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À la Une

À la UnePolitique

l’ONU dit que les rebelles du Congo ont tué des dizaines d’agriculteurs, le M23 suggère une « merciture »

by admin9775 31 juillet 2025
written by admin9775

Une attaque des rebelles du M23 contre des agriculteurs et d’autres civils dans l’est de la République démocratique du Congo a tué 169 personnes plus tôt ce mois-ci, a déclaré un organisme des Nations Unies à Reuters, dans ce qui serait l’un des incidents les plus meurtriers depuis la résurgence du groupe soutenu par le Rwanda.

Le leader du M23, Bertrand Bisimwa, a déclaré à Reuters qu’il examinerait, mais le rapport pourrait être une « campagne de scear ».

Le bulletin d’information Reuters Daily Briefing fournit toutes les nouvelles dont vous avez besoin pour commencer votre journée. Inscrivez-vous ici.

Le récit de l’organe des Nations Unies pour les droits n’a pas été signalé précédemment et est apparu sous le nom des États-Unis. L’administration du président Donald Trump plaide en faveur de la paix entre le Congo et le Rwanda, qui espère libérer des milliards d’investissements miniers.

Reuters n’a pas été en mesure de confirmer de manière indépendante les meurtres, mais un militant local a cité des témoins comme décrivant des combattants du M23 utilisant des armes à feu et des machettes pour tuer des dizaines de civils.

Le M23 et le gouvernement congolais se sont engagés à œuvrer en faveur de la paix le 18 août après que les rebelles se sont emparés de plus de territoire que jamais auparavant dans des combats qui ont tué des milliers et déplacé des centaines de milliers d’autres.

Selon les conclusions de l’ONU. Le Bureau conjoint des droits de l’homme (UNJHRO), qui surveille le Congo, l’opération du M23 qui a conduit aux meurtres d’agriculteurs a commencé le 9 juillet dans le territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu.

Il a ciblé les membres présumés des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe basé au Congo qui comprend des vestiges de l’ancienne armée rwandaise et des milices rwandaises qui ont perpétré le génocide rwandais de 1994, a déclaré le Bureau du Représentant spécial.

« Des civils, principalement des agriculteurs qui campent temporairement dans leurs champs pour la saison des labours, ont été attaqués. Le nombre de victimes humaines a été particulièrement élevé : au moins 169 personnes ont été tuées », a déclaré l’UNJROA dans les conclusions partagées par Reuters.

Les victimes étaient « loin de tout soutien ou protection immédiat », a déclaré le Groupe de travail, citant des informations crédibles provenant de plusieurs sources indépendantes.

En réponse, M23’s Bisimwa a déclaré que le groupe avait été informé des conclusions du Bureau dans une lettre et formerait une commission chargée d’enquêter sur les accusations non confirmées.

« Nous pensons qu’avant d’imposer des sanctions, les faits doivent d’abord être établis en vérifiant leur existence réelle par le biais d’une enquête », a-t-il déclaré.

« Cette précipitation pour publier des informations non vérifiées est une propagande dont le but n’est connu que pour le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme », a-t-il déclaré, ajoutant que les allégations pourraient faire partie d’une « campagne de sompre » par des employés congolais du Bureau du Représentant permanent.

Le Bureau du Représentant spécial est composé de la division des droits de l’homme de la mission de maintien de la paix des Nations Unies au Congo et de l’ancien bureau du haut-commissaire des droits de l’homme des Nations Unies au Congo.

Elle compte à la fois des membres du personnel congolais et des étrangers.

HUTU AGRICULTURE ONT CIBLÉS

L’activiste de Rutshuru, qui ne voulait pas être nommé pour des raisons de sécurité, a déclaré à Reuters que les combattants du M23 avaient tué plus de 100 civils, principalement des fermiers hutus congolais.

Les victimes avaient initialement fui lorsque le M23 a avancé sur le territoire, mais elles sont revenues après que le M23 leur eut promis la sécurité, a déclaré l’activiste.

Le chef des droits de l’homme des Nations Unies, Volker Turk, a déclaré le mois dernier que le M23, l’armée congolaise et les milices alliées, avaient tous commis des exactions dans l’est du Congo, dont beaucoup pourraient constituer des crimes de guerre.

Le Rwanda a longtemps nié avoir aidé le M23 et déclare que ses forces agissent en état d’ébriété contre l’armée congolaise et les miliciens hutus de souche liés au génocide rwandais de 1994, y compris les FDLR.

Un rapport d’un groupe d’experts des Nations Unies publié ce mois-ci a déclaré que le Rwanda exerçait le commandement et le contrôle du M23 et soutenait le groupe pour conquérir un territoire dans l’est du Congo.

Un porte-parole du Gouvernement a déclaré à l’époque que le rapport dénonçait les inquiétudes du Rwanda en matière de sécurité liées aux FDLR et aux groupes affiliés. Le porte-parole, Yolande Makolo, n’a pas répondu à une demande d’observations sur les conclusions du Bureau.

La violence persistante dans l’est du Congo menace la vision de Trump pour la région, qui est en proie à la guerre depuis des décennies et est riche en minéraux, notamment l’or, le cobalt, le coltan, le tungstène et l’étain.

Un accord de paix signé le 27 juin à Washington par les ministres congolais et rwandais des affaires étrangères exige que le Congo soit « neutralisé » les FDLR alors que le Rwanda se retire du territoire congolais.

Tant les opérations congolaises contre les FDLR que le retrait du Rwanda auraient commencé dimanche, bien que les progrès aient été réalisés.

Ils ont trois mois pour conclure.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a déclaré à Reuters que les meurtres à Rutshuru démontraient que le M23 était une force déstabilisatrice incapable d’apporter la sécurité.

Kinshasa veut un accord de paix qui permettra le rétablissement de son autorité dans la région, a déclaré Muyaya.

Déclaration de Sonia Rolley Écrit par Robbie Corey-Boulet Édité par Andrew Cawthorne

Reuters

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À la UnePolitique

RDC-Qatar : le processus de paix de Doha, objet des échanges aux Affaires étrangères

by admin9775 31 juillet 2025
written by admin9775

Le processus de paix de Doha a été au centre des échanges mercredi à Kinshasa, entre la ministre d’Etat des Affaires étrangères et le chargé d’Affaires du Qatar en République démocratique du Congo, selon un communiqué.

« Ce mercredi 30 juillet 2025, la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie, Thérèse Kayikwamba Wagner, a accordé une audience à M. Shafi Al-Hajri, Chargé d’Affaires de l’Ambassade du Qatar en RDC. Les échanges ont porté sur les Processus de paix avec un accent particulier sur le processus de Doha », a-t-on lu.

Selon la source, les deux personnalités ont également échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale entre la RDC et le Qatar. « Les deux personnalités ont également échangé sur le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays, notamment dans les domaines du commerce, de la santé et de l’éducation en vue de promouvoir une prospérité partagée au bénéfice des deux peuples », a ajouté la source.

La Déclaration des principes signée le 19 juillet 2025 à Doha (Qatar) entre la RDC et le mouvement terroriste du M23/AFC, constitue une étape majeure vers un accord de paix global dans l’est du pays. Cette Déclaration prend en charge plusieurs aspects, entre autres, le cessez-le-feu permanent, le retour des réfugiés et déplacés internes, ainsi que la restauration de l’autorité de l’Etat.

ACP

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À la UneMonde

Le Canada annonce à son tour son «intention» de reconnaître l’État de Palestine en septembre à l’ONU

by admin9775 31 juillet 2025
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Comme la France et le Royaume-Uni ces derniers jours, le Canada a, lui aussi, annoncé mercredi 30 juillet son « intention » de reconnaître l’État de Palestine à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU au mois de septembre. Une déclaration qui a immédiatement suscité la colère d’Israël pour qui elle entre dans le cadre d’une « campagne de pression internationale déformée ».

Après la France et le Royaume-Uni, le Canada. Ottawa « a l’intention » de reconnaître l’État de Palestine lors de la prochaine Assemblée générale des Nations unies qui aura lieu au mois de septembre à New York, a annoncé le Premier ministre canadien Mark Carney, mercredi 30 juillet.

« Le Canada a l’intention de reconnaître l’État de la Palestine lors de la 80ème session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025 », a déclaré celui-ci lors d’une conférence de presse dans la capitale canadienne. Soulignant que « le niveau de souffrance humaine à Gaza est intolérable et se détériore rapidement », Mark Carney a aussi expliqué qu’il jugeait ce changement de politique nécessaire pour préserver l’espoir d’une solution à deux États.

Car jusqu’ici, Ottawa soutenait une solution à deux États — mais seulement si elle résultait d’un accord négocié avec Israël. Le Canada franchit donc un cap, en envisageant une reconnaissance unilatérale, comme l’ont fait la France et le Royaume-Uni, rapporte notre correspondante à Montréal, Nafi Alibert.

Alors que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas parle d’une décision « historique » et « courageuse » « qui renforcera la paix, la stabilité et la sécurité dans la région », l’État hébreu l’a, lui, immédiatement condamnée. Dans un communiqué, l’ambassade d’Israël au Canada estime qu’elle entre dans le cadre d’une « campagne de pression internationale déformée » venant « durcir la position du Hamas à la table des négociations à un moment critique ». « Reconnaître un État palestinien en l’absence d’un gouvernement responsable, d’institutions fonctionnelles ou d’un leadership bienveillant, c’est récompenser et légitimer la barbarie monstrueuse du Hamas le 7 octobre 2023 », ajoute-t-elle.

La « possibilité d’une solution à deux États s’érode sous nos yeux »

Israël a récemment eu des réactions similaires lorsque Paris et Londres ont eux-aussi annoncé leur intention de reconnaître l’État de Palestine ou à la suite des déclarations du président Emmanuel Macron. Une telle décision « récompense la terreur », avait alors déclaré le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, tandis que le président américain Donald Trump l’avait jugée inutile.

En franchissant le pas de la reconnaissance, le Canada est motivé par sa conviction « de longue date » en faveur d’une solution à deux États au conflit israélo-palestinien qui dure depuis des décennies, a justifié son Premier ministre. « Cette possibilité d’une solution à deux États s’érode sous nos yeux », a-t-il encore déclaré, en faisant référence à « l’incapacité persistante » d’Israël à empêcher une catastrophe humanitaire à Gaza, ainsi qu’à l’expansion des colonies en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est annexée par l’État hébreu.

« Pendant des décennies, on a espéré que [la solution à deux États] serait réalisée dans le cadre d’un processus de paix fondé sur un accord négocié entre le gouvernement israélien et l’Autorité palestinienne », mais « malheureusement, cette approche n’est plus tenable », a-t-il encore affirmé.

À la suite de cette annonce, la France, par la voix du palais de l’Élysée, a salué sans attendre la décision d’Ottawa. « Nous nous réjouissons de pouvoir travailler de concert avec le Canada pour relancer une perspective de paix dans la région », a indiqué la présidence française qui a fait savoir également que Paris allait « poursuivre [ses] efforts pour que d’autres rejoignent cette dynamique dans la perspective de l’Assemblée générale [de l’ONU] ». Celle-ci a enfin déclaré qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec le Premier ministre canadien Mark Carney « un peu plus tôt dans la journée » de cette question.

Mais contrairement à Londres, qui pose ses conditions à Israël, Ottawa s’adresse directement à l’autorité palestinienne : « Notamment la promesse de son président Mahmoud Abbas d’organiser des élections générales en 2026, et de ne pas militariser l’État palestinien. » Une approche qui rappelle celle de la France. Mark Carney précise que le Hamas ne pourra jouer aucun rôle dans ce futur gouvernement – et qu’il doit libérer tous les otages.

Des pressions internes croissantes

Au Canada, cette décision répond à des appels de plus en plus pressants : Ottawa « aurait dû le faire il y a bien longtemps », souligne la députée néodémocrate Heather McPherson. Son parti réclame cette reconnaissance depuis plus d’un an.

La pression s’était intensifiée ces dernières semaines : plus de 150 anciens diplomates canadiens, mais aussi de plus en plus de députés, y compris au sein du parti au pouvoir, réclamaient un geste fort face à l’aggravation de la crise humanitaire à Gaza.

RFI

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À la UneAfrique

Angola: 22 morts dans les violentes manifestations depuis lundi

by admin9775 31 juillet 2025
written by admin9775

Vingt-deux personnes ont été tuées en Angola depuis lundi dans de violentes manifestations pour protester contre la hausse des prix des carburants et accompagnées de nombreux pillages de magasins d’alimentation, a annoncé mercredi le ministre de l’Intérieur.

«Nous déplorons 22 morts, dont un policier», a déclaré à la presse Manuel Homem à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat Joao Lourenço. Le ministre de l’Intérieur a également fait état de 197 blessés.

La décision du gouvernement début juillet d’augmenter les prix des carburants fortement subventionnés de 300 à 400 kwanzas par litre (de 0,28 à 0,38 euros) a provoqué un vif mécontentement dans le pays d’Afrique australe, deuxième producteur africain de pétrole après le Nigeria, mais où de nombreuses personnes vivent dans la pauvreté.

Ce sont dans un premier temps des organisations de la société civile qui ont appelé à manifester chaque samedi depuis trois semaines. Puis, l’association des taxis du pays a décrété une grève de trois jours qui a débuté lundi: la situation a dégénéré lundi et mardi en pillages généralisés.

«Nous déplorons 22 morts, dont un policier», a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur Manuel Homem à l’issue d’un conseil des ministres présidé par le chef de l’Etat João Lourenço. Le ministre a également fait état de 197 blessés.

La police avait fait état mardi soir d’un bilan de quatre morts et indiqué avoir arrêté «1.214 suspects».

Mercredi, de nombreux magasins et agences bancaires étaient fermées à Luanda, où des patrouilles des forces de sécurité étaient visibles, ont constaté des correspondants de l’AFP.

De nombreux habitants sont restés chez eux, et les rues étaient souvent désertes, à l’exception de quelques queues devant certaines stations-essence et devant les rares échoppes ouvertes.

Chômage de masse

Dans ce pays lusophone d’une trentaine de millions d’habitants, l’inflation est très élevée et a approché les 20% en juin, tandis que le taux de chômage a atteint presque 30%, selon l’autorité nationale des statistiques.

Les troubles de lundi et mardi se sont étendus à l’intérieur du pays. Un journaliste de la ville de Huambo, située à environ 600 kilomètres de Luanda, y a rapporté des pillages et des émeutes.

Des manifestations et des violences ont également été signalés, selon des images sur les réseaux sociaux, dans la ville côtière de Benguela, à environ 600 kilomètres au sud de Luanda, où la police a été déployée.

L’association ANATA, représentant les chauffeurs de taxi, a pris ses distances avec les violences, mais a confirmé la poursuite de la grève décrétée pour trois jours.

Quelque 2.000 personnes avaient pris part à Luanda à une manifestation samedi à l’appel d’organisations de la société civile: la hausse des prix du carburant, et son impact sur le pouvoir d’achat, figurait en tête des slogans.

Mais des pancartes dénonçaient aussi «la corruption» du MPLA, le parti à la tête de ce pays lusophone d’Afrique australe depuis son indépendance en 1975. D’autres visaient le président João Lourenço, réélu pour un second mandat de cinq ans en 2022.

AFP

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À la UneSociété

Le procès Mutamba prend une tournure politique avec la demande de comparution de la Première ministre

by admin9775 31 juillet 2025
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Alors que le procès de l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba se poursuit devant la Cour de cassation, la défense a adopté une stratégie offensive en demandant la comparution de plusieurs hautes personnalités, dont la Première ministre Judith Suminwa. Cette requête, si elle est acceptée, marquerait un moment historique dans la justice congolaise.

Une audience cruciale prévue le 4 août

La prochaine audience du lundi 4 août s’annonce déterminante, avec la possible audition de nombreux témoins clés. Le ministère public compte faire entendre plusieurs hauts responsables administratifs liés à la gestion budgétaire et aux marchés publics au sein du ministère de la Justice, notamment :

  • Le Directeur général ad intérim de la Cellule de gestion des marchés publics (CMP)
  • Le Secrétaire général du ministère de la Justice
  • La Directrice chargée du service pénitentiaire
  • Le Secrétaire permanent de la cellule de gestion des marchés publics
  • Le Secrétaire général du ministère des ITPR
  • Le Directeur général de Frivao
  • Le gestionnaire de l’immeuble abritant la société Zion

La défense élargit le champ des responsabilités

L’équipe de défense de Constant Mutamba, poursuivi pour détournement présumé de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, a demandé la comparution d’une liste impressionnante de personnalités :

  1. Le chef de division provinciale de la justice à Kisangani
  2. La Première ministre Judith Suminwa
  3. L’ancienne ministre de la Justice Rose Mutombo
  4. Le Secrétaire exécutif de la CENAREF
  5. L’Inspecteur général des finances Jules Alingete
  6. Le ministre des ITPR
  7. Le chef du département de génie civil de l’Université de Kinshasa
  8. Le responsable du Guichet Unique
  9. L’actuel inspecteur de l’IGF
  10. Le ministre des Sports

Un procès aux multiples enjeux

Cette stratégie de la défense vise à démontrer que les actes reprochés s’inscrivaient dans un cadre institutionnel plus large et impliquaient plusieurs niveaux de responsabilité. La Cour de cassation a déjà rejeté ce mercredi 30 juillet l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par les avocats de Mutamba, qui contestait la procédure d’autorisation par l’Assemblée nationale.

Une affaire suivie de près

Ce procès, qui intervient dans un contexte où la lutte contre la corruption est présentée comme une priorité du quinquennat, suscite un vif intérêt dans l’opinion publique et la classe politique. La possible comparution de la Première ministre Judith Suminwa donnerait à cette affaire une dimension politique inédite.

La prochaine audience du 4 août pourrait donc marquer un tournant décisif dans ce dossier complexe, où se mêlent enjeux judiciaires, politiques et de gouvernance. Tous les regards sont désormais tournés vers la Cour de cassation, qui devra statuer sur ces demandes de témoignages exceptionnelles.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneSport

FC Barcelone et la RDC lancent un partenariat historique pour promouvoir le sport et la culture

by admin9775 30 juillet 2025
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Le FC Barcelone et le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) ont scellé ce mercredi un accord stratégique de quatre ans (2025-2029) visant à développer le sport, renforcer les échanges culturels et soutenir la paix à travers des initiatives communes.

Un engagement mutuel pour le sport et la jeunesse congolaise

Au cœur de ce partenariat, le club blaugrana s’engage à :
✅ Promouvoir la RDC sur la scène internationale avec le slogan « R.D. Congo – Cœur d’Afrique » affiché au dos des maillots d’entraînement de toutes ses équipes professionnelles (football, basket, handball…).
✅ Former les jeunes talents congolais via les Barça Academies, avec des programmes multisports (football, basket, futsal, roller hockey) et des stages d’élite.
✅ Améliorer l’encadrement sportif grâce à des formations d’entraîneurs dispensées par le Barça Innovation Hub (méthodologie Barça, sciences du sport, gestion de centres de formation).

La RDC, « Partenaire officiel de l’autonomisation dans le sport et la culture »

La RDC devient ainsi le premier pays africain à obtenir ce statut privilégié avec le Barça. En échange, le club catalan bénéficiera d’une collaboration étroite avec un État riche en potentiel sportif et culturel.

Une vitrine culturelle au Camp Nou

Le partenariat inclut la création de la « Maison de la RDC » dans le nouveau Spotify Camp Nou. Cet espace mettra en avant :
🌍 La diversité culturelle congolaise (art, musique, traditions)
⚽ L’histoire sportive du pays (héros du football, espoirs olympiques)
📌 Des expositions interactives pour les millions de visiteurs annuels du stade.

Une alliance gagnant-gagnant

🔹 Pour la RDC : Un levier pour structurer le sport national, attirer des investissements et améliorer son image à l’international.
🔹 Pour le Barça : Une porte d’entrée vers le marché africain, tout en consolidant son engagement social.

« Ce partenariat va bien au-delà du football. Il s’agit d’unir nos forces pour inspirer les futures générations », a déclaré un représentant du club.

Prochaines étapes :

  • Lancement des premières académies Barça en RDC dès 2026.
  • Organisation conjointe de tournois et d’événements sportifs.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneTribunes

Pour un Examen d’État crédible à l’ère de l’intelligence artificielle (Tribune de Steve Mbikayi )

by admin9775 30 juillet 2025
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Alors que nos enfants affrontent aujourd’hui l’épreuve de l’Examen d’État, nous leur adressons nos plus sincères encouragements et nos vœux les plus ardents de réussite. Puissent leurs efforts être couronnés de succès, dans le strict respect des valeurs de mérite, d’intégrité et de rigueur qui doivent présider à toute évaluation scolaire digne de ce nom.

Pourtant, nous ne pouvons rester silencieux face aux dérives systémiques qui minent depuis dix ans la crédibilité de cet examen pourtant bien conçu à l’origine. La réalité est connue de tous : de nombreux centres d’examen sont devenus le théâtre de fraudes massives, organisées avec la complicité des mêmes acteurs chargés de les prévenir. Des salles d’examen transformées en véritables marchés aux copies, où circulent impunément les réponses venues de l’extérieur, sous le regard complice de surveillants corrompus, vidant ainsi l’évaluation de toute sa substance.

Le choix du questionnaire à choix multiples (QCM), initialement adopté pour faciliter la correction, s’est révélé être un facteur aggravant de cette dérive. Ce format, s’il accélère techniquement le processus de correction, a pour effet pervers de dissocier la connaissance de son élaboration intellectuelle. Il encourage des stratégies de contournement et de simple devinette plutôt que le développement d’une pensée structurée.

L’avènement de l’intelligence artificielle générative vient aujourd’hui complexifier ce tableau déjà préoccupant. Si cette technologie représente une avancée formidable lorsqu’elle est utilisée à bon escient, elle devient un redoutable instrument de paresse intellectuelle lorsqu’elle sert de substitut à la réflexion personnelle. Dans de trop nombreuses écoles, ici comme ailleurs, elle favorise le plagiat et le copier-coller au détriment d’un véritable travail de construction mentale.

Face à ce constat, il est urgent que le ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (EPST) engage une réflexion approfondie sur l’évolution des modalités d’évaluation à l’ère numérique. Le maintien du système de QCM n’est plus justifiable alors que les technologies actuelles permettent désormais une correction automatisée et efficace de réponses rédigées, grâce à des algorithmes sophistiqués d’analyse sémantique et syntaxique.

Le moment est venu de restaurer des épreuves traditionnelles exigeant des réponses construites et argumentées. Cette refondation qualitative doit s’accompagner de l’introduction progressive d’épreuves orales permettant d’évaluer non seulement les connaissances, mais aussi les capacités d’expression, de synthèse et de raisonnement contextuel des élèves.

Enfin, aucune réforme ne portera ses fruits sans une remise à plat complète du système de surveillance. Il faut en finir avec la tolérance institutionnelle à la fraude organisée. L’évaluation scolaire doit retrouver sa vocation première : un acte de justice intellectuelle.

À tous les finalistes qui ont consenti les efforts nécessaires pour mériter leur diplôme, nous disons : courage, persévérez dans la voie de l’intégrité. Quant à ceux qui seraient tentés par des succès usurpés, qu’ils sachent qu’un diplôme ne se défend pas seul – c’est à eux qu’incombera, toute leur vie durant, la charge de prouver qu’ils en étaient dignes.

Notre système éducatif mérite mieux que cette médiocrité institutionnalisée. Il exige une gouvernance éclairée, des outils pédagogiques adaptés à notre temps, et des évaluations qui fassent enfin honneur à l’intelligence de nos enfants. Les autorités comprendront l’urgence de cette réforme lorsqu’elles constateront le taux d’échec des étudiants congolais dans les universités étrangères sérieuses. Le temps des constats est passé ; celui des actions courageuses est venu.

Tribune de Steve Mbikayi

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À la UneNouvelles nécrologiques

Le monde académique congolais en deuil après la disparition du professeur Alidor Kahisha Munemeka

by admin9775 30 juillet 2025
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La communauté universitaire et juridique congolaise pleure la disparition tragique d’Alidor Kahisha Munemeka, survenue ce mardi 28 juillet 2025 en Turquie. Ce brillant juriste, directeur de cabinet de l’ancien ministre de la Justice Constant Mutamba et professeur à l’Université Protestante du Congo (UPC), laisse un vide immense dans le paysage intellectuel national.

Une perte cruelle pour l’enseignement du droit

Le professeur Kahisha incarnait l’excellence académique congolaise. Ses étudiants et collègues se souviendront de sa rigueur intellectuelle légendaire, de sa disponibilité inlassable et de sa passion pour la transmission du savoir. « Il était de ces professeurs qui marquent toute une génération d’étudiants, non seulement par son érudition mais aussi par son humanisme », témoigne un de ses anciens élèves.

Un pont entre le monde universitaire et les institutions

Tout en formant des centaines de juristes à l’UPC, Alidor Kahisha jouait un rôle discret mais essentiel dans les arcanes du pouvoir. Son expertise était fréquemment sollicitée pour des questions institutionnelles complexes. « Il avait cette capacité rare de concilier la réflexion académique profonde avec une compréhension fine des réalités politiques », souligne un haut fonctionnaire du ministère de la Justice.

Une disparition qui intervient à un moment crucial

Le décès du professeur Kahisha survient alors que la RDC traverse une période charnière sur le plan institutionnel. Plusieurs sources académiques s’accordent à dire que le pays perd aujourd’hui l’une des consciences juridiques les plus lucides de sa génération, à un moment où son expertise serait plus que jamais nécessaire.

Hommages unanimes

Dès l’annonce de son décès, les hommages ont afflué de toutes parts. L’UPC a annoncé l’organisation prochaine d’une cérémonie commémorative, tandis que l’Ordre des avocats du Congo a salué « la mémoire d’un grand serviteur du droit congolais ». L’ancien ministre Constant Mutamba, visiblement bouleversé, a rendu hommage à « un frère d’armes et un ami irremplaçable ».

Un héritage à préserver

Au-delà des hommages, la communauté universitaire s’interroge déjà sur la manière de pérenniser l’héritage intellectuel du professeur Kahisha. Plusieurs de ses collègues évoquent la publication posthume de ses travaux inédits et la création d’un prix en son nom pour récompenser les jeunes talents en droit constitutionnel.

La disparition prématurée d’Alidor Kahisha Munemeka prive la RDC non seulement d’un brillant juriste, mais surtout d’un pédagogue engagé qui consacra sa vie à former les cadres de demain. Son absence se fera cruellement sentir dans les amphithéâtres de l’UPC comme dans les cercles de réflexion institutionnelle du pays.

Par Marc Etumba, correspondant à Kinshasa
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À la UneEconomie

La 47e édition de la Foire Internationale de Kinshasa (FIKIN) confirmée pour le 2 août 2025

by admin9775 30 juillet 2025
written by admin9775

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a officiellement annoncé ce mardi 29 juillet le lancement imminent de la 47e édition de la Foire Internationale du Congo-Kinshasa (FIKIN) lors d’une visite d’inspection sur le site d’exposition. Placée sous le thème « Foire de la paix et de l’unité nationale pour la stabilité des échanges commerciaux », cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la relance des activités économiques en République Démocratique du Congo.

Au cours de sa visite, le ministre était accompagné de Kennedy Katasi, président du Conseil d’administration de la FIKIN, de Didier Kabampele, directeur général de la Foire, ainsi que d’une délégation d’experts ministériels. Ensemble, ils ont pu constater l’état d’avancement des préparatifs, notamment l’aménagement des pavillons d’exposition et des podiums destinés aux spectacles, dont celui prévu pour l’artiste Werrason.

« Tous les indicateurs sont au vert pour le succès de cette édition. Les infrastructures sont prêtes à accueillir nos exposants et visiteurs, avec une mise en valeur particulière de notre riche gastronomie congolaise », a déclaré Julien Paluku, visiblement satisfait des préparatifs.

Le ministre a saisi cette occasion pour annoncer plusieurs avancées significatives. La FIKIN a officiellement réintégré l’Union des Foires Internationales (UFI), marquant ainsi sa reconnaissance au niveau mondial. Par ailleurs, un important projet de modernisation des installations sera prochainement confié à la société chinoise Hunan Construction Company LTD, dont les experts sont attendus dès le jeudi 31 juillet à Kinshasa.

Julien Paluku a également salué l’engagement des provinces qui ont d’ores et déjà réservé leurs espaces d’exposition, tout en annonçant l’aboutissement prochain du projet de loi sur les activités foraines, actuellement en cours d’élaboration par son ministère.

Dans un élan patriotique, le ministre a lancé un appel à la mobilisation générale : « J’invite tous les Kinois, l’ensemble des Congolais de nos provinces, ainsi que nos partenaires étrangers, à venir massivement participer à ce grand rendez-vous qui incarne la vision économique du Président Félix Tshisekedi et renforce notre diplomatie économique ».

Cette édition 2025 de la FIKIN, qui ouvre ses portes le samedi 2 août, se présente ainsi comme une vitrine du dynamisme économique congolais et un catalyseur pour les échanges commerciaux tant nationaux qu’internationaux. Les organisateurs promettent une programmation riche mêlant expositions commerciales, spectacles culturels et découvertes gastronomiques, dans une atmosphère célébrant la paix et l’unité nationale.

Par Marius Bopenga
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Versement des salaires des agents de l’État : les banques approvisionnées pour un paiement échelonné jusqu’au 2 août

by admin9775 30 juillet 2025
written by admin9775

Le Comité de suivi de la paie a confirmé ce mardi à Kinshasa que les fonds nécessaires pour le paiement des agents et fonctionnaires de l’État ont été transférés aux banques commerciales. Les opérations de paiement débuteront effectivement ce mercredi 30 juillet 2025 et devraient être finalisées au plus tard le 2 août prochain, conformément aux directives du Président de la République.

Yannick Isasi, président intérimaire du Comité de suivi de la paie, a précisé que des mesures strictes ont été mises en place pour garantir le bon déroulement des opérations. Des mécanismes de contrôle rigoureux ont été instaurés afin d’assurer la transparence du processus et vérifier l’exactitude des montants versés à chaque bénéficiaire.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour moderniser le système de paiement des salaires dans la fonction publique. L’objectif est de réduire progressivement les délais de traitement tout en améliorant les conditions de vie des agents de l’État. Les autorités ont promis un suivi attentif jusqu’à la complète finalisation des paiements dans les délais annoncés.

Le Comité reste mobilisé pour prévenir tout retard ou irrégularité dans le processus, tout en assurant que chaque fonctionnaire puisse percevoir son dû dans les meilleures conditions possibles. Cette annonce devrait rassurer les milliers d’agents publics qui attendent leur rémunération mensuelle.

Par Marius Bopenga
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