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Société

À la UneSociété

Verdict reporté dans l’affaire Mutamba : tension et mobilisation populaire à Kinshasa

by admin9775 27 août 2025
written by admin9775

Le verdict très attendu dans l’affaire de détournement de fonds impliquant l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba a été reporté au lundi 1er septembre, pour des raisons organisationnelles, a annoncé la Cour de cassation.

Ce report intervient dans un climat de fortes tensions à Kinshasa, où des mesures de sécurité renforcées ont été déployées aux abords du tribunal pour prévenir tout débordement. Des unités antiémeutes, des jeeps et bus de police ont été positionnés autour du bâtiment, reflétant la crainte d’une mobilisation massive des partisans de Mutamba.

Les avocats de l’ancien ministre ont confirmé le report, précisant avoir reçu une correspondance officielle de la Cour indiquant un délai supplémentaire de cinq jours pour le prononcé de l’arrêt. Me⁴ Mutamba lui-même, bien que « découragé » par cette annonce, restait déterminé à se présenter à l’audience.

En dépit – ou à cause – de ce report, la ferveur populaire autour de sa figure ne faiblit pas. Depuis près de dix jours, des centaines de sympathisants campent devant son domicile et dans plusieurs points de la capitale pour afficher leur soutien, un phénomène rare dans l’histoire politique récente de la RDC.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag #JusticePourMutamba et les messages d’encouragement se multiplient. Beaucoup y voient moins un leader parfait qu’un symbole de résistance et d’espoir pour une jeunesse en quête de changement.

Rendez-vous est donc pris pour lundi prochain, sous haute surveillance sécuritaire et dans une attente désormais prolongée qui ne fait qu’accroître les passions de part et d’autre.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Verdict dans quelques heures pour l’ancien ministre Constant Mutamba : tension et mobilisation à Kinshasa

by admin9775 27 août 2025
written by admin9775

Le verdict dans l’affaire du présumé détournement de fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani, impliquant l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba, sera rendu dans quelques heures à la Cour de cassation.

La tension est palpable dans la capitale congolaise, où partisans et forces de l’ordre se préparent à un face-à-face tendre. Les sympathisants de Mutamba, qui ont organisé des veillées toute la nuit, affirment être prêts à se rassembler massivement devant le palais de justice malgré l’interdiction formelle décrétée par le parquet.

De son côté, la police nationale a été mobilisée en nombre pour boucler les abords de la Cour de cassation et du Bureau du Procureur général, afin d’empêcher tout rassemblement et de protéger magistrats et installations judiciaires. Les consignes restent strictes : arrestation immédiate de toute personne arborent des effigies ou scandant des slogans de soutien.

Malgré les risques, certains militants promettent de défier l’interdiction, jugeant cette mesure « anti-démocratique ». « Rien ne nous empêchera d’accompagner notre leader jusqu’au bout », a lancé l’un des organisateurs des veillées.

La décision de la Cour de cassation est attendue avec une intense expectation, autant par les soutiens de Mutamba que par les observateurs politiques, qui y voient un test crucial pour l’État de droit et l’indépendance de la justice en République Démocratique du Congo.

Affaire à suivre.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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27 août 2025 0 comments
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À la UneSociété

RDC : réquisitions sévères dans une affaire de complot contre le pouvoir en place

by admin9775 26 août 2025
written by admin9775

La justice militaire congolaise a requis, lundi, des peines allant jusqu’à quinze ans de réclusion à l’encontre de plusieurs officiers supérieurs, accusés d’avoir fomenté un complot visant à renverser les institutions. L’audience s’est tenue à la prison militaire de Ndolo, sous l’autorité de la Haute cour militaire.

Le représentant du parquet général militaire, le général-major magistrat Cyprien Muwau, a demandé la condamnation du général de brigade Ericsson Bakati et de plusieurs autres officiers — dont David Lusenge, le lieutenant-colonel Gervais Malaji, ainsi que les majors Paluku, Jean-Marie Kasereka et Philippe Mambolo — à 15 ans de servitude pénale principale, sans circonstances atténuantes. La destitution de leurs grades au sein des forces armées a également été requise.

Selon l’accusation, les prévenus auraient planifié un changement de régime par la force, menaçant ainsi la stabilité de l’État. « Il est établi que le général Bakati a orchestré une entreprise de subversion contre les institutions légales de la République », a affirmé le général Muwau durant son réquisitoire.

Ce procès, qui met en lumière des tensions internes au sein de l’armée, intervient dans un climat politique tendu, où les questions de sécurité et de loyauté institutionnelle occupent une place centrale. Les autorités civiles et militaires suivent le dossier avec une attention particulière, alors que le pays traverse une période marquée par des défis sécuritaires multiples.

La défense des accusés n’a pas encore présenté ses conclusions. Le verdict est attendu prochainement, sous haute surveillance juridique et politique.

Par Marius Bopenga
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26 août 2025 0 comments
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À la UneSociété

Les religieux unissent leur voix en vue du dialogue national inclusif

by admin9775 26 août 2025
written by admin9775

les Églises catholique et protestante engagées dans un processus de médiation pour tenter d’enrayer la crise politique et sécuritaire que traverse l’est du pays poursuivent la préparation du dialogue national inclusif qui doit avoir lieu prochainement. Après avoir travaillé pendant plus d’un mois avec la présidence qui leur avait demandé de fusionner leurs propositions avec celles formulées par d’autres confessions, ces dernières se sont associées avec la Plateforme des confessions religieuses au Congo et la Coalition interconfessionnelle pour la nation avec lesquelles elles ont présenté une feuille de route commune pour la suite du processus, ce lundi 25 août.

Le document annonce un « mois de la paix » rythmé par des cultes œcuméniques pour instaurer confiance et décrispation, suivi d’un dialogue entre experts pour mobiliser les compétences autour de solutions techniques. Ce n’est qu’ensuite qu’interviendra le dialogue politique proprement dit, dont les parties prenantes seront « la majorité au pouvoir, l’opposition politique non armée, l’opposition armée, la société civile, les autorités coutumières et traditionnelles, la diaspora congolaise et des personnalités indépendantes ou influentes issues du monde académique, culturel, intellectuel et économique », détaille le pasteur Éric Senga, secrétaire général et porte-parole de l’Église du Christ au Congo (ECC).

« Il faut des concessions, de la grandeur et le pardon »

Alors que les religieux souhaitent que les discussions débouchent sur un compromis « patriotique et durable », ceux-ci n’attendent désormais plus que la convocation officielle des assises par le président Félix Tshisekedi pour se mettre au travail, espérant qu’elle interviendra « le plus tôt possible » car « il y a urgence », reprend Éric Senga.

« Nous avons près de 7 millions de nos compatriotes qui sont en errance et la tension continue de monter. Nous avons donc demandé au chef de l’État que des actes soient posés le plus vite possible », explique encore celui-ci avant d’exhorter aussi « chacun à avoir un esprit d’apaisement et de surpassement parce que nous sommes dans une situation qui nécessite de la cohésion. Il faut par conséquent des concessions, de la grandeur et le pardon », conclut-il tandis que les religieux demandent aussi aux partenaires internationaux de la RDC de faire preuve d’un « accompagnement sincère et constructif ». 

RFI

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26 août 2025 0 comments
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À la UneSociété

L’arrestation d’un octogénaire, miroir des défis carcéraux et judiciaires en RDC

by admin9775 25 août 2025
written by admin9775

L’arrestation ce lundi de Camille Antoine Boyau, ancien Inspecteur général de la police judiciaire des parquets, âgé de 82 ans, relance le débat sur les conditions carcérales et l’application de la justice en République Démocratique du Congo. Son cas met en lumière les défis d’un système pénitentiaire en crise et questionne la pertinence de l’emprisonnement systématique pour les personnes âgées.

Un parcours judiciaire tumultueux
Suspendu en mars 2023 par le Ministre d’État chargé de la Justice, Boyau avait été réhabilité en février 2025 sur ordre du Vice-Premier ministre Jean-Pierre Lihau, avant que le Conseil d’État ne juge cette décision illégale. Son arrestation rapide et sa comparution devant le Procureur général près la cour d’appel de Kinshasa/Gombe illustrent les complexités administratives et juridiques qui entourent cette affaire.

La question de l’âge et de la détention
À 82 ans, Boyau incarne un dilemme judiciaire criant : faut-il incarcérer une personne âgée dans un système pénitentiaire déjà saturé et inadapté ? Les prisons congolaises, connues pour leur surpopulation et leurs conditions de vie précaires, peinent à répondre aux besoins fondamentaux des détenus, especially ceux requiring medical attention.

Une opportunité pour repenser les sanctions
Cette situation soulève la nécessité de développer des solutions alternatives à la détention traditionnelle :

  • Assignation à résidence avec surveillance électronique
  • Bracelet électronique pour contrôler les déplacements
  • Travaux d’intérêt général adaptés aux capacités physiques
  • Unités médicalisées pour les détenus vulnérables

Un système pénitentiaire en souffrance
La RDC compte actuellement [chiffre si disponible] établissements pénitentiaires, souvent surpeuplés et manquant de ressources médicales. Selon un rapport récent de [organisation nationale ou internationale], le taux d’occupation moyen dépasse les 200%, et les cas de malnutrition et de maladies y sont fréquents.

Vers une réforme humaniste de la justice
Des voix s’élèvent pour demander une approche plus nuancée de la sanction pénale :

« La justice doit punir, mais aussi protéger la dignité humaine. L’emprisonnement d’une personne âgée sans infrastructure adaptée peut constituer une peine inhumaine »
– Me Mavambo, avocat et défenseur des droits humains

Perspectives
Le cas Boyau pourrait créer un précédent juridique important. Les autorités judiciaires sont face à un choix : appliquer strictement la procédure pénale ou tenir compte des réalités carcérales et des impératifs humanitaires.

Alors que le dossier est entre les mains du Procureur général, cette affaire révèle les tensions entre impératifs judiciaires et réalités pratiques, dans un pays où le système pénitentiaire nécessite une réforme en profondeur.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Un officier de police congolais démissionne avec fracas en dénonçant la complicité de l’institution avec les bandits

by admin9775 25 août 2025
written by admin9775

Dans une vidéo devenue virale, Mboso Junior, officier S2 à la Légion nationale d’intervention de la Police nationale congolaise (PNC) et fils du deuxième Vice-Président de l’Assemblée nationale, a annoncé sa démission avec fracas, accusant l’institution policière de complicité active avec les bandits qui terrorisent Kinshasa.

Des accusations graves

L’officier, membre d’une unité d’élite spécialisée dans les interventions à haut risque, a livré un témoignage accablant : certains de ses collègues policiers faciliteraient délibérément les actes criminels des bandits urbains, créant ainsi un climat d’insécurité intolérable pour les habitants de la capitale.

« J’ai servi la police avec honneur, mais je ne peux plus fermer les yeux sur cette complicité qui met en danger nos concitoyens », a-t-il déclaré, qualifiant même la situation de « génocide ».

Une démission définitive, mais un engagement qui persiste

Mboso Junior affirme avoir déjà officiellement déposé sa démission. S’il quitte définitivement la police, il promet de continuer à œuvrer pour la sécurité et le bien-être des citoyens « par d’autres moyens », laissant planer le doute sur une possible reconversion dans la société civile ou l’activisme.

Les implications politiques

Cette démission, venant du fils d’une figure éminente du régime (le 2ème Vice-Président de l’Assemblée nationale est également le chef de la PNC), jette une lumière crue sur les profondes divisions et les pratiques controversées qui mineraient la police congolaise. Elle risque de créer un important embarras pour les plus hautes autorités de l’État et de relancer le débat sur la réforme urgente des forces de sécurité.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Le Ministère de l’Enseignement Supérieur somme le CNOM de retirer son communiqué et de respecter la légalité

by admin9775 24 août 2025
written by admin9775

Le cabinet de la ministre Marie-Thérèse Sombo a réagi vigoureusement ce jeudi à la publication par le Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) d’une liste de facultés de médecine accréditées, jugée illégale et empiétant sur les prérogatives de l’État.

Dans un communiqué circonstancié, le ministère de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation rappelle que le contrôle de la viabilité des facultés de médecine relève exclusivement de ses attributions, conformément à la réglementation en vigueur.

Le texte souligne que le CNOM a outrepassé ses missions telles que définies par l’Ordonnance-Loi n°68/070 du 1er mars 1968 et l’Ordonnance n°70/158 du 30 avril 1970 relatives à la déontologie médicale. Le ministère exige en conséquence le retrait pur et simple du communiqué du CNOM, invoquant les « conséquences fâcheuses » d’une telle illégalité.

Face à cette situation, le ministère appelle la communauté universitaire et l’opinion publique à la sérénité, réaffirmant son rôle exclusif dans la supervision et l’accréditation des institutions d’enseignement supérieur.

Cette prise de position ferme marque un rappel clair à l’ordre : l’évaluation et la validation des formations médicales restent sous la responsabilité entière de l’État, à travers le ministère de tutelle.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSociété

Procès Kabila : l’auditeur général requiert la peine de mort contre l’ancien président

by admin9775 23 août 2025
written by admin9775

Le procès de l’ancien président Joseph Kabila a connu un développement dramatique ce jeudi avec le réquisitoire de l’auditeur général des FARDC. Le lieutenant général Jean René Likulia Bakulia a demandé la peine capitale contre l’ex chef d’État congolais, au pouvoir de 2001 à 2019.

Des accusations multiples et graves

L’auditeur général a retenu une longue liste de charges contre Joseph Kabila, incluant trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, homicide intentionnel par balles, viol, torture, déportation et occupation par la force de la ville de Goma. Il a également ordonné l’arrestation immédiate de l’ancien président.

La controverse sur l’identité

Les avocats de la partie civile ont radicalement contesté l’identité même de l’ancien président. Me Richard Bondo, coordonnateur des avocats de la République, a déclaré : « C’est un Rwandais adopté sociologiquement et non légalement par Laurent Désiré Kabila. On a créé sa mère ». Me Jean Marie Kabengela a demandé que Kabila soit « jugé comme espion » et non comme citoyen congolais.

Réactions et divisions politiques

La demande de peine de mort a provoqué des réactions immédiates. Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet de Kabila, a dénoncé sur les réseaux sociaux ce qu’il qualifie de « crime d’État ». José Makila, ancien ministre, a estimé que « c’est l’État de droit qu’on sacrifie ». Les partisans de Kabila continuent de dénoncer une « parodie de procès ».

Contexte de négociations de paix

Ce développement judiciaire intervient dans un contexte particulièrement sensible alors que le gouvernement congolais et l’AFC/M23 négocient un accord de paix à Doha. Une déclaration de principe a été signée le 19 juillet et le médiateur qatari a transmis un projet d’accord aux deux parties le 14 août.

Attente du verdict

La Haute Cour militaire doit maintenant rendre son verdict dans les prochains jours. Cette décision, quelle qu’elle soit, aura des conséquences profondes sur la stabilité politique du pays, le processus de paix en cours avec les rebelles, la réconciliation nationale et l’image internationale de la RDC.

Ce procès historique dépasse la simple question judiciaire pour toucher aux fondements de l’identité nationale et de la continuité de l’État, plaçant la RDC à un carrefour déterminant de son histoire contemporaine.

Par Marius Bopenga
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À la UneSociété

Procès de Joseph Kabila : les parties civiles réclament 24 milliards USD de dommages-intérêts

by admin9775 21 août 2025
written by admin9775

L’audience de plaidoirie dans le procès de l’ancien président Joseph Kabila s’est ouverte ce jeudi devant la Haute Cour militaire de la RDC. Les avocats représentant la République Démocratique du Congo et les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont demandé la condamnation de l’ancien chef de l’État au paiement de 24 milliards de dollars américains à titre de dommages et intérêts.

Les conseils des parties civiles ont présenté leurs arguments devant la cour, affirmant que Joseph Kabila aurait apporté un soutien logistique et politique à l’armée rwandaise et aux rebelles du M23. Selon leurs allégations, ces actions auraient causé des préjudices considérables à la nation congolaise, notamment des destructions d’infrastructures, des pertes financières importantes, des meurtres de populations civiles et des pillages de ressources naturelles.

Les avocats ont souligné que les conséquences de cette implication présumée comprennent des dégâts matériels substantiels, des pertes corporelles et des préjudices financiers majeurs. Ils ont toutefois précisé que le préjudice lié aux pertes en vies humaines n’a pas été chiffré dans leur demande actuelle, se réservant le droit d’en réclamer l’évaluation ultérieurement.

Le procès se déroule en l’absence de Joseph Kabila, dont le défaut de comparution a été acté par la cour. L’ancien président est accusé de plusieurs infractions graves, notamment trahison, participation à un mouvement insurrectionnel, complot et apologie du terrorisme.

La défense de l’ancien président et son parti politique, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie, dénoncent une persécution politique et qualifient cette procédure de mise en scène destinée à écarter un acteur majeur de l’opposition congolaise.

La Haute Cour militaire doit maintenant examiner l’ensemble des preuves et arguments présentés avant de rendre son verdict dans cette affaire aux implications politiques et juridiques considérables pour l’avenir de la République Démocratique du Congo.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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François Beya acquitté par la Haute Cour militaire dans une affaire de sûreté de l’État

by admin9775 21 août 2025
written by admin9775

La Haute Cour militaire a rendu son verdict ce jeudi dans le procès de François Beya Kasonga, ancien conseiller spécial du président Félix Tshisekedi, accusé de crimes contre la sûreté de l’État. La cour a prononcé l’acquittement général de l’ancien dignitaire, estimant que les preuves présentées étaient insuffisantes pour le condamner.

Un acquittement général

Les juges militaires ont également innocenté deux autres co-accusés dans cette affaire : Guy Vanda Nowa Biama et le colonel Kalenga Kalenga Pierre. Seuls la commissaire principale Lily Tambwe Mauwa et le colonel Cikapa Tite Mokili ont été reconnus coupables du délit mineur de « violation de consignes ». La cour a considéré que la durée de leur détention préventive couvrait déjà la peine encourue pour cette infraction.

Des accusations graves

François Beya était poursuivi pour des charges particulièrement graves, notamment :

  • Complot contre la vie ou la personne du Chef de l’État
  • Offense au Chef de l’État
  • Violation de consigne
  • Incitation des militaires à commettre des actes contraires aux devoirs et à la discipline

Une décision fondée sur l’absence de preuves

Dans son arrêt, la Haute Cour militaire a estimé que l’accusation n’avait pas apporté suffisamment d’éléments probants pour étayer ces accusations graves. Cette décision met fin à une procédure judiciaire qui avait suscité une attention considérable dans les milieux politiques et sécuritaires congolais.

Conséquences immédiates

Avec ce verdict d’acquittement, François Beya et ses deux co-accusés innocentés recouvrent immédiatement leur liberté. Les deux condamnés pour violation de consignes sont également libres, la cour ayant considéré leur détention préventive comme suffisante.

Ce verdict représente un important développement dans le paysage judiciaire et politique congolais, mettant fin à une affaire qui avait défrayé la chronique depuis plusieurs mois.

Par Marius Bopenga
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