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À la Une

À la UneReligion

Japon: la dissolution de la secte Moon confirmée en appel

by admin9775 4 mars 2026
written by admin9775

Au Japon, la Haute Cour de Tokyo a ordonné la dissolution immédiate de l’aile nippone de « l’Église de l’Unification », autrement dit, de la secte Moon, reconnue coupable d’avoir ruiné d’innombrables de ses adeptes japonais en les contraignant à lui faire des dons exorbitants.

La secte Moon a perdu son appel contre la décision datant de mars 2025 d’un tribunal japonais de la dissoudre juridiquement. Le gouvernement japonais avait en effet saisi la justice fin 2023 pour obtenir la révocation de son statut d’organisation religieuse, à l’issue d’une enquête après l’assassinat de Shinzo Abe en juillet 2022.

Selon le jugement, la secte perd donc tous les avantages financiers, fiscaux, notamment, bénéficiant aux organisations religieuses, puisqu’elle n’est plus reconnue comme telle. Ses avoirs vont également être liquidés. Cela ne l’empêchera toutefois pas de poursuivre ses activités.

Fondée en 1954 en Corée du Sud par Sun Myung Moon, l’Église s’est fortement développée dans les années 1970 et 1980, y compris au Japon, et est accusée d’imposer des objectifs de dons à ses adeptes.

Large soutien des Japonais à la décision

Dans les rues de Tokyo, les passants saluent la décision de la Haute Cour, comme le raconte le correspondant de RFI au Japon, Bruno Duval. « Ce n’était pas des religieux mais des prédateurs, qui se sont rendus coupables d’escroquerie et d’extorsion de fonds en bande organisée. Ils ne méritaient aucune pitié », dit l’un d’eux.  « Ils ont fait tant de mal à notre pays et pendant si longtemps : cette dissolution était inévitable », constate une autre. « La liberté de culte, c’est un fondement de la démocratie, oui, mais, là, ce n’était plus possible: ne rien faire, c’eût été de la non-assistance à des adeptes en danger », assure un homme. 

Un couple dénonce un deux poids, deux mesures. « Juste une dissolution administrative, aucune sanction pénale… : ils s’en tirent bien, eux », dit l’homme. « En revanche, l’homme qui mit en lumière les dérives de cette secte a été condamné à la prison à vie: il n’a bénéficié d’aucune circonstance atténuante alors pourtant qu’il en a été victime », reprend une femme. 

Fin janvier, à l’issue d’un procès qui, pendant trois mois, passionna le pays, la réclusion criminelle à perpétuité a été infligée à Tetsuya Yamagami, qui, il y a quatre ans, assassina l’ex-Premier ministre Shinzo Abe, à qui il reprochait ses liens – avérés – avec la secte Moon : un mouvement qui avait ruiné sa propre famille, sa mère, adepte depuis 35 ans, lui ayant fait des dons d’un montant considérable. Le groupe peut encore saisir la Cour suprême nippone.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSociété

RDC : durcissement annoncé contre les abus sur les réseaux sociaux

by admin9775 4 mars 2026
written by admin9775

L’exécutif de la République démocratique du Congo annonce un renforcement de la répression des infractions commises en ligne. À travers un communiqué publié le 3 mars, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, affirme que plusieurs délits numériques feront désormais l’objet de poursuites systématiques, y compris lorsque leurs auteurs se trouvent à l’étranger.

Infractions visées

Sont notamment concernées :

  • la propagation de fausses informations (fake news) ;
  • la diffamation et les injures ;
  • le harcèlement en ligne ;
  • les menaces ;
  • l’incitation à la haine ;
  • les atteintes à la vie privée et à la dignité.

Le garde des Sceaux rappelle que l’usage de plateformes telles que TikTok, Facebook, X (ex-Twitter) ou WhatsApp doit s’exercer dans le strict respect du cadre légal national.

Il cite notamment le Code du numérique, le Code pénal congolais et les dispositions constitutionnelles relatives aux droits fondamentaux. Si la liberté d’expression est garantie par la Constitution, elle ne saurait, selon lui, couvrir des actes constitutifs d’infractions ni justifier des atteintes à la dignité humaine, à la réputation d’autrui ou à l’ordre public.

Instructions fermes aux magistrats

Guillaume Ngefa demande aux procureurs généraux près les Cours d’appel, aux procureurs de la République et aux auditeurs supérieurs des juridictions militaires d’assurer l’application effective des poursuites liées aux infractions numériques.

Chaque action judiciaire devra :

  • reposer sur une base légale claire ;
  • être dûment motivée ;
  • respecter le principe de proportionnalité des peines ;
  • garantir le droit à un procès équitable.

Les magistrats sont également invités à se référer aux standards internationaux en matière de liberté d’expression et de lutte contre les discours de haine.

Mesures complémentaires

Les instructions prévoient notamment :

  • le recours, sous contrôle judiciaire, au retrait, blocage ou à la suspension de contenus manifestement illicites ;
  • l’activation de mécanismes de coopération judiciaire internationale si les auteurs présumés se trouvent hors du territoire national ;
  • la protection effective des victimes, avec enquêtes diligentes, confidentialité si nécessaire et prévention de toute revictimisation.

Constat du chef de l’État

Lors du dernier Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi a déploré ce qu’il qualifie d’« anarchie » et de « délinquance » sur les réseaux sociaux en RDC, évoquant la multiplication des injures, accusations mensongères et discours de haine.

Pour l’exécutif, les plateformes numériques, loin de servir exclusivement des finalités positives, deviennent de plus en plus des vecteurs de désinformation, de manipulation de l’opinion et d’incitation à la division, menaçant la cohésion nationale et la stabilité sociale.

À travers cette mise en garde, Kinshasa affirme vouloir établir un équilibre entre la protection des libertés fondamentales et la répression des abus, afin de faire du cyberespace congolais un espace « sûr, responsable et respectueux de la loi ».

Par Marius Bopenga
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À la UnePolitique

Denis Mukwege : des sanctions « nécessaires mais insuffisantes »

by admin9775 4 mars 2026
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Au lendemain des sanctions annoncées le 2 mars par le Département du Trésor des États-Unis contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre de leurs hauts responsables, Denis Mukwege estime que ces mesures constituent un pas important, mais ne suffiront pas à mettre fin à la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le prix Nobel de la paix voit dans cette décision de l’administration de Donald J. Trump un signal fort adressé à Kigali, qu’il accuse d’être engagé, aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23), dans une « guerre illégale d’agression et d’occupation » depuis novembre 2021.

Appel à des sanctions coordonnées

Toutefois, l’ancien candidat à la présidentielle de 2023 insiste : ces sanctions ne produiront d’effet durable que si elles sont relayées par d’autres puissances.

Le président de la Fondation Panzi appelle ainsi les partenaires internationaux à :

  • reconsidérer leurs relations avec le Rwanda ;
  • adopter des sanctions coordonnées ;
  • isoler « politiquement, diplomatiquement et économiquement » le régime de Kigali.

Selon lui, seule une pression multilatérale cohérente permettra de modifier le rapport de force sur le terrain.

Application de la résolution 2773

Denis Mukwege plaide également pour l’application stricte de la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui exige :

  • un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ;
  • le retrait des forces rwandaises du territoire congolais ;
  • la fin du soutien au M23 ;
  • le démantèlement des administrations parallèles mises en place dans les zones occupées.

Il estime que la communauté internationale ne peut plus différer le respect du droit international et appelle à cibler, si nécessaire, les plus hauts responsables impliqués.

Pressions économiques et diplomatiques

Le gynécologue souligne que le Rwanda demeure fortement dépendant de l’aide extérieure, ce qui le rend vulnérable à des pressions internationales coordonnées. Il cite l’exemple de la crise de 2012-2013, qui s’était conclue après une forte implication diplomatique américaine.

Il va plus loin en suggérant que ces sanctions pourraient logiquement entraîner une remise en question du rôle du Rwanda comme pays contributeur aux opérations de maintien de la paix des Nations unies.

Denis Mukwege exhorte également l’Union européenne, ainsi que certains États membres comme la France et la Pologne, à suspendre leur coopération sécuritaire et militaire avec Kigali et à geler toute aide budgétaire directe.

Kinshasa applaudit, Kigali proteste

Du côté de Kinshasa, les autorités congolaises saluent ces sanctions, les qualifiant de « signal clair » en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

À l’inverse, Kigali déplore des mesures « unilatérales » qui, selon lui, déforment les faits du conflit et ciblent injustement une seule partie au processus de paix.

Dans ce contexte diplomatique tendu, Denis Mukwege conclut que « le respect du droit international doit prévaloir pour restaurer la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs africains », appelant à une réponse internationale à la hauteur des enjeux sécuritaires et humanitaires.

Par Pascal Kabeya
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À la UneSanté

Le Kenya administre les premières injections d’un traitement préventif contre le VIH

by admin9775 4 mars 2026
written by admin9775

Le Kenya a officiellement lancé, jeudi 26 février 2026, l’utilisation d’un nouveau traitement préventif contre le VIH, le lénacapavir, injectable deux fois par an, et considéré comme un progrès immense par rapport aux traitements nécessitant la prise quotidienne d’une pilule. Dans ce pays, la prévalence du VIH est d’environ 3,7% à l’échelle nationale mais atteint 10% dans certaines régions. Ce traitement, recommandé par l’OMS en option supplémentaire de PrEP, était donc très attendu sur place. Quinze comtés ont été sélectionnés en priorité pour la première phase.

Samson Mutua ne cache pas sa joie. Ce livreur de 27 ans est le premier à avoir reçu une injection de lénacapavir dans un hôpital du quartier populaire de Kawangware, à Nairobi. Il avait commencé à prendre la PrEP sous forme de pilule en 2017. « Avoir des rapports sexuels non protégés avec quelqu’un qui n’a pas été testé, c’est un comportement à risque, et c’est ce que je faisais, confie-t-il. J’ai donc commencé à prendre la PrEP. C’est une protection supplémentaire. Mais il m’arrivait parfois d’oublier. J’ai arrêté et repris le traitement à plusieurs reprises. Désormais, avec l’injection, je me sens très protégé, car je le suis pour six mois. »

Daisy Oside vient, elle aussi, de recevoir son injection. Comme Samson, cette Kényane de 28 ans a commencé la PrEP il y a neuf ans, après la naissance de sa fille. Mais l’adhésion au traitement n’a pas toujours été simple. Au Kenya, 41% des nouvelles infections au VIH concernent des jeunes âgés de 15 à 24 ans. Daisy dénonce une stigmatisation qui persiste. « Le partenaire que j’avais à l’époque n’était pas ok avec la PrEP, déplore-t-elle. J’étais obligée de la prendre en cachette. Quand des amis venaient chez moi, il fallait se justifier. Avec le lénacapavir, c’est différent. Une fois l’injection faite, c’est dans mon corps. Je n’ai pas besoin d’en parler à qui que ce soit, sauf si je le souhaite. »

Le traitement est disponible gratuitement dans certains établissements de santé publics. Le Kenya a reçu un premier lot de 21 000 doses de lénacapavir la semaine précédente, dans le cadre d’un accord conclu avec son fabricant américain, Gilead Sciences, et le Fonds mondial de lutte contre le sida. D’autres doses sont attendues dans les prochains mois. L’Afrique du Sud, la Zambie, l’Eswatini et le Zimbabwe ont aussi déjà lancé l’utilisation de ce nouveau traitement.

« Ce qui rend le lénacapavir différent, c’est sa simplicité »

Le ministre kényan de la Santé, Aden Duale, a, lui, salué « un moment d’espoir pour des milliers de familles » : « Nous introduisons le lénacapavir à un moment où de nombreux jeunes continuent à faire face au risque d’infections. Environ 1,4 million de Kényans vivent avec le VIH. Chaque année, de nombreuses nouvelles infections continuent à survenir. Ce qui nous inquiète le plus, c’est qu’une part importante de ces nouvelles infections concerne les moins de 24 ans. »

Il poursuit : « Ce qui rend le lénacapavir différent, c’est sa simplicité : il n’est administré que deux fois par an. Pour beaucoup de personnes, se souvenir de prendre un traitement quotidien peut être difficile. La vie est chargée, les gens voyagent, les jeunes peuvent craindre la stigmatisation. Une injection tous les six mois réduit ce fardeau et offre une option de prévention plus discrète et facile à gérer. »

Aden Duale rappelle toutefois : « Le lénacapavir ne remplace pas les méthodes de prévention existantes, il les renforce. La prévention est la plus efficace lorsque les gens ont des choix. »

RFI

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À la UnePolitique

Sanctions américaines : la République démocratique du Congo salue, le Rwanda conteste

by admin9775 2 mars 2026
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement salué, lundi 2 mars 2026, la décision des États-Unis d’imposer des sanctions aux Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi qu’à plusieurs de leurs hauts responsables, pour leur implication présumée aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23) dans les opérations militaires menées dans l’est congolais.

Kinshasa : « un signal fort » en faveur de la souveraineté

Pour Kinshasa, cette décision prise par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du Département du Trésor des États-Unis, constitue un signal fort en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.

Dans un communiqué officiel, le gouvernement congolais estime que ces sanctions confortent les principes inscrits dans les accords diplomatiques en cours et rappellent la nécessité d’une cohérence entre les engagements internationaux et la réalité sur le terrain.

Les autorités soulignent que la stabilisation durable de l’Est du pays et de la région des Grands Lacs passe par :

  • la cessation de tout soutien aux groupes armés ;
  • le respect strict du droit international.

Kinshasa a également exprimé sa reconnaissance envers Washington pour son implication constante dans les efforts de restauration de la paix, encourageant les États-Unis à poursuivre leur engagement en faveur d’une solution durable à la crise sécuritaire.

Kigali : « sanctions unilatérales et partiales »

De son côté, le Rwanda a vivement réagi, déplorant des sanctions « unilatérales » visant injustement une seule partie au processus de paix.

Kigali affirme que la décision américaine « déforme la réalité » du conflit dans l’est de la RDC. Les autorités rwandaises dénoncent notamment :

  • des attaques de drones et des offensives terrestres qu’elles attribuent à la RDC, les qualifiant de violations des accords de cessez-le-feu ;
  • la présence, au sein de la coalition congolaise, de mercenaires étrangers, de milices locales dites « Wazalendo » et des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), que Kigali considère comme une milice génocidaire.

Le Rwanda affirme rester engagé dans la mise en œuvre des accords de Washington et conditionne le retrait de ses forces à des mesures « irréversibles et vérifiables » de la part de la RDC concernant la neutralisation des FDLR et des groupes associés.

Une tension diplomatique persistante

Ces réactions opposées illustrent la profondeur des divergences entre Kinshasa et Kigali, malgré les initiatives diplomatiques récentes impliquant notamment les États-Unis.

Alors que la RDC voit dans ces sanctions une reconnaissance internationale de ses positions, le Rwanda y perçoit une décision déséquilibrée susceptible de fragiliser davantage un processus de paix déjà précaire dans la région des Grands Lacs.

Par Pascal Kabeya
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À la UnePolitique

Washington sanctionne les Forces de défense rwandaises et quatre hauts responsables

by admin9775 2 mars 2026
written by admin9775

Le Office of Foreign Assets Control (OFAC), relevant du Département du Trésor des États-Unis, a annoncé l’imposition de sanctions contre les Forces de défense rwandaises (RDF) ainsi que contre quatre de leurs hauts responsables militaires.

Selon le document publié par Washington, les RDF soutiendraient activement, entraîneraient et combattraient aux côtés du Mouvement du 23 mars (M23), un groupe armé déjà sanctionné par les États-Unis et les Nations unies, accusé de violations graves des droits humains et responsable d’une crise massive de déplacements dans l’est de la République démocratique du Congo.

Les autorités américaines affirment que les offensives du M23, notamment lors des prises de Goma et Bukavu, ainsi que de sites miniers stratégiques, n’auraient pas été possibles sans le soutien opérationnel direct et la complicité de la RDF.

Les quatre responsables sanctionnés

Les personnes désignées sont :

  • Vincent Nyakarundi, chef d’état-major de l’armée rwandaise ;
  • Ruki Karusisi, général de division et commandant de la 5ᵉ division d’infanterie ;
  • Mubarakh Muganga, chef d’état-major de la défense ;
  • Stanislas Gashugi, commandant des forces d’opérations spéciales depuis mars 2025.

Ils sont sanctionnés en vertu du décret exécutif 13413, tel que modifié, pour leur rôle présumé dans des actions menaçant la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC.

Accusations détaillées

Washington affirme que des milliers de soldats rwandais seraient déployés dans l’est de la RDC et que la RDF aurait introduit des équipements militaires avancés, notamment des systèmes de brouillage GPS, des systèmes de défense aérienne et des drones.

Le Trésor américain évoque également des exécutions extrajudiciaires, arrestations arbitraires et actes de torture commis par le M23 avec l’appui rwandais. En contrepartie de ce soutien, Kigali aurait obtenu un accès à des zones minières stratégiques.

Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré :

« Nous exigeons le retrait immédiat des troupes, des armes et du matériel des Forces de défense rwandaises. »

Cette annonce intervient quelques jours après une rencontre à Washington entre le président américain Donald J. Trump, le président congolais Félix Tshisekedi et le président rwandais Paul Kagame, dans le cadre des « Accords de Washington » sur la paix et la prospérité.

Implications des sanctions

Les sanctions impliquent le gel de tous les biens et intérêts des personnes désignées situés aux États-Unis ou contrôlés par des entités américaines. Toute transaction impliquant ces personnes ou entités est en principe interdite sans autorisation spécifique de l’OFAC.

Les violations peuvent entraîner des sanctions civiles ou pénales, y compris à l’encontre d’acteurs étrangers facilitant des transactions prohibées.

Washington souligne toutefois que l’objectif des sanctions n’est pas punitif, mais vise à induire un changement de comportement et à favoriser la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Par Marius Bopenga
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À la UneSport

Mondial FIBA 2027 : week-end noir pour les Léopards face à la Côte d’Ivoire et au Sénégal

by admin9775 2 mars 2026
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La République démocratique du Congo a subi une lourde défaite samedi 28 février, s’inclinant 96-59 face à la Côte d’Ivoire lors de la deuxième journée des éliminatoires de la Coupe du monde FIBA 2027.

Malgré la présence dans les tribunes du ministre des Sports, Didier Budimbu, les Léopards n’ont remporté que le premier quart-temps avant de céder progressivement sous l’intensité et la maîtrise des Éléphants, favoris du groupe B.

Après un début encourageant, la sélection congolaise a perdu le rythme en attaque comme en défense. Les Ivoiriens ont creusé l’écart jusqu’à atteindre 37 points d’avance, confirmant leur supériorité technique et tactique.

Nouvelle chute face au Sénégal

Dimanche 1er mars, la RDC affrontait le Sénégal, pays hôte, au Stadium Marius Ndiaye. Les Lions se sont imposés 75-56, bouclant cette première phase à la deuxième place du groupe B.

Dès l’entame, les hommes de Ngagne Desagana Diop ont affiché leur détermination. Solides défensivement et efficaces en transition, ils menaient 23-16 à la fin du premier quart-temps. Porté par un Brancou Badio inspiré, le Sénégal a rejoint les vestiaires avec une avance confortable de 49-26.

Malgré un troisième quart-temps plus disputé, les Congolais ne sont jamais parvenus à menacer sérieusement l’avance sénégalaise. Les Lions ont géré la fin de match avec maîtrise pour sceller leur deuxième victoire de la fenêtre.

Situation compliquée pour la RDC

Dans le même temps, la Côte d’Ivoire a terminé en tête du groupe B après sa large victoire contre Madagascar (99-74).

Avec deux lourdes défaites consécutives, la RDC voit sa situation se compliquer sérieusement dans ces éliminatoires du Mondial FIBA 2027. Les Léopards devront impérativement réagir lors des prochaines rencontres pour espérer rester dans la course à la qualification.

Par Pascal Kabeya
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À la UneProvince

Kisangani : quatre drones interceptés à l’aéroport de Bangboka

by admin9775 2 mars 2026
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Un nouveau drone a visé, dans l’après-midi de ce dimanche 1er mars 2026, l’aéroport international de Bangboka à Kisangani. Selon des sources sécuritaires, le vecteur a été intercepté par les éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) déployés sur le site.

Au total, quatre drones ont été neutralisés au cours de la journée, respectivement à 15h48, 17h30, 19h30 et 19h48. Le dernier engin aurait été abattu alors qu’un avion de la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA) était en phase d’atterrissage.

Psychose et tirs entendus

Une vive tension a été observée dans l’enceinte aéroportuaire lorsque les forces de sécurité ont commencé à déjouer l’attaque. Des tirs d’armes légères ont été entendus durant plusieurs minutes, provoquant un mouvement de panique chez certains usagers.

Si quelques personnes ont préféré quitter les lieux, plusieurs passagers en attente de leurs vols sont restés. Un appareil a d’ailleurs atterri peu après les incidents, et d’autres vols programmés en soirée ont été maintenus.

Contexte d’escalade

Ces événements interviennent dans un contexte marqué par la multiplication d’attaques de drones à la mi-février. L’Alliance Fleuve Congo-Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) avait revendiqué certaines de ces opérations, affirmant avoir ciblé un centre de commandement des drones de l’armée.

Cette nouvelle attaque survient également après des frappes aériennes menées par les FARDC contre des positions rebelles. Selon plusieurs sources concordantes, Willy Ngoma, porte-parole militaire de l’AFC/M23, aurait trouvé la mort avec d’autres officiers à Rubaya.

La situation sécuritaire demeure tendue, alors que les autorités poursuivent leurs opérations de sécurisation des infrastructures stratégiques dans la région.

Par Marius Bopenga
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À la UneEconomie

Banque Centrale du Congo : plus de 1 125 milliards CDF mobilisés à mi-février 2026

by admin9775 2 mars 2026
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Les régies financières encadrées par la Banque Centrale du Congo (BCC) ont mobilisé, au 20 février 2026, un total de 1 125,7 milliards de francs congolais (CDF) en rythme mensuel, selon le tableau de suivi de la situation financière de l’État publié par l’institution.

Au taux budgétaire moyen de 2 467,0 CDF pour un dollar américain, ce montant correspond à plus de 456 millions USD.

Ventilation des recettes

La répartition des ressources collectées se présente comme suit :

  • Direction générale des impôts (DGI) : 539,9 milliards de CDF (impôts directs et indirects) ;
  • Direction générale des douanes et accises (DGDA) : 437,3 milliards de CDF ;
  • Direction générale des recettes administratives, domaniales et de participations (DGRAD) : 148,3 milliards de CDF.

Ces chiffres traduisent une contribution majoritaire des recettes fiscales intérieures, suivies des recettes douanières et parafiscales.

Prévisions et exécution budgétaire

Pour l’ensemble du mois de février 2026, le plan de trésorerie prévisionnel table sur 1 953,5 milliards de CDF de recettes, indique la note de conjoncture économique de la BCC datée du 27 février 2026.

À la même période, les dépenses publiques exécutées ont atteint 1 520,6 milliards de CDF. Les principaux postes de décaissement concernent :

  • les salaires des agents et fonctionnaires de l’État : 871,6 milliards de CDF ;
  • les frais financiers : 26,5 milliards de CDF.

Les projections à fin février font état de dépenses globales estimées à 2 718,0 milliards de CDF, dont 1 911,2 milliards consacrés aux dépenses courantes.

Un déficit projeté de 764,5 milliards CDF

Au regard des prévisions de recettes et de dépenses, le déficit budgétaire projeté pour février s’élèverait à 764,5 milliards de CDF.

Selon la BCC, ce besoin de financement devrait être couvert par des mécanismes jugés sains, notamment à travers la mobilisation de ressources issues des adjudications des valeurs du Trésor.

Ces indicateurs s’inscrivent dans le cadre du suivi régulier des finances publiques assuré par la Banque centrale et reflètent l’évolution des équilibres budgétaires en cours d’exécution pour l’exercice 2026.

Par Pascal Kabeya
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À la UneAfrique

Présidentielle 2026 : la campagne officiellement lancée au République du Congo

by admin9775 2 mars 2026
written by admin9775

La campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 15 mars prochain a été officiellement lancée samedi 28 février en République du Congo (Congo-Brazzaville).

Elle s’étendra sur deux semaines, conformément au calendrier fixé par les autorités électorales.

Sept candidats en lice

Sept candidats briguent la magistrature suprême, dont le président sortant Denis Sassou Nguesso, 82 ans, au pouvoir depuis plus de quatre décennies — avec une première période entre 1979 et 1992, puis un retour à la tête du pays depuis 1997.

Le chef de l’État affronte six autres prétendants. Toutefois, plusieurs observateurs soulignent l’absence des principaux partis d’opposition, qui ne participent pas au scrutin.

Un scrutin sans les grandes figures de l’opposition

Le boycott des principales formations d’opposition constitue l’un des faits marquants de cette présidentielle. Ce contexte alimente les interrogations sur le caractère inclusif et compétitif du processus électoral.

Le vote du 15 mars se déroulera dans un climat politique marqué par une longévité exceptionnelle du pouvoir en place et par des débats persistants sur la gouvernance et l’alternance dans ce pays d’Afrique centrale.

Par Marius Bopenga
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