilleures conditions d’éducation. Le mouvement s’est ensuite étendu à une contestation plus large contre la hausse du coût de la vie et la dégradation des services publics.

Comment une crise née de revendications nationales a-t-elle pu se transformer en un débat international sur l’immigration ? Et que signifie ce débat pour les Africains qui ont élu domicile en France ?

Des étudiants manifestent contre le manque de moyens dans les établissements scolaires à Rennes, en France, le 13 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Des étudiants manifestent contre le manque de moyens dans les établissements scolaires à Rennes, en France, le 13 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

De manifestations lycéennes à une contestation nationale

La contestation a émergé en septembre, lorsque des lycéens sont descendus dans la rue pour dénoncer la détérioration des bâtiments scolaires, la pénurie d’enseignants et d’autres problèmes touchant l’éducation.

Leur frustration s’est rapidement propagée au-delà des salles de classe, suscitant le soutien des enseignants, des syndicats et de Français mécontents de la hausse du coût de la vie.

Samedi 17 octobre, entre 550 000 et 800 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur et les organisateurs respectivement, ont manifesté à travers la France. Si de nombreux cortèges ont défilé dans le calme, certaines manifestations ont dégénéré en violences.

Ces violences ont accentué la pression sur l’exécutif déjà aux prises avec des divisions politiques, une dette croissante et une bataille difficile autour des dépenses publiques.

Mais hors de France, ces troubles ont pris une dimension politique différente.

Des passants observent des voitures calcinées au lendemain d'une manifestation à Paris, le 18 octobre 2026 Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

Des passants observent des voitures calcinées au lendemain d’une manifestation à Paris, le 18 octobre 2026 Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

« On ne peut pas rejeter la faute sur toute une communauté »

Diabagate Adama, qui dirige des opérations de sécurité à Paris depuis 2017, se dit surpris par l’ampleur des dégâts.

« Cette fois-ci, je pense que la crise a été extrêmement violente », déclare-t-il à Africanews, mettant notamment en avant les attaques contre des bâtiments publics et des symboles de l’État.

« Nous avons déjà connu des crises marquées par des dégâts, des pillages et des affrontements entre la police et les manifestants », poursuit-il, estimant également que de nombreux commerces n’étaient pas suffisamment préparés.

Mais lorsqu’on lui demande si l’immigration est responsable de ces troubles, Diabagate Adama rejette cette suggestion.

« On ne peut pas nécessairement dire que l’immigration est responsable de ces troubles », explique-t-il. « Prétendre que c’est l’immigration, c’est s’en prendre à toute une communauté. »

Il cite l’exemple des étudiants à l’origine des manifestations, soulignant qu’ils provenaient d’horizons divers. Ses propos mettent en lumière une préoccupation au cœur du débat sur l’immigration : le risque de tenir des communautés entières pour responsables d’actes commis par des individus.

Des pompiers éteignent un incendie survenu à la suite d'une manifestation à Paris, le 17 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Des pompiers éteignent un incendie survenu à la suite d’une manifestation à Paris, le 17 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

« Pas menacés »

Malgré une rhétorique politique de plus en plus virulente à l’encontre des immigrés, Diabagate Adama affirme ne pas se sentir personnellement menacé en tant qu’immigré africain vivant en France.

Sa principale préoccupation est d’ordre économique. « Nous ne nous sentons pas menacés. Le seul problème, c’est que [les violences freinent] l’activité commerciale », souligne-t-il.

Son travail consiste à fournir du personnel de sécurité aux magasins et autres locaux commerciaux. Lorsque ces commerces sont endommagés ou contraints de fermer, les conséquences peuvent se répercuter sur les entreprises de sécurité et leurs employés.

Diabagate Adama explique que certaines structures touchées pourraient mettre des semaines, voire des mois, à rouvrir, ce qui perturberait les contrats de sécurité et risquerait de réduire les revenus. « C’est là que nous sommes perdants », estime-t-il.

Diabagate Adama cleared

Diabagate Adama cleared

Quel impact pour les Africains vivant en France ?

Les relations entre la France et l’Afrique remontent à plusieurs siècles, façonnées par l’histoire coloniale, les migrations, le commerce et les liens culturels.

Aujourd’hui, des personnes ayant des racines dans des pays comme la Tunisie, l’Algérie, le Sénégal, le Maroc, le Mali ou la Côte d’Ivoire font partie intégrante de la société française.

Leurs expériences, leur statut juridique et leurs relations avec la France varient considérablement. Pourtant, les débats politiques sur l’immigration peuvent parfois brouiller ces distinctions, en particulier lorsque les discussions sur les migrations sont associées à la sécurité nationale ou aux troubles à l’ordre public.

Des manifestants lors d'une manifestation contre la hausse du coût de la vie, se joignant aux revendications des étudiants, à Paris, le 17 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Des manifestants lors d’une manifestation contre la hausse du coût de la vie, se joignant aux revendications des étudiants, à Paris, le 17 octobre 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved

Les troubles récents surviennent alors que la France se prépare à l’élection présidentielle de 2027, déjà marquée par la récurrence de discours autour de l’immigration et de l’identité nationale.

Le Rassemblement national, parti d’extrême droite, prône depuis longtemps un durcissement des contrôles aux frontières et cherche à étendre son influence politique.

Les déclarations de Donald Trump, JD Vance et Péter Magyar montrent à quel point les événements en France s’inscrivent aussi dans un débat international plus large sur les migrations.

Une crise aux ramifications multiples

La France doit désormais relever le défi de rétablir le calme tout en s’attaquant aux frustrations qui ont poussé des centaines de milliers de personnes à descendre dans la rue.

Pour certains responsables politiques à l’étranger, ces scènes de violences sont devenues un signal d’alarme concernant l’immigration. Pour d’autres, elles reflètent des problèmes économiques et sociaux plus profonds et sans lien tangible avec l’immigration.

Et pour des personnes comme Diabagate Adama, la crise se fait sentir de manière plus immédiate.

Mais au cœur du débat sur l’immigration, une question plus fondamentale demeure : comment des manifestations concernant l’éducation et le coût de la vie ont-elles pu se transformer en une controverse sur la question de savoir qui a sa place en France ?

 Africanews

49 Vues
20 octobre 2026
À la UneSport

Léopards : Charles Pickel écarté du groupe, son avenir en sélection en question

by admin9775 20 octobre 2026

Le milieu de terrain congolais Charles Pickel ne fait plus partie du groupe des Léopards, à la suite d’une décision de l’encadrement de l’équipe nationale. Si les raisons officielles de cette mesure n’ont pas été détaillées, des informations évoquent des tensions liées à son changement de statut au sein de la sélection.

Une frustration qui aurait affecté son comportement

Selon les informations rapportées, Charles Pickel aurait mal vécu son passage du statut de titulaire à celui de remplaçant. Cette frustration aurait affecté son attitude durant le rassemblement des Léopards aux États-Unis, suscitant des réactions négatives de la part de certains coéquipiers et membres du staff technique.

Des comportements similaires lui auraient déjà été reprochés par le passé, malgré plusieurs mises en garde. Cette fois, la situation aurait conduit à son éviction du groupe.

Toutefois, les motifs précis de cette décision n’ayant pas été officiellement détaillés, ces éléments doivent être considérés avec prudence.

Un retour encore envisageable

L’écartement de Charles Pickel ne signifie pas nécessairement que les portes de la sélection lui sont définitivement fermées. Un éventuel retour dépendra notamment de son attitude, de sa capacité à tirer les leçons de cette situation et de ses performances en club.

Une concurrence accrue au milieu de terrain

La concurrence s’annonce également plus intense dans l’entrejeu congolais, avec l’émergence de nouveaux profils comme Banzuzi, Ndezi, Mokio et Paris Maghoma. Ces joueurs pourraient renforcer les options à la disposition du staff technique et rendre les places plus difficiles à obtenir.

Dans ce contexte, Charles Pickel devra non seulement retrouver son meilleur niveau en club, mais aussi convaincre l’encadrement de sa capacité à s’intégrer pleinement dans la dynamique collective.

Au-delà du cas individuel du milieu congolais, cette situation remet en avant un enjeu essentiel pour les Léopards : préserver la cohésion du groupe et maintenir un équilibre entre les ambitions individuelles et les exigences collectives.

Par Marius Bopenga
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20 octobre 2026
À la UnePolitique

RDC : Laurent Nkunda aperçu à Goma aux côtés de cadres du FRN de Joseph Kabila

by admin9775 20 octobre 2026

L’ancien chef rebelle Laurent Nkunda aurait fait son apparition à Goma, où il aurait été aperçu aux côtés de plusieurs cadres du Front pour la refondation de la nation (FRN), le nouveau mouvement politico-militaire associé à l’ancien président congolais Joseph Kabila. Cette présence intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires et de spéculations sur les alliances susceptibles de se nouer autour de l’AFC/M23.

Laurent Nkunda, ancien chef du CNDP en République démocratique du Congo, aurait-il été libéré par le Rwanda après près de 18 ans de détention à Kigali ? Sa photo fait actuellement le buzz sur les réseaux sociaux, suscitant de nombreuses interrogations sur son sort.

Ces développements alimentent les interrogations sur les relations entre les différents acteurs politiques et militaires présents dans l’Est de la République démocratique du Congo. Toutefois, les informations disponibles dans les éléments rapportés ne permettent pas d’établir l’existence d’un ralliement officiel de Laurent Nkunda au FRN.

Le rôle de Laurent Nkunda évoqué dans un rapport de l’ONU

Un rapport du Groupe d’experts des Nations unies publié en avril 2025 aurait indiqué que le Rwanda avait envisagé de confier à Laurent Nkunda un rôle stratégique au sein de l’AFC/M23, dans le but de renforcer la cohésion interne du mouvement.

Cette éventualité s’inscrirait dans un contexte de divisions et de rivalités au sein de la rébellion, notamment autour du leadership et de la répartition des responsabilités. À ce stade, les éléments rapportés évoquent un projet de nomination, sans établir qu’il aurait effectivement été mis en œuvre.

Ancien général congolais et ex-chef du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), Laurent Nkunda est associé à plusieurs épisodes de violences dans l’Est de la RDC. Il fait l’objet de sanctions internationales et son parcours est marqué par de graves accusations de violations des droits humains.

Des contacts présumés avec des cadres de l’AFC/M23

Le même rapport de l’ONU mentionnerait également des contacts réguliers entre Joseph Kabila, Moïse Katumbi, John Numbi et des cadres de l’AFC/M23 ainsi que leurs soutiens régionaux.

Ces contacts présumés ne suffisent toutefois pas, à eux seuls, à démontrer une adhésion formelle à la rébellion ou l’existence d’une alliance politique ou militaire conclue entre ces personnalités et le mouvement.

La distinction est importante dans un contexte où les rapprochements supposés et les mouvements de figures politiques font l’objet de nombreuses interprétations.

Goma, au cœur des recompositions politiques et militaires

La présence présumée de Laurent Nkunda aux côtés de cadres du FRN, si elle est confirmée, pourrait relancer les interrogations sur les rapports entre les différentes composantes de la rébellion et les acteurs politiques qui gravitent autour de la crise dans l’Est du pays.

Elle intervient alors que les efforts diplomatiques visant à rétablir la paix entre la RDC et le Rwanda se poursuivent, sur fond de tensions persistantes et de déplacements de populations civiles.

Pour l’heure, plusieurs questions restent ouvertes : la nature exacte de la présence de Laurent Nkunda à Goma, son éventuel rôle au sein du FRN et l’existence de liens opérationnels entre ce mouvement et l’AFC/M23. En l’absence de confirmations indépendantes, ces éléments doivent être considérés avec prudence.

Par Basengezi Ntomo, correspondant à Goma
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20 octobre 2026
À la UneReligion

Équateur : un prêtre meurt après la chute d’un crucifix en pleine messe à Guayaquil

by admin9775 20 octobre 2026

Un drame s’est produit le 17 octobre 2026 dans une paroisse catholique de Guayaquil, en Équateur. Le père Patricio Alfredo Sánchez Molinari, prêtre rédemptoriste, est décédé après qu’un imposant crucifix en bois lui est tombé sur la tête alors qu’il célébrait la messe.

La scène, captée lors d’une célébration retransmise en direct et relayée sur les réseaux sociaux, a suscité une vive émotion parmi les fidèles. Selon les informations rapportées par plusieurs médias, le prêtre a succombé à ses blessures quelques heures après l’accident.

Un accident survenu pendant la célébration eucharistique

Le drame s’est produit alors que le père Patricio Sánchez Molinari officiait devant les fidèles. La chute du crucifix, installé près de l’autel, l’a violemment atteint à la tête.

Quelques instants avant l’accident, le prêtre avait notamment évoqué la mort dans sa réflexion spirituelle, déclarant, selon les extraits relayés : « Un jour, nous tous qui sommes ici, nous mourrons aussi. »

Cette phrase, prononcée peu avant le drame, a particulièrement marqué les internautes qui ont découvert la vidéo de la célébration.

L’Église catholique rend hommage au prêtre

À la suite de son décès, l’archidiocèse de Guayaquil a organisé une messe de requiem en mémoire du père Patricio Alfredo Sánchez Molinari, membre de la Congrégation du Très Saint Rédempteur.

La célébration a été présidée par le cardinal Luis Cabrera, archevêque de Guayaquil, en présence d’évêques auxiliaires, de prêtres, de membres de la congrégation rédemptoriste et de nombreux fidèles.

L’archidiocèse a également exprimé sa gratitude pour les nombreux messages de condoléances reçus de différents pays, tout en invitant les fidèles à prier pour le repos éternel de l’âme du défunt.

La mort du père Patricio Sánchez Molinari laisse ainsi une profonde émotion au sein de sa communauté religieuse. Les circonstances tragiques de sa disparition, survenue au cours même de la célébration eucharistique, ont donné à cet événement une résonance particulière auprès des catholiques et sur les réseaux sociaux.

Par Marius Bopenga
CONGO PUB Onlin
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20 octobre 2026
À la UneSport

Léopards : blessé, Aaron Wan-Bissaka incertain pour le prochain rassemblement

by admin9775 20 octobre 2026

Mauvaise nouvelle pour la sélection de la République démocratique du Congo. Le défenseur congolais  Aaron Wan-Bissaka est écarté des terrains d’Aston Villa pour au moins trois semaines en raison d’une blessure aux ischio-jambiers subie lors du match de Premier League contre Newcastle United .

Ce latéral droit de 28 ans a quitté le terrain à la 77ᵉ minute de la victoire 1-0 d’Aston Villa, après avoir ressenti de fortes douleurs 

Foot Africa. Il avait débuté la rencontre et offert une bonne prestation avant sa sortie. Unai Emery a confirmé qu’il s’agissait d’une lésion aux ischio-jambiers, mais la durée exacte de l’absence dépendra des résultats des examens médicaux

Son retour est attendu vers la mi-novembre, ce qui compromet sérieusement ses chances de participer au prochain rassemblement des Léopards.

Cette blessure aggrave la crise au poste de latéral gauche, avec Ian Maatsen (cheville) et Matteo Ruggeri (ischio-jambiers) également absents 

Wan-Bissaka a été utilisé comme latéral gauche pour compenser, mais Emery doit désormais recourir à Tyrone Mings ou à d’autres options. Matty Cash a repris l’entraînement collectif, offrant un espoir de retour rapide

Un forfait probable pour les Léopards

Le rassemblement de la sélection congolaise devant débuter au plus tard le 8 novembre, la présence du défenseur figure désormais parmi les grandes incertitudes. Si la durée d’indisponibilité annoncée se confirme, Aaron Wan-Bissaka pourrait manquer ce rendez-vous international.

Cette éventuelle absence représenterait un coup dur pour les Léopards, tant le défenseur constitue un élément important de l’effectif national.

Le staff technique devra donc suivre l’évolution de son état physique avant de déterminer s’il pourra être disponible pour les prochaines échéances de la sélection.

Par Pascal Kabeya
CONGO PUB Online

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